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Gagner de l’argent en rechargeant sa voiture Ă©lectrique ? VoilĂ  comment c’est possible

Cela parait farfelu, mais c’est pourtant vrai, Ă  certaines conditions. Un fournisseur d’énergie propose de rĂ©munĂ©rer les utilisateurs de voitures Ă©lectriques lorsqu’ils rechargent Ă  leur domicile via une offre spĂ©cifique. Le concept est finalement simple : en gĂ©rant les pĂ©riodes de recharge, le fournisseur Ă©change de l’électricitĂ© sur les marchĂ©s en rĂ©alisant une marge, et reverse une partie des bĂ©nĂ©fices Ă  ses clients.

Le prix du kilowattheure au tarif rĂ©glementĂ© a rĂ©cemment baissĂ© de 20 %, passant de 0,25 Ă  0,20 euro. Une baisse spectaculaire, mais un montant qui reste Ă©levĂ© pour ceux qui consomment de grandes quantitĂ©s d’électricitĂ©, comme les propriĂ©taires de voitures Ă©lectriques. La recharge complĂšte d’une citadine coĂ»te actuellement entre 7 et 10 euros, selon son contrat et son option tarifaire, soit entre et 300 et 400 euros annuels pour un petit rouleur.

Pour faire baisser la facture, certains ne rechargent que la nuit, durant les heures creuses, d’autres optent pour l’option Tempo d’EDF ou investissent dans des panneaux solaires. Mais une offre mĂ©connue peut Ă©galement rĂ©duire considĂ©rablement le coĂ»t des recharges. LancĂ©e au printemps 2025 par le fournisseur Octopus Energy, l’offre « Intelligent Octopus » propose Ă  ses clients un bonus de 0,12 euro par kilowattheure de recharge, sous forme de rabais sur la facture d’électricitĂ©. De quoi, Ă  priori, substituer plus de la moitiĂ© du coĂ»t de la recharge. C’est allĂ©chant, mais comment cela fonctionne ?

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Laisser son fournisseur d’électricitĂ© gĂ©rer la recharge de sa voiture

Tout d’abord, il faut possĂ©der un vĂ©hicule ou un point de charge compatible (un simulateur est disponible sur le site d’Octopus). Vous devez ensuite souscrire Ă  l’offre Intelligent Octopus, dont le tarif de l’électricitĂ© est calquĂ© sur le tarif rĂ©glementĂ©, et tĂ©lĂ©charger l’application smartphone de l’opĂ©rateur. Avant de se brancher, l’utilisateur doit renseigner son objectif de recharge sur l’application : l’heure de dĂ©part et le pourcentage de batterie souhaitĂ©. Rien de plus. Octopus gĂšre ensuite la recharge en fonction du prix de l’électricitĂ©. Il peut la couper lorsqu’il est trop Ă©levĂ© et l’activer lors de pĂ©riodes de prix bas, voire nĂ©gatifs.

La recharge doit donc se faire lentement sur une longue pĂ©riode, la nuit par exemple. Un mode « charge rapide Â» permet d’ailleurs de s’en affranchir, mais supprime d’office toute possibilitĂ© de percevoir le bonus. Autrement, l’utilisateur bĂ©nĂ©ficie, chaque mois, des 12 centimes par kilowattheure « smartchargĂ© Â». Pour savoir d’oĂč vient cet argent, il faut se plonger dans les marchĂ©s de l’électricitĂ©.

L’électricitĂ© s’échange sur les marchĂ©s comme le pĂ©trole

Car, si les Ă©lectrons sont invisibles, ils s’échangent bel et bien sur des places de marchĂ©, presque de la mĂȘme façon que le pĂ©trole, le blĂ© et bien d’autres matiĂšres. Son prix varie donc en temps rĂ©el, en fonction de l’offre et de la demande, entre autres paramĂštres : il peut ĂȘtre nĂ©gatif lorsque la production Ă©lectrique est excĂ©dentaire et atteindre des montants ahurissants lorsqu’un doute plane sur les capacitĂ©s de production des centrales. Ainsi, les fournisseurs peuvent faire des bĂ©nĂ©fices en achetant de l’électricitĂ© sur des crĂ©neaux favorables.

« Parce qu’il nous laisse piloter la recharge, on reverse au client les Ă©conomies qu’on va pouvoir gĂ©nĂ©rer Â» rĂ©sume Caroline Carret, la responsable produit/marketing et spĂ©cialiste du vĂ©hicule Ă©lectrique chez Octopus. Les clients pourraient ainsi espĂ©rer « sans aucun compromis Â» un rabais annuel de 250 euros, dans le cas d’un vĂ©hicule « qui parcourt 12 000 km/an et consomme 17,5 kWh/100 km Â». Un rabais qui peut se transformer en vĂ©ritable bĂ©nĂ©fice net pour les propriĂ©taires d’une centrale solaire, qui utiliseraient leur production photovoltaĂŻque pour recharger leur vĂ©hicule. Un « problĂšme Â» sur lequel Octopus dit travailler, le fournisseur ne pouvant pour l’instant accĂ©der qu’à la consommation transmise par le compteur Linky, au pas de 30 minutes.

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Peu de vĂ©hicules Ă©lectriques compatibles pour l’instant

Il faut toutefois noter que l’offre est pour l’instant trĂšs restrictive puisqu’il faut non seulement rĂ©sider en logement individuel et ĂȘtre propriĂ©taire d’un des rares modĂšles de voitures Ă©lectriques compatibles. Ni les modĂšles commercialisĂ©s par Renault, Peugeot, Fiat, Dacia, MG ni mĂȘme Hyundai et Kia ne sont acceptĂ©s. Les Tesla, Volkswagen, Audi et Seat le sont toutefois. Octopus dit viser un objectif de 50 % de vĂ©hicules compatibles d’ici la fin de l’annĂ©e.

Pour qu’un vĂ©hicule puisse bĂ©nĂ©ficier de l’offre Intelligent Octopus « il faut discuter avec chaque fabricant [de vĂ©hicule ou de borne, NDLR], pour pouvoir piloter et recevoir les donnĂ©es. C’est un boulot assez dense, car il y a peu de protocoles uniformisĂ©s, peu d’interopĂ©rabilitĂ© Â» dĂ©plore Caroline Carret.

LancĂ©e dĂ©but mars 2025 en France, l’offre Intelligent Octopus revendiquerait 200 clients. Au Royaume-Uni, pays d’origine du fournisseur, ce type de contrat compterait 250 000 abonnĂ©s, auxquels il faudrait ajouter 80 00 Ă  90 000 clients d’offres classiques rĂ©servĂ©es aux vĂ©hicules Ă©lectriques (sans rĂ©munĂ©ration). Un grand marchĂ© est donc Ă  saisir en France. Octopus n’est d’ailleurs pas le seul Ă  vouloir s’en emparer. RĂ©cemment, MyLight150 a lancĂ© une offre du mĂȘme genre, bien que moins avantageuse pour l’utilisateur.

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Ce pays d’Europe a fermĂ© sa derniĂšre grande centrale au charbon grĂące aux Ă©oliennes et au nuclĂ©aire

Elle Ă©tait en activitĂ© depuis plus de 40 ans. En Finlande, la centrale Ă©lectrique au charbon de Salmisaari vient d’ĂȘtre arrĂȘtĂ©e. Elle Ă©tait la derniĂšre du genre dans le pays. Ou presque


Depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ , l’essor des Ă©nergies renouvelables — essentiellement de l’éolien — et des changements de politique au sein du gouvernement ont fait chuter la consommation de charbon en Finlande. Mais ce mardi 1á”‰Êł avril — et ce n’est pas un poisson de mauvais goĂ»t — est Ă  marquer d’une pierre blanche. Comme le jour oĂč la derniĂšre centrale Ă©lectrique et thermique au charbon de Finlande a arrĂȘtĂ© ses activitĂ©s. Avec une belle avance, donc, sur l’objectif fixĂ© par le prĂ©cĂ©dent gouvernement du pays en 2019 de sortir du charbon d’ici 2029. « À l’époque, l’objectif semblait ambitieux », commente la ministre finlandaise du Climat et de l’Environnement, Sari Multala.

Ce rĂ©sultat encourageant a Ă©tĂ© obtenu grĂące Ă  un ensemble de politiques et de dispositifs de soutien. GrĂące aussi au forcing de quelques associations environnementales. Depuis 2020, les capacitĂ©s Ă©oliennes ont plus que doublĂ© et le pays a mis en service un nouveau rĂ©acteur nuclĂ©aire, l’EPR d’Olkiluoto. Ces deux Ă©nergies fournissent aujourd’hui autour de la moitiĂ© de l’électricitĂ© consommĂ©e en Finlande. La ConfĂ©dĂ©ration des industries finlandaises estime que l’éolien est dĂ©sormais le « principal moteur de la croissance Ă©conomique du pays ».

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Des Ă©nergies renouvelables pour remplacer le charbon

Le producteur d’énergie finlandais Helen prĂ©cise que la production annuelle de 175 mĂ©gawatts (MW) d’électricitĂ© et de 300 MW de chaleur de la centrale Ă  charbon de Salmisaari — un quartier d’Helsinki — sera dĂ©sormais remplacĂ©e par de l’électricitĂ© renouvelable ou nuclĂ©aire et par des pompes Ă  chaleur exploitant de la chaleur rĂ©siduelle ou environnementale. Des granulĂ©s et des copeaux de bois continueront, un temps, Ă  ĂȘtre brĂ»lĂ©s. Mais l’objectif affichĂ© par Helen est bien « d’éliminer toute combustion d’ici 2040 ».

Selon les chiffres communiquĂ©s par le producteur finlandais, la fermeture de la centrale de Salmisaari devrait faire baisser ses Ă©missions de dioxyde de carbone (CO2) de 50 % par rapport Ă  celles de 2024. Et celles de la ville d’Helsinki de 30 %.

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Un résidu de charbon reste à éliminer du mix finlandais

MalgrĂ© cela, dire que la Finlande est sortie du charbon n’est pas tout Ă  fait juste. Car une centrale Ă  charbon reste prĂȘte Ă  redĂ©marrer. Celle de Meri-Pori, dans le sud-ouest du pays. Et ce jusqu’à fin 2026. Si besoin Ă©tait, en situation d’urgence, de garantir la sĂ©curitĂ© d’approvisionnement du systĂšme Ă©lectrique finlandais.

Deux autres petites centrales Ă  charbon, celle de Vaskiluoto 2 — une Ăźle de l’ouest de la Finlande — et celle de Martinlaakso 2 — au nord d’Helsinki —, fonctionnent, elles aussi, encore au charbon pour une partie de leur production. Le reste Ă©tant assurĂ© par de la biomasse. Au total, elles fournissent 0,67 tĂ©rawattheure (TWh), soit 0,8 % de la consommation du pays.

AprĂšs le Royaume-Uni, sorti du charbon il y a quelques mois, la Finlande peut malgrĂ© tout s’ajouter Ă  la liste des 14 pays de l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomique (OCDE) qui produisent maintenant leur Ă©lectricitĂ© sans charbon. Sachez que 13 autres pays ont planifiĂ© l’abandon de cette Ă©nergie fossile d’ici 2030.

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Le ballon d’eau chaude le plus Ă©conome du marchĂ© sera français

Peut-on rĂ©inventer l’eau chaude ? Dans un monde en pleine transition Ă©nergĂ©tique, la rĂ©ponse est bien sĂ»r un grand « oui ». Et aujourd’hui, c’est une sociĂ©tĂ© française qui innove, avec son futur ballon d’eau chaude thermodynamique ORA X.

Pour peu que l’on s’intĂ©resse aux Ă©conomies d’énergie et aux Ă©nergies renouvelables, Yack mĂ©rite qu’on se penche sur ses produits. Pour prendre un exemple, les chauffe-eau thermodynamiques de sa gamme ORA sont pour l’essentiel compatibles avec des capteurs solaires ou une chaudiĂšre externe, permettant ainsi de varier les sources d’énergie en fonction de leur disponibilitĂ© ; en la matiĂšre, la sociĂ©tĂ© a annoncĂ© en fin d’annĂ©e derniĂšre son partenariat d’exclusivitĂ© avec Abora, un fabricant espagnol de panneaux solaires hybrides.

Yack, fondĂ©e en 2000, commercialise des systĂšmes de climatisation, de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. En pratique, elle est surtout importatrice de matĂ©riel, notamment de la marque Mitsubishi. Elle cherche toutefois Ă  dĂ©velopper sa propre marque, en devenant fabricant, tout en priorisant le « made in France ». Dans un environnement terriblement compĂ©titif, la sociĂ©tĂ© a bien compris que l’innovation Ă©tait la seule maniĂšre de parvenir Ă  percer, et pour ce faire, elle s’est dotĂ©e de moyens : un pĂŽle R&D et de formation de 1200 mÂČ dans le dĂ©partement du Var.

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L’aboutissement de trois annĂ©es de travail

Yack a obtenu un financement du plan « France 2030 », via l’Ademe. Cette aide de 800 000 euros, dont 500 000 de subventions et 300 000 d’avance remboursable, a contribuĂ© Ă  la construction d’un prototype au terme de trois ans de recherche et dĂ©veloppement, tout en permettant de lever des fonds auprĂšs de banques.

Il en rĂ©sulte l’ORA X, un ballon d’eau chaude innovant en matĂ©riau composite. Selon la sociĂ©tĂ©, il aurait le meilleur rendement du marchĂ©, tout en bĂ©nĂ©ficiant d’une durĂ©e de vie doublĂ©e de 15 Ă  30 ans. Cependant, on n’en sait pas beaucoup plus pour le moment sur la technique employĂ©e pour ce chauffe-eau innovant ; une affaire Ă  suivre donc ! Quoi qu’il en soit, Yack indique que la production en sĂ©rie du nouveau produit dĂ©butera dĂšs 2025 dans ses installations en France, crĂ©ant ainsi de nombreux emplois d’aprĂšs la sociĂ©tĂ©. Nous aurons bientĂŽt l’occasion de le voir commercialisĂ©. Et donc d’en savoir plus.

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Cette startup française veut produire du méthanol vert pour pas cher

Remplacer les carburants fossiles par des carburants biosourcés, une idée alléchante, sans aucun doute. Mais comment le faire en pratique, et à un coût compétitif ? Carbozym a inventé un systÚme basse pression et basse température, basé sur de simples enzymes, qui pourrait faire le travail.

Le mĂ©thanol, c’est une substance dont on entend de plus en plus parler, comme une petite musique qui monte, qui monte. Il faut dire que cette molĂ©cule a de nombreux avantages en tant que vecteur Ă©nergĂ©tique : il peut ĂȘtre produit Ă  partir d’énergie renouvelable et peut permettre de recycler le dioxyde de carbone, il est liquide, et donc plus facilement stockable, les moteurs Ă  combustible interne existants peuvent ĂȘtre adaptĂ©s Ă  son utilisation sans remplacement intĂ©gral, et enfin, il peut aussi servir dans des piles Ă  combustible.

Une rĂ©volution Ă  venir, donc, dans le domaine du transport propre ? À condition de trouver une solution pour produire le mĂ©thanol Ă  bas coĂ»t.

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Une innovation au cƓur d’un biorĂ©acteur

Une solution, Jullien Drone et Nicolas Brun en ont une. Tous les deux sont chercheurs Ă  l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier, au sein du pĂŽle chimie Balard du CNRS. Ils ont inventĂ© une technologie basĂ©e sur des enzymes, bien diffĂ©rente des solutions alternatives basĂ©es par exemple sur l’électro-catalyse. Une biotechnologie innovante, donc, qui leur a permis de fonder Carbozym, avec le soutien de partenaires prestigieux : CNRS Innovation, Bpifrance, le Businness Innovation Center de Montpellier et la sociĂ©tĂ© AxLR.

L’idĂ©e est d’utiliser du dioxyde de carbone produit par des processus naturels, comme la mĂ©thanisation ou la fermentation Ă  partir de sources locales ou encore d’une source captive comme une installation industrielle. Le CO2 est ensuite injectĂ© dans un rĂ©acteur oĂč se trouvent les enzymes. L’enjeu, en l’occurrence, est de permettre des immobilisations d’une maniĂšre simple et peu coĂ»teuse, afin d’assurer une biocatalyse efficace. Pour ce faire, le rĂ©acteur est dotĂ© d’un support poreux innovant, qui, selon les auteurs, permet de fixer les enzymes sans avoir recours Ă  des Ă©tapes de purification prĂ©alables. Carbozym a dĂ©jĂ  dĂ©posĂ© deux brevets.

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L’idĂ©e intĂ©resse et Carbozym cherche des investisseurs

Premier avantage : le procĂ©dĂ© fonctionne ainsi Ă  tempĂ©rature et pression ambiante, et cela permet d’envisager une importante rĂ©duction des coĂ»ts par rapport Ă  des solutions Ă  haute pression et haute tempĂ©rature. Et bien sĂ»r, ce procĂ©dĂ© n’utilise pas de ressources fossiles ; ainsi Carbozym promet de rĂ©duire de plus de 95 % les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Une opportunitĂ©, sans doute, dans un marchĂ© du mĂ©thanol s’élevant Ă  plus de cent millions de tonnes par an et 40 milliards de dollars, essentiellement assurĂ© par des sources fossiles.

Carbozym va lancer deux levĂ©es de fonds, avec pour objectif de rĂ©unir 5 millions d’euros pour lancer la phase pilote, c’est-Ă -dire un systĂšme d’une capacitĂ© de 1000 L qui devrait dĂ©marrer en 2028. La sociĂ©tĂ© veut ensuite pouvoir proposer une installation industrielle de 20 000 L pour dĂ©but 2030.

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L’air comprimĂ©, bientĂŽt la technologie idĂ©ale pour stocker localement l’énergie ?

Dans la course au stockage d’énergie par air comprimĂ©, le français Segula Technologies joue la carte de la modularitĂ© pour s’adapter aux besoins des industries. Un pari intĂ©ressant pour permettre l’optimisation des Ă©nergies renouvelables locales.

Les potentielles applications du stockage d’énergie par air comprimĂ© se dessinent peu Ă  peu. La technologie, communĂ©ment appelĂ©e Compressed Air Energy Storage (CAES), a longtemps Ă©tĂ© envisagĂ©e comme solution pour stocker l’énergie. NĂ©anmoins, jusqu’à prĂ©sent, les systĂšmes classiques ne prĂ©sentaient pas un rendement suffisamment Ă©levĂ© pour ĂȘtre intĂ©ressants. En effet, du fait de pertes de chaleur lors de la compression, le rendement dĂ©passait difficilement les 50 %.

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La situation pourrait changer. Le groupe français d’ingĂ©nierie Segula Technologies a dĂ©veloppĂ© Remora, une technologie de stockage par air comprimĂ© qui repose sur un systĂšme de compression isotherme. D’abord dĂ©veloppĂ©e pour l’éolien offshore, cette technologie pourrait arriver sur la terre ferme par le biais de Remora Stack, une sorte de batterie Ă  air comprimĂ© qui prend la forme d’un conteneur de 12 mĂštres de long.

Selon Segula, grĂące Ă  ce systĂšme de compression isotherme, le rendement total atteindrait 70 %. Avec cette technologie, la puissance de stockage est dĂ©terminĂ©e par la taille du compresseur, et la capacitĂ© de stockage est dĂ©terminĂ©e par le volume d’air comprimĂ©. Pour l’heure, grĂące Ă  un financement du projet europĂ©en AIR4NRG, deux projets pilotes devraient ĂȘtre dĂ©ployĂ©s en Espagne d’ici 2026, d’une puissance de 200 kW chacun. La capacitĂ© de stockage n’a toutefois pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©e. L’industrialisation de la technologie est espĂ©rĂ©e pour 2028-2029.

