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Financer une voiture électrique : le coût total à prendre en compte avant de signer

Financer une voiture électrique : TCO et crédit auto expliqués

Longtemps, le réflexe a été simple : comparer le prix d’achat d’un véhicule, obtenir un crédit auto, et rembourser chaque mois. Avec la voiture électrique, ce raisonnement atteint ses limites. Le prix affiché en concession ne reflète qu’une partie de la réalité financière, et se concentrer uniquement sur la mensualité du financement revient à ignorer l’essentiel de l’équation. Pour choisir entre un véhicule thermique et un véhicule électrique, il faut adopter une lecture différente, celle du coût total de possession, connue sous l’acronyme TCO (Total Cost of Ownership).

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Le TCO : l’outil de comparaison que les calculateurs classiques ignorent

Le TCO agrège l’ensemble des dépenses liées à un véhicule sur sa durée de détention : prix d’acquisition, coût du financement, carburant ou énergie, entretien, assurance, fiscalité et valeur de revente. C’est sur ce périmètre complet que la comparaison entre thermique et électrique prend tout son sens.

Sur le seul critère du prix d’achat, la voiture électrique affiche généralement un tarif plus élevé que son équivalent thermique dans le même segment. Ce surcoût initial se répercute mécaniquement sur le montant emprunté et les mensualités du crédit pour une voiture électrique. Mais c’est précisément là que le calcul traditionnel s’arrête, alors qu’il devrait continuer.

Car une fois le véhicule en circulation, les postes de dépenses s’inversent. Le coût de l’énergie électrique reste nettement inférieur à celui de l’essence ou du gazole pour un kilométrage équivalent. L’entretien est allégé : pas de vidange d’huile moteur, pas de courroie de distribution, moins de sollicitations sur les freins grâce au freinage régénératif. Sur plusieurs années, ces économies cumulées modifient profondément le bilan financier.

Un exemple représentatif : thermique contre électrique sur cinq ans

Pour illustrer concrètement le TCO, voici un exemple représentatif, construit à titre indicatif à partir d’hypothèses moyennes. Il ne constitue pas une offre de financement et les chiffres peuvent varier selon le profil de l’emprunteur, le véhicule choisi et les conditions du marché.

Scénario A : berline thermique compacte

  • Prix d’achat : 22 000 €
  • Financement sur 60 mois : mensualité autour de 390 € (exemple représentatif, hors assurance)
  • Carburant sur 5 ans (15 000 km/an, consommation moyenne 6,5 L/100 km, prix du carburant 1,80 €/L) : environ 8 775 €
  • Entretien estimé sur 5 ans : environ 3 000 €
  • Bonus/malus écologique : malus potentiel selon émissions
  • Coût total estimé sur 5 ans (hors assurance et valeur résiduelle) : environ 35 000 €

Scénario B : berline électrique compacte équivalente

  • Prix d’achat : 33 000 € (avant déduction du bonus écologique de 4 000 € pour les ménages éligibles, soit 29 000 € nets)
  • Financement sur 60 mois : mensualité autour de 520 € (exemple représentatif, hors assurance, sur la base de 29 000 €)
  • Électricité sur 5 ans (15 000 km/an, consommation 16 kWh/100 km, prix moyen 0,20 €/kWh) : environ 2 400 €
  • Entretien estimé sur 5 ans : environ 1 200 €
  • Coût total estimé sur 5 ans (hors assurance et valeur résiduelle) : environ 33 700 €

Dans cet exemple représentatif, malgré une mensualité supérieure d’environ 130 € par mois, le véhicule électrique affiche un coût global légèrement inférieur sur cinq ans, grâce aux économies réalisées sur l’énergie et l’entretien. La valeur résiduelle du véhicule électrique, en progression sur le marché de l’occasion, peut encore modifier favorablement ce bilan.

Pourquoi le calcul du crédit auto classique est insuffisant

Un simulateur de crédit automobile standard compare deux variables : le montant emprunté et la durée. Il produit une mensualité. C’est utile pour évaluer la soutenabilité d’un engagement mensuel, mais cela ne dit rien de ce que le véhicule coûtera réellement à l’usage.

Raisonner uniquement sur la mensualité conduit à écarter d’emblée le véhicule électrique parce qu’il emprunte davantage, sans tenir compte du fait qu’il génère des économies récurrentes susceptibles de compenser, voire de dépasser, le supplément mensuel. C’est un biais de perception bien documenté dans les décisions financières : le coût immédiat et visible pèse davantage dans l’arbitrage que le gain futur et diffus.

C’est précisément pour aider les particuliers à dépasser ce biais que des acteurs spécialisés dans le financement proposent des solutions adaptées au véhicule électrique. Cofidis, par exemple, a structuré une offre de crédit auto dédiée aux voitures électriques, pensée pour accompagner ce type d’achat avec des conditions correspondant aux spécificités de ce marché.

« Beaucoup d’acheteurs potentiels renoncent à l’électrique parce qu’ils comparent uniquement les mensualités, sans intégrer les économies d’usage, explique un expert Cofidis. Notre rôle est d’aider les clients à lire l’ensemble du tableau financier avant de prendre leur décision. »

Les aides à l’achat : un levier à intégrer dans le calcul

Le financement d’un véhicule électrique s’inscrit dans un cadre d’aides publiques qui modifient significativement l’équation. Le bonus écologique, attribué sous conditions de ressources et de prix du véhicule, peut atteindre plusieurs milliers d’euros et réduire directement le capital à financer. Certaines collectivités locales ajoutent des primes complémentaires. Le leasing social, dispositif gouvernemental reconduit en 2025, a permis à des ménages modestes d’accéder à des offres de location longue durée à des tarifs préférentiels.

Ces aides ne sont pas garanties dans leur maintien et leurs conditions évoluent régulièrement. Il est donc recommandé de vérifier les dispositifs en vigueur au moment de l’achat auprès des sources officielles. Ce qui est certain, en revanche, c’est que leur intégration dans le calcul du TCO modifie sensiblement le prix d’entrée effectif du véhicule électrique et, par conséquent, le montant du crédit nécessaire.

Ce que cela change concrètement pour l’emprunteur

Adopter une lecture TCO avant de souscrire un crédit automobile ne signifie pas renoncer à comparer les mensualités : cela reste un indicateur pertinent pour évaluer sa capacité de remboursement mensuelle. Mais cela implique d’élargir la comparaison à l’horizon complet de détention du véhicule.

Un particulier qui roule entre 15 000 et 20 000 kilomètres par an, principalement en zone urbaine ou périurbaine, avec un accès à la recharge à domicile ou sur son lieu de travail, a tout intérêt à calculer son TCO sur quatre à cinq ans avant d’arbitrer. Le résultat peut être inattendu, comme le montre l’exemple représentatif présenté plus haut.

Le marché du financement automobile évolue pour accompagner cette réalité. Des durées de crédit adaptées, des solutions intégrant la valeur résiduelle garantie ou les coûts d’usage peuvent être proposées selon les établissements. Avant de s’engager, il reste nécessaire de comparer les offres disponibles et de s’assurer que les mensualités correspondent durablement à sa situation financière.

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Ford imagine une voiture contrôlée depuis l’extérieur

Ford dépose un brevet pour contrôler un véhicule à distance et faciliter les manœuvres lentes comme le stationnement.

Ford explore une nouvelle piste technologique destinée à simplifier certaines manœuvres automobiles du quotidien. Le constructeur américain a déposé un brevet portant sur un système permettant de contrôler un véhicule depuis l’extérieur, grâce à un contrôleur externe. Cette demande, déposée le 1er novembre 2023 et publiée le 7 juillet 2026, décrit une technologie capable de déplacer une voiture sur de courtes distances sans que le conducteur soit installé dans l’habitacle.

Il ne s’agit toutefois pas d’une fonctionnalité disponible sur les véhicules Ford actuels. Le constructeur précise qu’un brevet ne constitue pas une confirmation de production ni une indication définitive sur les futurs équipements commercialisés. Cette technologie reste donc au stade de l’idée protégée juridiquement, sans annonce concernant une éventuelle intégration dans une gamme automobile.

Le concept étudié par Ford vise principalement les situations nécessitant un repositionnement précis du véhicule. Il pourrait notamment être utilisé dans une cour, sur un chemin d’accès ou dans des espaces où il est difficile de monter et descendre plusieurs fois de la voiture pour ajuster son emplacement.

Un contrôle extérieur pour faciliter les manœuvres précises

Le brevet déposé par Ford décrit un système permettant au propriétaire de déplacer son véhicule depuis l’extérieur. L’objectif est de rendre certaines manœuvres lentes plus simples, notamment lorsque le conducteur doit positionner la voiture avec précision.

Dans les situations courantes, un automobiliste peut être amené à effectuer plusieurs ajustements successifs pour garer son véhicule correctement, aligner une remorque ou déplacer une voiture dans un espace réduit. La solution imaginée par Ford permettrait d’éviter des allers-retours entre l’extérieur du véhicule et le poste de conduite.

L’un des éléments distinctifs du système concerne la possibilité de contrôler plusieurs directions de déplacement. Contrairement à de simples fonctions de stationnement à distance limitées à certains mouvements, le contrôleur externe envisagé pourrait permettre des déplacements plus précis.

Cette capacité pourrait offrir davantage de flexibilité dans des environnements où la visibilité depuis le siège conducteur est réduite ou lorsque l’utilisateur souhaite observer directement la position du véhicule depuis l’extérieur.

Le brevet s’inscrit dans une tendance plus large de l’industrie automobile visant à développer des technologies d’aide aux manœuvres. Les constructeurs cherchent notamment à améliorer les fonctions liées au stationnement, aux déplacements à basse vitesse et aux opérations nécessitant une grande précision.

Une technologie proche des aides au stationnement et au remorquage

Ford a déjà travaillé sur des systèmes permettant un contrôle à distance dans des situations spécifiques. Le constructeur avait notamment déposé un autre brevet concernant l’aide à l’attelage d’une remorque.

Dans ce cas, l’objectif était de permettre au conducteur de se tenir à proximité du véhicule afin d’aligner plus facilement la boule d’attelage avec la remorque. Cette approche répondait à une difficulté fréquente pour les utilisateurs de véhicules équipés d’un dispositif de remorquage, où quelques centimètres peuvent compliquer la connexion entre les deux éléments.

Le nouveau brevet consacré au contrôleur externe reprend une logique similaire : donner au conducteur une meilleure visibilité directe lors d’une manœuvre délicate. Toutefois, le champ d’application envisagé semble plus large, puisqu’il concerne le déplacement général du véhicule sur de courtes distances.

Les technologies de contrôle à distance occupent une place croissante dans le développement des véhicules modernes. Elles complètent les systèmes d’assistance déjà présents, comme les aides au stationnement automatisées ou les dispositifs capables de surveiller l’environnement du véhicule.

Pour les constructeurs automobiles, ces innovations répondent à une demande croissante de simplicité d’utilisation. Les manœuvres lentes, souvent considérées comme peu complexes mais parfois difficiles dans certaines configurations, représentent un domaine où les nouvelles technologies peuvent apporter un gain de confort.

Un brevet qui ne préjuge pas d’un futur modèle Ford

Malgré l’intérêt potentiel de cette technologie, Ford rappelle que les demandes de brevet ne doivent pas être interprétées comme des annonces de produits futurs. Le dépôt d’un brevet permet avant tout de protéger une idée technique, sans garantir son développement industriel ou sa commercialisation.

