Vue lecture

Stellantis Fastlane 2030 : les grandes lignes du plan produit

Le nouvel ordre Stellantis. Allo, Abarth ?

STLA One, l’arme miracle de la rentabilité ?

C’est une architecture de véhicule modulaire conçue pour accueillir plusieurs motorisations et gabarits de véhicule. STLA One repose sur une architecture évolutive dotée d’interfaces communes, visant à réduire la complexité, accélérer les cycles de développement (de 44 à 24 mois en moyenne) et atteindre une rentabilité de 20 %, grâce à une modularité intégrée dès la conception et à de nouveaux choix de batteries. La STLA One prend donc la place des STLA Small et Medium précédemment édifiées.

D’ici 2030, l’entreprise ambitionne de réaliser 50 % de ses volumes sur trois plateformes mondiales, avec jusqu’à 70 % de réutilisation des composants. Cette approche vise à raccourcir les délais de mise sur le marché, renforcer la stabilité de la chaine d’approvisionnement fournisseurs et améliorer la performance économique globale. Mais attention à la politique trop poussé de clonage…

STLA One couvre les segments B, C et D grâce à une architecture modulaire conçue dès l’origine avec une conception spécifique par type d’énergie.  Elle sera la première plateforme Stellantis prévue pour intégrer STLA Brain, le STLA SmartCockpit et la technologie de steer-by-wire. Là aussi, il faut attendre pour en savoir plus sur le contenu technologique.

Marques américaines : un effort massif 

Stellantis met le paquet sur le marché nord-américain, qui représente une part importante de ses ventes (1,5 million d’unités) et surtout 40% de ses profits. D’ici 2030, 23 lancements sont prévus, pour couvrir 90% du marché. Trois plateformes vont structurer l’offre, dont une inédite REEV à prolongation d’autonomie.  

Dodge : on pourrait résumer la formule à “back to basics”, en recentrant la marque sur la performance à l’état pur. Aux Durango et Charger s’ajouteront un nouveau GLH et une muscle car « mid size”. Et si la Viper revenait ? 

Jeep : la situation solide de l’emblématique marque lui permet d’étendre sa gamme, qui doit s’élargir avec un Wrangler Scrambler et un véhicule électrique Recon.  

Ram va intensifier son identité sur les “pick up” avec un pick-up “mid size”, un truck grand gabarit avec prolongateur d’autonomie (REEV)et un grand SUV. Le RAM 1500 va également être décliner dans une gamme très puissante “Bumble Bee”, qui culminera avec une version SRT de 777CV disposant du fameux V8 5.7 Hemi. Ram ambitionne d’être le pionnier des “Muscle Truck”. 

Petite surprise, Stellantis n’a pas encore enterré Chrysler. La vénérable marque américaine vivote depuis quelques années sur son seul monospace Pacifica mais deux modèles sont prévus pour élargir l’offre sur le segment compact : une “Airflow” et une “Arrow”, qui sera déclinée en version Cross. Chrysler devient en quelque sorte le “Citroën” de Stellantis aux USA, avec un positionnement de plus en plus revendiqué vers l’entrée de gamme et des produits qui commenceront sous la barre des 30.000 dollars. 

Europe : la STLA One en première ligne 

A l’horizon 2030, Stellantis prévoit 25 nouveautés et 25 renouvellements, l’effort se concentrant surtout sur les segments A et B (23 modèles) et C (20 modèles). Les deux marques leader y sont Peugeot et Fiat, tandis que Opel, Citroën et Alfa Romeo ont le statut de marques “régionales”.  DS repasse sous la tutelle des chevrons, tandis  

La plateforme STLAOne sera le fer de lance de cette offensive produit, avec 6 modèles et un début dès 2027 pour un objectif d’un million d’unités d’ici 2030. Peugeot sera la première à étrenner cette STLA, suivie d’Opel (avec la nouvelle Corsa), Jeep et Alfa Romeo. 

Quant à FIAT et Citroën, elles seront mobilisées sur les “E-Car”, une plateforme électrique accessible qui doit permettre de proposer des modèles sous la barre des 15.000 euros. Dès 2028, ces véhicules devront être alignés sur le thermique en termes de prix, et cela va passer évidemment par des partenariats renforcés.  

FIAT : le constructeur turinois semble enfin sortir de la “monoculture 500” du passé et veut retrouver ses fondamentaux historiques : proposer des voitures familiales, populaires et variées. Fiat élargira son offre sur la “mobilité urbaine” avec une Quattrolino (une Topolino 4 portes) et même un tricycle (nostalgie de l’Ape ?). Une nouvelle 500 et une nouvelle Pandina sont aussi au programme, tandis que la Grande Panda verra l’arrivée d’un grand frère, le Grizzly, qui serait décliné en deux carrosseries SUV et Crossover coupé selon les marchés.  

PEUGEOT lancera 4 nouveautés basées sur la STLA One : deux BEV sur le segment B (dont la très attendue 208) et 3 nouveautés multi- énergies sur le segment C, dont un C-SUV et deux modèles “ conduite basse”. Au sommet de la gamme, un break de chasse est attendu, mais cette fois-ci sur une base Dongfeng. Les Peugeot chinoises seront bientôt une réalité… 

CITROEN : du côté des chevrons, la grosse annonce, c’est le retour confirmé de la 2CV en électrique. Surfant sur la vague nostalgique, et constatant le succès de la R5 et celui imminent de la Twingo, Stellantis veut aussi surfer sur ce revivalisme électrifié. Pour l’instant, un petit teaser a laissé deviner dans la pénombre une voiture dont la silhouette rappelle évidemment sa célèbre aïeule.  

Autres marques italiennes : il est urgent d’attendre

Alfa Romeo, Lancia et Maserati sont trois marques historiques, à forte valeur émotionnelle, mais dont la situation est fragile voire critique. Quant à Abarth, on l’a oublié visiblement. Et l’Investor Day d’aujourd’hui n’a sans doute pas rassuré les fans… 

Alfa Romeo : « More to come ». Donc pas grand chose à se mettre sous la dent. En 20 secondes, c’était plié…Le binôme Giulia/Stelvio, dont le renouvellement a été reporté , est attendue pour 2027-2028, mais ne figurait plus sur le visuel de la gamme. Deux autres nouveautés seulement sont au programme d’ici 2030 : un C-SUV, qui pourrait être le remplaçant du Tonale ou alors une sorte de crossover coupé typé sportif (un bref visuel a été aperçu) et un modèle spécial “Bottega Fuoriserie”, le second après la 33 Stradale. Et c’est tout.

Ceux qui espéraient le retour d’une Giulietta ou d’un coupé GTV peuvent retourner se coucher…Avec à peine plus de 70.000 ventes en 2025, le Biscione n’arrive pas à redécoller. Le Junior a été un “petit succès” qui s’essouffle déjà, le Tonale a mangé son pain blanc et les Stelvio et Giulia sont désormais des vieilles dames. Le Biscione n’est clairement plus une priorité du groupe, et son retrait des USA semble acté. Est-ce le prélude à une cession ? On murmure que BYD s’intéresse… 

Lancia : le SUV Gamma est attendu en fin d’année, suivi éventuellement de la Detla. Mais lors de la conférence, la vénérable marque turinoise n’a été mentionnée que pour rappeller sa mise sous tutelle de Fiat et sa marginalisation comme “marque de spécialitéé, une expression étrange. La relance du “Calice” ne donne pas les résultats escomptés, la nouvelle Ypsilon se vendant peu.  

Maserati : certes, deux modèles semblent enfin confirmés : le Levante et la Quattroporte devraient avoir une descendance, mais on ne sait rien sur les motorisations ou la plateforme. Nous restons dans les intentions, sans rien de concret. Le temps presse, car les usines Italiennes tournent au ralenti.

On en est à seulement 5 modèles fabriques par jour…à moins que Stellantis ne soit en train de finaliser une reprise ? Là aussi, la piste chinoise s’avance… 

Et puisque l’on parle de plan industriel, on a compris que les capacités de production allaient sans doute se renforcer au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ce qui laisse augurer de nouvelles délocalisations depuis l’Europe, où Stellantis prévoit de diminuer sa production de 800.000 unités…

L’article Stellantis Fastlane 2030 : les grandes lignes du plan produit est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

La suppression des  ZFE censurée par le conseil constitutionnel

Le conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE

Les Zones à Faibles Emissions ou ZFE concernent 25 métropoles et agglomérations, soit 450 communes. Elles sont mises en place selon un calendrier et des règles différentes d’une agglomération à l’autre. Difficile de s’y retrouver, d’autant que les décisions contraires se succèdent. 

Le Parlement a acté la suppression des zones à faibles émissions (ZFE). Adoptée par le Sénat après un vote à l’Assemblée nationale, la loi devait encore être examinée par le Conseil constitutionnel. 

Les sages censurent

Sa décision n°2026-903 DC du 21 mai 2026  «  censure plusieurs dispositions de la loi déférée comme ayant été adoptées en méconnaissance de l’article 45 de la Constitution, notamment l’article 37 visant à supprimer la faculté ou l’obligation, pour certaines collectivités territoriales, de mettre en place une « zone à faibles émissions mobilité » (ZFE) aux fins de lutter contre la pollution atmosphérique, adopté selon une procédure contraire à la Constitution, faute de lien suffisant avec les dispositions du texte initial, comme cela avait au demeurant été relevé à plusieurs reprises lors de l’examen du texte par les parlementaires »

Le gouvernement a lui pris acte de cette décision qui « permet de maintenir les zones à faibles émissions (ZFE), essentielles pour lutter contre la pollution de l’air dans nos villes »

Retour à la vignette

L’obligation de respecter les règles en vigueur dans chaque agglomération reste donc de mise. Il en va de même de l’apposition de la vignette Crit’Air sur le pare brise. Les exemptions, notamment pour les véhicules en carte grise collection sont toujours d’actualité.

A l’évidence le sujet ne manquera pas de provoquer de nouveaux remous dans les jours qui viennent.

Via Conseil constitutionnel

L’article La suppression des  ZFE censurée par le conseil constitutionnel est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Stellantis dévoile son plan de relance « Fastlane 2030 »

Stellantisa annoncé jeudi son intention d’investir 60 milliards d’euros (69,7 milliards de dollars ) dans le cadre d’un nouveau plan stratégique quinquennal préparé par le PDG Antonio Filosa. Baptisé “FastLane 2030”, ce plan vise également des économies annuelles de 6 milliards d’euros d’ici 2028. 

L’objectif est de rétablir la confiance et de relancer l’entité sur des bases saines, après avoir liquidé durement en février l’héritage de Carlos Tavarès avec des charges exceptionnelles de 22 milliards qui ont plombé les finances et fait dévisser le titre en bourse. Autant dire que c’est quasiment un reset ! 

Plan produit et technologique ambitieux (pas pour toutes les marques)

Ce plan prévoit d’investir 36 milliards d’euros dans le vaste portefeuille de marques afin de lancer plus de 60 nouveaux véhicules ainsi que des mises à jour de 50 autres modèles, dont des véhicules tout électriques, hybrides et à moteur à combustion interne traditionnel. 

Les 24 milliards d’euros restants seront consacrés aux plateformes mondiales et aux nouvelles technologies. L’entreprise a annoncé en ce sens des partenariats stratégiques avec les géants Qualcomm et Wayve afin de développer la connectivité et la conduite autonome.

Le groupe table aussi sur une réduction sensible des coûts, non pas en rognant sur la qualité, mais en intensifiant la modularité des plateformes, raison d‘être notamment de la nouvelle STLA One destinée aux véhicules des segments A-B-C et fer de lance d’une bonne partie des nouveautés dévolues à l’Europe.

L’autre volet d’efficience, c’est en développant le “digital engineering” et le recours à IA de conception pour ramener de 44 à 24 mois en moyenne le temps de gestation d’un nouveau modèle.  Les ingénieurs ont-ils du souci à se faire ? ça commence déjà chez Opel…

America First

L’Amérique du Nord, qui représente 60% de ses ventes mondiales, est au cœur de la stratégie de relance du groupe, avec les plus importantes perspectives de croissance. Ce n’est pas un hasard si c’est depuis le siège américain à Auburn Hills, dans le  Michigan, que cet “Investors Day” a été présenté par Antonio Filosa.  

D’ici 2030, le marché nord-américain accueillera 23 lancements de produits, avec 11 nouveautés et 12 renouvellements. Aux États-Unis, l’augmentation de la production devrait permettre d’augmenter le taux d’utilisation des capacités de production de 80 % en 2030. Le groupe peut s’appuyer sur des marques fortes, Jeep, RAM, Dodge et tentera de revivifier Chrysler, dont la gamme est aujourd’hui restreinte au Pacifica. 

Réorganisation des marques : FIAT sauve l’honneur Italien

Un autre sujet, c’est la gestion des marques. 14 entités à repositionner, Là aussi, des évolutions sont actées.  

Stellantis s’appuie désormais sur quatre marques mondiales présentant le plus fort potentiel en termes de volume et de rentabilité : Jeep, Ram, Peugeot et FIAT. Ces marques, avec leur présence multirégionale, sont les premiers bénéficiaires des nouveaux programmes et technologies à vocation mondiale. 70 % des investissements dans les marques et les produits du plan leur seront consacrés,  ainsi qu’à Pro One, la Business Unit dédiée aux véhicules utilitaires de Stellantis. 

Les cinq marques régionales de l’entreprise – Chrysler, Dodge, Citroën, Opel et Alfa Romeo – bénéficieront des mêmes programmes et technologies et doivent “accentuer leur différenciation” afin de mieux répondre aux attentes de leurs clients. Néanmoins, on a remarqué que le cas Alfa Romeo a été expédié en quelques secondes, signe d’un relatif désintérêt du groupe, sans grosse annonce produit particulière. Le retrait du marché US semble acté pour le Biscione. 

DS Automobiles et Lancia sont placées sous la tutelle respective de Citroën et FIAT, et développées en tant que “marques de spécialité”. C’est assez vague…et Abarth n’a même pas été évoquée. Le scorpion devrait peu à peu redevenir ce qu’il fut, c’est à dire une griffe sportive et non pas une marque à part entière.  

