❌

Vue lecture

[TEST] Clive Barker’s Hellraiser: Revival : ne gachez pas une si bonne souffrance

Cela faisait un petit moment qu’on n’avait pas vu une nouvelle adaptation des œuvres de Clive Barker. Du mémorable Undying en 2001 au mitigé Jericho en 2007, on attendait avec curiosité l’adaptation de son univers le plus viscéral : Hellraiser. Avant de devenir un classique du cinéma d’horreur des années 80, Hellraiser est né sur le papier en 1986 avec la nouvelle The Hellbound Heart. C’est à ce monument que s’attaque aujourd’hui Saber Interactive dans Clive Barker’s Hellraiser: Revival, avec l’aval direct de l’écrivain britannique. Voir débarquer les Cénobites et la redoutable boîte de Lemarchand dans un FPS orienté action-horreur était un pari risqué, mais les premières minutes de jeu ont montré une fidélité absolue. C’est sans concession, poisseux, malsain et viscéral, mais jamais gratuit. Hellraiser: Revival embrasse sans détour la noirceur originelle de Barker, où gore, cuir et chair lacérée s’assument pleinement sans jamais rougir.

Genre : Action, horreur | Développeur : Saber Interactive | Éditeur : Saber Interactive | Plateforme : Steam | Prix : 39,99 € | Langues : Anglais, sous-titres en français | Configuration recommandée : i5-12400F / Ryzen 5 5600X, RX 6600 XT /  RTX 3060, 16 Go de RAM | Date de sortie : 08/10/2026 | Durée : 12 heures

Test réalisé sur la version Steam.

20261008155542 1 scaled
20261008155018 1 scaled
20261008161332 1 scaled
20261009104046 1 scaled
20261009104018 1 scaled
20261009105627 1 scaled

Une histoire de cœurs

Tout au long de l’aventure, vous allez suivre l’histoire d’Aidan Lynch, un ancien taulard membre d’un gang criminel affilié aux Hellraisers. Son quotidien tournait jusqu’ici autour de la drogue, de l’alcool et du sexe : un profil autodestructeur taillé sur mesure pour attirer les foudres de la boîte de Lemarchand. Lorsque lui et sa compagne Sunny finissent par activer le cube mécanique, Aidan voit débarquer les Cénobites. Pris au piège, Sunny se retrouve esclave de la douleur, et son corps n’est rapidement plus qu’un tas d’os et de chairs en lambeaux. Pour espérer la sauver et lui rendre son enveloppe humaine, le marché imposé par les Cénobites est simple : vous allez devoir leur rapporter les trois cœurs des fidèles de Léviathan. Une quête viscérale qui embarque notre homme dans une descente aux enfers monumentale où règnent la souffrance et le sadisme, et où tous les interdits sont mis en avant. On retrouve dans cette trame énormément de similitudes avec la mythologie Hellraiser. Les Cénobites y sont ultra bien représentés : les quatre figures emblématiques du Dédale sont bel et bien de la partie et nous accompagnent dans notre parcours avec plus ou moins de bienveillance. Dans l’ensemble, l’histoire demeure particulièrement fidèle à l’œuvre d’origine et ravira sans mal les fans de cette saga devenue culte.

