GSC Game World a partagé une nouvelle vidéo de S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope, le premier DLC de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl. La vidéo, d’une durée de 8 minutes, montre du gameplay inédit au sein de deux des nouveaux environnements prévus dans l’extension. L’aventure, annoncée comme non-linéaire et d’une douzaine d’heures, s’inscrit directement dans l’histoire principale. Les joueurs y incarneront de nouveau Skif, plongé au cœur d’un conflit opposant les factions du Devoir et de la Liberté.
La vidéo s’ouvre sur Iron Forest, un environnement totalement inédit dans la série. On y découvre une vaste zone industrielle abritant d’anciennes installations électriques abandonnées, toujours sources d’anomalies et de phénomènes mystérieux. L’occasion également d’apprécier la nouvelle atmosphère brumeuse et dense, réduisant fortement la visibilité. Les jeux de lumière et d’ombres y gagnent en réalisme, promettant des séquences d’exploration particulièrement oppressantes. La gestion de l’éclairage semble tirer pleinement parti de Lumen, même si l’on constate immédiatement que les ombres projetées par la lampe torche n’en bénéficient pas encore, et que la transition lumineuse entre intérieur et extérieur des bâtiments reste imparfaite. Cette ambiance visuelle fait partie de la refonte graphique rendue possible par la transition vers Unreal Engine 5.5.4, qui sera intégrée via la mise à jour gratuite 2.0. La seconde partie de la vidéo nous emmène au cœur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, entre salles de machines, bâtiments administratifs et autres zones abandonnées. Le gameplay présenté reste principalement orienté vers l’exploration, malgré quelques affrontements peu inspirés contre des zombies. GSC Game World nous a toutefois réservé une surprise en fin de vidéo : un premier aperçu d’un nouvel ennemi, visiblement bien plus redoutable.
On présente régulièrement des productions de développeurs indépendants à la rédaction. Souvent, au détour d’une conversation ou d’une discussion, on découvre des jeux comme Lost Arsenal qui attire tout de suite notre attention. Le titre est présenté par Marginal Error, son développeur solo, comme un jeu d’action/mêlée à la première personne, avec une touche de plateforme, où vous parcourez votre château en bannissant les sbires invoqués par un mage envahisseur. Comment ne pas tout de suite être attiré ? D’autant plus lorsqu’on découvre que la mécanique principale est que toutes les armes que vous obtenez peuvent être lancées et téléportées, offrant des options de mobilité hors du commun. Une idée peut-être inspirée du très exigeant Shady Knight, lui aussi développé en solo et sorti en 2024.
La bande annonce montre un gameplay très nerveux, où l’on mise avant tout sur la mobilité, la vitesse et la maîtrise des armes pour réussir des mouvements et exécutions aussi exigeants que spectaculaires. Le pouvoir unique de chaque arme, qui sera modifiable à tout moment au cours de la partie dans votre arsenal (appelé Le Magasin), ainsi que le level design des niveaux, semblent apporter une vraie dynamique à la boucle de gameplay, utile pour éviter au jeu de souffrir d’une monotonie au bout de quelques heures. La direction artistique est également soignée, et possède une identité graphique marquée. On y découvre un univers stylisé et coloré, mêlant fantasy et esthétique cel-shading, associé à une architecture médiévale, à la fois sombre, mais qui conserve une lisibilité nécessaire à un gameplay rapide.
Lost Arsenal s’annonce comme un FPS frénétique qui pourrait offrir des combats particulièrement originaux. Un titre à surveiller de près si vous aimez le style, l’exigence et montrer votre skill à vos proches. Le titre n’a pas encore de date de sortie, mais il est déjà possible de rejoindre le playtest ou d’ajouter le jeu à sa liste de souhaits depuis Steam.
