Alors que Thick as Thieves, le dernier titre du studio OtherSide Entertainment, a beau être sorti il y a moins d’un mois, voilà qu’on apprend via nos collègues de Game Developer qu’Argos: Riders on the Storm, un projet d’immersive sim multijoueur annoncé en 2022, a fini à la benne. Et avec lui, 17 développeurs. Pour rappel, OtherSide est un studio piloté avec assez peu de succès par Paul Neurath (Thief, System Shock 2, Arx Fatalis…) et Warren Spector (Ultima, System Shock, Deus Ex…) : Ultima Ascendantavait fait un four en 2018, et depuis, quasiment tous les projets ont été annulés (System Shock 3, un jeu Donjons & Dragons). Seul Thick as Thieves a survécu, mais il peine à convaincre malgré son tarif très agressif. D’après les déclarations du studio, le licenciement du personnel n’est pas lié à de potentielles mauvaises performances de l’immersive sim coopératif, mais uniquement au climat délétère dans l’industrie vidéoludique.
On ignore s’il reste encore quelque chose dans les cartons, mais s’ils doivent uniquement s’appuyer sur Thick as Thieves, il y a de quoi s’inquiéter. Le jeu est très sympathique et franchement agréable à jouer, mais n’est qu’une sorte de démo : seulement deux cartes sont disponibles, et malgré une certaine variété dans les objectifs, on pourra se lasser en quelques soirées. Certes, c’est très correct pour les 5 € demandés, mais ce n’est pas ça qui va entretenir la base de joueurs ou en attirer de nouveaux. En plus, ils n’ont pas évoqué d’ajout de futur contenu, et se contentent de pondre de petits patchs ici et là. On a l’impression qu’ils ont balancé ça comme ça, pour prendre la température, sans avoir grand-chose derrière.
Quoi qu’il en soit, le studio est toujours en vie, et si vous voulez soutenir papy Warren, vous pouvez retrouver Thick as Thieves actuellement en promo à 20 % sur Steam, soit 4 € jusqu’au 25 juin.
À la fin du mois dernier, Gaijin a publié un nouveau trailer pour Active Matter, son extraction shooter qui semble intéressant sur le papier. Il nous avait fait de l’œil avec ses anomalies gravitationnelles et son aspect un peu tactique. Malheureusement, quand on avait testé la démo, le feeling très cheap nous avait sauté au visage. Une impression de free-to-play chinois des années 2010, mais facturé 30 €.
À vrai dire, il est même sorti en accès anticipé en fin d’année dernière, uniquement via son launcher propriétaire. Mais comme on avait trouvé le jeu nul, on a préféré attendre sa sortie sur la plateforme de Gaben. Cette nouvelle vidéo est nettement plus flatteuse que nos souvenirs du jeu, mais difficile de savoir si les développeurs se sont sortis les doigts ou si c’est le montage qui donne cette impression. Dans tous les cas, on n’en sait pas plus pour l’instant, car la date de sortie sur Steam n’est toujours pas connue.
Si Active Matter vous tente, mais que vous préférez attendre l’arrivée sur Steam, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits.
Ça y est, Nvidia ne se satisfait plus d'exercer une domination sans partage sur le marché des processeurs graphiques et veut désormais aussi vendre au grand public des CPU. Il vient donc d'annoncer officiellement ses puces RTX Spark, qui prendront place à partir de cet automne dans des ordinateurs portables Windows... et tenteront au passage de nous convaincre que l'OS de Microsoft est enfin en mesure de réussir sa transition aux architectures ARM. Ce ne sera que la quatrième fois en quinze ans qu'il la tente.
Félicitations ! Vous avez passé quinze entretiens, sauté au travers d’une dizaine de cerceaux enflammés et parlé à mille interlocuteurs à tête de robot, et vous voilà enfin devenu assistant des ressources humaines au sein de la plus grande entreprise d’Aeropolis (en tant que stagiaire, faut pas pousser). Désormais, votre mission est d’étudier les CV de tous les candidats qui souhaitent rejoindre votre glorieuse société, en analysant scrupuleusement tous les éléments qui auraient pu être falsifiés.
OK, l'IA générative est le dernier clou dans le cercueil de notre civilisation. Mais je vais quand même vous conseiller de jouer à un machin qui vient de gagner une game jam de vibe coding (oui, ça existe). Je culpabilise, mais tant pis.