Le constructeur américain explore régulièrement différentes solutions dans le domaine automobile, allant des systèmes d’assistance à la conduite aux nouvelles interfaces entre l’utilisateur et son véhicule. Certaines innovations étudiées peuvent rester au stade expérimental, tandis que d’autres peuvent éventuellement être intégrées dans de futurs modèles.

Le contrôleur externe imaginé par Ford illustre néanmoins les orientations actuelles de l’industrie automobile. Les constructeurs cherchent à rendre les véhicules plus faciles à utiliser dans des situations variées, notamment lors du stationnement, du déplacement dans des espaces privés ou des opérations avec une remorque.

Cette technologie pourrait répondre à des besoins précis pour certains conducteurs, mais aucune information ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’elle équipera prochainement un véhicule Ford. Le brevet constitue donc une indication des recherches menées par la marque, plutôt qu’une annonce commerciale.

L’évolution des véhicules modernes repose de plus en plus sur l’association entre mécanique, électronique embarquée et logiciels. Les systèmes de contrôle extérieur font partie des pistes étudiées pour améliorer l’expérience utilisateur et réduire les contraintes liées aux manœuvres quotidiennes.

Notre avis, par leblogauto.com

Le brevet de Ford montre l’intérêt du constructeur pour les solutions destinées à simplifier les manœuvres à basse vitesse. La technologie décrite pourrait apporter une aide lors du stationnement ou du repositionnement d’un véhicule, mais elle reste uniquement au stade du brevet. Ford précise lui-même qu’un dépôt de brevet ne constitue pas une confirmation de production. Cette démarche illustre néanmoins la recherche continue d’innovations autour de l’usage quotidien de l’automobile.

Crédit illustration : Ford.

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Kia rappelle plus de 460 000 Telluride pour risque d’incendie

Kia rappelle près de 463 000 Telluride aux États-Unis pour installer un fusible électronique lié aux sièges électriques.

Kia lance une nouvelle campagne de rappel aux États-Unis concernant 462 869 exemplaires du SUV Telluride produits entre 2020 et 2024. Cette opération constitue une nouvelle intervention sur un défaut lié aux sièges avant électriques, après une précédente campagne de réparation qui n’aurait pas permis de supprimer totalement le risque identifié. Les véhicules déjà passés en concession doivent également revenir pour recevoir une nouvelle solution technique destinée à empêcher une surchauffe du moteur de réglage du siège.

Le problème concerne un composant électrique situé au niveau des sièges avant. Dans certaines conditions, un choc externe important sur le cache latéral ou sur le bouton coulissant peut déplacer, bloquer ou endommager l’interrupteur de commande. Le moteur électrique du siège peut alors continuer à fonctionner sans interruption, provoquer une surchauffe et augmenter le risque d’incendie, que le véhicule soit en circulation ou stationné.

Un rappel massif pour un défaut des sièges électriques

Le rappel concerne 462 869 SUV Kia Telluride commercialisés aux États-Unis entre les années-modèles 2020 et 2024. La campagne actuelle remplace le précédent rappel 24V407, ce qui signifie que les propriétaires ayant déjà effectué la première réparation doivent également retourner chez un concessionnaire afin de bénéficier de la nouvelle intervention.

Selon les informations communiquées par Kia, le défaut peut apparaître lorsque l’interrupteur du siège électrique est affecté par un impact extérieur. Le mécanisme de commande peut alors rester bloqué ou être endommagé, entraînant un fonctionnement continu du moteur électrique de réglage du siège.

Cette situation peut provoquer une montée en température du moteur et créer un risque d’incendie dans l’habitacle. Le constructeur a identifié plusieurs signes pouvant alerter les conducteurs : une commande de réglage qui fonctionne difficilement, un siège qui continue à bouger après le relâchement du bouton, une odeur de brûlé ou de plastique fondu, ainsi que la présence de fumée provenant de la zone située sous le siège.

Kia recommande aux propriétaires concernés de prendre des précautions jusqu’à la réalisation de la réparation. Le constructeur demande notamment de stationner le véhicule à l’extérieur, à distance des bâtiments, des autres véhicules et des structures susceptibles d’être touchées en cas d’incident.

Une première réparation qui n’a pas suffi

Ce rappel intervient après une première tentative de correction lancée en 2024. À cette occasion, les concessionnaires avaient été invités à installer un support de renforcement sur l’interrupteur du siège ou à remplacer certains éléments, notamment l’interrupteur et les boutons coulissants.

Cependant, Kia a ensuite reçu de nouveaux signalements concernant des véhicules pourtant déjà réparés. Dans un cas, un incendie s’est déclaré sous le siège passager après l’intervention réalisée lors du précédent rappel. Un autre incident concernait un véhicule de l’année-modèle 2024.

Les analyses effectuées après démontage ont montré que certaines pièces internes de l’interrupteur pouvaient se déplacer, entraînant un fonctionnement prolongé du moteur électrique du siège. Cette situation a conduit Kia à rechercher une nouvelle solution technique capable d’interrompre automatiquement l’alimentation électrique en cas de problème.

Selon l’analyse interne du constructeur arrêtée en juin 2026, 18 incidents distincts ont été recensés. Parmi eux figurent sept incendies localisés dans ou sous la zone du siège ainsi que onze cas de fusion localisée du moteur. Kia précise toutefois n’avoir enregistré aucun accident, aucune blessure ni aucun décès liés à ce défaut.

Un nouveau fusible électronique installé gratuitement

La nouvelle intervention repose sur l’installation d’un ensemble de fusibles électroniques. Ce dispositif doit empêcher le moteur du siège électrique de continuer à fonctionner en permanence lorsque l’interrupteur est endommagé ou bloqué.

Cette solution sera installée gratuitement par le réseau de concessionnaires Kia. Le constructeur prévoit d’envoyer les courriers d’information aux propriétaires concernés entre le 13 et le 19 août 2026. Les numéros d’identification des véhicules (VIN) pourront être consultés dans la base de données de la NHTSA à partir du 17 juillet 2026.

La campagne est enregistrée sous le numéro NHTSA 26V430 et porte le numéro interne Kia SC374. Elle remplace donc le précédent rappel 24V407 consacré au même problème.

Avec cette nouvelle procédure, Kia cherche à corriger définitivement un défaut affectant un élément de confort devenu courant sur les véhicules modernes : le siège électrique. L’équipement, destiné à améliorer l’ergonomie et le confort des occupants, repose sur des composants électriques dont la fiabilité et la sécurité restent essentielles.

Le rappel du Telluride illustre également l’importance du suivi après commercialisation dans l’industrie automobile. Lorsqu’une première intervention ne permet pas de résoudre complètement un problème technique, les constructeurs doivent mettre en place de nouvelles mesures afin de limiter les risques pour les automobilistes.

Notre avis, par leblogauto.com

Le rappel du Kia Telluride concerne un volume important de véhicules et intervient après une première campagne de réparation. Les données communiquées par Kia indiquent que le constructeur a identifié 18 incidents liés au défaut, sans accident, blessure ou décès signalé. La nouvelle solution repose sur un fusible électronique destiné à interrompre le fonctionnement continu du moteur de siège. Les propriétaires concernés devront suivre les recommandations du constructeur en attendant l’intervention.

Crédit illustration : Kia.

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Tesla prépare un FSD guidé par la voix

Tesla développe une évolution du FSD permettant aux conducteurs de guider la voiture avec des indications vocales précises.

Tesla travaille sur une nouvelle évolution de son système de conduite assistée Full Self-Driving (FSD) destinée à améliorer son utilisation au quotidien. Le constructeur américain développe une fonctionnalité qui permettrait aux automobilistes de donner des indications en langage naturel afin d’aider le véhicule à identifier précisément une destination, une entrée, un portail ou une zone de stationnement. Cette approche vise à rapprocher le fonctionnement du véhicule de la manière dont un passager humain transmettrait des informations au conducteur. La technologie est encore en développement et ne constitue pas une fonctionnalité disponible en production, mais elle illustre les orientations prises par Tesla dans le domaine de l’intelligence artificielle embarquée et de la conduite automatisée.

Des indications vocales pour améliorer les trajets quotidiens

Tesla cherche à rendre son système FSD plus adapté aux situations de conduite réelles. L’entreprise travaille sur une fonction permettant aux conducteurs de formuler des consignes simples à leur véhicule, sans avoir besoin d’utiliser uniquement une adresse ou une destination enregistrée.

L’objectif serait de pouvoir indiquer oralement des informations pratiques comme une maison spécifique dans une rue, une allée particulière, un portail ou encore un emplacement précis où arrêter la voiture dans une cour. Le conducteur pourrait ainsi utiliser des descriptions proches de celles employées naturellement dans une conversation.

Cette idée est née de discussions entre utilisateurs du système FSD, certains estimant que la technologie actuelle ne dispose pas toujours du contexte qu’un humain comprendrait immédiatement. Des exemples comme « la maison blanche à gauche », « après ce SUV » ou « l’entrée juste après le virage » illustrent des situations où une personne peut facilement interpréter une indication, alors qu’un système automatisé doit analyser davantage d’informations pour parvenir au même résultat.

Ashok Elluswamy, vice-président des logiciels d’intelligence artificielle chez Tesla, a confirmé qu’une capacité de ce type était en cours de développement. Cette déclaration indique que le constructeur étudie bien l’intégration de commandes vocales plus avancées dans l’expérience utilisateur du FSD.

Toutefois, cette évolution reste au stade du développement. Les informations disponibles ne mentionnent pas de date de disponibilité commerciale pour cette fonctionnalité, qui nécessite encore des phases de validation avant une éventuelle intégration dans les véhicules Tesla.

Le rôle de l’intelligence artificielle dans le FSD

Cette future fonction s’inscrit dans la stratégie de Tesla visant à renforcer le lien entre intelligence artificielle, assistant vocal et conduite automatisée. Le constructeur utilise déjà Grok dans ses véhicules comme assistant vocal basé sur l’intelligence artificielle, mais son rôle dans la gestion directe du système FSD reste aujourd’hui limité.

L’évolution envisagée consisterait à permettre au véhicule de mieux comprendre l’intention du conducteur et de traduire une demande formulée naturellement en informations utiles pour la conduite ou le stationnement. Le système devrait alors être capable d’intégrer des éléments contextuels supplémentaires afin d’identifier la bonne destination dans un environnement complexe.

Cette approche représente un changement par rapport aux systèmes traditionnels de navigation automobile, généralement fondés sur des adresses précises ou des points d’intérêt enregistrés. En utilisant le langage courant, Tesla cherche à développer une interaction plus intuitive entre l’automobiliste et son véhicule.

Elon Musk a également indiqué que les commandes vocales de Grok pourraient être associées au planificateur FSD autour de septembre 2026. Cette orientation correspond à l’objectif de Tesla de développer des interfaces plus naturelles entre l’utilisateur et les technologies embarquées.

Cependant, la compréhension d’une demande vocale ne constitue qu’une partie du défi. Pour un système de conduite assistée, l’interprétation correcte de l’information et son application en toute sécurité restent essentielles. Une indication ambiguë ou mal comprise pourrait entraîner une décision de conduite inadaptée.

Des tests nécessaires avant une utilisation généralisée

Tesla reconnaît que l’intégration de commandes vocales influençant le comportement du véhicule nécessite des validations spécifiques. Le constructeur doit notamment s’assurer que le système ne puisse pas exécuter une instruction dangereuse ou incorrecte.