L’entreprise annonce vouloir aussi “renforcer l’avenir de Maserati”, en ajoutant deux nouveaux véhicules du segment E. Une feuille de route détaillée sera présentée à Modène en décembre 2026, mais les rumeurs vont bon train pour une reprise chinoise… 

Le plan industriel

Avec FaSTLAne 2030, Stellantis veut améliorer le taux d’utilisation des capacités de production de l’entreprise dans toutes les régions. Ceci sera rendu possible par l’augmentation des volumes liée à l’offensive produit, ainsi que par des actions locales ciblées. Les objectifs fixés sont de 80% en Amérique du Nord, une pleine capacité dans la zone Moyen Orient-Afrique et une capacité de production réduite en Europe, qui baisserait de 800 000 unités.

Tout cela devrait se faire via la reconversion de certains sites (comme à Poissy, en France) et par le développement de partenariats (comme à Madrid et Saragosse, en Espagne, et à Rennes, en France), tout en veillant à préserver les emplois industriels. Le taux d’utilisation des capacités de production passera ainsi de 60 % à 80 % en 2030. 

Partenariats renforcés, surtout avec la Chine

Concernant les partenariats, Stellantis veut renforcer ceux déjà en cours avec Leapmotor (détenue à 51 % par Stellantis)en s’appuyant sur leurs bases de fournisseurs respectives afin d’améliorer la compétitivité des coûts. Elles prévoient également de coopérer sur le plan industriel, notamment via le partage de capacités dans les usines de Madrid et de Saragosse (Espagne), conformément aux futures exigences du « Made-in-Europe ».  

Avec son partenaire historique Dongfeng, Stellantis ouvre une nouvelle ère de coopération au sein de la coentreprise DPCA, basée en Chine, afin de produire deux modèles Peugeot et deux modèles Jeep destinés aux marchés chinois et à d’autres régions. La nouveauté vient de la création d’une coentreprise européenne avec Dongfeng, détenue à 51 % par Stellantis, avec un démarrage prévu sur le site de Rennes (France). 

La Chine met un pied de plus en plus grand en Europe : Stellantis en a besoin à la fois pour remplir ses usines et bénéficier des apports technologiques. Par contre, l’inquiétude reste de mise en Italie, où beaucoup d’usines sont en sous-utilisation. Et ce ne sont pas les plans produits vaseux concernant Alfa et Maserati qui vont rassurer…

En partenariat avec Tata, l’entreprise veut renforcer sa compétitivité en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi qu’en Amérique du Sud, en s’appuyant sur des synergies dans les domaines de la production, de la chaine d’approvisionnement, des produits et des technologies. 

L’article Stellantis dévoile son plan de relance « Fastlane 2030 » est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Voitures électriques : la vérité sur la durée des batteries


Une étude basée sur 1,61 milliard de km montre que les batteries des VE perdent peu d’autonomie après plusieurs années.

Les véhicules électriques continuent de faire évoluer leur image auprès des automobilistes. Longtemps perçue comme le principal point faible du marché, la durée de vie des batteries semble aujourd’hui moins préoccupante à la lumière de nouvelles données publiées par Recurrent. L’étude, basée sur plus de 1,61 milliard de kilomètres parcourus, met en avant des progrès significatifs dans plusieurs domaines clés de la mobilité électrique : autonomie, recharge rapide, efficacité énergétique et vieillissement des accumulateurs.

Selon ce rapport, la majorité des véhicules électriques conservent environ 97 % de leur autonomie d’origine après trois ans d’utilisation. Après cinq ans, cette capacité moyenne resterait encore autour de 95 %. Ces chiffres viennent nuancer les inquiétudes persistantes autour de la dégradation des batteries lithium-ion, souvent considérée comme un frein à l’achat d’un véhicule zéro émission.

Une autonomie en forte progression

L’évolution des performances des voitures électriques apparaît également dans les chiffres d’autonomie annoncés par les constructeurs automobiles. En 2026, l’autonomie moyenne des modèles électriques populaires atteint 523 kilomètres. À titre de comparaison, elle s’élevait à 472 kilomètres en 2025 et à seulement 420 kilomètres en 2020.

Cette progression ne repose pas uniquement sur l’augmentation de la capacité des batteries haute tension. Les fabricants améliorent aussi plusieurs paramètres techniques liés à l’efficience énergétique. L’aérodynamique, la gestion thermique des cellules ou encore les logiciels de gestion de l’énergie permettent désormais d’optimiser chaque kilowattheure consommé.

L’étude souligne toutefois que les modèles les plus endurants restent souvent ceux équipés des plus grosses batteries. Le Chevrolet Silverado EV illustre cette tendance avec un pack de 205 kWh capable d’offrir jusqu’à 880 kilomètres d’autonomie sur une seule charge. Cette stratégie n’est cependant pas sans conséquences sur l’efficacité globale du marché.

Les grands SUV électriques et les pickups affichent généralement une consommation énergétique supérieure aux véhicules plus compacts. En 2026, la moyenne du marché atteint 23,3 kWh aux 100 kilomètres, tandis que les modèles les plus sobres descendent autour de 14,3 kWh aux 100 kilomètres. Cette différence met en évidence l’importance du poids, du gabarit et de l’aérodynamisme dans les performances réelles d’un véhicule électrique.

La recharge rapide devient un argument central

Au-delà de l’autonomie pure, les progrès de la recharge rapide transforment également l’expérience des conducteurs. Les modèles les plus performants sont désormais capables de récupérer environ 161 kilomètres d’autonomie en moins de dix minutes sur une borne rapide.

Le rapport insiste néanmoins sur un point souvent méconnu : la puissance maximale affichée par les constructeurs ne constitue pas le seul critère important. La capacité du véhicule à maintenir une puissance élevée pendant une longue période joue un rôle essentiel dans les temps de recharge réels.

Plusieurs modèles se distinguent dans ce domaine grâce à leur architecture électrique de 800 volts. C’est notamment le cas des Hyundai Ioniq 5, Hyundai Ioniq 6, Kia EV6 et Genesis GV60. Sur le segment premium, la Porsche Taycan et les modèles de Lucid Motors repoussent encore davantage les limites de la recharge haute puissance.

Cette évolution contribue à réduire l’un des principaux freins psychologiques liés aux longs trajets en voiture électrique. Avec des temps d’arrêt plus courts et des autonomies plus élevées, les usages se rapprochent progressivement de ceux des véhicules thermiques traditionnels.

Le froid reste un défi pour les batteries

Malgré ces avancées, les conditions hivernales continuent d’avoir un impact notable sur les performances des batteries. À une température de 0 °C, les véhicules électriques conservent en moyenne environ 78 % de leur autonomie habituelle. Lorsque le thermomètre descend à -6,7 °C, cette autonomie moyenne tombe autour de 70 %.

Le système de chauffage embarqué joue un rôle important dans cette perte d’efficacité. Les modèles équipés d’une pompe à chaleur limitent davantage l’impact du froid sur la consommation énergétique. Selon l’étude, cette technologie permettrait de récupérer environ 10 % d’autonomie supplémentaire à 0 °C par rapport à un chauffage électrique conventionnel.

Ces résultats montrent que les performances d’un véhicule électrique dépendent désormais moins de la seule question de la longévité de la batterie que des conditions d’utilisation réelles. Le climat, les trajets quotidiens, la fréquence des recharges rapides ou encore l’accès à des infrastructures adaptées deviennent des critères essentiels dans le choix d’un modèle.

Les données analysées par Recurrent traduisent ainsi une évolution importante du marché automobile électrique. La question n’est plus uniquement de savoir si la batterie vieillira correctement, mais plutôt quel véhicule correspond le mieux aux besoins concrets de chaque conducteur.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres publiés par Recurrent apportent un éclairage intéressant sur l’évolution réelle des batteries de véhicules électriques. Les données montrent surtout que la dégradation reste relativement limitée sur plusieurs années, un point souvent sujet à de nombreuses idées reçues. L’amélioration simultanée de l’autonomie et des performances de recharge confirme également la maturité progressive du marché. En revanche, les écarts de consommation et l’impact du froid rappellent que tous les modèles ne se valent pas selon les usages et les conditions climatiques.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

L’article Voitures électriques : la vérité sur la durée des batteries est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques

L’Espagne remplace Moves III par le Plan Auto 2030 avec jusqu’à 5 500 € de remise immédiate sur les voitures électriques.

L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques

L’Espagne modifie en profondeur son dispositif de soutien aux voitures électriques avec le lancement du Plan Auto 2030, destiné à remplacer l’ancien programme Moves III. Le gouvernement espagnol veut désormais simplifier l’accès aux aides à l’achat de véhicules électriques en supprimant l’un des principaux freins dénoncés par les automobilistes et les professionnels du secteur : les délais de remboursement particulièrement longs.

Le nouveau système prévoit une réduction appliquée directement au moment de l’achat chez le concessionnaire automobile, sans attendre pendant des mois, voire des années, le versement d’une subvention publique. Cette évolution marque un changement stratégique important pour le marché automobile espagnol, alors que la transition vers l’électrification reste encore freinée par des coûts élevés et des infrastructures de recharge inégalement développées.

Le Plan Auto 2030 s’inscrit également dans une logique industrielle plus large visant à soutenir les constructeurs européens face à la concurrence croissante des fabricants chinois de véhicules électriques.

Une remise immédiate directement en concession

La principale nouveauté du Plan Auto 2030 réside dans son fonctionnement beaucoup plus direct pour les acheteurs de véhicules électriques. Désormais, l’aide maximale de 5 500 euros sera déduite immédiatement de la facture lors de l’achat du véhicule neuf chez le concessionnaire.

Sur ce montant, 4 500 euros proviennent du financement public espagnol tandis que les distributeurs automobiles devront participer à hauteur de 1 000 euros en utilisant une partie de leur marge commerciale. Cette formule vise à éviter les lourdeurs administratives qui avaient fortement pénalisé le précédent programme Moves III.

Avec l’ancien système, les acheteurs de voitures électriques devaient souvent patienter de longs mois avant de percevoir effectivement leur aide financière. Cette situation créait une forte incertitude pour les consommateurs et ralentissait les décisions d’achat sur le marché automobile espagnol.

Le gouvernement espagnol espère désormais fluidifier les ventes de véhicules électriques grâce à cette remise immédiate visible dès la signature du bon de commande. Le programme a été officiellement approuvé en février et s’applique rétroactivement aux achats réalisés à partir du 1er janvier 2026.

La présentation officielle du dispositif auprès des professionnels de l’automobile doit se tenir le 21 mai à Barcelone, dans le cadre d’un événement réunissant des représentants du gouvernement espagnol, de l’industrie automobile et des autorités régionales. Plusieurs responsables importants du secteur sont attendus, dont le président de la Generalitat Salvador Illa, le président d’ANFAC Josep Maria Recasens, ainsi que Markus Haupt, dirigeant de Seat et Cupra.

Le critère EEE favorise les modèles européens

Le Plan Auto 2030 introduit également un nouveau mécanisme baptisé critère EEE, pour « électrique, économique et européen ». Ce dispositif vise à privilégier les voitures électriques produites dans l’Union européenne et accessibles financièrement.

Le niveau maximal d’aide sera réservé aux modèles électriques fabriqués en Europe et affichés à moins de 35 000 euros hors TVA. Les véhicules produits dans l’Union européenne mais commercialisés jusqu’à 45 000 euros pourront également bénéficier d’un soutien financier, mais avec une subvention réduite.

Les véhicules électriques assemblés hors de l’Union européenne ainsi que les hybrides rechargeables restent éligibles au programme, mais les montants accordés seront moins élevés. Cette orientation confirme la volonté du gouvernement espagnol de soutenir simultanément l’électrification du parc automobile et l’industrie européenne face à la concurrence asiatique.

Le marché automobile chinois exerce en effet une pression croissante sur les constructeurs européens grâce à des véhicules électriques souvent moins coûteux et rapidement développés. En favorisant les modèles produits localement, l’Espagne cherche donc à renforcer l’attractivité des usines européennes tout en stimulant les ventes de voitures électriques sur son territoire.

Cette stratégie pourrait également bénéficier indirectement aux groupes industriels implantés en Espagne, un pays qui joue un rôle important dans la production automobile européenne.

Des ambitions larges mais encore des zones d’ombre

Le Plan Auto 2030 ne se limite pas uniquement aux aides à l’achat de véhicules électriques. Le programme regroupe au total 25 mesures destinées à accélérer la transition vers la mobilité électrique.

Parmi les projets figurent notamment le développement des infrastructures de recharge rapide, le programme Moves Corredores destiné aux grands axes de recharge, ainsi que de nouveaux investissements industriels liés au programme EV PERTE consacré à la filière des véhicules électriques.

Malgré ces ambitions, plusieurs interrogations subsistent encore autour de l’application concrète du dispositif. Le calendrier de déploiement a déjà pris du retard : annoncé en décembre puis validé en février, le programme ne commencera réellement à accepter les demandes qu’à partir du mois de mai.

Cette période d’attente a créé une certaine confusion sur le marché automobile espagnol. Certains consommateurs ont préféré reporter leur achat de voiture électrique dans l’attente des nouvelles conditions d’aide et des modèles réellement éligibles.

D’autres éléments restent encore flous, notamment le cumul éventuel avec les aides régionales, la liste définitive des véhicules concernés ou encore les modalités exactes de remboursement des concessionnaires par l’État.

Pour les professionnels du secteur automobile, la réussite du Plan Auto 2030 dépendra autant de la rapidité d’exécution que du montant des aides annoncées. Les précédents retards administratifs du programme Moves III ont laissé des traces sur le marché, où la prévisibilité reste devenue essentielle pour convaincre les acheteurs de passer à l’électrique.

Le gouvernement espagnol devra désormais démontrer que ce nouveau système de soutien peut réellement accélérer les ventes de véhicules électriques sans reproduire les lenteurs bureaucratiques qui avaient freiné le précédent dispositif.

Notre avis, par leblogauto.com

Le principal atout du Plan Auto 2030 réside dans la remise immédiate appliquée directement chez le concessionnaire, une évolution attendue depuis longtemps par les acheteurs de voitures électriques. Cette simplification pourrait réduire les hésitations liées aux délais administratifs du précédent programme Moves III.