Alors qu’il était prévu initialement en ce début d’année, puis reporté, le dev solo du studio indé Sublexical n’avait plus donné de nouvelles de son jeu It Consumes. Cet arena shooter vous propose d’affronter une horde d’ennemis à l’aide d’un arsenal varié et d’un artefact vous permettant de les repérer dans un environnement plongé dans l’obscurité. Avec son côté roguelite, vous pouvez améliorer et débloquer de nouvelles capacités, ainsi que des armes. Différents mode de jeu sont également disponibles, incluant la possibilité de créer des parties personnalisées. Bien entendu, le classique tableau des scores est présent afin que votre nom soit gravé à jamais parmi la vingtaine de joueurs qui l’ont déjà déserté. Bon, on ne va pas se mentir, ce concept est déjà bien éculé et saturé, même chez les indés.
Même si la direction artistique est plutôt sympa, It Consumes n’attire pas foule et il y a des chances que le dev soit probablement passé à un autre projet. Mais si, à tout hasard, vous êtes intéressés, le jeu bénéficie d’une réduction -20 % pour son lancement jusqu’au 18 août sur Steam, soit environ 8 €.
Entré en bourse en 2021 à 950M$, Devolver jette l'éponge. L'éditeur indé quitte les marchés financiers, expliquant que les traders ne pigent rien aux jeux vidéo. Retour au privé après une chute de 95 % de son cours au fil des ans. Voilà ce qu'on appelle une success story. P.
Une belle histoire repérée par Gamesradar. Michael Major, un ado développeur de 18 ans, pensait avoir réussi le hold-up de l'année. Sa blague ? Publier sur Steam un assemblage bancal d'assets intitulé sans détour This Game Costs $200, vendu au prix plafond autorisé par la plateforme. Contre toute attente, le titre enregistre 6 717 ventes, lui faisant miroiter un pactole virtuel de 1,3 million de dollars. « J'ai failli faire un arrêt cardiaque », avoue le jeune homme. C'était compter sans la politique de remboursement de Valve et une étrange vague d'achats compulsifs (principalement venus de Chine, sans même lancer le jeu). Résultat : 6 707 acheteurs ont demandé à revoir leur argent dans la foulée. Au lieu de s'acheter une île privée, l'auteur repart avec à peine 2 000 dollars en poche. C'est toujours plus cher payé que le temps passé à développer, mais ça apprendra aux petits malins qu'on ne braque pas Gabe Newell aussi facilement. P.am
Si vous faisiez partie de ceux qui préféraient Escape From Tarkov en solo, préparez vos mouchoirs. C’est au travers d’un communiqué de DrakiaXYZ, l’un des principaux développeurs de SP Tarkov et l’une des figures les plus actives du projet, que la communauté a appris une triste nouvelle, mais néanmoins pas étonnante.SP Tarkov, qui avait le culot d’être jouable, stable, modifiable, mais surtout de permettre de jouer en PVE solo et coopératif, sans les serveurs en carton, sans les cheaters et sans les décisions lunaires de Nikita, va s’arrêter dans sa forme actuelle, le 12 août.L’équipe actuelle se retire complètement du projet. Pas à cause d’un drame interne, mais parce que Battlestate Games, à défaut de s’occuper des cheaters, s’est soudainement aperçu qu’un site utilisait le mot « Tarkov ». Six ans après, le studio a envoyé un joli courrier aux développeurs de SP Tarkov pour leur rappeler que la marque Tarkov ne leur appartient pas, et que l’utiliser dans un nom de domaine ou sur un site web, après une longue réflexion, bah… c’est non. Le studio exige un changement de nom, un changement de branding. On ne sait pas ce qui est le plus surprenant : qu’ils aient remarqué quelque chose, ou qu’ils aient réagi. Un message publié le 4 août essaye toutefois de rassurer les joueurs. On y apprend que la version 4.1 était déjà prévue comme la dernière de l’équipe, que le Discord et les mods ne disparaîtront pas, que le projet est open‑source et que n’importe qui peut continuer le projet. On ne changera pas la communauté, comme à chaque fois dans ce genre de situation, elle se déchire. On a d’un coté, ceux qui estiment que l’équipe a réagi de manière excessive, qu’un simple changement de nom aurait été suffisant. De l’autre, ceux qui accusent Battlestate d’avoir tué un projet qui faisait mieux qu’eux sur certains aspects. Et au milieu, d’autres, qui se demandent comment ils vont continuer à jouer sans subir les wipes, les serveurs russes, ou les desyncs.