Dans le cadre d’une technologie comme le FSD, la précision de l’interprétation est un élément central. Une voiture capable de comprendre une demande liée à une destination ou à un stationnement doit également être en mesure d’évaluer son environnement, les contraintes de circulation et la sécurité de la manœuvre.

Le développement de cette fonctionnalité intervient alors que Tesla poursuit l’évolution de ses technologies d’assistance à la conduite. Le constructeur mise sur l’intelligence artificielle, les logiciels embarqués et les capacités d’apprentissage pour améliorer progressivement l’expérience proposée aux conducteurs.

Si cette fonction voit le jour, elle pourrait modifier la manière dont les automobilistes interagissent avec leur véhicule. Au lieu de sélectionner uniquement une adresse ou un itinéraire prédéfini, ils pourraient utiliser des indications plus proches de leur façon naturelle de communiquer.

Pour Tesla, cette évolution représente un nouveau développement autour du FSD, avec l’objectif de rendre les véhicules plus simples à utiliser dans des situations quotidiennes. La réussite de cette approche dépendra toutefois de la capacité du système à comprendre correctement les demandes vocales et à les appliquer dans un cadre sécurisé.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla explore une évolution du FSD visant à améliorer l’interaction entre le conducteur et le véhicule grâce au langage naturel. Les informations disponibles indiquent que cette fonction est encore en développement et qu’elle nécessitera des tests spécifiques avant une éventuelle commercialisation. L’intégration de commandes vocales dans la logique de conduite pourrait renforcer l’ergonomie du système, mais la sécurité de l’interprétation restera un enjeu majeur. Cette évolution s’inscrit dans la stratégie plus large de Tesla autour de l’intelligence artificielle et des logiciels automobiles.

Crédit illustration : Tesla.

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Essai Mercedes GLC de 489 ch

Avec son GLC 100% électrique, Mercedes vient rappeler sur le marché des SUV premiums, qu’il entend bien disputer la tête de son segment notamment au très récent BMW iX3. Il faut dire que son rival de Bavière a mis la barre haute, notamment d’un point de vue technologique. À Stuttgart, on a sorti l’artillerie lourde, et ils comptent bien le faire savoir. Nous l’avons essayé sur les exigeantes routes alpines.

Des « Etoiles » plein les yeux

Il y a très peu de chances que vous confondiez le nouveau GLC avec son prédécesseur. Déjà, il apparait beaucoup plus massif, et cela se voit dans les cotes, avec 4,86 m de long. Son allure de SUV coupé d’une certaine façon, nous saute aux yeux. Les responsables derrière les crayons ont réussi à donner du dynamisme visuellement à ce SUV. Un peu à la façon d’un Porsche, le voisin automobile de la région. Il a du style ce nouveau GLC. La touche de classe, tout en continuant à avoir l’air futuriste, c’est la prouesse réussie par Mercedes.

Personne ne passe en effet à côté de cette calandre massive et ce nouveau regard typique des dernières productions du constructeur. Entendez par-là une signature lumineuse intégrant une étoile dans chaque phare. En jetant un œil dans notre rétroviseur sur un GLC qui nous suivait, dans une configuration identique à la nôtre, on a constaté dans un tunnel la calandre et l’Étoile complètement illuminées, lui conférant une présence de nuit assez impressionnante. Même chose derrière, on trouve un bandeau rouge intégrant deux paires d’étoiles, là aussi histoire de savoir à qui on a affaire.

Un écran « Hyperscreen » de 39 pouces

BMW avec son iX3 a démontré il y a quelques mois que le combat entre les premiums se joue surtout à l’intérieur. En réponse à sa bande d’informations parcourant toute la planche de bord, Mercedes a dégainé une nouvelle version d’Hyperscreen toujours plus spectaculaire. Dans le GLC, on parle d’une dalle unique large de… tenez-vous bien… 39 pouces! Alors d’accord, ça en jette. Néanmoins on ne peut pas s’empêcher de penser que cela laisse finalement moins de place à des matériaux raffinés. Ne vous inquiétez pas, on ne manque pas de cuir, d’aluminium brossé, de revêtements glossy à souhait.

La présentation, il faut bien le reconnaitre, en met plein les mirettes, tout en étant d’une certaine façon assez simple. Mention toujours aussi spéciale pour les aérateurs ronds au design toujours aussi aéro. On a très bien compris où mettre les téléphones, tout comme les gourdes aux emplacements parfaitement identifiés sur la console flottante. Même si beaucoup de réglages passent par l’écran, on a toujours des accès directs via des commandes physiques pour les sièges, les 4 vitres et la plupart des fonctions essentielles. Pour les autres, on peut en partie se reposer sur la commande vocale assez performante. Une caméra dédiée permet de faire des selfies, mais aussi de suivre une réunion Teams pendant ses déplacements.

Des performances de sportive

Avant de prendre la route, on se rend compte que l’hyper connectivité de la voiture permet de tout faire, même un peu plus qu’à la maison, que ce soit pour le divertissement ou faciliter la vie au volant. Bien installés dans nos sièges évidemment ventilés, chauffants et massants, on se régale d’avance de profiter de la sono Burmester de haut niveau. Et derrière, on ne se plaint pas, compte tenu du large espace disponible pour les occupants. Qu’a-t-on sous le capot, si l’on peut dire? Une motorisation à transmission intégrale développant quasiment 500 ch, au couple véritablement camionnesque de 800 Nm. Des données de supercars à la clé? Pas loin, comme en témoigne le 0 à 100 km/h abattu en à peine 4 secondes.

Vous vous en doutez, la cavalerie s’avère très largement suffisante pour faire à peu près ce que l’on veut sur les routes, dans toutes les situations de conduite qui se présentent à nous. On peut gérer la force de la régénération selon plusieurs niveaux, directement depuis les palettes situées derrière le volant dont une impressionnante roue libre donnant parfois le sentiment que la voiture accélère toute seule, alors qu’il n’en est rien en réalité. La voiture peut être on/off pour les plus pressés, mais elle sait aussi se montrer vigoureuse tout en gardant une certaine linéarité dans sa façon de délivrer la puissance.

Une consommation remarquable

Car c’est là que ce nouveau GLC 100% électrique se distingue, dans sa façon de distiller un confort de premier ordre. Les ADAS déjà, très finement réglées, repoussant toujours un peu plus loin la fatigue. La suspension pneumatique demeure un très bon atout, alors que BMW a pensé pouvoir s’en passer pour son iX3. Très clairement, on se sent extrêmement bien à bord, où l’on passe un excellent moment dans cette voiture très bien amortie. La sellerie n’y est pas pour rien non plus d’ailleurs. Mais ce colosse dépassant les 2 tonnes et demie sait faire oublier la longueur du voyage. On se ferait même disputer par les occupants, juste parce qu’on a donné un peu de sensations à l’occasion d’un dépassement. On exagère à peine…

L’air de rien, on peut rouler d’ailleurs assez longtemps avant de se faire rattraper par la jauge. Car ce Mercedes GLC, on s’attend à ce qu’il puisse voyager sans trop s’arrêter. On peut d’ores et déjà vous annoncer que la mission se montre plutôt réussie avec une consommation record sur les routes alpines entre 15 et 17 kWh/100 km. Et même sur la longue portion d’autoroute de notre début de parcours, on n’a jamais dépassé les 19 kWh. Il faut l’avouer, la température estivale n’y est pas pour rien, mais l’hiver ne devrait pas pour autant faire exploser ces données. Le Paris-Lyon est parfaitement envisageable. 800V oblige, sur une borne de plus de 300 kW, Mercedes prévoit le passage de 10 à 80% en une vingtaine de minutes.

Agile, bourré de technologies, mais assez cher

Pour aider à réussir ces prouesses de consommation, Mercedes a disposé un second rapport, ce qui limite le besoin d’énergie pour avancer à haute vitesse. En outre, sans que l’on puisse vraiment le vérifier, le constructeur affirme que la régénération très efficace, jusqu’à 300 kW, permet de minimiser très fortement l’utilisation des freins « mécaniques » dans la très large majorité des cas. Et effectivement, la jauge de régénération lors de nos descentes de cols nous permettait de reprendre pas mal d’énergie. Tout ça, c’est bien, mais histoire de ne rien gâcher, ce pachyderme nous a gratifiés d’une agilité absolument inattendue. Les roues arrière directrices font preuve ici de magie. Le mode Sport ne durcit jamais exagérément l’amortissement, gardant ce qu’il faut de confort pour faciliter la conduite quand on hausse le rythme, sans trop gêner les occupants avec une voiture percutante.

On le sait déjà, Mercedes n’est pas du genre à être bon marché. La gamme du GLC démarre autour des 65 000 euros. Notre version très haut de gamme 400 en finition AMG Line, avec tous les packs et options qui vont bien, atteint les sommets, plus de 96 000 euros. Avec les offres diverses de financement et de leasing, sans nul doute qu’ils seront peu à mettre leurs deniers cash sur le bureau du concessionnaire. Toujours est-il que les plus gourmands en équipements auront l’assurance de conduire une voiture performante, très confortable et à la pointe de la technologie. Il s’agit probablement de l’un des meilleurs SUV électriques disponibles aujourd’hui sur le marché.

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BMW X5 M60 2027 : le V8 reste au programme

Le futur BMW X5 M60 G65 conserverait un V8 biturbo sans recharge, avec une motorisation adaptée aux normes Euro 7.

BMW prépare une nouvelle version sportive de son SUV premium X5 avec le futur X5 M60 G65. Cette déclinaison M Performance devrait abandonner la motorisation hybride rechargeable tout en conservant un moteur essence V8 biturbo. Aperçu lors de phases d’essais en Europe, le modèle se distingue déjà par plusieurs éléments, notamment ses quatre sorties d’échappement et l’absence de prise de recharge. Cette configuration marque une orientation différente des versions électrifiées du grand SUV allemand, avec une proposition davantage tournée vers les amateurs de sensations mécaniques, de sonorité moteur et de performances traditionnelles.

Le futur X5 M60 devrait prendre la relève de l’actuel X5 M60i dans la gamme BMW. Même si son appellation officielle n’a pas encore été confirmée, les indices observés sur le prototype et la stratégie actuelle du constructeur orientent vers cette dénomination. Le modèle viendrait ainsi compléter une famille X5 composée également d’une version hybride rechargeable X5 M60e et d’une future déclinaison électrique iX5.

Un X5 M60 à moteur V8 sans recharge électrique

La prochaine génération G65 du BMW X5 M60 a déjà été observée en Europe avec un camouflage limité. Les éléments visibles permettent de différencier cette version du X5 M60e hybride rechargeable présenté précédemment. L’absence de trappe de recharge et la présence de quatre sorties d’échappement indiquent une motorisation thermique classique.

BMW semble donc vouloir conserver une offre destinée aux clients recherchant une expérience de conduite plus traditionnelle. Le futur SUV sportif miserait sur les caractéristiques associées aux grandes motorisations essence : puissance, couple élevé et signature sonore du moteur V8.

Le bloc attendu serait le V8 S68 de 4,4 litres à double turbocompresseur. Cette mécanique pourrait être associée à une hybridation légère, mais les caractéristiques techniques définitives, notamment la puissance exacte, n’ont pas encore été communiquées.