Un air de Village

Hellraiser: Revival n’est pas un simple FPS horrifique. C’est aussi un jeu d’action aux mécaniques de survival horror bien connues. Les inspirations évidentes puisées du côté de Resident Evil Village sont très présentes. Pour autant, le titre propose différents rythmes. On alterne ainsi entre des phases d’exploration orientées horreur, des puzzles à résoudre, et des séquences d’action beaucoup plus musclées. Vous passerez bien évidemment par le fameux monde du Labyrinthe où des séquences de plateforme et des courses-poursuites seront au rendez-vous. Lors de l’aventure, à plusieurs reprises, le jeu imposera des moments de respiration avec une gestion d’inventaire obligatoire. Celui-ci étant limité, vous ne pourrez pas tout transporter et, même en augmentant la capacité de stockage, vous serez obligé de déposer votre matériel dans des caisses de stockage mises à disposition près de la marchande. En fouillant les recoins de chaque zone, on glane des pièces de monnaie et divers objets. On déverrouille des coffres et on déniche divers trésors destinés à être revendus. Le pécule ainsi amassé permet ensuite d’acheter du soin, de précieuses munitions, des plans de fabrication, mais aussi d’améliorer l’arsenal – armes de mêlée comme armes à distance. La boucle de progression et les allers-retours réguliers rappellent bien évidemment les aventures mouvementées d’Ethan Winters dans RE Village. Même si l’aventure se veut assez linéaire, on retrouve le principe du hub, où l’on part explorer une zone avant de revenir au point central pour y ouvrir une porte.

Côté mobilité, la prise en main propose l’essentiel : sprint, glissade et possibilité d’effectuer un demi-tour instantané. Pour un FPS orienté action et infiltration, on regrette toutefois l’impossibilité de se pencher sur les côtés. Se décaler à découvert nous expose bien trop facilement à la vue des ennemis, d’autant que lors des gunfights, ces derniers n’hésitent pas à se mettre à couvert et à se pencher pour nous canarder. Autre concession déroutante : l’impossibilité pure et simple de sauter, l’action étant ici remplacée par un dash d’esquive taillé pour éviter les attaques au corps-à-corps. Au-delà des combats, cette absence de saut engendre une sacrée frustration dans l’exploration. À l’image de Silent Hill: Townfall, on se retrouve régulièrement bloqué devant une simple caisse ou des obstacles ridicules d’à peine un mètre de haut qu’il est impossible d’enjamber ou d’escalader.

20261012114750 1 scaled
20261012103811 1 scaled
20261012102522 1 scaled
20261012103832 1 scaled
20261012111137 1 scaled
20261012112257 1 scaled
20261012113818 1 scaled
20261012155306 1 scaled
20261012155738 1 scaled
20261013105503 1 scaled

Tout dans le cuir, rien dans le canon

Lors des affrontements, même s’il est possible d’éliminer discrètement un ennemi ou deux au couteau, la furtivité montre vite ses limites. La fête se termine généralement en bain de sang, parsemé de membres coupés et de cadavres inertes. On peut également manipuler les flammes pour transformer la moindre menace en torche plus ou moins humaine. Ainsi, on prendra plaisir à préparer des pièges à ours et à verser de l’essence sur le sol pour se préparer à une future embuscade. Le corps-à-corps s’avère gratifiant et plutôt efficace, même s’il demande de s’exposer. On jongle entre deux catégories d’instruments : les armes contondantes (battes, masses) et les armes tranchantes (scies, machettes). Les premières servent principalement à fracasser les protections et armures des créatures, ouvrant une brèche pour que les secondes puissent enfin découper la chair dignement. Attention toutefois à l’usure : chaque arme de mêlée dispose d’une jauge de durabilité, et il faudra les entretenir et les renforcer à l’aide de kits d’amélioration.

Utiliser le cube consomme de la souffrance. Celle-ci se régénère en éliminant les cibles. La boîte de Lemarchand confère des pouvoirs de télékinésie permettant de projeter violemment des scies circulaires, ou d’autres joyeusetés tranchantes directement dans le buffet des assaillants. Une mécanique qui dynamise les combats en offrant aux  joueurs une alternative quand on manque de munitions.

Concernant les armes à feu, les sensations de tir ne constituent clairement pas la force du titre. Pourtant, l’arsenal mis à disposition est plutôt complet : pistolet, revolver, fusil à pompe, AK et pistolet-mitrailleur. Tous peuvent recevoir diverses améliorations pour gonfler leurs caractéristiques, qu’il s’agisse de monter des viseurs ou de leur greffer des munitions inflammables. Le bât blesse en revanche sur le feeling : les détonations sont assez timides et l’ensemble des armes accuse un certain manque de punch souris en main. Mais des interactions avec le décor permettent d’infliger de lourds dégâts au lieu de simplement vider ses chargeurs en reculant.