Le secteur de l’hôtellerie va mal, sauf dans l’Entremonde. Manoir Bizarre vous propose d’y bâtir un Bed & Breakfast pour macchabées exigeants, goules tatillonnes et spectres qui laissent des avis clients plus tranchants qu’un couteau à huîtres. Lauréat du concours de Boulogne‑Billancourt il y a des années, le jeu arrive enfin sur nos tables, et il n’a rien perdu de son mordant.
Dans une vidéo publiée le 16 juin dernier, BULKHEAD a souhaité revenir sur la manière dont ils géraient les retours des joueurs suite aux différentes présentations de WARDOGS. Les annonces du Future Games Show ont permis au titre d’atteindre plus de 600 000 wishlists, mais avec un nombre aussi important, il y a forcément aussi des gens qui ont des remarques à faire. Et s’il est important, selon le studio, de prendre en compte ces retours, ils ont tout de même une vision à tenir. Par exemple, la killcam. Selon eux, elle permet dans WARDOGS de réduire la frustration, car au moins, on peut voir qui nous a tué. En revanche, pour éviter de niquer complètement l’aspect infiltration, ceux qui voudraient jouer aux snipers pourront remplacer leur gilet pare-balle par une ghillie suit, qui désactive la killcam. De même, un tir à la tête ne montre plus le joueur qui vous a tué, mais uniquement la direction. L’objectif est d’obtenir un titre tirant plutôt du côté hardcore, mais avec des éléments accessibles aux joueurs généralement arcade.
L’UI/UX director nous parle ensuite des serveurs hardcore, qui eux, n’auront pas de killcam, une interface réduite et une vue subjective forcée pour les véhicules. Ce seront des serveurs communautaires qui permettront tout de même d’engranger de l’argent comme sur les serveurs officiels, tant que les paramètres restent dans certains seuils définis par le studio. Une idée plutôt cool, si cela ne divise pas trop la communauté.
Contrairement à leurs précédents projets, la communication autour de WARDOGS est très bien gérée par BULKHEAD, et on est impatients de mettre les mains sur le jeu. D’ailleurs, on en aura peut-être la possibilité, car une nouvelle phase d’alpha tests débutera le 26 juin, avec 4 000 places disponibles, qui s’ajoutent aux 1 000 de la première phase.
Si le projet vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, en attendant la sortie en accès anticipé prévue pour cet été.
C’est via un post LinkedIn de Hollie Emery, CEO de Kwalee Labs, que la nouvelle peu réjouissante s’est faite connaître. Une décision d’autant plus difficile à comprendre que Luna Abyss, sorti il y a moins d’un mois, a connu un accueil largement positif de la part des joueurs. De notre côté, malgré un niveau de difficulté à revoir, on a trouvé l’expérience narrative mixant bullet hell et platforming plutôt réussie ! Malheureusement, ces retours n’auront pas suffi à éviter le licenciement des 9 développeurs du titre, dont le travail est d’autant plus impressionnant quand on connait la taille de l’équipe.
Un gâchis regrettable qui fait forcément jaser, d’autant que le studio, anciennement nommé Bonsai Collective, avait été racheté et renommé par l’éditeur Kwalee quelques années auparavant, tout ça pour virer ce beau monde une fois les loyaux services accomplis avec brio. En revanche, on peut se rassurer au vu des nombreux studios et autres personnes influentes de l’industrie qui réagissent sous ce post, laissant penser qu’ils pourraient récupérer quelques devs au passage. En tout cas, si vous avez à cœur de faire honneur à leur travail, sachez que vous pouvez vous procurer Luna Abyss pour 30 €, essayer la démo gratuitement ou encore ajouter le jeu à votre wishlist via sa page Steam.
L’univers voxelisé de Teardown et ses missions de destruction stratégique vous appellent une fois de plus ! Alors que le mode multi du titre très apprécié de Tuxedo Labs a débarqué en mars dernier, c’est à présent au tour d’un nouveau DLC de faire son entrée. Contenant pas moins de 3 maps inédites, cette extension vous emmènera cette fois-ci au cœur des ruines d’une ancienne civilisation qui, pour le bien du patrimoine mondial, aurait sans doute mieux fait de ne pas croiser votre route.
À l’image du jeu de base – dont nous avions publié un test élogieux à l’époque – les premiers retours de ce nouveau contenu semblent très positifs. Teardown a en tout cas l’avantage de proposer une expérience rafraichissante qui bénéficie continuellement de mises à jour de qualité. Ainsi, si vous souhaitez profiter de cette occasion pour vous essayer à la dynamite, sachez que le titre est à 30 €, tandis que ce dernier DLC vous coûtera 8 €. Mais vous pouvez aussi simplement ajouter le jeu à votre liste de souhaits en passant par sa page Steam.