Le critère EEE montre également une volonté claire de soutenir l’industrie automobile européenne face à la montée en puissance des constructeurs chinois sur le segment des véhicules électriques. L’approche combine ainsi transition énergétique et politique industrielle.

Crédit illustration : Cupra.

L’article L’Espagne accélère les aides aux voitures électriques est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Škoda Epiq : le nouveau crossover électrique compact s’affiche au prix du thermique

Le constructeur tchèque élargit sa gamme de véhicules 100 % électriques avec le lancement du Škoda Epiq. Ce crossover urbain se positionne comme le modèle électrique le plus accessible de la marque, affichant un tarif équivalent à celui du modèle thermique Kamiq sur plusieurs marchés, dont la France.

Une nouvelle plateforme technique à traction avant

L’Epiq est le premier modèle de la marque à reposer sur la nouvelle plateforme électrique MEB+, développée au sein du Brand Group Core de Volkswagen. Cette architecture se caractérise par une masse réduite et une configuration à traction avant (*), une première pour un véhicule électrique Škoda.

Sur le plan mécanique, le catalogue se compose de deux tailles de batterie et de trois niveaux de puissance. Le véhicule annonce une autonomie maximale d’environ 440 kilomètres. Concernant la recharge, la batterie accepte le courant alternatif (AC) à hauteur de 11 kW de série. En courant continu (DC), la recharge rapide permet évidemment de passer de 10 à 80 % en près de 24 minutes dans les conditions idéales.

Design aérodynamique et habitabilité optimisée

Ce nouveau modèle est le premier véhicule de série à adopter le langage stylistique « Modern Solid » de Škoda. L’extérieur se distingue par des lignes épurées, une face avant fermée dite « Tech-Deck Face » en noir brillant et une nouvelle signature lumineuse en forme de T. Les optimisations aérodynamiques permettent d’atteindre un coefficient de traînée de 0,275.

Malgré des dimensions extérieures compactes, l’habitacle intègre :

  • Un volume de coffre de 475 litres (incluant une trappe de 25 litres).
  • Un compartiment de rangement avant (« frunk ») prévu à partir de 2027.
  • Des commandes intuitives et des matériaux durables.

Ce style ne plaira pas à tout le monde. On s’était habitué aux faces avant des Škoda de ces dernières années. Là, si on a un succédané de calandre avec le « Tech-Deck Face », les feux déconstruits, reliés par une bande noire, soulignés par une grille « à la Jeep », le style dénote.

Idem à l’arrière et de profil avec un montant C massif (on craint les angles morts) et des feux arrière tarabiscotés. Le changement est-il toujours bon ?

Technologies embarquées et fonctionnalités inédites

L’Epiq introduit la fonctionnalité « One Pedal » dès son lancement, permettant de gérer l’accélération et le freinage via une seule pédale avec une régénération ajustable. Il intègre également la recharge bidirectionnelle, offrant la possibilité d’alimenter des appareils externes, un foyer ou le réseau électrique selon l’infrastructure. Du classique désormais dans le VE.

La connectivité repose sur un système d’infodivertissement utilisant Android, associé à un écran central de 13 pouces. Les utilisateurs peuvent accéder à distance aux données du véhicule et gérer la recharge via l’application MyŠkoda.

L’intérieur semble austère avec du classique : planche de bord horizontale et une tablette posée au milieu. Cela manque un peu de « fun ».

Sécurité et version de lancement

La dotation de sécurité de série comprend sept airbags (dont un airbag central) ainsi que plusieurs aides à la conduite :

  • Le Front Assist
  • Le Side Assist
  • Le Lane Assist
  • La reconnaissance des panneaux de signalisation

Le système Voyage Assist 3.0 est quant à lui proposé en option.

Une série limitée, baptisée « First Edition », est disponible à la commande dès le 19 mai 2026. Basée sur la finition Selection, elle intègre des éléments de design spécifiques et est obligatoirement associée à la motorisation la plus puissante de la gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

Laissons le style de côté, Škoda indique que ce nouvel Epiq se situe au niveau du prix du Kamiq thermique. L’Epiq City 55 est à 28 620 € (3 450 € de prime CEE EDF déduite). Mais, pour cela, vous n’avez que 55 kWh de batterie soit 441 km d’autonomie WLT.

En face, le Kamiq Active débute à 25 780 € + 400 € de malus. Ah, déjà c’est 2 440 € de moins (~10 %). Avec, la polyvalence de son carburant liquide. Même avec un prix de l’essence à 2 €/l, nombreux continueront de préférer la version thermique à l’électrique.

Il faudra sans doute attendre les versions à 35 kWh de capacité de batterie pour avoir un prix d’achat équivalent. Il faudrait pousser jusqu’à la comparaison des équipements de chacun.

En revanche, cela reste une proposition intéressante pour qui veut passer à l’électrique et avoir un SUV de 4,17 m de long au coffre généreux. A comparer avec une Megane E-Tech ou un Peugeot e-2008 par exemple, avantage Skoda Epiq sur le prix. En revanche, la Renault 4 E-Tech semble plus « en ligne » face à cet Epiq même si à partir de 29 870 € (prime CEE de 3 620 € déduite). Sinon il y a le Kia EV2.

Note

(*) Traction et propulsion ne présument absolument pas de quel essieu est moteur. Ainsi, on parlera indistinctement de traction arrière comme de propulsion avant. Même Citroën en son temps vendait des berlines 11 CV à « traction arrière ».

L’article Škoda Epiq : le nouveau crossover électrique compact s’affiche au prix du thermique est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

En immersion avec Citroen Racing à Monaco

Dans l’ombre de la F1, la Formule E fait son petit bonhomme de chemin avec ses monoplaces 100% électriques. Nous nous sommes rendus à Monaco, un circuit que les deux championnats partagent, pour voir évoluer l’une des marques françaises engagées, Citroën Racing.

Le circuit si spécial de Monaco

37 CASSIDY Nick (nzl), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, pitlane, during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI

Peu importe les voitures de course que l’on vient voir rouler dans les rues de la principauté, il s’agit toujours d’un spectacle à part, dans un environnement qui ne l’est pas moins. Monaco a d’autant plus cette particularité que les rues sont particulièrement étroites par rapport à n’importe quelle autre grande ville recevant des événements de cette ampleur. En voyant les bâtiments provisoires des stands, des hospitalités et des tribunes, on imagine le travail titanesque qu’il y a derrière.

Il s’agit d’ailleurs d’une grande année pour ce petit territoire, puisqu’il s’y est déroulé il y a quelques jours le Grand Prix de Monaco historique, la Formule E le week-end dernier et, très prochainement, le Grand Prix de Monaco de Formule 1. Avant même de voir notre première voiture, il faut affronter les rues piétonnes fermées, les déviations et la foule qui déambule entre locaux, travailleurs, touristes et fans. Mais tout le monde trouve finalement assez aisément son chemin. Citroën Racing nous recevait dans l’un des plus grands bâtiments d’hospitalité, jouxtant le restaurant La Rascasse dans le dernier virage du circuit. De là, on a une vue plongeante sur la pit lane, le second S de la piscine et donc La Rascasse.

L’engagement de Citroën Racing

Lounge during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Joao Filipe / DPPI

Cela nous permet de prendre la mesure de l’engagement du constructeur français dans ce championnat. Dans un contexte de crise, on pourrait imaginer que cela manque de cohérence, mais Xavier Chardon, patron de la marque, nous a confié les raisons de ce choix stratégique pour l’image de Citroën (voir vidéo). Sur deux étages et une large terrasse s’y bousculent plusieurs types d’invités, qu’ils soient journalistes, créateurs de contenu, influenceurs, partenaires ou clients. On voit tantôt passer Doriane Pin, leur nouvelle pilote de développement, une ancienne Miss France ou un ancien animateur d’émission automobile.

Citroën engage aujourd’hui deux voitures dans ce championnat, une pour Nick Cassidy, le Néo-Zélandais déjà auréolé de plusieurs victoires en Formule E, et une pour Jean-Éric Vergne, l’ancien pilote français de F1 qui a déjà remporté deux fois le titre mondial dans ce championnat de voitures électriques. Autant dire que la marque aux chevrons s’est donné les meilleures chances possibles pour atteindre ses objectifs. Il faut noter d’ailleurs que Citroën développe son propre moteur. Les performances sont malgré tout impressionnantes, avec un 0 à 100 expédié en 1,86 s, 320 km/h de vitesse de pointe et 600 kW de freinage régénératif.

Un arrêt aux stands très particulier

25 VERGNE Jean-Eric (fra), Citroën Racing Formula E Team, Citroën, action during the Monaco ePrix, 9th and 10th round of the 2025-26 ABB FIA Formula E World Championship, on the Circuit de Monaco from Mai 16 to 17, 2026 in Monte-Carlo, Monaco – Photo Julien Delfosse / DPPI

Il faut bien reconnaître que l’absence de bruit puissant sur ces voitures, qui pourtant ne manquent ni d’allure ni de rapidité, rend l’expérience particulière. Mais dans les faits, on assiste à une véritable course avec ses luttes roue contre roue, ses accidents, sa part de drame et même ses ravitaillements. Oui, lors de cette première course du week-end, chaque équipe doit effectuer un pit-stop de 30 secondes pour récupérer 10% de batterie. On est loin, évidemment, des standards de la F1 où l’on change les pneus avec une quinzaine de mécaniciens lors d’un arrêt de moins de deux secondes.

Malheureusement pour Citroën, ce week-end ne restera pas dans les annales du sport auto, ni comme un bon résultat dans le palmarès de la marque. Bien sûr, on préférerait voir la marque aux chevrons en WRC ou en rallye-raid, où elle a connu ses plus belles heures de gloire. Mais dans un marché où l’électrification est devenue le maître mot, on peut comprendre ce choix qui, économiquement, n’implique pas un budget comparable aux standards de la Formule 1 ou de tout autre championnat du monde. Ne ratez pas notre entretien avec Xavier Chardon directement dans les stands, au milieu de Nico Hülkenberg ou Carlos Sainz qui passaient par là, ainsi que nos instantanés sur nos réseaux sociaux.

L’article En immersion avec Citroen Racing à Monaco est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

BMW en Chine : le défi du prochain million

BMW atteint bientôt 7 millions de voitures produites en Chine, mais fait face à une concurrence locale électrique redoutable.

BMW s’apprête à franchir un cap symbolique sur le marché automobile chinois. En 2026, le constructeur allemand devrait produire sa sept millionième voiture assemblée localement, confirmant l’importance stratégique de la Chine dans son développement industriel mondial. Derrière cette performance industrielle majeure, le groupe fait toutefois face à un ralentissement commercial marqué, conséquence directe de la montée en puissance des constructeurs automobiles chinois dans les véhicules électriques et les technologies embarquées.

La Chine demeure aujourd’hui le premier marché du groupe BMW, loin devant l’Allemagne en volume de ventes. Mais alors que les marques locales accélèrent leur innovation dans les voitures électriques, les SUV connectés et les solutions numériques embarquées, le constructeur premium allemand doit revoir sa stratégie afin de préserver sa compétitivité dans un environnement devenu beaucoup plus exigeant.

Une production automobile massive en Chine

BMW produit des véhicules en Chine depuis 2004, date du lancement de l’usine de Dadong, située à Shenyang. Huit ans plus tard, le constructeur a renforcé son dispositif industriel avec l’ouverture du site de Tiexi, également implanté dans cette région stratégique de l’industrie automobile chinoise.

Aujourd’hui, ces deux usines jouent un rôle central dans la production mondiale du groupe. Le site de Dadong assemble plusieurs modèles clés de la marque, notamment les Série 5 et i5, ainsi que les SUV iX3 et X5. De son côté, l’usine de Tiexi produit les Série 2 et Série 3, les modèles électriques i3 et iX1, ainsi que les SUV X1 et X3.

En 2025, les deux sites ont produit près de 540 000 véhicules, soit environ 22 % de la production mondiale totale de BMW. Ce chiffre illustre le poids industriel considérable de la Chine pour le constructeur bavarois. Le marché chinois représente également 25,4 % des ventes mondiales du groupe BMW, contre seulement 11,7 % pour le marché allemand.

Cette dépendance au marché chinois constitue néanmoins un facteur de vulnérabilité dans un contexte où la concurrence locale devient de plus en plus agressive, notamment sur le segment des voitures électriques premium.

Les marques chinoises bouleversent le marché premium

Malgré ce niveau de production élevé, BMW enregistre un recul important de ses ventes en Chine. Avec MINI, le groupe a perdu environ 200 000 ventes en seulement deux ans, tombant à environ 626 000 véhicules vendus en 2025. Le pic commercial avait été atteint en 2021 avec près de 847 900 voitures livrées aux clients chinois.

Cette baisse s’explique principalement par la montée en puissance des constructeurs automobiles chinois, devenus extrêmement compétitifs sur les nouvelles technologies. Les marques locales lancent rapidement de nouveaux modèles électriques, proposent des habitacles fortement digitalisés et multiplient les fonctionnalités intelligentes, souvent à des prix plus attractifs que ceux des constructeurs premium étrangers.

Le marché automobile chinois évolue rapidement et les attentes des consommateurs changent également. Les acheteurs recherchent désormais davantage de technologies embarquées, d’assistants numériques, d’interfaces connectées et de solutions de conduite automatisée. Le simple prestige d’une marque premium européenne ne suffit plus à convaincre une clientèle de plus en plus sensible à l’innovation.

Cette transformation du marché met sous pression les constructeurs historiques comme BMW, qui doivent accélérer leur adaptation face à des concurrents locaux capables de développer de nouveaux véhicules électriques à un rythme particulièrement rapide.

BMW accélère sa stratégie de localisation

Face à cette évolution du marché, BMW mise sur une stratégie de localisation renforcée pour tenter de regagner du terrain. Le constructeur prépare notamment des versions spécifiques de sa future génération de modèles Neue Klasse destinées au marché chinois.

Parmi les véhicules annoncés figurent des variantes à empattement long des futures i3 et iX3, développées avec l’appui des équipes locales de recherche et développement ainsi que des partenaires chinois du groupe. L’objectif est d’adapter plus précisément les véhicules aux attentes des automobilistes chinois.