Le X5 M60e hybride rechargeable permet toutefois d’avoir un point de comparaison. Cette version combine un six cylindres en ligne de 3,0 litres avec un moteur électrique et développe 603 chevaux ainsi qu’un couple de 800 Nm. L’ancien X5 M60i affichait une puissance inférieure, ce qui place le futur M60 essence dans une position particulière : il devra proposer des performances proches de la version hybride tout en conservant un positionnement plus émotionnel.

Un moteur V8 préparé pour durer au-delà de 2030

L’un des éléments importants concernant le futur BMW X5 M60 concerne la pérennité de son moteur thermique. Le V8 S68 ne semble pas destiné à disparaître immédiatement. BMW aurait adapté cette mécanique afin qu’elle respecte les futures normes Euro 7, ce qui permettrait de prolonger sa commercialisation au-delà de la décennie actuelle.

Cette évolution montre que le constructeur allemand continue d’investir dans certaines motorisations essence malgré l’accélération de l’électrification du marché automobile. Alors que de nombreux modèles évoluent vers des architectures hybrides ou électriques, BMW maintient une place pour les moteurs à combustion sur certains véhicules premium et sportifs.

Le même moteur V8 est également attendu dans une version M Performance de la Série 7 prévue en 2027. La deuxième génération du grand SUV X7 devrait également conserver une motorisation à huit cylindres. Cette stratégie permettrait à BMW de répondre à une clientèle attachée aux grandes motorisations tout en développant parallèlement ses gammes électriques.

Pour le constructeur, l’enjeu consiste à équilibrer plusieurs attentes : répondre aux réglementations environnementales, développer les véhicules électriques et préserver l’identité sportive de certains modèles historiques. Le X5 M60 représente ainsi une illustration de cette période de transition dans l’industrie automobile.

Un positionnement entre tradition et nouvelles technologies

Avec le futur X5 M60, BMW semble vouloir proposer une alternative aux modèles entièrement électrifiés sans abandonner les évolutions technologiques récentes. Le SUV devrait conserver les équipements et les technologies attendus sur un véhicule premium moderne tout en mettant en avant une motorisation V8.

Le choix de cette configuration pourrait également répondre à une demande spécifique d’automobilistes recherchant une expérience différente des SUV hybrides rechargeables ou électriques. La présence du futur iX5 électrique dans la gamme permettra justement à BMW de couvrir plusieurs profils d’utilisateurs.

Le prix final du X5 M60 ne sera toutefois pas le seul critère de décision pour les acheteurs. Le choix opposera notamment une approche traditionnelle incarnée par un SUV BMW doté d’un moteur V8 à des modèles plus récents misant sur l’électrification et de nouvelles technologies.

Si sa commercialisation est confirmée, le BMW X5 M60 pourrait devenir un modèle particulier dans l’histoire du constructeur. Il représenterait l’une des dernières propositions associant un grand SUV premium à une mécanique V8 thermique, alors que l’industrie automobile poursuit sa transformation vers des motorisations électrifiées.

Notre avis, par leblogauto.com

Le futur BMW X5 M60 illustre la coexistence actuelle entre motorisations thermiques performantes et développement de véhicules électrifiés. Les informations disponibles indiquent que BMW souhaite conserver un V8 S68 adapté aux normes Euro 7 tout en proposant d’autres versions hybrides et électriques du X5. La puissance définitive du modèle n’est pas encore connue, mais son positionnement semble viser les amateurs de motorisations traditionnelles. Cette stratégie reflète les choix opérés par BMW pour accompagner progressivement la transition automobile.

Crédit illustration : BMW.

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La suspension oléopneumatique fait son retour chez DS, sur la nouvelle voiture présidentielle

La DS N°7 Elysée, première voiture 100% électrique pour la Présidence Française présentée le 14 juillet 2026.

Présentée lors du défilé du 14 juillet 2026, la DS N°7 ÉLYSÉE rejoint le parc automobile de la Présidence de la République. Basée sur la DS N°7 AWD Long Range, elle devient, ainsi, la première voiture officielle 100 % électrique de l’Élysée et renoue avec une technologie disparue depuis des années chez Citroën/DS : la suspension oléopneumatique.

Une voiture blindée à empattement allongé

La DS N°7 ÉLYSÉE est équipée d’un blindage intégral (made in Lamballe-Armor chez Centigon (ex-Labbé), conforme aux exigences de la Présidence de la République. Son empattement a été rallongé de 25 centimètres par rapport à une DS N°7 de série, ce qui augmente l’espace à l’arrière du véhicule.

Les trains roulants ont été adaptés en conséquence, avec une suspension oléopneumatique développée et réglée en France chez Nimbus. Cette suspension sur-mesure doit évidemment être adaptée au poids conséquent (non indiqué) d’une voiture blindée.

Le véhicule reçoit aussi des équipements spécifiques aux voitures présidentielles : porte-fanions amovibles, signalisations lumineuses particulières et dispositifs de sécurité embarqués. La face avant lumineuse affiche les trois couleurs de la république française.

Un espace arrière aménagé comme un bureau

L’arrière du véhicule a été réaménagé pour servir de poste de travail mobile. Les vitres latérales arrière disposent d’un réglage de surteintage, permettant de faire varier leur opacité selon les situations.

Une teinte et un éclairage aux couleurs nationales

La carrosserie adopte une teinte spécifique baptisée Bleu Liberté. La calandre éclairée s’illumine en bleu, blanc et rouge, une couleur reprise sur l’emblème de capot, le liséré du coffre et les centres de roues.

Un intérieur en cuir, Alcantara et bois de frêne

L’habitacle associe un ciel de pavillon gris clair en Alcantara à des sièges et panneaux de portes en cuir Nappa et Alcantara bleu. La planche de bord comporte un décor en bois de frêne gravé au laser, représentant Marianne. Le volant et les aérateurs portent des motifs guillochés. Des broderies « RF » et des surpiqûres de couleur or complètent la finition.

Fabrication répartie sur plusieurs régions françaises

Le blindage et l’aménagement du véhicule ont été réalisés en Bretagne, chez Centigon. La batterie provient des Hauts-de-France, produite par ACC. Les moteurs électriques sont fabriqués dans le Grand-Est, les suspensions développées en Occitanie, et le système audio conçu en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ainsi, comme souvent chez DS Automobiles, on met en avant le made in France qu’il soit artisanal ou industriel d’exception. Forcément, c’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un véhicule pour la Présidence

350 chevaux et une batterie de 97,2 kWh

Le véhicule embarque une motorisation électrique E-TENSE de 350 chevaux, alimentée par une batterie de 97,2 kWh. Deux moteurs électriques transmettent la puissance aux quatre roues.

En revanche, motus sur l’autonomie. Et pour cause, le véhicule rallongé de 25 cm et blindé, doit dépasser les 3,5 tonnes. Le DS N°7 « d’origine » pèse 2 252 kg pour 679 km WLTP. Ici, on doit plutôt être proche des 300 km.

Une histoire de plusieurs décennies avec l’Élysée

Depuis la DS 19 utilisée par le général de Gaulle, plusieurs générations de DS et de SM ont accompagné la Présidence de la République, notamment via des carrosseries réalisées par Chapron. En mai 2025, la DS N°8 PRÉSIDENTIELLE avait déjà servi de véhicule de parade lors des commémorations du 8 mai.

Ici, le véhicule arborait une plaque de la Présidence : « 7 PR 75 » comme la N°8 Présidentielle arborait la plaque « 8 PR 75 ». L’Elysée a 9 plaques « X PR 75 » toujours au format FNI qui peuvent être attribuées indifféremment aux véhicules officiels.

Une publicité mondiale avant les livraisons

Les constructeurs nationaux sont souvent en concurrence pour fournir l’Elysée en véhicule officiel. En effet, il faut dire que le véhicule est en mondiovision lors du 14 juillet et sur des millions de photos publiées. Le coup de publicité est immédiat.

D’ailleurs, pour DS Automobiles, la présentation de la DS N°7 ÉLYSÉE précède l’arrivée du modèle de série, la DS N°7. Disponible à la commande depuis plusieurs semaines, il sera lancé commercialement en septembre.

Il existera en version 100 % électrique, avec une autonomie annoncée jusqu’à 740 km en cycle mixte WLTP, et en version hybride, avec des émissions à partir de 120 g de CO2/km. Le modèle intègre des systèmes d’aide à la conduite (DS DRIVE ASSIST 2.0), une caméra de vision nocturne (DS NIGHT VISION), un affichage tête haute étendu ainsi qu’un système de connectivité. En revanche, pas de suspension oléopneumatique sur ces modèles de série. Dommage non ?

La DS N°7 Elysée, première voiture 100% électrique pour la Présidence Française présentée le 14 juillet 2026.

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Renntech Sledgehammer : la démesure des années 80 revisitée

La « SEC V12 Widebody Sledgehammer » est un restomod exclusif produit à seulement douze exemplaires, inspiré par les AMG les plus folles des années 1980. Oubliez la turbocompression, l’hybridation et l’électrification : ici, on replonge dans une époque où les problématiques de downsizing, de maîtrise des émissions et de consommation n’existaient pas.   

Une SEC réinventée

Renntech ravive une  icône des années 80, la décennie de la démesure décomplexée. Conçue juste avant le rachat d’AMG par Mercedes-Benz, cette AMG Hammer était une W124 au V8 profondément retravaillé, capable de rivaliser avec les Ferrari de son époque. 

L’idée était alors totalement saugrenue : prendre une grande routière Mercedes et la transformer en supercar brutale sans perdre son raffinement. La Sledgehammer, le “marteau-pilon”, reprend cet esprit, jusque dans son nom. 

La base est une Mercedes 560 SEC (C126), mais pratiquement tout est revu : coque restaurée, voies élargies, carrosserie “widebody” , suspension moderne, freinage carbone-céramique, habitacle réalisé à la demande du client et fabrication artisanale. 

Le design reprend la philosophie Hammer de l’époque : un aspect intimidant, mais sobre sans sacrifier l’efficience aérodynamique.  

Un V12 mythique

La AMG Hammer des années 80 embarquait un V8 issu des Classe S et coupés 560 SEC W126. AMG l’avait réalésé à près de 6 litres avec 32 soupapes et une injection mécanique K-Jetronic. Il développait 385 ch à 5 700 tr/mn, un sacré niveau à cette époque !

La Renntech Sledgehammer bascule vers le V12, et pas n’importe lequel :  Le V12 M120. Apparu en 1991 sur la Classe S W140, c’est l’un des moteurs les plus emblématiques de Mercedes. Entièrement en aluminium, doté de quatre arbres à cames et 48 soupapes, réputé pour sa robustesse et son potentiel de préparation, il développe à l’origine 408 ch et 580 Nm dans la S600. Il est ensuite décliné en de nombreuses cylindrées, servant de base aux AMG 7.3 litres, au bloc de la CLK GTR et même aux premières Pagani Zonda, dont la sonorité est devenue légendaire. 

Le flacon nostalgique, l’ivresse moderne

RENNtech reconstruit intégralement le M120 avec vilebrequin et pistons forgés, des bielles en titane, des culasses usinées CNC, des arbres à cames spécifiques et une admission optimisée. La cylindrée atteint 7,5 litres. La puissance est annoncée à 660 ch pour 881 Nm.