Après l'euphorie post-non-E3, l'heure est à la gueule de bois : Quantic Dream (qui planche actuellement sur Star Wars Eclipse) s'apprête à licencier 115 de ses employés (sur les quelque 430 qui composent actuellement le studio), et ce sont principalement les équipes de Spellcaster Chronicles qui vont être touchées, rapporte le STJV. Pour rappel, le jeu était sorti en accès anticipé en février dernier, et la fermeture des serveurs est déjà prévue pour le 19 juin – tout ça après une période de développement de plusieurs années, durant laquelle plusieurs salariés avaient notamment fait remonter leur scepticisme quant au coût d'un tel projet sur un marché saturé, et dénoncé une « gestion de projet calamiteuse ». « La direction n'écoute pas ses employés et tout part en vrille », épisode 3 689, vous commencez à connaître la chanson, mais personnellement je changerais bien de disque un de ces quatre. ER.
Il y a deux écoles dans le monde merveilleux du jeu de cartes d'affrontement en ligne. Il y a d’abord l’école du minimalisme clinique. Des trucs ultra directs et efficaces dérivés de Schotten Totten, comme Air, Land & Sea ou Riftforce, où l’on pose trois cartes, on compte ses points de force sur les lignes, et on plie l'affaire en un quart d'heure. Et puis il y a l’autre. Autant vous dire que The Old King’s Crown appartient à la seconde.
Ça fait maintenant plus de deux ans que Helldivers 2 est sorti, et on peut tous reconnaître l’impact qu’il a eu sur le genre du shooter coopératif. Mais le plus beau, c’est qu’on commence à voir naître des enfants de Helldivers. Développé à Lyon, Far Far West est un fier représentant de cette lignée, et je suis gentiment en train de tomber amoureux de ses petits cow-boys dépourvus de bras.
Alors que Jurassic Park : Survival se fait plutôt discret depuis quelques mois, The Lost Wild vient directement lui faire de la concurrence : il s'agit aussi d'un survival horror avec des dinosaures, mais avec trois arguments de taille en plus : 1) si le jeu est nul, il ne traînera même pas le nom de Jurassic Park dans la boue, parce qu'il n'a aucune filiation directe avec la franchise, 2) il compte des anciens d'Alien : Isolation, comme Gary Napper, dans son équipe de développement, et 3) les dinosaures ont des plumes.
Quand j’ai commencé à fouiller les tréfonds d’Internet, il y avait deux titres de jeu de rôle qui me fascinaient. Le premier c’était Kill Puppies for Satan, de Meguey et Vincent Baker. Dans mes souvenirs, il avait un sous-titre formidable du genre « Le jeu auquel votre tante, celle qui a des coussins au crochet sur son canapé, pense que vous jouez de toute façon », mais en voulant en vérifier la formulation exacte à votre bénéfice, je n’en trouve pas trace.
Eh oui, c’est près d’un an après l’annonce initiale du titre que Saber Interactive nous fait part de cette nouvelle dans un billet de blog Steam qui s’accompagne d’un nouveau trailer toujours aussi bucolique (à tel point qu’un plan sur deux a dû être censuré). Au moins, si vous avez l’habitude de jouer dans le salon, vous savez à quoi vous en tenir.
On apprend d’ailleurs à cette occasion que le survival horror proposera, en plus de sa version de base, une édition deluxe dont le contenu sera révélé ultérieurement par le studio. En tout cas, si ce Hellraiser: Revival vous faisait de l’œil, vous savez à présent que moins de 4 mois vous en séparent. En attendant, n’hésitez pas à mettre le jeu en wishlist via sa page Steam.
Ça y est, le Steam Néo Fest de juin s’est lancé le 15 juin et s’achèvera le 22 juin. Comme d’habitude, on n’a pas pu tout tester, mais on essaye de vous donner nos impressions sur un maximum de démos qu’on a pu essayer. Et pour les autres, on compte sur vous pour avoir des retours !
Si vous êtes en phase terminale d’un cancer du bras droit et que vous n’avez plus que quelques heures à vivre, on vous conseille de jeter un œil à SPRAWL Zero pour le solo et à The Mound: Omen of Cthulhu pour la coop.