Le bestiaire, quant à lui, est assez limité. On retrouvera les fidèles cultistes au goût vestimentaire douteux et des immondices d’un autre monde. Leur apparence varie selon la puissance de l’ennemi. Du côté des boss, on se retrouve la plupart du temps face à des sacs à PV dont les attaques deviennent vite prévisibles. Les affrontements prennent systématiquement place dans des arènes fermées, gavées de ressources et de caisses de ravitaillement. Des ressources utiles dans les plus grosses difficultés du jeu ou celles-ci se font rares. Même si les duels se bonifient au fil des heures, il est un peu frustrant de devoir patienter jusqu’à l’ultime boss pour avoir enfin droit à un combat qui a de la gueule et du répondant.

20261009132051 1 scaled
20261009131853 1 scaled
20261009130750 1 scaled
20261009130356 1 scaled
20261009123916 1 scaled
20261009120220 1 scaled
20261009113400 1 scaled
20261009113314 1 scaled
20261009113103 1 scaled
20261009113055 1 scaled

Un sans-faute pour Pinhead, pas pour Unreal Engine

Côté technique et réalisation, la plus grande réussite du titre réside sans conteste dans sa direction artistique et son level design, qui rendent un hommage vibrant à l’univers créé par Clive Barker. L’une des véritables forces de la progression est ce changement permanent entre le monde réel et le Dédale. Si le monde réel pose le cadre, le Labyrinthe, lui, s’impose comme la véritable pièce maîtresse du jeu : une identité visuelle magistrale et malsaine, où l’architecture sublime chaque détour. C’est ultra détaillé et particulièrement soigné visuellement. Les longs couloirs et cette infinité de béton sont fidèles à l’univers. Aussi, on appréciera – ou pas – la présence de nudité sans détour et du BDSM. Un parti pris suffisamment rare dans les production actuelles. Mention spéciale au passage dans un club fétichiste, une séquence à la fois dérangeante et hilarante, qui marche du feu de dieu.

Sur le plan des performances pures, le bilan s’avère un poil plus mitigé. Sans être aux fraises, l’Unreal Engine montre encore ses limites habituelles, avec de fâcheux stutters et des petits freezes qui viennent parfois gâcher la fête, surtout lors des transitions ou des arrivées d’ennemis. Rien d’absolument rédhibitoire pour clore l’aventure, mais on espère que les prochains correctifs viendront raboter ces aspérités techniques. L’ambiance sonore, pour sa part, est vraiment réussie. Le travail sur les effets d’ambiance et les bruits de chair triturée renforce l’angoisse en permanence. Le doublage s’avère lui aussi particulièrement solide, avec une mention spéciale incontournable pour Pinhead : le fait que Doug Bradley, son interprète original, soit revenu prêter sa voix, ancre définitivement le jeu dans sa mythologie et procurera des frissons chez les puristes.

Du plaisir dans la douleur, mais pas partout

Saber Interactive ne signe pas un chef-d’œuvre intemporel du FPS, mais livre une adaptation infiniment plus respectueuse et viscérale que ce à quoi les adaptations de films d’horreur nous ont habitués. En piochant sans vergogne dans la formule éprouvée de Resident Evil Village, Hellraiser: Revival s’assure une boucle d’exploration prenante, transcendée par une direction artistique remarquable et un sound design de qualité. Dommage que le tableau soit terni par un gunplay un peu plat, des boss prévisibles et une mobilité qui vient briser l’immersion sur certains obstacles. On regrettera également l’absence d’un mode New Game Plus, pourtant classique absolu du survival-horror. Les fans d’horreur et surtout de Clive Barker y trouveront quand même largement leur compte : un spectacle d’une noirceur fascinante, voire irrésistible, tellement bien mis en scène qu’on adore s’en délecter, tout en remerciant le ciel de ne pas être attaché au crochet. Entre cuir noir, piercings, chairs écorchées, crochets, scarifications et chaînes, tout est parfaitement assumé et confère au titre une identité unique pour un jeu vidéo.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

