Désormais édités par Kwalee (à qui l’on doit notamment la récente fermeture du studio derrière Luna Abyss), les devs de The Wild Gentlemen ont profité du Convergence Games Showcase pour dévoiler du gameplay de RetroSpace, un immersive sim d’horreur disco-punk à la première personne se déroulant dans l’espace. On y découvre moult façons d’utiliser l’environnement et les objets présents à notre avantage. Par exemple, un simple extincteur peut devenir un jetpack improvisé et votre vaporisateur peut être utilisé pour stun l’ennemi ou créer un piège électrique en arrosant le sol près d’un boîtier sous tension. Concrètement, il ne tient donc qu’à vous de découvrir les possibilités offertes et de résoudre de manière créative une situation donnée. Présenté comme ça, le tout a l’air plutôt fun et on a envie d’en découvrir davantage. Lors du dernier Steam Neo Fest, les membres de la rédac avaient plutôt apprécié la démo pour son univers et son gameplay, rappelant notamment sur bien des aspects System Shock 2.
Du côté du synopsis, la station spatiale dans laquelle vous vivez est entrée dans un trou noir et suite à ce fâcheux incident, une partie de l’équipage s’est transformée en monstres. Dès lors, pour sauver votre peau, vous décidez de trouver un moyen de rejoindre la Terre, quitte à condamner l’humanité. Pour le moment, RetroSpace n’a toujours pas de date de sortie. En attendant de nouvelles infos, vous pouvez toujours ajouter ce dernier à votre liste de souhaits Steam, si vous êtes intéressés.
En ce moment, on se passionne pour l’archéologie. Après les 20 ans de développement pour atteindre la 1.0 décevante de Ground Branch, voici Angels Fall First, un « gros FPS futuriste avec voyages dans l’espace, dogfights et affrontements classiques au flingue » issu d’un mod d’Unreal, comme le disait Nestabes en 2013, trois ans après son annonce. Mais c’est en 2015 que sortait l’accès anticipé, prévu pour ne durer qu’une petite année. Et on ne peut pas dire qu’on était emballés, puisqu’on parlait à l’époque d’une « occasionnelle composante FPS assez décevante ». Autant vous dire qu’on avait complètement oublié son existence, jusqu’à ce qu’on apprenne que la version 1.0 avait été publiée par les développeurs après plus de dix ans d’efforts. En revanche, contrairement à son copain Ground Branch, Angels Fall First semble contenter ses fans, si l’on se fie aux avis Steam. Bon, on ne va pas tourner autour du pot : c’est absolument immonde, même pour un jeu de 2015. Mais comme on dit, l’habit ne fait pas le moine. D’ailleurs, le jeu a un petit succès, car plus de 1 500 joueurs simultanés s’y sont retrouvés depuis sa sortie le 12 juillet dernier. Sans doute quelques nostalgiques d’une époque révolue, comme ces graphismes :
Au cas où ça vous intéresserait, sachez que l’équipe a ajouté deux nouvelles cartes – ou plutôt, deux variantes d’une carte, Darsalaam –, mais ne donne pas beaucoup de détails sur le contenu de cette mise à jour dans l’annonce officielle sur Steam. En revanche, on peut trouver davantage d’informations en consultant ce billet, publié quelques jours plus tard, ainsi que le tout récent hotfix. Apparemment, le studio Strangely Interactive n’a pas prévu de tout de suite lâcher le bébé. Si vous êtes intéressés par les conflits galactiques, vous pouvez vous procurer Angels Fall First sur Steam pour environ 18 €.
C’est l’été, il fait chaud, mais sans doute pas assez pour la rédaction de NoFrag, qui a décidé d’enfiler son casque VR et de tester le VRO mod pour Ready or Not. Pour ceux qui auraient raté l’info, on vous en parlait déjà en novembre dernier, lors de la sortie du mod.
Première étape, récupérer le fichier sur Nexus Mods, puis suivre la procédure assez simple décrite sur la page : copie du fichier au bon endroit, ajout de paramètres de lancement et c’est parti. À noter que j’ai testé avec un Meta Quest 2 en utilisant l’application Steam Link.