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Une technologie adaptée à de nombreux usages

À l’origine, Segula a dĂ©veloppĂ© cette technologie pour permettre l’optimisation de la production de parcs Ă©oliens offshore. D’ailleurs, d’autres projets de stockage d’énergie Ă  l’échelle du rĂ©seau sont en cours de dĂ©veloppement, notamment en Californie. Mais avec le Remora Stack, le groupe français vise plutĂŽt un dĂ©ploiement sur des sites industriels, des Ă©coquartiers ou encore des infrastructures publiques grĂące Ă  un format compact, particuliĂšrement adaptĂ© Ă  ce type d’usage. La technologie se veut Ă  la fois fiable et modulable. Elle pourrait donc facilement ĂȘtre adaptĂ©e aux besoins Ă©volutifs d’un site industriel.

Avec sa technologie, Segula est allĂ© encore plus loin et a imaginĂ© cette mĂȘme technologie adaptĂ©e aux particuliers. Celle-ci prendrait la forme – et la taille – d’un ballon d’eau chaude. Elle permettrait de stocker l’énergie produite par des panneaux photovoltaĂŻques grĂące Ă  une technologie qui ne nĂ©cessite ni terre rare, ni lithium.

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Ces chercheurs ont réussi à recycler 99,99% du lithium contenu dans les batteries

Enjeu fondamental de la transition Ă©nergĂ©tique, le recyclage des batteries vient peut-ĂȘtre de franchir une Ă©tape trĂšs importante. Des chercheurs chinois ont, en effet, rĂ©ussi Ă  recycler le lithium de batteries sans utiliser d’acide, ni utiliser de grandes quantitĂ©s d’énergie.

Composantes essentielles de notre quotidien, les batteries lithium-ion ont un dĂ©faut : leur recyclage peut ĂȘtre complexe et Ă©nergivore, et impliquer des impacts environnementaux notables selon les procĂ©dĂ©s mis en place. Mais ce constat pourrait bientĂŽt changer. Des chercheurs de l’UniversitĂ© centrale du sud Ă  Changsha, de l’UniversitĂ© normale de Guizhou et du Centre national de recherche en ingĂ©nierie des matĂ©riaux de stockage d’énergie avancĂ©s, ont rĂ©ussi Ă  dĂ©velopper une solution de recyclage plus efficace et plus durable. Celle-ci repose sur l’utilisation d’une solution liquide contenant du fer, du sel, de l’oxalate de sodium et surtout de la glycine. Ce liquide, au contact de la batterie, a la particularitĂ© de dĂ©composer la batterie. Les particules mĂ©talliques se retrouvent ainsi dissoutes dans la solution.

Les rĂ©sultats obtenus par cette nouvelle technique sont particuliĂšrement prometteurs. En moins de 15 minutes, le processus aurait permis de rĂ©cupĂ©rer 99,99 % du lithium, 96,80 % du nickel, 92,35 % du cobalt et 90,59 % du manganĂšse. Outre ces performances, cette solution a l’avantage d’ĂȘtre neutre. De plus, une fois l’extraction finie, la glycine n’est pas considĂ©rĂ©e comme un dĂ©chet, mais comme une ressource. En effet, riche, en azote, elle peut ĂȘtre utilisĂ©e comme engrais.

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La difficile optimisation du recyclage des batteries

À l’heure actuelle, le processus de recyclage repose principalement sur l’hydromĂ©tallurgie, qui consiste Ă  dissoudre les mĂ©taux contenus dans les batteries pour les rĂ©cupĂ©rer. Cette technique nĂ©cessite d’utiliser des acides forts comme l’acide sulfurique, l’acide chlorhydrique ou l’acide nitrique. Selon les procĂ©dĂ©s habituels, l’hydromĂ©tallurgie permet de rĂ©cupĂ©rer de 50 % Ă  80 % du lithium d’une batterie. De plus, les acides utilisĂ©s sont dĂ©licats Ă  gĂ©rer, et reprĂ©sentent un danger pour l’environnement.

Plus rĂ©cemment, une autre technique de recyclage a fait parler d’elle : le Flash Joule Heating. Ce procĂ©dĂ©, mis au point par l’UniversitĂ© de Rice, au Texas, permettrait d’atteindre jusqu’à 98 % des matĂ©riaux usagĂ©s. NĂ©anmoins, son principe de fonctionnement nĂ©cessite une trĂšs grande montĂ©e en tempĂ©rature (plus de 3 000 °C), nĂ©cessitant une importante dĂ©pense d’énergie.

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Éoliennes et radars militaires : ce nouveau dĂ©cret veut Ă©viter les brouillages

Le gouvernement français vient de prĂ©ciser les rĂšgles d’implantation des Ă©oliennes Ă  proximitĂ© des installations militaires. Ce projet de dĂ©cret, accompagnĂ© d’un projet d’arrĂȘtĂ© d’application, fixe des distances minimales et des critĂšres techniques pour limiter les interfĂ©rences Ă©lectromagnĂ©tiques avec les radars et autres dispositifs de surveillance.

Le projet de dĂ©cret proposĂ© par le gouvernement au Conseil supĂ©rieur de l’énergie (CSE) vise Ă  encadrer l’implantation des Ă©oliennes Ă  proximitĂ© des bases militaires. Il s’inscrit dans un cadre juridique prĂ©cisĂ© par une dĂ©cision du Conseil d’État du 6 novembre 2024. Cette derniĂšre imposait au gouvernement d’édicter des rĂšgles claires afin d’encadrer l’implantation des Ă©oliennes en lien avec les installations militaires.

« Les Ă©oliennes, par leur trĂšs forte signature radar, peuvent rĂ©duire fortement le champ Ă©lectromagnĂ©tique prĂ©sent Ă  l’arriĂšre. Cette rĂ©duction de champ va gĂ©nĂ©rer une zone oĂč le radar voit ses capacitĂ©s de dĂ©tection dĂ©gradĂ©es » explique le projet de dĂ©cret. Les nouvelles rĂšgles Ă©tablissent une zone d’exclusion stricte sous les 5 km autour des installations militaires. Dans un rayon de 5 Ă  10 km, il faudra prouver qu’aucune dĂ©gradation du signal n’est constatĂ©e sur les radiophares omnidirectionnels trĂšs haute frĂ©quence (VOR).

Au-delĂ , toute implantation sera soumise Ă  une Ă©tude de compatibilitĂ© au cas par cas. Des seuils spĂ©cifiques sont Ă©galement prĂ©cisĂ©s, notamment pour les Ă©oliennes de moins de 200 mĂštres de hauteur qui seront considĂ©rĂ©es comme acceptables si elles se situent Ă  plus de 70 km d’un radar.

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Une cohabitation sous conditions

Les projets de dĂ©cret et d’arrĂȘtĂ© dĂ©finissent plusieurs critĂšres d’évaluation, prenant en compte :

  • La distance entre les Ă©oliennes et les installations militaires.
  • Le type d’infrastructure concernĂ©e (radars, radiophares omnidirectionnels, etc.).
  • La possibilitĂ© de mesures de compensation, telles que l’arrĂȘt temporaire des Ă©oliennes en cas de besoin militaire.

En cas d’incompatibilitĂ© avĂ©rĂ©e, le projet pourra ĂȘtre refusĂ© par le ministĂšre des ArmĂ©es. Autrement, des Ă©oliennes en mer pourront par exemple ĂȘtre temporairement arrĂȘtĂ©es sur demande du ministĂšre, avec compensation.

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L’exemple du parc de Dissay-sous-Courcillon

Le parc Ă©olien de Dissay-sous-Courcillon montre la difficile conciliation entre impĂ©ratifs militaires et dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables. SituĂ© Ă  32 km du centre de dĂ©tection et de contrĂŽle de Cinq-Mars-La-Pile, Ouest-France relĂšve que ce projet a Ă©tĂ© retoquĂ© en raison des perturbations qu’il engendrerait sur un radar stratĂ©gique. MalgrĂ© des propositions de bridage des Ă©oliennes par le promoteur, la justice pourrait confirmer le veto du ministĂšre des ArmĂ©es.

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Produire de l’électricitĂ© Ă  partir de la rotation de la Terre : c’est possible selon les scientifiques

Ce n’est pas un poisson d’avril. Peut-on gĂ©nĂ©rer de l’électricitĂ© en utilisant le champ magnĂ©tique de la Terre et sa propre rotation autour d’elle-mĂȘme ? La rĂ©ponse a toujours Ă©tĂ© non. Mais cette Ă©quipe de chercheurs aurait rĂ©ussi Ă  montrer que c’est possible, dans un article scientifique qui, peut-ĂȘtre, fera date.

La Terre est dotĂ©e d’un champ magnĂ©tique, d’une intensitĂ© trĂšs faible, de l’ordre en France de 47 ”T (micro-Tesla), mais suffisant pour nous permettre de nous orienter Ă  l’aide d’une boussole. Par ailleurs, la Terre tourne sur elle-mĂȘme, ce qui est bien sĂ»r Ă  l’origine de l’alternance des jours et des nuits. Cette combinaison d’un champ magnĂ©tique et d’un mouvement peut laisser penser qu’il serait possible de produire un courant Ă©lectrique dans un conducteur, un peu comme dans un alternateur.

La science a toutefois dĂ©montrĂ© que ce n’était pas possible. En 1832, Michael Faraday dĂ©montre par une expĂ©rience qu’il est impossible de gĂ©nĂ©rer de l’électricitĂ© Ă  partir du champ magnĂ©tique et de la rotation de la Terre. Impossible donc ? Jusqu’en 2016, date Ă  laquelle Christopher Chyba de l’UniversitĂ© de Princeton, et Kevin Hand, du California Institute of Technology, pointent une faille dans le raisonnement. Et en 2025, ils publient les rĂ©sultats dans Physical Review Applied d’une expĂ©rimentation qui prouverait leur point de vue (l’article est disponible en source ouverte).

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Cette invention se glisserait dans une faille théorique

L’explication de l’échec de l’expĂ©rience de Faraday a Ă©tĂ© la suivante : le champ magnĂ©tique de la Terre produit bien un mouvement des Ă©lectrons, mais ce mĂȘme mouvement gĂ©nĂšre Ă  son tour un champ magnĂ©tique de retour qui annule l’effet du champ magnĂ©tique terrestre. Or, d’aprĂšs Chyba et Hand, ce raisonnement prĂ©senterait une faille : il suppose que le champ magnĂ©tique dans le conducteur change instantanĂ©ment.

Or ce n’est pas le cas : dans certains matĂ©riaux, le champ diffuse plus lentement, et cet effet pourrait ĂȘtre exploitĂ©. En effet, dans ce cas, le champ contre-moteur ne s’établit pas immĂ©diatement, ne permettant pas d’annuler immĂ©diatement le courant. Leurs calculs thĂ©oriques ont montrĂ© en outre qu’un courant serait produit s’il Ă©tait placĂ© de maniĂšre perpendiculaire Ă  l’équateur, donc selon un axe nord-sud.

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Une expérimentation indispensable

Les chercheurs ont donc fabriquĂ© un cylindre creux constituĂ© d’un ferrite de manganĂšse-zinc, de la taille approximative d’une grosse lampe de poche. Et ils l’ont testĂ© dans leur laboratoire. Ils ont constatĂ© un courant continu de quelques microvolts, conforme Ă  leurs calculs. La tension, l’intensitĂ© et la puissance Ă©lectrique gĂ©nĂ©rĂ©es ont Ă©tĂ© extrĂȘmement faibles ; un calcul de coin de table de l’auteur de cet article indiquerait une puissance Ă©lectrique infĂ©rieure au picowatt (soit moins de 0,000000000000011 W).

Une toute petite puissance gĂ©nĂ©rĂ©e, donc. Toutefois, les chercheurs envisagent une possible miniaturisation de leur systĂšme, ainsi qu’une mise en sĂ©rie, de façon Ă  augmenter la tension et la puissance gĂ©nĂ©rĂ©es. Leur invention pourrait ainsi alimenter des systĂšmes de plus grande taille, par exemple, des capteurs dans des sites isolĂ©s, voire de vĂ©ritables systĂšmes Ă  notre Ă©chelle, ne serait-ce qu’une maison. Avec un avantage incomparable : l’absence de besoin d’alimenter en combustible, ou de recharger une batterie. Le systĂšme serait ainsi totalement autonome.

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Une source d’énergie naturelle, mais fossile

Magique ? Non, l’énergie vient bien de quelque part. De la rotation de la Terre. Le systĂšme conduirait donc, en retour, Ă  ralentir la rotation de notre planĂšte et Ă  augmenter la durĂ©e des jours. Un peu comme l’effet des marĂ©es lunaires, qui conduisent Ă  ralentir la durĂ©e du jour sur Terre, et Ă  Ă©loigner la Lune ; ainsi, il y a 620 millions d’annĂ©es, le jour durait environ 20 heures, et la Lune Ă©tait plus proche d’environ 20 000 km.

Il s’agit donc d’une source d’énergie fossile, pas du tout renouvelable. Mais ce n’est pas un problĂšme pour les auteurs, qui prĂ©cisent : « Nous avons prĂ©cĂ©demment montrĂ© que mĂȘme dans un scĂ©nario extrĂȘme oĂč notre civilisation obtiendrait toute son Ă©nergie Ă©lectrique Ă  partir de l’effet dĂ©crit ici, la rotation de la Terre ne ralentirait que de moins de 1 milliseconde par dĂ©cennie. » Fossile donc, mais avec un gisement si colossal, que cela n’aurait aucun effet sensible.

Du reste, nous devons ĂȘtre prudents sur cette dĂ©couverte. L’effet mesurĂ© Ă©tait si faible, qu’il pouvait ĂȘtre provoquĂ© par des phĂ©nomĂšnes parasites (par exemple, la diffĂ©rence de tempĂ©rature entre les faces du cylindre, par l’effet Seebeck). La publication a ainsi soulevĂ© son petit dĂ©bat, ce qui est tout Ă  fait normal dans le cadre de la mĂ©thode scientifique. Les auteurs appellent par ailleurs Ă  ce que leur expĂ©rience soit reproduite : « La prochaine Ă©tape consisterait pour un groupe indĂ©pendant Ă  reproduire (ou contredire) nos rĂ©sultats dans des conditions expĂ©rimentales trĂšs similaires Ă  celles utilisĂ©es ici ». Souhaitons en effet d’autres expĂ©riences, pour en avoir le cƓur net.

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PrĂšs de la moitiĂ© de l’électricitĂ© europĂ©enne a Ă©tĂ© produite par les renouvelables en 2024

Les Ă©nergies renouvelables ont couvert 46,9 % de la production d’électricitĂ© nette dans l’Union europĂ©enne l’an dernier. En hausse de 2,6 points par rapport Ă  2023, les donnĂ©es publiĂ©es par Eurostat confirment la progression de l’éolien, de l’hydraulique et du solaire.

46,9 % : c’est la part de l’électricitĂ© produite dans l’Union europĂ©enne (UE) par les renouvelables en 2024. Parmi elles, l’agence europĂ©enne des statistiques Eurostat constate que l’éolien se dĂ©marque avec 39,1 % de la production renouvelable totale. L’hydroĂ©lectricitĂ© suit de prĂšs avec 29,9 % et enfin le solaire reprĂ©sente 22,4 %. À elles trois, elles participent Ă  se substituer aux Ă©nergies fossiles dans la production d’électricitĂ©.

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De fortes disparités entre pays

La rĂ©partition de cette production reste inĂ©gale au sein de l’UE. Le Danemark affiche le taux le plus Ă©levĂ©, Ă  88,8 % d’électricitĂ© issue des renouvelables. Le Portugal suit (87,4 %) puis vient la Croatie (73,8 %). À l’opposĂ©, Luxembourg (5,1 %), Malte (15,1 %), la RĂ©publique tchĂšque (17,5 %) et Chypre (24,1 %) enregistrent les plus faibles contributions. La France, quant Ă  elle, se classe en 23ᔉ position avec une part infĂ©rieure Ă  30 %, dotĂ©e d’un gros parc hydroĂ©lectrique.

Le paquet lĂ©gislatif « Fit for 55 », Ă©laborĂ© par la Commission europĂ©enne, vise Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de 55 % d’ici 2030 et Ă  atteindre la neutralitĂ© carbone en 2050. À ce titre, il met Ă  jour la directive sur les Ă©nergies renouvelables, avec un objectif de 42,5 % en 2030, voire l’atteinte de 45 % si possible sous REPowerEU, pour se dĂ©faire des Ă©nergies fossiles.

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Produire de l’électricitĂ© par fermentation des chaussettes sales, c’est possible

Une Ă©quipe de scientifiques nĂ©erlandais affirme avoir mis au point une technologie capable de produire de l’électricitĂ© Ă  partir de chaussettes usagĂ©es. Une solution bas-carbone, sans intermittence, et surtout abondante.

C’est une dĂ©couverte pour le moins inattendue qui a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e par l’universitĂ© britannique de Stinks : un procĂ©dĂ© bioĂ©lectrochimique permettant de transformer des chaussettes sales en Ă©lectricitĂ©. BaptisĂ©e « Sock-to-Power », cette technologie repose sur la fermentation anaĂ©robie de textiles portĂ©s, combinĂ©e Ă  une catalyse enzymatique inspirĂ©e du systĂšme digestif du camĂ©lĂ©on d’Afrique de l’Ouest.

Une source d’énergie fĂ©tide mais stable

Le fonctionnement du procĂ©dĂ© est aussi simple que rĂ©volutionnaire. Les chaussettes, prĂ©alablement humectĂ©es Ă  l’effort (l’humiditĂ© corporelle jouant un rĂŽle essentiel), sont introduites dans une chambre de fermentation contenant une souche bactĂ©rienne modifiĂ©e, Lactobacillus absurdis. Cette bactĂ©rie se nourrit des composĂ©s organiques issus de la sueur humaine et libĂšre d’infimes quantitĂ©s d’électrons au cours du processus. Ces Ă©lectrons sont ensuite captĂ©s par des nanoconducteurs en cuivre, permettant une production continue d’électricitĂ©.

D’aprĂšs le professeur Jim Sarr-Dean, directeur du projet de recherche, « une seule paire de chaussettes portĂ©e pendant 48 heures permettrait de recharger un smartphone ». Il prĂ©cise toutefois que les rĂ©sultats sont meilleurs avec des chaussettes en laine, coton ou lin qu’en matiĂšre synthĂ©tique, ces fibres naturelles Ă©tant « un excellent substrat au dĂ©veloppement bactĂ©rien ».

Un gisement inépuisable

Le principal atout de cette technologie ? Sa disponibilitĂ©. Contrairement au solaire ou Ă  l’éolien, la chaussette sale ne dĂ©pend ni du climat ni de l’ensoleillement. L’ĂȘtre humain produit, en moyenne, 1,3 kg de linge malodorant par semaine. À l’échelle mondiale, cela reprĂ©sente un potentiel de production Ă©lectrique de 10 TWh chaque annĂ©e, selon une premiĂšre estimation. De l’électricitĂ© dont l’impact carbone est Ă©valuĂ© Ă  seulement 2 g de CO2 eq./kWh, soit moins que le nuclĂ©aire.

Une start-up baptisĂ©e ISLER (It smells like an energy revolution), s’est dĂ©jĂ  rapprochĂ© des universitaires Ă  l’origine de cette innovation, et annonce des discussions avancĂ©es avec plusieurs fabricants de baskets et d’équipements de sport. Des partenariats sont Ă©galement envisagĂ©s avec des salles de fitness, qui pourraient bientĂŽt se transformer en microcentrales Ă©nergĂ©tiques grĂące aux chaussettes de leurs abonnĂ©s. Le slogan de la start-up, « Just don’t wash it », fait d’ailleurs Ă©cho Ă  une cĂ©lĂšbre marque prisĂ©e des sportifs.

À quand les centrales podologiques ?