Cette stratégie ne se limite pas à des modifications de carrosserie ou d’espace intérieur. BMW prévoit également des équipements numériques enrichis, des assistants vocaux plus avancés ainsi que des solutions de conduite automatisée adaptées aux usages locaux.

Le directeur général du groupe, Oliver Zipse, défend ouvertement une approche reposant sur le principe « penser global, agir local ». Pour BMW, cette philosophie devient désormais indispensable afin de rester compétitif sur le plus grand marché automobile du monde.

Le constructeur reconnaît implicitement qu’il devient difficile de rivaliser avec les nouveaux acteurs chinois sans intégrer davantage de technologies locales, de processus de décision rapides et d’adaptations spécifiques au marché.

L’objectif des sept millions de véhicules produits en Chine représente ainsi bien plus qu’un simple symbole industriel. Pour BMW, le véritable défi sera désormais de conquérir le prochain million de clients grâce à des modèles capables de rivaliser directement avec les marques automobiles chinoises sur le terrain de l’innovation technologique, de l’électrification et des services numériques embarqués.


Notre avis, par leblogauto.com

Le cap des sept millions de véhicules produits en Chine confirme l’importance stratégique du marché chinois pour BMW et son rôle central dans la production mondiale du groupe. Toutefois, la baisse des ventes montre clairement que les constructeurs premium européens ne bénéficient plus du même avantage concurrentiel qu’auparavant.

L’évolution rapide des attentes des consommateurs chinois vers davantage de technologies embarquées et de connectivité oblige BMW à accélérer sa transformation. La stratégie de localisation des futurs modèles électriques Neue Klasse apparaît comme une réponse logique face à la pression des marques locales.

Le marché chinois devient désormais un véritable laboratoire de compétitivité pour les constructeurs internationaux, où l’innovation et la rapidité d’exécution prennent progressivement le pas sur l’image de marque traditionnelle.

Crédit illustration : BMW.

L’article BMW en Chine : le défi du prochain million est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Il confond les capacités amphibies de son Tesla Cybertruck avec un vrai bateau

Il confond les capacités amphibies de son Tesla Cybertruck avec un vrai bateau

Le Tesla Cybertruck continue de faire parler de lui, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Hier, un propriétaire texan a transformé une démonstration du mode Wade en véritable fiasco aquatique, nécessitant l’intervention des services de secours et d’une grue pour récupérer son véhicule électrique au fond du lac Grapevine. Cette mésaventure illustre parfaitement la différence entre les capacités réelles d’un véhicule et les fantasmes de ses propriétaires les plus audacieux.

Il confond les capacités amphibies de son Tesla Cybertruck avec un vrai bateau

Le mode Wade : une technologie pour les eaux peu profondes, pas pour jouer les marins

Le mode Wade du Tesla Cybertruck représente l’une des fonctionnalités les plus impressionnantes de ce pick-up électrique révolutionnaire. Cette technologie sophistiquée élève automatiquement la hauteur de caisse du véhicule et utilise le système de suspension pneumatique embarqué pour pressuriser le pack de batteries, créant ainsi une protection efficace contre les intrusions d’eau. Cette innovation permet au Cybertruck de naviguer en toute sécurité dans des zones inondées peu profondes ou de traverser des cours d’eau mineurs sans compromettre l’intégrité de ses composants électroniques sensibles.

Cependant, Tesla a toujours été explicite concernant les limites de cette fonctionnalité. Le mode Wade est conçu exclusivement pour des traversées en eaux peu profondes, typiquement quelques centimètres à un mètre de profondeur maximum. Il s’agit d’un outil pratique pour les situations d’urgence ou les aventures tout-terrain modérées, certainement pas d’un système de navigation maritime permettant de transformer le véhicule en embarcation amphibie.

La technologie repose sur plusieurs mécanismes complexes : l’étanchéification temporaire du compartiment moteur, la surveillance continue des niveaux d’eau via des capteurs dédiés, et un système d’alerte qui prévient le conducteur lorsque les limites de sécurité sont atteintes. Malheureusement, certains propriétaires semblent avoir mal interprété ces capacités, confondant innovation technologique et invitation à l’aventure nautique.

Quand l’ambition dépasse la réalité : le fiasco du lac Grapevine

L’incident s’est déroulé hier au lac Grapevine, au Texas, lorsqu’un propriétaire de Cybertruck particulièrement optimiste a décidé de tester les limites aquatiques de son véhicule. Armé d’une confiance mal placée et probablement inspiré par les promesses d’Elon Musk concernant de futures capacités amphibies du Cybertruck, cet audacieux conducteur a engagé son pick-up électrique dans une traversée complète du lac.

Les premières images vidéo partagées sur Instagram montraient un début prometteur près de la rive, le Cybertruck semblant effectivement capable de flotter momentanément. Cette réussite initiale a probablement renforcé la conviction du conducteur que son véhicule pouvait véritablement servir d’embarcation de fortune. Malheureusement, la physique et la gravité ont rapidement repris leurs droits.

Une fois en eau profonde, le Cybertruck a rapidement commencé à prendre l’eau, ses systèmes électroniques se désactivant progressivement tandis que le véhicule s’enfonçait inexorablement vers le fond du lac. Les occupants ont dû abandonner précipitamment leur « navire » improvisé, se retrouvant contraints de nager jusqu’à la rive pendant que leur véhicule de plus de 100 000 dollars disparaissait sous la surface.

Cette mésaventure rappelle cruellement que les annonces marketing et les capacités réelles peuvent parfois diverger considérablement. Bien qu’Elon Musk ait effectivement évoqué à plusieurs reprises la possibilité pour le Cybertruck de servir brièvement de bateau, cette fonctionnalité n’a jamais été officiellement intégrée aux véhicules de production actuels.

Opération de sauvetage complexe et conséquences légales

La récupération du Cybertruck immergé s’est transformée en véritable opération de sauvetage maritime, mobilisant de nombreuses ressources locales pendant de longues heures. L’équipe de sauvetage aquatique du département des pompiers de Grapevine a dû intervenir en urgence pour secourir les occupants du véhicule, heureusement indemnes mais probablement traumatisés par cette expérience aquatique non planifiée.

L’extraction du véhicule lui-même a nécessité l’intervention d’une grue spécialisée capable de hisser les plus de 3 tonnes du Cybertruck depuis le fond du lac. Cette opération délicate s’est prolongée jusqu’aux premières heures de la nuit, mobilisant des équipes techniques expérimentées et des équipements coûteux. Le spectacle de ce pick-up électrique futuriste dégoulinant d’eau de lac au bout d’une grue a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, devenant un mème instantané dans la communauté automobile.

Au-delà de l’aspect spectaculaire de la récupération, cette aventure aquatique a eu des conséquences légales immédiates pour son instigateur. Les autorités texanes appliquent des réglementations particulièrement strictes concernant l’utilisation de véhicules à moteur dans les zones protégées, notamment les parcs et les lacs fermés ou balisés. Le conducteur du Cybertruck a été arrêté et inculpé pour conduite imprudente et violation des réglementations environnementales.

Cette arrestation souligne l’importance de respecter non seulement les capacités techniques des véhicules, mais également la législation locale en matière d’utilisation des espaces naturels. Les amendes pour ce type d’infraction peuvent atteindre plusieurs milliers de dollars, sans compter les frais de récupération du véhicule et les éventuels dommages environnementaux.

L’influence des véhicules amphibies chinois et la course à l’innovation

Cette tentative malheureuse pourrait avoir été inspirée par les récentes annonces de constructeurs chinois proposant des SUV électriques dotés de véritables capacités amphibies. Certains modèles haut de gamme intègrent effectivement un « mode yacht » fonctionnel permettant de naviguer temporairement en eau profonde, une prouesse technique qui fait rêver de nombreux amateurs d’aventure.

Ces véhicules chinois utilisent des technologies de pointe incluant des systèmes d’étanchéification avancés, des hélices rétractables et des flotteurs gonflables intégrés. Cette approche radicalement différente de l’amphibie automobile représente une véritable révolution dans l’industrie, poussant les constructeurs occidentaux à repenser leurs propres innovations.

Il est possible que le propriétaire du Cybertruck ait développé une forme de « cyber-insécurité » face à ces capacités chinoises, l’incitant à surestimer les possibilités de son véhicule américain. Cette rivalité technologique internationale alimente parfois des comportements imprudents chez des propriétaires désireux de prouver la supériorité de leur marque favorite.

L’incident soulève également des questions importantes sur la communication des constructeurs concernant les capacités réelles de leurs véhicules. Alors que Tesla continue de promettre de futures fonctionnalités amphibies pour le Cybertruck, la distinction entre les capacités actuelles et les développements futurs doit être clarifiée pour éviter ce type de malentendu dangereux.

L’article Il confond les capacités amphibies de son Tesla Cybertruck avec un vrai bateau est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Nissan vise le rebond grâce à sa restructuration

Nissan anticipe un bénéfice en hausse grâce à ses réductions de coûts et sa stratégie de relance automobile mondiale.

Nissan vise le rebond grâce à sa restructuration

Le constructeur automobile japonais Nissan entrevoit une amélioration de sa situation financière après plusieurs exercices marqués par des difficultés industrielles et commerciales. Le groupe a annoncé une prévision de bénéfice d’exploitation de 200 milliards de yens pour l’exercice fiscal qui s’achèvera en mars 2027, un niveau nettement supérieur aux attentes des analystes du secteur automobile. Cette projection dépasse à la fois le consensus de marché fixé à 119 milliards de yens et les 58 milliards de yens enregistrés lors du précédent exercice fiscal.

Cette annonce constitue un premier signal positif pour le constructeur, engagé depuis plusieurs mois dans une vaste restructuration destinée à réduire ses coûts, améliorer sa rentabilité et moderniser sa gamme de véhicules. Malgré cette perspective plus favorable, Nissan reste confronté à des défis majeurs, notamment une image de marque affaiblie, une baisse de compétitivité sur certains marchés stratégiques et une transition complexe vers les véhicules électrifiés.

Une restructuration pour relancer la rentabilité

Sous la direction d’Ivan Espinosa, nommé à la tête du constructeur il y a un an, Nissan a engagé un important plan de redressement industriel. Celui-ci prévoit des milliers de suppressions de postes ainsi que des fermetures d’usines afin de réduire les surcapacités de production qui pénalisent les performances du groupe.

Le constructeur automobile a également comptabilisé une charge de dépréciation de 240 milliards de yens sur l’exercice précédent, reflet des difficultés accumulées ces dernières années. Nissan souffre notamment d’une gamme de modèles jugée vieillissante ainsi que d’une gouvernance instable qui n’a pas permis de réduire efficacement son niveau d’endettement ni de redynamiser ses ventes mondiales.

Lors de la présentation des résultats financiers, Ivan Espinosa a affirmé que Nissan entrait désormais dans « une phase de croissance », estimant que le groupe passait progressivement « de la reprise à la durabilité ». Dans cette optique, le constructeur prévoit de rationaliser son catalogue automobile en réduisant de 20 % le nombre de modèles commercialisés.

L’objectif affiché est de concentrer les investissements sur les véhicules les plus stratégiques et les plus rentables, tout en accélérant le développement de nouvelles motorisations hybrides et électriques. Nissan ambitionne également d’augmenter fortement ses volumes de ventes aux États-Unis et en Chine, avec un objectif supérieur à un million de véhicules par an sur chacun de ces deux marchés d’ici 2030.

Les marchés américain et chinois au cœur de la stratégie

Pour atteindre ces ambitions, Nissan devra renforcer sa compétitivité dans un secteur automobile en pleine mutation. Le constructeur fait face à une concurrence intense, notamment dans les véhicules électriques et hybrides, où les groupes automobiles investissent massivement dans les technologies logicielles et les nouvelles plateformes de mobilité.

Aux États-Unis, Nissan cherche à regagner des parts de marché grâce à l’arrivée de nouvelles versions hybrides de son crossover Rogue, l’un de ses modèles les plus vendus, ainsi qu’au retour du SUV Xterra. L’absence de motorisations hybrides dans sa gamme ces dernières années a fortement pénalisé le constructeur alors que ce type de véhicule connaît un regain de popularité auprès des automobilistes américains.

La Chine représente également un enjeu central dans la stratégie de relance de Nissan. Le premier marché automobile mondial connaît une transformation rapide sous l’impulsion des constructeurs locaux spécialisés dans les véhicules électriques à batterie. Ces marques chinoises ont progressivement pris l’avantage sur les groupes étrangers grâce à des modèles développés rapidement et dotés de technologies avancées.

Nissan affirme avoir déjà lancé la moitié des dix nouveaux véhicules électriques promis pour le marché chinois. Le constructeur prévoit également d’utiliser la Chine comme plateforme d’exportation vers d’autres régions du monde, notamment l’Asie du Sud-Est, l’Amérique latine et le Moyen-Orient. Dans un premier temps, les volumes d’exportation devraient atteindre 100 000 unités par an avant de potentiellement grimper à 300 000 véhicules annuels.

Des résultats encore fragiles malgré des signaux positifs

Malgré cette amélioration des perspectives, la situation financière de Nissan reste délicate. Le groupe a enregistré une perte nette de 533 milliards de yens sur le dernier exercice fiscal. Selon le directeur financier George Leondis, le flux de trésorerie libre serait toutefois resté positif sans l’impact estimé à 250 milliards de yens lié aux tarifs douaniers américains.

Le constructeur espère désormais redevenir positif sur ce point avant la fin de l’exercice fiscal en cours, même en tenant compte des effets des droits de douane. Les revenus annuels sont attendus à 13 billions de yens, contre 12 billions lors de l’exercice précédent.

Les marchés financiers restent néanmoins prudents. Depuis le début de l’année, l’action Nissan a reculé de 6,6 %, après avoir déjà perdu environ un tiers de sa valeur sur les deux années précédentes. Plusieurs analystes estiment que les progrès observés reposent encore en partie sur des facteurs externes et que les difficultés structurelles du constructeur demeurent importantes.

Selon Tatsuo Yoshida, analyste senior automobile chez Bloomberg Intelligence, Nissan continue de souffrir d’une perte de compétitivité de ses produits en Amérique du Nord, d’un recul rapide des ventes en Chine et d’une érosion globale de la valeur de sa marque. Malgré son statut historique de pionnier dans les technologies hybrides et électriques, le constructeur peine aujourd’hui à s’imposer face à des concurrents particulièrement agressifs sur ces segments.