Les menus ne fonctionnent pas en VR, il faut tout faire de manière « normale » (en flat screen) pour choisir son équipement et la mission. Il faudra ensuite appuyer sur la touche « u » du clavier pour basculer en VR. Ce n’est pas hyper pratique, mais une fois en opération, ça ne pose plus de problèmes. Une tablette est directement accessible sur sa cuisse gauche, et permet de voir où on en est pour les objectifs, car on ne voit plus l’affichage contextuel d’origine. Les développeurs préviennent que certaines fonctionnalités ne sont pas encore implémentées, comme les bloque-portes, ou les lasers en multijoueur pour ceux qui rejoignent une partie. On nous indique aussi que le mod est très demandeur en ressources, et on le croit aisément : même avec le DLSS en mode Performance, je ne pense pas avoir pu dépasser les 90 FPS avec ma RTX 4090. En revanche, ça reste vraiment très joli, bien loin des jeux VR natifs.
La grande force du mod, c’est de proposer toute la panoplie de mouvements classiques des jeux VR, comme les six degrés de liberté, mais surtout les interactions avec les armes. Par exemple, il faut insérer les chargeurs et armer les fusils d’assaut, et la main gauche dispose d’une prise spécifique pour tenir le canon. On peut aussi manipuler de l’équipement tactique et même les grenades. Comme les bras ont une réalité physique, on peut les lancer au coin du mur tout en restant à couvert, ou pousser délicatement une porte avec sa main. C’est génial. Certes, tout n’est pas parfait, car il y a de nombreux bugs et la maniabilité est parfois aléatoire, mais ça fonctionne ! Ce qui en fait un mod réellement excellent, c’est qu’il permet de déambuler dans le monde incroyablement détaillé et très immersif de Ready or Not. On est à des années-lumière des jeux en réalité virtuelle classiques, dont les graphismes font souvent plus penser de jeux mobiles qu’autre chose.
On y a uniquement joué en coopération, mais il est aussi possible de faire le solo avec des partenaires IA. Les développeurs du mod ont intégré quelques gestes pour les commander, mais pas sûr que ce soit très évident en pleine intervention. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter la page dédiée sur Nexus Mods, elle décrit les fonctionnalités disponibles. Vous pouvez également rejoindre le serveur Discord officiel, qui propose notamment une section pour optimiser les performances.
Pour jouer à Ready or Not VRO mod, vous devez évidemment posséder le jeu, actuellement en réduction de 10 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 45 €. Les DLC sont aussi jouables en VR.
Vous souvenez-vous de vos après-midi d’hiver passées sur votre bonne vieille PS3 devant Shaun White Snowboarding, ou encore plus récemment de Steep, qui offrait des sensations de glisse et de liberté inégalées alors que vous y traversiez les Alpes en hors-piste ? Eh bien sachez que Dieathlon offre une expérience qui n’a à peu près aucun point commun avec ces jeux-là. Non, ici, il s’agit de survivre à des hordes de monstres assoiffés de sang alors que vous dévalez une montagne à toute vitesse en shootant tout ce qui bouge. Original, non ?
Au développement, on retrouve le petit studio Long Void Games, qui en est pour ainsi dire à son coup d’essai, et a récemment dégoté l’éditeur Loopr Partners (uniquement connu pour Zombutcher, un jeu plutôt glauque bourré d’AI slop). Et si, certes, on comprend au premier coup d’oeil que les visuels rugueux ne sont pas ceux d’un AAA, le concept du titre pourrait faire mouche si bien exécuté. Car oui, côté gameplay, les sensations n’ont pas l’air trop mauvaises. On pourrait presque qualifier le jeu de rail shooter, mais en vue subjective et avec une bonne dose de nervosité.
Même si le déroulé d’une session reste légèrement floue, il semble que l’expérience s’articule selon un système inspiré des roguelikes, puisque des « runs » sont évoquées, elles-mêmes composées de niveaux et entrecoupées par de nouvelles compétences à débloquer. Avec différents passages secrets et embranchements au cours des zones, on peut s’attendre à une bonne rejouabilité. Ainsi, d’une façon similaire à une campagne de Star Fox, chaque run pourra varier de la précédente en empruntant des niveaux différents et en tentant d’optimiser son score.
Difficile de dire si Dieathlon méritera notre argent à ce stade. La perspective de dévaler les pistes un shotgun à la main et de se défouler un bon coup donne envie de s’essayer au titre, mais il y a de quoi se demander s’il saura nous tenir en haleine plus d’une poignée d’heures. C’est donc avec autant de prudence que de curiosité que nous resterons à l’affut des prochaines nouvelles au sujet du projet, qui devrait pointer le bout de son nez sur la fin de l’année. Quoi qu’il en soit, si le jeu vous intéresse, on vous invite à jeter un oeil à sa page Steam et à l’ajouter à votre liste de souhaits.
