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Stellantis mise sur la tech chinoise

Stellantis envisage d’intégrer la technologie électrique de Leapmotor pour réduire les coûts et renforcer ses modèles abordables en Europe.

Le constructeur automobile Stellantis NV envisage d’exploiter la technologie de véhicules électriques de son partenaire chinois Zhejiang Leapmotor Technology Co. afin de réduire les coûts de développement de ses marques grand public en Europe. L’objectif affiché est clair : proposer des voitures électriques plus abordables et renforcer la compétitivité de modèles commercialisés sous les blasons Fiat, Opel ou Peugeot sur un marché européen de plus en plus concurrentiel.

Selon des sources proches du dossier, le groupe étudie une extension de la coentreprise existante avec Leapmotor. Cette évolution permettrait à Stellantis d’accéder à des technologies plus avancées en matière de batterie et de groupe motopropulseur électrique. À ce stade, les discussions restent préliminaires, mais elles traduisent une volonté stratégique d’optimiser les coûts industriels et d’accélérer le développement de nouvelles plateformes électriques.

Une coopération technologique élargie

Stellantis commercialise déjà en Europe des modèles Leapmotor, notamment le SUV C10, via son réseau de concessionnaires. L’idée serait désormais d’aller plus loin en intégrant directement des bases techniques et des logiciels issus de l’expertise chinoise dans les futures voitures électriques des marques européennes du groupe.

Ce projet représenterait une première : jamais un grand constructeur automobile occidental ne s’est appuyé aussi largement sur les fondations technologiques d’une entreprise chinoise pour renforcer ses modèles sur le marché européen. L’enjeu est stratégique, dans un contexte où la transition énergétique impose des investissements massifs dans les plateformes électriques, les batteries lithium-ion et les systèmes embarqués connectés.

Les partenaires ambitionnent de conclure un accord d’ici la fin de l’année. Toutefois, plusieurs obstacles réglementaires et géopolitiques devront être levés. Des préoccupations liées à la protection des données accompagnent l’intégration de technologies en provenance de Chine. De plus, une réglementation américaine entrera en vigueur en 2027, interdisant l’importation ou la vente de véhicules connectés intégrant des technologies liées à la Chine ou à la Russie. Même si ce cadre vise prioritairement le marché nord-américain, il influence les décisions stratégiques globales des constructeurs.

Réduire les coûts et gagner en compétitivité

Ce partenariat élargi pourrait permettre à Stellantis de réaliser des économies substantielles sur les dépenses de recherche et développement. En s’appuyant sur une architecture électrique déjà éprouvée, le groupe réduirait les délais de mise sur le marché de ses nouvelles citadines et SUV électriques. L’accès à une technologie de batterie plus avancée constituerait également un atout pour améliorer l’autonomie et la performance énergétique des futurs modèles.

La pression concurrentielle est forte. Les groupes chinois comme BYD Co. et MG gagnent du terrain en Europe sur le segment des véhicules électriques et hybrides. Parallèlement, des acteurs historiques tels que Volkswagen AG et Renault SA intensifient leurs lancements de modèles électriques et électrifiés afin de défendre leurs parts de marché.

Dans ce contexte, Stellantis cherche à restaurer sa compétitivité industrielle. Le groupe a récemment annoncé des amortissements et des charges à hauteur de 22,2 milliards d’euros, dans le cadre d’un plan visant à enrayer l’érosion de sa part de marché et de sa rentabilité. Il a également redimensionné ou mis fin à certaines coentreprises dans le domaine des batteries, signe d’un recentrage stratégique.

Un tournant stratégique pour l’Europe

Lors d’une présentation récente, Stellantis a indiqué que 2025 constituait une année de mise en œuvre stratégique pour le partenariat avec Leapmotor, préparant le terrain à une intégration plus profonde. Son directeur général, Antonio Filosa, a souligné que cette coopération technique devait permettre d’atteindre un niveau de compétitivité plus élevé, en particulier sur les voitures électriques, un segment crucial pour le marché européen.

L’intégration de technologies chinoises pourrait offrir un raccourci technologique face à la montée en puissance des constructeurs asiatiques. Toutefois, des interrogations subsistent. Comme l’a relevé l’analyste Adrien Brasey, la question centrale demeure de savoir si l’expertise de Leapmotor servira à renforcer les marques existantes de Stellantis ou si elle conduira, à terme, à une transformation plus profonde de leur identité technologique.

Sur les marchés financiers, l’annonce a été accueillie avec un certain optimisme : l’action Stellantis a progressé de 5,4 % à Milan, même si elle reste en recul de plus d’un quart depuis le début de l’année. Cette réaction illustre les attentes des investisseurs quant à la capacité du constructeur à restaurer ses marges et à sécuriser sa transition vers l’électromobilité.

Dans un environnement automobile marqué par la mutation des motorisations, la montée en puissance des logiciels embarqués et la pression sur les coûts de production, Stellantis explore donc une voie inédite. L’extension du partenariat avec Leapmotor pourrait redéfinir l’équilibre technologique entre constructeurs occidentaux et chinois sur le marché européen des véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

L’ouverture de Stellantis à une intégration plus poussée de technologies chinoises traduit la pression exercée sur les coûts et la rentabilité dans l’électrique. Le partenariat avec Leapmotor peut constituer un levier rapide pour renforcer la compétitivité des modèles européens. Toutefois, les contraintes réglementaires et les enjeux de souveraineté technologique pourraient peser sur sa mise en œuvre. La décision finale sera déterminante pour la stratégie électrique du groupe en Europe.

Crédit illustration : Leapmotor.

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Les constructeurs chinois marquent le pas en Europe

Après une forte percée en 2025, les constructeurs automobiles chinois reculent en janvier sur le marché européen.

Les constructeurs automobiles chinois ont enregistré un léger recul en Europe au mois de janvier, après avoir atteint une part de marché record sur le segment des voitures neuves à la fin de l’année 2025. Cette inflexion intervient dans un contexte de forte concurrence sur le marché automobile européen, marqué par la montée en puissance des motorisations hybrides et électriques, ainsi que par une intensification des stratégies industrielles des groupes internationaux.

Selon les données du cabinet Dataforce, les marques pilotées par BYD Co. et SAIC Motor Corp., à travers sa marque MG, ont représenté 15 % des immatriculations de modèles hybrides en Europe en janvier. Cela correspond à une baisse de près de trois points de pourcentage par rapport au mois de décembre. Dans le même temps, la part des voitures 100 % électriques issues de Chine a reculé dans des proportions similaires, à 12 % du total des enregistrements.

Une correction après une année record

Ce repli intervient après une année 2025 particulièrement dynamique pour les constructeurs chinois. Les modèles de BYD, Omoda et Jaecoo se sont progressivement imposés dans le paysage automobile européen, devenant plus visibles sur les routes de grandes capitales comme Londres, Rome ou Madrid. Cette progression rapide avait permis aux marques chinoises de gagner des parts significatives sur les segments hybrides rechargeables et électriques à batterie, au cœur de la transition énergétique du secteur automobile.

D’après Julian Litzinger, analyste chez Dataforce, Zhejiang Leapmotor Technology a connu « une correction du chemin de croissance en janvier » après une montée en puissance soutenue tout au long de 2025. Zhejiang Leapmotor Technology Co. commercialise ses véhicules en Europe via le réseau de concessionnaires de Stellantis NV. Le constructeur chinois serait actuellement en discussions pour étendre ce partenariat avec la maison mère d’Opel et de Fiat, selon des informations rapportées par Bloomberg.

Julian Litzinger souligne également que MG a orienté une partie de ses volumes vers les canaux de location et les flottes d’entreprises avant le ralentissement observé en janvier. Cette stratégie de distribution, fréquente sur le marché européen, peut provoquer des variations ponctuelles dans les statistiques d’immatriculations mensuelles.

Des investissements industriels en Europe

Malgré ce recul ponctuel, la présence des groupes automobiles chinois en Europe devrait continuer à se renforcer. Les investissements industriels et les implantations locales témoignent d’une stratégie à long terme visant à consolider leur position sur le marché européen.

Chery Automobile Co., propriétaire des marques Omoda et Jaecoo, a débuté l’assemblage de véhicules à Barcelone grâce à une collaboration avec Ebro EV Motors en Espagne. De son côté, BYD prépare la mise en service d’une usine en Hongrie, qui devrait accroître sa capacité de production dès cette année. Ces initiatives industrielles visent à réduire les coûts logistiques, à contourner certaines barrières commerciales et à se rapprocher des consommateurs européens.

Selon Harald Hendrikse, analyste chez Citigroup, la concurrence des constructeurs chinois constitue « la plus grande peur des investisseurs » pour les groupes européens, à l’exception des tarifs douaniers américains. Des acteurs majeurs comme Volkswagen AG, Renault SA et Stellantis sont directement concernés par cette pression concurrentielle croissante sur les segments stratégiques des véhicules hybrides et électriques.

Les groupes européens ajustent leur stratégie

Face à cette montée en puissance, les constructeurs automobiles européens adaptent leur offre produit. Plusieurs groupes ont accéléré le renouvellement de leurs gammes en misant sur des modèles combinant moteur thermique et batterie électrique, afin de répondre aux exigences réglementaires et aux attentes des consommateurs en matière de transition énergétique.

Stellantis a ainsi introduit une version hybride de la Fiat 500. De son côté, Volkswagen prévoit de dévoiler à l’automne des déclinaisons hybrides de son SUV T-Roc ainsi que de la Golf. Cette offensive produit illustre la volonté des constructeurs historiques de défendre leurs parts de marché sur le segment des motorisations électrifiées.

Parallèlement, malgré un certain réajustement des ambitions entièrement électriques dans l’industrie, les lancements de véhicules électriques plus abordables se poursuivent. Renault prépare la commercialisation de la citadine électrique Twingo, tandis qu’Audi prévoit de lancer une version à batterie de sa berline compacte A2 d’entrée de gamme au second semestre. L’enjeu reste central : proposer des véhicules électriques compétitifs en prix, tout en maintenant des marges acceptables dans un contexte de pression accrue sur les coûts et les volumes.

La dynamique concurrentielle entre constructeurs chinois et européens s’inscrit ainsi dans une phase d’ajustement. Si le recul observé en janvier marque un ralentissement après une progression rapide, les investissements industriels, les partenariats stratégiques et le renouvellement des gammes montrent que la bataille pour les parts de marché sur le Vieux Continent est loin d’être terminée.

Notre avis, par leblogauto.com

Le recul enregistré en janvier apparaît davantage comme une correction technique après une année 2025 particulièrement soutenue qu’un retournement structurel. Les investissements industriels en Europe et l’élargissement des réseaux de distribution confirment la stratégie de long terme des constructeurs chinois. Face à eux, les groupes européens accélèrent le déploiement de modèles hybrides et électriques pour défendre leurs positions. La concurrence sur les segments électrifiés devrait donc rester intense dans les prochains mois.

