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Cette ligne aérienne THT qui doit alimenter Fos-sur-Mer inquiète de nombreuses associations

L’électrification, oui. Mais sous certaines conditions ! Alors que RTE et le gouvernement travaillent à augmenter la puissance électrique disponible dans la zone industrielle de Fos-sur-Mer, une quinzaine d’associations critiquent l’impact de cette nouvelle ligne sur l’environnement. Principal problème : la traversée d’une zone naturelle protégée. 

En pleine promotion de l’électrification du pays, le Président de la République Emmanuel Macron vient d’apporter son soutien à un projet de taille, porté par RTE : une ligne à très haute tension de 65 km de long entre le Gard et les Bouches-du-Rhône.

Cette nouvelle ligne aérienne est censée permettre le développement de la zone industrialo-portuaire de Fos-Étang de Berre, près de Marseille. Selon les plus récentes informations, on compterait entre 17 et 20 milliards d’euros d’investissements dans la zone d’ici à 2030, pour environ 10 000 emplois directs créés. Pour encourager ces investissements et donner de la visibilité aux industriels, le renforcement du raccordement électrique de la zone est indispensable.

Pour cela, RTE a prévu une ligne de 65 km de long entre Jonquières-Saint-Vincent (30) et Fos-sur-Mer (13). Cette ligne de 400 kV sera composée de 180 pylônes d’une hauteur comprise entre 50 et 90 mètres de haut. RTE vient de déposer un dossier de demande de déclaration d’utilité publique (DUP) auprès de l’État pour accélérer la gestion des acquisitions foncières nécessaires au projet. L’État devrait donner sa réponse d’ici le troisième trimestre 2026 pour permettre une mise en service en 2029.

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Un projet sous très-haute-tension

Sur le papier, ce nouveau projet d’électrification a tout pour plaire en favorisant l’électrification du pays et sa réindustrialisation. Sauf que son tracé est contesté par de nombreuses associations. En effet, il est prévu que la ligne traverse une partie de la réserve naturelle du parc de Camargue. De plus, les 180 pylônes auront un impact paysager non négligeable.

Pour se faire entendre, 15 associations, dont France Nature Environnement, la Ligue de protection des oiseaux ainsi que WWF France, ont cosigné une lettre adressée au gouvernement. Dans ce courrier, ils indiquent que les espaces naturels protégés « ne peuvent pas être des variables d’ajustement des politiques de souveraineté énergétique ». Les différents signataires ont également indiqué que la ligne fragmenterait des habitats naturels, et ont alerté sur les impacts cumulés d’autres projets prévus dans le même secteur : pipelines d’hydrogène, autoroute ou encore éoliennes offshore.

Faisant un pas vers RTE, les associations ont proposé un contre-projet incluant l’enfouissement d’une partie de la ligne. Pour l’heure, cette proposition est restée sans réponse.

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Cette startup teste une éolienne flottante à rotor incliné aux Pays-Bas

Et si l’avenir de l’éolien offshore s’écrivait en biais ? C’est ce qu’imagine TouchWind. La jeune startup vient de mettre à l’eau un prototype à taille réduite pour tester son idée. 

L’énergie éolienne donne souvent lieu à des prototypes originaux, pour ne pas dire farfelus. Si les projets de ce type sont peu nombreux à tenir sur la longueur, du côté de TouchWind, ça se précise.

Depuis notre dernier article sur le sujet, de l’eau a coulé sous les ponts, ou plutôt sous les flotteurs d’éolienne. TouchWind vient d’installer une éolienne flottante de taille réduite sur le lac Oostvoorne Meer, situé tout près de La Haye, aux Pays-Bas. Ce prototype, installé dans le cadre du projet POWER (POsitive Wake Effects of turbines with tilted Rotors pour les intimes), devrait permettre de mesurer les forces exercées sur des lignes d’ancrage réalisées en acier et en polyester. Ces dernières sont accrochées à des lests en béton posés au fond du lac, et équipés de récifs imprimés en 3D pour encourager la biodiversité du lac.

Avec sa technologie de rotor incliné, TouchWind espère toujours pouvoir limiter les contraintes mécaniques exercées sur les structures de ces éoliennes pour pouvoir en limiter le coût, mais également permettre leur fonctionnement, même dans des conditions climatiques extrêmes.

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La fin du mât incliné

Dans le cadre de l’avancée du projet, on a d’ailleurs pu constater que le design a été simplifié par rapport au dessin initial. Les premières images de synthèse montraient des éoliennes dont même le mât était incliné. Avec ce dessin, les parcs offshore prenaient des allures de chorégraphie de Smooth Criminal.

Désormais, seul le rotor s’incline en fonction de la force du vent. Toujours dans le cadre du projet POWER, 9 prototypes de taille similaire vont être installés sur les rives du lac Oostvoorne pour pouvoir étudier l’effet de sillage.

Outre les éoliennes offshore, TouchWind envisage désormais de commercialiser des éoliennes terrestres mobiles sur le même principe, d’une puissance comprise entre 50 kW et 200 kW. La startup multiplie les démonstrateurs et les prototypes, mais pour l’heure, aucune information n’a été fournie sur la commercialisation de ces modèles.

 

 

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