Suite du plutôt sympathique SPRAWL, un fast-FPS plus ou moins acrobatique, SPRAWL Zero avait été révélé en mars dernier. Il nous promettait des combats nerveux, ainsi qu’un gant gravitationnel pour varier un peu les situations. Le contrat semble rempli, avec une démo franchement viscérale et très agréable. Les combats sont courts et violents, les mouvements de base sont assez lents, mais le dash et le bullet time dynamisent le tout d’une très bonne manière. C’est excellent.
En mai dernier, on vous faisait part de nos inquiétudes sur The Mound: Omen of Cthulhu, un FPS horrifique coopératif avec des notions d’extraction shooter. Mais pour le Steam Néo Fest, on s’est lancés à la recherche d’icônes maudites à quatre pour tester tout ça. Et on doit dire qu’on a été très agréablement surpris : l’ambiance est finalement excellente, et la direction artistique très réussie. Les armes à feu (arquebuses, pistolets à un coup) ont un très bon feeling, mais malheureusement, les combats au corps-à-corps sont encore très brouillons. On ne sait pas trop quand on touche, les ennemis ont une portée énorme et difficile à gérer. Un peu étonnant pour un studio qui a développé les Zeno Clash. En plus, les armes s’abîment très vite, ce qui fait qu’on peut se retrouver à poil au bout d’un moment, ce qui est un peu frustrant. Mais comme le reste est franchement bon, on croise les doigts pour que les devs ajustent tout ça avant la sortie prévue pour le 15 juillet prochain.
The Mound: Omen of Cthulhu sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 15/07/2026
Avec son univers discopunk et son gameplay très bien réalisé, RetroSpace est un hommage franchement appuyé à System Shock 2. Au point qu’on est comme à la maison avec des couloirs à explorer peuplés de monstres, une clef à molette, des interfaces à pirater ou des audiologs à écouter. On a trouvé ça plutôt cool pendant la petite demi-heure qu’on y a passé. Si vous aimez les immersive sim, il y a de bonnes chances que vous appréciez. On a néanmoins eu un son de cloche différent sur le Discord de NoFrag : Ravenz estime que la direction artistique n’a pas d’âme, que les animations sont très rigides et que la difficulté est mal dosée. Dites-nous qui a raison en commentaires.
Alors qu’on n’était pas spécialement prédisposés à s’intéresser à Project P.I.T.T., la direction artistique rétro et le concept nébuleux nous ont fait installer sa démo. Et on a bien fait, car la mécanique est hypnotique. Le but du jeu est de mettre des canards en plastique dans un trou. En fonction du nombre que l’on met, on fait grimper une jauge de combos, permettant de gagner de l’argent pour débloquer de nouvelles possibilités de fabriquer ou transporter les canards jusqu’au trou. Une sorte de mélange entre un jeu incrémental à la Universal Paperclips et un walking simulator aux desseins plus ou moins sombres. Le sound design est travaillé pour récompenser chaque canard, pour aller jusqu’à une orgie de sons et d’effets visuels quand on parvient à en balancer un grand nombre d’un coup. En plus, c’est développé en solo par un Breton.
Project P.I.T.T. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On pensait SiN Reloaded perdu dans les limbes, mais en mars dernier, Nightdive Studios nous a surpris en annonçant une sortie pour cette année. Et voilà même une démo pour le Steam Néo Fest. À la rédac’, personne n’avait joué au jeu d’origine, mais on doit avouer que ce petit remaster est sympathique. Ok, visuellement, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais le feeling est vraiment bon. Du rétro-FPS comme on les aime, avec la qualité de vie habituelle de Nightdive.
Même si certains membres de l’équipe n’aiment pas les jeux d’horreur, on est tous d’accord pour dire que Divine Frequency est excellemment bien réalisé. Tournant sous GZDoom, il propose une aventure très oppressante, mais avec des armes au feeling exagérément violent. C’est un survival horror, donc il faudra compter ses munitions, et faire des allers-retours pour ouvrir des portes, trouver des clefs et tout le toutim. Il y a aussi un aspect RPG permettant d’obtenir certaines capacités et ainsi varier un peu le gameplay. Prévoyez un slip de rechange.
Divine Frequency sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On ne l’avait pas vu passer lors de son annonce il y a quelques mois, Washington Prime est un rétro-FPS pur jus développé sous GZDoom. On n’a pas trop suivi le scénario, mais on se retrouve dans un grand immeuble et on défonce les gardes avec son pistolet, puis un MP5. C’est très difficile, et on y va plutôt en mode tactique qu’en bourrinant. Le feeling est très bon.