Si la technologie en est encore Ă  ses balbutiements, plusieurs projets pilotes sont en cours. Un gymnase prĂšs de Stinky City teste depuis quelques mois une mini-centrale Sock-to-Power. Les premiers retours sont trĂšs encourageants : « on n’a plus de factures d’électricitĂ©, mais on a dĂ» interdire les sandales », confie la directrice technique de l’établissement, Dora Dee. D’autres pistes sont Ă  l’étude : l’utilisation de sous-vĂȘtements, de chaussures de randonnĂ©e, et mĂȘme de gants de toilette.

Ceci est notre poisson d'avril 2025 🐟

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Un mini réacteur nucléaire français pour chauffer le CEA de Cadarache ?

Si les projets de nouveau nucléaire rivalisent de créativité en France et dans le monde, les exemples de réalisations concrÚtes ne sont pas encore au rendez-vous. Le gouvernement aurait enfin pris une décision pour le site de Cadarache. De quoi donner une chance à un de ces petits nouveaux.

Calogena dĂ©veloppe le Cal-30, un petit rĂ©acteur modulaire (SMR) de 30 MW thermiques, destinĂ© exclusivement Ă  la production de chaleur, notamment pour le chauffage urbain. Nous rapportions dans nos colonnes en fin d’annĂ©e derniĂšre, que la start-up du groupe GorgĂ© manifestait de l’intĂ©rĂȘt pour le projet d’Helsinki de se doter d’une source d’énergie nuclĂ©aire pour alimenter son rĂ©seau de chaleur urbain ; la capitale de la Finlande est en effet dotĂ©e d’un rĂ©seau de chaleur parmi les plus importants du monde.

L’entreprise a dĂ©posĂ© il y a peu son Dossier d’option de sĂ»retĂ© (DOS) auprĂšs de l’AutoritĂ© de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et de radioprotection (ASNR), marquant ainsi une premiĂšre Ă©tape de son processus de certification. Dans le cadre de sa dĂ©marche visant Ă  concrĂ©tiser son projet, elle cherche par ailleurs un site pour construire une tĂȘte de sĂ©rie.

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Décarboner un site nucléaire
 qui se chauffe au gaz fossile !

Il semblerait que ce site soit Cadarache, le vaste site de recherche nuclĂ©aire du CEA (Commissariat Ă  l’énergie nuclĂ©aire et aux Ă©nergies alternatives) dans les Bouches-du-RhĂŽne. Le choix de cet emplacement prĂ©sente plusieurs intĂ©rĂȘts. En premier lieu, il est dĂ©jĂ  dotĂ© d’un rĂ©seau de chaleur, aujourd’hui alimentĂ© au gaz naturel fossile – et l’ironie pourrait prĂȘter sourire pour un site aussi important dans l’histoire de la filiĂšre nuclĂ©aire française.

Par ailleurs, il s’agit d’un site dĂ©jĂ  nuclĂ©arisĂ© par plusieurs rĂ©acteurs, ce qui implique sans doute de moindres difficultĂ©s en ce qui concerne les dĂ©marches administratives d’autorisation. Il existe par ailleurs plusieurs autres projets de construction Ă  proximitĂ© (le rĂ©acteur de fusion ITER, le rĂ©acteur de recherche Jules Horowitz RJH), et on peut supposer que ce soit favorable Ă©galement en termes d’infrastructure et de logistique.

Cette dĂ©cision aurait Ă©tĂ© prise lors du quatriĂšme Conseil de politique nuclĂ©aire (CPN), qui s’est tenue Ă  l’ÉlysĂ©e le 17 mars. Une chance serait donc donnĂ©e Ă  Calogena de faire ses preuves, tout en dĂ©carbonant un site emblĂ©matique du nuclĂ©aire. Notons toutefois que pour le moment, cette dĂ©cision n’a pas fait l’objet d’une confirmation officielle.

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Émissions record de CO2, avĂšnement de la voiture Ă©lectrique : les contradictions relevĂ©es par l’Agence internationale de l’énergie en 2024

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publiĂ© son observation annuelle 2024 du secteur de l’énergie. Elle relĂšve notamment une hausse de la consommation d’énergie (+2,2 %), qu’une voiture vendue sur cinq est Ă©lectrique et des Ă©missions records de CO2.

La consommation d’électricitĂ© a bondi de 4,3 % en 2024, relĂšve l’AIE dans son rapport annuel, avec +1 100 tĂ©rawattheures (TWh) sur le rĂ©seau mondial. Elle s’explique par la multiplication des systĂšmes de refroidissement face aux tempĂ©ratures extrĂȘmes, l’électrification croissante des transports et de l’industrie et le dĂ©ploiement des centres de donnĂ©es et de l’intelligence artificielle.

Alors que la demande en Ă©lectricitĂ© Ă©tait en berne dans les pays dĂ©veloppĂ©s, Ă  rebours de la tendance d’électrification et de dĂ©carbonation, la tendance commence Ă  s’inverser. Aux États-Unis et en France, la demande a renouĂ© avec la croissance.

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Le pétrole en recul, le gaz en hausse

La part du pĂ©trole dans le mix Ă©nergĂ©tique mondial est tombĂ©e, pour la premiĂšre fois depuis longtemps, sous les 30 %. Elle culminait Ă  46 % il y a cinquante ans. En revanche, la consommation de gaz naturel a enregistrĂ© la plus forte progression parmi les Ă©nergies fossiles (+2,7 %, 115 milliards de mĂštres cubes supplĂ©mentaires) portĂ©e par l’Asie. La croissance du charbon ralentit cependant (+1 %).

CĂŽtĂ© Ă©lectricitĂ©, les Ă©nergies renouvelables et le nuclĂ©aire ont couvert 80 % de l’augmentation de la production d’électricitĂ© en 2024. La part combinĂ©e du nuclĂ©aire et des renouvelables dans la production Ă©lectrique mondiale a atteint un pic Ă  40 %. Dans l’Union europĂ©enne, la production solaire et Ă©olienne a dĂ©passĂ© pour la premiĂšre fois celle combinĂ©e du gaz et du charbon. Aux États-Unis, leur part a grimpĂ© Ă  16 %, dĂ©passant celle du charbon, et mĂȘme en Chine prĂšs de 20 % du mix Ă©lectrique.

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+ 25 % de ventes de véhicules électriques

La mobilitĂ© Ă©lectrique poursuit son expansion, avec une voiture sur cinq vendue dans le monde dĂ©sormais Ă©lectrique. Les ventes ont progressĂ© de plus de 25 % en 2024, notamment en Chine, oĂč elles ont enregistrĂ© une hausse de prĂšs de 40 %. Si la transition Ă©nergĂ©tique s’accĂ©lĂšre, les Ă©missions de CO2 liĂ©es au secteur Ă©nergĂ©tique ont, elles, atteint un niveau record en 2024 (+0,8 %). Les tempĂ©ratures extrĂȘmes de l’annĂ©e ont contribuĂ© pour moitiĂ© Ă  cette augmentation des Ă©missions.

L’AIE note que le dĂ©ploiement des Ă©nergies bas-carbone permet d’éviter l’émission de 2,6 milliards de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent de 7 % des Ă©missions mondiales.

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Pourquoi le monde restera obÚse de son pétrole en 2025

Rien n’est encore gagnĂ©, pour la transition Ă©nergĂ©tique. MalgrĂ© des chiffres records en matiĂšre de production d’énergie renouvelable, le pĂ©trole reste le mĂštre Ă©talon mondial, en matiĂšre d’énergie. 

Comme tous les mois, l’Agence internationale de l’énergie vient de publier son rapport sur le marchĂ© pĂ©trolier pour fĂ©vrier 2025. Riche en enseignements, ce rapport tĂ©moigne du dĂ©sĂ©quilibre qui semble se crĂ©er entre l’offre et la demande de pĂ©trole sur l’annĂ©e 2025.

Ce rapport montre que la baisse du recours aux Ă©nergies fossiles n’est pas encore d’actualitĂ©. En effet, l’annĂ©e 2025 devrait ĂȘtre marquĂ©e par une hausse des besoins en pĂ©trole estimĂ©e Ă  1,1 million de barils par jour (mbpj). Cette hausse est principalement liĂ©e aux besoins grandissants de la Chine, en particulier pour son industrie pĂ©trochimique. La consommation totale devrait donc atteindre 103,9 millions de barils par jour. Cette situation dans le secteur pĂ©trolier ne fait que confirmer les observations faites au sujet de la consommation de gaz : le monde n’est pas encore prĂȘt Ă  se dĂ©faire des Ă©nergies fossiles.

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Réelle décroissance des besoins, ou situation macroéconomique complexe ?

NĂ©anmoins, il est intĂ©ressant de noter que l’offre mondiale devrait augmenter d’autant plus, et surpasser la demande de pĂ©trole Ă  hauteur de 600 000 bpj. Cette diffĂ©rence entre offre et demande pourrait mĂȘme atteindre 1 million de bp/j si l’Opep+ (Organisation des pays exportateurs de pĂ©trole et ses alliĂ©s) prolonge la hausse de production au-delĂ  du mois d’avril. Parmi ces pays, on peut citer le Kazakhstan qui dĂ©passe ses objectifs de production fixĂ©s par l’Opep+, Il en va de mĂȘme pour l’Iran et le Venezuela qui ont augmentĂ© leur production en prĂ©vision de potentielles futures restrictions. Hors Opep+, de nombreux pays produisent Ă©galement Ă  des niveaux records avec les États-Unis en tĂȘte.

MalgrĂ© le dĂ©veloppement massif des Ă©nergies renouvelables Ă  travers le monde, le constat est sans appel : le pĂ©trole reste le facteur dĂ©cisif d’une Ă©conomie mondiale tourmentĂ©e, et la source de tensions grandissantes entre les puissances Ă©conomiques actuelles. Les États-Unis, moteurs de cette situation, viennent de menacer d’une hausse de 25 % des droits de douane tout pays qui achĂšterait du pĂ©trole au Venezuela.

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En accueillant une centrale nucléaire, ces villages français sont devenus de petits Dubaï

Parfois qualifiĂ©es « d’émirats municipaux », les communes accueillant les centrales nuclĂ©aires françaises sont gĂ©nĂ©ralement trĂšs bien loties. Cette situation devrait perdurer avec le programme de relance du nuclĂ©aire qui prĂ©voit la construction de 6 EPR2. 

Si le financement dĂ©finitif des deux EPR2 de Penly n’a pas encore Ă©tĂ© validĂ©, les travaux prĂ©paratoires, eux, ont bel et bien commencĂ©. Sur le site de la centrale, les Ă©quipes d’Eiffage GĂ©nie Civil s’affairent autour de l’emplacement des deux futurs rĂ©acteurs dans le but de prĂ©parer la plateforme, et de renforcer la digue existante. Mais il n’y a pas que sur le site de la centrale que les projets de travaux s’accumulent.

Les chiffres sont impressionnants : on prĂ©voit prĂšs de 9 000 places de parking supplĂ©mentaires, 6 000 nouveaux logements, et un nouvel hĂŽpital de 45 millions d’euros, qu’EDF a aidĂ© Ă  financer. L’impact du chantier des 2 EPR2 va jusqu’à Dieppe, oĂč le service des urgences devrait ĂȘtre agrandi, et la gare modernisĂ©e. Au TrĂ©port, la municipalitĂ© a mĂȘme rachetĂ© un camping Ă  la ferme pour accueillir des ouvriers du chantier, et ainsi Ă©viter l’engorgement des campings municipaux.

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Des communes abreuvĂ©es d’emplois

Ce branle-bas de combat gĂ©nĂ©ral est loin d’ĂȘtre anecdotique pour Petit-Caux, la nouvelle commune qui englobe 18 communes rĂ©parties autour de la centrale. Au plus fort de l’activitĂ©, ce sont prĂšs de 8 000 salariĂ©s qui sont attendus sur le chantier, soit presque autant que toute la population de la commune. Dans bien des cas, les salariĂ©s devraient d’ailleurs venir avec leur famille, augmentant d’autant plus les besoins des collectivitĂ©s locales.

MĂȘme pendant la phase d’exploitation, Ă  partir de 2038 si tout va bien, ce sont plus de 3 000 personnes qui devraient continuer de travailler sur le site. De ce fait, les capacitĂ©s de toutes les infrastructures publiques vont devoir ĂȘtre revues Ă  la hausse : Ă©coles, lycĂ©es, Ă©quipements sportifs, etc.

EDF aménage des espaces naturels autour de ses centrales

VĂ©ritable conscience Ă©cologique, ou simple outil de communication ? Depuis le dĂ©but du programme nuclĂ©aire, EDF a pris l’habitude de soigner les espaces naturels aux abords de ces centrales. On peut souvent y trouver des sentiers de randonnĂ©e, et mĂȘme une zone naturelle d’intĂ©rĂȘt Ă©cologique, faunistique et floristique Ă  proximitĂ© directe de la centrale de Nogent-sur-Seine.

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Centres aquatiques, festivals et coquetteries

Heureusement, les communes qui accueillent des centrales nuclĂ©aires bĂ©nĂ©ficient historiquement d’une situation Ă©conomique (trĂšs) favorable. DĂšs le dĂ©but du programme nuclĂ©aire, dans les annĂ©es 1960, EDF a privilĂ©giĂ© l’installation des centrales dans de petites communes rurales, Ă  quelques exceptions prĂšs. Comme l’explique ce dossier, rĂ©alisĂ© par GĂ©oconfluences, en dĂ©cembre 2017, ces petites communes ont pu profiter de taxes fonciĂšres sur bĂąti et non bĂąti dont le montant repose sur la valeur des biens prĂ©sents dans les centrales.

Comprenez qu’EDF verse des taxes trĂšs Ă©levĂ©es Ă  des communes comptant peu d’administrĂ©s. Ces retombĂ©es fiscales ont permis Ă  ces communes de rĂ©aliser des travaux d’embellissement, et bien plus encore. Le village de Belleville-sur-Loire, par exemple, qui accueille la Centrale de Belleville, a procĂ©dĂ© Ă  l’enfouissement de l’ensemble des rĂ©seaux Ă©lectriques et tĂ©lĂ©phoniques de la commune. Du fait de ces budgets municipaux trĂšs Ă©levĂ©s, les communes en question ont pu multiplier les investissements dans des infrastructures de loisir particuliĂšrement inhabituelles compte tenu de leur nombre d’habitants.

Par exemple, les villages d’Avoine (1 900 habitants), Golfech (1 000 habitants) ou Dampierre-en-Burly (1 400 habitants) possĂšdent tous les trois des piscines, voire mĂȘme des centres aquatiques ! Certaines de ces communes ont mĂȘme organisĂ© des festivals Ă  portĂ©e internationale, Ă  l’image de Belleville-sur-Loire avec Val en Jazz ou Avoine avec Avoine Zone Groove.

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Une pluie d’avantages pour les habitants

Pour les habitants, les avantages ne s’arrĂȘtent pas lĂ . Avant qu’elle soit supprimĂ©e, la taxe d’habitation Ă©tait Ă©galement trĂšs avantageuse dans les communes concernĂ©es. À Avoine, en 2016, elle Ă©tait affichĂ©e Ă  seulement 0,10 % contre 12 % de moyenne pour les autres communes similaires du dĂ©partement. Enfin, d’autres services ont pu ĂȘtre dĂ©ployĂ©s comme Ă  Chooz. Dans le petit village de 800 habitants, chaque foyer est gratuitement Ă©quipĂ© de la fibre optique, et d’un dĂ©codeur donnant accĂšs au bouquet de chaĂźnes de Canalsat.

Du fait de cette situation financiĂšre exceptionnelle, on comprendra donc pourquoi les habitants des communes accueillant des centrales nuclĂ©aires sont gĂ©nĂ©ralement favorable Ă  la prĂ©sence de la centrale. Le dĂ©bat autour de la potentielle fermeture de Fessenheim, en 2012, en est l’exemple parfait. Les communes ayant affichĂ© un soutien au maintien de la centrale Ă©taient toutes situĂ©es Ă  proximitĂ© directe du site, tandis que le reste du dĂ©partement appelaient globalement Ă  la fermeture du site.

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Les vieux puits de pĂ©trole et de gaz pourraient stocker de grandes quantitĂ©s d’électricitĂ©

Parmi les systĂšmes de stockage, celui par air comprimĂ© est intrinsĂšquement intĂ©ressant. Jusqu’ici, il coĂ»tait toutefois encore trop cher de le mettre en Ɠuvre. Mais des chercheurs ont peut-ĂȘtre trouvĂ© une solution.

Tout le monde le sait dĂ©sormais. Si nous voulons rĂ©ussir Ă  faire la part belle aux Ă©nergies renouvelables intermittentes, il nous faudra nous Ă©quiper de systĂšmes de stockage de l’électricitĂ©. Des batteries, bien sĂ»r. Mais aussi d’autres technologies. Comme celle que les experts connaissent sous le nom de CAES. CAES, c’est l’acronyme de compressed-air energy storage. Comprenez, stockage d’énergie par air comprimĂ©. L’idĂ©e est intĂ©ressante : utiliser de l’électricitĂ© verte quand elle est disponible en quantitĂ© pour comprimer de l’air et le stocker sous terre. Lorsque l’électricitĂ© renouvelable se fait rare, la dĂ©compression de cet air permet de complĂ©ter la production pour rĂ©pondre Ă  la demande. Toutefois, tout cela coĂ»te aujourd’hui encore un peu cher pour sĂ©duire les industriels.

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Un stockage d’énergie par air comprimĂ© assistĂ© par gĂ©othermie

Mais des chercheurs de l’universitĂ© Penn State (États-Unis) viennent de faire une dĂ©couverte qui pourrait tout changer en la matiĂšre. Ils rapportent en effet qu’exploiter les infrastructures existantes d’anciens puits de pĂ©trole et de gaz pour stocker l’air comprimĂ© pourrait aider Ă  rĂ©duire les coĂ»ts initiaux tout en amĂ©liorant l’efficacitĂ© des CAES de 9,5 %. De quoi enfin dĂ©passer le seuil de rentabilitĂ© de ce type de projet.

Ce que les modĂ©lisations et les simulations numĂ©riques ont montrĂ©, c’est que l’installation de CAES dans des puits de pĂ©trole ou de gaz abandonnĂ©s augmente considĂ©rablement la tempĂ©rature de l’air dans ces systĂšmes. Or, la pression des gaz augmente naturellement avec la tempĂ©rature. Ainsi les quelque 3,9 millions de ces puits recensĂ©s, rien qu’aux États-Unis, pourraient-ils stocker davantage d’énergie. GrĂące Ă  une sorte de nouveau systĂšme de stockage par air comprimĂ© assistĂ© par gĂ©othermie.

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Des effets collatéraux intéressants

Les chercheurs n’hĂ©sitent pas Ă  qualifier leur nouvelle idĂ©e d’« excellente solution ». D’autant qu’ils expliquent que la rĂ©utilisation de ces anciens puits de pĂ©trole et de gaz Ă  des fins de stockage pourrait aussi aider Ă  attĂ©nuer leur impact environnemental. Parce que les puits abandonnĂ©s, s’ils sont mal scellĂ©s, peuvent laisser Ă©chapper du mĂ©thane dans l’air. Or le mĂ©thane est lui aussi un puissant gaz Ă  effet de serre. Utiliser des puits de pĂ©trole et de gaz pour le stockage de l’énergie par air comprimĂ©, en revanche, contraint Ă  fermer hermĂ©tiquement ces puits.

Dernier atout de la mĂ©thode, et pas forcĂ©ment des moindres, le potentiel Ă©conomique pour les populations qui vivent dans ces rĂ©gions. Elles pourraient y retrouver des opportunitĂ©s d’emploi inespĂ©rĂ©es.