Splatoon a beau être la série multijoueur en ligne compétitive de Nintendo par excellence, il serait dommage d’oublier les campagnes solo qui accompagnent chacun des épisodes. Chouettes, voire brillantes par moments, elles ont toujours laissé entrevoir le potentiel d’un jeu intégralement consacré à une aventure en solitaire. Un positionnement dont s’empare aujourd’hui Splatoon Raiders.
Ce qu’il y a de beau avec l’industrie du jeu vidéo, de nos jours, c’est que n’importe quel développeur solo un peu créatif et motivé peut pondre le prochain gros carton du milieu. Bon, il y a peu de chances que ce soit le cas pour Travel Knight Adventure, mais après avoir découvert ce petit jeu indé aux atours fort sympathiques, on s’est dit qu’il valait au moins la peine qu’on vous en touche deux mots.
Pour la remise en contexte côté développement, il s’agit ici du projet d’une unique personne, dont le travail avait déjà pu être observé sur la petite expérience d’arena shooter déjantée FFFF YOU MACHINE, qui, à défaut d’avoir réuni énormément de joueurs, a visiblement été appréciée par chacun d’entre eux pour son concept et ses sensations réussies. Il ne s’agit pour l’instant que d’une démo, si jamais vous voulez y jeter un oeil via Steam.
En ce qui concerne Travel Knight Adventure, on est sur un projet au ton très différent, porté sur l’exploration, et dont la direction artistique, le sound design et l’ambiance au global donnent un rendu très cozy à l’expérience de jeu. On s’y balade dans un open world dit dénué de génération procédurale, vous invitant à traverser forêts, cités et donjons sinueux. Mais si la promenade semble paisible aux premiers abords, le système de combat, lui, se veut au contraire assez nerveux, recelant de nombreuses armes et possibilités à travers une composante RPG non-négligeable.
En effet, le titre n’a pas peur de mixer les flingues, les épées ou encore la magie, ce qui passe notamment par la complétion d’un arbre de compétences au fil du voyage, afin d’orienter votre style de jeu. Il semble même que les JRPG à l’ancienne aient mis leur grain de sel dans la formule, puisqu’une world map apparaît lors des déplacements en bateau ou à cheval. De quoi attiser la curiosité, même si le culot du mélange des genres peut faire un peu peur quant à la maîtrise globale.
Ce qui est sûr, c’est que malgré le polish encore requis côté UI et autres, le jeu a l’air très fun à parcourir. Bien entendu, le développement prend du temps, déjà en cours depuis plusieurs années, mais il est rassurant de constater la rigueur avec laquelle fleewortep donne des nouvelles des features qui progressent via des billets de blogs réguliers. De notre côté, on a hâte d’en savoir plus et on croise les doigts pour que ça donne quelque chose de solide ! Et si c’est votre cas, n’hésitez pas à tester la démo déjà disponible ou encore à mettre Travel Knight Adventure en wishlist via sa page Steam.
Évidemment que je n’ai pas résisté aux sirènes de cet horrible poisson pixelisé qui m’observait depuis sa petite vignette de Meaningless Random Numbers lors du précédent Steam Néo Fest.
Pourquoi se lancer dans cette entreprise folle qu'est le développement d'un jeu ? Parce qu'on a une histoire à raconter. Parce qu'on a imaginé un gameplay original. Parce qu'on a une idée visuelle qu'on aimerait voir animée sur un écran. Ou, dans le cas des développeurs qui nous intéressent aujourd'hui, parce qu'on a trouvé un chouette jeu de mots pour le titre et que maintenant il va bien falloir créer le jeu qui va avec.
À l’occasion des 25 ans de la licence d’Operation Flashpoint, le studio Bohemia Interactive avait annoncé une surprise, à savoir qu’Arma: Cold War Assault aurait sa version remastérisée prochainement. Il n’aura pas fallu attendre très longtemps étant que donné que ce remaster est sorti ce 16 juillet, accompagné d’un trailer de lancement et du classique billet de blog Steam. Pour les heureux possesseurs du jeu de base, Arma: Cold War Assault Remastered vous est offert. Si vous êtes trop nostalgiques de vieux polygones des années 2000, la version d’origine reste toujours disponible et est entièrement dissociée de sa version remaster, ce qui signifie que vos profils et sauvegardes ne sont pas compatibles entre ces deux builds. Désormais, vous pouvez profiter des nombreuses améliorations qui ont été apportées, à savoir :
La prise en charge du système natif 64 bits pour Windows et Linux
Le nouveau moteur graphique OpenGL3.3 préservant l’atmosphère d’origine
Le support des résolutions et périphériques modernes, incluant les écrans larges
Une meilleure prise en charge de la spatialisation audio
Une amélioration de la stabilité et des performances pour les systèmes actuels
Le multijoueur en LAN, la prise en charge de serveurs dédiés et un chat vocal
La fonctionnalité (non finalisée) pour rejoindre des missions
Également, le studio informe que le code source du moteur est désormais accessible au public sur GitHub, sous le répertoire BohemiaInteractive/cwr.