Qu’on le veuille ou non, la réalité est simple : Battlestate possède l’IP. Le studio a toujours laissé le projet exister dans une zone grise, et cette fois-ci, elle était devenue trop foncée. SP Tarkov ne meurt pas, mais il perd son infrastructure, son équipe et son nom. Autant dire que le patient respire encore, mais sans assistance, sans perfusion, sans médecin, mais la communauté peut encore récupérer ses organes. Si vous voulez encore profiter des tutos et des installateurs automatiques avant le 12 août, vous pouvez jeter un œil au wiki et à la Forge avant que ceux-ci ne disparaissent d’ici là.
On en avait parlé il y a maintenant plus de 6 mois, mais nous étions depuis sans nouvelles de The Defiant, un FPS très ambitieux qui entend nous replonger dans la Seconde Guerre mondiale en abordant un front rarement représenté dans le jeu vidéo : le conflit sino‑japonais de 1937 à 1945. Comme nous l’avions souligné, ce cadre historique demeure largement inexploré, ce qui offre à Hoothanes – le studio derrière le projet – une excellente opportunité de démontrer le potentiel des productions AAA chinoises dans le domaine du FPS. C’est à l’occasion du salon ChinaJoy 2026, organisé à Shanghai, qu’une version jouable du titre a été présentée au public, lequel a pu s’essayer au jeu, espérons‑le, au clavier plutôt qu’à la manette.
Cette présentation a également permis d’apprendre que le jeu dispose désormais d’un éditeur : 4Divinity (éditeur de Guns of Eschaton, mais également distributeur en Asie de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl et Atomic Heart). On sait également que le titre sera disponible sur PlayStation 5 et Xbox Series, pour les personnes peu fréquentables. Hoothanes développe The Defiant avec l’Unreal Engine 5, et si la nouvelle bande annonce dévoile des environnements soignés, une mise en scène très cinématographique et une atmosphère oppressante, la rédaction préfère attendre de voir un peu plus de gameplay avant de se faire un avis. Nos confrères d’IGN ont pu prendre le jeu en main, et leurs premières impressions semblent plutôt positives. Selon l’article, The Defiant se structure en quatre segments narratifs, chacun consacré à un combattant différent et à un environnement propre, ce qui entraîne des mécaniques de jeu apparemment très variées d’un chapitre à l’autre. Autre information surprenante : un mode PVE serait prévu pour la sortie, même si très peu de détails ont été communiqués pour le moment, et aucune fenêtre de lancement n’a encore été annoncée.
En attendant d’en découvrir davantage, il est déjà possible d’ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam.
C'est donc bien officiel : Electronic Arts quitte la Bourse et passe sous le pavillon du fonds souverain saoudien (PIF) pour 55 milliards de dollars. Mais pendant qu'Andrew Wilson compte ses jetons dans son jet privé, les employés de l'éditeur feraient bien d'ouvrir LinkedIn. Pour financer ce LBO pharaonique, la structure se retrouve plombée par une dette colossale de 18 milliards de dollars auprès des banques. Et comme les nouveaux propriétaires entendent rentabiliser leur nouveau jouet très vite – selon les informations du toujours bien renseigné Jason Schreier –, le plan d'action s'annonce sanglant : réductions de coûts drastiques, fermetures de studios et licenciements massifs. En gros, essorer FC et Battlefield, puis virer le reste. P.