  •  

Recall

En 2022, avec Revive, Kristian Amundsen Østby et sa clique plaçaient la Norvège sur la carte du jeu de gestion (si si, ça existe, c’est le guide du Routard des geeks). Quatre ans plus tard, Recall cherche à prendre sa place. Mais le souvenir de son ancêtre est toujours bien ancré.
  •  

Cop Bastard, le crachat de la justice touchera le couillon de voyou le 29 octobre prochain

Désormais édité par Retrovibe, Cop Bastard, le rétro-FPS se déroulant dans les rues du Japon, a dévoilé hier sa date de sortie, soit le 29 octobre prochain. Ici, il est juste de question de prendre les armes pour plomber du yakuza et repeindre les allées de leur sang. Il ne faut surtout pas oublier de conclure tout cela en leur crachant à la figure. Comme vous l’aurez compris, ce rétro-FPS ne semble pas briller par la profondeur de son scénario. L’IA ennemie est toujours aux abonnés absents et le gunplay a l’air de faire mouche grâce aux énormes giclées d’hémoglobine. Même si la boucle de gameplay paraît redondante, on pourrait tout de même bien s’amuser pendant quelques heures.

En attendant la sortie de Cop Bastard pour la fin de ce mois, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits Steam ou GoG et également jouer à la démo toujours disponible.

  •  

Les improbables circuits de recyclage des GPU par système D

Une Steam Machine au cinquième de son tarif ou un supercalculateur d’IA personnel pour le prix d’une RTX 5050 d’occasion : trop beau pour être vrai ? Et pourtant, ces secrets bien gardés ont fait le bonheur d’une poignée de petits rusés… jusqu’à ce que des confrères ne vendent la mèche.
  •  

Hot Streak

C’est parti ! Le hot-dog géant s’élance, il se décale vers la droite et bouscule Dangle, la lotte, qui s’effondre au sol, tandis que la Reine-mère pique un sprint. Gobbler l’ursidé la rattrape et piétine le pauvre poisson rampant, qui décède sur le coup. La saucisse se retourne et caracole à contresens, catastrophe ! Je savais que j’aurais dû miser sur la maman, elle les a tous explosés !
  •  

Hara-kiri pour Total War : Shogun 2

Mi-octobre, Creative Assembly remplaçait son vénérable Total War : Shogun 2 (sorti en 2011) sur Steam par Total War : Shogun 2 Complete Edition, un remaster modernisé vendu dix euros plus cher. Ça a déjà énervé du monde. Quelques jours plus tard, le studio anglais a carrément retiré de la vente cette « édition complète » à cause d'une vague massive de plaintes et de critiques Steam archinégatives. En cause : l'upscaling des textures est dégueulasse à cause d'un algo IA pourri, le jeu rame, certains bugs datant d'une décennie n'ont toujours pas été corrigés et d'autres ont même été introduits spécialement par cette version de l'enfer. Notons que ce remaster a été développé par un studio externe. Creative Assembly doit en ce moment même leur souffler dans les bronches et travaille pour « identifier les problèmes ». A.
  •  

The Merlies

Alors que les êtres humains ont disparu en laissant toutes leurs cochonneries derrière eux, les Merlies, de minuscules oiseaux, vivent dans la joie et l’harmonie. Mais lorsqu’une tempête détruit leur maison, les voilà dispersés aux quatre coins du monde. Il ne reste donc plus qu’à aller les chercher un par un et reconstruire leur village !
  •  