Si vous êtes intéressé par cet opus remastérisé de la licence Arma, vous pouvez vous le procurer sur Steam pour environ 10 €.
Tous ceux qui ont un jour commis l’erreur d’asseoir tata Suzanne à côté de tonton Maurice lors de ce que la famille appelle désormais « L’incident de la dinde de Noël » le savent : les plans de table ne sont pas un détail, mais un art.
Je suis toujours impressionné par la manière dont Shiro Games, le studio français, tente toujours de sauter d’un genre à l’autre de jeu en jeu. Avec Northgard, Dune : Spice Wars, puis le très chouette Wartales, ils ont régulièrement prouvé l’immense nombre de cordes à leur arc. Cela dit, on les a connus plus inspirés qu’avec Spacecraft, qui tente aujourd’hui de nous vendre un aller simple pour le bonheur des trois-huit avec son accès anticipé.
Même s’il avait un peu chamboulé nos habitudes avec son gameplay beaucoup plus ancré au sol que DOOM Eternal, DOOM: The Dark Ages nous avait franchement séduits. Il était toujours aussi frénétique, viscéral et simplement magistral, malgré quelques errements dans un mecha ou à dos de dragon. Évidemment, impossible de le deviner sans l’essayer, et c’est sans doute pourquoi beaucoup se sont plaints de son apparente mollesse, uniquement due aux présentations à la manette sous Lexomil. Aussi, quand le DLC Revelations a été révélé début juin, on n’a pas forcément été très surpris de découvrir un trailer un peu plus dynamique, mais surtout, une nouvelle mécanique de gameplay plus aérienne : la lance à chaîne. Un mois plus tard, clavier et souris en main, on ne peut que se rendre à l’évidence : c’est excellent.
Genre :DOOM |Développeur : id Software| Éditeur : Bethesda Softworks| Plateforme : Steam|Prix : 19,99 €|Langues : Français, anglais… | Configuration recommandée : i7 12700K / Ryzen 7 5700X, RTX 3080 / RX 6800, 32 Go de RAM |Date de sortie : 07/07/2026 | Durée : une bonne douzaine d’heures
Test effectué avec une version Steam fournie par Gamesplanet.
Un contexte particulier
Cela fait quelques années que l’industrie vidéoludique se porte mal. Et si id Software avait pu passer entre les gouttes lors des licenciements massifs de 2025, la nouvelle direction de la branche jeux vidéo chez Microsoft ne les a pas oubliés, cette fois. Comme on le rapportait début juillet, pas moins de 136 développeurs ont pris la porte, la veille de la sortie du DLC sur lequel ils ont travaillé. D’après les communications qui ressemblent à une opération de damage control, ils seraient revenus à un effectif comparable à celui de DOOM 2016, et le studio de Francfort, qui s’occupe notamment du développement du moteur id Tech, n’aurait pas été touché. Tout ça pour dire qu’un bon jeu ou même un succès critique ne garantit jamais l’intégrité du studio qui le développe, surtout quand des financiers sans aucune connaissance du milieu sont aux commandes.
Ah bon, il y avait une histoire ?
Vous vous souvenez de l’histoire de DOOM: The Dark Ages ? Non ? Moi non plus, mais les développeurs tiennent absolument à nous refourguer du lore dans ce DLC. Et ils le font en enlevant le plus de vêtements possibles au DOOM Slayer. Du coup, sans doute troublé par ses pectoraux saillants, j’ai aussi oublié celle de ce DLC. Tout au plus, je peux vous dire qu’il traîne quelques fêlures et regrets, qui nous sont racontés via de courtes séquences jouables dans un univers plus proche du nôtre, et dans des cinématiques toujours aussi nanardesques. Mais sachez que du début à la fin de Revelations, il faudra tuer tout ce qui bouge, le plus rapidement possible. C’est DOOM, quoi.