Washington Prime sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Clairement le jeu le plus original de la sélection, Dreadline Express est un walking sim narratif horrifique qui se déroule dans un train voguant dans un univers étrange. Mais c’est surtout sa mécanique de deck building pour gérer les conversations qui le font se démarquer. Ça, et la direction artistique PSOne un peu crado donnant une ambiance vraiment réussie. Une très bonne expérience. On notera en revanche l’utilisation de l’IA pour la traduction, qui n’est franchement pas heureuse dans l’interface, puisqu’on devra cliquer sur « C.V. » pour reprendre la partie ou sur « DOS » pour aller au menu précédent.
Dreadline Express sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On ne pensait vraiment pas qu’on allait mettre Empulse dans les bonnes démos, mais au final, on n’a pas de réels reproches à lui faire du côté du gameplay. Ils voulaient faire un mix entre leur précédent jeu et Titanfall et ça semble cocher toutes les cases. C’est nerveux, très aérien et plutôt gratifiant. On voit qu’ils ont recyclé beaucoup d’éléments de Splitgate, ce qui est une rationalisation plutôt maligne, mais c’est probablement un point qui sera critiqué par quelques débiles. En revanche, la direction artistique est très pauvre : celle de Splitgate était mieux. Il y a sans doute de la marge pour faire en sorte que les robots soient sympas à jouer, mais globalement, le titre est correct. Cela suffira-t-il pour en faire un succès ? Réponse dans moins de deux semaines.
VHOLUME est un jeu de parkour dans un univers dystopique, réalisé par trois développeurs, dont Léonard Lemaître, l’un des deux frères de BABDDI et STRAFTAT. La démo propose une sorte de circuit à boucler le plus rapidement possible en glissant, en courant sur les murs et en sautant, et il y a un leaderboard pour vous remettre les pieds sur terre. Les mouvements sont très satisfaisants, et on peut aussi se balader un peu partout dans le niveau pour explorer et découvrir tout le panel de possibilité de notre personnage. C’est franchement cool.
Une sorte de mélange entre Portal et Viewfinder. Le jeu se base principalement sur des formes à faire apparaître pour les insérer dans la bonne silhouette, comme pour les jeux de bébés. Là, c’est évidemment un peu plus compliqué, mais veut-on vraiment voir ça pendant plusieurs heures ? Dans tous les cas, ça fonctionne bien et c’est plutôt bien réalisé.
THANKS, LIGHT. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : septembre 2026
Clairement inspiré de King’s Field, la série de jeux antérieure à Dark Souls, Necrofane propose un dungeon crawler RPG aux graphismes rétro assez réussis. L’ambiance est sombre et fonctionne plutôt bien, mais les combats ne sont pas terribles. Ils manquent clairement de feedback, ce qui donne une impression globale mitigée. Mais comme il n’est pas prévu avant 2027, les devs vont avoir le temps d’améliorer ça. À noter qu’ils ont lancé une campagne Kickstarter il y a deux semaines, et qu’elle s’achève dans 14 jours. Pour l’instant, ils n’ont récolté que la moitié de la somme demandée.
C’est rapide et nerveux, mais on n’a pas réussi à mettre le doigt sur l’élément qui nous laisse un sentiment mitigé. Peut-être le manque de feeling ? Il n’est pas mauvais, mais pas mémorable.
Gunstoppable sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 05/08/2026
Un pur nanard dont chaque opus de la série est un peu moins merdique que le précédent. Fossilfuel 3 est dirigiste et fait un peu penser à un Resident Evil du pauvre avec une horreur un peu téléphonée, mais ce n’est pas si mal, au final. Ne vous attendez tout de même pas à grand-chose.
Fossilfuel 3 sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Time To Wake Up est décrit comme un thriller psychologique, mais il correspond plutôt à ce qu’on pourrait appeler un walking sim narratif. La mécanique principale, c’est de pouvoir basculer d’un clic de souris entre deux univers parallèles finalement assez proches, et ça marche plutôt bien. On navigue dans des environnements surréalistes et le thème est intéressant, mais on n’a pas spécialement accroché.
