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De l’héritage de Blood West naît Bloodwoven, un stealth FPS de survie sur la banquise

Imaginez un univers terriblement froid et rempli de créatures cauchemardesques, où chaque rencontre que les étendues enneigées mettent sur votre chemin peut signer la fin de votre existence. Vous, parmi tant d’autres, avez été conçu et êtes né dans une cuve ensanglantée au coeur du cadavre d’un dieu déchu. À présent, vous devez vous faire une place dans ce monde aussi austère qu’hostile où règnent des monstres venus tout droit d’une planète lointaine… Le setting donne envie, non ? Décidément, Piotr Szekalski, le directeur de Blood West, a clairement un faible pour le sang et les univers glauques à souhait. Là-dessus, son nouveau projet, Bloodwoven, coche toutes les cases.

Capture d'écran nº 6

Récemment annoncé, le nouveau titre édité par Hyperstrange est décrit comme une histoire dont vous n’êtes PAS le héros. Simple chasseur arpentant le glacier, le personnage joueur aura visiblement pour principale préoccupation sa propre survie, puisque nombreux sont les périls qui peuvent la mettre en danger au cours de l’exploration. La gestion des ressources et de l’équipement permettant de résister au froid sera donc centrale, tandis que la discrétion et une approche tactique seront nécessaires pour affronter convenablement les prédateurs de la banquise. Enfin, les interactions effectuées avec les diverses tribus rencontrées auront visiblement des conséquences, puisqu’il sera possible de s’en faire des alliés tout comme d’impitoyables ennemis.

Capture d'écran nº 5

S’il n’est certes pas exactement ce qu’on pourrait qualifier de claque visuelle, ce nouveau projet tirera donc peut-être son épingle du jeu à travers sa proposition de gameplay ou encore son worldbuilding aux petits oignons. On peut en tout cas faire confiance au directeur du projet, qui s’est fait un petit nom avec son précédent succès (Blood West est d’ailleurs actuellement à -75 %, soit 6 €, si jamais). Côté rédaction, c’est une expérience qu’on avait trouvé loin de la perfection, mais ne serait-ce que pour faire honneur aux avis élogieux des joueurs, on peut prudemment accorder une chance à ce nouveau titre. S’il vous intéresse, on vous invite donc à vous rendre sur la page Steam de Bloodwoven pour mettre le jeu dans votre liste de souhaits.

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Télex

Slitherine Software vient de s'offrir les droits d'édition de la franchise Blood Bowl, sur le cadavre encore fumant de Nacon. Le prochain jeu serait pourtant toujours développé par Cyanide Studio, en cessation de paiement mais pas encore mort, sans toutefois que Slitherine ne prenne de participation chez eux. P.
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Il en faut pieu pour être heureux

L’immersive sim est un genre noble, fondé sur le choix et les conséquences. Malheureusement, chez Microsoft, le seul choix disponible reste le licenciement et la conséquence s’appelle Asha Sharma. Selon The Verge, la maison-mère hésiterait à débrancher Arkane Lyon et son projet Blade, coupables de coûter trop cher et de viser une lointaine sortie en 2027. Le studio qui a sublimé l'infiltration se retrouve donc contraint de réussir le casse du siècle : trouver un repreneur d'ici le 6 juillet pour s’extraire du giron Xbox sans déclencher les alarmes. Si l'opération échoue, le chasseur de vampires de Marvel n'aura même pas eu le temps de mordre. Il aura été terrassé par une créature bien plus blafarde qu’un boss de la camarilla : un gars en costard-cravate de Redmond armé d'une feuille de calcul. Double Fine, Ninja Theory, et Compulsion Games pourraient subir le même sort. P.
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Devenir la Nadine de Rothschild des soirées jeux, le rôle de l’hôte

Lorsque l'on a commencé à aborder ce sujet en réunion, les questions classiques se sont posées. Comment empêcher « les autres » de faire du mal à leurs cartes avec leurs bières et leurs gros doigts collants ? Comment rembarrer les personnes qui ne suivent pas les règles ? Comment utiliser la violence, sans parcimonie mais avec efficacité ?
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Ground Branch sortira en 1.0 le 16 juillet prochain, 20 ans après son annonce