Crédit illustration : leblogauto.

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BMW rappelle 58 000 voitures pour risque d’incendie électrique

BMW rappelle 58 000 véhicules récents aux États-Unis pour un faisceau de climatisation présentant un risque potentiel d’incendie.

BMW a annoncé un rappel massif touchant 58 713 véhicules aux États-Unis en raison d’un risque potentiel d’incendie lié au faisceau de câbles du système de climatisation. Cette campagne de rappel, répertoriée par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), concerne plusieurs modèles récents des séries 5 et 7 ainsi que des versions M, notamment les i5, i7 et M5.

Quels modèles BMW sont concernés ?

Les véhicules affectés s’étendent sur plusieurs années-modèles et motorisations, incluant :

  • 2023–2025 i7 xDrive60
  • 2024–2025 750e xDrive, i5 M60 xDrive, i7 eDrive50
  • 2024–2026 i5 eDrive40
  • 2025–2026 550e xDrive, i5 xDrive40, M5
  • 2025 M5 Touring

Le rappel cible principalement les modèles équipés de systèmes de climatisation où le faisceau électrique est positionné de manière vulnérable. Selon BMW, le problème ne résulte pas d’un défaut de fabrication, mais d’un souci d’emballage : le faisceau peut être accidentellement endommagé lors d’un simple remplacement du filtre à air de cabine.

Nature du risque et fréquence estimée

En cas de dommage au faisceau, un court-circuit peut se produire, augmentant le risque d’incendie dans le véhicule. BMW précise toutefois que le nombre de véhicules réellement exposés au danger reste faible, estimant qu’il s’agit de moins de 1 % des unités concernées. Au 19 février, aucun accident ni blessure liée à ce problème n’a été signalé. Ce rappel préventif illustre la vigilance de BMW concernant la sécurité électrique et la gestion proactive des risques sur ses véhicules premium.

La procédure de rappel et les solutions proposées

La réparation proposée par BMW est relativement simple et entièrement prise en charge par le constructeur. Les concessionnaires procéderont à une inspection du faisceau de câbles et, si nécessaire, à son remplacement. Ensuite, une sangle ou un support sera installé afin de sécuriser définitivement le câblage et éviter tout dommage futur lors de l’entretien du filtre à air de cabine. Cette intervention, gratuite pour les propriétaires, vise à garantir que le système de climatisation reste sûr tout en préservant l’intégrité électrique du véhicule.

Cette démarche démontre la rigueur de BMW dans le suivi post-commercialisation de ses modèles et souligne l’importance de l’entretien régulier réalisé par des professionnels agréés. Les propriétaires de véhicules concernés sont invités à contacter leur concessionnaire pour programmer la vérification et la réparation, assurant ainsi une prévention optimale contre les risques d’incendie.

Notre avis, par leblogauto.com

Le rappel de BMW montre une attention particulière aux risques liés à l’électronique embarquée, notamment sur les modèles haut de gamme. Bien que le risque réel soit limité à moins de 1 % des véhicules, la démarche préventive est justifiée par les conséquences potentielles d’un court-circuit. La procédure de réparation simple et gratuite permet de sécuriser le faisceau et de réduire les risques lors d’interventions de maintenance courantes. Ce cas illustre l’importance de la conception ergonomique des systèmes électriques dans les véhicules modernes.

Crédit illustration : BMW.

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Toyota prépare une vente massive d’actions pour réformer sa gouvernance

Toyota planifie la vente de 19 milliards $ d’actions par banques et assureurs, un tournant majeur pour la gouvernance d’entreprise au Japon.

Le constructeur automobile japonais Toyota, l’un des plus grands acteurs mondiaux de l’industrie automobile, prévoit un désengagement significatif de ses participations stratégiques, impliquant des institutions financières comme des banques et des compagnies d’assurance. Selon des sources proches du dossier, ces ventes pourraient atteindre environ 19 milliards de dollars, soit environ 3 billions de yens. Cette initiative marque un tournant dans la réforme de la gouvernance d’entreprise au Japon, un processus encouragé par les régulateurs et la Bourse de Tokyo pour réduire les participations croisées et améliorer la transparence des décisions stratégiques.

La pratique des participations croisées, répandue au Japon depuis des décennies, consiste à ce que des entreprises détiennent des actions de leurs partenaires ou concurrents pour renforcer les liens commerciaux. Bien qu’elle ait longtemps été défendue comme un moyen de stabilité industrielle, elle a été critiquée par les investisseurs étrangers et les experts en gouvernance pour son manque de transparence et le risque d’isoler la direction des attentes des actionnaires. La décision de Toyota de réduire ses participations stratégiques est donc un signal fort sur l’engagement du groupe à moderniser sa gouvernance et à démontrer une plus grande efficacité dans la gestion du capital.

Impact sur la gouvernance d’entreprise

La vente d’actions devrait intervenir dès cette année, bien que le calendrier et l’ampleur finale puissent évoluer en fonction de la volonté des actionnaires ou être potentiellement annulés. Toyota prévoit également d’acquérir certaines de ses actions via des rachats, tandis qu’une vente secondaire à d’autres investisseurs reste envisagée. Cette opération intervient parallèlement à l’offre publique d’achat du constructeur sur Toyota Industries, fabricant de chariots élévateurs. L’investisseur activiste Elliott s’oppose à cette opération, estimant que l’offre est sous-évaluée et manque de transparence. L’extension de l’offre jusqu’au 2 mars reflète le soutien limité des actionnaires à ce jour.

Les principaux actionnaires de Toyota incluent des institutions financières japonaises majeures telles que Sumitomo Mitsui Financial Group, Mitsubishi UFJ Financial Group, ainsi que des assureurs comme MS&AD Insurance Group. Ces acteurs ont progressivement mis en place des politiques visant à réduire leurs participations croisées, alignant ainsi leurs pratiques sur les standards internationaux de gouvernance. La décision de Toyota d’orchestrer cette vente massive s’inscrit donc dans un mouvement global de réforme visant à améliorer la liquidité des actions, la transparence financière et la rentabilité du capital investi.

Cette initiative pourrait également avoir des répercussions sur le marché boursier japonais, car elle reflète l’évolution vers une gouvernance plus ouverte et une plus grande conformité aux attentes des investisseurs internationaux. Les actions de Toyota ont déjà réagi positivement aux annonces, enregistrant une hausse d’environ 2 % en début d’après-midi, surpassant le marché plus large et soulignant la confiance des investisseurs dans le sérieux de la réforme.

Conséquences pour le marché automobile

Pour Toyota, cette opération permet de concentrer ses ressources sur le développement technologique et la compétitivité dans le secteur automobile mondial, tout en améliorant sa flexibilité financière. La vente d’actions par des banques et des assureurs peut également renforcer la liquidité des titres et offrir de nouvelles opportunités d’investissement pour d’autres acteurs du marché automobile et financier.

Défis et perspectives

Malgré les bénéfices attendus, la réussite de cette vente dépendra de la volonté des actionnaires institutionnels de céder leurs participations et de la réaction des marchés financiers. Parallèlement, l’offre sur Toyota Industries reste un point de friction, illustrant les défis liés à la valorisation des actifs et à la transparence des transactions dans un contexte de gouvernance en évolution.

Notre avis, par leblogauto.com

Toyota montre un engagement concret dans la réforme de la gouvernance d’entreprise, en orchestrant un désengagement massif de ses participations croisées. L’opération pourrait renforcer la transparence et l’efficacité du capital investi tout en influençant les pratiques d’autres sociétés japonaises. La réaction positive des actions reflète la confiance du marché dans la stratégie de Toyota. Toutefois, le succès dépendra de la coordination avec les actionnaires institutionnels et de la résolution des enjeux liés à l’offre sur Toyota Industries.

Crédit illustration : Toyota.

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Aston Martin : sévères turbulences pour la marque et l’écurie F1

Aston Martin

Du « British Green » au « British Red » ?

Aston Martin a clôturé l’année 2025 avec une perte de 493 millions de livres sterling (+52 %), un chiffre d’affaires en baisse de 21 % et une dette en hausse à 1,4 milliard. L’année 2025 se termine dans le rouge sur tous les plans pour le constructeur britannique de voitures de sport de luxe, qui subit les conséquences d’un contexte international qualifié d’« extrêmement difficile » par sa direction: le durcissement des droits de douane aux États-Unis et en Chine et un climat d’incertitude géopolitique marquée. Deux marchés clés, frappés par des barrières commerciales, ont impact direct sur les volumes et les marges. 

Les volumes de vente ont atteint 5 448 véhicules, en baisse de 10 %, tandis que la composition des produits a été affectée par une moindre présence des modèles « Spéciaux » à forte marge.  Face à ce scénario, le groupe a entamé un plan de restructuration qui prévoit la réductions d’effectifs pouvant atteindre 20 %, soit environ 600 employés sur un total de 3 000. L’objectif déclaré est de générer environ 40 millions de livres sterling d’économies. 

Le constructeur automobile a réduit ses dépenses de développement de nouveaux véhicules en octobre, invoquant ‌une demande chinoise extrêmement modérée et des pressions sectorielles plus larges au Royaume-Uni. la firme de Gaydon n’a pas résolu l’équation entre rareté et rentabilité, courant sans cesse après des liquidités.

Droits branding : levier supplémentaire ou bouée de secours ?

Aston Martin ⁠va vendre ses droits pour l’utilisation de son ⁠nom sur l’écurie Aston Martin F1 ‌Team, pour une valeur de 50 millions ‌de livres sterling (57,20 millions d’euros) afin de renforcer ses finances. L’accord perpétuel de droits de dénomination conclu avec AMR GP Holdings, qui gère son écurie de Formule 1, améliorerait la situation de trésorerie du groupe. Aston Martin a tenté de renforcer son capital ‌tout au long de l’année, notamment grâce à une injection de 162 millions de dollars de la part du président Lawrence Stroll et à un accord visant à vendre sa participation dans son écurie ‌de F1 en mars. 

Cette décision a été interprétée comme un signe des difficultés financières que rencontre l’entreprise Gaydon. Le choix de monétiser un élément d’identification tel que le nom témoigne de la nécessité de trouver rapidement des ressources, dans un contexte d’endettement croissant et de difficultés de trésorerie. 

AMR F1, la risée des circuits ?

Après les espoirs de 2023, les saisons 2024 et 2025 ont été très mitigées pour le projet Aston Martin. Cette année, l’écurie troque le moteur Mercedes pour celui de Honda…et de vieux démons semblent resurgir.