Notre avis, par leblogauto.com

Les prévisions financières annoncées par Nissan montrent que les premières mesures de restructuration commencent à produire des effets visibles sur la rentabilité du constructeur. La réduction des coûts et la rationalisation de la gamme apparaissent comme des leviers indispensables dans un contexte de forte pression concurrentielle mondiale.

Cependant, les difficultés restent nombreuses, notamment sur les marchés américain et chinois où la concurrence dans les véhicules hybrides et électriques s’intensifie rapidement. La relance de l’image de marque et le renouvellement des modèles seront déterminants pour confirmer ce début de redressement.

La stratégie d’exportation depuis la Chine et le retour de modèles hybrides aux États-Unis illustrent la volonté de Nissan de repositionner son offre automobile sur les segments les plus porteurs du marché mondial.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

L’article Nissan vise le rebond grâce à sa restructuration est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Stellantis ouvre son usine de Rennes au chinois Dongfeng

Stellantis va accueillir la production d’un véhicule électrique du groupe chinois Dongfeng sur son site de La Janais, près de Rennes. L’annonce a été confirmée ce mercredi lors d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, dans un contexte de coopération accrue entre constructeurs automobiles.

Une production Dongfeng confirmée à Rennes

La production d’un véhicule électrique du groupe chinois Dongfeng sera lancée dans l’usine Stellantis de La Janais, à Chartres-de-Bretagne, en banlieue de Rennes. En effet, l’information, évoquée depuis plusieurs semaines, a été officialisée ce mercredi.

La CFDT a confirmé ce partenariat lors d’un comité social et économique extraordinaire. Le syndicat parle d’une nouvelle étape dans la coopération entre Stellantis et le constructeur chinois. Il se montre positif sur cette annonce.

Stellantis multiplie les partenariats industriels

Le groupe Stellantis, propriétaire notamment des marques Peugeot, Citroën, Opel, Fiat, Jeep et Alfa Romeo, cherche à renforcer l’activité de ses usines européennes grâce à des accords avec d’autres constructeurs. Il en va de la rentabilité des sites dont l’activité des marques du groupe ne suffit plus en Europe.

Le groupe a récemment conclu un partenariat similaire avec le constructeur chinois Leapmotor. Deux modèles de cette marque doivent être produits dans des usines Stellantis en Espagne. Pour l’Amérique du Nord, Stellantis se rapproche de Jaguar Land Rover (JLR).

Crédit Stellantis

Le site de La Janais produit actuellement le Citroën C5 Aircross

L’usine de La Janais a été entièrement modernisée et produit aujourd’hui uniquement le nouveau Citroën C5 Aircross. L’usine tourne donc « au ralenti » par rapport à son glorieux passé. On a longtemps craint que La Janais soit la prochaine usine à fermer à cause de cela.

Ces véhicules ne seront pas des entrées de gammes pour une raison de coût de production en France. Donc, selon Les Echos, les futures lignes de production rennaises assembleraient des véhicules de la marque Voyah. La marque est présentée comme la division haut de gamme de Dongfeng. Le quotidien indique également qu’une production localisée en France pourrait permettre à la marque d’éviter les droits de douane européens appliqués aux véhicules électriques importés.

Les syndicats demandent des garanties sur l’emploi

Dans son communiqué, la CFDT estime que ce partenariat pourrait apporter davantage de visibilité au site industriel, tout en demandant des garanties pour les salariés et les sous-traitants.

Le syndicat majoritaire souhaite notamment que le cadre juridique de la future coentreprise pilotée par Stellantis permette de sécuriser et développer l’emploi sur le site. Il ne faudrait pas que cette étape soit la première d’une prise de contrôle de l’usine par Dongfeng. C’est ce que d’aucuns craignent.

Stellantis n’est pas le seul groupe automobile européen à nouer des partenariats avec des constructeurs chinois pour remplir les lignes d’assemblage. Du côté des constructeurs chinois, l’intérêt est d’avoir une production européenne sans pour autant investir dans la construction d’une usine. Cela prend du temps et coûte très cher. Cela permettra de contourner les droits de douane euroopéens.

Alors est-ce faire entrer le loup dans la bergerie ? Ou un mal nécessaire avec des partenaires de confiance ?

Crédit Stellantis

Une usine historique en forte réduction d’effectifs

L’usine de La Janais a été inaugurée en 1961 par le général de Gaulle. Elle employait plus de 10.000 salariés dans les années 1970. Elle était la grande soeur de « La Barre Thomas » à quelques kilomètres avec jusqu’à 2 500 salariés environ.

Aujourd’hui, le site Stellantis compte moins de 2.000 salariés et produit environ 400 véhicules par jour. Enfin, le site de La Barre Thomas, il a été détruit et le quartier a profondément muté.

L’article Stellantis ouvre son usine de Rennes au chinois Dongfeng est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Après les chinois pour l’Europe, Stellantis discute avec JLR pour l’Amérique du Nord

Stellantis est ouvert à tous les partenariats. Après avoir conclu un accord avec Dongfeng pour la Chine et l’Europe, c’est au tour de JLR d’entrer en scène. Pour l’Amérique du Nord.

Les dernières semaines ont été animées sur le front de l’implantation des constructeurs chinois en Europe. Stellantis a ainsi confirmé un accord stratégique avec le groupe Dongfeng. Bien entendu, ce partenaire chinois n’est pas le bienvenu en Amérique du Nord et les projets communs concerneront principalement l’Europe et la Chine.

En quête de partenariats pour se renforcer, Stellantis vient d’annoncer un nouveau partenariat, avec JLR. Les accords signés à Détroit concernent cette fois-ci uniquement l’Amérique du Nord. On pourrait penser que le constructeur britannique est surtout en quête d’une manière de produire certains véhicules localement pour contourner les taxes Trump.

Ce sujet est sur la table, mais l’accord préalable envisage également des coopérations sur le sujet du développement des produits et technologies. Les deux partenaires peuvent clairement s’entendre sur ces sujets. Stellantis peine à s’implanter sur les segments du haut de gamme, tandis que JLR reste un acteur aux volumes limités qui semble en outre à la peine pour finaliser le développement de certains modèles comme le Range Rover électrique ou la Jaguar Type 01

L’article Après les chinois pour l’Europe, Stellantis discute avec JLR pour l’Amérique du Nord est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Toyota mise sur l’Inde : une usine et un SUV hybride en 2029

Toyota mise sur l’Inde et ouvre une usine à Bidkin, Maharashtra, en 2029 : 100 000 SUV par an, 2 800 emplois et une vocation export pour toute la région Asie.

Toyota accélère son implantation en Inde. Le premier constructeur automobile mondial vient d’annoncer l’ouverture d’une nouvelle usine dans la zone industrielle de Bidkin, dans l’État du Maharashtra, à travers sa filiale locale Toyota Kirloskar Motor. Le lancement de la production est prévu pour la première moitié de l’année 2029, avec un premier modèle inédit au programme : un tout nouveau SUV dont les détails techniques restent pour l’heure confidentiels. Ce projet industriel d’envergure s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à faire de l’Inde l’un des principaux centres de production du groupe japonais, capable de servir non seulement le marché domestique en pleine expansion, mais aussi les marchés d’exportation de la région.

Une usine complète pour 100 000 véhicules par an

Le site de Bidkin est conçu pour accueillir l’intégralité des processus de fabrication automobile : estampage des pièces de carrosserie, soudage des structures, peinture et assemblage final des véhicules. Cette chaîne de production complète confère à l’usine une autonomie industrielle totale, sans dépendance à des sites de production intermédiaires pour les étapes clés de la fabrication. La capacité annuelle prévue est fixée à 100 000 unités, un volume significatif qui positionne ce site comme un acteur de poids dans le paysage automobile indien.

Au démarrage de la production, environ 2 800 employés sont attendus sur le site, faisant de cette usine un employeur industriel majeur pour la région du Maharashtra. La création de ces emplois directs dans le secteur de la fabrication automobile s’accompagnera mécaniquement d’effets induits sur l’écosystème de sous-traitants et d’équipementiers locaux appelés à alimenter les lignes de production en composants et en pièces détachées.

La vocation potentiellement exportatrice du site constitue l’un des signaux les plus significatifs de ce projet. Toyota positionne explicitement l’usine de Bidkin comme une installation susceptible d’intégrer son réseau d’exportation mondial, au-delà de la seule satisfaction de la demande indienne. Cette ambition exportatrice reflète la compétitivité croissante des sites de production indiens, dont les coûts de fabrication et la qualification de la main-d’œuvre en font des bases industrielles attractives pour alimenter les marchés régionaux d’Asie du Sud et du Sud-Est.

Un SUV hybride en ligne de mire pour un marché sensible aux prix

Le principal mystère de ce projet reste le véhicule lui-même. Toyota n’a pas encore dévoilé le modèle, ses dimensions, ses caractéristiques techniques ou son positionnement tarifaire précis. Le communiqué officiel mentionne cependant explicitement les véhicules hybrides électriques et la neutralité carbone comme axes directeurs du projet, orientant naturellement les spéculations vers une motorisation hybride essence-électrique pour ce futur SUV produit en Inde.

Ce choix technologique serait cohérent avec l’ADN de Toyota sur le marché indien, où le constructeur japonais collabore depuis longtemps avec Suzuki et se concentre sur des modèles accessibles destinés au grand public. La technologie hybride, que Toyota maîtrise mieux que quiconque depuis le lancement de la Prius à la fin des années 1990, représente un compromis idéal pour un marché comme l’Inde : elle offre des gains significatifs en termes de consommation de carburant et d’émissions polluantes, sans imposer les contraintes d’infrastructure de recharge propres aux véhicules 100 % électriques, encore limitée dans de nombreuses régions du pays.

Le segment des SUV et crossovers connaît une croissance soutenue en Inde, portée par l’élargissement de la classe moyenne urbaine et la préférence croissante des acheteurs indiens pour des véhicules à la silhouette surélevée, polyvalents et adaptés à la diversité des conditions routières locales. Dans ce contexte, le lancement d’un SUV hybride produit localement par Toyota répond à une convergence favorable entre l’évolution de la demande des consommateurs indiens et les orientations technologiques du groupe japonais.

L’Inde, nouveau pilier stratégique de la production Toyota

Au-delà du seul projet de Bidkin, l’annonce de Toyota s’inscrit dans un mouvement plus large de revalorisation de l’Inde comme site de production stratégique pour les constructeurs automobiles mondiaux. Le marché indien, désormais troisième marché automobile mondial en volume, attire les investissements des grands constructeurs qui cherchent à localiser leur production pour réduire leurs coûts, diminuer leur dépendance aux importations et gagner en flexibilité face aux évolutions rapides de la demande locale.

La localisation de la production présente des avantages compétitifs décisifs dans un marché aussi sensible aux prix que celui de l’Inde : elle permet de réduire les coûts logistiques et les droits de douane à l’importation, d’adapter plus rapidement les véhicules aux spécificités et aux préférences des acheteurs locaux, et de proposer des tarifs de vente plus compétitifs face à une concurrence qui s’intensifie sur tous les segments du marché.

La direction stratégique tracée par ce projet est claire selon Toyota : l’Inde est appelée à devenir l’un des principaux centres de production du groupe à l’échelle mondiale, et le nouveau SUV qui sortira des lignes de Bidkin à partir de 2029 pourrait s’avérer être bien davantage qu’un modèle destiné au seul marché indien. Son positionnement en tant que modèle régional, potentiellement exporté vers les marchés voisins d’Asie du Sud et du Sud-Est, lui conférerait une dimension stratégique dépassant largement les frontières du sous-continent indien. En renforçant sa base industrielle locale, Toyota se donne les moyens de réagir plus rapidement aux évolutions du marché et de saisir les opportunités de croissance qu’offre l’une des économies automobiles les plus dynamiques de la planète.

Notre avis, par leblogauto.com

L’investissement de Toyota à Bidkin est cohérent avec la dynamique du marché automobile indien, où la demande de SUV et de crossovers progresse régulièrement et où la production locale constitue un avantage compétitif décisif face aux modèles importés. Le choix d’orienter le premier modèle vers la technologie hybride, tel qu’indiqué dans le communiqué officiel, est logique pour Toyota qui dispose d’une avance technologique reconnue dans ce domaine et qui peut ainsi proposer une alternative aux véhicules thermiques sans dépendre d’un réseau de recharge encore insuffisant en Inde. La capacité annoncée de 100 000 unités et la vocation exportatrice du site suggèrent que Toyota envisage Bidkin comme un hub régional plutôt que comme une simple usine de proximité, ce qui renforce la dimension stratégique de cet investissement. En revanche, l’absence de tout détail sur le modèle lui-même — dimensions, motorisation exacte, positionnement tarifaire — rend toute analyse technique prématurée à ce stade.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

L’article Toyota mise sur l’Inde : une usine et un SUV hybride en 2029 est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

VW Zwickau cherche un partenaire chinois pour relancer sa production VE

L’usine VW de Zwickau tourne en sous-capacité. Le ministre saxon propose une coentreprise avec un constructeur chinois pour sauver 8 000 emplois.

L’usine Volkswagen de Zwickau, en Saxe, traverse une période difficile qui illustre les turbulences de la transition électrique dans l’industrie automobile allemande. Ce site, transformé en vitrine de la stratégie de mobilité électrique du groupe Volkswagen, fonctionne aujourd’hui en dessous de sa capacité de production. Face à cette situation, le ministre de l’économie de Saxe, Dirk Panter, a formulé une proposition qui aurait semblé impensable il y a encore peu : faire appel à un constructeur automobile chinois pour remplir les lignes de production inactives, via la création d’une coentreprise avec Volkswagen. Une idée politiquement délicate, mais défendue comme un pragmatisme industriel nécessaire pour préserver l’emploi et le savoir-faire automobile de la région.