Eh oui, c’est en 2006 que drloser titrait « Un ex de RSE espère créer un jour un nouveau FPS orienté simulation ». Et si plus personne ne sait ce qu’est RSE aujourd’hui, c’est parce qu’il s’agissait de Red Storm Entertainment (Tom Clancy’s Rainbow Six), studio fermé par Ubisoft en mars dernier. Douze ans plus tard, Ground Branch – car c’est bien de ce jeu tactique dont on parle –, sortait en accès anticipé, dans un état discutable. Si initialement, il ne devait durer que 12 à 24 mois supplémentaires, le développement a finalement pris un poil plus de temps. Et d’ailleurs, même si les notes sont plutôt bonnes sur la page Steam, beaucoup s’accordent à dire que le titre n’est sans doute pas encore tout à fait terminé. Mais MicroProse, éditeur du jeu depuis 2021, en a peut-être eu un peu marre de mettre du pognon dans le projet, et a gentiment poussé les devs à passer en version finale. La bascule se fera le 16 juillet prochain.

Si vous parcourez les archives, vous verrez qu’à la rédac, on a un peu lâché l’affaire. La dernière news date de 2023, malgré des mises à jour régulières. Mais la venue de cette 1.0 sera l’occasion idéale pour se replonger dedans. En attendant, on n’a vraiment aucune idée de ce qu’est réellement devenu le projet, puisqu’on n’y a pas touché depuis au moins trois ans. Pour ceux qui avaient suivi de plus ou moins près, les développeurs ont tout de même partagé une sorte de patch note géant avec tout ce que cette mise à jour embarquera.

Si vous êtes intéressé par Ground Branch, vous pouvez toujours craquer pour l’accès anticipé actuellement à –15 % sur Steam, soit moins de 22 € jusqu’au 9 juillet, avant qu’il ne passe en version finale le 16 juillet.

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Nos recommandations culturelles pour juillet

Tous les mois, la rédaction vous fait profiter de sa culture éclectique et douteuse. Cette fois, on vous propose les aventures d'un groupe de circassiens en pleine terreur existentielle, un film d'horreur laotien et un livre qui compile toutes les informations essentielles à connaître sur les crackers et les gauchers célèbres.
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Don’t Kill Them All

Si je vous dis « orcs », qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Si vous avez répondu yoga, happiness manager, bain de boue détox et skin routine, bravo, vous aviez bon.
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Gentleman’s Violence : un solo dev qui emprunte à John Wick et Gunman Contracts

Il y a quelques jours, nous avons découvert Gentleman’s Violence, un FPS reprenant la gestuelle de John Wick dans les films éponymes. Autant dire qu’il n’en faut pas plus pour nous intéresser. Développé en solo par un certain Shawn Hua, le jeu fait furieusement penser à un autre projet solo dev, Gunman Contracts – Stand Alone, à l’origine un mod pour Half-Life Alyx, qui proposera une version VR et une version flat-screen.

Si le trailer est plutôt alléchant, on se demandait si ça fonctionnait clavier et souris en main. Ça tombe bien, des playtests sont en cours et il suffit de le demander pour avoir l’accès. Le développeur nous met deux niveaux à disposition : une sorte de terrain d’entraînement qui fait office de tuto et une section dans des bureaux plutôt épurés avec des couloirs qui n’ont aucun sens. Le feeling des armes est plutôt correct, mais la prise en main est particulièrement étrange. Les mouvements ne sont pas très agréables, notamment ceux au corps-à-corps, car ils confisquent les commandes du personnage pendant plusieurs secondes. Et comme on doit souvent y recourir pour épargner nos munitions et récupérer de la santé, c’est franchement pénible. Contrairement à beaucoup de FPS, même de grande envergure, l’IA des ennemis est à peu près crédible. Elle se déplace tout le temps et tente d’éviter les balles. Ce n’est pas incroyable, mais ça fait le job. Globalement, l’expérience est encore très bancale, notamment à cause de la maniabilité franchement perfectible, mais on sent qu’il y a du potentiel pour quelque chose d’un peu fun.