Tout commence par un message vocal de votre colocataire Fael, qui raconte s’être perdu dans son propre appartement. L’endroit est presque vide, à l’exception de quelques cartons et meubles délaissés, ainsi qu’un mystérieux dispositif électrique dont les câbles interminables traversent différentes pièces. Il n’y a aucune trace de Fael, mais suffisamment de notes griffonnées à la hâte et de feuilles volantes tirées de manuels d’instruction pour que vous compreniez que vous êtes désespérément seul, et que vous ne le retrouverez pas de sitôt.
Dès l’annonce de Looking for Fael, on avait été intrigués par la proposition du studio montpelliérain Swing Swing Submarine (Season after Fall) : des visuels pastel et des énigmes qu’on annonçait inspirés de Myst. Presque un an plus tard, la démo nous avait bien plu, et on s’attendait à voir la version complète arriver dans la foulée. Mais il aura fallu encore attendre une année supplémentaire pour le voir débarquer très discrètement sur Steam (merci l’absence de notification au lancement !) et profiter d’une expérience plutôt relevée, mais finalement assez accessible et très plaisante.
Genre :Puzzle game |Développeur : Swing Swing Submarine, La Poule Noire, ARTE France| Éditeur : ARTE France| Plateforme : Steam|Prix : 19,99 €|Langues : Français, anglais, allemand | Configuration minimale : i5-4690K, GTX 1060, 8 Go de RAM | Date de sortie : 16/07/2026 | Durée : 6 à 7 heures pour l’histoire de base, 3 à 4 heures supplémentaires pour les puzzles optionnels
Test effectué sur une version commerciale.
Entre rêve et technologie
Suite à un message sur son répondeur, notre personnage se lance à la recherche de Fael, son colocataire, perdu dans leur appartement. L’histoire, complètement surréaliste, mêle science-fiction et onirisme, dans une sorte de poursuite calme et sans pression, avec des environnements très sympas visuellement. Évidemment, ça se permet de tourner sur une patate sans aucun problème, tout en restant agréable à l’œil. La direction artistique, avec ses tons pastel, marche très bien, et le sound design l’accompagne à merveille. Les doublages – uniquement des messages enregistrés – sont de bonne qualité (et en français). Ils permettent d’ajouter de l’épaisseur à l’histoire en donnant de la personnalité à Fael.
Une sacrée maîtrise des mécaniques
La grande force de Looking for Fael, ce sont les énigmes diégétiques. On doit retrouver un code par-ci, faire le lien entre deux pièces par-là, le tout dans des environnements où se mélangent parfois plusieurs univers parallèles. La difficulté est progressive, mais elle atteint rapidement un niveau plutôt élevé. Il faudra beaucoup expérimenter, observer le moindre détail et tenter de faire des rapprochements entre tous les éléments aperçus à gauche et à droite. Une fois que tout s’emboite dans notre cerveau et qu’on arrive à mettre la solution en place, la résolution s’avère très satisfaisante. Non pas que le jeu nous fasse croire qu’on est si intelligent que ça, mais les mécaniques sont souvent vraiment malignes. Comme dans Blue Prince, la prise de screenshots et de notes est quasiment indispensable, même si c’est ici moins tiré par les cheveux et un peu plus accessible. À noter qu’à l’instar de Dimhaven – The Lost Source, un système d’indices progressifs est proposé si vous venez à être complètement paumé. Mais ce n’est pas intégré au jeu : il faut scanner un QR code pour accéder à une page sur le site de l’éditeur.