La boîte manuelle est installée avec une architecture transaxle, qui doit améliorer la répartition des masses et transformer le comportement dynamique. Avec ses suspensions entièrement revues, des amortisseurs réglables et un freinage digne d’une supercar, la Sledgehammer promet une expérience de conduite complète. Avec un prix qui fera lui aussi, sans doute, l’effet d’un coup de massue…

Fiche technique 

Caractéristique 
Base Mercedes 560 SEC (C126) 
Moteur V12 Mercedes M120 
Cylindrée 7,5 L 
Puissance 660 ch 
Couple 881 Nm 
Transmission Boîte manuelle transaxle 
Production 12 exemplaires 

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Porsche recule de 16 % au premier semestre 2026

Porsche voit ses livraisons baisser de 16 % en 2026, pénalisées par la Chine, les États-Unis et l’évolution de sa gamme.

Porsche AG a enregistré un recul de ses livraisons mondiales au premier semestre 2026. Le constructeur automobile allemand a livré 122 306 véhicules sur les six premiers mois de l’année, soit une baisse de 16 % par rapport à la même période précédente. Cette diminution s’explique principalement par les difficultés rencontrées sur plusieurs marchés stratégiques, notamment en Chine et en Amérique du Nord. Le constructeur évoque également l’impact de la fin des crédits d’impôt américains pour les véhicules électriques ainsi que les évolutions de sa gamme de modèles.

Malgré cette baisse des volumes commerciaux, Porsche indique que ses résultats restent conformes aux attentes internes. Matthias Becker, membre du conseil d’administration chargé des ventes, estime que la marque évolue dans un contexte plus difficile mais en ligne avec ses prévisions.

La Chine et les États-Unis pèsent sur les ventes Porsche

Les performances commerciales de Porsche ont été affectées dans plusieurs régions du monde au cours du premier semestre 2026. Le constructeur allemand a enregistré une baisse de ses livraisons dans l’ensemble des zones géographiques, avec un total de 122 306 véhicules remis aux clients.

La Chine constitue l’un des principaux points de pression pour la marque premium allemande. Les livraisons y ont diminué de près d’un tiers par rapport à la même période de l’année précédente. Porsche explique cette évolution par un « marché difficile » et par une stratégie davantage orientée vers des ventes axées sur la valeur.

Le marché chinois représente un enjeu majeur pour les constructeurs automobiles haut de gamme, mais Porsche doit actuellement composer avec un environnement moins favorable. La baisse des volumes dans cette région contribue fortement au recul global enregistré au premier semestre.

L’Amérique du Nord, qui reste la plus grande région commerciale de Porsche, a également enregistré une diminution des livraisons. Les volumes y ont reculé de 13 % sur les six premiers mois de l’année. Le constructeur attribue notamment cette évolution à l’expiration des crédits d’impôt américains destinés aux véhicules électriques.

En Europe, hors Allemagne, les livraisons ont diminué de 14 %. Ces résultats montrent que le recul de Porsche ne se limite pas à un seul marché, mais concerne plusieurs zones importantes pour son activité automobile mondiale.

Une gamme automobile en pleine évolution

Au-delà des conditions économiques et commerciales, Porsche doit également gérer une période de transition liée à l’évolution de sa gamme de véhicules. Le constructeur indique que l’arrêt des modèles 718 équipés de moteurs thermiques a pesé sur les chiffres du premier semestre 2026.

Cette décision intervient dans un contexte de transformation de l’industrie automobile, marqué par le développement des véhicules électriques et l’adaptation progressive des catalogues des constructeurs. Porsche poursuit ainsi l’évolution de son offre tout en devant maintenir l’attractivité de ses modèles auprès de sa clientèle traditionnelle.

Le constructeur souligne également l’effet de comparaison défavorable lié au Macan entièrement électrique. Ce modèle avait bénéficié d’une période particulièrement forte l’année précédente, ce qui rend les résultats du premier semestre 2026 moins favorables en comparaison.

Le Macan électrique occupe une place importante dans la stratégie de Porsche autour de l’électrification. Toutefois, les chiffres de livraison doivent être analysés en tenant compte du renouvellement progressif de l’offre et des variations importantes liées aux lancements ou aux arrêts de modèles.

Pour une marque spécialisée dans les véhicules sportifs et premium, la transition vers de nouvelles motorisations représente un défi industriel et commercial. Porsche doit conserver son image de constructeur performant tout en répondant aux évolutions du marché automobile mondial.

Porsche maintient ses objectifs malgré le recul

Malgré une baisse de 16 % des livraisons au niveau mondial, Porsche estime que la situation reste conforme à ses attentes. Matthias Becker, responsable des ventes au sein du conseil d’administration, reconnaît que les volumes sont inférieurs à ceux de l’année précédente, tout en indiquant qu’ils correspondent aux prévisions établies par l’entreprise.

Le constructeur allemand doit désormais composer avec plusieurs facteurs simultanés : ralentissement du marché chinois, évolution des aides publiques aux véhicules électriques aux États-Unis, renouvellement de certains modèles et transformation progressive de sa gamme.

Ces éléments illustrent les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux constructeurs automobiles premium dans une période de transition. Les marques doivent ajuster leurs stratégies commerciales tout en investissant dans de nouvelles technologies et en maintenant leurs niveaux de rentabilité.

Porsche devra donc surveiller l’évolution de ses principaux marchés dans les prochains mois, notamment la Chine et l’Amérique du Nord, tout en poursuivant l’adaptation de son portefeuille de véhicules. Les résultats du premier semestre 2026 traduisent une phase de réajustement pour le constructeur allemand, davantage liée aux changements du marché et de son offre qu’à un simple recul de la demande mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

La baisse des livraisons de Porsche au premier semestre 2026 reflète plusieurs facteurs identifiés par le constructeur, notamment la situation en Chine, l’évolution du marché américain et les changements dans la gamme de modèles. Les chiffres montrent également l’impact des transitions liées aux motorisations et aux politiques d’aide aux véhicules électriques. Porsche indique toutefois que ces résultats restent conformes à ses attentes internes. La prochaine évolution des ventes dépendra notamment de la capacité de la marque à accompagner le renouvellement de son offre automobile.

Crédit illustration : Porsche.

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MG multiplie les nouveautés pour l’Europe

Désireuse de vanter ses origines britanniques, MG a transformé le Festival of Speed de Goodwood en véritable tribune. Ma marque y a annoncé un vaste programme de nouveautés en Europe pour l’année prochaine. Une offensive qui couvrira tous les segments, en électrique comme en hybride rechargeable.

On attendait de pied ferme la nouvelle petite citadine électrique de MG. C’est pour le moment encore un simple concept, qui répond au nom de MG Go! qui a été dévoilé. Sous le vernis de concept façon voiture de rallye, on y découvre une voiture qui se pare d’un style un peu plus sexy que la cousine MG 3 Hybrid+, dont elle sera l’équivalent électrique.

Le constructeur évoque une inspiration de la MG B GT qui se limite probablement à la disposition des phares et des feux dans le prolongement de l’épaulement des ailes. Soit… Quant à la référence à l’Austin Metro Turbo, on la cherche encore.

La surprise du chef est l’apparition du concept MG Cyber. Si le nom entend se positionner dans la lignée du roadster Cyberster, il s’agit ici bel et bien d’un SUV. Déjà accusé par les médias chinois de copier la Xiaomi SU7 avec sa nouvelle MG 7, MG récidive avec un clone du YU7. Jusqu’à la couleur. Pour sa défense, MG est loin d’être la seule marque chinoise à copier sans vergogne les succès des autres…

Ce grand crossover électrique devrait arriver l’année prochaine en Europe. Il sera vraisemblablement accompagné du break MG. Tous deux inaugureront quelques technologies dans la gamme européenne, comme la conduite semi-autonome de point à point NOA (Navigate On Autopilot).

En complément de ces deux concepts bien visibles, MG a également confirmé le lancement l’année prochaine d’une nouvelle motorisation hybride rechargeable. Elle fera ses débuts à bord du plus petit MG ZS, qui deviendra un rival direct du BYD Atto2. Mais l’offre s’enrichira par ailleurs de trois nouveaux SUV hybrides rechargeables. Ces derniers qui associeront cette nouvelle mécanique à des batteries de type semi-solide. Ce sera une première mondiale pour un véhicule hybride.

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Polestar réduit ses ambitions après le recul des ventes

Polestar voit ses ventes trimestrielles reculer et prépare son retrait du marché américain tout en renforçant l’Europe.

Polestar traverse une période de transition stratégique alors que le constructeur suédois de véhicules électriques doit faire face à une baisse de ses volumes de ventes et à une sortie prochaine du marché américain. L’entreprise a annoncé une diminution de 4 % de ses ventes trimestrielles, quelques semaines après une décision des autorités américaines qui doit empêcher la commercialisation de ses véhicules aux États-Unis à partir de l’année-modèle 2027. Dans un contexte de demande mondiale incertaine pour les voitures électriques, Polestar réoriente progressivement ses priorités vers l’Europe, son principal marché, tout en adaptant sa gamme avec des modèles actualisés.

Polestar confronté à une sortie du marché américain

Le constructeur automobile suédois Polestar a annoncé avoir livré 17 296 véhicules au deuxième trimestre, contre 18 026 voitures sur la même période l’année précédente. Cette baisse intervient alors que la marque prépare une évolution majeure de sa présence internationale.

Le mois dernier, Polestar est devenu le premier constructeur automobile à être exclu du marché américain dans le cadre du durcissement des règles de Washington concernant les véhicules associés à la Chine. L’entreprise s’est vu refuser une autorisation dans le cadre de la réglementation sur les véhicules connectés, une décision qui doit empêcher ses activités commerciales aux États-Unis à partir de l’année-modèle 2027.

Cette situation concerne Polestar alors que Volvo Cars, également détenu majoritairement par le groupe chinois Geely Holding, a obtenu une approbation. Cette différence de traitement intervient dans un contexte où les autorités américaines renforcent leur contrôle sur certains liens entre les constructeurs automobiles et la Chine, notamment dans le domaine des technologies embarquées et des véhicules connectés.

Le directeur général de Polestar, Michael Lohscheller, a déclaré que l’entreprise n’était pas satisfaite de devoir quitter le marché américain. Il a toutefois précisé que cette activité n’était pas rentable pour le constructeur. Selon lui, le marché américain présente un potentiel important, mais il nécessite également des investissements minimums en ressources que Polestar ne souhaite désormais plus engager dans les conditions actuelles.

La marque prévoit néanmoins de poursuivre certaines activités aux États-Unis. Elle continuera à vendre les stocks existants des modèles Polestar 3 et Polestar 4, maintiendra l’accès à son réseau de services et restera présente sur le marché des véhicules d’occasion.

L’Europe devient le principal relais de croissance

Face à une demande mondiale moins prévisible pour les véhicules électriques, Polestar concentre désormais davantage ses efforts sur le marché européen. Celui-ci représentait 80 % des ventes du constructeur au premier semestre de l’année.

Cette réorientation traduit une volonté d’adapter la stratégie commerciale de la marque aux marchés où elle dispose actuellement d’une présence plus importante. Alors que le secteur automobile électrique connaît une phase de ralentissement dans certaines régions, les constructeurs cherchent à ajuster leurs investissements, leur production et leur offre commerciale.

Polestar a également choisi de moderniser ses modèles existants plutôt que de développer immédiatement de nouveaux véhicules entièrement inédits. L’entreprise a annoncé en février des versions actualisées de ses modèles les plus vendus, le Polestar 2 et le Polestar 4, dont les évolutions sont prévues au cours de l’année prochaine.