Une usine emblématique fragilisée par la faible demande en VE

L’usine de Zwickau emploie environ 8 000 personnes et constitue l’un des symboles les plus visibles de la reconversion industrielle de Volkswagen vers la mobilité zéro émission. Le site ne fabrique exclusivement que des véhicules électriques pour le groupe, parmi lesquels la VW ID.3, berline compacte entièrement électrique positionnée comme fer de lance de la gamme électrique du constructeur d’Wolfsburg sur le marché européen. Cette spécialisation totale dans la production de véhicules à batterie, qui devait faire de Zwickau un modèle d’usine automobile du futur, se retourne aujourd’hui contre le site en période de demande atone pour les véhicules électriques en Allemagne.

La demande pour les modèles électriques du groupe s’est révélée nettement inférieure aux projections initiales. En conséquence, Volkswagen a déjà pris des mesures de restructuration significatives sur ce site dans le cadre de ses réductions de coûts à l’échelle du groupe : environ 1 200 emplois ont été supprimés, et l’organisation de la production est passée de trois équipes à deux, réduisant mécaniquement les volumes de véhicules assemblés sur les lignes. Une garantie de maintien du site est certes en place jusqu’en 2030, mais elle ne protège pas contre de nouvelles suppressions de postes si la sous-utilisation des capacités industrielles devait se prolonger.

C’est dans ce contexte de lignes de production partiellement oisives que le ministre saxe Dirk Panter a avancé l’idée d’une coentreprise avec un fabricant de véhicules électriques chinois. Son raisonnement est pragmatique : mieux vaut continuer à développer l’expertise industrielle de Volkswagen en Saxe et sécuriser la production que de perdre de la valeur ajoutée en se battant sur un marché difficile sans solution de remplacement. Pour le responsable politique régional, l’engagement d’un partenaire chinois représente une chance plutôt qu’une menace pour l’avenir industriel du site.

Une coentreprise sino-allemande comme réponse au sous-emploi des lignes

Le schéma envisagé par Dirk Panter est relativement simple dans sa conception : créer une coentreprise entre Volkswagen et un ou plusieurs constructeurs automobiles chinois, afin que des véhicules électriques supplémentaires puissent être assemblés sur les lignes actuellement sous-utilisées de l’usine de Zwickau. Pour le site et ses salariés, l’équation est limpide : plus de voitures produites sur la ligne signifie moins de risque de nouveaux licenciements et une meilleure utilisation des équipements et des compétences disponibles sur place.

L’argument industriel est d’autant plus recevable que Zwickau dispose déjà de tous les atouts nécessaires à une production de véhicules électriques efficace : des équipements de fabrication modernes, une main-d’œuvre qualifiée dans l’assemblage de véhicules à batterie et un savoir-faire industriel accumulé depuis la transformation du site. Ce qui manque, c’est uniquement le volume de commandes suffisant pour occuper pleinement les capacités disponibles. Dans cette logique, un partenaire chinois apportant ses modèles à assembler localement apparaît moins comme une capitulation industrielle que comme un moyen pragmatique de maintenir l’usine en activité pendant que le marché des véhicules électriques en Allemagne traverse une phase de stagnation.

La proposition intervient dans un contexte politique européen particulièrement tendu autour des véhicules électriques chinois. Le débat sur les subventions accordées aux constructeurs de l’Empire du Milieu et sur la pression qu’ils exercent sur les fabricants automobiles européens est au cœur des discussions à Bruxelles depuis plusieurs mois. Faire venir un partenaire chinois dans une usine symbolique du groupe Volkswagen en Allemagne représente donc un choix politiquement sensible, susceptible d’alimenter les controverses sur la politique industrielle européenne face à la concurrence asiatique dans le secteur des véhicules à batterie.

VW Sachsen dément, mais le débat révèle les limites de la stratégie électrique

Volkswagen Sachsen, l’entité du groupe gérant les usines saxonnes, a pris soin de démentir publiquement les rumeurs d’une participation chinoise dans l’« Usine transparente » de Dresde, autre site emblématique du constructeur allemand dans la région. Ce démenti ciblé ne concerne toutefois pas directement la proposition formulée pour Zwickau, laissant ouverte la question d’une éventuelle coentreprise sur ce site spécifique.

Au-delà de la question pratique de l’occupation des lignes de production, le débat autour de Zwickau met en lumière une réalité plus profonde : la stratégie électrique de Volkswagen ne suit plus la trajectoire linéaire et ambitieuse qui avait présidé à la transformation du site. Même ses usines les plus modernes et les plus spécialisées dans la production de véhicules zéro émission doivent désormais chercher des solutions alternatives pour maintenir leur niveau d’activité dans un marché qui n’a pas encore tenu les promesses de croissance espérées.

Pour l’industrie automobile allemande dans son ensemble, la situation de Zwickau illustre les risques d’une spécialisation trop rapide et trop exclusive dans la production de véhicules électriques, dans un contexte où la demande des consommateurs européens pour ce type de motorisation reste en deçà des prévisions des constructeurs. La question de savoir si une coentreprise avec un constructeur chinois sera effectivement mise en œuvre reste ouverte, mais le simple fait qu’elle soit publiquement évoquée par un responsable politique régional témoigne de l’ampleur des défis auxquels est confrontée la filière automobile allemande dans sa transition vers la mobilité électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

La proposition du ministre saxon Dirk Panter reflète une réalité industrielle documentée : l’usine de Zwickau, avec ses 8 000 employés et ses lignes dédiées exclusivement aux véhicules électriques, souffre concrètement d’un déficit de commandes que les seuls modèles du groupe Volkswagen ne suffisent pas à combler dans le contexte actuel du marché allemand des VE. L’idée d’une coentreprise avec un constructeur chinois est pragmatique sur le plan industriel, mais elle s’inscrit en tension directe avec la politique commerciale européenne qui cherche précisément à limiter l’influence des fabricants chinois de véhicules électriques sur le marché du Vieux Continent. La suppression de 1 200 emplois et le passage de trois à deux équipes constituent des indicateurs objectifs de la sous-utilisation du site, qui légitiment la recherche de solutions alternatives même politiquement inconfortables. Enfin, le démenti de VW Sachsen concernant l’Usine transparente de Dresde suggère que le groupe reste attentif à la dimension d’image de telles décisions, ce qui laisse planer une incertitude réelle sur la concrétisation de la proposition pour Zwickau.

Crédit illustration : VW.

L’article VW Zwickau cherche un partenaire chinois pour relancer sa production VE est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé : 1 169 ch électriques et 0 à 100 km/h en 2,1 secondes — c’est vraiment possible ?

Mercedes-AMG dévoile ce 20 mai 2026 sa nouvelle GT 4-Door Coupé 100 % électrique. Au programme : trois moteurs à flux axial inédits en série, 860 kW de puissance de pic et une recharge de 460 km en dix minutes. Une voiture qui redéfinit les performances accessibles en quatre places.

Trois moteurs d’un type jamais vu en production série

La technologie centrale de cette AMG GT 4 portes dite « coupé » repose sur des moteurs à flux axial, une architecture jusqu’ici absente des véhicules électriques de grande série. Le principe : le flux électromagnétique circule parallèlement à l’axe de rotation, et non perpendiculairement comme dans un moteur classique (à flux radial). Résultat, des moteurs extrêmement compacts — environ 8 à 9 cm de largeur — mais très denses en puissance et en couple.

Trois de ces moteurs équipent la voiture : un à l’avant, deux à l’arrière. Développés à partir de la technologie de la société britannique YASA (filiale Mercedes-Benz depuis 2021), ils sont produits dans l’usine berlinoise de Marienfelde, où environ 35 procédés de fabrication sont qualifiés de premières mondiales.

La GT 63 culmine à 860 kW (1 169 ch) en puissance max, avec un couple maximal de 2 000 Nm. La GT 55 développe « seulement » 600 kW (816 ch) et 1 800 Nm. Les deux atteignent 300 km/h avec le pack conducteur optionnel (ah…les options germaniques).

Des performances chiffrées radicales

Les données d’accélération sont les suivantes :

  • GT 63 : 0 à 100 km/h en 2,1 secondes, 0 à 200 km/h en 6,4 secondes (mesure avec 1-foot-rollout (*))
  • GT 55 : 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, 0 à 200 km/h en 8,7 secondes

La puissance continue atteint 530 kW sur la GT 63, ce qui signifie que ces performances ne se limitent pas à un bref pic. Toutefois, elles sont grandement amputées.

Une batterie inspirée de la Formule 1

La batterie haute tension est une création entièrement nouvelle, développée en collaboration avec Mercedes-AMG High Performance Powertrains à Brixworth, l’entité qui conçoit les groupes propulseurs des écuries de F1. Elle fonctionne en 800 volts et embarque 106 kWh nets.

Ses cellules cylindriques (105 mm de hauteur, 26 mm de diamètre) sont refroidies individuellement par une huile électriquement non conductrice. La densité énergétique annoncée dépasse 298 Wh/kg au niveau cellule. La chimie retenue, NCMA (nickel, cobalt, manganèse, aluminium), associe cathode haute densité et anode à base de silicium.

Pour comparaison, les cellules LFP (lithium fer phosphate) ont communément une densité de 150 à 200 Wh/kg. Les dernières générations avec du manganèse peuvent monter à 220/230 Wh/kg.

Recharge : 460 km récupérés en 10 minutes

La puissance de charge atteint 600 kW en courant continu, avec un courant de plus de 800 ampères. En dix minutes, l’énergie rechargée correspond à 460 km d’autonomie WLTP. La charge de 10 à 80 % d’état de charge s’effectue en 11 minutes. Rendez-vous compte, on est à pratiquement 6C de charge (six fois la capacité, en changeant l’unité kWh en kW).

L’autonomie totale s’établit entre 596 et 696 km (WLTP combiné) pour la GT 63, et 597 à 700 km pour la GT 55. En cycle urbain, les chiffres montent jusqu’à 764 et 770 km respectivement. Enfin bon, qui ira faire plus de 750 km en plein coeur de Monaco ou de Londres ?

La voiture est compatible avec cinq standards de recharge rapide : CCS2 (Europe), GB/T (Chine), CHAdeMO (Japon), CCS1 (Corée du Sud) et NACS (États-Unis).

Un mode V8 simulé, sons et à-coups inclus

L’une des particularités les plus inattendues est le mode AMGFORCE S+. Activé, il simule le comportement d’un V8 atmosphérique : son à l’intérieur et à l’extérieur reconstitué à partir de plus de 1 600 fichiers audio, interruptions de traction simulant les changements de rapports, et affichage spécifique en tableau de bord façon compte-tours central. Les passages de vitesses peuvent être effectués manuellement via les palettes au volant.

On a envie de dire, comme à chaque fois que ces trucs sont proposés (coucou Hyundai) : mais pourquoi ? Pourquoi vouloir reproduire la médiocrité d’un moteur thermique quand on met la technologie de pointe du véhicule électrique ?

Aérodynamique active et trains roulants

La GT 4 portes reçoit plusieurs éléments aérodynamiques pilotés électroniquement :

  • Deux plaques à effet Venturi dans le soubassement, déployées à partir de 120 et 140 km/h
  • Un becquet arrière actif à plusieurs positions selon la vitesse
  • Un diffuseur arrière actif
  • Des volets de refroidissement (Airpanels) avant, à neuf positions

Le Cx est de 0,22, pour une surface frontale de 2,44 m².

La suspension est une pneumatique active AMG ACTIVE RIDE CONTROL, avec barres antiroulis hydrauliques semi-actives. Le train arrière est directionnel jusqu’à ±6 degrés, avec inversion du sens de braquage selon que la vitesse est inférieure ou supérieure à 80 km/h. A basse vitesse, cela donne de l’agilité aux 5,09 m de la voiture, et à plus haute vitesse de la stabilité dans les courbes.

Le freinage combine un frein carbone-céramique à l’avant et un frein en acier à l’arrière.

Intérieur et équipements

Le poste de conduite intègre un écran de 10,2 pouces pour l’instrumentation et un écran multimédia de 14 pouces, en verre continu. Trois molettes physiques dans la console centrale permettent de régler indépendamment la réponse à l’accélérateur, le comportement en virage et le niveau d’antipatinage (neuf niveaux).

Le système MBUX intègre ChatGPT, Microsoft Bing et Google Gemini. L’application AMG Track Pace enregistre plus de 80 paramètres dix fois par seconde sur circuit. On est donc dans une GT vu le confort mis par Mercedes-AMG. On attend une version plus radicale « Black Series ».

Production et commercialisation

La production débutera à l’été 2026, dans l’usine de Sindelfingen (fondée en 1915). Les commandes ouvrent dans les prochains jours. Le prix sera aligné sur celui des modèles prédécesseurs comparables, selon Mercedes-AMG.

Notre avis, par leblogauto.com

Esthétiquement, cette Mercedes-AMG GT 4 portes va faire causer. L’avant est un peu « mou » par rapport à certaines anciennes Mercedes-AMG avec des feux qui peuvent faire penser à smart du partenaire chinois Geely. Cela dit, cela reste très proche du « teaser concept » d’il y a un an.

L’arrière de son côté reprend plus ou moins fidèlement le concept Mercedes-AMG GT XX qui annonçait cette GT 4-Doors. Ce qui clivera sans doute le plus, c’est ce bandeau noir immense qui sur un modèle clair est omniprésent et casse totalement la ligne.

On remarquera que le volant n’est pas celui du concept. Etrange de mettre une jante ronde quand on veut mettre un « yoke » dans la voiture de monsieur tout-le-monde.

Alors belle, sublime, bof ou moche cette Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé de 2026 ? Franchement…on a connu Mercedes-AMG largement plus inspiré. Reste une fiche technique alléchante pour qui n’est pas allergique aux « grille-pains ».

Mercedes annonce des prix « comparables » aux prédécesseurs. Cette GT 4-Door Coupé trouvera sur sa route le Porsche Taycan Turbo GT par exemple (1034 chevaux) ou des véhicules chinois comme la Xiaomi SU7 Ultra.

Note

(*) Le « 1-foot rollout » est une convention de mesure utilisée notamment aux États-Unis. le chronomètre ne se déclenche pas quand la voiture est à l’arrêt complet, mais quand elle a déjà parcouru 30,48 cm (soit 1 pied). On considère que cela réduit le temps mesuré de 0,2 à 0,3 seconde.