La voiture AMR26 a accumulé très peu de tours de piste à Bahreïn, rendant difficile la collecte de données essentielles avant la saison. Un des principaux sujets d’inquiétude est la nouvelle collaboration avec Honda : l’unité de puissance nippone, censée être un atout, s’est révélée fragile et peu fiable en essais, notamment avec des défaillances liées à des vibrations affectant la batterie. Les performances globales n’ont pas été non plus satisfaisantes, avec du manque de rythme et des vitesses de pointe faibles.

Ces problèmes ont limité la capacité de l’équipe à rouler davantage et à optimiser le set-up de la voiture. Le moteur n’est pas seulement en cause. Le concept global de l’AMR26 faut aussi débat. L’arrivée du designer Adrian Newey a suscité beaucoup d’espoirs, mais son intégration tardive dans le projet a peut-être perturbé le développement de la voiture. Cela nourrit des spéculations selon lesquelles l’équipe aurait « perdu du temps » ou mal géré certaines étapes clés du développement. 

Pour couronner le tout, des rumeurs ont couru ce weekend comme quoi Aston Martin aurait songé carrément à déclarer forfait pour Melbourne. Même si cela semble peu probable étant donné les engagements contractuels, il se murmure que les monoplaces vertes pourraient s’éclipser très vite après le départ du grand prix en Australie.

Les rumeurs de vente

Ces problèmes, couplés à l’annonce de la cession des droits du nom « Aston Martin » à la structure AMR GP Holdings, contrôlée par Lawrence Stroll, a été interprétée  comme un signe que Stroll pourrait préparer une revente ou une restructuration autour de l’écurie.  Le CEO d’Aston Martin a déclaré publiquement que Lawrence Stroll ne prévoit pas de vendre son investissement – ni dans le constructeur automobile, ni par extension dans l’écurie de F1. Il a expliqué que la vente du nom n’est pas une stratégie de sortie, mais plutôt un moyen d’injecter des liquidités dans le groupe dans un contexte financier difficile. 

Depuis sa reprise en 2020, Lawrence Stroll n’a pas lésiné sur les moyens pour faire de l’écurie un top team, avec des investissements massifs dans les infrastructures et des recrutements de pointe. Sauf que les mauvais résultats de 2025 ont aussi fait baisser les revenus et l’écurie n’est pas rentable. Les investisseurs privés néanmoins voient clairement le potentiel de l’équipe. En juillet 2025, Aston Martin a été évaluée à 2,4 milliards de livres sterling (3,3 milliards de dollars américains) après qu’Aston Martin Lagonda Holdings ait accepté de vendre sa participation minoritaire dans l’équipe pour 110 millions de livres sterling afin d’injecter des liquidités dans la branche automobile.

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Pirelli anticipe une croissance modérée malgré les tensions de gouvernance

Pirelli anticipe une légère croissance malgré des tensions de gouvernance et des restrictions américaines sur les pneus haut de gamme.

Le fabricant italien de pneus Pirelli prévoit une croissance stable à légèrement positive de ses revenus pour l’année en cours, malgré un contexte complexe lié à des tensions de gouvernance. Selon les prévisions communiquées mercredi, le chiffre d’affaires de la société devrait se situer entre 6,7 et 6,9 milliards d’euros, soit une progression légère par rapport aux 6,78 milliards d’euros enregistrés en 2025. Cette évolution traduit une stabilité relative sur le marché des pneumatiques, dans un secteur automobile marqué par des fluctuations de la demande et des contraintes réglementaires.

La marge sur le bénéfice ajusté avant intérêts et impôts (EBIT) est estimée à environ 16 %, un chiffre légèrement supérieur à celui de l’année précédente. Pirelli souligne que cette amélioration s’inscrit dans une dynamique de performance opérationnelle robuste, soutenue par une gestion efficace des coûts et un positionnement stratégique sur le segment premium des pneus. Le groupe a également annoncé un dividende global de 0,34 euro par action, comprenant une composante exceptionnelle de 0,10 euro par action, reflétant des résultats financiers positifs et un effet de levier financier réduit.

Conflit de gouvernance et actionnaires clés

Cependant, cette trajectoire positive pourrait être limitée par un conflit prolongé entre ses principaux actionnaires. D’un côté, Sinochem, la société d’État chinoise détentrice de 34 % du capital, et de l’autre, Camfin, le véhicule d’investissement du vice-président exécutif Marco Tronchetti Provera, qui contrôle 25,3 % du capital. Ce différend de gouvernance impacte directement les décisions stratégiques de Pirelli, notamment ses projets d’expansion sur le marché américain, considéré comme clé pour le développement des pneus haut de gamme. La situation est exacerbée par les nouvelles régulations américaines restreignant l’utilisation de technologies chinoises dans le secteur automobile, rendant plus complexe l’implantation de Pirelli aux États-Unis en raison de la participation de Sinochem.

Perspectives financières et dividendes

Le marché des pneus haut de gamme constitue un axe stratégique pour Pirelli, avec des attentes fortes en termes d’innovation et de performance. Les tensions entre actionnaires pourraient influencer la capacité du groupe à investir dans des technologies avancées et à développer ses gammes de pneus premium. Dans ce contexte, les prévisions de croissance modérée reflètent un équilibre prudent entre opportunités commerciales et contraintes géopolitiques. L’entreprise italienne doit jongler entre la nécessité de maintenir ses performances financières, garantir un rendement attractif pour ses actionnaires et préserver ses ambitions de développement international.

Pirelli prévoit un chiffre d’affaires stable avec une légère hausse, confirmant la résilience de son modèle économique. La marge EBIT ajustée devrait atteindre 16 %, traduisant un maintien de la rentabilité dans un marché concurrentiel. Le dividende de 0,34 euro par action, dont 0,10 euro exceptionnel, souligne l’engagement de la société envers ses actionnaires et sa solidité financière.

Notre position sur le marché des pneus

Malgré ces tensions, Pirelli conserve une position solide dans le secteur automobile grâce à son expertise dans les pneumatiques haut de gamme. La société continue d’afficher des performances financières stables et un engagement envers ses actionnaires, tout en naviguant dans un contexte réglementaire et géopolitique complexe. La gouvernance et les choix stratégiques des actionnaires resteront des facteurs déterminants pour son développement futur.

Notre avis, par leblogauto.com

Pirelli affiche une performance financière stable, avec un chiffre d’affaires et une marge EBIT en légère hausse. Le dividende proposé reflète sa solidité financière et sa gestion prudente. Les tensions entre Sinochem et Camfin constituent un défi pour l’expansion américaine du groupe. La capacité à résoudre ces différends sera cruciale pour maintenir son leadership sur le marché des pneus premium.

Crédit illustration : Pirelli.

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BMW négocie un répit tarifaire pour Mini

BMW discute avec l’UE d’un prix minimum pour exonérer les Mini électriques chinoises du surtaux de 20,7 %.

Le constructeur premium BMW est engagé dans des discussions avec la Commission européenne afin d’obtenir une exemption partielle des droits de douane visant ses Mini électriques produites en Chine. Selon le quotidien économique Handelsblatt, les négociations portent sur la mise en place d’un prix d’importation minimum confidentiel qui pourrait remplacer le droit compensateur de 20,7 % actuellement appliqué par l’Union européenne aux véhicules électriques Mini fabriqués en Chine.

Les modèles concernés sont la Mini Cooper électrique et l’Aceman électrique, assemblés au sein de la coentreprise Spotlight Automotive à Zhangjiagang. Cette usine est détenue à parts égales par BMW Group et Great Wall Motor. Depuis octobre 2024, ces véhicules électriques sont soumis à un droit antidumping de 20,7 %, décidé à l’issue d’une enquête anti-subventions sur les voitures électriques produites en Chine. À cette surtaxe s’ajoute le droit de douane standard de 10 % appliqué aux importations automobiles dans l’UE, portant la charge totale à environ 31 % par véhicule expédié vers l’Europe.

BMW et la Commission européenne ont refusé de commenter ces informations. Toutefois, selon deux sources citées, un mécanisme de prix plancher à l’importation est à l’étude. Concrètement, le constructeur s’engagerait à ne pas vendre ses Mini électriques en dessous d’un seuil fixé, en échange d’un allègement tarifaire.

Un précédent avec Volkswagen et Cupra

La démarche de BMW s’inscrit dans la lignée d’un précédent récent. Le 11 février 2026, l’Union européenne a accordé une exemption totale des droits compensateurs au Tavascan électrique de SEAT / Cupra, produit en Chine via la coentreprise Anhui de Volkswagen. Ce SUV électrique est ainsi devenu le premier modèle fabriqué en Chine à bénéficier d’un allègement individuel des surtaxes décidées en octobre 2024.

Dans ce cas, Cupra s’est engagée à respecter un prix d’importation minimum confidentiel ainsi qu’un plafond annuel de volumes. De son côté, Volkswagen a promis d’investir dans des projets liés aux véhicules électriques au sein de l’Union européenne. Résultat : le Tavascan ne supporte plus que le droit de douane standard de 10 %, au lieu de la charge combinée d’environ 31 %.

BMW cherche désormais à obtenir un traitement similaire pour ses Mini électriques. Parallèlement aux discussions diplomatiques, le groupe conteste également les tarifs via des procédures judiciaires, rejoignant d’autres constructeurs automobiles engagés sur ce terrain. Cette double stratégie — négociation et contentieux — illustre l’importance économique du dossier pour le constructeur.

Pression accrue sur le marché chinois

Ces négociations interviennent alors que BMW fait face à un ralentissement de ses livraisons en Chine, son premier marché mondial. En 2025, le groupe a livré 625 527 véhicules BMW et Mini dans le pays, contre 714 500 unités en 2024. Cette baisse significative s’inscrit dans un contexte de concurrence intense sur le segment des véhicules électriques et à autonomie prolongée.

Les marques chinoises telles que BYD, XPeng et Li Auto gagnent du terrain, notamment sur le segment premium, grâce à des modèles électriques à prix agressifs. La Chine demeure la plus grande région pour BMW, mais elle a été la seule grande zone géographique à enregistrer une baisse des livraisons en 2025.

Pour répondre à cette pression, BMW prévoit de restructurer son réseau de concessionnaires en Chine. Les points de vente peu performants seront fermés ou transformés en centres de service d’ici mi-2026. Malgré ce contexte difficile, certains segments résistent : les ventes de BMW M ont progressé de 27,9 % en Chine en 2025, dépassant pour la première fois les 10 000 unités.

Offensive produit et nouvelle gouvernance

Afin de relancer la dynamique commerciale, BMW prévoit le lancement d’environ 20 nouveaux modèles en Chine en 2026. Les premiers véhicules issus de la plateforme Neue Klasse, qui marque une refonte complète de l’architecture électrique de la marque, devraient jouer un rôle central dans cette offensive produit.