Si vous aussi voulez vous prendre pour John Wick, Gentleman’s Violence propose des playtests depuis sa page Steam. Aucune date de sortie n’a encore été évoquée.

Merci à giant pour l’info.

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Sony fait le ménage chez Bungie suite à la fin de Destiny 2

On vous parlait il y a tout juste un mois de la fin de Destiny 2, qui devait s’accompagner d’une vague de licenciements, selon le journaliste Jason Schreier. Il y a quelques jours, Sony a officiellement annoncé que Bungie allait se séparer d’une partie de ses collaborateurs. Un autre reporter, Stephen Totilo, a révélé que 292 personnes étaient concernées et que leur départ était prévu pour le 9 juillet prochain.

292 people laid off from Bungie in the state of Washington, where the studio is based. Effective July 9.

Stephen Totilo (@stephentotilo.bsky.social) 2026-06-25T21:21:10.507Z

Si une grande partie des salariés travaillaient sur feu Destiny 2, certains d’entre eux avaient déjà repris une activité sur Marathon. Il faut croire que la fréquentation n’est pas suffisante sur leur extraction shooter pour maintenir autant de monde sur le projet.

Ce n’est donc pas une surprise, mais ça fait toujours mal au cœur, surtout quand le copain Microsoft se prépare à une nouvelle purge dans sa branche jeux vidéo.

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Le syndrome de la page pas blanche

Chez Amazon, l'intelligence artificielle a un coup d'avance, surtout sur la réalité. Rick's Games Backlog a ainsi repéré que de petits malins inondent la plateforme de guides stratégiques entièrement rédigés par IA pour des jeux... qui ne sont pas encore sortis, voire à peine annoncés. Vous galérez sur Alien : Isolation 2 ? Vous séchez sur les « mécaniques de survie psychologique », qui n'existeront jamais, du futur Gears of War : E-Day ? Pas de panique, des « auteurs » prolifiques comme Donald C. Campbell vendent 15 balles des bouquins de 60 pages remplis de pur vide, de jaquettes générées à la truelle et de délires hallucinatoires basés sur Wikipédia. Le service client d'Amazon supprime les fiches, mais elles repoussent comme des champignons radioactifs. On attend avec impatience le guide officiel de Half-Life 3. P.
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Everybody’s Gone to the Rupture

Avis de tempête sur le Game Pass. Selon les ragots d’un vétéran de l’édition, Microsoft aurait discrètement débranché la pompe à fric destinée aux studios tiers. En clair : les contrats en cours de négociation ont été gelés, laissant une flopée de développeurs et de projets quasi signés sur le carreau. La nouvelle patronne d'Xbox, Asha Sharma, semble vouloir « restructurer » le bousier après des rachats pharaoniques et des milliards engloutis dans l’IA. Traduction : Microsoft regarde le jeu vidéo dans les yeux, lui dit gravement « Il faut qu'on parle » et propose une pause. On sait tous comment cela finit généralement. Si vous espériez voir votre simulateur de poney biélorusse préféré débarquer « Day One » dans l'abonnement, il va falloir réapprendre un concept oublié : acheter vos jeux. P.
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Expo 1889

« Il faut qu’on parle. – … – Tu m’écoutes ? – Je suis une boîte de jeu, tu t’attends à ce que je te réponde ?
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Mr. Records

Qu’il était amusant, lors du Day of the Devs, d’essayer de repérer les accents de nos représentants français. Parmi ceux qui m’ont le plus intéressé, Glee-Cheese Studio, qui revient avec un nouveau jeu de rythme.
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La sortie de l’épisode 2 de Texnoplazm n’attire toujours pas foule

Sorti en accès anticipé en août 2025, Texnoplazm, développé par le studio Mothership Loudspeakerz (GHOSTWARE: Arena of the Dead), est un rétro-FPS d’action mêlant les combats au corps-à-corps et armes à feu, qui n’a pas connu le succès escompté. Malheureusement, force est de constater que l’épisode 2 sorti ce 25 juin n’a pas changé la donne. Tombé aux oubliettes, ce nouveau contenu comprenant pourtant de nouvelles cartes, armes et capacités ainsi que des ennemis, n’a pas su relancer l’intérêt des possesseurs du jeu. Il reste à savoir si les devs continueront malgré tout le développement à ce rythme, mais on a du mal à y croire.