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Terres rares et mĂ©taux stratĂ©giques : pour gagner en souverainetĂ©, l’Europe dĂ©voile 47 projets

Bruxelles a dĂ©voilĂ©, mardi, une liste de 47 projets stratĂ©giques visant Ă  sĂ©curiser l’approvisionnement de l’Union europĂ©enne en terres rares et mĂ©taux stratĂ©giques. « Soyons clairs : nous sommes dans l’obligation d’ouvrir de nouvelles mines en Europe » martĂšle StĂ©phane SĂ©journĂ©, commissaire europĂ©en chargĂ© de la prospĂ©ritĂ© et de la stratĂ©gie industrielle.

Extraction, raffinage, recyclage : l’Union europĂ©enne (UE) dĂ©voile 47 projets europĂ©ens couvrant l’ensemble de la chaĂźne de valeur des minerais. Le but : permettre Ă  l’UE de rĂ©duire sa dĂ©pendance aux importations, notamment en provenance de Chine.

Parmi les métaux concernés, le lithium occupe une place centrale, avec 22 projets dédiés. Utilisé dans la fabrication des batteries de véhicules électriques, ce métal est actuellement majoritairement importé. « Le lithium chinois ne peut pas devenir le gaz russe de demain », a averti le commissaire européen chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné.

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L’Europe souhaite couvrir, d’ici 2030, au moins 10 % de ses besoins en extraction, 40 % en transformation et 25 % en recyclage pour 17 matiĂšres premiĂšres stratĂ©giques, dont le nickel, le cobalt, le manganĂšse et le graphite. L’UE souhaite aussi Ă©viter qu’un seul pays tiers ne reprĂ©sente plus de 65 % de ses besoins. 13 États membres sont laurĂ©ats, dont la France qui devrait accueillir huit projets. Parmi eux, deux sites d’extraction de lithium, Ă  Beauvoir (Allier) pour le groupe Imerys et en Alsace pour Eramet.

« Il n’y a pas de dĂ©carbonation possible sans gallium pour construire les panneaux solaires, sans cuivre pour acheminer l’électricitĂ©. Pas d’industrie de dĂ©fense sans les terres rares qui rentrent dans la composition de nos radars, nos sonars, nos systĂšmes de ciblage – et pour lesquelles nous dĂ©pendons Ă  100 % de la matiĂšre raffinĂ©e chinoise » explique le commissaire.

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Des permis accélérés et un soutien financier pour les mines

Pour ces projets, l’UE promet une simplification administrative. Les dĂ©lais d’octroi des permis ne dĂ©passeront pas 27 mois pour l’extraction et 15 mois pour le raffinage et le recyclage, contre cinq Ă  dix ans actuellement. Le financement est Ă©galement sĂ©curisĂ© : deux milliards d’euros seront mobilisĂ©s en 2025 via la Banque europĂ©enne d’investissement. Ces projets bĂ©nĂ©ficieront aussi d’un soutien Ă  la mise en relation avec des acheteurs industriels.

L’UE tire les leçons de sa dĂ©pendance passĂ©e dont la guerre en Ukraine a montrĂ© l’intĂ©rĂȘt stratĂ©gique. « Il y a une dimension d’urgence qu’il n’y avait pas il y a trois ou quatre mois », depuis le retour de Donald Trump, a reconnu StĂ©phane SĂ©journĂ©. En complĂ©ment de ces projets, l’UE prĂ©voit d’annoncer dans les semaines Ă  venir une liste d’initiatives situĂ©es hors de son territoire, notamment en Ukraine et au Groenland. Un second appel Ă  projets intra-europĂ©en est aussi prĂ©vu cette annĂ©e.

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Panneaux solaires : voici l’énorme baisse des tarifs de rachat de l’électricitĂ© par EDF

Le gouvernement a publiĂ©, le 27 mars, un arrĂȘtĂ© modifiant le dispositif de soutien au petit photovoltaĂŻque sur bĂątiment. Applicable dĂšs le 28 mars, il rĂ©duit considĂ©rablement les aides publiques pour un secteur qui en a dĂ©sormais moins besoin.

L’arrĂȘtĂ© photovoltaĂŻque S21 dĂ©finissant le soutien public au petit photovoltaĂŻque a Ă©tĂ© publiĂ© le 27 mars par le gouvernement. C’est lui qui segmente les aides suivant la puissance des installations. Pour les centrales solaires infĂ©rieures Ă  9 kilowatts crĂȘte (kWc), l’arrĂȘtĂ© supprime tout bonnement la possibilitĂ© de vendre sa production en totalitĂ© (sans autoconsommation). Ceux qui voudraient opter pour l’autoconsommation avec vente du surplus devront composer avec un tarif nettement rabotĂ© : de 0,1269 €/kWh le trimestre dernier, il passe Ă  0,04 €/kWh. Une baisse de plus de 68 % qui rend cette option sans intĂ©rĂȘt face Ă  l’autoconsommation totale, sans contrat auprĂšs d’EDF OA.

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La prime Ă  l’autoconsommation est Ă©galement rĂ©duite Ă  peau de chagrin, passant de 210 €/kWc Ă  80 €/kWc pour les centrales jusqu’à 3 kWc et de 160 €/kWc Ă  80 €/kWc pour les centrales de plus de 3 kWc jusqu’à 9 kWc.

PrĂ©sentĂ©e comme un moyen d’offrir aux particuliers une meilleure rĂ©silience face aux fluctuations des prix de l’électricitĂ©, la dĂ©cision de baisser le soutien public a suscitĂ© des rĂ©actions mitigĂ©es. La filiĂšre solaire plaidait pour que ces baisses n’interviennent qu’aprĂšs l’instauration d’une TVA rĂ©duite Ă  5,5 % en octobre 2025.

Tableau des tarifs d’achat de l’électricitĂ© solaire au deuxiĂšme trimestre 2025 / CRE.

Les centrales de plus grande puissance bĂ©nĂ©ficient d’un sursis

Les installations solaires d’une puissance supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  9 kWc et infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  36 kWc bĂ©nĂ©ficient de tarifs inchangĂ©s pour l’instant, en vente totale (0,1295 €/kWh) comme en autoconsommation avec vente du surplus (0,0761 €/kWh). Pour les centrales de 100 Ă  500 kWc, le tarif d’achat baisse lĂ©gĂšrement Ă  0,95 €/kWh jusqu’à fin juin 2025, avant d’ĂȘtre soumis Ă  un mĂ©canisme de dĂ©gressivitĂ©.

Par ailleurs, un systĂšme d’appel d’offres simplifiĂ© sera mis en place Ă  partir du second semestre 2025, afin de mieux contrĂŽler le volume des projets et d’en garantir la maturitĂ©. Un dispositif de caution bancaire de 10 000 euros sera Ă©galement instaurĂ© pour s’assurer du sĂ©rieux des porteurs de projet. Pour les collectivitĂ©s, une dĂ©libĂ©ration municipale remplacera cette caution.

MalgrĂ© les consultations menĂ©es avec les acteurs du secteur, notamment via la Commission de RĂ©gulation de l’Énergie (CRE) et le Conseil SupĂ©rieur de l’Énergie (CSE), cet arrĂȘtĂ© inquiĂšte toujours les professionnels.

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Un frein pour le dĂ©veloppement de l’énergie solaire ?

Enerplan et le Syndicat des énergies renouvelables (SER) redoutent un frein au développement des installations sur toitures et ombriÚre. En particulier, la dégressivité des tarifs, effective dÚs la publication du texte pour les installations de 9 à 100 kWc, est perçue comme un risque pour la rentabilité des projets.

Le ministre de l’Énergie, Marc Ferracci, dĂ©fend cette trajectoire. « Cet arrĂȘtĂ© illustre la mĂ©thode Ă  laquelle je tiens : garder le cap de la trajectoire pluriannuelle de l’énergie, veiller Ă  l’impact sur les finances publiques, Ă©changer avec les filiĂšres et sĂ©curiser, Ă  l’issue de cette concertation, le dĂ©veloppement du photovoltaĂŻque indispensable Ă  la sĂ©curisation de notre Ă©nergie et Ă  notre souverainetĂ© », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Avec l’arrĂȘtĂ©, l’exĂ©cutif met en avant d’autres dispositifs de soutien, comme les rĂ©cents appels d’offres pour le photovoltaĂŻque au sol et sur bĂątiment, qui ont dĂ©jĂ  dĂ©signĂ© plusieurs centaines de mĂ©gawatts crĂȘte de capacitĂ©.

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1 milliard de tonne de charbon produit : pourquoi l’Inde en est si fiùre ?

C’est avec une certaine fiertĂ© que l’Inde vient d’annoncer avoir franchi la barre symbolique du milliard de tonne de charbon produit en une annĂ©e. Cette annonce remet en perspective l’état de la transition Ă©nergĂ©tique Ă  l’échelle mondiale. 

C’est par le biais d’un post sur le rĂ©seau social X (ex-Twitter) que le ministĂšre indien du charbon a annoncĂ© avoir franchi le cap des 1 milliard de tonne de charbon produit en une annĂ©e. En passant ce cap, l’Inde conforte sa position de deuxiĂšme producteur mondial de charbon avec un part de 9,3 %. D’un point de vue europĂ©en, l’annonce a de quoi surprendre.

Si le gaz et le pĂ©trole sont encore massivement utilisĂ©s, le charbon, lui, est clairement sur la pente descendante en raison de ses effets environnementaux et sanitaires. En France, il ne reste plus que deux centrales Ă  charbon encore utilisĂ©es, et le Royaume-Uni s’apprĂȘte Ă  fermer son unique centrale utilisant ce type d’énergie. MĂȘme l’Allemagne, dont la production d’énergie repose encore massivement sur le charbon et le lignite (21,3 % du mix Ă©lectrique), ne cesse de fermer des centrales.

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India has crossed a monumental 1 BILLION TONNES of coal production!

With cutting-edge technologies and efficient methods, we’ve not only increased production but also ensured sustainable and responsible mining. This achievement will fuel
 pic.twitter.com/KRGOBQ1SA7

— G Kishan Reddy (@kishanreddybjp) March 21, 2025

1,5 milliard de tonnes de charbon d’ici 2030

L’Inde et la Chine sont donc dans une toute autre dynamique que l’Europe en matiĂšre de charbon. En 2023, l’Inde a consommĂ© plus de charbon que toute l’Europe et les AmĂ©riques rĂ©unies, du fait d’un mix Ă©lectrique reposant Ă  72 % sur cette Ă©nergie. D’ailleurs, poussĂ©e par les deux pays, la consommation mondiale de charbon a augmentĂ© de 10 % sur les 10 derniĂšres annĂ©es.

Le recours massif au charbon de l’Inde s’explique en partie par sa trĂšs grande densitĂ© de population. S’il se place au troisiĂšme rang mondial en termes de consommation d’électricitĂ©, sa consommation par habitant ne reprĂ©sente que 20 % de celle de la France. Mais le pays doit fournir de l’électricitĂ© Ă  plus d’1,4 milliard de personnes, soit le double de la population europĂ©enne. Dans ce contexte, le charbon, dont le pays possĂšde de grandes quantitĂ©s, constitue un moyen rapide et efficace de produire de l’électricitĂ©, tout en assurant une forme de souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique. Le pays compte continuer d’exploiter massivement ses rĂ©serves, estimĂ©es Ă  122 milliards de tonnes, et atteindre une cadence de 1,5 milliard de tonnes produit par an d’ici 2030.

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L’Inde investit Ă©galement dans les Ă©nergies bas-carbone

En parallĂšle, le pays mise aussi sur l’avenir avec les Ă©nergies renouvelables, en mettant en Ɠuvre parmi les plus grandes centrales photovoltaĂŻques et Ă©oliennes du monde. Enfin, le pays compte Ă©galement accĂ©lĂ©rer sur le nuclĂ©aire et vise les 100 GW installĂ©s d’ici 2047. Ces objectifs restent insuffisants pour compenser les plus de 237 GW de centrales Ă  charbon en activitĂ© dans le pays.

La Chine reste loin devant

Si la Chine est championne du dĂ©ploiement d’énergies renouvelables, elle est Ă©galement championne du charbon. Entre 2000 et 2022, le pays a augmentĂ© sa production d’électricitĂ© Ă  partir du charbon de 421 % ! Le charbon reprĂ©sente, en 2022, 62 % de son mix Ă©lectrique. En termes de production, la Chine bat Ă©galement des records. Celle-ci s’élevait Ă  3,9 milliards de tonnes par an en 2020, et pourrait dĂ©passer les 4 milliards en 2025. 

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Sans charbon ni biomasse, la centrale EDF de Cordemais peine à se trouver un avenir énergétique

EDF est priĂ© de revoir sa copie, concernant le destin de la centrale de Cordemais. Quelques mois aprĂšs l’annonce de la fin d’un projet de conversion Ă  la biomasse, le SĂ©nat demande que l’activitĂ© de production ou de stockage d’électricitĂ© soit maintenu aprĂšs la fermeture de la centrale. 

Que va devenir la centrale Ă©lectrique de Cordemais ? Une chose est sĂ»re : Ă  partir de 2027, elle ne produira plus d’électricitĂ© Ă  partir de charbon. Mais au-delĂ , rien n’est encore dĂ©cidĂ©. Il y a bien eu le projet Ecocombust 2, qui devait permettre la reconversion de l’une des deux derniĂšres centrales Ă  charbon du pays Ă  la biomasse. Mais en fin d’annĂ©e 2024, EDF a finalement dĂ©cidĂ© d’abandonner le projet, par crainte d’un manque de rentabilitĂ©.

L’électricien français a bien une idĂ©e en tĂȘte, et souhaite transformer le site en usine de production de tuyaux pour les EPR2. Le site pourrait entrer en service Ă  partir de 2029, et serait gĂ©rĂ© par Framatome. Mais il y a un hic : cette usine de production ne permettrait d’assurer qu’une centaine d’emplois dans un premier temps, et 200 emplois Ă  terme. On est donc loin des 328 salariĂ©s d’EDF qui travaillent actuellement sur le site.

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Fabrication de tuyaux ou production d’électricitĂ© ?

Dans cette situation, les sĂ©nateurs de Loire-Atlantique viennent de faire voter un projet d’amendement auprĂšs de la commission des affaires Ă©conomiques du SĂ©nat. Cet amendement, qui vient d’ĂȘtre adoptĂ©, contraint EDF Ă  proposer un plan de conversion de la centrale, soit pour assurer une production d’électricitĂ© Ă  partir d’énergies renouvelables, soit pour stocker de l’électricitĂ©. Selon la sĂ©natrice Karine Daniel, le site a une grande importance dans le mix Ă©nergĂ©tique français, et doit conserver son rĂŽle dans l’équilibre du rĂ©seau Ă©lectrique. Pilotable, la centrale a, en effet, l’avantage de permettre Ă  EDF d’ajuster efficacement sa production d’électricitĂ© en fonction de la demande.

Il semble donc qu’EDF soit contraint de revoir – ou complĂ©ter – ses plans pour remettre la production d’électricitĂ© au cƓur du projet Cordemais. Compte tenu de ses infrastructures Ă©lectriques, le site pourrait ĂȘtre converti en batterie stationnaire, ou pourrait mĂȘme accueillir un SMR, comme Ă©voquĂ© fin 2023 par Christelle Morançais, prĂ©sidente de la rĂ©gion Pays de Loire.

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Les prix de l’électricitĂ© baissent mais restent volatiles en Europe

En 2024, le marchĂ© europĂ©en de l’électricitĂ© a connu des prix plus bas qu’en 2023, atteignant en moyenne 81 euros par mĂ©gawattheure (€/MWh), selon le rapport de l’Agence de coopĂ©ration des rĂ©gulateurs de l’énergie (ACER).

La baisse des prix de l’électricitĂ© par rapport aux sommets de la crise Ă©nergĂ©tique de 2022 est certaine, constate le rĂ©gulateur europĂ©en : ils sont passĂ©s de 227 Ă  81 €/MWh. Mais cette tendance cache leur volatilitĂ©, alimentĂ©e par l’intermittence des Ă©nergies renouvelables et l’influence persistante du gaz sur la formation des prix. L’augmentation de la production d’énergies renouvelables, combinĂ©e au retour en puissance du parc nuclĂ©aire français, a permis de rĂ©duire la dĂ©pendance aux combustibles fossiles.

En 2024, les Ă©nergies renouvelables ont reprĂ©sentĂ© 34 % de la production d’électricitĂ© en Europe. Elles ont permis de faire chuter les prix, en particulier au printemps et en Ă©tĂ© avec les pleines capacitĂ©s de production solaire et Ă©olienne. En revanche, l’abondance d’électricitĂ© intermittente a aussi eu pour effet d’augmenter le nombre d’épisodes de prix nĂ©gatifs. Ces derniers, oĂč les producteurs doivent payer pour injecter leur Ă©lectricitĂ© sur le rĂ©seau, ont augmentĂ© de 50 % par rapport Ă  2023. Il illustre la difficile adĂ©quation entre l’offre et la demande avec les renouvelables, faute de flexibilitĂ© suffisante sur le rĂ©seau.

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Une volatilitĂ© exacerbĂ©e par le gaz et l’absence de stockage

MalgrĂ© la baisse des prix moyens, l’ACER souligne que le gaz joue toujours un rĂŽle important dans l’équilibre du marchĂ© de l’électricitĂ©. En effet, les centrales Ă  gaz restent indispensables lors des pĂ©riodes de forte demande oĂč de faible production renouvelable, maintenant une corrĂ©lation entre les prix du gaz et ceux de l’électricitĂ©.

En 2024, les prix du gaz sont descendus Ă  34 €/MWh en moyenne, mais les tensions sur l’approvisionnement et les fluctuations du marchĂ© international ont entraĂźnĂ© des hausses ponctuelles rĂ©percutĂ©es sur l’électricitĂ©. L’absence actuelle de flexibilitĂ© du systĂšme Ă©nergĂ©tique reste encore un point faible. Le stockage d’électricitĂ©, via les batteries ou le pompage-turbinage, est encore trop limitĂ© pour absorber les surplus renouvelables et pallier les creux de production.

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DĂ©velopper les interconnexions

Aussi, le dĂ©veloppement des interconnexions entre pays europĂ©ens, qui permet une meilleure rĂ©partition de l’électricitĂ© disponible entre les besoins des pays, « doit encore progresser » selon l’ACER. L’ACER pointe un autre problĂšme : la forte variabilitĂ© des prix de l’électricitĂ© au sein d’une mĂȘme journĂ©e. En 2024, les fluctuations dĂ©passant 50 €/MWh entre le prix le plus bas et le plus haut ont Ă©tĂ© observĂ©es lors de 70 % des journĂ©es de l’annĂ©e. Cette instabilitĂ© complique la prĂ©visibilitĂ© des coĂ»ts pour les consommateurs et les industriels.

L’agence europĂ©enne appelle donc Ă  accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement des solutions de flexibilitĂ©. Sans ces mesures, l’Europe pourrait se retrouver dans une situation oĂč l’électricitĂ© est abondante et bon marchĂ© Ă  certains moments, mais hors de prix lors des pics de consommation.

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Ces centres de données seront bientÎt alimentés par des mini réacteurs nucléaires au Texas

Si une forte hausse de la consommation Ă©lectrique mondiale est attendue dans les annĂ©es Ă  venir, c’est en grande partie en raison de l’essor des centres de donnĂ©es. VĂ©ritables gouffres Ă©nergĂ©tiques, ces infrastructures abritent des serveurs informatiques et leur systĂšme de refroidissement. De nombreux projets Ă©nergĂ©tiques sont ainsi Ă  l’étude ou en dĂ©veloppement pour soutenir leur montĂ©e en puissance. Au Texas, par exemple, des microrĂ©acteurs nuclĂ©aires seront construits pour alimenter ces centres en Ă©lectricitĂ©.