Le groupe a également annoncé un changement de direction stratégique. Christian Ach deviendra Président et PDG de BMW Group Region China à compter du 1er avril 2026. Il succède à ses fonctions de PDG de BMW Allemagne, où il avait permis au constructeur de reprendre la tête du marché domestique face à Mercedes-Benz et Audi. Son expérience antérieure à la tête de Mini Allemagne pendant près de huit ans constitue un atout dans la gestion de la marque sur des marchés clés.

Dans ce contexte, l’issue des négociations avec Bruxelles pourrait peser sur la compétitivité des Mini électriques en Europe. Entre droits de douane, stratégie industrielle et repositionnement commercial, BMW joue sur plusieurs leviers pour préserver ses marges et sa part de marché dans un environnement automobile en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

La démarche de BMW montre à quel point les droits de douane sur les véhicules électriques chinois redessinent la stratégie des constructeurs européens. L’exemple du Tavascan crée un précédent que BMW tente d’exploiter pour Mini. En parallèle, la baisse des volumes en Chine souligne la pression concurrentielle croissante sur le segment premium électrique. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer l’impact de ces négociations sur la compétitivité des Mini en Europe.

Crédit illustration : Mini.

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Pourquoi Toyota laisse volontairement ses batteries électriques bouger dans la voiture ?

Pourquoi Toyota laisse volontairement ses batteries électriques bouger dans la voiture ?

Dans un secteur automobile électrique où la plupart des constructeurs adoptent des solutions standardisées, Toyota continue de tracer sa propre voie. Le géant japonais vient de déposer un brevet qui pourrait révolutionner la façon dont les batteries des véhicules électriques sont protégées en cas d’accident. Contrairement à l’approche traditionnelle qui consiste à fixer rigidement les batteries, Toyota propose une solution audacieuse : laisser la batterie bouger de manière contrôlée pour absorber l’énergie d’un impact.

Ce brevet, déposé en août 2025 et publié récemment sous le numéro 20260054558, représente une approche fondamentalement différente de la sécurité des véhicules électriques. Alors que l’industrie mise généralement sur la rigidité et la résistance brute, Toyota explore les bénéfices d’un système plus flexible et adaptatif.

Un système de montage révolutionnaire qui défie les conventions

L’innovation de Toyota repose sur un principe contre-intuitif : plutôt que de verrouiller la batterie comme un bloc solide dans le châssis, le constructeur japonais propose de la monter de façon à permettre un mouvement contrôlé et limité lors d’un impact. Cette approche révolutionnaire s’inspire des zones de déformation programmée déjà utilisées dans l’automobile conventionnelle.

Le système fonctionne selon un mécanisme sophistiqué : la batterie est installée dans la partie inférieure du véhicule, entourée d’éléments de suspension et de sections renforcées spécifiquement conçues pour gérer les forces d’impact. En cas de collision latérale, ces composants se déforment en premier, absorbant et redirigeant l’énergie loin de la batterie elle-même.

Cette conception permet à la batterie d’effectuer un mouvement minimal et maîtrisé, réduisant ainsi les charges maximales qui pourraient fissurer le boîtier ou endommager les cellules internes. L’objectif n’est pas de laisser la batterie rebondir librement, mais d’éviter que l’énergie de l’impact se concentre sur cette partie vulnérable et coûteuse du véhicule.

Le brevet de Toyota accorde une attention particulière aux impacts latéraux, traditionnellement les plus problématiques pour la sécurité des batteries de véhicules électriques. En effet, l’espace disponible entre la porte et le pack de batteries est généralement très restreint, rendant ces collisions particulièrement dangereuses.

Une philosophie opposée aux géants du secteur électrique

Cette approche innovante contraste radicalement avec les stratégies adoptées par les autres constructeurs majeurs du secteur électrique. Tesla, leader mondial du véhicule électrique, privilégie des packs de batteries extrêmement rigides qui font partie intégrante de la structure du véhicule. Cette conception compte sur la rigidité et des rails latéraux renforcés pour maintenir l’intégrité de l’ensemble.

De son côté, Hyundai avec sa plateforme E-GMP mise sur des soubassements renforcés et des montages de batterie fixes, privilégiant le blindage et la résistance pure. Cette approche, adoptée par la plupart des constructeurs, considère que la meilleure protection consiste à créer une cage ultra-solide autour de la batterie.

L’approche de Toyota se distingue par sa flexibilité conceptuelle. Plutôt que de résister frontalement aux forces d’impact, le système japonais propose de les gérer et de les rediriger intelligemment. Cette philosophie pourrait s’adapter plus facilement à différents types de véhicules, qu’il s’agisse de véhicules purement électriques, hybrides ou hybrides rechargeables.

Cette différence d’approche reflète la philosophie générale de Toyota en matière de véhicules électriques. Alors que de nombreux constructeurs ont adopté l’architecture « skateboard » standardisée, Toyota continue de chercher des solutions plus intelligentes pour intégrer batteries, moteurs et câblages sans simplement augmenter la taille ou le poids des véhicules.

Les enjeux techniques et industriels de cette innovation

Le développement de ce système de montage mobile soulève plusieurs défis techniques majeurs. La précision du contrôle du mouvement de la batterie est cruciale : trop de rigidité annulerait les bénéfices du système, tandis que trop de flexibilité pourrait créer de nouveaux risques. L’ingénierie requise pour trouver le juste équilibre nécessite une compréhension fine des forces en jeu lors des différents types de collisions.

Les matériaux utilisés pour les éléments de suspension et les zones de déformation doivent présenter des caractéristiques très spécifiques. Ils doivent être suffisamment résistants pour supporter les contraintes normales de conduite, tout en étant capables de se déformer de manière prédictible lors d’un impact. Cette dualité représente un défi majeur pour les ingénieurs matériaux.

L’aspect économique n’est pas négligeable non plus. Si ce système s’avère plus complexe à produire que les montages traditionnels, il pourrait néanmoins réduire les coûts de réparation après accident. En protégeant mieux la batterie, qui représente souvent 30 à 40% du coût total d’un véhicule électrique, le système pourrait diminuer significativement les coûts d’assurance et de réparation.

La validation de ce type de système nécessite également des protocoles de test entièrement nouveaux. Les tests de collision actuels sont conçus pour des structures rigides et devront être adaptés pour évaluer l’efficacité des systèmes de montage mobile. Cette évolution pourrait influencer les normes de sécurité internationales et créer de nouveaux standards industriels.

Implications pour l’avenir de la mobilité électrique

Au-delà de l’aspect purement technique, cette innovation de Toyota pourrait avoir des répercussions importantes sur l’ensemble de l’industrie automobile électrique. Si les tests confirment l’efficacité du système, d’autres constructeurs pourraient être contraints de revoir leurs propres approches de la sécurité des batteries.

Cette évolution s’inscrit dans une démarche plus large de Toyota visant à optimiser chaque aspect des véhicules électriques. Le constructeur japonais a précédemment déposé des brevets pour repositionner batteries et câblages afin de libérer l’espace habitacle et simplifier les architectures. Cette approche holistique pourrait donner à Toyota un avantage concurrentiel significatif.

Il convient cependant de rappeler qu’un brevet ne constitue pas une garantie de commercialisation. Les constructeurs déposent régulièrement des brevets pour protéger leurs idées sans nécessairement les développer. Les contraintes budgétaires, l’évolution des réglementations et les impératifs de production peuvent modifier ou annuler les projets les plus prometteurs.

Néanmoins, ce brevet révèle la direction que prend Toyota en matière de sécurité des véhicules électriques. Plutôt que de suivre les solutions établies, le constructeur japonais continue d’explorer des voies alternatives qui pourraient redéfinir les standards de l’industrie. Cette approche innovante confirme la position de Toyota comme l’un des acteurs les plus créatifs du secteur automobile, capable de remettre en question les conventions établies pour proposer des solutions véritablement révolutionnaires.

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Washington et Ottawa relancent le dialogue

Les États-Unis et le Canada prévoient des discussions commerciales à Washington dans les prochaines semaines.

Les États-Unis et le Canada s’apprêtent à relancer leurs discussions commerciales dans les semaines à venir, selon des déclarations du représentant américain au commerce. Cette annonce intervient dans un contexte économique nord-américain marqué par des tensions tarifaires et des négociations régulières autour des échanges transfrontaliers, qui concernent notamment l’industrie automobile, un secteur stratégique pour les deux pays.

Le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a confirmé que des responsables commerciaux américains et canadiens se sont entretenus mercredi et qu’une rencontre officielle était prévue à Washington « dans quelques semaines ». Lors d’une interview accordée à Fox Business Network, il a précisé que l’administration de Donald Trump se montrait ouverte aux propositions canadiennes en vue d’un éventuel accord.

« Ils ont quelques idées sur la manière dont ils pourraient vouloir conclure un accord avec nous. Nous sommes évidemment ouverts à cela », a déclaré Jamieson Greer, soulignant la volonté de Washington d’examiner les pistes avancées par Ottawa. Il a ajouté avoir échangé plus tôt dans la journée avec son homologue canadien, confirmant la tenue prochaine d’une réunion formelle dans la capitale américaine.

Un dialogue bilatéral sous surveillance

Les discussions commerciales entre les États-Unis et le Canada sont scrutées de près par les marchés et par les industriels, notamment dans l’automobile. Les deux pays entretiennent des chaînes d’approvisionnement étroitement intégrées, en particulier dans la production de véhicules, de moteurs, de transmissions et de pièces détachées. Les constructeurs automobiles nord-américains dépendent d’un flux fluide de composants, de plateformes et de technologies pour assembler des berlines, SUV, pick-up et utilitaires.

Dans ce contexte, toute évolution des règles commerciales, des droits de douane ou des normes techniques peut avoir un impact direct sur les coûts de production, les investissements industriels et la compétitivité des usines situées de part et d’autre de la frontière. La perspective d’un nouvel accord ou d’ajustements tarifaires pourrait donc influencer la stratégie des constructeurs, des équipementiers et des fournisseurs de pièces automobiles.

Jamieson Greer a précisé que les États-Unis restaient « ouverts à la discussion » et qu’ils examineraient attentivement les propositions canadiennes. Cette posture laisse entrevoir la possibilité d’un compromis, sans qu’aucun détail précis n’ait été avancé à ce stade sur le contenu des négociations.

Ottawa en attente de précisions

Du côté canadien, les représentants du ministre du Commerce, Dominic LeBlanc, n’ont pas immédiatement commenté ces déclarations. Cette absence de réaction officielle ne remet toutefois pas en cause la tenue annoncée de la réunion à Washington.

Les relations commerciales entre les deux pays reposent sur des échanges massifs de biens manufacturés, parmi lesquels les véhicules neufs, les composants automobiles, l’acier, l’aluminium et divers produits industriels. L’industrie automobile, en particulier, constitue l’un des piliers de cette interdépendance économique. Les lignes d’assemblage fonctionnent selon un modèle intégré, où les pièces franchissent plusieurs fois la frontière avant d’aboutir à un véhicule fini.

