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Vue lecture

Télex

Teach My Little Sister How To Drive, où l’on guide à la voix une petite sœur IA au volant, a vu sa démo exploser chez les streameurs japonais. Résultat : plus de 1 000 dollars par jour de frais en tokens Gemini et ChatGPT, et un prêt bancaire pour les quatre développeurs pour garder la démo en ligne. P.
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La loi et Lord

Vingt-sept ans sans nouvel Ultima, et c’est finalement un bout de loi américaine qui pourrait relancer le bazar. Richard Garriott, alias Lord British, a vendu Origin Systems à EA en 1992 pour 30 millions de dollars. Or, le droit d’auteur US permet à un créateur de récupérer ses droits d'auteur 35 ans plus tard. Rendez-vous donc en 2027 ! Le bonhomme jure avoir proposé une relance « tous les dix ans environ », et à chaque fois EA se montrait très intéressé, mais ne donnait pas suite. Petit détail : l’éditeur garde la marque Ultima et vient même d’en déposer de nouvelles. Garriott récupère l’histoire, le code et l’univers, mais pas le nom. Reste à savoir si EA laissera faire sans broncher, ou si ses avocats ressortiront les vieux parchemins pour gagner du temps. Lord British, qui a déjà survécu à un assassinat en direct dans Ultima Online, devrait s’en remettre. P.
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La machine à remonter le temps

Oh là là, il y a des matins où l'on est heureux d'ouvrir les nouvelles ! Au milieu des douze mille annonces de licenciements et des articles sur « On a analysé tous les bikinis visibles dans les trailers de GTA VI », un message des Tchèques d'Amanita Design (Samorost, Botanicula et tant d'autres bijoux) : « NOUS FAISONS MACHINARIUM 2. » Dix-sept ans plus tard, nous allons enfin avoir droit à la suite de l'un des plus poétiques point & click de l'histoire, et découvrir ce qui arrive à Josef le petit robot. C'est la même équipe aux manettes, les premières images me donnent envie de lécher mon écran et c'est le moment, pour ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de faire le premier volet, de l'acheter pour moins de 5 euros. Bon, allons regarder cette histoire de bikini, par pure conscience professionnelle. P.
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Télex

Le gouvernement australien rappelle aux salariés leurs droits aux congés pour la sortie de GTA VI. Une infographie rappelle comment poser des jours légalement. Une délicate attention pour s'assurer que les citoyens pourront braquer des banques en toute légalité administrative, sans risquer de se faire gronder par les RH. P.
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Le retour de la Bobby

Le rachat géant de Warner par Paramount (désormais rebaptisé Skydance) accouche d'une fusion logique entre Warner Bros. Games et Paramount Game Studios. Le résultat ? Un mastodonte vidéoludique censé faire fructifier des décennies de franchises culte. Entre Batman, Harry Potter et Bob l'éponge, on a hâte que le studio fusionne les univers pour nous pondre des crossovers (non). Si les actionnaires se frottent les mains devant cette concentration de licences à 110 milliards de dollars, nous, on attend surtout de voir si les développeurs auront encore le droit d'utiliser autre chose que de l'AI gen. Vous pensez qu'ils ne seraient pas aussi maléfiques ? Dites-vous qu'ils viennent de nommer au conseil d'administration…  Bobby Kotick ! P.
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Immersive crim’

C'est le service R&D le plus flippant de l'histoire du jeu vidéo. Pour s'imprégner de l'ambiance locale de la Floride pour GTA VI, les développeurs de Rockstar n'ont pas fait les choses à moitié : ils sont allés fricoter directement avec des flics et des membres de gangs sur le terrain. Entre deux tirs de sommation, un contrôle d'identité musclé dans les Everglades et une bavure, l'équipe s'est assurée que le chaos de Vice City serait d'un réalisme terrifiant. Sam Houser renchérit : « Oh, et pour que ce soit encore plus réaliste, nos équipes se sont envoyé des kilos et des kilos de co... » Ah, ça a coupé. P.
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My Syndic in a box

Les équipes de D&D et Magic : The Gathering rejoignent le syndicat United Wizards of the Coast pour exiger de meilleures conditions de travail et contrer les avancées de l'utilisation de l'IA. Un geste courageux, quand on travaille pour Hasbro. Si Wizards of the Coast refuse de reconnaître le syndicat d'ici le 13 octobre, la terre s'ouvrira sous leurs pas, le ciel grondera tel un dragon et le... non, en fait il faudra juste relancer les démarches. Couverture santé, charge de travail raisonnable, propriété intellectuelle des créations réalisées hors du bureau, les demandes des salariés ne semblent pas impossibles mais rien ne nous permet de croire que la direction va faire autre chose que faire rouler un D20 et annoncer « Ah non, c'est un échec critique pour vous ». P.
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Quand des Monopoly devaient rester clandestins

Il existe un épisode historique incroyable dans lequel se faire gauler avec une boîte de jeu aurait pu coûter la vie à certains. Des boîtes issues d’une collaboration sans précédent entre les services secrets anglais et un éditeur privé. Un cas unique où le jeu en lui-même n’était pas interdit mais où le contenu de certains exemplaires qu’on pourrait qualifier de « collectors » devaient être cachés. En 1941, le Monopoly a servi à faire sortir des types de prison, pour de vrai.
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Merci patron !