Humankind 2

La première chose que j’ai ressentie en voyant le studio Amplitude annoncer Humankind 2 il y a quelques mois, c’est la surprise. Pourquoi ? Comment ? Qu’est-ce qui allait vraiment changer ? Était-ce vraiment nécessaire ? Deux heures en compagnie du jeu, et me voilà rassuré sur presque tous les plans.
  •  

Epic : baisse ta culotte, c’est l’IA qui pilote

Si vous aviez encore le moindre doute là-dessus, Epic part à fond les ballons sur l'autoroute de l'IA, sans ABS, sans airbag, sans même allumer le GPS pour savoir s'il est sur la bonne route. Ainsi apprend-on grâce à Bloomberg qu'ils ont ordonné à leurs développeurs de passer en mode Turbo Full IA, aussi bien pour le code que pour le contenu artistique, afin de terminer leur nouveau jeu de shoot Marvel/Star Wars. Plus rien ne sera fait à la main (c'est trop lent), tout doit être généré par des prompts. Les employés font la gueule. Dans la foulée, Epic annonce aussi que son nouvel Epic Game Store a été entièrement vibe-codé et se gargarise que la plateforme tourne désormais beaucoup plus rapidement que Steam. Ce qui n'est pas très difficile vu qu'il n'a qu'une fraction des fonctionnalités offertes par Valve et que plus grand monde ne l'utilise. A.
  •  

Canard PC Jeux de plateau Hors-série n°20

Tout le monde a joué une fois sous la couette, après l'extinction des feux, avec une lampe de poche coincée entre l'oreille et l'oreiller. On avait sept ans, un jeu volé dans le tiroir du salon, et la conviction profonde que les parents ne se doutaient de rien. Ils s'en doutaient.
  •  

Ce qu’on attend et ce qu’on n’attend pas au festival d’Essen 2026

Chaque année, le même rituel. La liste « Geekpreview spiel » sur le site de référence boardgamegeek.com devient le bouquin de chevet (ou plutôt le bottin, vu le volume) des pèlerins d'Essen assoiffés de nouveautés. Ils la scrollent jusqu'à s'écorner le pouce, s'irriter la cornée, d'autant que ce parchemin méphistophélique n'en finit jamais de s'allonger, jusqu'à alégrement dépasser le millier de tentations. Tels des ouailles du consumérisme, on se félicite de n'avoir retenu « que » 100 jeux à surveiller dans sa shortlist. Il suffit ! 
  •  

Hail to the king, baby

Richard Gray, dit Levelord, est mort le 12 octobre 2026 à l'âge de 68 ans. Si vous ne connaissez pas son nom, vous êtes certainement familier avec son travail, puisque c'est à lui qu'on doit l'essentiel des niveaux de Duke Nukem 3D. Véritable légende du level design (à l'époque le mot n'existait pas, on appelait ça « faire des cartes »), il a été l'un des premiers à réfléchir aux grands principe du métier, en publiant dans des magazines de jeu vidéo américains des guides destinés aux level designers débutants. Ag.
  •  

Ace Combat 8 : Wings of Theve

Je ne suis pas le premier à le remarquer : aussi horrible soit-elle, la guerre d'Ukraine est aussi le premier conflit armé directement inspiré d'Ace Combat. Armées hétérogènes où MiG-29 bricolés et F-16 se battent côte à côte, flottes de drones déployés depuis des camions et pilotés par des types aux oreilles percées à peine sortis de l'adolescence : ce dont Bandai Namco a rêvé, Kyiv l'a fait. Il est donc bien normal que, pour ce huitième épisode, Ace Combat rende hommage au conflit qui lui a tout piqué.
  •  