Dans ce contexte, la stabilité réglementaire et tarifaire demeure essentielle pour préserver la rentabilité des usines et la fluidité logistique. Les constructeurs doivent composer avec des marges serrées, des coûts de matières premières fluctuants et des investissements croissants dans l’électrification, la connectivité et les systèmes d’aide à la conduite.

Un enjeu stratégique pour l’industrie automobile

Bien que les propos de Jamieson Greer ne détaillent pas les secteurs spécifiquement concernés, les discussions commerciales bilatérales ont historiquement une portée transversale, incluant l’automobile. Les chaînes de valeur intégrées entre les États-Unis et le Canada couvrent la production de moteurs thermiques, de groupes motopropulseurs électrifiés, de batteries et de modules électroniques embarqués.

Dans un contexte où les politiques commerciales influencent directement les décisions d’investissement, la perspective d’un dialogue constructif est suivie de près par les acteurs du secteur automobile. Les usines d’assemblage, les centres de R&D et les fournisseurs de rang 1 et 2 dépendent d’un cadre stable pour planifier la production de nouveaux modèles, optimiser les volumes et sécuriser les emplois.

La réunion prévue à Washington dans les prochaines semaines devrait permettre d’évaluer les propositions canadiennes et de clarifier les intentions américaines. À ce stade, aucune mesure concrète n’a été annoncée, mais l’ouverture affichée par l’administration américaine laisse la porte ouverte à un ajustement des conditions commerciales.

Notre avis, par leblogauto.com

La reprise du dialogue commercial entre Washington et Ottawa constitue un signal important pour l’industrie automobile nord-américaine. Les chaînes d’approvisionnement intégrées rendent les constructeurs sensibles à toute évolution tarifaire. L’absence de détails concrets invite toutefois à la prudence quant à l’issue des discussions. Les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer l’impact potentiel sur la production et les échanges automobiles transfrontaliers.

Crédit illustration : Ottawasun.

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Hyundai investit massivement en Corée du Sud

Hyundai prépare un investissement de plusieurs milliards en Corée du Sud, axé sur l’IA, la robotique et l’hydrogène.

Hyundai Motor Group s’apprête à dévoiler un investissement de plusieurs milliards de dollars sur la côte ouest de la Corée du Sud, selon une source proche du dossier. Ce projet stratégique intervient dans un contexte d’accélération technologique pour le constructeur automobile, qui intensifie ses efforts dans l’intelligence artificielle, la conduite autonome, la robotique et les infrastructures liées à l’hydrogène.

L’annonce a immédiatement soutenu les marchés financiers. Les actions de Hyundai Motor Co. ont progressé de 10,5 %, tandis que celles de sa filiale Kia Corp. ont bondi de 15 %. Ces hausses font suite à des informations évoquant un investissement potentiel de 10 000 milliards de wons, soit environ 7 milliards de dollars, dans la région de Saemangeum au cours des cinq prochaines années. Un porte-parole du groupe a toutefois refusé de commenter ces éléments.

Un projet tourné vers l’IA et la robotique

Selon une seconde source, cet investissement viserait à développer plusieurs axes stratégiques : la robotique, la création d’un centre de données dédié à l’intelligence artificielle et la mise en place d’infrastructures liées à l’hydrogène. Ces orientations confirment la transformation progressive du constructeur automobile en acteur technologique, au-delà de la seule production de véhicules thermiques, hybrides ou électriques.

L’intégration de l’IA embarquée et des systèmes de conduite autonome constitue un levier central pour l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs investissent massivement dans les logiciels, les semi-conducteurs et les plateformes numériques afin d’améliorer l’assistance à la conduite, la sécurité active et les performances des véhicules. Dans cette optique, le groupe Hyundai Motor avait annoncé en octobre un accord avec Nvidia pour l’achat de jusqu’à 50 000 puces dédiées à l’intelligence artificielle. L’objectif est de bâtir une « usine d’IA » destinée à accélérer le développement de technologies embarquées, de solutions de conduite autonome, d’usines intelligentes et d’applications robotiques.

Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’intégration verticale, où le constructeur automobile cherche à maîtriser à la fois le hardware, le software et les infrastructures numériques nécessaires aux véhicules de nouvelle génération.

Un engagement financier déjà annoncé jusqu’en 2030

Ce nouveau plan s’ajoute à un engagement financier plus large. En novembre, le groupe Hyundai Motor avait annoncé un investissement total de 125 200 milliards de wons en Corée du Sud sur la période 2026-2030. Cette décision intervenait après la finalisation d’un accord commercial entre Séoul et Washington réduisant les droits de douane américains sur les automobiles sud-coréennes de 25 % à 15 %.

À cette occasion, le président exécutif Euisun Chung avait évoqué le développement d’une « ville à hydrogène et IA » dans cette région côtière riche en énergies renouvelables. L’hydrogène représente en effet un axe stratégique pour le constructeur, notamment dans le cadre de la transition énergétique et de la diversification des motorisations alternatives.

Le projet prend également une dimension politique et territoriale. La région concernée constitue une base de soutien importante pour le président sud-coréen Lee Jae Myung, qui encourage les entreprises et les agences publiques à investir hors de Séoul afin de rééquilibrer le développement économique du pays.

Robotique et production industrielle

Au-delà de l’automobile, le groupe renforce son positionnement dans la robotique avancée. Propriétaire de Boston Dynamics, spécialiste des robots humanoïdes, Hyundai Motor a annoncé en janvier viser une capacité de production annuelle de 30 000 robots d’ici 2028. Cette montée en puissance industrielle illustre la convergence croissante entre industrie automobile, automatisation et technologies intelligentes.

Dans un contexte de transformation profonde du secteur automobile — électrification, connectivité, digitalisation des usines et conduite autonome — les investissements dans l’IA et la robotique deviennent déterminants. Les centres de données, les infrastructures énergétiques bas carbone et les capacités de production automatisées sont désormais au cœur de la compétitivité des constructeurs mondiaux.

Avec ce projet de plusieurs milliards de dollars, Hyundai Motor confirme son ambition de renforcer son ancrage industriel en Corée du Sud tout en accélérant sa mutation vers un modèle technologique intégrant intelligence artificielle, hydrogène et robotique. Les réactions boursières témoignent de l’attention des investisseurs à ces orientations stratégiques, perçues comme essentielles pour l’avenir du groupe dans un marché automobile mondial en pleine mutation.

Notre avis, par leblogauto.com

Cet investissement confirme la transformation de Hyundai en acteur technologique global, au-delà du simple constructeur automobile. L’accent mis sur l’IA, la robotique et l’hydrogène s’inscrit dans les tendances lourdes du secteur. L’ampleur des montants engagés traduit une volonté de sécuriser l’innovation et la production sur le long terme. Reste à observer l’impact concret de ces projets sur la compétitivité et les volumes du groupe d’ici la fin de la décennie.

Crédit illustration : Hyundai.

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Marché auto février 2026 : -14,70 %, Renault décroche, les deux Clio devant la 208

Le marché automobile français n’est toujours pas sorti de son hiver. En février 2026, selon les chiffres AAA Data relayés par la PFA, 120 764 immatriculations ont été enregistrées. Cela représente une baisse de 14,70 % par rapport à février 2025 ! Et ce, bien que le nombre de jours ouvrés fut le même sur les deux années. Le constat est sans appel : la mécanique cale.

Dacia fait tousser Renault, Toyota et Volkswagen dans le dur

Parmi les groupes automobiles qui sous-performent le marché, le groupe Renault affiche un inquiétant -23,54 %, en total décalage avec les dynamiques observées ces derniers mois. Dacia, notamment, perd un tiers (!) de ses immatriculations par rapport à il y a un an. Et pourtant, la gamme a été renouvelée. Même Alpine recule lourdement, à -37,21 % !

Le « partenaire » de l’Alliance, Nissan, décroche carrément de 48 %. Moitié moins d’immatriculations en février 2026 qu’en février 2025 : une véritable claque. BMW ne fait guère mieux avec -24 %, pas plus que Toyota à -19,16 % ou encore le groupe Volkswagen à -16,79 %. La vague est large, et elle n’épargne presque personne.

Ce n’est pas le beau fixe chez Stellantis, mais c’est « moins pire »

Du côté de Stellantis, on observe un inversement de tendance. Les immatriculations reculent toujours, mais « seulement » de 7,33 %. Le groupe regagne donc des parts de marché dans un contexte dégradé. DS et Alfa Romeo, en revanche, chutent respectivement de 22,29 et 26,59 %.

Ce sont Fiat et Opel qui compensent, en voyant leurs immatriculations croître. Citroën limite la casse en maintenant des chiffres constants, contrairement à Peugeot qui recule de 20,71 %. Quand la marque principale en France tousse, c’est tout le groupe qui s’enrhume !

Quelques percées toutes symboliques

Daimler et Hyundai résistent aussi, bon an mal an, avec un recul d’environ 8 %. Parmi les rares hausses, Tesla retrouve un niveau plus conforme à ses standards avec 3 715 immatriculations. On peut également noter Geely à +14,52 %. Toutefois, les volumes restent symboliques pour l’instant, avec 784 Volvo immatriculées.

Depuis le début de l’année (2 mois), le marché automobile français se contracte de 11,1 % à 227 921 immatriculations. Le ralentissement s’installe.

Peugeot 208 ou la doublette Renault Clio V et Clio VI ?

Sur ces deux premiers mois de 2026, la (vieille) Peugeot 208 reste en tête des immatriculations avec 11 265 unités. À elle seule, elle représente un tout petit peu moins de 5 % de part de marché. En février, elle ajoute 4 828 mises à la route. La dauphine est la Clio V, encore bien présente dans les immatriculations, avec 8 281 unités sur les deux mois.

Toutefois, il faut y ajouter les 5 322 Clio VI, soit un total de 13 603 unités. Au final, la Clio est en réalité en tête. Le temps que le groupe Renault finisse d’écouler les Clio V, et la Clio VI devrait logiquement s’installer devant. En attendant, la Peugeot 2008 monte sur le podium avec 8 172 unités, contre 7 119 pour la Citroën C3 et 6 595 pour la Dacia Sandero. Coup de mou pour le best-seller de la marque roumaine, même talonné à 4 unités près par la Renault 5.

Un marché franco-français qui pédale dans la semoule

Fait notable : dans le TOP 10 provisoire, aucun groupe étranger. Toyota occupe les 11e et 12e places avec la Yaris et la Yaris Cross. Dans le TOP 15, seuls ces deux modèles percent ; tout le reste est composé de Peugeot, Renault, Citroën et Dacia. La Tesla Model Y, très loin en janvier avec 613 unités, effectue un spectaculaire rapproché grâce à un mois de février à 3 034 immatriculations. C’est plus que les 2 639 R5 E-Tech.