Fiches techniques

Mercedes-AMG GT 63 4-Door Coupé

E-Motor

Type

Three axial flux motors

Max. drive output

kW (PS)

860 (1,169)

Continuous output

kW (PS)

530 (721)

Max. drive torque

Nm

2,000

Drive system

Fully variable all-wheel drive AMG Performance 4MATIC+

Top speed

km/h

300 (Drivers Package)

Acceleration 0-100 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

2.1

Acceleration 0-200 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

6.4

Acceleration 0-100 km/h

s

2.4

Acceleration 0-200 km/h

s

6.8

Boost duration

s

63

Nominal voltage

Volt

800

Battery capacity (net)

kWh

106

Max. DC charging power1

kW

600

Max. AC charging power1

kW

11

DC charging: 10-80 % SoC (net)3

min

11

DC charging: range after 10 mins (WLTP combined)1

km

460

Energy added in 10 mins1

kWh

70

Energy added in 5 mins1

kWh

41

Kerb weight (DIN)

kg

2,460

Length/Width/Height

mm

5,094/1,959/1,411

Wheelbase

mm

3,040

Drag coefficient

Cd

0.22

Frontal area

2.44

Combined energy consumption1

kWh/100 km

21.0-17.9

Urban energy consumption1

kWh/100 km

18.7-16.2

CO₂ class1

 

A

Range (WLTP)1

km

596-696

Range urban (WLTP)1

km

664-764

Boot volume (liquid)

l

507

Boot volume (VDA)

l

415

Frunk (liquid)

l

62

Frunk (VDA)

l

41

Mercedes-AMG GT 55 4-Door Coupé

E-Motor

Type

Three axial flux motors

Max. drive output

kW (PS)

600 (816)

Continuous output

kW (PS)

375 (510)

Max. drive torque

Nm

1,800

Drive system

Fully variable all-wheel drive AMG Performance 4MATIC+

Top speed

km/h

300 (Drivers Package)

Acceleration 0-100 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

2.5

Acceleration 0-200 km/h (1-Foot-Rollout)2

s

8.7

Acceleration 0-100 km/h

s

2.8

Acceleration 0-200 km/h

s

9.0

Boost duration

s

55

Nominal voltage

Volt

800

Battery capacity (net)

kWh

106

Max. DC charging power1

kW

600

Max. AC charging power1

kW

11

DC charging: 10-80 % SoC (net)3

min

11

DC charging: range after 10 mins (WLTP combined)1

km

462

Energy added in 10 mins1

kWh

70

Energy added in 5 mins1

kWh

41

Kerb weight (DIN)

kg

2,460

Length/Width/Height

mm

5,094/1,959/1,411

Wheelbase

mm

3,040

Drag coefficient

Cd

0.22

Frontal area

2.44

Combined energy consumption1

kWh/100 km

21.0-17.8

Urban energy consumption1

kWh/100 km

18.6-16.1

CO₂ class1

A

Range (WLTP)1

km

597-700

Range urban (WLTP)1

km

667-770

Boot volume (liquid)

l

507

Boot volume (VDA)

l

415

Frunk (liquid)

l

62

Frunk (VDA)

l

41

L’article Mercedes-AMG GT 4-Door Coupé : 1 169 ch électriques et 0 à 100 km/h en 2,1 secondes — c’est vraiment possible ? est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Lexus Interface 2026 : l’habitacle passe à la 5G

Lexus dévoile son système multimédia nouvelle génération sur l’ES 2026 : 5G AT&T, écran 14 pouces, assistant vocal et widgets personnalisables.

Lexus franchit une nouvelle étape dans la course à la connectivité et à l’expérience utilisateur à bord de ses véhicules. Le constructeur japonais, filiale premium de Toyota, vient de dévoiler les détails de son système multimédia de nouvelle génération, baptisé Lexus Interface. Ce dispositif fera ses débuts commerciaux dans la berline Lexus ES 2026, avant d’être progressivement déployé sur l’ensemble des modèles de la gamme. Au programme : connectivité 5G, écran tactile agrandi, assistant vocal repensé et personnalisation poussée de l’habitacle. Une évolution majeure qui place Lexus en ordre de bataille face à une concurrence premium de plus en plus exigeante sur le plan des technologies embarquées et de l’expérience conducteur.

Connectivité 5G et écran 14 pouces au cœur du nouveau système

La nouveauté la plus structurante de ce Lexus Interface de dernière génération est sans conteste l’intégration de la connectivité réseau 5G, fournie par l’opérateur américain AT&T. C’est une première dans toute l’histoire de la gamme Lexus, qui bénéficiera ainsi de vitesses de transfert de données nettement supérieures, de fonctionnalités étendues et de la couverture du vaste réseau d’AT&T à travers l’Amérique du Nord. Cette infrastructure de connectivité haut débit ouvre la voie à des services embarqués plus réactifs et à une expérience numérique à bord comparable aux standards des smartphones et tablettes modernes.

L’interface s’appuie sur un écran tactile standard de 14 pouces, dont la réactivité a été sensiblement améliorée grâce à une puissance de traitement accrue. La fluidité de navigation dans les menus et la rapidité de réponse aux commandes tactiles constituent des points d’amélioration directement issus des retours des clients et des concessionnaires, recueillis depuis l’introduction du premier système Lexus Interface sur le NX 2022.

La personnalisation de l’expérience à bord est érigée en priorité. L’écran d’accueil du nouveau Lexus Interface est entièrement configurable : le conducteur et ses passagers peuvent composer leur tableau de bord numérique en sélectionnant librement leur combinaison de widgets parmi un catalogue incluant la navigation, les modes de conduite, le système audio, les appareils intelligents connectés et les prévisions météorologiques. Ces widgets peuvent être regroupés par deux ou par trois pour un accès immédiat aux informations les plus fréquemment consultées. Un menu de Contrôle Rapide, accessible depuis le coin supérieur droit de l’écran tactile, centralise quant à lui les paramètres les plus utilisés : connectivité Bluetooth, luminosité de l’écran, bascule entre modes clair et sombre, et raccourcis vers les réglages du Système Avancé d’Aide à la Conduite. La compatibilité avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil est également assurée en standard, répondant aux attentes des utilisateurs souhaitant intégrer leur écosystème smartphone à l’environnement de bord du véhicule.

L’ambiance lumineuse de l’habitacle bénéficie par ailleurs d’une palette de plus de 64 options d’éclairage d’ambiance, accessibles en une seule pression, permettant de moduler l’atmosphère intérieure selon les préférences du conducteur ou les conditions de conduite.

Un assistant vocal inédit et une navigation intégrée au tableau de bord

Le nouveau Lexus Interface introduit une évolution significative de l’assistant vocal embarqué. Grâce à une solution de traitement intégrée directement sur l’appareil, l’assistant répond désormais plus rapidement aux sollicitations vocales, sans dépendance systématique à une connexion réseau pour les commandes de base. Il peut être activé par trois formules d’interpellation : « Hey, Lexus », « Hi, Lexus » ou « Okay, Lexus ». Une fois activé, il est capable d’ajuster le volume sonore, de sélectionner une station de radio ou une piste musicale, de modifier les réglages de climatisation dans n’importe quelle zone de l’habitacle, de communiquer la distance estimée jusqu’à la destination, ainsi que la date et l’heure. L’assistant peut également effectuer des calculs arithmétiques élémentaires et naviguer dans les pages de menu de l’unité principale.

Innovation notable pour la gamme Lexus : l’assistant vocal propose désormais deux options de voix — masculine et féminine — une première dans l’histoire des systèmes multimédias de la marque, offrant ainsi un niveau de personnalisation supplémentaire à l’expérience de conduite.

L’intégration avec l’affichage multi-informations situé derrière le volant atteint également une profondeur inédite. La navigation intégrée est désormais affichée en plein écran sur le MID, avec cartes et instructions de navigation tournant par tournant visibles directement dans le champ de vision du conducteur. Cette disposition améliore significativement la sécurité et le confort de conduite en réduisant les déplacements du regard vers l’écran central. L’accès aux fonctionnalités de navigation avancées — informations de trafic en temps réel, support opérateur disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour la planification d’itinéraires — nécessite un essai ou un abonnement actif au service Drive Connect.

Dashcam intégrée, gestion de la recharge et clé numérique

Le nouveau système multimédia Lexus intègre en standard une fonction Drive Recorder particulièrement bien pensée sur le plan de l’intégration. Contrairement aux dashcams traditionnelles qui nécessitent l’installation d’un boîtier visible dans l’habitacle, ce système d’enregistrement utilise les caméras extérieures déjà présentes sur le véhicule pour capturer des séquences vidéo, sans ajouter aucun équipement supplémentaire visible à l’intérieur de l’habitacle. Cette approche intégrée s’inscrit dans la philosophie d’épuration de l’environnement de bord qui caractérise la signature intérieure de la marque Lexus.

Pour les versions électrifiées de la berline — les ES 350e et ES 500e 2026 — le Lexus Interface ajoute des fonctionnalités dédiées à la gestion de la charge des véhicules électriques. Les propriétaires peuvent surveiller et piloter la recharge de leur batterie directement depuis l’unité centrale du système multimédia, sans avoir recours à une application externe.

La clé numérique fait également l’objet d’une extension de ses capacités. Via une application de portefeuille numérique installée sur un smartphone compatible — sous réserve d’un essai ou d’un abonnement au service Remote Connect —, les propriétaires d’un Lexus compatible peuvent désormais verrouiller, déverrouiller et démarrer leur véhicule à distance. Une fonctionnalité qui s’inscrit dans la tendance de fond à la dématérialisation des accès aux véhicules, observée sur l’ensemble du segment premium du marché automobile mondial.

Introduit pour la première fois sur le Lexus NX 2022, le système Lexus Interface a bénéficié de quatre années de retours terrain de la part des clients et des réseaux de concessionnaires pour aboutir à cette version enrichie, qui sera déployée progressivement sur l’ensemble des modèles de la gamme à partir de la berline ES 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

L’intégration de la 5G AT&T dans le Lexus Interface marque une avancée concrète pour la connectivité embarquée de la gamme, mais sa portée restera géographiquement limitée au territoire nord-américain dans un premier temps, ce qui relativise son impact pour les marchés européens et asiatiques. La fonction Drive Recorder utilisant les caméras extérieures existantes est une solution élégante et bien intégrée, qui évite l’ajout d’équipements tiers dans l’habitacle tout en répondant à une demande croissante des conducteurs pour la protection juridique offerte par l’enregistrement vidéo. La personnalisation poussée de l’écran d’accueil par widgets et les deux options de voix pour l’assistant vocal témoignent d’une attention réelle aux retours utilisateurs collectés depuis le lancement du premier Lexus Interface sur le NX 2022. Enfin, l’intégration native de la gestion de la recharge pour les versions ES 350e et ES 500e confirme que Lexus anticipe la montée en puissance des variantes électrifiées dans sa gamme, en leur dédiant des fonctionnalités spécifiques directement accessibles depuis l’unité centrale.

Crédit illustration : Lexus.

L’article Lexus Interface 2026 : l’habitacle passe à la 5G est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Cybertruck AWD à 59 990 $ : Giga Texas relance la production

Des drones ont repéré de nouveaux Cybertrucks à Giga Texas le 11 mai, dont le modèle AWD à 59 990 $ lancé fin février par Tesla.

Giga Texas, l’immense usine de fabrication de Tesla implantée à Austin, est de nouveau au cœur de l’actualité automobile électrique. Des images captées par drone le matin du 11 mai 2026 par l’observateur aérien Joe Tegtmeyer révèlent l’apparition de nouveaux lots de Cybertrucks dans la cour de l’usine texane. Parmi ces véhicules, une partie de l’inventaire serait attribuée à la version Dual Motor AWD, la variante à transmission intégrale proposée au prix de 59 990 dollars — la configuration la plus accessible de la gamme Cybertruck actuellement commercialisée par le constructeur californien. Ces images constituent un signal fort pour les milliers de clients en liste d’attente qui espèrent voir leurs délais de livraison se réduire dans les prochains mois.

Le Cybertruck AWD, la variante la plus accessible de la gamme

Lancée fin février 2026, la version Dual Motor AWD du Cybertruck à 59 990 dollars représente une étape importante dans la stratégie de démocratisation du pick-up électrique de Tesla. Positionnée en dessous des versions AWD et Cyberbeast plus onéreuses dans la hiérarchie de la gamme, cette déclinaison conserve néanmoins la transmission intégrale permanente, l’une des caractéristiques techniques les plus appréciées des acheteurs de véhicules tout-terrain et de pick-up électriques aux États-Unis.

Sur le plan esthétique, la version Dual Motor AWD à 59 990 dollars se distingue difficilement de ses homologues plus coûteuses. Contrairement à l’ancienne version Long Range à propulsion arrière, qui se démarquait visuellement par l’absence de couverture de benne motorisée, la nouvelle variante de base AWD ne laisse presque rien transparaître de l’extérieur qui permettrait de l’identifier au premier coup d’œil. Cette homogénéité visuelle entre les différentes déclinaisons du Cybertruck est cohérente avec le positionnement premium que Tesla souhaite maintenir pour l’ensemble de sa gamme de pick-up électriques, quel que soit le niveau de finition choisi par l’acheteur.

L’attractivité commerciale de cette configuration plus abordable s’est manifestée dès son lancement avec une intensité remarquable. Les premières estimations de livraison aux États-Unis, initialement annoncées pour juin 2026, ont rapidement glissé vers septembre-octobre pour les commandes passées dans les premières semaines. Les acheteurs ayant commandé leur Cybertruck AWD plus tardivement se voient désormais proposer des dates de livraison repoussées jusqu’en avril 2027, témoignant d’une demande qui dépasse largement les capacités de production actuelles de l’usine texane.

Une production qui s’accélère pour réduire les délais d’attente

Si les images de drone de Joe Tegtmeyer confirment effectivement le démarrage ou l’intensification de la production de la version Dual Motor AWD à 59 990 dollars, cela représenterait une avancée concrète pour Tesla dans sa capacité à honorer les commandes en attente et à réduire les délais qui s’allongent depuis le lancement commercial de cette configuration. Dans un marché du pick-up électrique en pleine expansion aux États-Unis, où la concurrence des constructeurs traditionnels comme Ford avec son F-150 Lightning ou General Motors avec le Silverado EV se fait de plus en plus vive, la capacité de Tesla à livrer ses véhicules dans des délais raisonnables constitue un enjeu commercial et de réputation majeur.