Le Texas est confrontĂ© Ă  une pression croissante pour augmenter son approvisionnement en Ă©lectricitĂ©. Actuellement, prĂšs de 9 % de la demande Ă©nergĂ©tique dans le territoire provient des centres de donnĂ©es, une part qui devrait fortement augmenter avec les nouvelles installations Ă  venir. Pour rĂ©pondre Ă  cette demande tout en renforçant sa souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique, l’État s’ouvre ainsi Ă  de nouvelles solutions. Profitant de ce marchĂ©, la start-up amĂ©ricaine Last Energy prĂ©voit d’y dĂ©ployer sa technologie : un microrĂ©acteur nuclĂ©aire. La sociĂ©tĂ© ambitionne d’en construire une trentaine afin d’alimenter les futurs centres de donnĂ©es qui seront implantĂ©s au Texas.

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600 MW de nuclĂ©aire pour alimenter les centres de donnĂ©es texans

Last Energy a dĂ©jĂ  acquis un site de 80 hectares dans le comtĂ© d’Haskell, dans le nord-ouest du Texas, oĂč elle prĂ©voit de construire 30 microrĂ©acteurs, selon un communiquĂ©. Sa technologie s’agit d’un rĂ©acteur Ă  eau pressurisĂ©e (REP) Ă  boucle unique de 20 MW, utilisant des combustibles REP standards. À terme, ces systĂšmes fourniront au total 600 MW, de l’électricitĂ© qui sera acheminĂ©e via une combinaison de cĂąbles privĂ©s et de transmission au rĂ©seau. Pour donner un ordre d’idĂ©e, une telle puissance permettrait de couvrir la consommation de 600 000 foyers, selon l’entreprise. Cependant, ce chiffre reste bien en deçà des besoins futurs du Texas. Aujourd’hui, les centres de donnĂ©es en activitĂ© nĂ©cessitent environ 8 GW, une demande qui devrait exploser dans les annĂ©es Ă  venir, car rien que dans la rĂ©gion de Dallas-Fort Worth, ces infrastructures exigeront 43 GW supplĂ©mentaires dans le futur.

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Des dizaines déjà livrés en Europe

L’entreprise affirme avoir dĂ©jĂ  obtenu plus de 80 commandes en Europe, dont la moitiĂ© Ă©tait destinĂ©e aux centres de donnĂ©es. En effet, jusqu’à prĂ©sent, la sociĂ©tĂ© Last Energy s’était principalement concentrĂ©e sur le marchĂ© europĂ©en en raison de la rigiditĂ© des rĂšglementations amĂ©ricaines en matiĂšre de nuclĂ©aire. D’ailleurs, dans l’objectif de dĂ©ployer rapidement sa technologie dans le pays, la sociĂ©tĂ© a engagĂ© un procĂšs contre la Commission de rĂšglementation nuclĂ©aire amĂ©ricaine (NRC), arguant que certains modĂšles de rĂ©acteurs ne nĂ©cessiteraient pas l’approbation de la Commission.

Concernant son projet, Last Energy a déjà déposé sa demande de raccordement auprÚs du gestionnaire texan ERCOT et prépare actuellement sa demande de permis de site anticipé auprÚs du NRC.

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Notre sélection des meilleures batteries externes pour ordinateur portable

Vous voulez augmenter l’autonomie de votre ordinateur portable, et profiter un peu plus de votre jardin pour travailler ? Vous ĂȘtes au bon endroit. Voici notre top 3 des meilleures batteries externes pour ordinateur portable du marchĂ©.

Depuis la crise du Covid, le tĂ©lĂ©travail a pris une importance fondamentale dans nos vies, permettant Ă  chacun de travailler d’oĂč il veut plusieurs jours par semaine. Ce privilĂšge a nĂ©anmoins une condition : avoir une prise de courant pour alimenter son ordinateur portable. Ainsi, pour ne plus avoir de limite et se permettre de travailler dans le jardin, Ă  la terrasse d’un cafĂ© ou mĂȘme dans un refuge de montagne, une seule solution : la batterie externe.

Pour cette raison, nous avons dĂ©cidĂ© d’étudier les batteries externes disponibles sur le marchĂ©, afin de vous concocter un top 3 des meilleurs modĂšles du moment. Les batteries externes font partie de ces produits dont il existe une infinitĂ© de dĂ©clinaisons lorsque l’on fouille Ă  travers le web. Pourtant, Ă  y regarder de plus prĂšs, le nombre de modĂšles rĂ©ellement intĂ©ressants fond comme neige au soleil lorsque les critĂšres se multiplient. Heureusement, nous sommes tombĂ©s sur quelques pĂ©pites qui devraient parfaitement rĂ©pondre Ă  vos attentes et vos besoins. Les voici.

1 – Anker 737 : la meilleure batterie externe pour ordinateur portable

FondĂ©e en 2011, l’entreprise chinoise Anker a su s’imposer comme l’une des rĂ©fĂ©rences des solutions de recharge pour appareils mobiles, et dans des accessoires dĂ©diĂ©s. Avec la Anker 737, le fabricant ne faillit pas Ă  sa rĂ©putation, et propose, Ă  nos yeux, la meilleure batterie externe du marchĂ©. Avec une capacitĂ© de stockage de 24 000 mAh et une puissance totale de 140 W, elle pourra sans aucun problĂšme recharger plusieurs Ă©quipements en mĂȘme temps. Anker indique que les 24 000 mAh permettent de recharger 1,3x un MacBook Air 13″ de chez Apple.

CĂŽtĂ© design, on apprĂ©cie le style Ă©purĂ© et l’écran couleur qui permet d’avoir des indications sur l’état de charge de la batterie. En revanche, l’ensemble est assez volumineux.

L'alternative : Anker Prime Power Bank

LĂ©gĂšrement plus chĂšre, la Anker Prime a l’avantage d’afficher des performances lĂ©gĂšrement supĂ©rieures Ă  la 737 avec 27 650 mAh de capacitĂ© de stockage, et 250W de puissance de recharge. Elle est Ă©galement Ă©quipĂ©e d’une connectivitĂ© Bluetooth, ce qui permet de la piloter via l’application Anker dĂ©diĂ©e.

2 – Iniu 25 000 mAh : nomade sans se ruiner

Si les ordinateurs portables rĂ©cents peuvent souvent ĂȘtre rechargĂ©s grĂące Ă  une prise USB, ce n’est pas le cas de tous les modĂšles. Pour ces cas de figure, on a trouvĂ© la solution : la batterie externe du fabricant Omars. Si cette batterie arbore un design nettement plus « rustique » que le modĂšle de chez Anker, elle affiche la mĂȘme capacitĂ© de stockage, ainsi qu’un atout de taille : une prise 220 V !

Avec une puissance de seulement 90 W, cette prise ne pourra pas alimenter Ă©normĂ©ment d’appareils, mais se montrera parfaite pour un ordinateur portable. En revanche, on regrette qu’il n’y ait qu’un seul port USB-C. De plus, sa puissance est limitĂ©e Ă  18 W.

L'alternative : EcoFlow River 2

Si vous avez absolument besoin d’une prise 230 V, et que vous n’avez pas de problĂšme de place, l’EcoFlow River 2 est aussi Ă  considĂ©rer. Plus chĂšre et plus imposante (3,5 kg sur la balance contre 1 kg pour la Omars), elle a nĂ©anmoins une redoutable capacitĂ© de 256 Wh, alors que la Omars est limitĂ©e Ă  88 Wh. CĂŽtĂ© puissance, la River 2 peut dĂ©livrer jusqu’à 600 W, et se charger via des panneaux solaires.

3 – Krisdonia 50 000 mAh : mĂ©ga capacitĂ© de stockage

Avec la Krisdonia 50 000, on change tout simplement de catĂ©gorie. Le fabricant a rĂ©ussi Ă  caser 50 000 mAh de stockage dans un boĂźtier de 19 cm par 15 cm, le tout pour un poids de 1,2 kg. Au-delĂ  de l’encombrement rĂ©duit, cette batterie externe se distingue par sa multitude de ports disponibles, et en particulier son DC-Out qui permet, grĂące aux nombreux adapteurs fournis, de recharger une large gamme d’ordinateurs portables dont la puissance peut atteindre jusqu’à 19,5 W.

À l’instar de la Anker 737, la Krisdonia possĂšde Ă©galement un Ă©cran, mais nettement plus sommaire. Comme pour la Omars, on regrette cependant qu’il n’y ait qu’un seul port USB-C, Ă  l’heure oĂč celui-ci devient la norme.

L'alternative : La Krisdonia 64 000

Pour les adeptes du toujours plus, on vous prĂ©sente la Krisdonia 64 000 : une version bodybuildĂ©e de la Krisdonia 50 000. Avec ce modĂšle plus coĂ»teux, vous aurez droit Ă  4 ports USB-A au lieu de 2, et surtout d’une capacitĂ© de 64 000 mAh. C’est plus de 2,5 fois la capacitĂ© de la Anker 737.

Tout savoir sur les batteries externes pour ordinateurs portables

Comment choisir la batterie adaptée à mes besoins ?

Contrairement aux Power Bank pour smartphones, le choix d’une batterie externe pour un ordinateur portable n’est pas une formalitĂ©. En effet, la puissance et la tension de recharge des ordinateurs portables n’est pas standardisĂ©e, en particulier pour les modĂšles plus anciens. En consĂ©quence, il convient de vous assurer de la tension, et de la puissance de votre modĂšle avant de faire votre choix dĂ©finitif. Heureusement, la tendance est dĂ©sormais Ă  l’uniformisation, et de nombreux modĂšles peuvent dĂ©sormais ĂȘtre rechargĂ©s via un chargeur USB-C. C’est notamment le cas des MacBook.

CÎté capacité de stockage, là encore, le marché des ordinateurs portables est trÚs vaste. Si votre batterie est amovible, vous pourrez sans doute trouver des informations sur ses caractéristiques techniques. Cela vous permettra de mieux définir la taille de votre future batterie externe.

Quelle capacité faut-il pour une batterie externe compatible ordinateur portable ?

Pour un ordinateur portable, il est recommandĂ© d’opter pour une batterie externe d’au moins 20 000 mAh, voire 25 000 mAh si l’on souhaite travailler plusieurs heures sans recharge. La capacitĂ© doit ĂȘtre choisie en fonction de la consommation de l’appareil, exprimĂ©e en Wh (wattheures). Pour la convertir depuis les mAh, il faut la multiplier par la tension de sortie de la batterie (20 000 mAh x 5 V = 100 Wh, par exemple). En gĂ©nĂ©ral, plus la capacitĂ© est Ă©levĂ©e, plus l’autonomie sera importante, mais cela implique Ă©galement un poids plus important. Une batterie de 50 000 mAh ou plus permet souvent de recharger un ordinateur plusieurs fois, mais peut ĂȘtre trop encombrante pour des dĂ©placements frĂ©quents.

Quelle puissance de charge est nécessaire pour un PC portable ?

La puissance nĂ©cessaire dĂ©pend du modĂšle de l’ordinateur. Les ultrabooks se contentent parfois de 30 Ă  65 W, alors que les PC plus puissants ou destinĂ©s Ă  des usages graphiques peuvent demander jusqu’à 100 W, voire davantage. Une batterie externe doit pouvoir dĂ©livrer une puissance Ă©quivalente ou supĂ©rieure Ă  celle du chargeur d’origine pour fonctionner correctement. Une puissance insuffisante risque d’empĂȘcher la recharge ou de ralentir fortement le processus. Il est donc important de vĂ©rifier ce critĂšre sur la fiche technique de l’ordinateur ou de son chargeur.

Une batterie avec prise secteur est-elle utile ?

Oui, pour les ordinateurs qui ne se rechargent pas via USB-C. Une batterie externe Ă©quipĂ©e d’une prise secteur (AC) permet d’alimenter un chargeur d’ordinateur classique, ce qui garantit une compatibilitĂ© plus large. En revanche, ces batteries sont souvent plus volumineuses, plus chĂšres et moins efficaces, car elles intĂšgrent un convertisseur DC/AC. Elles conviennent bien Ă  une utilisation semi-nomade, mais seront moins pratiques en dĂ©placement

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Nouveau nuclĂ©aire, prix de l’électricitĂ© : pourquoi Luc RĂ©mont n’a pas Ă©tĂ© reconduit Ă  la tĂȘte d’EDF ?

AprĂšs deux ans et demi Ă  la tĂȘte d’EDF, Luc RĂ©mont a Ă©tĂ© brutalement Ă©cartĂ© par l’exĂ©cutif. Dans une interview accordĂ©e au Figaro, le dirigeant revient sur les dĂ©saccords profonds qui ont menĂ© Ă  cette dĂ©cision.

L’annonce du dĂ©part de Luc RĂ©mont de la tĂȘte d’EDF, officialisĂ©e le 21 mars, a sonnĂ© comme un coup de tonnerre, fruit d’une diffĂ©rence de vision avec l’État. Le point de rupture ? Une divergence de vision sur la gestion de l’entreprise. « Nous avons fondamentalement une vision diffĂ©rente de ce que doit ĂȘtre EDF et de la maniĂšre dont cette entreprise doit ĂȘtre dirigĂ©e », confie-t-il dans une interview confidences au Figaro.

Alors que le gouvernement pousse pour un contrĂŽle plus strict des prix de l’électricitĂ©, M. RĂ©mont dĂ©fendait une approche plus industrielle et compĂ©titive. « EDF doit ĂȘtre performante et compĂ©titive. Une part importante de l’État considĂšre qu’elle doit fonctionner comme une rĂ©gie. Je ne crois pas que ce soit la voie de la performance », regrette-t-il.

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En froid avec certains industriels

« Tant que l’entreprise Ă©tait, comme je l’ai trouvĂ©e Ă  mon arrivĂ©e, en situation d’urgence, cette diffĂ©rence d’apprĂ©ciation n’était pas une prioritĂ© pour l’État. DĂšs lors qu’EDF s’est redressĂ©e – en deux ans, la production a progressĂ© de 30 %, la situation Ă©conomique s’est amĂ©liorĂ©e, la dette est stabilisĂ©e -, les enjeux d’avenir se sont posĂ©s et ont rĂ©vĂ©lĂ© des tensions. Je les pensais solubles », s’est-il trompĂ©.

AccusĂ© par le PDG de Saint-Gobain d’avoir « fait un bras d’honneur Ă  l’industrie française » en mettant des volumes d’électricitĂ© aux enchĂšres, Luc RĂ©mont rĂ©fute vigoureusement. « EDF n’a pas de leçon de patriotisme industriel Ă  recevoir, en particulier de la part d’une entreprise qui vit depuis des dĂ©cennies de politiques publiques Ă  la rĂ©novation et Ă  l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tiques », visant directement Saint-Gobain.

Il rappelle que l’entreprise a ƓuvrĂ© pour garantir un prix stable et compĂ©titif. « EDF est lĂ  pour rendre service aux Français dans des conditions d’équitĂ©. Nous avons pris des engagements trĂšs forts fin 2023 pour sortir du schĂ©ma de l’Arenh, qui tuait EDF, et mettre en place des contrats de long terme. Des milliers d’entreprises y ont adhĂ©rĂ© », assure-t-il.

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Un programme nuclĂ©aire sous-financĂ© ?

Autre point de crispation : le financement du nouveau programme nuclĂ©aire français, notamment la construction des six rĂ©acteurs EPR2. « L’État français en fait significativement moins. J’ai demandĂ© des choses simples : un prĂȘt d’État non bonifiĂ©, pour limiter le volume des Ă©missions obligataires d’EDF. J’ai aussi souhaitĂ© un « pacte de confiance Â» sur les prĂ©lĂšvements de l’État sur EDF, et que l’on prĂ©voie une compensation en cas d’impact important de mesures sur EDF. Je n’ai pas Ă©tĂ© entendu. Â»

Dans un dernier rĂ©quisitoire, l’ancien PDG livre sa vision du mix Ă©nergĂ©tique : « nous devons sĂ©curiser la production pilotable, notamment nuclĂ©aire et hydraulique, et ajuster le dĂ©veloppement des Ă©nergies intermittentes ». « Je pars comme je suis arrivĂ©, sans rien demander », pensant au challenge qu’a reprĂ©sentĂ© la mission de redresser les comptes d’EDF. Son successeur pressenti, Bernard Fontana, actuel directeur de Framatome et d’Arabelle Solutions, devra dĂ©sormais composer avec les mĂȘmes dĂ©fis et la pression d’un État dĂ©sireux de reprendre la main sur l’énergĂ©ticien public.

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Comment cette boule accrochée aux lignes haute-tension pourrait aider la transition énergétique

Une sociĂ©tĂ© norvĂ©gienne a conçu un nouvel outil qui s’accroche aux lignes Ă©lectriques et permet de mieux piloter le rĂ©seau. L’installation se fait facilement au moyen d’un drone et l’appareil est opĂ©rationnel immĂ©diatement. 50 gestionnaires de rĂ©seaux dans le monde seraient dĂ©jĂ  Ă©quipĂ©s.

Avec l’électrification massive des usages, un rĂ©seau Ă©lectrique vieillissant et un climat qui devrait atteindre +4 Â°C d’ici 2100, la France doit moderniser son rĂ©seau Ă©lectrique. Le gestionnaire de rĂ©seau RTE s’y prĂ©pare avec son schĂ©ma de dĂ©veloppement du rĂ©seau (SDDR) Ă  l’horizon 2040. Des avancĂ©es technologiques pourraient l’aider dans sa tĂąche.

Optimiser le transport d’électricitĂ©

CrĂ©Ă©e en 2016, l’entreprise norvĂ©gienne Heimdall Power propose des solutions pour surveiller et piloter les rĂ©seaux Ă©lectriques. La sociĂ©tĂ© a conçu un nouvel Ă©quipement appelĂ© Neuron. AccrochĂ© aux lignes Ă  haute tension, il a pour fonction d’optimiser les rĂ©seaux Ă©lectriques. ComposĂ© de multiples capteurs, le Neuron norvĂ©gien se prĂ©sente sous la forme d’une sphĂšre qui ressemble Ă  une boule de bowling. Rien Ă  voir avec les boules rouges et blanches que l’on peut observer sur certaines lignes, destinĂ©es Ă  signaler la prĂ©sence des cĂąbles aux aĂ©ronefs. Il s’agit d’un Ă©quipement capable de connaĂźtre avec prĂ©cision la capacitĂ© rĂ©elle des lignes, afin de mieux prĂ©voir la quantitĂ© d’électricitĂ© Ă  y faire circuler. Selon l’entreprise, les gestionnaires de rĂ©seaux pourraient ainsi augmenter jusqu’à 40 % la capacitĂ© des lignes haute tension.

GrĂące Ă  de nombreuses donnĂ©es fournies en direct (tempĂ©rature, inclinaison, courant, angle de phase et facteur de puissance du conducteur), les gestionnaires de rĂ©seaux n’ont plus Ă  se fonder uniquement sur des estimations liĂ©es aux conditions mĂ©tĂ©orologiques pour calculer le niveau d’électricitĂ© Ă  prĂ©voir sur le rĂ©seau. Avec le capteur Neuron, il est possible de dĂ©terminer prĂ©cisĂ©ment la capacitĂ© d’une ligne, et donc d’exploiter au mieux cette capacitĂ©. La sphĂšre Neuron donne Ă©galement des indications sur l’environnement de la ligne : tempĂ©rature ambiante, humiditĂ© et luminositĂ©.