Encore anecdotiques, quelques modèles chinois apparaissent dans le top 100 par modèle : la MG ZS avec 1 253 unités (49e), la MG EHS (763 immatriculations), la XPeng G6 à 570 unités et 100e, ou encore la BYD Seal U avec 467 mises à la route sur les deux premiers mois de 2026. Des signaux faibles, mais à surveiller.

Immatriculations de VP neuves par marque

MarqueVolume février 2026Volume février 2025%Var
TOTAL MARCHE120 764141 570-14,70
STELLANTIS37 68840 669-7,33
ABARTH1996-80,21
ALFA ROMEO472643-26,59
CITROEN11 68011 576+0,90
DS9621 238-22,29
FIAT2 5661 598+60,58
JEEP825869-5,06
LANCIA12986+50,00
MASERATI711-36,36
OPEL3 2822 172+51,10
PEUGEOT17 74622 380-20,71
GROUPE RENAULT28 97537 898-23,54
ALPINE400637-37,21
DACIA8 15812 815-36,34
RENAULT20 41724 446-16,48
GROUPE VOLKSWAGEN17 30520 796-16,79
AUDI3 1333 504-10,59
BENTLEY27-71,43
CUPRA1 3371 847-27,61
LAMBORGHIN813-38,46
PORSCHE139329-57,75
SEAT8191 300-37,00
SKODA3 8043 593+5,87
VOLKSWAGEN8 06310 203-20,97
GROUPE B.M.W5 8547 715-24,12
B.M.W.3 9665 445-27,16
MINI1 8872 270-16,87
ROLLS ROYC10
GROUPE TOYOTA8 15410 086-19,16
LEXUS347445-22,02
TOYOTA7 8079 641-19,02
GROUPE FORD2 4633 135-21,44
FORD2 4633 135-21,44
GROUPE NISSAN1 6173 131-48,36
NISSAN1 6173 131-48,36
GROUPE DAIMLER2 3612 586-8,70
MERCEDES2 3352 528-7,63
SMART2658-55,17
GROUPE HYUNDAI5 6926 240-8,78
HYUNDAI3 3103 622-8,61
KIA2 3822 618-9,01
GROUPE GEELY836730+14,52
VOLVO784715+9,65
LOTUS48-50,00
POLESTAR360
LYNK CO127+71,43
GROUPE TATA8413+546,15
JAGUAR02-100,00
LAND ROVER8411+663,64
GROUPE SUZUKI1 2461 812-31,24
SUZUKI1 2461 812-31,24
GROUPE MITSUBISHI4085-52,94
MITSUBISHI4085-52,94
TESLA3 7152 395+55,11
AUTRES4 7344 279+10,63

Top 25 France par modèle de janvier à février 2026

RangModèleVolume
1PEUGEOT 208 II11265
2RENAULT CLIO V8281
3PEUGEOT 2008 II8172
4CITROEN C3 IV7119
5DACIA SANDERO 36595
6RENAULT RENAULT 56591
7PEUGEOT 3008 III6071
8RENAULT CLIO VI5322
9PEUGEOT 308 III5314
10RENAULT CAPTUR II5269
11TOYOTA YARIS4838
12TOYOTA YARIS CRO4745
13DACIA DUSTER 34164
14RENAULT SCENIC V4072
15RENAULT SYMBIOZ4002
16TOYOTA C-HR II3654
17TESLA MODEL Y3647
18CITROEN C5 AIR II3584
19PEUGEOT 5008 III3318
20CITROEN C3 AIRCR.3124
21VOLKSWAGEN POLO VI3096
22CITROEN E-C32790
23OPEL CORSA2549
24DACIA BIGSTER2414
25FORD PUMA2401

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Toyota résiste aux vents contraires mondiaux

Toyota démarre 2026 en hausse malgré les droits de douane américains et la pression du marché chinois.

Les ventes automobiles de Toyota Motor Corp. ont progressé en janvier 2026, confirmant la solidité commerciale du premier constructeur mondial dans un environnement marqué par les droits de douane américains, la concurrence accrue en Chine et les incertitudes liées à la transition vers le véhicule électrique. Malgré un léger repli de la production mondiale, le groupe japonais affiche un record historique pour un mois de janvier, soutenant sa position dominante sur le marché automobile international.

Le constructeur a écoulé 887 266 véhicules sur le premier mois de l’année, soit une hausse de 4,8 % par rapport à janvier 2025. Ce total inclut les volumes de ses filiales Daihatsu Motor Co. et Hino Motors Ltd.. Cette performance commerciale intervient après une année 2025 déjà exceptionnelle, au cours de laquelle Toyota a conservé son titre de premier constructeur automobile mondial avec 11,3 millions d’unités vendues, creusant l’écart avec Volkswagen AG.

Des ventes en hausse malgré la pression tarifaire

L’industrie automobile mondiale évolue dans un contexte tendu, entre inflation des coûts, pression réglementaire et réorganisation des chaînes d’approvisionnement. Aux États-Unis, l’administration de Donald Trump a instauré l’an dernier un droit de douane de 15 % sur les véhicules et pièces automobiles importés du Japon. Ce niveau reste inférieur aux hausses plus sévères initialement envisagées, mais représente une augmentation notable par rapport au taux précédent de 2,5 %.

Pour les constructeurs japonais, l’impact financier est significatif, se chiffrant collectivement en milliards de yens de pertes. Afin d’atténuer ces coûts supplémentaires, plusieurs groupes ont renforcé leur production locale sur le sol américain, ajustant leur stratégie industrielle et logistique. Toyota, grâce à son envergure mondiale et à la flexibilité de sa chaîne d’approvisionnement, a néanmoins réussi à maintenir sa compétitivité sans rupture majeure dans ses volumes de vente.

Cette capacité d’adaptation distingue le constructeur dans un marché automobile mondial marqué par la volatilité des politiques commerciales, la hausse des coûts des composants et la concurrence exacerbée sur les segments thermiques, hybrides et électriques.

Production en léger recul, transition de modèle

Si les ventes progressent, la production mondiale de Toyota a en revanche reculé de 4,2 % en janvier, à 848 020 unités. Ce fléchissement s’explique notamment par la transition vers une nouvelle génération du RAV4, modèle stratégique et véhicule le plus vendu du constructeur aux États-Unis. Le renouvellement d’un SUV à fort volume peut temporairement perturber les cadences d’assemblage, le temps d’adapter les lignes de production et d’optimiser la montée en puissance industrielle.

Dans le secteur automobile, ces ajustements sont fréquents lors du lancement d’un nouveau modèle ou d’un restylage majeur. Ils peuvent impacter les statistiques mensuelles sans remettre en cause la dynamique commerciale globale, surtout lorsqu’un véhicule phare est concerné.

Concurrence accrue en Chine et au Japon

Sur le marché asiatique, la concurrence reste intense, notamment en Chine, premier marché automobile mondial. Les résultats des autres constructeurs japonais illustrent cette pression. Honda Motor Co. a enregistré une baisse globale de 6,1 % de ses ventes en janvier, à 264 355 unités. La marque a particulièrement souffert en Chine, où ses volumes ont reculé de 16,5 %.

De son côté, Nissan Motor Co. affiche des ventes globalement stables, en hausse de 0,6 % à 252 603 unités. Une progression de 10,2 % en Chine a compensé une baisse de 11,1 % sur le marché domestique japonais.

Dans ce contexte concurrentiel, Toyota démontre une résilience notable. Le constructeur bénéficie d’un portefeuille diversifié, couvrant les citadines, berlines, SUV, utilitaires et véhicules hybrides. Cette diversité de gamme, combinée à une présence industrielle mondiale, lui permet d’amortir les chocs régionaux et les fluctuations de la demande.

Alors que l’électrification du parc automobile s’accélère et que les politiques commerciales redessinent les flux d’importation et d’exportation, la capacité à ajuster la production, sécuriser les approvisionnements en pièces détachées et optimiser les coûts reste déterminante. Les chiffres de janvier confirment que Toyota entame 2026 avec une dynamique commerciale solide, malgré les vents contraires qui traversent l’industrie automobile mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de janvier soulignent la robustesse du modèle industriel de Toyota dans un environnement commercial complexe. La hausse des ventes, malgré des droits de douane accrus et une concurrence intense en Chine, confirme la solidité de sa stratégie globale. Le léger recul de la production semble conjoncturel, lié au renouvellement du RAV4. Dans un marché automobile sous tension, Toyota conserve une position de leader solidement établie.

Crédit illustration : Toyota.

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Lithium : le Zimbabwe secoue le marché des batteries

Le Zimbabwe suspend ses exportations de lithium, provoquant une flambée des prix et des tensions sur la filière batteries automobiles.

Les prix du lithium se sont envolés après l’annonce par le Zimbabwe de la suspension des exportations de concentré, une décision qui ravive les tensions sur l’approvisionnement mondial en matières premières stratégiques pour les batteries. Dans un contexte de forte demande liée à l’essor du stockage d’énergie et de l’industrie automobile électrique, cette mesure a immédiatement provoqué une hausse des cours et un rebond des actions des groupes miniers spécialisés.

Le carbonate de lithium coté à la Bourse à terme de Guangzhou a progressé de 5,4 %, atteignant 177 000 yuans (25 856 dollars) la tonne en milieu de séance. Cette hausse s’inscrit dans une tendance plus large : depuis novembre, les prix du lithium ont presque doublé, alimentés par l’augmentation de la demande en batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques, les systèmes de stockage stationnaire et l’électronique embarquée.

Une décision stratégique du Zimbabwe

Le Zimbabwe, qui représentait environ 10 % de la production mondiale de lithium extrait l’an dernier selon le US Geological Survey, a annoncé la suspension des exportations de concentré de lithium à partir de mercredi. Le ministre des Mines, Polite Kambamura, a précisé que cette interdiction resterait en vigueur jusqu’à nouvel ordre.

Désormais, seules les entreprises disposant de licences minières valides et d’une capacité de traitement approuvée pourront obtenir des autorisations d’exportation. L’objectif affiché est double : encourager le traitement domestique du minerai et limiter les expéditions illégales. En revanche, les exportations de sulfate de lithium, un produit intermédiaire, ne seraient pas concernées par cette nouvelle politique, selon une note de Citic Securities Co..

Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large du pays africain de renforcer la transformation locale et de capter davantage de valeur ajoutée dans la chaîne d’approvisionnement des batteries, un maillon clé de l’écosystème automobile électrique.