Cette stratégie vise à maintenir l’attractivité de la gamme actuelle tout en limitant les investissements nécessaires au lancement de nouveaux modèles. Pour un constructeur spécialisé dans les véhicules électriques premium, le renouvellement régulier des modèles représente un enjeu important afin de rester compétitif face aux autres marques du segment.

Un constructeur électrique contraint d’adapter sa stratégie

La baisse des ventes trimestrielles illustre les difficultés rencontrées par Polestar dans un marché des véhicules électriques devenu plus concurrentiel. Le constructeur doit composer avec un environnement marqué par une demande internationale incertaine, des contraintes réglementaires et la nécessité de maîtriser ses dépenses.

La décision de quitter progressivement le marché américain constitue un changement majeur pour la marque, qui y voyait auparavant une opportunité commerciale. Toutefois, la direction estime désormais que les conditions économiques ne permettent pas de maintenir une activité rentable dans cette région.

En parallèle, Polestar continue de s’appuyer sur ses modèles existants afin de préserver ses volumes de ventes. Les Polestar 2 et Polestar 4 restent au centre de la stratégie commerciale du constructeur, qui mise sur leur actualisation pour soutenir la demande.

Le groupe poursuit donc une transformation de son organisation autour de plusieurs axes : concentration géographique sur l’Europe, adaptation de la gamme automobile et maintien des services destinés aux clients déjà équipés. Cette évolution intervient alors que les acteurs de la voiture électrique cherchent à trouver un équilibre entre croissance, rentabilité et investissements technologiques.

Avec 17 296 véhicules vendus au deuxième trimestre, Polestar affiche un recul limité par rapport à l’année précédente, mais doit désormais gérer une nouvelle phase de développement. La capacité de la marque à renforcer sa présence européenne et à valoriser ses modèles actualisés sera un élément déterminant pour la suite de son parcours dans l’industrie automobile électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation de Polestar illustre les défis auxquels certains constructeurs de véhicules électriques sont confrontés dans un marché devenu plus complexe. Le recul des ventes trimestrielles intervient dans un contexte marqué par une réorganisation géographique et une évolution réglementaire aux États-Unis. La marque privilégie désormais l’Europe et l’actualisation de ses modèles existants plutôt que le lancement immédiat de nouveaux véhicules. Les prochaines évolutions commerciales permettront de mesurer l’efficacité de cette nouvelle orientation stratégique.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Votre voiture ne dispose pas de Bluetooth intégré ? Un transmetteur FM Bluetooth branché sur l’allume-cigare suffit à moderniser n’importe quel autoradio en quelques secondes. Ce comparatif analyse cinq modèles sélectionnés selon la stabilité de la connexion, la qualité des appels mains libres et la vitesse de charge.

Comment choisir son transmetteur FM Bluetooth pour voiture ?

Des millions de véhicules en circulation en France datent d’avant 2015 et ne proposent ni Bluetooth intégré, ni prise AUX, ni port USB sur l’autoradio. Pour les conducteurs de berlines familiales, de fourgonnettes ou de voitures de collection, le transmetteur FM Bluetooth reste la solution la plus simple et la moins coûteuse pour diffuser de la musique et passer des appels en toute sécurité. Le principe est immuable : le boîtier se branche sur la prise allume-cigare 12 V (ou 24 V pour les véhicules utilitaires), s’appaire avec le smartphone en Bluetooth, puis réémet le signal audio sur une fréquence FM libre que l’autoradio capte comme une station ordinaire.

Avant de comparer les modèles, trois critères méritent une attention particulière.

  • La version Bluetooth : le Bluetooth 5.3, présent sur plusieurs modèles de ce comparatif, offre une portée accrue, une latence réduite et une meilleure résistance aux interférences par rapport aux versions 4.x encore largement commercialisées. Pour un trajet domicile-travail avec le téléphone dans la poche ou posé sur le siège passager, la différence est perceptible dès les premiers kilomètres.
  • La réduction de bruit CVC : la technologie CVC (Clear Voice Capture) filtre les bruits de route, de ventilation et de trafic urbain avant de les transmettre à votre interlocuteur. Elle est indispensable pour les appels professionnels passés sur autoroute ou dans les embouteillages parisiens.
  • La charge rapide simultanée : en voyage en famille, plusieurs appareils doivent se recharger en même temps. Un port USB-A QC3.0 (18 W) combiné à un port USB-C PD (30 W) permet de recharger un smartphone Android de 0 à 80 % en moins de trente minutes, sans sacrifier la connexion audio.

La facilité d’installation est également un avantage décisif : tous les modèles présentés ici fonctionnent en plug & play, sans aucun outil ni modification électrique du véhicule. Pour les familles qui partent en road-trip ou les grands voyageurs qui enchaînent les kilomètres sur l’A7 ou l’A10, un transmetteur FM fiable remplace avantageusement un autoradio neuf dont le remplacement coûte plusieurs centaines d’euros. Ce guide classe les produits du meilleur rapport qualité-prix au plus premium.

1Mohard Bluetooth 5.3 FM Transmitter Tout Métal – 22,49 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le Mohard se présente comme le meilleur rapport qualité-prix de ce comparatif. À 22,49 €, il réunit dans un boîtier compact en alliage de zinc un Bluetooth 5.3, une charge rapide double port (USB-A QC3.0 18 W + USB-C PD 30 W) et une suppression de bruit CVC, trois critères que l’on trouve habituellement sur des références plus onéreuses. La construction entièrement métallique n’est pas qu’un argument esthétique : elle dissipe la chaleur produite par la charge rapide bien plus efficacement qu’un boîtier en plastique, ce qui réduit le risque de surchauffe lors des longs trajets estivaux.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Une connexion stable pour les trajets quotidiens

Le Bluetooth 5.3 garantit un appairage rapide et une stabilité de signal appréciable, même dans les zones urbaines denses où les interférences Wi-Fi et Bluetooth sont nombreuses. Le transmetteur mémorise le dernier appareil connecté et se reconnecte automatiquement au démarrage du véhicule, une commodité appréciée lors des trajets domicile-travail répétitifs. La diffusion de la navigation GPS et de l’assistant vocal (Siri, Google Assistant) fonctionne sans interruption, ce qui en fait un compagnon pratique pour les chauffeurs utilisant Waze ou Google Maps au quotidien.

Appels mains libres et surveillance de la batterie

Le microphone intégré à haute sensibilité combiné à la technologie CVC produit des appels clairs, y compris sur autoroute à 130 km/h fenêtres entrouvertes. Un anneau lumineux bleu encercle le boîtier, utile pour localiser le transmetteur rapidement dans un habitacle sombre, et la fonction de surveillance de la tension du véhicule alerte en cas de batterie faible. Ce modèle convient parfaitement aux professionnels qui passent de nombreux appels en voiture et aux familles recherchant une solution fiable pour les vacances.

CaractéristiqueDétail
Version Bluetooth5.3
Charge rapideUSB-C PD 30 W + USB-A QC3.0 18 W
Réduction de bruitCVC intégrée
Matériau du boîtierAlliage de zinc (tout métal)
Fonctions supplémentairesSurveillance tension batterie, anneau lumineux bleu

2LENCENT T25 Bluetooth Car FM Transmitter – 17,90 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le LENCENT T25 est le modèle le plus accessible de ce comparatif à 17,90 €. Il mise sur la polyvalence des sources audio : Bluetooth, clé USB (jusqu’à 32 Go) et carte micro SD (jusqu’à 32 Go), avec une compatibilité étendue aux formats WMA, MP3, WAV, APE et FLAC. Deux ports USB 5 V (2,4 A et 1 A) permettent de recharger deux appareils simultanément, même si la charge reste standard, sans QC ni PD.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Ce transmetteur conviendra aux conducteurs à budget serré ou à ceux qui souhaitent avant tout diffuser des fichiers musicaux stockés localement sans dépendre d’une connexion smartphone. Sa principale limite réside dans l’absence de charge rapide, un point à considérer sérieusement pour les longs trajets avec des smartphones modernes énergivores.

CaractéristiqueDétail
Version BluetoothNon précisée (compatible large gamme)
Charge2× USB 5 V (2,4 A et 1 A) – charge standard
Sources audioBluetooth, clé USB, carte micro SD
Formats audioMP3, WMA, WAV, APE, FLAC
Réduction de bruitCVC (bruit et vent)

3Gizmovine Bluetooth 5.3 FM Transmitter PD 30 W – 11,95 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

À 11,95 €, le Gizmovine est le modèle le plus abordable du comparatif, et il ne démérite pas pour autant. Il embarque un Bluetooth 5.3 et une double charge rapide USB-C PD 30 W et USB-A QC 18 W, des performances que l’on retrouve sur des produits deux fois plus chers. Son positionnement tarifaire en fait une option sérieuse pour les automobilistes qui cherchent à moderniser un vieux véhicule sans engagement financier important.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Boost basses et lecture USB locale

Une touche dédiée permet d’amplifier les basses instantanément, une option apréciée par les amateurs de musique qui trouvent le rendu FM parfois trop neutre sur les vieilles colonnes de porte. Le transmetteur accepte les clés USB jusqu’à 64 Go (contre 32 Go pour le LENCENT), ce qui représente une capacité de stockage confortable pour plusieurs milliers de titres en MP3 ou WAV. En revanche, le format FLAC n’est pas mentionné dans les spécifications, ce qui peut décevoir les audiophiles.

Appels mains libres et compatibilité 12 V / 24 V

Le microphone intégré avec réduction de bruit CVC améliore la clarté vocale de 60 % selon le fabricant, et la commande d’appel en un clic (appui court pour décrocher, appui long pour raccrocher, double clic pour rappeler) est intuitive sans quitter le volant des yeux. La compatibilité avec les véhicules en 12 V et 24 V élargit son usage aux fourgonnettes et aux camping-cars, un avantage non négligeable pour les familles en road-trip. La mémoire de configuration en cas de coupure d’alimentation évite de reconfigurer la fréquence FM à chaque démarrage. Sa principale limite reste l’absence d’écran d’affichage dédié pour la fréquence FM, ce qui oblige à paramétrer manuellement la correspondance entre le transmetteur et l’autoradio lors de la première utilisation.

CaractéristiqueDétail
Version Bluetooth5.3
Charge rapideUSB-C PD 30 W + USB-A QC 18 W
Stockage USBClé USB jusqu’à 64 Go
Compatibilité véhicule12 V et 24 V
Fonctions supplémentairesBoost basses, affichage tension, mémoire configuration

4SONRU Bluetooth 5.3 FM Transmitter PD3.0 30 W – 25,99 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le SONRU se positionne dans le segment intermédiaire-haut à 25,99 €. Il partage avec le Mohard et le Gizmovine le Bluetooth 5.3 et la double charge rapide USB-C PD3.0 30 W et USB-A QC3.0 18 W, mais y ajoute deux caractéristiques distinctives : une source audio supplémentaire via câble AUX 3,5 mm et une illumination ambiante à sept couleurs sélectionnables. Ce dernier point peut paraître anecdotique, mais il trouve son utilité lors des trajets nocturnes avec des enfants à bord.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Trois modes de lecture et polyvalence des sources

Le SONRU accepte la connexion Bluetooth, la carte TF (microSD) et le câble AUX, ce qui couvre pratiquement tous les scénarios d’usage. Un voyageur qui loue un véhicule sans Bluetooth peut y connecter son lecteur MP3 ou son ancien iPod via AUX, là où les autres modèles du comparatif dépendent exclusivement du Bluetooth ou d’un support de stockage USB. Cette polyvalence en fait un bon compagnon de voyage international.