Il faut parfois persévérer
Dans les premières minutes du jeu, on récupère une petite console portable, la Game Leaf (une réplique de Game Boy Advance SP), qui nous sert à résoudre des puzzles inspirés de Sokoban et Tetris. Ils permettent d’accéder à de nouvelles pièces et de débloquer de nouvelles zones. On en croisera donc un très grand nombre tout au long de l’aventure. Si les premiers sont très simples, on arrive rapidement à se faire des nœuds au cerveau. À tel point que je ressortais frustré de ma première session de deux heures : je trouvais cette mécanique inutilement difficile et uniquement un prétexte pour ajouter des puzzles qui n’ont pas grand-chose à voir avec la choucroute. Mais en prenant un peu de recul, j’ai réussi à aborder ces séquences plus posément, et elles ne m’ont plus réellement posé de problème. J’ai même fini par enchaîner tous les challenges optionnels avec avidité pour voir tout ce que les développeurs avaient à proposer. Bref, il faut parfois un peu persévérer pour apprécier cette mécanique.
Une très bonne expérience
Looking for Fael est un excellent puzzle game. La narration est plutôt sympa et relie habilement les différentes énigmes. Les visuels et le sound design apportent une ambiance calme et apaisante, franchement agréable. Du côté de la mécanique principale, la difficulté devient assez rapidement élevée, mais tout reste logique et accessible. Les petits puzzles inspirés de Tetris sont néanmoins parfois frustrants. Rien d’insurmontable cependant, si l’on prend son temps. En revanche, les énigmes liées à l’environnement sont excellentes : elles nécessitent une bonne dose d’observation, une logique solide, et provoquent une grande satisfaction lors de leur réalisation. Bref, une très bonne expérience qui peut facilement occuper une petite douzaine d’heures si l’on cherche à tout compléter, mais qui n’a malheureusement pas vraiment décollé sur Steam. On ne voit pourtant pas vraiment pourquoi, mis à part un potentiel manque de communication. Si vous aimez le genre, aucune raison de vous en priver.
Si vous êtes intéressés par Looking for Fael, notre partenaire Gamesplanet le propose à –10 %, soit 18 €. Et en plus, ça nous fait gagner quelques centimes au passage.
Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.
Et on ose encore dire que le mérite n'est pas récompensé. Dans son dernier rapport, Electronic Arts révèle avec une fierté à peine dissimulée la fiche de paie de son PDG, Andrew Wilson. Pour l'exercice 2026, l’inestimable dirigeant a empoché 38,7 millions de dollars – en hausse de 8 millions –, boostés par des bonus et des actions. La raison ? Battlefield 6 a coché « toutes ses étapes de lancement », et la direction a déployé une « stratégie audacieuse » basée sur l'IA. Qu'importe, finalement, que cette prime astronomique tombe l'année même où EA a viré sans ménagement des dizaines de développeurs ayant charbonné sur ce même Battlefield 6 chez Criterion, DICE ou Motive ? Profitons bien de ces révélations : avec le rachat d'EA par l'Arabie saoudite et son passage en société privée, l'éditeur n'aura bientôt plus l'obligation de publier ses bilans. Encore une victoire pour la transparence. P.
Il y a des cicatrices numériques qui ne se referment jamais tout à fait. Pour le grand public, The Matrix Online (MxO pour les intimes) n’est qu’une ligne de plus dans la longue nécropole des MMO du milieu des années 2000, un projet mort-né développé par Monolith Studios et enterré par Sony Online Entertainment en 2009, sous les huées d'une poignée de fans en trench-coat de skaï.
Revenir quinze ans plus tard dans un lieu qui a bercé notre adolescence, c’est déjà une expérience assez étrange à vivre. Mais revenir dans ce même lieu pour s’apercevoir que tout le monde est parti, c’est un peu plus perturbant. Paragon City était une mégapole florissante au milieu des années 2000 durant l’âge d’or de City of Heroes, mais n’est plus que l’ombre d’elle-même aujourd’hui. Plongée au cœur d’un repaire à super-héros en reconversion professionnelle.
À l’heure où j’écris ces lignes, il y a exactement 34 personnes qui arpentent les mondes de Secret World Legends. Depuis son lancement, le RPG développé par Funcom a été presque entièrement déserté, à l’exception d’une poignée de joueurs nostalgiques du temps où ils pouvaient combattre des abominations innommables dans les rues de New York avec leurs amis, résoudre des enquêtes avec un carnet noirci de notes intégralement rédigées en morse, et suivre une histoire où se mêlent conspirations mondiales, légendes urbaines, mythologie égyptienne et folklore japonais.