Une maîtrise incontestée du genre
La bande-son aussi a pris du galon : elle semble avoir un peu plus de corps que dans le jeu de base, et elle nous accompagne en rythme dans notre folie meurtrière, pour notre plus grand plaisir.
On ne va pas y aller par quatre chemins, DOOM: The Dark Ages | Revelations est une franche réussite. Même si le jeu de base était déjà excellent, l’abandon du dragon à la zob et du mecha oubliable donne une expérience de haut niveau du début à la fin. La particularité de ce DLC est la lance à chaîne, qui vient remplacer – pendant une bonne partie du jeu – le bouclier qui maintenait le personnage proche du sol. Comme avec ce dernier, il est possible de renvoyer les attaques vertes de nos adversaires, mais le timing est très différent, ce qui fait qu’il faut un bon temps d’adaptation avant de maîtriser de nouveau notre DOOM Guy. La fonction grappin est évidemment la mécanique qui change tout : l’action est tout de suite très aérienne, et on peut se déplacer rapidement dans les arènes, qui disposent parfois de points d’ancrage fixes, en plus des ennemis auxquels on peut également s’accrocher. Le feeling est génial : on virevolte avec frénésie, tout en décimant les démons dans de grandes gerbes de sang, tel un RH de Microsoft laché dans les locaux d’id Software un lundi matin. Il n’y a pas de nouvelles armes, mais elles sont toujours aussi viscérales et jouissives à utiliser. Attention, ceux qui avaient été déçus de ne plus pouvoir jouer à pierre/feuille/ciseau après DOOM Eternal seront peut-être toujours contrariés : il est possible de tout faire avec une seule arme, tant qu’on a des munitions.
Comme pour le bouclier de The Dark Ages, la lance dispose d’améliorations déblocables avec de la monnaie de singe trouvée dans les différents niveaux. J’ai particulièrement apprécié celle permettant de tourner autour d’un ennemi tout en le mitraillant. Si le jeu nous met face à de plus en plus de menaces, il s’avère que l’équilibrage est plutôt pas mal, puisqu’on dispose aussi de plus de moyens pour les exploser. En revanche, j’ai trouvé un boss en particulier un peu moins intéressant, car il ne permettait pas vraiment de laisser exprimer toute ma créativité meurtrière.
J’ai joué en ultraviolence – comme pour le jeu de base – mais le changement de mécanique avec la lance à chaîne n’est pas flatteur pour l’égo. J’ai dû refaire certaines arènes un très grand nombre de fois, avant de me résigner à réduire le pourcentage de dégâts sur mon personnage à 100 % au lieu des 200 % par défaut. C’est l’avantage de l’excellent système mis en place par id Software dans The Dark Ages : tout est paramétrable au poil de cul (fenêtre de parade, vitesse des projectiles, multiplicateur de dégâts…). Sans rechercher tous les secrets, il m’aura fallu une bonne douzaine d’heures pour arriver à la fin du DLC – les quatre Arènes de Maître –, qui, chose étonnante, ne sont accessibles qu’après les crédits.
Peut-être le dernier bon jeu d’id Software
DOOM: The Dark Ages | Revelations est très réussi. Il reprend tout ce qui était bien dans le jeu de base – le feeling viscéral, la frénésie, le moteur graphique –, en laissant de côté les errements poussés par une direction en roue libre – le dragon et le mecha. Avec sa nouvelle mécanique de gameplay sous forme d’une lance à chaîne qui sert de grappin, l’action est beaucoup plus aérienne et verticale, encore plus frénétique. La difficulté semble aussi un peu plus relevée, mais pas de panique, le menu avec ses dizaines d’options pour tout ajuster est toujours là. Si vous avez déjà The Dark Ages, ce DLC est un indispensable. C’est donc encore un chef-d’œuvre de la part d’id Software, qui aurait pu continuer sur sa lancée. Mais Microsoft en a décidé autrement en dégageant les deux tiers des effectifs. On croise les doigts pour que les survivants puissent tenir la barque à flot, et on souhaite aux autres de rebondir sur des projets intéressants.
Si vous êtes intéressés par DOOM: The Dark Ages | Revelations, notre partenaire Gamesplanet le propose à –10 %, soit 18 €. Et en plus, ça nous fait gagner quelques centimes au passage.
Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.