Time To Wake Up sur NoFrag // Steam // Date de sortie : Q3 2026
On avait déjà testé une démo de DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter il y a un moment, et on s’était dit que c’était mieux pour tout le monde qu’on n’en parle pas. Mais il y a quelques jours, les développeurs nous ont contactés pour se rappeler à nous, avec comme argument qu’on avait parlé de WRATH: Aeon of Ruin. Rien à voir. Mais vraiment rien du tout. DIESELDOME est un roguelite avec une direction artistique franchement ratée, et des ennemis qui se déplacent comme des robots vers vous. Les sensations sont vraiment pauvres, malgré un feeling correct de la mitrailleuse. On a vraiment l’impression de perdre notre temps, et les perks à débloquer ne donnent même pas de sentiment de progression, ce qui est quand même un comble pour ce genre de jeu.
DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Un jeu d’horreur assez classique qui n’est vraiment pas terrible. Ce n’est pas très joli, le level design renvoie 20 ans en arrière et il y a des jumpscares. Autant vous dire qu’on n’a pas trop aimé. C’est dommage, le gunfeel est OK et c’est exagérément sanglant au point de masquer une bonne partie de l’écran à chaque coup. Ah, et le FOV est un peu trop étroit.
GUTTED: Infested Crypts sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Pas de miracle, la démo n’est que la suite des playtests dont on a parlé au début du mois. Évidemment, c’est toujours nul, et comme par hasard, les développeurs n’ont pas fait de page dédiée pour la démo, afin d’éviter d’avoir des commentaires négatifs. Il suffit néanmoins de faire un tour sur la page des discussions pour voir quelques retours fleuris.
Les autres démos qu’on a mises là, parce qu’elles ne marchaient même pas :
Method of Entry, un jeu tactique à la SWAT 4, mais en 5v5 uniquement. On est restés bloqués dans le tuto, impossible de trouver la partie multi.
Protocol: Terminate, un jeu coop contre des robots nuls sans possibilité de régler les contrôles, ni la sensibilité bloquée sur cent millions. On n’a pas réussi à se retrouver dans le lobby malgré de très nombreuses tentatives.
Londres, époque Tudor. Berceau du progrès, de la culture, de la pensée moderne… et d’une quantité d’excréments humains telle qu’on se demande comment Shakespeare a réussi à écrire autre chose que « ça pue ». Le cadre idéal pour un jeu de plateau. On parle ici de ramasser, transporter et évacuer les déjections humaines de la capitale vers la Tamise.
Ne soyez pas chagrin, vous ne trouverez ici aucune blague ou mauvais jeu de mots sur Billy Elliot, Eliot Ness, Elliot Spencer ou Elliot Alderson (j’ai vérifié tous les « l » de ces El(l)iot). Vous trouverez en revanche trois devinettes, et les devinettes, comme aurait pu le dire Umberto Eco (mais il ne l’a pas dit), sont la meilleure manière de débuter des sous-parties. Le rapport ? Aucun.
Après la géopolitique austère de Suzerain, Torpor Games plonge cette fois dans l’anatomie d’un quadragénaire au bord de l'infarctus. Oh, My Doug ! est un metroidvania asynchrone qui se passe intégralement à l’intérieur du corps décrépit d'un certain Doug, transformé en champ de bataille apocalyptique depuis qu'il a tenté de se mettre au sport.
Chaque nouveau contenu ajouté à VOIN depuis le début de l’accès anticipé semble ravir les joueurs de l’excellent hack and slash. Quand on lit le billet de blog Steam dédié à la mise à jour Inferno, il y a donc de quoi faire monter la hype. Après la foudre et le blizzard, le dev solo Nikita Sozidar nous invite maintenant à affronter un déluge de flammes au cours du Conservatoire aux mille noms, nouveau donjon immense au cœur duquel se trouve Ramzedram, un boss épique.
À cela s’ajoutent également diverses nouveautés, dont la possibilité d’affronter des nuées – gigantesques groupes d’ennemis, environ dix fois plus nombreux que ce que pouvait proposer le jeu jusque-là – sans avoir à subir d’impact de performance. Certains objets inédits ou équilibrages débarquant à l’occasion d’Inferno proviennent d’ailleurs tout droit des suggestions de la communauté, justifiant un early access porté avant tout par les joueurs.
VOIN continue donc de se rapprocher de sa version finale. Et, si celle-ci n’est pas loin, selon le développeur du titre, les plus belles surprises sont encore à venir d’ici-là. En attendant, si vous n’avez jamais touché au jeu, il est actuellement à -35 %, c’est à dire à moins de 13 € sur Steam. Dans l’éventualité ou vous n’auriez pas encore le cœur à vous lancer dans l’aventure, vous pouvez simplement l’ajouter à votre wishlist, mais notez que le prix pourrait monter d’ici la sortie officielle.