Sublustrum, un puzzle-game fortement inspiré de Myst et Riven

Vous savez sans doute qu’à la rédac’, on aime se creuser les méninges. Alors quand on voit passer un petit puzzle-game sorti de nulle part, mais qui semble visuellement plutôt sympa, on s’y attarde forcément. C’est le cas de Sublustrum, développé par Brickworks Games et édité par HypeTrain Digital (PAPERHEAD, Alkahest…). Quelques secondes suffisent pour voir que le titre s’inspire franchement de jeux comme Myst ou Riven, et ce n’est pas pour nous déplaire. Des playtests sont organisés jusqu’au 25 octobre. Et comme il suffit de cliquer sur le bouton pour obtenir l’accès, on l’a testé pendant une bonne demi-heure.

Sans surprise, le gameplay est plutôt lent, et il faut réfléchir, même sur les premières énigmes. La direction artistique est plutôt réussie, et on a été surpris par la très bonne qualité du doublage (en anglais). Le scénario est forcément un peu cryptique, mais n’a pas l’air inintéressant. Bref, c’est très chouette, et on a préféré ne pas trop poursuivre pour profiter de l’expérience dans sa globalité lorsque le jeu sortira.

Si vous aimez autant faire chauffer votre cerveau que nous, n’hésitez pas à jeter un œil aux playtests de Sublustrum et à l’ajouter à votre liste de souhaits Steam le cas échéant. Pour l’instant, le jeu est prévu pour le premier trimestre 2027.

  •  

Une très bonne démo pour Deadzone: Rogue 2, mais impossible à différencier du précédent opus

Le 8 octobre dernier, Prophecy Games a publié une démo pour Deadzone: Rogue 2, après des playtests en août, à peine plus d’un an après la sortie en version finale de Deadzone: Rogue, le premier épisode. Pour rappel, il s’agit d’un roguelite coopératif jusqu’à trois joueurs dans des successions de salles plutôt restreintes, peuplées d’ennemis de plus en plus énervés, jusqu’à atteindre un boss. À chaque zone nettoyée, on gagne des bonus très significatifs, qui permettent de suivre une voie souvent différente de celle de ses petits copains. Le feeling des armes est généralement bon, surtout quand elles disposent de modificateurs environnementaux dont les effets peuvent être cumulatifs. Enfin, une métaprogression permet de limiter la frustration à chaque mort. Quoi ? De quel épisode parle-t-on ? Des deux, évidemment, puisqu’il n’y a aucune différence !

Dimanche dernier, on a testé la démo en live sur Twitch avec MathMoite et Loulou. Et on s’est beaucoup amusés. Mais on ne se serait pas moins amusés en relançant le premier opus, tant les deux titres sont similaires. Alors oui, l’interface a été un poil remaniée, notamment sur l’aspect métaprogression, et les pouvoirs à débloquer ont sans doute eux aussi été retouchés, mais rien qui ne semble radicalement éloigné du précédent épisode.

Si vous voulez du bon more of the same, vous pouvez lancer la démo de Deadzone Rogue 2, et ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam si vous êtes convaincus.

  •  

Une bêta fermée à partir du 19 octobre pour HUNGER, un « extraction RPG »

La semaine dernière, le studio australien GOOD FUN CORPORATION, anciennement Black Matter (Hell Let Loose), a partagé une vidéo pour annoncer le lancement d’une bêta fermée pour HUNGER le 19 octobre. On peut tenter d’y participer en se rendant sur la page Steam et en cliquant sur le bouton idoine. Le game director nous prévient que cette bêta s’apparentera davantage à un test technique, destiné à vérifier si les serveurs tiennent la charge. En effet, l’engouement autour du titre semble plutôt élevé, et cela surprend même les développeurs.