Si cette bande-annonce vous a convaincu, vous pouvez vous procurer l’accès anticipé de Texnoplazm qui est actuellement en promotion à -20 sur Steam jusqu’au 9 juillet, soit un peu moins de 13 €.

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Fallen Aces peaufine son arsenal avant la sortie de l’épisode 2

À défaut d’une date de sortie pour l’épisode 2 de Fallen Aces, les deux devs ont récemment publié un billet de blog Steam concernant l’arsenal du jeu. Avec un total de 50 armes, le design et l’animation de ces dernières ont été améliorés à tel point que viser les bijoux de famille devient un plaisir. Du côté des ennemis, ils ont droit au même traitement ce qui rend les affrontements et les morts plus dynamiques. À la rédac, on a toujours aussi hâte de mettre la main sur ce nouvel épisode qui est prévu pour le second semestre 2026.

En attendant la date de sortie de la suite des aventures de Mike, vous pouvez toujours vous procurer Fallen Aces en profitant d’une réduction à -30 % sur Steam, soit un peu moins de 11 €.

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Dimhaven – The Lost Source, le puzzle game successeur spirituel de Quern, a enfin débarqué

Étonnamment, sur NoFrag, on ne vous a jamais parlé de Quern. C’est pourtant un excellent jeu d’aventure à énigmes, très apprécié des joueurs et encensé par la presse. Eh bien, il se trouve que l’équipe de développement derrière ce titre est de retour avec une nouvelle expérience qui semble ambitionner de détrôner son précédent succès. Dimhaven – The Lost Source est sorti, et est ainsi le fruit d’une vision qui a déjà fait ses preuves, agrémenté de nouvelles idées destinées à sublimer la formule.

Capture d'écran nº 8

Si vous choisissez d’entreprendre cette enquête insulaire, munissez-vous d’un bloc note, d’un crayon et de toute la matière grise que vous conservez dans vos placards neuronaux, parce-que Dimhaven ne vous fera aucun cadeau de ce côté-là ! Attendez-vous à une aventure exigeante qui, à l’inverse de son prédécesseur, mise ici sur une héroïne à la personnalité marquée et donne une vraie place à la narration. Narration servie d’ailleurs par une direction artistique rétro fort agréable à la rétine.

Capture d'écran nº 14

Pour notre part, la découverte de la démo avait été un réel plaisir, et indiquait une expérience prometteuse – ce qui a depuis été confirmé par les premiers retours des joueurs, déjà largement positifs. Elle est d’ailleurs toujours disponible, si vous souhaitez vous y essayer avant d’impliquer votre carte bleue dans l’histoire. Une fois votre choix fait, sachez que le titre bénéficie actuellement de 15 % de réduction, et se retrouve donc à 22 €. Que vous passiez à la caisse où souhaitiez simplement l’ajouter à votre wishlist, ça se passe sur la page Steam de Dimhaven – The Lost Source.

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Blood Dungeon

Le bullet heaven, ou Vampire Survivors-like, est un genre sympathique, mais qui ne m’amuse généralement que quelques heures, tout au plus. Sauf que, dans le cas de Blood Dungeon, présenté durant le Day of the Devs, c’est Messhof, un de mes studios favoris, qui décide de s’y atteler.
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UBOAT – Type IX : Distant Coasts

Bien sûr, les historiens « officiels » vous diront qu'il s'agit d'une coïncidence. N'empêche que, comme me l'a appris Distant Coasts, le premier DLC de UBoat, les sous-mariniers allemands se sont aventurés en Inde pour la première fois fin 1942. Sept ans plus tard, comme par hasard, la currywurst faisait son apparition dans un snack bar de Berlin-Charlottenburg. Désolé les gars, mais il ne faut pas nous prendre pour des jambons. Ni pour des saucisses.
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Quake fête ses 30 ans sans id Software, mais avec la communauté