Découvert grâce à sa démo il y a un peu plus d’un an, Dimhaven: The Lost Source nous avait fait forte impression : un puzzle game exigeant, une très jolie direction artistique rétro avec des effets modernes, et de l’humour. On s’est donc empressé de tester le jeu complet dès sa sortie, pour s’assurer que les promesses tenaient tout au long de l’aventure. Et si l’expérience est globalement réussie, certains défauts viennent tout de même un peu gâcher la fête.
Genre :Puzzle game |Développeur : Zadbox Entertainment| Éditeur : Blue Brain Games, Zadbox Entertainment| Plateforme : Steam|Prix : 26 €|Langues : Anglais, sous-titres en français | Configuration minimale : i5 2,5 GHz, GTX 1060 / RX 580, 4 Go de RAM |Date de sortie : 23/06/2026 | Durée : 8 à 9 heures
Test réalisé avec une version Steam fournie par le développeur.
Un léger syndrome Netflix
Le pitch de départ est assez simple : on incarne une conservatrice de musée qui part à la recherche de son oncle disparu à Dimhaven, une étrange île dont le seul accès se fait en parachute. Si ce détail peut paraître absurde, le reste du monde est finalement assez terre-à-terre. On n’est clairement pas dans un point & click LucasArts. Cependant, s’il n’est pas difficile de suivre la trame au début, le scénario part progressivement dans tous les sens, et on finit par s’en tamponner sévèrement sur la fin. L’humour, bien présent dès l’arrivée sur l’île – notamment dans la séquence de la démo –, s’étiole au fur et à mesure pour presque disparaître dans le dernier tiers. C’est franchement dommage, parce qu’il était plutôt subtil et bien amené. Mais pas de quoi en faire un drame : il faudra se contenter d’un ton un peu plus sérieux.
On dispose d’un appareil photo et de la possibilité d’annoter ses œuvres, ce qui est plutôt malin pour éviter de sortir du jeu pour gérer ses notes.
Dimhaven: The Lost Source est un puzzle game difficile. S’il peut parfois faire penser à Myst ou Riven, il se montre nettement plus exigeant. Il ne prend pas par la main, et il faut trouver soi-même le lien entre les maigres indices disséminés dans l’environnement. Si le sentiment de satisfaction est excellent quand on parvient à résoudre les énigmes, on reste parfois comme une poule devant un couteau avec certains puzzles. Et contrairement aux mythiques jeux de Cyan, impossible d’aller faire autre chose pour tenter de se débloquer plus tard : la progression est ici parfaitement linéaire. Pour contourner le problème, les développeurs ont inclus un système d’indices progressifs pour mettre les joueurs sur la bonne voie. Malheureusement, il arrive qu’on comprenne tout à fait ce qu’on doit faire, sans pour autant saisir la manière de le faire. Et c’est particulièrement frustrant. Cela ne m’est arrivé qu’une seule fois, plutôt vers la fin, mais comme il n’y a pas tant de puzzles différents, c’est tout de même à noter. Dans le même sens, il faudra bien se méfier de la traduction française, globalement correcte, exceptée sur l’une des énigmes (celle avec les convertisseurs), qui contient des erreurs et un contresens, laissant croire qu’une énigme pouvait être résolue de plusieurs façons, alors qu’une seule solution était réellement prise en compte. Malgré ces défauts, l’expérience globale est très bonne : il faut simplement insister sur chaque solution, car il est parfois compliqué de savoir si on est sur la bonne voie.
Une superbe direction artistique
On l’avait déjà remarqué dans la démo, Dimhaven: The Lost Source possède une direction artistique très réussie. Les visuels mêlent un filtre rétro aux pixels presque grossiers à des effets de lumière modernes qui subliment l’ensemble. C’est vraiment beau, et la bande-son renforce parfaitement l’ambiance à la fois mystérieuse et mélancolique. Le tout est accompagné d’un doublage en anglais de grande qualité, offrant une très bonne l’immersion. Côté perf, rien à signaler, le jeu pourra tourner sur une patate sans trop de problèmes. À noter que j’ai rencontré quelques bugs gênants, comme la disparition de l’inventaire des objets que je venais de récupérer. Cela m’est arrivé à plusieurs reprises, m’obligeant à refaire quelques séquences. Comme il est possible de sauvegarder à tout moment, j’ai pris l’habitude de faire un quick save avant d’attraper la moindre merdouille qui traîne. Mais l’équipe de dev semble assez réactive, il est possible que le problème soit déjà réglé.