L’accélération de la production du Cybertruck AWD permettrait également à Tesla d’élargir le public potentiel de son pick-up électrique iconique. En rendant disponible une version à transmission intégrale à moins de 60 000 dollars — un seuil psychologique important sur le marché américain des véhicules utilitaires premium — le constructeur californien vise une clientèle d’acheteurs de camionnettes qui souhaitent bénéficier des avantages de l’électromobilité sans renoncer aux capacités tout-terrain et à la polyvalence qui définissent le segment du pick-up aux États-Unis.

La concentration de nouveaux Cybertrucks dans la cour de Giga Texas, telle qu’observée sur les images aériennes du 11 mai 2026, suggère que les lignes de production tournent à un rythme soutenu, même si les données officielles de production et de livraison de Tesla ne sont pas encore disponibles pour confirmer précisément les volumes concernés par cette variante spécifique.

Le Cybercab en préparation dans la même usine texane

Pendant que la production du Cybertruck AWD semble monter en cadence, Giga Texas prépare simultanément le terrain pour un autre véhicule électrique très attendu : le Cybercab, le taxi autonome de Tesla. Des images aériennes de la même session de surveillance par drone révèlent que des dizaines de Cybercabs finis ont été repérés dans la zone d’expédition de l’usine d’Austin, signalant l’avancement des préparatifs pour la commercialisation de ce véhicule conçu pour opérer sans conducteur.

La coexistence sur le même site de fabrication texan du Cybertruck, pick-up électrique destiné aux particuliers, et du Cybercab, véhicule autonome à vocation de mobilité partagée, illustre l’ambition industrielle de Tesla à Giga Texas, qui s’impose progressivement comme l’un des sites de production automobile les plus stratégiques et les plus diversifiés des États-Unis. La capacité du constructeur à gérer simultanément la montée en puissance de plusieurs lignes de production pour des véhicules électriques aux architectures et aux marchés très différents constitue un défi logistique et industriel de premier ordre.

Pour les observateurs du secteur automobile et les investisseurs qui suivent de près l’évolution des capacités de production de Tesla, les images de Giga Texas du 11 mai 2026 apportent des éléments concrets et visuels sur l’état d’avancement des opérations dans cette usine clé du réseau de fabrication du constructeur. La réduction effective des délais de livraison du Cybertruck AWD à 59 990 dollars dans les prochains mois sera l’indicateur le plus fiable de la capacité de Tesla à transformer ces signaux positifs en résultats commerciaux tangibles.


Notre avis, par leblogauto.com

Les images de drone de Giga Texas constituent un indicateur encourageant pour les clients en attente du Cybertruck AWD à 59 990 dollars, mais elles ne permettent pas à elles seules de confirmer officiellement les volumes de production ni les délais de livraison révisés, en l’absence de données chiffrées publiées par Tesla. Le glissement des premières estimations de livraison de juin 2026 à avril 2027 pour les commandes tardives témoigne d’un engouement commercial réel pour cette variante plus abordable, mais aussi d’un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande sur ce segment du pick-up électrique. La préparation simultanée du Cybercab dans la même usine texane illustre la densité du programme de lancement de Tesla, qui devra gérer efficacement ses capacités industrielles pour honorer ses engagements sur plusieurs fronts à la fois. Enfin, le positionnement tarifaire à 59 990 dollars pour une transmission intégrale reste un argument commercial solide face à la concurrence croissante des pick-up électriques des constructeurs traditionnels américains.

Crédit illustration : Tesla.

L’article Cybertruck AWD à 59 990 $ : Giga Texas relance la production est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Stellantis E-Car : la petite voiture électrique abordable vraiment de retour en Europe ?

Stellantis annonce le projet E-Car, une petite citadine électrique destinée au grand public européen, dont la production est prévue à partir de 2028 en Italie. Le groupe répond ainsi à la contraction du segment des petites voitures en Europe, observée ces dernières années.

Il n’est pas le seul à se saisir de cette volonté européenne de créer un nouveau segment automobile.

Un projet inspiré des Kei Cars japonaises, pensé pour l’Europe, fabriqué en Europe

E-Car est le nom donné par Stellantis à un projet de petite voiture électrique de série, ciblant une clientèle urbaine à la recherche d’un véhicule compact et accessible. Le sigle recouvre quatre notions : Européen, Émotionnel, Électrique et Écologique.

Le projet a été reconnu par la Commission Européenne pour son potentiel en matière d’emploi industriel et d’adoption du véhicule électrique sur le continent.

Pomigliano d’Arco, usine historique des petites Fiat, choisie pour la production

La fabrication des futurs modèles E-Car sera confiée au site industriel de Pomigliano d’Arco, en Italie. Cette usine a déjà produit certains des modèles les plus emblématiques du groupe, dont la Fiat Panda. Le démarrage de la production est annoncé pour 2028.

Plusieurs marques du groupe Stellantis devraient commercialiser leurs propres déclinaisons issues de ce projet commun. On peut imaginer une Citroën 2CV, une Peugeot 108, une Fiat Panda (ou Punto ?), etc.

Des technologies développées avec des partenaires extérieurs

Les modèles E-Car seront équipés de technologies électriques développées en partenariat avec des acteurs sélectionnés par Stellantis. L’objectif affiché est double : contenir les coûts pour maintenir un tarif accessible, et accélérer la mise sur le marché. Stellantis pourrait donc se tourner vers ses partenaires chinois pour ce projet.

Le design des véhicules est décrit comme innovant, sans que des détails stylistiques soient précisés à ce stade. Evidemment, chaque marque tentera de mettre le véhicule à sa sauce. Ce devrait être une sorte de Kei car sauce européenne.

Un segment en recul que Stellantis veut inverser

Stellantis justifie ce projet par la disparition progressive des petites voitures abordables du marché européen au cours des dernières années. Le groupe positionne E-Car comme une réponse directe à cette tendance, en s’appuyant sur son expérience historique dans ce segment.

Aucune information sur les prix ou les caractéristiques techniques des futurs modèles n’a été communiquée pour l’instant.

Notre avis, par leblogauto.com

A force de renforcer la dépollution, mais également de mettre de plus en plus d’électronique obligatoire (GSR2), l’Europe a tué le segment A. Le segment B à de rares exceptions débute à 20 000 € environ. Ce qui fait dire que les véhicules abordables ont disparu. Le réponse de l’Europe et des constructeurs ? Une « sous catégorie » de voiture, électrique, et plus dépouillée que les catégories M1.

Dacia avec son Hipster, Volkswagen, Stellantis, etc. chacun va vouloir sa part du gâteau. En revanche, avec un VE, n’espérez pas retrouver une voiture à 7 500 € comme la Dacia Logan à son lancement en 2005 (environ 10 500 € en tenant compte de l’inflation). Sauf si les gouvernements continuent de subventionner massivement l’électrique.

Sinon, ne cauchemardez pas, l’illustration n’est qu’une illustration 😉

L’article Stellantis E-Car : la petite voiture électrique abordable vraiment de retour en Europe ? est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Made in Europe : le label auto qui divise constructeurs et fournisseurs

Fournisseurs et constructeurs s’affrontent sur le label Made in Europe : seuil de 70 % de contenu local, emplois menacés et compétitivité en jeu.

Une nouvelle ligne de fracture est en train de se dessiner au sein de l’industrie automobile européenne. Après les débats sur l’interdiction des moteurs à combustion interne et l’imposition de droits de douane sur les véhicules électriques chinois, c’est désormais la question du contenu local des véhicules fabriqués sur le Vieux Continent qui cristallise les tensions entre fournisseurs et constructeurs automobiles. En mars dernier, la Commission européenne a proposé des règles encadrant le contenu local dans le cadre de la loi sur l’accélérateur industriel, ouvrant un débat de fond sur ce qui peut légitimement être qualifié de voiture « Made in Europe » et sur les instruments réellement efficaces pour protéger la filière automobile du continent face à la concurrence chinoise.

Le label Made in Europe, trop faible selon les fournisseurs

Le principe défendu par la Commission européenne repose sur une logique industrielle claire : assembler des véhicules sur le territoire européen ne suffit pas à garantir la préservation des emplois, des usines et des savoir-faire locaux. Pour que le label « Made in Europe » ait une valeur substantielle et constitue un véritable instrument de politique industrielle, une part significative de la valeur ajoutée doit être créée au sein de la région, et non importée sous forme de modules ou de composants finis en provenance de Chine ou d’autres pays tiers.

L’association européenne des fournisseurs de l’automobile, la CLEPA, juge la proposition actuelle de la Commission insuffisante. Elle appelle à l’établissement d’un seuil contraignant et explicite : une voiture ne devrait être considérée comme européenne que si au moins 70 % de sa valeur ajoutée est produite sur le sol européen. Sans la fermeture des failles clés de la réglementation actuelle, prévient la CLEPA, le label « Made in Europe » risque de demeurer un symbole creux plutôt qu’un levier de reconquête industrielle.

Les équipementiers et sous-traitants automobiles européens ne s’alarment pas en premier lieu d’une hausse des prix de revient des véhicules — ils indiquent ne pas s’attendre à de fortes augmentations tarifaires « à ce stade ». Leur préoccupation principale est d’une autre nature : la menace de déstructuration progressive des chaînes d’approvisionnement locales, sous la pression de composants et de modules de plus en plus compétitifs fabriqués en Chine. Selon la CLEPA, jusqu’à 350 000 emplois pourraient être menacés dans le secteur de la fourniture automobile européenne, alors que les concurrents chinois accélèrent simultanément le développement de leurs technologies, l’expansion de leurs volumes de production et l’extension de leur empreinte industrielle en Europe.

Constructeurs et fournisseurs : des intérêts divergents

Face à la position offensive des équipementiers, les constructeurs automobiles européens adoptent une posture nettement plus prudente. L’Association des constructeurs européens d’automobiles, l’ACEA, affirme certes soutenir l’objectif d’une industrie automobile européenne compétitive et robuste, mais met en garde contre les risques d’une réglementation trop rigide sur le contenu local. Sa directrice générale, Sigrid de Vries, soutient que des exigences de fabrication européenne à elles seules ne suffiront pas à résoudre le problème de compétitivité structurelle du secteur. Pour l’ACEA, les véritables freins à la compétitivité de l’industrie automobile européenne sont ailleurs : la bureaucratie, le coût élevé de l’énergie et la lourdeur réglementaire constituent les obstacles prioritaires à lever.

Les grands groupes automobiles allemands — dont les intérêts commerciaux en Chine restent considérables — ont une raison supplémentaire de faire preuve de retenue. La Chine demeure pour eux un marché immense et une source de revenus se chiffrant en milliards d’euros. Un protectionnisme industriel excessif en Europe pourrait fragiliser des relations commerciales dont ces constructeurs dépendent encore fortement pour leur équilibre financier mondial. Le risque d’une escalade des tensions commerciales avec Pékin, en représailles à des règles de contenu local trop contraignantes, constitue une variable que les constructeurs ne peuvent ignorer dans leur calcul stratégique.

Ce clivage entre équipementiers et constructeurs au sein d’une même filière industrielle illustre la complexité des arbitrages auxquels est confrontée la politique automobile européenne. Les fournisseurs, en première ligne face à la concurrence des composants chinois, réclament une protection normative forte. Les assembleurs, exposés à des risques de renchérissement de leurs véhicules et de complication de leurs opérations mondiales, freinent au contraire toute mesure susceptible d’introduire de nouvelles contraintes dans leurs chaînes de valeur globalisées.

L’enjeu final : des voitures européennes plus compétitives ou un simple autocollant ?

Au-delà du débat technique sur les seuils de contenu local et les mécanismes de certification, c’est la question de l’efficacité réelle du label « Made in Europe » qui est posée. La valeur d’un tel label pour le consommateur final — et pour l’industrie automobile européenne dans son ensemble — dépend entièrement de sa capacité à garantir un ancrage substantiel de la création de valeur sur le continent, et non d’une simple opération d’assemblage final de composants importés.

Pour l’acheteur de véhicule, qu’il s’agisse d’une berline électrique, d’un SUV hybride rechargeable ou d’un modèle thermique, la question se ramène à une seule préoccupation concrète : la voiture européenne sera-t-elle plus abordable, plus performante et mieux adaptée à ses besoins — ou ne bénéficiera-t-elle que d’un autocollant supplémentaire apposé sur une carrosserie dont l’essentiel de la valeur a été créé hors d’Europe ?

La réponse à cette question déterminera la crédibilité et l’utilité réelle du label « Made in Europe » comme instrument de politique industrielle automobile. Elle conditionnera également la capacité de la filière européenne à maintenir ses emplois, ses savoir-faire et sa place dans la compétition mondiale face à des constructeurs et équipementiers chinois qui gagnent chaque année davantage de terrain sur le marché européen des véhicules électriques et des composants de mobilité avancée.

Notre avis, par leblogauto.com

Le débat sur le seuil de contenu local pour le label « Made in Europe » révèle une fracture profonde et structurelle entre deux catégories d’acteurs de la filière automobile dont les intérêts, bien que convergents sur le long terme, divergent significativement à court terme. La revendication d’un seuil de 70 % de valeur ajoutée européenne portée par la CLEPA est ambitieuse et cohérente avec l’objectif de préserver les 350 000 emplois menacés dans la chaîne d’approvisionnement, mais elle se heurte à la réalité des chaînes de valeur globalisées des grands constructeurs. La position de l’ACEA, qui pointe la bureaucratie et le coût de l’énergie comme obstacles prioritaires à la compétitivité, est factuelle mais ne répond pas directement à la question de la désindustrialisation progressive de la filière des équipementiers européens. Sans arbitrage politique clair de la Commission européenne sur le niveau du seuil et les modalités de contrôle, le label « Made in Europe » risque effectivement de rester un instrument de communication plutôt qu’un véritable bouclier industriel.

Crédit illustration : Matthias Balk via Getty Images.

L’article Made in Europe : le label auto qui divise constructeurs et fournisseurs est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  
❌