Installation flexible et affichage de tension

Le SONRU se distingue également par ses deux modes de fixation : sur la grille de ventilation via un clip orientable, ou sur le tableau de bord via un support adhésif. Un câble d’alimentation de 1,1 mètre offre une liberté de positionnement utile dans les habitacles larges. L’affichage numérique LED indique la tension de la batterie du véhicule en temps réel, une information précieuse pour les conducteurs de véhicules anciens dont la batterie approche de la fin de sa vie. La reconnexion automatique au dernier appareil appairé et la compatibilité avec Siri et Google Assistant complètent un profil technique bien équilibré. Sa limite principale réside dans l’absence d’écran couleur et dans un boîtier en plastique qui dissipe moins bien la chaleur qu’une coque métallique lors de charges prolongées en été.

CaractéristiqueDétail
Version Bluetooth5.3
Charge rapideUSB-C PD3.0 30 W + USB-A QC3.0 18 W
Sources audioBluetooth, carte TF, AUX 3,5 mm
FixationGrille de ventilation ou tableau de bord (adhésif)
Éclairage ambiant7 couleurs sélectionnables

5Nulaxy KM30 Bluetooth FM Transmitter – 26,99 €

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Le Nulaxy KM30 est le modèle le plus premium de ce comparatif à 26,99 €. Sa caractéristique la plus visible est son écran couleur de 4,6 cm (1,8 pouce) qui affiche simultanément la tension de la batterie, le volume, le canal FM, le nom de la piste en cours et la durée de la chanson. Cet écran réactif à la musique (les couleurs battent au rythme de l’audio) apporte une interface bien plus lisible que les simples LED des autres modèles, un avantage concret lors de la recherche d’une fréquence FM libre sur une nouvelle route.

Les 5 meilleurs transmetteurs FM Bluetooth 2026

Quatre sources audio et réglages aigus/graves

Le KM30 accepte quatre modes de lecture : Bluetooth, carte MicroSD, clé USB et entrée AUX. Deux boutons physiques distincts permettent de basculer entre les modes aigus et graves, offrant un contrôle tonal direct sans passer par l’application du smartphone. Cette fonctionnalité compense en partie les limites acoustiques des vieux haut-parleurs de porte, fréquents sur les voitures produites avant 2010. La technologie de suppression du bruit DSP (Digital Signal Processing), distincte du CVC, filtre les parasites liés aux variations de la chaussée et à la climatisation.

Charge QC3.0 et assistant vocal

Le port QC3.0 assure une charge rapide jusqu’à quatre fois supérieure à un chargeur standard, tandis qu’un second port USB fonctionne en mode lecture de clé USB ou en charge standard. La compatibilité avec Siri et Google Assistant permet de dicter un message, lancer un appel ou demander un itinéraire sans toucher l’écran du téléphone, une fonction précieuse pour la sécurité routière. Son principal point faible est l’absence d’un port USB-C PD 30 W, la charge étant limitée au QC3.0 côté haute vitesse, ce qui peut ralentir la recharge des MacBook ou des tablettes récentes. À noter également que le prix conseillé initial de 27,96 € est légèrement supérieur au tarif actuel de 26,99 €, ce qui représente une économie marginale mais réelle.

CaractéristiqueDétail
ÉcranCouleur 4,6 cm (1,8 pouce), réactif à la musique
Charge rapideUSB-A QC3.0 + second port USB standard
Sources audioBluetooth, MicroSD, USB, AUX
Réduction de bruitDSP (Digital Signal Processing)
Assistant vocalSiri et Google Assistant

Les recommandations de la rédaction

Pour la grande majorité des conducteurs français cherchant à moderniser une voiture sans connectivité intégrée, le Mohard Bluetooth 5.3 à 22,49 € représente l’option la mieux équilibrée : boîtier tout métal, charge rapide double port PD 30 W + QC3.0, Bluetooth 5.3 et réduction de bruit CVC réunis dans un format compact. Le Gizmovine à 11,95 € constitue une alternative cohérente pour les petits budgets, avec des spécifications techniques proches, à condition d’accepter un boîtier plastique et l’absence d’écran dédié.

Les conducteurs qui enchaînent les longs trajets et souhaitent surveiller l’état de leur batterie via un affichage lisible se tourneront vers le Nulaxy KM30, dont l’écran couleur et les quatre sources audio offrent le confort le plus complet du comparatif. Le SONRU convient aux voyageurs qui ont besoin de l’entrée AUX en plus du Bluetooth. Quant au LENCENT T25, son intérêt principal réside dans la lecture de fichiers FLAC depuis une clé USB ou une carte SD, pour les amateurs de qualité audio locale à petit budget.

CritèreMohardLENCENT T25GizmovineSONRUNulaxy KM30
Bluetooth 5.3✅❌✅✅❌
Charge rapide PD 30 W✅❌✅✅❌
Boîtier métal✅❌❌❌❌
Écran d’affichage❌❌❌❌✅
Entrée AUX 3,5 mm❌❌❌✅✅

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Volkswagen face au blocage de son plan de restructuration

Volkswagen peine à imposer sa restructuration face aux syndicats, alors que le constructeur affronte de forts défis industriels.

Volkswagen traverse une période stratégique complexe alors que sa direction cherche à transformer en profondeur le fonctionnement du groupe automobile allemand. Selon des sources internes, les représentants syndicaux de l’entreprise ont bloqué un projet de restructuration présenté par la direction, compliquant les efforts du constructeur pour améliorer sa compétitivité. Le groupe doit faire face à plusieurs pressions simultanées : la montée en puissance des constructeurs chinois, l’impact des coûts liés aux droits de douane américains et les interrogations sur la compétitivité de ses sites industriels en Allemagne.

La gouvernance particulière de Volkswagen, qui associe représentants des salariés et représentants du gouvernement régional de Basse-Saxe au conseil de surveillance, rend les décisions stratégiques plus difficiles à mettre en œuvre. Cette organisation donne aux différentes parties prenantes un poids important dans les choix concernant l’avenir industriel du constructeur.

Le conseil de surveillance rejette le projet de restructuration

Lors d’une réunion du conseil de surveillance organisée jeudi, la proposition de restructuration portée par la direction aurait été rejetée par 12 voix contre 7, selon deux sources de l’entreprise. L’opposition serait venue principalement des représentants des salariés, qui disposent d’une influence importante dans la gouvernance du groupe.

Un porte-parole du conseil de surveillance n’a pas souhaité commenter l’issue de cette réunion. Après les discussions, Volkswagen a publié un communiqué mettant en avant un « plan futur », mais plusieurs analystes estiment que les mesures annoncées restent insuffisamment détaillées pour répondre aux difficultés actuelles du constructeur automobile.

La direction, menée par le PDG Oliver Blume, cherche pourtant à rendre l’entreprise plus efficace alors que le marché automobile mondial connaît de profondes évolutions. La concurrence internationale s’intensifie, notamment avec les marques chinoises qui progressent dans le domaine des véhicules électriques et des nouvelles technologies automobiles.

Selon des sources proches du dossier citées précédemment, le projet présenté par Oliver Blume aurait pu inclure jusqu’à 100 000 suppressions de postes dans l’ensemble du groupe ainsi que la fermeture potentielle de quatre usines allemandes. Volkswagen n’a toutefois pas confirmé ces éléments et n’a pas évoqué de réductions d’effectifs ou de fermetures de sites industriels après la réunion du conseil de surveillance.

Les analystes jugent le plan insuffisamment précis

La réaction des analystes financiers reflète les incertitudes entourant la stratégie de restructuration du constructeur allemand. Les spécialistes de Jefferies ont estimé qu’il n’existait pas d’indication claire d’avancée vers un accord. De leur côté, les analystes de Bernstein ont considéré que les orientations présentées par Volkswagen comportaient des ambitions générales mais manquaient de précisions opérationnelles.

Certains observateurs reconnaissent néanmoins l’intérêt d’une réduction de la complexité industrielle et commerciale du groupe. Parmi les pistes évoquées figure une diminution de la capacité de production mondiale, qui passerait de 10 millions de véhicules par an à 9 millions. Le constructeur envisagerait également une réduction pouvant atteindre 50 % du nombre de modèles proposés dans le cadre d’une réorganisation progressive de son portefeuille automobile.

Cette évolution concernerait l’ensemble des marques du groupe, allant des modèles grand public de Volkswagen et Skoda jusqu’aux véhicules sportifs de Porsche et aux modèles de luxe de Lamborghini. L’objectif serait de simplifier l’offre automobile afin de mieux adapter les capacités industrielles aux nouvelles réalités du marché.

Pour un constructeur produisant plusieurs millions de véhicules chaque année, la gestion des coûts, des chaînes de production et des investissements représente un enjeu majeur. Volkswagen doit notamment arbitrer entre la nécessité de préserver sa compétitivité industrielle et les contraintes sociales liées à une éventuelle réduction des effectifs.

Les tensions sociales au cœur de l’avenir industriel

Le comité d’entreprise de Volkswagen a demandé des précisions supplémentaires concernant les projets de réduction des coûts présentés par la direction. Il souhaite obtenir des éclaircissements sur les orientations stratégiques du groupe avant de poursuivre les discussions.

La situation illustre les difficultés auxquelles sont confrontés plusieurs grands constructeurs automobiles européens, pris entre la nécessité d’accélérer leur transformation et la protection de leurs bases industrielles historiques. La transition vers de nouvelles technologies, notamment l’électrification des véhicules, impose des investissements importants alors que les constructeurs doivent également maîtriser leurs dépenses.

Le Premier ministre de Basse-Saxe, Olaf Lies, a indiqué que l’État régional travaillait avec la direction de Volkswagen afin de trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Il a reconnu que le constructeur et l’ensemble de l’industrie automobile faisaient actuellement face à une situation critique, marquée par un environnement concurrentiel international particulièrement difficile.

Avec le rejet du projet de restructuration par le conseil de surveillance, Volkswagen doit désormais poursuivre les discussions entre direction, représentants des salariés et autorités régionales. L’issue de ces négociations sera déterminante pour l’évolution industrielle du groupe, alors que le constructeur cherche à adapter son organisation aux transformations profondes du secteur automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

Le blocage du plan de restructuration met en évidence la complexité de la gouvernance de Volkswagen et le poids des représentants des salariés dans les décisions stratégiques. Les difficultés évoquées concernent à la fois la compétitivité industrielle, la concurrence internationale et la maîtrise des coûts. Les pistes de réduction de capacité et de simplification du portefeuille de modèles restent des orientations évoquées, mais aucune décision définitive n’a été annoncée dans les informations disponibles. La suite des discussions entre les différentes parties prenantes sera déterminante pour l’avenir du groupe.

Crédit : Leblogauto.com.

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En Russie, la voiture électrique gagne du terrain

Les pénuries de carburant en Russie favorisent l’essor des voitures électriques, dont les ventes progressent face aux longues files d’attente.

