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Planqué bien au chaud

Et on ose encore dire que le mérite n'est pas récompensé. Dans son dernier rapport, Electronic Arts révèle avec une fierté à peine dissimulée la fiche de paie de son PDG, Andrew Wilson. Pour l'exercice 2026, l’inestimable dirigeant a empoché 38,7 millions de dollars – en hausse de 8 millions –, boostés par des bonus et des actions. La raison ? Battlefield 6 a coché « toutes ses étapes de lancement », et la direction a déployé une « stratégie audacieuse » basée sur l'IA. Qu'importe, finalement, que cette prime astronomique tombe l'année même où EA a viré sans ménagement des dizaines de développeurs ayant charbonné sur ce même Battlefield 6 chez Criterion, DICE ou Motive ? Profitons bien de ces révélations : avec le rachat d'EA par l'Arabie saoudite  et son passage en société privée, l'éditeur n'aura bientôt plus l'obligation de publier ses bilans. Encore une victoire pour la transparence. P.
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Microlonies

Je ne suis pas très fort en astrologie chinoise, mais je crois bien que cette année, dans le monde du jeu de plateau, c’est l’année de la fourmi.
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The Matrix Online

Il y a des cicatrices numériques qui ne se referment jamais tout à fait. Pour le grand public, The Matrix Online (MxO pour les intimes) n’est qu’une ligne de plus dans la longue nécropole des MMO du milieu des années 2000, un projet mort-né développé par Monolith Studios et enterré par Sony Online Entertainment en 2009, sous les huées d'une poignée de fans en trench-coat de skaï.
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City of Heroes

Revenir quinze ans plus tard dans un lieu qui a bercé notre adolescence, c’est déjà une expérience assez étrange à vivre. Mais revenir dans ce même lieu pour s’apercevoir que tout le monde est parti, c’est un peu plus perturbant. Paragon City était une mégapole florissante au milieu des années 2000 durant l’âge d’or de City of Heroes, mais n’est plus que l’ombre d’elle-même aujourd’hui. Plongée au cœur d’un repaire à super-héros en reconversion professionnelle.
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Excursion dans les MMO abandonnés : Secret World Legends

À l’heure où j’écris ces lignes, il y a exactement 34 personnes qui arpentent les mondes de Secret World Legends. Depuis son lancement, le RPG développé par Funcom a été presque entièrement déserté, à l’exception d’une poignée de joueurs nostalgiques du temps où ils pouvaient combattre des abominations innommables dans les rues de New York avec leurs amis, résoudre des enquêtes avec un carnet noirci de notes intégralement rédigées en morse, et suivre une histoire où se mêlent conspirations mondiales, légendes urbaines, mythologie égyptienne et folklore japonais.
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Age of Conan : Unchained

En 2017, Funcom avait fait de la taille ajustable des pénis de ses avatars un argument de vente, ou du moins de buzz, de Conan Exiles (en 2017, on disait encore « buzz »). D’une manière générale, la « maturité » du jeu devait le distinguer de ses concurrents (en 2017, on disait déjà « maturité » pour dire « culs nus »).
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