Le 22 juin a marqué les 30 ans de Quake, le chef‑d’œuvre d’id Software. Pourtant, malgré l’importance historique du jeu, le studio a été étrangement silencieux pour l’occasion, et n’a rien organisé de particulier pour célébrer cet anniversaire. Un silence qui contraste avec l’impact monumental qu’a eu Quake sur l’industrie du jeu vidéo. La communauté, elle, n’a pas oublié. NoFrag non plus, allez hop, petite rétrospective du dimanche, puisque manifestement personne chez id Software n’a jugé utile d’en faire une.

HAPPY 30TH ANNIVERSARY TO QUAKE!
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u/Kuddly_Kraken in
quake

Quake a été le premier FPS grand public à proposer un moteur entièrement en 3D, le Quake engine. Jusqu’ici, les moteurs 3D utilisaient des astuces 2.5D, comme DOOM ou Duke Nukem 3D sorti la même année. Quake introduit de véritables environnements polygonaux, des modèles 3D complets, une physique cohérente et une liberté de mouvement totale. À sa sortie, le jeu était si exigeant, notamment dans sa version OpenGL, qu’on considère encore aujourd’hui qu’il a démocratisé l’accélération 3D et les cartes graphiques, faisant au passage les bonnes affaires de petites sociétés de l’époque comme 3dfx. Le jeu a aussi été un pionnier du multijoueur en ligne, posant les bases du deathmatch moderne, des serveurs dédiés, du contrôle de carte et même de mécaniques comme le rocket jump. id Software avait d’ailleurs sorti une version dédiée au multijoueur la même année, QuakeWorld : une prouesse technique qui permettait de jouer de manière stable malgré un ping élevé, avec téléchargement automatique des cartes lors de la connexion à un serveur. La scène Quake s’est progressivement installée dans le paysage et, bien que discrète aujourd’hui, elle a participé à la démocratisation de l’esport. L’événement, souvent reconnu comme le tout premier tournoi d’e‑sport d’envergure mondiale, Red Annihilation, s’est tenu en mai 1997, lorsque id Software a organisé un tournoi multijoueur. Après avoir éliminé plus de 2 000 en qualifications, 16 joueurs se sont affrontés au cours de l’exposition de jeux E3 de cette année-là à Atlanta, en Géorgie. Le gagnant de l’époque était même reparti avec la somme de 5 000 dollars, mais surtout avec la Ferrari 328 GTS de 1987 de John Carmack.

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Les modes Deathmatch, Capture The Flag, et Coopératif étaient présents dans le jeu original dès sa sortie en 1996.

La sortie du jeu a été une source d’inspiration pour de nombreux joueurs, certains ayant parfois franchi le pas et commercialisé leur propre jeu. Elle a aussi influencé d’autres studios, conscients que les FPS venaient une nouvelle fois de franchir une barrière, à la fois dans le gameplay et dans la technique. On vous conseille d’ailleurs les excellents ouvrages de Bitmap Books, qui reviennent sur la sortie de Quake et son influence ensuite auprès des autres studios. On y découvre notamment que beaucoup ont emprunté des idées ou des lignes de code, mais très peu ont dit merci. Si id Software n’a rien organisé, la communauté, elle, comme à son habitude, a répondu présente. La version remastérisée officielle de Quake, sortie en 2021 et régulièrement mise à jour, a attiré de nouveaux joueurs, mais également de nouveaux moddeurs. Pour les 30 ans, la scène du mapping, toujours extrêmement active, a organisé plusieurs événements comme Quake 30th Anniversary 1024 Jam, Quake, In Name Only, ou le déjanté Quake 30th Quickie Speedmapping Jam! : une journée, pas plus, pour créer une carte de A à Z. Pendant que le studio semble regarder ailleurs, les fans, eux, continuent de faire le boulot.

