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Revelations : la prochaine mise à jour majeure de Witchfire se précise

The Astronauts continuent de dérouler la feuille de route de Witchfire vers la sortie de l’accès anticipé avec Revelations. L’élément central de cette mise à jour a comme un air de déjà-vu : la Corruption 2.0. Après avoir admis que le système précédent ne fonctionnait pas, ce que nous avions malheureusement pu confirmer lors de la mise à jour The Reckoning, où une simple excursion pouvait se transformer en enfer incontrôlable et où la retraite était parfois impossible, le studio a entièrement modifié la mécanique. Un choix de gameplay hardcore, oui, mais surtout mal fichu. La Corruption devient désormais progressive, moins punitive au départ, et surtout dépendante des choix du joueur. Plus vous jouez de manière agressive et bruyante, plus elle s’intensifie, rendant les expéditions de plus en plus dangereuses. Le studio insiste sur le fait que ce sont désormais vos actions qui dictent la montée en difficulté.

e19ab11963ec2721350de5b8a47115dd237e2f9e1 scaledRevelations est aussi l’occasion de revoir en profondeur les Fallen Preyers. Longtemps considérés comme une mécanique fonctionnelle mais détachée du reste, ils deviennent une partie intégrée du lore. Le joueur pourra découvrir qui ils étaient, ce qu’ils ont fait et comment ils sont morts, avant de rendre un jugement qui aura de réelles conséquences sur le gameplay. Leur absence, si vous choisissez de les bannir, sera désormais perceptible. On est curieux de découvrir ça. L’Hermitorium s’agrandit également avec l’arrivée du Jardin. Witchfire disposera enfin d’un espace dédié au calme, mais surtout à la culture de ressources nécessaires aux encens. L’objectif affiché, que les joueurs qui ne ramassent jamais les plantes en expédition peuvent désormais les produire, mais à condition d’entretenir le jardin. L’endroit sert autant de zone de détente que de source régulière de matériaux, et s’inscrit dans l’expansion progressive de l’Hermitorium voulue par le studio. Le Raygun, une arme démoniaque, fera son apparition, et comme à chaque mise à jour, d’autres armes seront présentées dans les semaines à venir. Enfin, le studio rappelle que l’histoire complète sera révélée en 1.0, mais commence à en montrer un peu plus (Attention, léger spoiler)

 En attendant, vous pouvez retrouver le très bon Witchfire en accès anticipé pour 40 € sur Steam et Epic Games Store.

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No More Room in Hell 2 prépare sa 1.0 avec des ajustements majeurs

Torn Banner Studios vient de publier un nouveau billet de blog annonçant de gros changements à venir pour No More Room In Hell 2 après les retours du second week‑end gratuit. L’équipe explique avoir analysé et pris en compte le retour des joueurs et détaille plusieurs modifications prévues pour la version 1.0. Le combat rapproché va encore gagner en réactivité et en intensité. Les attaques fortes et chargées seront plus rapides, les armes tranchantes infligeront davantage de dégâts et seront plus maniables. La mobilité lors des affrontements sera également améliorée grâce à un sprint plus efficace et une récupération d’endurance accélérée. L’idée est de rendre lla mêlée moins punitive et un peu plus intéressante quand on se retrouve coincé dans une horde. La mise à jour Revelation avait déjà fait un gros travail sur ces armes, et à la rédaction, nous avions trouvé le feeling global plutôt correct. Reste à espérer que cette nouvelle salve de modifications ne déséquilibre pas complètement le corps-à-corps. Les développeurs assurent que la menace des zombies restera inchangée.

820eb185e14cbc9e514c21ffa634010a8b9905221La difficulté s’apprête aussi à être modifiée. Les modes Casual et Classic deviennent Beginner et Normal pour mieux orienter les nouveaux joueurs. Beginner adopte un système de respawn basé sur le temps, et les modes sans respawn voient leurs munitions réduites pour renforcer la tension. Les données du week‑end gratuit ont également montré que le mode Classic était trop dur pour la majorité des nouveaux venus, tandis que Nightmare ne produisait pas encore les pics de difficulté attendus. Les développeurs expliquent que les ajustements ont pour objectif de rendre la progression plus naturelle sans retirer la pression du permadeath lorsque le joueur choisit de s’y confronter.