Un impact immédiat sur les marchés

L’annonce a provoqué une réaction en chaîne sur les marchés financiers internationaux. Les actions de producteurs de lithium ont bondi en Chine, en Australie et aux États-Unis. À Hong Kong, Tianqi Lithium Corp. a progressé jusqu’à 7,3 %, tandis que Ganfeng Lithium Group Co. gagnait 5,6 %. En Australie, PLS Group Ltd. a avancé de 7,6 % et Mineral Resources Ltd. de 6 %. Aux États-Unis, Sigma Lithium Corp. a clôturé en hausse de 30 %, tandis que Albemarle Corp. a progressé de 10 %.

Selon l’analyste Cameron Hughes du cabinet CRU Group, la flambée des prix et la persistance d’expéditions illégales auraient accéléré la révision réglementaire. Il compare cette décision à l’interdiction temporaire des exportations de cobalt imposée l’an dernier par la République démocratique du Congo, autre acteur majeur des métaux stratégiques.

La banque Jefferies Financial Group Inc. estime que le marché du lithium pourrait se resserrer temporairement à la suite de cette mesure. Bien que des signaux laissaient présager un renforcement de la réglementation minière au Zimbabwe, l’intensification soudaine du contrôle des exportations de concentré n’était pas pleinement anticipée.

Des tensions sur la chaîne d’approvisionnement mondiale

La Chine, premier marché mondial de véhicules électriques et acteur central de la production de batteries, est directement concernée. Environ 19 % du concentré de lithium importé par le pays provenait du Zimbabwe l’an dernier, selon Citic Securities. Cette dépendance partielle accentue la sensibilité de la filière aux décisions politiques des pays producteurs.

Dans un contexte où les gouvernements cherchent à maximiser la valeur de leurs ressources naturelles, ces mesures protectionnistes créent de la volatilité dans les chaînes d’approvisionnement. L’Indonésie a ainsi instauré des contrôles sur le nickel et le charbon afin de soutenir les prix, tandis que l’interdiction du cobalt par le Congo a finalement été remplacée par un système de quotas.

Le Zimbabwe accueille par ailleurs des projets industriels portés par des groupes comme Zhejiang Huayou Cobalt Co. et Sinomine Resource Group Co., qui développent des capacités locales de transformation. Cette orientation vers une intégration accrue de la chaîne de valeur pourrait, à terme, modifier l’équilibre des flux mondiaux de matières premières destinées aux batteries automobiles.

Pour l’industrie automobile, fortement engagée dans l’électrification et la transition énergétique, ces évolutions soulignent la fragilité des approvisionnements en métaux critiques. Lithium, nickel, cobalt : ces composants sont au cœur des technologies de batteries haute densité énergétique, essentielles pour améliorer l’autonomie, la performance et la compétitivité des véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision du Zimbabwe confirme que le lithium est devenu un levier stratégique dans la filière automobile électrique. En restreignant les exportations de concentré, le pays cherche à capter davantage de valeur dans la chaîne des batteries. À court terme, cette mesure accentue la tension sur les prix et renforce la volatilité du marché. Pour les constructeurs et les équipementiers, la sécurisation des approvisionnements en matières premières critiques demeure plus que jamais un enjeu industriel majeur.

Crédit illustration : miningdigital.

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Lincoln va s’attaquer au Land Rover Defender

Le succès du Ford Bronco témoigne de l’intérêt des clients étasuniens pour les « vrais » 4×4. Lincoln compte bien saisir l’occasion en lançant sa propre version, pour affronter les Defender, Classe-G et consorts.

Succès du Bronco, record de ventes pour le Classe G, ruée des constructeurs chinois… le secteur des tout-terrain, en opposition aux simples SUV, est en pleine croissance dans de nombreux pays. Au point que ce type de véhicule a déjà droit à son petit acronyme. Ce sont les RUV, pour Rugged Utility Vehicle, ou véhicule utilitaire rustique…

Un nouveau venu se profile à l’horizon. Après avoir longuement hésité, échaudé par l’aventure du pick-up Mark LT, Lincoln prévoit en effet de se lancer à son tour sur ce marché lucratif. Un choix pas si ridicule que cela, puisque Audi comme BMW sont, eux aussi, sur le point de proposer leur RUV avant la fin de la décennie. Le modèle Lincoln serait basé sur le Bronco. Il pourrait en effet arriver sur le marché à peu près en même temps, à l’horizon 2030.

Notre avis, par Leblogauto.com

Pour la marque premium de Ford, ce nouveau modèle sera doublement important. Car en plus du besoin sur le marché national, il pourrait aussi servir sur le marché chinois, devenu vital pour Lincoln. Mais pour cela, il devra nécessairement proposer ne motorisation électrifiée an complément du V6 suralimenté.

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Sandro Munari, légende du rallye, nous a quitté (1940-2026)

Dans l’histoire, certains pilotes sont indissociables d’une marque ou d’une écurie : Jean Ragnotti et Renault, Tazio Nuvolari et Alfa Romeo ou encore Tom Kristensen et Audi. Sandro Munari a toute sa place dans cette catégorie, tant son nom est intimement lié à la saga Lancia en Rallye.

Débuts comme copilote

Munari est né le 27 mars 1940 dans la province de Venise, à Cavarzere. Ce village fera ensuite partie intégrante de son surnom, « le dragon de Cavarzere ». Issu d’une famille d’agriculteurs, ses premiers émois mécaniques se font par le karting puis comme copilote de rallye. Il épaule Arnaldo Cavallari, qui s’impose sur une Alfa Romeo Giulia TI Super Quadrifoglio alignée par le Jolly Club de Milan, dès leur premier rallye.

Exploits sur la Fulvia HF

Passé rapidement derrière le volant, Munari est repéré par la Scuderia Lancia HF. Au volant de la Fulvia, l’italien inaugure la grande saga de la marque en rallye. Champion d’Italie en 1967 et 1969, il s’impose surtout une première fois au Monte-Carlo 1972, au volant d’une Fulvia HF1600 pourtant moins puissante sur le papier que les Porsche 911 favorites. L’année suivante, c’est le championnat d’Europe des rallyes qui lui revient. Mais en parallèle, Munari est aussi mobilisé sur un autre projet, qui va révolutionner le rallye des années 70 : la Stratos.

Munari / Stratos, un duo de légende

Munari est impliqué dans le développement du nouveau bolide milanais, mettant au point cette machine révolutionnaire aussi bien dans sa conception, son design futuriste que sa motorisation, un V6 Ferrari issu de la Dino. On dit d’ailleurs que sa participation à la Targa Florio 1972, sur une Ferrrai 312P (qui se termine d’ailleurs par une victoire, aux côtés d’Arturo Merzario), faisait partie du « deal » entre Lancia et Ferrari sur la fourniture des moteurs.

Munari étrenne la Stratos en compétition et lui donne ses premiers lauriers, dont le Tour de France automobile 1973. Mais c’est bien évidemment dans sa version Groupe 4 homologuée pour le rallye mondial que le « dragon » signe les plus belles pages de son aventure : 7 victoires en mondial, dont trois consécutives au Rallye Monte-Carlo en 1975, 1976 et 1977. Cette année-là, il remporte en prime la première coupe du monde des pilotes FIA. Si les constructeurs ont l’honneur d’un titre mondial depuis 1973, les pilotes doivent attendre 1979 pour y avoir droit.

Dernières années

Sandro Munari n’est cependant plus dans la top liste à ce moment-là : politique de groupe oblige, Lancia est « rétrogradée » dans les championnats nationaux et d’Europe en 1978, pour laisser place à FIAT et sa 131 Abarth. Il décroche un ultime podium en mondial au Sanremo 1978 mais la nouvelle génération des Vatanen, Alen et Röhrl prend la relève. Il participe encore au Rallye safari jusqu’en 1984, sur diverses montures, avant de se consacrer ensuite à la sécurité et à une école de pilotage, reprenant occasionnellement le volant pour des épreuves historiques.

Alors que Lancia revient en WRC cette année, son premier grand champion, Sandro Munari, entre définitivement au panthéon des pilotes.

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Podcast 370: L’essentiel de la semaine 9

Marché auto européen : l’électrique progresse malgré un recul global des immatriculations

Le marché automobile européen marque le pas avec un recul des immatriculations. Pourtant, au milieu de cette morosité, l’électrique continue sa progression. Les constructeurs accélèrent leur transition malgré un contexte économique tendu. Une dynamique contrastée qui confirme que la mutation du secteur est bel et bien engagée.

Droits de douane : Trump contré par la Cour suprême, quel impact pour l’automobile ?

Coup de théâtre aux États-Unis : la Cour suprême des États-Unis annule des droits de douane instaurés sous l’ère Donald Trump. Une décision aux répercussions potentielles majeures pour l’industrie automobile mondiale. Les chaînes d’approvisionnement et les stratégies industrielles pourraient être revues. Un signal fort dans un contexte de tensions commerciales persistantes.

Allemagne – Chine : l’automobile au cœur du virage stratégique

Les relations entre Berlin et Pékin évoluent, et l’automobile se retrouve au centre du jeu. Entre dépendance industrielle et rivalité technologique, l’équilibre est fragile. Les constructeurs allemands doivent jongler entre opportunités commerciales et enjeux politiques. Un virage stratégique qui pourrait redessiner les flux industriels mondiaux.

22 milliards de perte pour Stellantis : Antonio Filosa règle-t-il ses comptes avec l’ère Tavares ?

Coup dur pour Stellantis avec 22 milliards d’euros de pertes. En toile de fond, la stratégie passée de Carlos Tavares est questionnée. Antonio Filosa amorce-t-il un changement de cap ? L’heure semble être à la remise à plat et à la clarification stratégique.

Pourquoi faire un décalaminage du moteur de votre voiture ?

Place à la pratique : le décalaminage moteur peut améliorer les performances et réduire la consommation. Cette opération vise à éliminer les dépôts de calamine accumulés avec le temps. Elle peut prolonger la durée de vie du moteur et limiter certaines pannes. Un entretien parfois méconnu mais potentiellement bénéfique.

Nissan révolutionne la batterie des véhicules électriques

Nissan annonce une avancée majeure dans la technologie des batteries. Objectif : plus d’autonomie, des coûts réduits et une meilleure sécurité. Une innovation qui pourrait accélérer l’adoption massive des véhicules électriques. La bataille technologique entre constructeurs s’intensifie.

Cette batterie révolutionnaire charge une moto électrique en 7 minutes seulement

Une recharge complète en 7 minutes pour une moto électrique : voilà qui change la donne ! Cette nouvelle génération de batterie promet un temps de charge quasi équivalent à un plein d’essence. Si la technologie se généralise, elle pourrait lever l’un des principaux freins à l’électrique. Une avancée spectaculaire à surveiller de près.