Une belle expérience pour utilisateur averti
Dimhaven: The Lost Source est un très joli puzzle game plutôt réussi. Si son scénario perd un peu en intérêt – et d’humour – au fil de l’aventure, l’ambiance reste excellente, grâce à une magnifique direction artistique, un sound design convaincant et un doublage solide. Les énigmes sont difficiles et très satisfaisantes à résoudre, mais elles manquent parfois un peu d’indices diégétiques pour éviter la frustration, qui peut survenir malgré les aides intégrées par les développeurs. Quelques bugs et de mauvaises traductions viennent parfois assombrir le tableau, mais l’équipe semble assez dynamique, et pourrait les corriger dans les prochains mois. Au final, cela reste une très bonne expérience, mais elle s’adresse avant tout aux connaisseurs du genre. Dans le doute, testez la démo.
Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.
Hier après-midi, Bethesda Game Studios a publié un gros pavé sur X pour rassurer les joueurs suite à la récente vague de licenciements chez Xbox. Malgré le blabla habituel (“On adore concevoir des mondes ouverts autant que vous aimez les parcourir”), Bethesda fait preuve de transparence en parlant de tous ses projets en cours.
Nous apprenons tout d’abord la sortie d’une nouvelle extension pour Starfield nommée Starborn pour 2027, sans plus de précisions sur la date ou le contenu. Les bruits de couloir laissaient penser qu’ils allaient abandonner Starfield pour se concentrer sur The Elder Scrolls 6 et Fallout 5, mais apparemment Bethesda bosse encore sur son RPG spatial, au moins jusqu’à l’année prochaine.
Mais l’information qui nous intéresse le plus est l’officialisation des remasters/remakes de Fallout 3 (2008) et Fallout: New Vegas (2010). Pour rappel, l’existence du remaster de Fallout 3avait fuité en septembre 2023 par un document interne de Microsoft datant de 2020 qui listait les projets à venir de Bethesda sur plusieurs années, et qui s’était malencontreusement retrouvé sur internet lors du rachat d’Activision Blizzard King par Microsoft. Nous pouvions par exemple y voir un certain “DOOM Year Zero”, devenu depuis DOOM: The Dark Ages, ou The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered sorti en avril 2025. Mais depuis, il n’y avait eu aucune officialisation de la part de Microsoft ou Bethesda. Et concernant le remaster de Fallout: New Vegas, il ne s’agissait que de rumeurs d’insiders. Au moins maintenant, c’est officiel. Toujours d’après des rumeurs d’insiders, ces deux remasters suivraient le même modèle qu’Oblivion Remastered, à savoir un rendu moderne sous Unreal Engine 5, mais avec le moteur du jeu de base (le Gamebryo) qui tourne en fond. L’avantage est que le feeling du jeu d’origine est conservé, l’inconvénient c’est que la plupart des bugs d’origine sont toujours présents… Espérons en tout cas que ces nouvelles versions de Fallout 3 et Fallout: New Vegas soient mieux optimisées qu’Oblivion Remastered, qui souffre encore de stuttering même sur les très grosses configurations.
Même moddées, les goules ont toujours une sale gueule (Fallout: New Vegas)
Toujours concernant la franchise Fallout, le communiqué précise que le cinquième épisode est en pré-production pendant qu’ils finissent de développer The Elder Scrolls 6. Vu le développement interminable du successeur de Skyrim (annoncé en 2018 et pas prévu avant 2028 selon les rumeurs), ne vous attendez pas à Fallout 5 avant de nombreuses années… à condition bien sûr que le monde ne subisse pas une vraie catastrophe nucléaire d’ici là ! Et n’oublions pas que Bestheda Game Studios a perdu une cinquantaine d’employés lors de la vague de licenciements, dont des vétérans.