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Un aperçu de Flooded, la nouvelle map prévue pour la version 1.0

L’économie jugée trop restrictive dans l’état actuel du jeu sera rééquilibrée avec une nouvelle source de revenus et des prix modifiés. L’objectif est d’éviter les situations où les joueurs sans stock de crédits se retrouvent incapables de financer leur équipement. Le studio conclut en annonçant que d’autres billets détailleront bientôt les nouveautés de la 1.0, notamment un focus sur le mode Survival, une nouvelle map, et diverses optimisations. À la rédaction, on apprécie y jouer et on organise de temps en temps des soirées via notre Discord. Si vous n’avez pas encore No More Room In Hell 2, vous pouvez le trouver sur Steam pour un peu moins de 29 €.

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Quetoo : dix-neuf ans de développement, un amour intact pour Quake, et enfin une sortie officielle

On l’explique souvent à la rédaction au travers des articles, il y a des projets qui n’avancent pas, et d’autres qui crèvent. Et puis il y a Quetoo, un FPS qui était en développement depuis… 2007. Après presque deux décennies de bricolage, de réécritures, de pauses, de nuits passées à boire du café, et à optimiser des choses que personne ne verra jamais, le jeu est enfin là. Une lettre d’amour à Quake, mais surtout à sa communauté, celle du modding, qui refuse obstinément de disparaître. Et par dessus tout, Quetoo reprend tout ce qu’on aime : des déplacements rapides, des armes qui t’explosent la gueule, et des arènes pensées pour tourner en rond en tirant sur tout ce qui bouge.

À l’origine, Quetoo n’était qu’un mod, un terrain d’expérimentation pour comprendre les entrailles de l’ID Tech 3. Puis, comme souvent avec les projets faits avec passion, le simple mod est devenu un jeu à part entière. Le code a été réécrit, le moteur 3D modernisé, les outils remplacés, et ce qui devait être un simple exercice technique est devenu un FPS complet. Sous le capot, le jeu n’a plus grand‑chose du moteur d’origine. Le rendu a été entièrement revu, l’éclairage est dynamique, les ombres sont propres, les collisions sont nettes, et le netcode a été repensé. Les développeurs expliquent qu’ils n’ont jamais cherché à faire un nouveau Quake, juste à prolonger ce qui les avait fait tomber amoureux du genre : la vitesse, la précision, les déplacements qui demandent un cerveau, et les frags qui récompensent les réflexes. Les maps classiques ont été remastérisées, d’autres ont été créées spécialement pour le jeu, et dans l’ensemble, ça tourne étonnamment bien malgré le côté amateur assumé de l’équipe. Le jeu propose les modes traditionnels, les serveurs dédiés, les bots pour s’entraîner, et même un SDK complet pour créer ses propres niveaux. L’équipe fournit la documentation, les outils compatibles TrenchBroom, et tout ce qu’il faut pour que n’importe qui puisse contribuer.

Maintenant qu’il est enfin sorti, il ne reste plus qu’à l’essayer. Après tout, c’est gratuit, open‑source, et vos vieux réflexes n’attendent que l’occasion de se ridiculiser à nouveau.

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[TEST] The Adventures of Sir Kicksalot : simple, brutal et étonnamment efficace

Un immersive sim développé par une seule personne et avec un style qui n’est pas sans rappeler l’œuvre de Mojang ? C’est avec un peu d’appréhension que nous avions découvert il y a plus d’un an, The Adventures of Sir Kicksalot. Et à notre grande surprise, celui-ci était développé par un français : Stéphane Le Roy, alias eldidou. Une fois le jeu en main, le constat est simple : une très bonne surprise mêlant habilement l’absurde à l’immersion.

Genre : Immersive Sim | Développeur : Stéphane Le Roy | Éditeur : Stéphane Le Roy Plateforme : Steam | Prix : 9,75 € | Langues : Sous-titres en français, anglais | Configuration recommandée : Intel Core i7-7700HQ 2.8GHz, carte graphique,  2 Go de RAM  | Date de sortie : 15/05/2026 | Durée : 5 à 6 heures pour l’histoire principale, mais beaucoup plus pour tester toutes les possibilités.

Test effectué sur une version fournie par le développeur.

20260514152702 1 scaledPaf, coup de pied dans ta gueule !