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F1 : Face à la fronde des motoristes, la FIA entérine le nouveau contrôle des moteurs

f1 moteur

A moins d’une semaine du début du Grand Prix d’Australie, le feuilleton de l’hiver touche à sa fin (à priori).   La levée de boucliers des motoristes, sauf Mercedes évidemment, a porté ses fruits.

Un contrôlé renforcé et anticipé

Comme cela avait été évoqué quelques jours plus tôt, suite à une réunion de la commission F1, la FIA a annoncé “une mesure de compromis” sur ce qui a cristallisé les tensions depuis décembre, à savoir la mesure du taux de compression (le rapport entre le volume du cylindre quand le piston est au point le plus bas et le volume restant lorsqu’il est en position haute). Sa conformité est fixée à la limite maximum de 16:1. Ce contrôle se fera, à compter du 1er juin 2026, à la fois à température ambiante – ce qui était déjà prévu dans le règlement- mais également à chaud, à la température de 130°. 

Les sept premiers Grands Prix de la saison se courront avec une vérification du taux de compression uniquement lieu « à froid », avant que les contrôles ne soient renforcés à compter du Grand Prix de Monaco, début juin. Pour 2027, en revanche, la FIA a annoncé que ce taux serait uniquement contrôlé dans les conditions de fonctionnement du moteur, soit à une température indiquée de 130°C. 

Un avantage réel ou fantasmé ?

On rappelle que Mercedes a trouvé une parade au règlement, avec un moteur qui, à chaud, dépasse la limite du taux de compression, permettant, selon la concurrence, un gain de puissance non négligeable. Le règlement initial n’ayant prévu qu’un contrôle à froid, d’aucuns estimaient que Mercedes avait obtenu un gain considérable. Mercedes a toujours minimisé ce gain, mais les essais hivernaux ont semblé confirmé la vélocité du bloc allemand.  Le constructeur et Toto Wolff ont fait profil bas tout au long de cette affaire, mais ont dû évidemment se plier à l’unité de tous les autres motoristes, y compris Red Bull-Ford qui avait visiblement exploré le même chemin (mais avec moins de succès).

Cette date du 1er juin est plus avancée que ce qui avait originellement été envisagé, puisque le contrôle à chaud devait être introduit pour août 2026, au moment de la trêve estivale. Il faut imaginer que la pression conjointe de Ferrari, Audi et Honda a fonctionné pour que le supposé « avantage » de Mercedes soit mis à mal au plus vite. Le trauma de 2014 est encore dans les mémoires !)

D’autres modifications réglementaires ont été approuvées par la FIA, via un vote électronique du Conseil Mondial du Sport Automobile. 

Monaco : fin de la règle spécifique des arrêts au stand

D’abord, la règle spécifique à Monaco – deux arrêts minimum – a été supprimée. L’an passé, les instances sportives avaient introduit cette obligation pour essayer de créer un peu plus de spectacle, mais le déroulement de la course n’a absolument pas donné raison au bien-fondé de cette règle. Surtout, cette règle n’apportait rien au principal problème de Monaco, à savoir la quasi-impossibilité de doubler.  

Racing Bulls et Williams avaient trouvé et exploité la faille : une voiture ralentissait délibérément le peloton pour créer une fenêtre d’arrêt aux stands pour l’autre monoplace de l’écurie, afin que celle-ci bénéficie d’un arrêt quasiment “gratuit”. Les pilotes ont ainsi roulé jusqu’à quatre secondes au tour plus lentement que leur rythme normal, transformant la course en exercice de gestion plutôt qu’en compétition. 

Cela avait même suscité la colère de certains pilotes, dont George Russell qui avait délibérément doublé en coupant la chicane afin d’afficher son mécontentement, quitte à prendre une pénalité.  

Une minute supplémentaire en Q3 

La dernière partie de la séance de qualifications, la Q3, a été rallongée d’une minute passant de 12 à 13 minutes pour la course à la pole position entre les dix pilotes encore en lice à ce stade. Cette minute supplémentaire doit sans doute permettre aux pilotes de réaliser deux “runs”, sachant que la recherche d’une position de piste idéale amène souvent les pilotes dans leur dernière tentative à rouler doucement pour se ménager un écart avecles autres voitures, afin de ne pas être gêné.  

Pour rappel, avec l’arrivée de Cadillac en F1 et le passage à 11 écuries, six voitures seront éliminées en Q1 et en Q2, contre cinq aupravant.

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Essais F1 annulés à Bahreïn : la saison 2026 déjà perturbée par les tensions au Moyen-Orient ?

Pirelli a annulé un test pneumatique prévu à Bahreïn en raison de la situation sécuritaire liée aux tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Cette décision intervient après une frappe revendiquée par des forces iraniennes contre une base navale américaine dans le pays. Des conséquences logistiques sont également évoquées pour le début de saison 2026 de Formule 1.

Un test pneumatique annulé pour raisons de sécurité

Le manufacturier italien Pirelli a annulé un test pneumatique de deux jours prévu les 28 février et 1er mars sur le circuit de Sakhir, à Bahrain International Circuit.

Ce test portait sur le développement de pneus pluie. Il devait se dérouler à l’aide d’arroseurs pour simuler des conditions humides. Les écuries Mercedes et McLaren étaient impliquées.

La décision fait suite à l’évolution de la situation internationale entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Samedi, des forces iraniennes ont déclaré avoir frappé une base navale américaine à Bahreïn.

Pirelli indique que ses employés présents à Manama sont en sécurité dans leurs hôtels. L’entreprise travaille à organiser leur retour vers l’Italie et le Royaume-Uni.

Des impacts logistiques avant le Grand Prix d’Australie

La situation pourrait également affecter les déplacements vers le Grand Prix d’ouverture de la saison 2026 à Melbourne, en Australie.

Le Moyen-Orient constitue un hub de transit fréquent pour les équipes et le personnel voyageant depuis le Royaume-Uni vers l’Australie. Des trajets passent notamment par Abou Dhabi et le Qatar, dont l’espace aérien est actuellement fermé. Dubaï aurait également été visé par un drone iranien en ce 28 février.

À ce stade, il reste du temps pour réorganiser les déplacements. Mais si la situation perdure au début de la semaine prochaine, certaines équipes pourraient rencontrer des difficultés pour rejoindre l’Australie dans les délais. Ou alors il faudra changer par une route alternative, mais ces envois de fret se décident des semaines à l’avance.

Les courses au Moyen-Orient sous surveillance

La Formule 1 doit se rendre à Bahreïn puis en Arabie saoudite en avril prochain. Or, les deux pays ont actuellement fermé leur espace aérien.

Il est jugé prématuré d’affirmer que ces épreuves sont menacées. Néanmoins, la situation est suivie à un niveau élevé par les instances concernées, compte tenu des frappes militaires en cours dans la région.

La Formule 1 a déjà dû composer par le passé avec des tensions géopolitiques et des événements extérieurs à son organisation. La priorité reste cependant la sécurité des personnes présentes sur place. On se rappellera la Covid-19 et la drôle de saison 2020, ou en 2022 le missile Houthi qui a explosé à quelques kilomètres du circuit de Jeddah en Arabie Saoudite.

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F1 : la première monoplace Cadillac de l’histoire honore Mario Andretti

C’est l’une des nouveautés et attractions de la saison 2026 : pour la première fois de son histoire, l’emblématique marque américaine Cadillac s’engage en Formule 1.  Et pour baptiser sa première voiture de Formule 1, la marque premium du groupe GM a choisi un autre nom emblématique : le champion du monde 1978, Mario Andretti, qui qualifie cela de « compliment ultime » avant la première course de l’équipe la semaine prochaine lors du Grand Prix d’Australie, manche d’ouverture de la saison. 

MAC-26, ni un ordi, ni une McLaren !

La voiture prend le nom de MAC-26, abréviation de Mario Andretti Cadillac, en hommage au plus récent champion américain de F1. 

« Donner à notre premier châssis le nom de MAC-26 reflète l’esprit que Mario a insufflé à la Formule 1 et la conviction qu’une équipe américaine a toute sa place sur cette scène », a déclaré Dan Towriss, directeur général de Cadillac Formula 1 Team Holdings.  « Son histoire incarne le rêve américain et nous inspire dans notre manière d’aborder la construction de cette équipe au quotidien. » 

C’est un juste retour des choses pour Andretti, qui est ambassadeur de l’écurie Cadillac, soutenue par General Motors. L’arrivée en F1 a été sinueuse et même tumultueuse, surtout quand la candidature a été portée par son fils Michael sous le nom d’Andretti Global. Approuvée par la FIA, l’offre initiale fut rejetée par Liberty Media, détenteur des droits commerciaux de la F1, après de longues négociations. Les raisons n’étaient pas financières mais plutôt politiques. Michael Andretti, qui s’était mis à dos une partie du paddock, se retira et l’écurie fut restructurée, avec Towriss à sa tête et un rôle accru pour GM. Mario Andretti a été intégré au CA mais fait plus figure de “sage” et de figure tutélaire. 

Le dernier des Mohicans

Né en Italie (en istrie, qui redevient Yougoslave après la guerre) avant d’immigrer avec sa famille aux Etats-Unis, Mario Andretti a eu une carrière immense, qui s’est étalée sur presque 40 ans. Champion de la Formule USAC dans les années 60 (l’ancêtre du CART), il a ensuite été un pilote éclectique, capable de gagner en NASCAR, en Endurance mais aussi en F1, avec à la clé le titre mondial 1978 avec Lotus. Après une ultime pige pour Ferrari en 1982, Mario reprend sa carrière en CART (avec un nouveau titre à la clé), et ce jusqu’en 1994, prenant son 407e et dernier départ à Laguna Seca à 54 ans ! 

L’année suivante, il n’est pas loin de réaliser l’exploit de coiffer la triple couronne (ayant déjà le titre F1 et Indy 500) en jouant la gagne au Mans avec Courage, mais un scénario rocambolesque (et aussi une erreur de pilotage) coûtent la victoire. Après une dernière participation en 2000, il raccroche le casque et s’investit dans l’émergence de Andretti Autosport, qui est devenu l’un des mastodontes du sport auto, portant aujourd’hui le nom Andretti Global.  

Figure respectée, comptant parmi les dernières grandes légendes encore en vie, Mario Andretti a rappelé que « La course automobile a été la plus grande joie de ma vie. C’est un immense honneur que l’écurie Cadillac de Formule 1 considère ces années comme significatives et dignes d’être immortalisées par cette distinction. Je chéris l’opportunité que cela me donne de siéger durablement au conseil d’administration de la F1 et je suis sincèrement reconnaissant envers tous ceux qui continuent de reconnaître mon rôle dans l’histoire de la course automobile. » 

Si Mario Andretti n’a jamais couru spécifiquement pour Cadillac, la MAC-26 est tout de même propulsée par un moteur Ferrari, marque pour laquelle « Super Mario » a connu plusieurs succès notables.

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