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Des lignes déjà équipées en France

L’objectif est de pouvoir distribuer davantage d’électricitĂ©, en tirant parti au mieux du rĂ©seau existant, et donc en limitant la construction de nouvelles lignes. CĂŽtĂ© installation, tout se fait par drone, rĂ©duisant ainsi les interactions immĂ©diates entre les techniciens et les lignes Ă©lectriques. Selon Heimdall Power, 50 gestionnaires de rĂ©seaux dans le monde auraient dĂ©jĂ  Ă©quipĂ© leurs lignes haute tension, dont RTE en France, d’aprĂšs la carte interactive publiĂ©e sur le site internet de l’entreprise. Toutefois, Ă  notre connaissance, RTE n’a pas communiquĂ© sur le sujet. Ce genre d’avancĂ©e technologique est une aubaine pour les gestionnaires de rĂ©seaux qui vont pouvoir amĂ©liorer le pilotage du rĂ©seau Ă©lectrique. Rappelons qu’en France, RTE prĂ©voit de renouveler 23 500 km de lignes et 85 000 pylĂŽnes d’ici 2040.

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Aurons-nous bientÎt des smartphones à batterie nucléaire ?

Utiliser les dĂ©chets nuclĂ©aires pour en faire des batteries. Telle est l’idĂ©e initiale de chercheurs amĂ©ricains, qui ont rĂ©ussi Ă  crĂ©er une batterie grĂące Ă  du cĂ©sium-137 ou du cobalt-60. Si la commercialisation de ce type de produit est encore lointaine, son potentiel, est trĂšs intĂ©ressant. 

Des chercheurs amĂ©ricains viennent de mettre au point une batterie capable de transformer le rayonnement des dĂ©chets nuclĂ©aires en Ă©lectricitĂ©. Selon l’étude publiĂ©e sur le sujet, son principe de fonctionnement repose sur l’exposition de cristaux scintillateurs Ă  une source de rayons gamma. Du fait de cette exposition, les cristaux scintillateurs Ă©mettent de la lumiĂšre. Celle-ci est ensuite captĂ©e par des cellules photovoltaĂŻques Ă  proximitĂ©, qui produisent alors de l’électricitĂ©.

Pour l’heure, les scientifiques de l’universitĂ© de l’Ohio ont exposĂ© leur prototype de batterie Ă  deux sources radioactives : des isotopes de cĂ©sium-137 et de cobalt-60. La batterie a rĂ©ussi Ă  gĂ©nĂ©rer 288 nanowatts (0,0000007 W) dans le premier cas, et 1,5 microwatt (0,0000015 W) dans le deuxiĂšme cas.

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Les cristaux scintillateurs, des matériaux de plus en plus utilisés

Au cƓur de cette batterie gammavoltaĂŻque, on retrouve des cristaux scintillateurs. Ces matĂ©riaux ont la particularitĂ© d’émettre de la lumiĂšre visible ou ultraviolette lorsqu’ils sont soumis Ă  des rayons ionisants. Ils sont couramment utilisĂ©s dans de nombreuses applications, en particulier en imagerie mĂ©dicale. Ils sont au cƓur du fonctionnement des PET scans, et jouent un rĂŽle clĂ© dans le fonctionnement des scanners modernes. Ces mĂȘmes cristaux scintillateurs sont, par exemple, utilisĂ©s dans les aĂ©roports, pour le contrĂŽle des bagages.

Dans le cas de l’étude de l’universitĂ© de l’Ohio, le cristal utilisĂ© est un grenat de gadolinium, d’aluminium et de gallium. Ce cristal a l’avantage d’émettre une forte luminositĂ© tout en Ă©tant particuliĂšrement robuste.

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Répondre à des besoins spécifiques

Si les puissances obtenues sont extrĂȘmement faibles, les rĂ©sultats restent prometteurs. Les chercheurs doivent dĂ©sormais continuer leurs recherches pour augmenter la puissance de la batterie grĂące Ă  l’utilisation de cristaux plus larges. En parallĂšle, un travail devra ĂȘtre rĂ©alisĂ© pour que cette solution technologique soit Ă©conomiquement viable. On ne risque pas de retrouver ce type de batterie de si tĂŽt dans nos appareils du quotidien. En revanche, elles permettraient de rĂ©pondre Ă  des besoins spĂ©cifiques dans des environnements difficiles. Ces batteries pourraient ainsi alimenter des appareils de faible puissance, pour de longues durĂ©es, et sans aucun besoin de maintenance, dans le domaine de l’aĂ©rospatiale, ou dans l’exploration des fonds marins par exemple.

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La France en quĂȘte de souverainetĂ© pour les minĂ©raux de la transition Ă©nergĂ©tique

La transition Ă©nergĂ©tique a pour avantage, entre autres, de moins dĂ©pendre d’importations d’hydrocarbures. Mais cet avantage n’en est un que s’il est possible de ne pas dĂ©pendre non plus des importations de systĂšmes de production d’énergie, comme les panneaux photovoltaĂŻques, les batteries, ou encore les diffĂ©rents composants nĂ©cessaires Ă  l’industrie nuclĂ©aire. Mais pour produire sur son sol ces systĂšmes, encore faut-il disposer des minĂ©raux nĂ©cessaires. Or l’inventaire des ressources miniĂšres en France est obsolĂšte, dans son pĂ©rimĂštre, et dans ses donnĂ©es disponibles. Heureusement, un nouveau projet a Ă©tĂ© lancĂ© pour rĂ©soudre ce problĂšme.

« On va accĂ©lĂ©rer sur la partie industrielle [
]. D’abord, un grand inventaire de ressources miniĂšres qui sont nĂ©cessaires Ă  la transition Ă©cologique, parce qu’on doit disposer d’une carte prĂ©cise des ressources en matiĂšre de lithium, de cobalt qui se trouvent sur notre territoire pour sĂ©curiser cette souverainetĂ© de nos matiĂšres premiĂšres. C’est lĂ  oĂč la raretĂ© est en quelque sorte jumelle de la dĂ©carbonation ». Ainsi s’exprimait Emmanuel Macron Ă  la sortie du Conseil de planification Ă©cologique, le 25 septembre 2023.

Le signal Ă©tait donc lancĂ© ! La France allait chercher sur son territoire les minĂ©raux nĂ©cessaires Ă  la transition Ă©nergĂ©tique. Il Ă©tait temps, pourrait-on penser, dĂšs lors que l’on songe au fait que la Chine dispose d’une position dominante, depuis au moins une dĂ©cennie, sur de nombreux minĂ©raux, Ă  l’état brut et/ou raffinĂ© : terres rares, lithium, cobalt, nickel, graphite, gallium, 


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L’inventaire existant doit ĂȘtre actualisĂ©

Le besoin d’un nouvel inventaire est d’autant plus pressant que l’inventaire actuel Ă©tait obsolĂšte, selon le Bureau de recherches gĂ©ologiques et miniĂšres (BRGM) lui-mĂȘme. RĂ©alisĂ© entre 1970 et 1995, il n’est plus Ă  la hauteur des enjeux d’aujourd’hui pour un certain nombre de raisons. La premiĂšre d’entre elles est la liste des minĂ©raux Ă©tudiĂ©s : elle comprenait auparavant 22 substances prioritaires, alors que ce sont aujourd’hui par moins de 55 substances qui sont considĂ©rĂ©es comme critiques et stratĂ©giques, incluant par exemple le lithium, le tantale, le cĂ©sium ou le germanium.

D’autres raisons ont conduit l’État français Ă  lancer un nouvel inventaire. Tout d’abord, tout le territoire n’a pas fait l’objet d’études approfondies ; plus de 30 % des zones d’intĂ©rĂȘt n’ont toujours pas Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©es. De plus, la profondeur maximale d’investigation Ă©tait jusqu’à maintenant de 300 m ; en la matiĂšre, les techniques ont depuis Ă©voluĂ©es, permettent de rechercher des minĂ©raux Ă  des profondeurs plus importantes (1000 m). Les moyens modernes permettent en outre une prospection plus rapide et Ă  plus grande Ă©chelle – Ă  l’aide par exemple d’instruments embarquĂ©s sur satellite, de nouveaux systĂšmes d’analyse chimique plus rapides et plus mobiles.

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Lancement d’un nouveau projet d’ampleur

Ainsi le BRGM a lancĂ© en ce dĂ©but d’annĂ©e un nouveau projet d’inventaire d’ampleur. D’une durĂ©e initiale de cinq ans, il est financĂ© par l’Agence nationale de Recherche (ANR) dans le cadre du programme d’investissement France 2030. Ce sont 53 millions d’euros qui seront mobilisĂ©s dans cet objectif.

Ce nouvel inventaire va concerner cinq zones prioritaires du territoire national : Vosges, ouest du Massif central, Morvan-BrĂ©venne, PyrĂ©nĂ©es CĂ©vennnes et Sillon Nord Guyane. Il va mettre en Ɠuvre les techniques les plus modernes et emploiera entre autres des techniques d’acquisitions depuis le sol et aĂ©roportĂ©s (hĂ©licoptĂšre, avion). L’interprĂ©tation des donnĂ©es utilisera des moyens de science de donnĂ©es et d’intelligence artificielle, avec pour objectif d’identifier les zones les plus favorables Ă  la prĂ©sence de gisements profonds. Ces donnĂ©es permettront ensuite de lancer des Ă©tudes d’exploration miniĂšre, dans le cadre de permis exclusifs de recherche (PER).

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Premier plasma pour le rĂ©acteur « steampunk Â» de General Fusion

L’actualitĂ© bruisse des dĂ©veloppements rĂ©cents de la fusion nuclĂ©aire. Les progrĂšs sont de plus en plus rapides. En ce mois de mars 2025, c’est une sociĂ©tĂ© canadienne qui annonce l’achĂšvement de son prototype, et la premiĂšre production de plasma, au sein d’un rĂ©acteur particuliĂšrement original.

C’est le premier rĂ©acteur « steampunk », comme l’a dĂ©crit le journaliste Tim de Chant. En effet, le concept de General Fusion est pour le moins original. Pour que la rĂ©action de fusion thermonuclĂ©aire puisse se produire, il est nĂ©cessaire de porter le plasma Ă  de trĂšs hautes conditions de tempĂ©rature et de pression. Cette compression est rĂ©alisĂ©e ici Ă  l’aide de vingt-quatre pistons mus Ă  la vapeur. Ces pistons produisent l’implosion d’un liner de lithium vers le centre de la chambre du rĂ©acteur, piĂ©geant le combustible en son centre, et avec pour objectif de porter le plasma Ă  plus de cent millions de degrĂ©s celsius, soit 10 kiloĂ©lectronvolts (keV).

 

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Le projet vient de se concrétiser

La startup canadienne a dĂ©veloppĂ© son concept pendant prĂšs de 20 ans, mais aujourd’hui, tout se prĂ©cipite. Le 3 mars dernier, en effet, la sociĂ©tĂ© inaugure officiellement son nouveau prototype, baptisĂ© LM26 – pour Lawson Machine 26. Pour la petite histoire, il s’agit d’un hommage au physicien John D. Lawson, qui a Ă©tĂ© le premier Ă  Ă©voquer l’éponyme « critĂšre de Lawson » pour caractĂ©riser la rentabilitĂ© Ă©nergĂ©tique d’un rĂ©acteur de fusion.

Le 11 mars, la sociĂ©tĂ© annonce avoir rĂ©alisĂ© le premier plasma dans la chambre de son rĂ©acteur. La start-up prĂ©cise en outre former dorĂ©navant ces plasmas sur une base quotidienne. Le prototype a Ă©tĂ© construit en seize mois, et il vise Ă  dĂ©montrer la viabilitĂ© du concept. Pour ce faire, il s’efforcera d’atteindre plusieurs objectifs successifs : d’abord atteindre 10 millions de degrĂ©s celsius (1 keV), puis 100 millions de degrĂ©s (10 keV) et enfin l’atteinte du fameux critĂšre de Lawson.

Une fois atteint, le prototype dĂ©montrera l’aptitude de cette Ă©tonnante machine Ă  vapeur Ă  produire de l’énergie. De nombreuses Ă©tapes Ă  franchir, donc, pour ce rĂ©acteur, dans les mois Ă  venir.

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L’interminable redĂ©marrage des centrales solaires ravagĂ©es par la grĂȘle

Bien loin de simples giboulĂ©es de mars, le nombre de violents Ă©pisodes de grĂȘles ont tendance Ă  s’amplifier un peu partout dans le monde. Les installations photovoltaĂŻques en sont les premiĂšres victimes, mais des entreprises travaillent Ă  les rendre plus rĂ©sistants. Pour l’instant, leur remise en service peut prendre de longs mois.

Plus de 6 mois aprĂšs un violent Ă©pisode de grĂȘle, le parc solaire de Decazeville, dans l’Aveyron, ne fonctionne qu’à 30 % de ses capacitĂ©s. Et pour cause, l’orage en question a endommagĂ©, le 11 juillet 2024, 90 % des 36 200 panneaux photovoltaĂŻques de l’installation. Malheureusement, cette situation est loin d’ĂȘtre unique, en France comme dans le monde. À l’étĂ© 2022, le parc flambant neuf de Vitry-en-Charollais a connu le mĂȘme sort, quelques semaines avant sa mise en service. Il aura fallu prĂšs d’un an et demi pour qu’il puisse enfin fonctionner Ă  plein rĂ©gime.

Ces Ă©pisodes de grĂȘle peuvent causer des dĂ©gĂąts considĂ©rables sur les installations photovoltaĂŻques et leurs rĂ©parations sont loin d’ĂȘtre une formalitĂ©. Outre les dĂ©lais liĂ©s Ă  l’assurance, le remplacement des panneaux peut comporter des dĂ©fis techniques. Il faut en effet pouvoir retrouver les mĂȘmes panneaux que ceux d’origine, ou s’assurer de la compatibilitĂ© de nouveaux modĂšles.

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Vers des panneaux de plus en plus résistants

Au-delĂ  du coĂ»t financier trĂšs Ă©levĂ© associĂ© Ă  la destruction de ces installations, ces incidents ont un fort impact environnemental. En parallĂšle, du fait du dĂ©rĂšglement climatique, ces Ă©pisodes de grĂȘle ne sont pas prĂšs de ralentir. À l’inverse, une Ă©tude publiĂ©e l’annĂ©e derniĂšre tend Ă  montrer que ces Ă©vĂ©nements avec des grĂȘlons de gros diamĂštre ont tendance Ă  augmenter.

De nombreuses solutions sont Ă©tudiĂ©es pour rendre les parcs solaires plus rĂ©sistants aux alĂ©as climatiques. Certaines de ces solutions consistent, par exemple, Ă  permettre la modification de l’inclinaison des panneaux en cas d’orage, oĂč tout simplement de les « ranger ». MalgrĂ© ces solutions, les panneaux devront inĂ©vitablement gagner en soliditĂ©. C’est ce que certains fabricants ont commencĂ© Ă  faire, comme Longi, avec son modĂšle Hi-Mo 5, ou DMEGC Solar.

Habituellement, la rĂ©sistance des panneaux est Ă©valuĂ©e avec la simulation de grĂȘlons d’un diamĂštre de 25mm, d’un poids de 7,53 g, et d’une vitesse de 23 m/s. Pour tester ses panneaux, DMEGC Solar est allĂ© beaucoup plus loin en soumettant son prototype Ă  des grĂȘlons de 65 mm de diamĂštre, et d’un poids de 130 g, lancĂ© Ă  37 m/s. Cela reprĂ©sente une Ă©nergie cinĂ©tique 45 fois supĂ©rieure aux grĂȘlons conventionnels. RĂ©sultat : le panneau n’a subi aucun dommage apparent, et une perte de puissance minime a Ă©tĂ© enregistrĂ©e, de l’ordre de -0,53 %. Il reste dĂ©sormais Ă  dĂ©mocratiser ce niveau de rĂ©sistance de maniĂšre Ă  ce que les futures installations solaires soient en capacitĂ© de rĂ©sister vraiment aux alĂ©as climatiques.

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Luc RĂ©mont Ă©vincĂ© de la prĂ©sidence d’EDF, qui pour lui succĂ©der ?

C’était une rumeur persistante ces derniers jours, c’est dĂ©sormais officiel : Luc RĂ©mont quitte la prĂ©sidence d’EDF.

AprĂšs un peu plus de deux ans Ă  la tĂȘte du groupe EDF, Luc RĂ©mont ne sera plus son PDG. Il a Ă©tĂ© reçu ce vendredi 21 mars par le ministre de l’Économie, Éric Lombard. L’État, actionnaire unique de l’énergĂ©ticien, a tranchĂ© en faveur d’un changement de gouvernance avant l’échĂ©ance thĂ©orique de son mandat, prĂ©vue cet Ă©tĂ©.

NommĂ© en novembre 2022, Luc RĂ©mont a rapidement Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  des relations houleuses avec l’État, notamment sur la question hautement sensible du prix de vente de l’électricitĂ© nuclĂ©aire​. L’État, dĂ©sireux de contrĂŽler plus Ă©troitement les tarifs pratiquĂ©s par EDF, a vu en Luc RĂ©mont un dirigeant trop indĂ©pendant, en dĂ©saccord avec certaines orientations gouvernementales.

Ces tensions se sont Ă©galement traduites par des diffĂ©rends sur la lenteur du programme de construction des six nouveaux rĂ©acteurs EPR2​. Face Ă  ces divergences de vision, la situation s’est envenimĂ©e au fil des mois, jusqu’à devenir « explosive », selon une source citĂ©e par le journal Contexte​. Si officiellement Luc RĂ©mont a Ă©tĂ© « remerciĂ© pour l’excellent travail accompli » et que son mandat n’est « simplement pas renouvelĂ© » a appris Contexte, la rapiditĂ© de la dĂ©cision laisse penser que l’exĂ©cutif voulait reprendre la main sans attendre l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale prĂ©vue en juin​.

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Bernard Fontana pressenti pour prendre les rĂȘnes

Pour lui succĂ©der, le choix de l’exĂ©cutif s’est portĂ© sur Bernard Fontana, actuel directeur gĂ©nĂ©ral de Framatome et d’Arabelle Solutions, deux filiales d’EDF​. IngĂ©nieur de formation, il dirige Framatome depuis 2015 et est reconnu pour sa connaissance du secteur nuclĂ©aire. La nomination de Bernard Fontana devra toutefois ĂȘtre validĂ©e par l’AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat, conformĂ©ment Ă  l’article 13 de la Constitution​.

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Oiseaux protégés tués par des éoliennes : accusé par des associations, EDF passe bientÎt au tribunal

La surmortalitĂ© d’oiseaux protĂ©gĂ©s, notamment le faucon crĂ©cerellette, serait-elle attribuĂ©e aux 31 Ă©oliennes du parc d’Aumelas situĂ©es dans l’HĂ©rault ? Le tribunal de Montpellier devra trancher.

France nature environnement (FNE) Occitanie-MĂ©diterranĂ©e, constituĂ© partie civile, accuse EDF Renouvelables et ses partenaires de « destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es » et rĂ©clame des indemnisations Ă  hauteur de 500 euros par oiseau tuĂ© ainsi que le versement de 168 000 euros au Plan national d’action pour le faucon crĂ©cerellette. L’association estime que 150 Ă  300 de ces petits rapaces auraient trouvĂ© la mort depuis la mise en service du parc Ă©olien, ralentissant de 22 % la croissance de leur population dans la rĂ©gion.

2 millions d’euros pour effaroucher les oiseaux

Lors de l’audience de dĂ©cembre, le parquet avait requis des sanctions lourdes : 750 000 euros d’amende, dont 500 000 avec sursis, contre chaque sociĂ©tĂ© exploitant les Ă©oliennes incriminĂ©es, ainsi que six mois de prison avec sursis et 150 000 euros d’amende (dont 100 000 avec sursis) Ă  l’encontre de l’ancien PDG d’EDF Renouvelables, Bruno Bensasson. Une suspension temporaire de l’activitĂ© du parc avait Ă©galement Ă©tĂ© demandĂ©e.