Dans The Adventures of Sir Kicksalot, vous incarnez un chevalier qui se lance à l’aventure pour sauver une princesse des mains de ses ravisseurs, sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Sans en dire plus, et bien que le scénario ne soit là que pour apporter un prétexte, le développeur réussit à nous plonger dans cette improbable histoire et son univers complètement barré. Le principe du jeu est plutôt simple : vous êtes lâchés dans un niveau, et il faudra atteindre la sortie en accomplissant des objectifs, tout en essayant de jouer l’infiltration, ou en utilisant tout ce qui est à portée de main pour vous débarrasser des ennemis sur votre chemin. Pour cela, le jeu a été  plutôt bien pensé. On commence souvent avec des armes simples, épée ou bâton, puis on s’équipe en fouillant les lieux ou en dépouillant les cadavres. Mais Sir Kicksalot ne porterait pas ce nom si l’arme la plus importante n’était pas… le coup de pied.

Et ça tombe bien : tout est pensé pour vous pousser à utiliser le kick. Comme pour les armes de mêlée, les sensations sont bien là, c’est très brutal, c’est vif, et on apprécie enchaîner coups de pied, coups de massue et sortilège de glace pour se débarrasser le plus rapidement possible de tout ce qui croise notre chemin. L’arsenal repose principalement sur les armes tranchantes et les armes de trait. Le combat en mêlée est soigné, permettant de porter des coups directs ou déportés, une petite touche parfaite pour décapiter un mage avant de lui voler sa tête et sa baguette magique pour aller s’occuper ensuite des novices à l’école de sorcellerie (tout le monde va très bien, évidemment). Néanmoins, le système a ses limites, et on se retrouve parfois dans l’impossibilité de porter un coup déporté à cause de l’environnement (un mur, un objet), ce qui s’avère un peu embêtant.

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À la manière de Dark Messiah of Might & Magic, The Adventures of Sir Kicksalot est un immersive sim. Une bonne partie de votre environnement est potentiellement une arme : meubles, objets de décoration, presque tout peut être très mortel à partir du moment où la situation s’y prête. On se retrouve très vite à réfléchir à deux fois avant de dégainer son arme, en préférant un coup de pied dans la gueule d’un ennemi pour l’empaler sur un mur hérissé de pics ou l’écraser sous un lustre médiéval. Le jeu propose aussi un système de progression qui offre trois branches : le combat, la furtivité et la magie, avec des pouvoirs élémentaires (feu, vent, glace). D’autres améliorations enrichissent le gameplay, comme par exemple enflammer son épée une fois le pouvoir du feu débloqué. L’ensemble offre un gameplay bien dosé, des combats exigeants et des animations qui retranscrivent efficacement les impacts. L’infiltration fonctionne correctement, permettant de parcourir certains niveaux dans l’obscurité, à la manière de Garret dans la série Thief: The Dark Project. Les ennemis utilisent eux aussi l’environnement : ils peuvent vous pousser dans le vide, ramasser des armes au sol ou se soigner avec des potions proches. Techniquement, rien à signaler, le jeu tourne sur n’importe quelle machine, mais j’ai rencontré quelques soucis mineurs comme des ennemis coincés ou des problèmes de pathfinding. C’était heureusement anecdotique et bien souvent résolu en quelques secondes.

Un level design très simple, bla bla bla

Les 16 niveaux de la campagne ne sont pas très grands et oscillent entre le très bon et le passable. Certains sont très linéaires, d’autres plus ouverts. La direction artistique ne plaira pas à tout le monde, mais elle est cohérente, travaillée, et offre une belle verticalité. La campagne permet de visiter des forteresses, des châteaux, une cité dans le ciel, des grottes, et ainsi que différents lieux qu’on vous laisse découvrir. On regrette toutefois une approche immersive parfois inégale : le jeu est parfois directif et aurait gagné à offrir davantage de liberté. Au‑delà de la simple exploration, chaque niveau regorge de petites trouvailles : messages oubliés, livres mystérieux, rencontres étranges, secrets et énigmes qui apportent leur dose d’humour et de bizarrerie. Le développeur en a clairement à revendre, et derrière chaque absurdité se cache souvent un message bien dissimulé.

Exigeant, agréable, drôle, et avec une réalisation exemplaire

Stephane Le Roy propose ici un immersive à la fois exigeant, agréable, drôle, et avec une réalisation exemplaire pour un jeu indépendant.  Les niveaux, sans être trop courts, se terminent assez rapidement. Et même si l’on regrette la durée de vie de l’histoire principale, la variété des approches et la personnalisation des compétences offrent une vraie rejouabilité. The Adventures of Sir Kicksalot est une excellente surprise, une expérience originale, et un jeu que l’on recommande sans hésiter, d’autant plus que le développeur envisage un éditeur de niveaux et le support du Steam Workshop.

Vous avez du mal à vous y retrouver dans le catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à trier le bon grain de l’ivraie.

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