En 2017, Funcom avait fait de la taille ajustable des pénis de ses avatars un argument de vente, ou du moins de buzz, de Conan Exiles (en 2017, on disait encore « buzz »). D’une manière générale, la « maturité » du jeu devait le distinguer de ses concurrents (en 2017, on disait déjà « maturité » pour dire « culs nus »).
Si je comprends l’utilisation du terme « friendslop », qui sous-entend que même le plus mal fichu des titres produits à la chaîne devient amusant à condition de le pratiquer avec ses potes, je refuse de l’employer pour désigner Big Walk qui n’est rien de moins qu’un très grand jeu.
On n'arrête plus l'exploitation du travail des enfants : au deuxième trimestre 2026, Roblox affiche un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dollars (+36 %). Une performance qui s'accompagne tout de même de 185 millions de pertes nettes, parce qu'il faut bien payer les serveurs qui hébergent le contenu pondu gratuitement par des mômes de dix ans. Pourtant, la direction tire la tronche. La faute aux bambins nord-américains qui rapportent moins à l'heure : au lieu de vider la carte bleue de maman dans les pièges à Robux habituels, ces ingrats préfèrent jouer à des titres captivants mais moins agressifs sur les microtransactions. Un ajustement d'algorithme favorisant la rétention des joueurs au détriment du passage immédiat à la caisse a provoqué ce drame financier. Les petits cons ! Pour se consoler, le PDG David Baszucki peut compter sur le déblocage du jeu en Russie et l'explosion des joueurs majeurs (+32 %). L'avenir appartient donc aux adultes, qui ne sont jamais que des enfants avec du pouvoir d'achat. P.
Fin juillet, le studio Frechou Games (Hands of Necromancy 1 et 2), récemment renommé en Rising Fire Games, a annoncé son nouveau projet : Profaned. Le studio délaisse le moteur GZDoom et l’ambiance à la Heretic pour rendre hommage à Exhumed (Powerslave aux US) avec le DarkPlaces engine, un dérivé du moteur de Quake. Et on ne va pas se mentir, ça a l’air plutôt sympa (sauf le FOV, ridiculement étroit).
Pour ce nouveau jeu, le studio français se fait épauler par des membres de la communauté Quake et l’un des devs et artistes de WRATH: Aeon of Ruin, ce qui est plutôt prometteur. Aucune date de sortie n’a pour l’instant été évoquée, mais le jeu passera d’abord par une phase d’accès anticipé. On nous promet six cartes, auxquelles s’ajoutera une arène dédiée à un boss. Deux autres chapitres sont d’ores et déjà prévus pour la suite.
En attendant plus d’informations, si vous êtes intéressés par Profaned, vous pouvez déjà l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.
Il y a quelques jours, l’éditeur Hellforge Studios, réputé pour ses rétro-FPS qui tâchent (DISDAIN, Coven, Divine Frequency…), a inondé sa bulle de fans de boomer shooters sur les réseaux sociaux à l’occasion de la sortie de la démo d’IVOR. On ne vous surprendra donc pas trop si on vous dit que c’est aussi un fast-FPS avec de gros pixels et une débauche d’hémoglobine.
Ne vous fiez pas à la miniature dégueulasse de la vidéo YouTube, c’est absolument excellent. On pense immédiatement à Dusk pour la maniabilité, et on se demande même si le feeling n’est pas encore meilleur. Si vous êtes un tant soit peu intéressés par le genre, courez vite essayer la démo. Il y a quatre niveaux et quelques armes à tester.
Pour l’instant, la date de sortie de la version complète n’a pas été annoncée. Mais on a hâte, maintenant qu’on a tâté la bête. Si IVOR vous intéresse (qui ne le serait pas ?), vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.