EDF Renouvelables, qui conteste toute responsabilitĂ©, met en avant les mesures d’effarouchement installĂ©es pour rĂ©duire les collisions. « Depuis 2020, nous avons investi deux millions d’euros pour mettre Ă  niveau ces dispositifs, avec comme rĂ©sultat qu’il y a eu quatre impacts mortels en 2022 et 2023 et deux en 2024 », plaide un porte-parole du groupe. EDF affirme Ă©galement que la population de faucons crĂ©cerellettes dans la zone connaĂźt une croissance annuelle de 12 % depuis la mise en service du par cet seulement 4 Ă  5 impacts de faucon crĂ©cerellette par an.

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Pas le premier jugement

EDF et ses filiales ont, par le passĂ©, dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ©s au civil en 2021 par la cour d’appel de Versailles pour la mort de 28 faucons crĂ©cerellettes percutĂ©s par les Ă©oliennes d’Aumelas. La justice avait relevĂ© l’inefficacitĂ© du systĂšme d’effarouchement mis en place en 2014, alors qu’une directive europĂ©enne interdit toute destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es sans dĂ©rogation prĂ©fectorale.

L’affaire d’Aumelas n’est pas la seule. La mĂȘme juridiction de Montpellier doit rendre sous peu une dĂ©cision concernant le parc Ă©olien de Bernagues, lui aussi situĂ© dans l’HĂ©rault. Dans ce dossier, l’exploitant Énergie renouvelable du Languedoc (ERL), filiale du groupe Valeco, est mis en cause pour la mort d’un aigle royal. Par ailleurs, la cour d’appel de NĂźmes a dĂ©jĂ  ordonnĂ©, le 7 dĂ©cembre 2023, la dĂ©molition de ce parc en raison d’un permis de construire invalide, une dĂ©cision actuellement contestĂ©e devant la Cour de cassation.

Le dĂ©libĂ©rĂ© prorogĂ© au 7 avril laisse EDF et ses opposants dans l’expectative. Pour FNE, le retard ne fait que prolonger une situation oĂč la biodiversitĂ© continue de subir des dommages. De son cĂŽtĂ©, EDF espĂšre faire valoir son engagement en faveur de l’attĂ©nuation des impacts environnementaux, tout en Ă©vitant une jurisprudence qui pourrait peser sur le dĂ©veloppement de l’éolien en France.

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Un vent nouveau souffle sur RĂ©volution ÉnergĂ©tique : dĂ©couvrez notre nouveau site

Vous l’avez remarquĂ©, notre site a changĂ© de peau. Six ans aprĂšs la crĂ©ation de RĂ©volution ÉnergĂ©tique, nous nous sommes refaits une beautĂ©, mais pas seulement.

Depuis sa crĂ©ation en 2018, RĂ©volution ÉnergĂ©tique s’est peu Ă  peu imposĂ© comme une rĂ©fĂ©rence sur la transition Ă©nergĂ©tique et les Ă©nergies bas-carbone. Il fallait le plus beau des Ă©crins Ă  nos reportages, dossiers pĂ©dagogiques, tests de produits et actualitĂ©s. C’est chose faite, avec la refonte complĂšte de notre site, que nous venons de mettre en service. Parmi les principaux changements, une nouvelle interface plus moderne et confortable, qui facilite la lecture et la navigation. Nous avons repensĂ© l’esthĂ©tique pour offrir une expĂ©rience plus fluide et agrĂ©able, que ce soit sur ordinateur ou mobile.

Autre nouveautĂ© : le systĂšme de commentaires Ă©volue. DĂ©sormais, il est nĂ©cessaire de crĂ©er un compte pour rĂ©agir aux articles et Ă©changer avec la communautĂ©. Cette amĂ©lioration vise Ă  garantir des dĂ©bats de qualitĂ©, contrastĂ©s, mais toujours respectueux, sans ĂȘtre gĂȘnĂ© par d’éventuels trolls et autres spambots. Pas d’inquiĂ©tude, les prĂ©cĂ©dents commentaires seront bientĂŽt importĂ©s et s’afficheront de nouveau.

Enfin, nous avons apportĂ© d’importantes optimisations techniques, permettant un chargement plus rapide des pages et une consultation plus fluide. Cette nouvelle base technique est le point de dĂ©part de futurs projets Ă©ditoriaux que vous dĂ©couvrirez au fil du temps. Une chose n’a pas changĂ© cependant : notre engagement Ă  vous proposer une information indĂ©pendante, claire et accessible sur les dĂ©fis Ă©nergĂ©tiques qui nous attendent. Bonne lecture !

Si vous avez la moindre question ou constatez un dysfonctionnement, n’hĂ©sitez pas Ă  nous le signaler ici. Merci !

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Elle installe un chauffage solaire en kit et Ă©conomise 120 € d’électricitĂ© chaque annĂ©e

Pour chauffer son logement, il y a le bois, l’électricitĂ©, le fioul, le gaz, mais aussi
 le soleil. Les panneaux solaires aĂ©rothermiques permettent d’élever la tempĂ©rature des piĂšces bien exposĂ©es, et donc de rĂ©duire la consommation du mode de chauffage principal. Nous avons interrogĂ© l’une des rares clientes de ce genre d’installation, qui a remplacĂ© un radiateur Ă©lectrique d’appoint par un chauffage solaire en kit.

Au cƓur des Hautes-PyrĂ©nĂ©es, non loin de Lannemezan, la maison de Jeanine est gĂ©nĂ©reusement baignĂ©e de soleil. MalgrĂ© une exposition plein sud trĂšs avantageuse, l’une des piĂšces, la cuisine, reste froide en hiver. Ni les radiateurs alimentĂ©s par une chaudiĂšre au fioul, ni l’insert au bois ne parvenaient Ă  chauffer efficacement cette piĂšce de 14 mÂČ. « La cuisine Ă©tait une cave, il y faisait autour de 14/15 °C le matin Â» explique-t-elle.

La retraitĂ©e et son mari se rĂ©signaient Ă  utiliser un convecteur Ă©lectrique d’appoint. Une solution insatisfaisante, en raison de son coĂ»t Ă©levĂ© Ă  l’utilisation. « Je voulais rĂ©chauffer la piĂšce sans que ça nous coute trop cher, alors j’ai tapĂ© chauffage solaire sur internet Â» indique Jeanine, qui dĂ©couvre alors le panneau solaire aĂ©rothermique en kit SunaĂ©ro du petit fabricant français Solar Brother. « Je m’étais renseignĂ© sur un autre systĂšme, mais il Ă©tait trop compliquĂ©, celui de Solar Brother est vraiment simple Â» assure-t-elle. Le couple a achetĂ© le panneau Ă  un prix avantageux, lors de la phase de prĂ©commande : 1 190 €, alors qu’il se vend actuellement 1 476 €.

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Augmenter la tempĂ©rature d’une piĂšce de 3 Ă  5 °C

Le principe de fonctionnement du chauffage solaire SunaĂ©ro est assez simple. Les rayons du soleil pĂ©nĂštrent dans un caisson vitrĂ© Ă  fond noir et, par effet de serre, rĂ©chauffent l’air qui s’y trouve. AprĂšs avoir traversĂ© un filtre, cet air chaud est insufflĂ© dans la maison grĂące Ă  un ventilateur alimentĂ© par un petit module photovoltaĂŻque adjacent. Selon Solar Brother, l’appareil peut augmenter de 3 Ă  5 °C la tempĂ©rature de la piĂšce concernĂ©e.

La puissance thermique d’un seul panneau plafonne Ă  500 W et Ă  32 W pour la partie photovoltaĂŻque rĂ©servĂ©e au ventilateur, ce qui est assez faible. Cela conviendrait pour rĂ©chauffer en appoint une piĂšce de 20 mÂČ selon la marque. Un kit nettement plus puissant peut toutefois ĂȘtre crĂ©Ă© en associant plusieurs panneaux, afin de prĂ©chauffer des surfaces plus vastes.

L’installation est relativement simple, puisque l’appareil peut ĂȘtre placĂ© en façade, Ă  hauteur d’homme. Seule l’orientation, la plus au sud possible et sans ombrages, compte. Il suffit de forer un passage de 12,5 cm de diamĂštre Ă  travers le mur pour la gaine de ventilation et percer les points d’attache du panneau. « Les murs de notre maison sont en pierre de Garonne, ils font 80 cm d’épaisseur Â» indique Jeanine. « On s’est fait prĂȘter une carotteuse. Mon fils et mon mari ont installĂ© le panneau, c’est sĂ»r qu’il faut ĂȘtre un peu bricoleur pour le faire soi-mĂȘme ».

Plus de 12 ans pour amortir l’achat

Depuis la pose du chauffage solaire en mars 2024, « la cuisine n’est jamais descendue sous 17 °C le matin, et en journĂ©e, il fait 22 °C. On a gagnĂ© 3 Ă  4 degrĂ©s » assure l’habitante. « Pour le prix et la problĂ©matique qu’on avait, le chauffage solaire Ă©tait l’idĂ©al Â» estime-t-elle, tout en admettant n’avoir pas rĂ©alisĂ© de devis pour une pompe Ă  chaleur air/air, dont le coĂ»t d’installation aurait probablement Ă©tĂ© similaire. Un choix effectuĂ© « un peu par conviction Â» concĂšde Jeanine, « j’aime bien trouver des solutions avec le solaire, mais c’était aussi la solution Ă©conomiquement idĂ©ale pour cette piĂšce Â».

La retraitĂ©e reconnaĂźt qu’ « il n’y a plus de chaleur dĂšs qu’il n’y a plus de soleil Â», sans s’en plaindre, le climat de sa localitĂ© Ă©tant plutĂŽt clĂ©ment. « Si j’avais pu mettre un chauffage solaire pour d’autres piĂšces de la maison, je l’aurais fait, mais il n’y a pas assez de place sur la façade ». GrĂące au SunaĂ©ro, le convecteur Ă©lectrique d’appoint a tout de mĂȘme remisĂ© au placard, gĂ©nĂ©rant une Ă©conomie annuelle d’électricitĂ© de 120 € selon Jeanine, soit environ 600 kWh selon nos calculs. Au tarif actuel du chauffage solaire SunaĂ©ro (1 476 €), l’économie rĂ©alisĂ©e correspond Ă  un retour sur investissement de 12,3 ans.

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Ce complexe nucléaire mythique se transforme en immense centrale solaire

Les AmĂ©ricains ont longtemps produit les matĂ©riaux nĂ©cessaires Ă  dĂ©velopper leur arsenal nuclĂ©aire sur le site de Hanford. Alors qu’ils continuent Ă  travailler Ă  sa dĂ©contamination, un projet de construction de la plus grande ferme solaire du pays vient d’y ĂȘtre lancĂ©.

Le complexe nuclĂ©aire de Hanford. PrĂšs de 1 500 km2 dans l’État de Washington. Il est rĂ©putĂ© ĂȘtre le site qui prĂ©sente la contamination radioactive la plus importante des États-Unis. C’est lĂ  qu’a Ă©tĂ© produit le plutonium qui a servi Ă  fabriquer la bombe qui a tuĂ© plus de 50 000 personnes Ă  Nagasaki, en aoĂ»t 1945. Au reste de l’arsenal nuclĂ©aire du pays, aussi. Au total, prĂšs de 70 tonnes de plutonium sont sorties de lĂ  jusque dans les annĂ©es 1980. Sans qu’il soit toujours pris soin de la maniĂšre de le faire. Et de gĂ©rer les dĂ©chets gĂ©nĂ©rĂ©s. D’abord, peut-ĂȘtre par ignorance. Puis, sans doute plus par nĂ©gligence.

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Un site contaminé par les déchets nucléaires

Longtemps, le sceau du secret militaire a empĂȘchĂ© une dĂ©contamination correcte de la zone. Les premiers dĂ©chets nuclĂ©aires produits sur le complexe de Hanford ont en effet Ă©tĂ© enterrĂ©s dans le dĂ©sert sans qu’il soit notĂ© oĂč. En 1990, une inspection a rĂ©vĂ©lĂ© plus de 200 km2 d’eaux souterraines contaminĂ©es. Le rĂ©sultat, notamment, de fuites radioactives observĂ©es sur beaucoup de 177 rĂ©servoirs de stockage prĂ©sents sur le site. Des rĂ©servoirs qui contenaient initialement des centaines de millions de litres de boues radioactives !

Des opĂ©rations de dĂ©contamination ont fini par ĂȘtre mises en Ɠuvre. Mais, mĂȘme si le niveau a baissĂ©, les autoritĂ©s estiment toujours que 150 km2 d’eaux souterraines restent contaminĂ©s. Un accord vient d’ĂȘtre signĂ© pour accĂ©lĂ©rer les travaux sur les 15 annĂ©es Ă  venir. Il est toutefois d’ores et dĂ©jĂ  en pĂ©ril. En cause, des licenciements ordonnĂ©s par Donald Trump dans le cadre de sa politique de rĂ©duction des effectifs fĂ©dĂ©raux. Quoi qu’il en soit, l’administration estime que la dĂ©contamination du site coĂ»tera entre 300 et 650 milliards de dollars et ne sera pas achevĂ©e avant 2070.

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AprÚs les déchets nucléaires, une immense centrale solaire

Et c’est dans ce contexte et sur la partie du site dĂ©sormais considĂ©rĂ©e comme « suffisamment sĂ»re » que la sociĂ©tĂ© Hecate Energy vient de prendre l’initiative de construire ce qui devrait devenir ni plus ni moins que la plus grande ferme solaire des États-Unis. Le projet : installer, sur environ 40 km2 — le tout Ă  seulement 32 km de celui qui a Ă©tĂ© le premier rĂ©acteur nuclĂ©aire Ă  grande Ă©chelle du monde —, quelque 3,45 millions de panneaux photovoltaĂŻques pour une puissance totale de 2 gigawatts (GW) — c’est bien plus que la plus grande ferme solaire actuelle de 802 mĂ©gawatts (MW) situĂ©e dans le Nevada — ainsi que 2 GW de batteries. De quoi alimenter, dĂšs 2030, tous les foyers de Seattle, San Francisco et Denver.

Le projet Ă©tait soutenu par l’administration Biden. Mais il pourrait bien ĂȘtre interrompu par la politique peu favorable aux Ă©nergies renouvelables de Donald Trump. Hecate Energy, de son cĂŽtĂ©, se veut rassurant, qualifiant l’initiative de solide et rappelant que, quelle que soit l’orientation politique du pays, la rĂ©gion a besoin de plus d’électricitĂ©. Au total, le projet doit coĂ»ter 4 milliards de dollars.

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Les panneaux solaires seront-ils bientÎt bridés pour soulager le réseau électrique ?

Avec le déploiement rapide du photovoltaïque, le réseau de distribution électrique doit accueillir toute cette production décentralisée tout en maintenant la stabilité du réseau. Pour que le développement du réseau coûte moins cher tout en rémunérant le consommateur, une nouvelle offre pourrait voir le jour.

Une Ă©tude menĂ©e par deux chercheurs de Mines Paris – PSL, soutenue par l’État dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), dĂ©sormais intĂ©grĂ© Ă  France 2030, et opĂ©rĂ© par l’ADEME, s’est intĂ©ressĂ©e Ă  la flexibilitĂ© de la production solaire. Elle a Ă©tudiĂ© les Offres de raccordement alternatives avec modulation de puissance (ORA-MP). Ces dispositifs permettent aux distributeurs d’électricitĂ© de mieux gĂ©rer les flux de production tout en limitant les gigantesques investissements dans le renforcement des infrastructures.

Vers une plus grande flexibilité

Traditionnellement, raccorder un producteur photovoltaĂŻque impose d’évaluer si le rĂ©seau peut absorber sa puissance maximale Ă  tout moment. Or, cette approche conduit parfois Ă  des investissements disproportionnĂ©s pour des pics de production ponctuels. L’ORA-MP propose une alternative : en Ă©change d’un raccordement facilitĂ©, les producteurs acceptent une modulation temporaire de leur puissance injectĂ©e lorsque le rĂ©seau est saturĂ©. Cette approche offre plusieurs avantages aux distributeurs d’électricitĂ©. D’une part, elle rĂ©duit les besoins en travaux de renforcement, dont le coĂ»t oscille entre 60 et 200 euros par mĂštre (€/m) de cĂąble en milieu rural et atteint parfois 1 000 €/m en zone urbaine (cĂąble souterrain).

D’autre part, elle amĂ©liore l’équilibre du rĂ©seau en Ă©vitant les surtensions locales et les congestions sur les lignes moyenne et basse tension. Et ce, pour mieux intĂ©grer les Ă©nergies renouvelables sans dĂ©grader la qualitĂ© de fourniture d’électricitĂ©.

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Un impact mesuré pour les producteurs et les consommateurs

CĂŽtĂ© producteurs, l’ORA-MP implique Ă©videmment certaines concessions : 70 % de la puissance maximale est garantie en permanence, mais l’injection peut ĂȘtre temporairement rĂ©duite en cas de contrainte rĂ©seau. L’énergie non injectĂ©e est cependant plafonnĂ©e Ă  5 % de la production annuelle pour Ă©viter un manque Ă  gagner trop important. Pour les consommateurs, l’effet est moins direct. Une gestion plus souple du rĂ©seau permet d’accueillir plus d’énergies renouvelables Ă  moindre coĂ»t, limite la rĂ©percussion des investissements sur les tarifs d’électricitĂ©, notamment son transport (taxe TURPE). Aussi, en Ă©vitant des congestions, l’ORA-MP contribue Ă  maintenir une tension stable, essentielle pour les appareils Ă©lectroniques des industriels et des foyers.

Alors que la France ambitionne d’atteindre 100 GW de solaire d’ici 2050, ces offres deviennent intĂ©ressantes pour accĂ©lĂ©rer la transition Ă©nergĂ©tique. VoilĂ  une offre qui pourrait ĂȘtre ciblĂ©e, en tenant compte des contraintes locales du rĂ©seau et pouvant possiblement remplacer les tarifs de rachat d’électricitĂ© S21 qui, eux, n’en tiennent pas compte.

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Construire de grandes éoliennes en bois, ça sert à quoi ?

Fabriquer une Ă©olienne n’est pas neutre en carbone. Alors les ingĂ©nieurs cherchent des solutions pour faire baisser cette empreinte. Une idĂ©e : concevoir des tours d’éoliennes en bois. Une start-up suĂ©doise avance Ă  grands pas sur cette voie.

Il y a un an de cela, la start-up suĂ©doise Modvion livrait Ă  Varberg Energi, un fournisseur d’électricitĂ© suĂ©dois lui aussi, sa toute premiĂšre tour d’éolienne. Elle Ă©tait destinĂ©e Ă  soutenir une turbine Vestas V 90- 2,0 MW, somme toute assez modeste, de 2 mĂ©gawatts (MW) de puissance. De loin, pas la plus puissante. Mais si on en parle, c’est parce que la tour en question Ă©tait faite
 de bois. Et que Varberg Energi rapporte aujourd’hui n’avoir « rencontrĂ© aucun problĂšme opĂ©rationnel pendant la premiĂšre annĂ©e d’exploitation » de cette Ă©olienne d’un genre nouveau.

Forte de ce succĂšs, Modvion prĂ©sente aujourd’hui une nouvelle tour d’éolienne en bois. Elle est cette fois conçue pour des Ă©oliennes toujours terrestres, mais un peu plus grandes. D’une puissance comprise entre 4,2 et 6,4 MW. Et, aprĂšs des tests rigoureux menĂ©s par un organisme de certification indĂ©pendant rĂ©putĂ©, TÜV SÜD, elle vient de recevoir son homologation. De quoi, pour l’entreprise suĂ©doise, commencer Ă  envisager une production en sĂ©rie pour le marchĂ© europĂ©en.