Quelques jours plus tard, une nouvelle vidéo a été publiée, mais cette fois-ci pour nous décrire un peu plus en profondeur ce qu’on pourra attendre du jeu :

Le titre de la vidéo est sans ambiguïté : ils veulent créer un nouveau sous-genre, « l’extraction RPG ». Au-delà de l’aspect shooter – ou slasher, puisqu’il y a pas mal d’armes de mêlée –, les mécaniques que l’on retrouve dans les RPG paraissent prédominantes : gain de niveaux, déblocage de compétences, quêtes… On nous parle même de notion de MMO, notamment pour le hub, dans lequel on pourra rencontrer d’autres aventuriers. La progression est donc persistante et sans wipe forcé. En revanche, comme dans tous les jeux d’extraction, on perd son matos et les ressources lootées quand on crève contre un énième campeur dans un buisson. Les raids devraient durer entre 20 et 30 minutes. Visuellement, ça commence à envoyer du pâté, et les personnages semblent enfin avoir retiré le balai qu’ils avaient dans le cul, comme on pouvait le voir dans les précédentes vidéos.

Si vous avez envie de tester HUNGER le 19 octobre, n’hésitez pas à vous rendre sur sa page Steam et demander l’accès à la bêta fermée.

  •  

Je ne l’avais pas dans mon bingo de la simu’

Dans la catégorie « Êtes-vous vraiment certain qu'il nous fallait un simulateur de ça ? », signalons l'arrivée prochaine de Flak Simulator, un jeu qui consiste à manier, en solo ou en coop', le célèbre canon antiaérien allemand de 88 mm largement employé durant la Seconde Guerre mondiale. Franchement, je suis dubitatif sur l'intérêt de la chose. Le rôle ingrat de ces engins était de tirer au petit bonheur la chance sur des formations de bombardiers, en tentant de deviner leur altitude (jusqu'à 10 000 mètres) et leur position approximative au moment où la munition explose dans le ciel. Une sorte de sniping du désespoir, qui a surtout été (moyennement) efficace à cause du nombre énorme de ces canons positionnés par les boches. Bien sûr, je vais me précipiter dessus dès que ça sortira en fin d'année, parce que je suis curieux et que j'ai déjà essayé des jeux beaucoup plus idiots. A.
  •  

Gears of War : E-Day

Je crois que c’est lors d’un affrontement avec un locuste volant, une poche à spores gigantesque et meurtrière, que j’ai saisi que l’écriture de Gears of War : E-Day ne décollerait jamais. « C’est une couille géante !  » (sic) a hurlé un de mes hommes, avant que tous les autres ne lâchent une réplique pour corroborer cette analyse.
  •  

Après s’être fait déposséder de Projekt Z, les devs de 314 Arts rebondissent sur NightRunner, leur extraction shooter PvE

Si vous lisez NoFrag assidûment, le titre de cette news ne vous apprend rien. Mais il y a quelques jours, le studio 314 Arts a publié un premier devlog pour NightRunner, le projet remplaçant Projekt Z: Beyond Order, qui leur a été enlevé par leur ancien éditeur Maximum Entertainment.  Aucune mention de leur précédent titre, ce qui n’augure rien de bon pour ceux qui espéraient une récupération in extremis. Il semblerait que l’équipe soit maintenant totalement dédiée au nouveau projet. Apparemment, ils n’en sont qu’au stade de la vertical slice (une sorte de démo destinée à présenter les différentes possibilités du jeu), donc même pas encore en pré-alpha. Ils ont pourtant lancé une phase de tests fermés sous NDA pour tâter le terrain.

Visuellement, on ne va pas vous mentir : le design des ennemis est absolument dégueulasse, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Le feeling des armes, au contraire, semble plutôt sympa, d’autant qu’il était assez violent dans Projekt Z. On n’est donc pas à l’abri d’un jeu correct.

Le développeur nous rappelle brièvement le concept : un extraction shooter futuriste coopératif, PvE uniquement, avec des sortes de zombies. Rien de bien original, mais on le suivra tout de même du coin de l’œil au cas où.

Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à ajouter NightRunner à votre liste de souhaits sur Steam, en attendant plus d’infos.

  •  
❌