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Cette ancienne carrière va accueillir un parc photovoltaïque flottant

Les centrales photovoltaïques flottantes se multiplient sur les plans d’eau des anciennes carrières d’extraction. Le solaire permet de valoriser ces vastes espaces fonciers sans compromettre leur retour à la nature. Symbole de cette évolution de plus en plus fréquente : une installation de 16,8 MWc prévue sur les étangs des anciennes carrières Martin, près de La Flèche (Sarthe). 

C’est une nouvelle page de l’histoire des anciennes carrières de granulats alluvionnaires Martin, au cœur de la Sarthe, qui est en train de s’écrire. Abandonnées au début des années 2010, les 6 excavations, rassemblées sur un site de 100 hectares, se sont naturellement transformées en étangs et la nature y a repris ses droits. Le site, devenu un petit havre de paix, en particulier pour les pêcheurs, va vraisemblablement accueillir des panneaux solaires flottants.

Une enquête publique s’apprête à ouvrir, le 15 septembre, pour la mise en place de presque 30 000 panneaux solaires flottants. Installés sur deux étangs de 13 et 22 hectares, ils devraient permettre d’atteindre une capacité totale de 16,8 MWc pour une production annuelle estimée à 18,8 GWh par an.

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De l’énergie décarbonée avec un impact visuel modéré

Pour limiter l’impact de cette centrale photovoltaïque flottante, plusieurs mesures ont été prises. D’abord, une distance de 20 mètres sera respectée entre les flotteurs et les berges, ce qui permettra de maintenir les activités de pêche sur le pourtour des étangs. D’autre part, 70 % des deux étangs concernés resteront découverts. Cela devrait notamment permettre aux espèces aquatiques de se protéger, tout en laissant une large zone d’utilisation pour les oiseaux. Enfin, les centrales solaires devraient participer à limiter le réchauffement et l’évaporation de l’eau durant les périodes estivales.

Ce type de centrale a pour avantage un impact visuel réduit, en particulier en comparaison à un parc éolien de même puissance (soit environ 4 éoliennes). Si tout se passe comme prévu, la mise en service de cette centrale devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année 2028.

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La capacité de stockage par batterie explose dans le monde, tirée par la Chine

La transition énergétique est loin d’être un long fleuve tranquille. L’augmentation exponentielle des capacités de production d’énergie renouvelable crée de plus en plus de tensions sur les réseaux électriques, et un déséquilibre de plus en plus important entre production et consommation. Heureusement, les capacités de stockage d’électricité augmentent à vue d’œil, et vont permettre aux réseaux de gagner en flexibilité. 

Voilà un constat très encourageant pour le déploiement des énergies renouvelables : les capacités de stockage par batterie augmentent de manière exponentielle. En 2025, on a recensé 108 GW de puissance de stockage déployée, soit 40 % de plus qu’en 2024. Les capacités installées sont désormais 11 fois supérieures à celles de 2021.

Dans son rapport global concernant l’année 2026, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a constaté que les batteries stationnaires (BESS) avaient généralement une capacité de stockage de l’ordre de deux heures, mais que ce chiffre avait tendance à augmenter au fil du temps, atteignant souvent quatre heures. Si 80 % des capacités installées sont à grande échelle, on compte 20 % de batteries « behind-the-meter », c’est-à-dire qui sont situées chez les professionnels et les particuliers. Aussi, sans surprise, la Chine domine le reste du monde en termes de déploiement puisqu’elle est responsable de 60 % des capacités installées dans le monde.

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La technologie LFP bientôt remplacée par le sodium-ion ?

À l’heure actuelle, c’est la technologie LFP qui règne en maître en couvrant 90 % du marché grâce à un coût plus faible que les autres solutions, et à une meilleure tenue pour les cycles de charge/décharge fréquents. Il y a encore cinq ans, elle ne représentait pas la moitié des capacités installées.

Pour autant, rien ne nous dit que le LFP restera la technologie de référence dans les années à venir. De nombreuses startups travaillent sur d’autres solutions. C’est le cas de Peak Energy, qui travaille sur la technologie sodium-ion, qui a de nombreux avantages. Parmi eux, on peut citer des coûts de stockage réduits, une disponibilité de 99 % et une plus grande fiabilité, notamment grâce au recours à du refroidissement passif.

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Le prix de l’électricité a explosé au mois d’aout, mais les opérateurs de stockage se frottent les mains

Il n’y a pas que le prix de l’essence qui grimpe en flèche. Pendant le mois d’août, le prix de l’électricité sur le marché de gros a littéralement explosé. De quoi inquiéter tout le monde… sauf les exploitants de batteries. 

En cette fin d’été, la situation du prix de l’électricité sur les marchés de gros est problématique. Storio, acteur français du stockage d’énergie par batterie, a relevé un prix moyen de l’électricité de 123 €/MWh sur le marché SPOT day-ahead pour le mois d’août 2026. C’est tout simplement le double du prix moyen de l’année dernière, sur la même période, et la plus haute moyenne relevée depuis le début de la guerre en Ukraine, en 2022.

Cette situation s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs. D’abord, les fortes chaleurs ont engendré une consommation d’électricité plus importante qu’à l’accoutumée. Cela laisse d’ailleurs présager de futures tensions sur les marchés de l’électricité pendant les périodes estivales des années à venir.

En parallèle de cette consommation, plusieurs centrales thermiques ont vu leur production baisser à cause de problèmes de refroidissement et de niveaux de rivières insuffisants. En France, cela concerne le nucléaire et en Allemagne le charbon. Les centrales à gaz sont parfois mobilisées pour compenser, sauf que le prix du gaz est lui-même très élevé à cause de la crise du détroit d’Ormuz.

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Une situation paradoxale

Ces tensions importantes concernant le prix de l’électricité arrivent pourtant à un moment où les prix négatifs n’ont jamais été aussi nombreux. Entre 11h et 15h, les centrales solaires produisent à plein régime et font chuter drastiquement le prix de l’électricité. Depuis le début de l’année, Storio a relevé 750 heures de prix négatifs, soit déjà plus que sur toute l’année 2025.

Ce contexte profite clairement aux exploitants de systèmes de stockage, en particulier de batteries. Storio indique qu’en août 2026, une batterie a pu générer un revenu 65 % plus élevé que sur la même période l’année dernière. D’ailleurs, le spread moyen, c’est-à-dire la différence moyenne entre le prix d’achat et de revente depuis le début de l’année, est estimé à 134 €/MWh.

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