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Une tour d’éolienne en bois modulaire

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Modvion a brevetĂ© une solution qui permet de « rĂ©duire considĂ©rablement les Ă©missions de CO2 du secteur Ă©olien en remplaçant l’acier et le bĂ©ton pas du bois, tout en permettant des installations hautement performantes et en Ă©liminant les goulots d’étranglement des transports ». La tour d’éolienne prĂ©sentĂ©e est en effet modulaire. Les modules en bois de placage stratifiĂ© (LVL) sont produits en usine. De tailles raisonnables, ils peuvent facilement s’empiler sur des camions pour ĂȘtre acheminĂ©s vers les parcs Ă©oliens. Sur place, une grue est mobilisĂ©e pour assembler les modules. Le bois prĂ©sentant une rĂ©sistance spĂ©cifique plus Ă©levĂ©e que l’acier, la construction est plus lĂ©gĂšre et ne nĂ©cessite aucun renforcement supplĂ©mentaire. Disparus aussi, les milliers de boulons qui doivent subir des inspections rĂ©guliĂšres sur les tours en acier. Ici, les modules sont assemblĂ©s Ă  la colle.

Le modĂšle qui vient d’ĂȘtre homologuĂ© a Ă©tĂ© conçu pour supporter une turbine terrestre d’une puissance de l’ordre de 6 MW. Plus exactement, la turbine V162- 6,4 MW dĂ©veloppĂ©e par le fabricant danois Vestas qui soutient depuis le dĂ©but les efforts de Modvion. Cette tour en bois, une fois assemblĂ©e d’ici 2027, mesurera entre 160 et 180 mĂštres de hauteur. Et la garantie sur sa durabilitĂ© sera de l’ordre de 35 ans. Mais dĂ©jĂ , Modvion travaille Ă  l’adaptation de sa solution pour la production en sĂ©rie de tours supportant des hauteurs de moyeux allant jusqu’à 219 mĂštres.

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MĂ©ga commande de pales pour ce fabricant français d’hydroliennes

Ça avance pour la filiĂšre de l’hydrolien. Pendant que Hydroquest prĂ©pare la fabrication de ses turbines, le gouvernement semble enfin dĂ©cidĂ© Ă  inclure la filiĂšre dans le futur mix Ă©lectrique de la France avec un premier appel d’offre prĂ©vu avant la fin de la dĂ©cennie.

Quelques mois aprĂšs avoir dĂ©crochĂ© une belle subvention de la part de l’Europe, Ă  partager avec Normandie Hydroliennes, Hydroquest continue de prĂ©parer son projet d’hydroliennes Ă  axe vertical. L’entreprise a dĂ©cidĂ© de miser sur le tissu industriel français dans l’espoir de crĂ©er une forte chaĂźne de valeur industrielle. Ainsi, la fabrication des turbines ne devrait plus tarder, dans les ateliers de constructions mĂ©caniques de Normandie.

Les pales, elles, devraient ĂȘtre fabriquĂ©es un peu plus au sud, dans les locaux de Loiretech. Cette entreprise, fondĂ©e en 1988, est spĂ©cialisĂ©e dans la production de piĂšces composites ou mĂ©talliques de grandes dimensions. La construction de ces 72 pales devrait mobiliser une vingtaine d’emplois.

Flowatt : un projet hydrolien de 17 MW

Avec le projet Flowatt, Hydroquest compte implanter 6 hydroliennes d’une puissance de 2,8 MW. Chacune de ces turbines sera Ă©quipĂ©e de 3 quadrirotors, pour un total de 12 pales. La mise en service de la ferme hydrolienne est prĂ©vue pour 2028. Le Raz Blanchard, ou la ferme devrait ĂȘtre implantĂ©e, a un potentiel estimĂ© Ă  5 GW.

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La filiùre de l’hydrolien est-elle enfin sur la bonne voie ?

Les signaux positifs se multiplient pour la filiĂšre hydrolienne française. En plus des 51 millions d’euros promis par la commission europĂ©enne en fin d’annĂ©e derniĂšre, la France a enfin dĂ©cidĂ© d’inclure les hydroliennes dans la troisiĂšme programmation pluriannuelle de l’énergie.

La PPE3, qui devrait ĂȘtre adoptĂ©e au mois d’avril, devrait donc inclure la mise en place d’un appel d’offre pour une ferme hydrolienne de 250 MW au niveau du Raz Blanchard, les rĂ©sultats devraient ĂȘtre attendus avant 2030.

Du cĂŽtĂ© des acteurs de la filiĂšre, on attendait au moins 750 MW d’appels d’offres pour permettre un rĂ©el dĂ©collage de la filiĂšre. NĂ©anmoins, il semblerait que le gouvernement prĂ©fĂšre attendre les retours du premier appel d’offre pour envisager d’en lancer de nouveaux grĂące aux retours d’expĂ©rience. Si l’avancement de ces fermes pilotes est une bonne nouvelle, il reste dĂ©sormais aux entreprises concernĂ©es Ă  trouver des solutions pour faire baisser le prix de la production. À l’heure actuelle, le tarif de revente de l’électricitĂ© visĂ© est de 250 €/MWh Ă  310 €/MWh. L’objectif des principaux concernĂ©s est d’atteindre le prix de l’éolien offshore posĂ©, infĂ©rieur Ă  100 €/MWh.

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Un nouveau projet de surgĂ©nĂ©rateur nuclĂ©aire en France ? L’idĂ©e germe au sommet de l’État

Le 17 mars 2025, le prĂ©sident de la RĂ©publique a rĂ©uni Ă  l’ÉlysĂ©e le quatriĂšme Conseil de politique nuclĂ©aire (CPN). Cette instance, qui fixe les grandes orientations de la politique nuclĂ©aire française, a permis d’arrĂȘter plusieurs dĂ©cisions stratĂ©giques sur le programme EPR2, le financement du nouveau nuclĂ©aire, l’approvisionnement en uranium et la fermeture du cycle du combustible.

Un conciliabule resserrĂ© pour acter des changements sur le programme EPR2. Initialement prĂ©vue pour 2035 au mieux, la mise en service du premier des six nouveaux rĂ©acteurs devrait finalement intervenir en 2038. Pour rappel, ils seront implantĂ©s Ă  Penly, Gravelines et au Bugey. EDF est dĂ©sormais sommĂ© par l’ÉlysĂ©e de prĂ©senter d’ici la fin de l’annĂ©e un chiffrage engageant sur les coĂ»ts et le calendrier du projet. Mais l’énergĂ©ticien français s’y refuse, arguant la difficultĂ© de chiffrer prĂ©cisĂ©ment ce type de chantier alors que l’ÉlysĂ©e ne veut pas revivre les dĂ©passements de Flamanville.

Pour assurer la construction des EPR2, l’ÉlysĂ©e a confirmĂ© le recours Ă  un modĂšle de financement hybride : l’État garantira un prĂȘt bonifiĂ© couvrant au moins la moitiĂ© des coĂ»ts de construction, suivant un modĂšle dĂ©jĂ  validĂ© par l’Union europĂ©enne pour la centrale tchĂšque de Dukovany. Un contrat pour diffĂ©rence a Ă©tĂ© adoptĂ© pour fixer un prix maximal de 100 euros par mĂ©gawattheure (euro 2024). Ce dispositif devrait permettre d’aboutir Ă  une dĂ©cision finale d’investissement en 2026.

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Un projet Astrid 2.0 pour relancer la filiÚre des surgénérateurs ?

Face aux enjeux de sĂ©curisation des approvisionnements, le CPN a validĂ© une stratĂ©gie de dĂ©veloppement des activitĂ©s miniĂšres d’Orano. Dans la mĂȘme logique, le Conseil a confirmĂ© la poursuite des investissements dans l’aval du cycle Ă  la Hague avec une nouvelle piscine d’entreposage des combustibles usĂ©s qui devrait ĂȘtre mise en service d’ici 2040. Le gouvernement a aussi souhaitĂ© relancer les recherches sur la fermeture du cycle du combustible pour, Ă  long terme, se passer des importations d’uranium naturel. EDF, Framatome, Orano et le CEA devront remettre un programme de travail et une proposition d’organisation industrielle d’ici la fin de l’annĂ©e 2025.

Le Conseil a actĂ© le lancement de travaux prĂ©paratoires sur les rĂ©acteurs Ă  neutrons rapides. Ils permettent de fermer le cycle du combustible. L’idĂ©e de relancer un projet comparable Ă  Astrid, abandonnĂ© en 2019, refait ainsi surface. Le SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral pour l’investissement (SGPI) est, quant Ă  lui, chargĂ© de piloter la poursuite de l’accompagnement des petits rĂ©acteurs modulaires, en vue de la mise en service d’un dĂ©monstrateur dĂšs le dĂ©but des annĂ©es 2030.

Les dĂ©tracteurs du CPN accusent son fonctionnement – MĂ©diapart parle d’une « anomalie dĂ©mocratique -, sa cible 100 % nuclĂ©aire (excluant les renouvelables) et la subvention publique dĂ©guisĂ©e, sous forme de prĂȘt Ă  taux zĂ©ro, de 57 Ă  125 milliards d’euros selon l’association Énergies renouvelables pour tous.

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Y a-t-il vraiment un problÚme avec le béton des futurs réacteurs EPR de Penly ?

Le dĂ©but du chantier des EPR2 de Penly ne commence pas dans les meilleures conditions. Alors qu’un retard a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© annoncĂ© par le gouvernement, la qualitĂ© du bĂ©ton utilisĂ© fait dĂ©jĂ  polĂ©mique. Qu’en est-il rĂ©ellement ?

VoilĂ  une presse dont se seraient bien passĂ©es les Ă©quipes d’EDF. Les travaux prĂ©paratoires de la premiĂšre paire française d’EPR2, Ă  Penly, vont dĂ©jĂ  bon train pour permettre une mise en service des nouveaux rĂ©acteurs d’ici 2038. Mais voilĂ  que les premiĂšres interrogations pointent le bout de leur nez. Selon les mĂ©dias Reporterre et MĂ©diapart, il semblerait qu’il y ait des doutes sur la qualitĂ© du bĂ©ton utilisĂ© pour les travaux liĂ©s Ă  la digue de protection des rĂ©acteurs. La fourniture des granulats pour ce bĂ©ton a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  Grave de Mer, une entreprise situĂ©e Ă  une quinzaine de kilomĂštres de la centrale, qui a dĂ©jĂ  fourni les matĂ©riaux des premiĂšres tranches de la centrale.

Ce problĂšme de qualitĂ© serait liĂ© au fait que le sable fourni pour la fabrication du bĂ©ton soit d’origine marine. Dans certaines conditions, en particulier au contact de l’humiditĂ©, sa composition peut entraĂźner une rĂ©action alcani-granulat (RAG) dans le bĂ©ton. Cette maladie du bĂ©ton peut avoir des consĂ©quences graves, et a touchĂ© de nombreuses structures emblĂ©matiques, comme la citĂ© radieuse de Marseille, ou encore l’ancien pont de TĂ©rĂ©nez, dans le FinistĂšre.

Pour Ă©viter ce dĂ©sordre, une seule solution, selon la rĂ©glementation française : respecter un pourcentage total de 70 % de silex dans les granulats du bĂ©ton. Or, il semblerait que ce ratio soit, au mieux approximatif, au pire, pas respectĂ© pour les premiers mĂštres cube de bĂ©ton du chantier.

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Le premier bĂ©ton de l’ülot nuclĂ©aire espĂ©rĂ© dans 2 ans

Pour cette raison, aprĂšs une visite de site le 27 fĂ©vrier dernier, l’ASNR a demandĂ© Ă  EDF d’apporter des justifications sur la qualitĂ© du bĂ©ton utilisĂ© avant mai 2025. Pour l’heure, le bĂ©ton en question n’a quasiment pas Ă©tĂ© utilisĂ©. AprĂšs une premiĂšre phase de mise au point, la production des blocs cubiques rainurĂ©s vient de commencer le 4 mars dernier. Ces blocs de bĂ©ton, qui seront au nombre de 15 000, constitueront la digue chargĂ©e de protĂ©ger la centrale des assauts de la mer.

La production de bĂ©ton ne devrait pas flĂ©chir pendant les 5 Ă  7 prochaines annĂ©es. Le contrat d’Eiffage GĂ©nie Civil, d’un montant estimĂ© Ă  4 milliards d’euros, comprend la fourniture de plus d’un million de mĂštres cubes de bĂ©ton. Le bĂ©ton du premier rĂ©acteur ne devrait pas avoir lieu avant 2 ans, si tout se passe comme prĂ©vu.

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Les incendies et explosions de batteries sont-ils si frĂ©quents ?

Les batteries peuvent prendre feu spontanĂ©ment, voire exploser, ruinant des maisons et des installations industrielles. Mais est-ce une technologie dangereuse ? On pourrait le croire au regard des multiples accidents qui les impliquent. Qu’en disent les Ă©tudes ?

Les articles d’actualitĂ© sont nombreux Ă  relater des accidents relatifs Ă  des batteries. Dernier en date, nous relations sur notre site le 27 fĂ©vrier l’explosion d’une batterie dans un domicile en Allemagne. Le 23 janvier, nous rapportions Ă©galement le quatriĂšme incendie dans la batterie de Moss Landing, en Californie.

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Le risque d’un « effet loupe Â»

L’expansion des batteries est un phĂ©nomĂšne nouveau, qui se produit de surcroĂźt dans un contexte politique de dĂ©bat, parfois vif, sur le choix de notre approvisionnement Ă©nergĂ©tique. Chaque accident attire donc l’attention. Et cela conduit Ă  un possible « effet loupe Â», c’est-Ă -dire d’amplification de la gravitĂ© perçue d’un phĂ©nomĂšne par rapport Ă  son ampleur rĂ©elle.

Prenons un exemple. L’utilisation domestique du gaz n’est pas sans risque. Ainsi, le BARPI (Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles) Ă©tablit que 98 accidents se sont produits en France en 2020, lesquels ont Ă©tĂ© Ă  l’origine de 68 blessĂ©s et 11 dĂ©cĂšs. Cela signifie que, malheureusement, deux incidents sont Ă  dĂ©plorer chaque semaine en moyenne. Force est de constater que ces Ă©vĂ©nements ne font que peu l’objet de titres dans la presse.

Dans le mĂȘme temps, les accidents impliquant des batteries ont plus de chance d’ĂȘtre relatĂ©s. Est-il donc risquĂ© de s’équiper d’une batterie ? Pour le savoir, on ne peut faire autrement que prendre du recul, et consulter les Ă©tudes Ă  ce sujet. Dans ce contexte, un rapport de l’EPRI (Electric Power Research Institute), publiĂ© en source ouverte le 10 mai dernier, peut nous aider Ă  nous faire une idĂ©e de ces risques et de leur tendance.

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Quelle est la frĂ©quence des incidents selon l’EPRI ?

L’EPRI a mis en place une base de donnĂ©es, baptisĂ©e EPRI BESS Incident Database – BESS signifiant Battery energy storage systems, soit SystĂšme de stockage d’énergie par batteries. Cette base de donnĂ©es a permis d’évaluer la frĂ©quence des incidents implicants des batteries stationnaires, dans des installations de grande taille, c’est-Ă -dire industrielles et commerciales, et reliĂ©es au rĂ©seau. Tous les incidents ne sont donc pas tracĂ©s, mais cela ne nuit pas Ă  une Ă©valuation de la tendance.

Le premier constat est que le nombre d’accidents n’a pas beaucoup variĂ© entre 2018 et 2023, et reste stable Ă  environ 15 accidents tracĂ©s. En revanche, le nombre de batteries installĂ©es dans cette mĂȘme pĂ©riode a trĂšs fortement augmentĂ©, passant de moins de 3 GW Ă  plus de 50 GW. En consĂ©quence, la frĂ©quence des accidents a trĂšs nettement diminuĂ©, de prĂšs de 97 %, et s’établit aujourd’hui Ă  nettement moins de 0,3 par GW et par an.

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L’étude de l’universitĂ© d’Aachen

Une autre Ă©tude allemande nous donne d’autres chiffres, basĂ©s en partie sur la base de donnĂ©es de l’EPRI. Selon ses auteurs, le risque d’incendie d’une batterie domestique serait de l’ordre de 0,0049 %, soit 50 fois infĂ©rieure Ă  celle d’un incendie d’une maison dans un cadre gĂ©nĂ©ral. De mĂȘme, la probabilitĂ© d’incendie d’un vĂ©hicule Ă  combustion interne serait de 0,089 %, soit quatre fois plus Ă©levĂ©e que celle d’une voiture Ă©lectrique.

Il n’y a pas de risque acceptable, dĂšs lors que l’on parle d’accidents pouvant ruiner des vies, voire causer la mort ; il peut toutefois y avoir la promesse d’une amĂ©lioration continue. À ce titre, l’EPRI relĂšve que moins d’un tiers des accidents de leur base de donnĂ©es ont conduit Ă  la publication de la cause racine ; l’institut appelle ainsi Ă  une plus grande transparence de l’industrie, afin de faciliter les progrĂšs en la matiĂšre.

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La future plus grande centrale nucléaire du monde sera française, mais pas en France

Cette fois, c’est la bonne ? Dans les cartons depuis bientĂŽt 15 ans, le projet de la potentielle plus grande centrale nuclĂ©aire au monde pourrait enfin s’accĂ©lĂ©rer, suite aux dĂ©clarations du gouvernement indien sur la question du nuclĂ©aire. 

La filiale indienne d’EDF vient de dĂ©voiler de nouvelles vues 3D de l’hypothĂ©tique centrale nuclĂ©aire de Jaitapur, seulement 3 semaines aprĂšs la visite du premier ministre indien Ă  Paris et Marseille. Celui-ci avait d’ailleurs profitĂ© de son dĂ©placement en France pour visiter le chantier d’ITER. Il ne faut pourtant pas crier victoire trop vite, tant ce projet aura Ă©tĂ© riche des rebondissements. AnnoncĂ© il y a maintenant 15 ans par Areva et le gouvernement indien, ce projet devait porter sur la construction de 6 EPR de 1600 mĂ©gawatts Ă©lectriques (MWe) pour en faire la centrale la plus puissante du monde.

Mais la catastrophe de Fukushima aura mis un premier coup d’arrĂȘt au projet avec une interrogation sur les niveaux de sĂ©curitĂ©. Au milieu des annĂ©es 2010, les oppositions locales et les difficultĂ©s de la filiĂšre nuclĂ©aire française auront Ă  leur tour participĂ© au retard du projet. Si un nouvel accord avait Ă©tĂ© signĂ© en 2018, c’est ensuite le nouveau gouvernement local qui avait remis en question la pertinence de la centrale.

La centrale de Jaitapur pourrait produire prĂšs de 75 TWh par an

Avec ses 6 EPR, la centrale de Jaitapur pourrait Ă©viter l’émission de 80 millions de tonnes de CO2, et rĂ©pondre aux besoins de consommation annuels de 70 millions de mĂ©nages indiens ! Elle dĂ©passerait ainsi la centrale nuclĂ©aire de Kashiwazaki-Kariwa, au Japon. La puissance de celle-ci atteint presque 8 GW, grĂące Ă  ses 7 rĂ©acteurs Ă  eau bouillante. Elle est Ă  l’arrĂȘt depuis l’accident de Fukushima.

CoopĂ©ration renforcĂ©e entre l’Inde et la France

En ce dĂ©but d’annĂ©e 2025, le projet semble nĂ©anmoins connaĂźtre un nouvel Ă©lan. Le gouvernement indien vient de prĂ©senter son objectif en matiĂšre de nuclĂ©aire : 100 GW d’ici 2047. Ce n’est pas tout. La visite du premier ministre indien a permis de poser les bases d’une coopĂ©ration nouvelle en matiĂšre de nuclĂ©aire entre la France et l’Inde. Outre la construction de cette centrale, les deux pays ont Ă©galement signĂ© une lettre d’intention sur le petit rĂ©acteur modulaire (SMR) et sur le rĂ©acteur modulaire avancĂ© (AMR). Cette lettre d’intention inclut Ă©galement la coopĂ©ration des deux pays en matiĂšre de formation et d’éducation des professionnels du nuclĂ©aire.

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