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Tears of the False God, par Benoit Stordeur (Lead Character Artist chez QUANTIC DREAM)

Pour ce 30ème anniversaire, un événement inattendu a attiré l’attention. On le sait déjà depuis de nombreuses années, Quake a été source  de nombreuses frictions et désaccords au sein du studio. Mais pour l’occasion, Sandy Petersen, co-designer sur le jeu, a fêté les 30 ans à sa manière, en déclarant sur les réseaux sociaux que le développement du jeu et son rythme de travail avaient brisé psychologiquement le studio. Une sortie pour rappeler au passage l’exode qui s’en est suivi dans les deux ans après la sortie : une grande partie de l’équipe fondatrice a quitté id Software. On pouvait s’attendre à une réaction un peu sèche des deux figures emblématiques d’id Software, John Carmack et John Romero, mais non. C’est tout l’inverse. D’un côté, John Carmack fait son mea culpa et reconnaît que le projet était « trop ambitieux techniquement », admettant avoir poussé l’équipe au-delà du raisonnable, et s’excusant même auprès de Petersen. De l’autre, John Romero, souvent prompt à corriger ses anciens collègues, n’a cette fois pas contredit Petersen, et s’est montré inhabituellement conciliant, reconnaissant que l’équipe avait été poussée à bout et qu’un projet intermédiaire entre Doom et Quake aurait peut‑être été plus sage. En bref, rien de nouveau pour ceux qui connaissent l’histoire du studio, mais les principaux concernés avaient rarement été aussi directs.

Quake n’a pas eu droit à une célébration officielle pour ses 30 ans, mais il n’a jamais été aussi présent dans l’esprit des joueurs. Trente ans après sa sortie, une question demeure : quel avenir pour Quake ? Depuis plusieurs années, la communauté espère un retour majeur de la licence, sur le modèle de ce que id Software a fait avec brio pour DOOM, mais à l’heure actuelle, aucune annonce, aucune rumeur de remake ou de nouveau jeu. La QuakeCon 2026, prévue début août, va être l’un des moments les plus scrutés de l’année. Si id Software a encore quelque chose à dire, ce sera là. Sinon, la communauté continuera à faire exister le jeu.

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Bohemia fête les 25 ans d’Operation Flashpoint avec Arma: Cold War Assault Remastered

Bohemia Interactive a décidé de célébrer les 25 ans d’Operation Flashpoint de manière inattendue avec une version remastérisée de Arma: Cold War Assault, mais surtout… la mise à disposition du code source du moteur Poseidon. Oui, le moteur du jeu de 2001. Oui, en 2026, et en open source.


Arma: Cold War Assault
, pour les plus jeunes, c’est le jeu sorti en 2001 sous le nom Operation Flashpoint, avant que Codemasters et Bohemia se disputent la garde du petit, et que la série soit renommée. C’est aussi le titre qui a lancé la lignée Real Virtuality, la série Arma, et tout ce qui fait qu’aujourd’hui encore, votre CPU souffre dès que vous ouvrez l’éditeur de mission. La version remastérisée tourne désormais sur un moteur modernisé en C++, et compatible avec le matériel actuel, les écrans large et même Linux. Le code source est disponible sur GitHub sous licence GPL, mais les assets, eux, restent sous licence APL-SA, parce qu’il ne faut pas déconner non plus. La démo sert d’ailleurs de pack d’assets officiel pour la communauté. Si vous avez envie d’essayer ça, celle-ci est d’ores et déjà disponible sur Steam, et donne déjà un premier aperçu du travail réalisé. On vous prévient quand même, ça pique, car version remastérisée ou pas, depuis 2001, de l’eau a coulé sous les ponts d’Everon…

Pour un jeu qui a contribué à poser les bases du genre simulation militaire et qui a inspiré de nombreux mods originaux, ça reste un très beau cadeau à la communauté, et une belle manière de célébrer les 25 ans du jeu. On vous conseille pour l’occasion, si vous aimez la série, l’excellent documentaire The Rise and Fall of Operation Flashpoint.

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