Martin Klima, le cofondateur de Warhorse Studios à qui l’on doit Kingdom Come : Deliverance, a une petite prière à adresser aux cieux du jeu vidéo : par pitié, faites que GTA VI sorte à 80 dollars (et même plus, ne soyons pas timides !). Selon le patron tchèque, le secteur court droit dans le mur. Entre le coût de développement des AAA qui s'envole et un parterre d’acheteurs qui ne s’élargit plus, augmenter le prix unitaire reste, d'après lui, la seule issue pour survivre sans empiler les microtransactions. Sauf que tout le monde flippe à l'idée d'amorcer la hausse. Le salut viendrait donc de Take-Two et Rockstar, seuls acteurs assez puissants pour forcer la pilule auprès des joueurs. Klima avoue pourtant ne rien comprendre au raz-de-marée GTA, mais il prie bien fort pour que le rouleau compresseur ouvre la voie. C’est beau, la solidarité de classe patronale. P.
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Oliva

Oliva a été ma découverte d’amour au festival d’Essen 2025. Un petit jeu de deckbuilding portugais, joli comme tout et sur un thème que j’affectionne particulièrement, en tant qu’homme du Sud : les olives.
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Pilgrims : Curieuses Aventures

Il faut que je vous fasse un aveu : je ne porte pas beaucoup de studios de jeux vidéo dans mon cœur. D’abord parce que ces gens n'arrêtent pas de me donner du boulot, et que j’aime bien glander, mais surtout car beaucoup sont devenus de simples entreprises, avec tout ce que ça implique de négatif. Et puis il y a les exceptions, les studios d’artistes.
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Gunsen : The Battle for Toshi Ranbo

Il y a des auteurs qui ont la confiance. Annoncer un jeu comme un mélange de Scythe et de Kemet, c'est osé. Un peu comme si un réalisateur vous disait avant la projection : « J'ai essayé de faire un mix entre du Coppola du Kubrick. » Il faut des appuis solides.
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WikiMasters

Magic ? De la merde. Pokémon ? Un truc pour les gosses. One Piece ? Un piège d’influenceurs. La vraie révolution du JCC est ailleurs, en ligne et gratuite.
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1975 White Christmas

Il y a des titres trompeurs. 1975 White Christmas n'est pas un jeu sur les guirlandes et le vin chaud. C'est le signal radio qui, le 29 avril 1975, a annoncé à Saïgon que la ville allait tomber d'une minute à l'autre, et qu'il était temps d'évacuer tout ce qui pouvait encore l'être.
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Leviathan Wilds

Il y a deux ans, j'écrivais sur Leviathan Wilds : « Écoute-moi, éditeur français, toi mon ami, toi mon frère : localise ce jeu, fais-le distribuer en boutique. J'y passe des heures, et je hais pourtant de toute mon âme Tabletop Simulator et son interface pourrie. »* Il faut croire que l'influence de la presse n'est pas morte, car Philibert (oui oui, la boutique en ligne) a décidé de localiser et de vendre le jeu en français. Enfin, enfin je peux y rejouer dans de bonnes conditions, avec des pions et des vraies cartes.
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Ghost of a Tale 2

Seith (Lionel Gallat, ex-DreamWorks) est un cas à part dans l'industrie : quasiment seul aux manettes du premier opus de Ghost of a Tale, sorti après quatre ans de développement sous Unity, il ne vend jamais de révolution. Sa promesse pour cette suite – dont il gère encore 90 % de l’aspect artistique et du développement – tient en une phrase : faire « un peu mieux » sur chaque aspect, sans réinventer une formule imparfaite, mais aussi sympathique que son auteur.
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Avé Lemming

Depuis 1991, tout le monde le sait : un lemming, c'est con. Pas suicidaire par idéal, juste con. Ravensburger garde l'essentiel – la stupidité – et y ajoute une dose de traîtrise version toge romaine.
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No Law

Petite précision d'emblée : je n'ai touché à rien. No Law, c'était une présentation encadrée, Tor Frick (co-fondateur et co-directeur créatif de Neon Giant) aux commandes, avec le boniment habituel d'un studio maître du pad. Alors forcément, ça reste à prendre avec les pincettes qui s'imposent – mais bon sang, ce que j'ai vu m'a parfois scotché.
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Spirits of the Wild : Awakening

On m'a refilé un jeu Mattel. MATTEL. La boîte qui a inventé Polly Pocket, Hot Wheels, et cette poupée Hello Barbie qui écoutait et enregistrait les enfants (authentique, il y a même eu un procès). Autant vous dire que quand le distributeur français Pixie Games m'a tendu Spirits of the Wild en mode « vas-y, teste-moi ça », j'ai eu à peu près le même enthousiasme qu'un chat en route pour chez le vétérinaire. Je m'attendais à du carton mou, des pions en plastique qui sentent le pétrole bon marché, et une règle rédigée par un stagiaire payé en bons d'achat Toys "R" Us (RIP bébé, je t'aime toujours).
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Marvel’s Wolverine

Subtilité, nom féminin (latin subtilitas) - Caractère de quelqu'un, de quelque chose qui est subtil, pénétrant, ingénieux : j'admire la subtilité de sa pensée. - Finesse, raffinement de la pensée, de l'expression, etc. Synonymes : délicatesse, finesse, lucidité, perspicacité, raffinement, sagacité. Antonyme : Wolverine d'Insomniac Games.
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