La bonne nouvelle c’est que nous aurons un autre Fallout inédit à se mettre sous la dent avant, puisque Microsoft vient de confier le développement d’un spin-off à Obsidian Entertainment, les développeurs de Fallout: New Vegas, l’opus le plus apprécié des joueurs de bon goût depuis le virage FPS de la franchise. Nous le savions déjà depuis le 8 juillet, et le communiqué ne nous apprend rien de plus sur ce projet à part que le studio d’Irvine travaillera en collaboration avec Bethesda Game Studios. C’est Josh Sawyer, le directeur et concepteur principal de Fallout: New Vegas, qui est chargé du projet, donc les espoirs sont permis d’avoir un nouvel épisode plus riche et mieux écrit que Fallout 4. C’est d’ailleurs lui qui avait créé le fameux mod “Jsawyer” pour Fallout: New Vegas, qui modifiait complètement l’équilibrage pour rendre l’expérience plus hardcore. Bref, il y aura eu au moins une bonne nouvelle dans ce marasme des licenciements chez Xbox…
Découvert l’année dernière durant le Brutal Indies Unleashed Showcase, DEADBOOT, un rétro FPS avec des mécaniques roguelike se déroulant dans un univers cyberpunk, donne de ses nouvelles à l’occasion du Secret Sauce Showcase. On y découvre de nouvelles séquences de gameplay qui font pas mal écho à CRUEL et l’annonce d’une démo prévue pour le 3 août. Pour rappel, vous devrez progresser le plus loin possible tout en massacrant les ennemis présents à l’aide de vos coups de pieds et d’armes qui vous tomberont sous la main. À chaque niveau terminé, vous aurez le choix entre diverses capacités et améliorations d’armes temporaires. Le concept en soi est plutôt simple tout en restant un bon défouloir à priori.
En attendant la démo pour le début du mois d’août et si vous êtes intéressés, vous pouvez toujours ajouter DEADBOOT à votre liste souhaits Steam.
Prévu initialement pour le 21 mai, le studio BlackMill Games avait décidé de reporter à une date ultérieure la sortie de Gallipoli, leur nouveau FPS multi se déroulant sur les fronts ottomans durant la Première Guerre mondiale. Continuant leur petit bonhomme de chemin, l’équipe de dev a finalement annoncé aujourd’hui que leur jeu sortira le 20 août en publiant une bande-annonce sur leur chaîne officielle YouTube. Pour rappel, deux équipes de 25 joueurs devront combattre pour la défense ou la conquête du territoire ottoman. Une dizaine de classes ainsi qu’un arsenal authentique de cette période historique seront disponibles. Ici, il ne sera donc pas question de foncer tête baissée, mais de communiquer et de coordonner l’avancée de votre équipe pour éviter un carnage.
Si vous êtes amateurs de batailles réalistes et historiques, Gallipoli est donc prévu pour le mois prochain sur Steam et l’Epic Games Store.
Comme annoncé, The Mound: Omen of Cthulhu, développé par le studio ACE team à l’origine de la licence Zeno Clash, est sorti ce 15 juillet et la réception est plutôt mitigée avec une note globale moyenne sur Steam. En effet, les joueurs soulignent à peu près les mêmes points que la rédac avait pu énumérer durant la démo du Steam Néo Fest de juin, à savoir :
Une direction artistique et une ambiance horrifique plutôt réussies
Un système combat au corps-à-corps mal fichu et lent marqué surtout par l’incapacité de se défendre (parade) contre des attaques ennemies puissantes et rapides
Des armes ayant une usure trop rapide et des améliorations peu impactantes
De multiples bugs et des problèmes de performances ainsi que d’optimisation
En réponse à ces premiers retours, les devs ont d’ores et déjà prévu un bêta test pour le patch à venir et si vous souhaitez y participer, il suffit de consulter le présent billet de blog Steam.
Malgré les défauts soulevés, une partie des joueurs semblent avoir apprécié leur expédition maudite et espèrent que des patchs salvateurs viendront grandement améliorer l’expérience. Si vous êtes toujours intéressés par The Mound: Omen of Cthulhu et souhaitez nous soutenir au passage, vous pouvez vous procurer ce dernier en profitant de la promotion de lancement de notre partenaire Gamesplanet sur l’édition de base et collector, soit environ 20 € et 28 €.
Vous pensez vraiment qu’un journaliste sérieux et professionnel comme moi va écrire ici qu’il a été ému par un jeu vidéo ? Comme si j’allais être bouleversé par un tas de pixels qui bougent sur un écran. Et puis quoi encore, je vais oser imprimer sur du papier que j’ai pleuré pour un petit faon en 3D ? Allez, soyons sérieux cinq minutes et revenons à Deer & Boy.
En ce moment au cinéma, les dernières modes technologiques vont à rebours du temps : à l'occasion de la sortie de L'Odyssée de Christopher Nolan, plusieurs cinémas ont ressorti dans leurs cabines leurs vieux projecteurs pellicules, désormais vus comme un équipement de luxe. Et si, dans cette célébration d'un certain passéisme, on pouvait voir un augure de ce qui arrivera bientôt dans le jeu vidéo ?