Les difficultés d’approvisionnement en carburant observées dans plusieurs régions de Russie modifient progressivement les habitudes de certains automobilistes. Face aux longues files d’attente dans les stations-service, de plus en plus de conducteurs se tournent vers les véhicules électriques ou hybrides rechargeables afin de réduire leur dépendance à l’essence et au diesel. Si le marché russe de l’électromobilité reste encore limité, les récentes pénuries semblent accélérer son développement. Les témoignages d’utilisateurs, ainsi que les données publiées par des spécialistes du marché automobile, montrent que la situation actuelle influence désormais les choix d’achat des consommateurs.

Les pénuries de carburant changent les habitudes des automobilistes

Dans le sud-est de Moscou, Oksana Yasinskaya traverse sans difficulté le parking d’une station-service où une longue file de véhicules attend la reprise de la distribution de carburant. Sa berline électrique rejoint directement une borne de recharge restée libre, tandis que les pompes à essence affichent des panneaux indiquant une rupture temporaire des approvisionnements.

Cette scène devient de plus en plus fréquente dans plusieurs régions de Russie. Selon les informations disponibles, les frappes ukrainiennes visant des infrastructures énergétiques ont réduit les volumes de carburant disponibles, entraînant des pénuries d’essence et de diesel. Cette situation provoque des files d’attente pouvant durer plusieurs heures et une augmentation des prix à la pompe.

Pour de nombreux conducteurs, ces contraintes modifient la perception des véhicules électriques. Oksana Yasinskaya, ingénieure de 36 ans qui effectue régulièrement le trajet entre son domicile et Moscou, explique que sa famille n’avait jamais envisagé d’acheter une voiture électrique avant ces difficultés d’approvisionnement.

Elle indique que les longues attentes devant les stations-service ont constitué l’élément déclencheur de cette décision. Selon son témoignage, le fait de ne plus dépendre des pompes à carburant lui apporte un gain de temps important. Elle affirme connaître des automobilistes contraints d’attendre deux ou trois heures avant de pouvoir faire le plein, certains choisissant même de se déplacer durant la nuit afin d’éviter les périodes de forte affluence.

Les ventes de véhicules électriques progressent

L’évolution du comportement des consommateurs commence à se refléter dans les statistiques du marché automobile russe. D’après l’agence d’analyse Autostat, les ventes de voitures électriques neuves et de véhicules hybrides rechargeables ont accéléré au cours du mois de juin, au moment où les difficultés d’approvisionnement en carburant se sont intensifiées.

L’organisme estime que ce segment, encore relativement modeste en Russie, pourrait connaître une croissance importante si la crise actuelle du carburant devait se prolonger.

Le choix d’Oksana Yasinskaya illustre cette évolution. Elle précise avoir acheté une voiture électrique d’occasion auprès d’un retraité qui utilisait très peu son véhicule, celui-ci restant la plupart du temps stationné dans son garage.

Selon elle, cette acquisition s’est révélée économiquement avantageuse. Elle estime que le coût de ses déplacements quotidiens a diminué d’environ 80 % depuis son passage à la motorisation électrique. Cette réduction des dépenses liées à la mobilité constitue, à ses yeux, un argument majeur en faveur de ce type de véhicule.

L’expérience positive de cette première voiture électrique conduit désormais sa famille à envisager le remplacement de son second véhicule par un modèle hybride rechargeable. La possibilité de recharger facilement le véhicule à leur domicile, situé en dehors de la ville, représente un atout supplémentaire dans leur réflexion.

Des défis qui demeurent pour l’électromobilité

Malgré ces évolutions favorables, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement du parc automobile électrique en Russie. L’infrastructure de recharge demeure limitée dans de nombreuses régions, ce qui peut compliquer l’utilisation quotidienne des véhicules électriques, notamment pour les longs trajets.

Les conditions climatiques représentent également un défi. Les hivers rigoureux et les températures particulièrement basses constituent un facteur dont les conducteurs doivent tenir compte dans l’utilisation de leur véhicule électrique.

Ces contraintes n’empêchent toutefois pas certains automobilistes de considérer que les avantages dépassent désormais les inconvénients. Pour Oksana Yasinskaya, l’absence de passage en station-service et les économies réalisées sur les trajets quotidiens compensent largement les limites actuelles du réseau de recharge.

Alors qu’elle quitte la borne de recharge, elle croise une nouvelle file de véhicules attendant de pouvoir accéder aux pompes à carburant. Cette image résume l’évolution en cours sur une partie du marché automobile russe, où les difficultés d’approvisionnement en essence et en diesel conduisent certains conducteurs à reconsidérer leurs choix de mobilité.

Si cette tendance se confirme, les pénuries actuelles pourraient contribuer à accélérer l’adoption des véhicules électriques et hybrides rechargeables dans un pays où ces motorisations occupaient jusqu’à présent une place relativement limitée. Les prochains mois permettront de mesurer si cette évolution s’inscrit durablement dans le paysage automobile russe ou si elle reste principalement liée au contexte exceptionnel des approvisionnements en carburant.

Notre avis, par leblogauto.com

Le témoignage présenté illustre l’impact direct que peuvent avoir les difficultés d’approvisionnement en carburant sur les choix des automobilistes. Les données citées montrent également une progression des ventes de véhicules électriques et hybrides rechargeables au moment où les pénuries se sont accentuées. Demeure toutefois que le développement de cette motorisation reste confronté à des limites, notamment en matière d’infrastructures de recharge et de conditions climatiques.

Source : Reuters.

Crédit illustration : galvanicengineers.

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Le Mans Classic Legend 2026 : retour sur cette première édition

Le Mans Classic passe de bisannuel à annuel. Mais, une année ce sera Le Mans Classic, et l’autre, cette nouveauté, Le Mans Classic Legend. RG Cars est allé dans la Sarthe pour voir ce que donnait cette édition spécifique et nous en ramène son avis, et une série de photos.

Nous sommes quelques jours après la fermeture du premier Le Mans Classic Legend, une édition créée afin de faire rouler des voitures plus récentes (1972-2015), trouver un nouveau public nostalgique des voitures de leur adolescence (dont je fais parti ).

C’est une édition à laquelle je ne devais pas me rendre mais finalement le spectre d’une certaine Mazda 787B, fêtant cette année les 35 ans de sa victoire de l’épreuve m’a motivé de faire le voyage ! Cela en valait-il la peine ? Voici donc mes impressions ainsi que celles de plusieurs acteurs , spectateurs présents sur le circuit.

Des ventes aux enchères en berne

Mon séjour a commencé par le retrait de mon accréditation média et du chasuble, sésame donnant droit à la pit lane, piste, stand et salle de presse pour se poser, se rafraîchir… Une première pour moi, et je tenais à remercier tout le service presse de l’événement !

Le seul hic est que pour accéder à la piste il faut savoir comment faire, où aller, et là je me suis senti esseulé. Mais j’aurais certainement dû poser les questions intelligentes plutôt que de courir vers la vente aux enchères Artcurial où des connaissances mettaient quelques voitures sur le marché.

Et là grosse déception pour tout le monde car peu d’acheteurs, des offres en de ça des estimations et des voitures qui sont retournées chez leur propriétaire. La crise ? L’heure de la vente (17h ) en pleine canicule, peu de communication ?

Des plateaux un peu vide pour une première

Venons-en aux différents plateaux de 6 à 10 suivant les années auxquelles les voitures appartiennent. Certains étaient plus attendus que d’autres, pour ma part c’était les 9 et 10, pour les Maserati mais aussi Audi R8 ou encore Peugeot. Mais, une impression générale, des plateaux vides c’est à dire qu’il y avait au final très peu de véhicules qui tournaient.

Sur un circuit d’une telle longueur avoir une quinzaine de véhicules, fait que de nombreuses minutes passent sans voir l’ombre de voiture… Sauf pour ce qui est des Porsche 911 en tout genre mais surtout 996, 935 (on va pas se plaindre non plus). D’autre part , énormément de courses se sont faites sous drapeau jaune et même écourtées avec des drapeaux rouges, que ce soit pour les courses des différents plateaux comme des courses supports… un commissaire m’a dit que certains rouge étaient pour rattraper le temps perdu ! Déception

Les courses support et exhibitions

Pour ce qui est des courses supports on ne retiendra que les Nascar qui auront fait venir un public d’inconditionnels, de connaisseurs ou tout simplement de personnes qui voulaient découvrir ! Des voitures du film d’un « jour de tonnerre  » sur la piste du Mans est un peu incongru mais elles ont fait le spectacle que ce soit au niveau de leur look , de leur V8 , de leurs pilotes charismatiques et si américains !

Mais quand une douzaine de voitures n’arrivent pas à rallier la lignes d’arrivée par leur propre moyen mais à l’aide d’une dépanneuse ou tractée par un safety car (ce serait dû à des pannes sèches…) et font perdre 3/4 d’heures sur le planning prévu cela en valait-il la peine surtout quand tu attends en plein soleil la Mazda pour qui tu as fait le déplacement ! Mitigé.

Vive la reine Mazda 787B

La Mazda 787B justement , le top du top , aucune déception si ce n’est que j’aurai souhaité la voir tourner , même elle seule une dizaine de minutes de plus ! 2 tours c’est trop peu dans une journée ! Je savais que ça allait être rapide , comment faire pour prendre des photos, et savourer ce moment si rare , si envoûtant Je veux l’entendre à nouveau encore et encore !

En exhibition il y avait bien sûr les magnifiques 917K, du vu mais toujours agréable surtout toutes ensembles , c’est beau ! Par contre les 911 GT1 en mode ouverture de la Porsche classic cup , un goût de trop peu ! Le public était la pour les voir tourner , c’était le but de ce Mans classic …

On a eut le droit en contrepartie à une exposition et exhibitions des créations de Gordon Murray ! Les McLaren F1 GTR font toujours leur effet, tout comme les T50 ainsi que les anciennes monoplace ! Un grand oui

Visite du musée M24 refait à neuf

Le billet donnait droit cette année (pas comme l’année dernière…) à une entrée au nouveau Musée , le M24 ! Un musée ouvert depuis 2 semaines , refait à neuf incorporant des Formule 1… un musée où je retournerai volontiers et qui vaut la peine d’être visité ! Un grand oui.

Donc comme il fallait s’y attendre cette première édition a un bilan assez mitigé et le public habitué au Mans Classic originel a joué la prudence avant de faire le déplacement . Les tribunes étaient vide , première fois que je n’ai pas fait la queue pour pouvoir me désaltérer ou manger à table. J’ai discuter avec un restaurateur qui me disait qu’il ne rentrerait pas dans ses frais , il avait sous contrat un DJ à partir de minuit , seulement qu’à minuit il n’y avait plus personne et qu’il fermait.

Les parking des clubs cette année était vide en pleine journée ! Certains club n’ont pas fait le déplacement comme Alfa Romeo qui aurait jugé l’augmentation tarifaire trop importante … un ami du club Lancia qui devait rester tout le week-end est finalement parti le samedi en début d’après midi , regrettant d’avoir fait le déplacement !

Encourageant pour les prochaines éditions

Un nouvel événement automobile est toujours une fête à l’heure où l’automobile est si décriée et qu’une crise qui dure depuis trop longtemps affecte tous les budgets (acheteurs-vendeurs , spectateurs , participants …).

Il faut donc saluer l’organisation pour prendre des risques en développant ce projet , en ramenant de la Nascar pour ses 50 ans en France, en faisant tourner la Mazda, les Murray, les 917, etc.

Toute fois, il y avait trop peu de voitures inscrites pour fournir les plateaux, trop peu de clubs présents… On se dit que l’année prochaine c’est le vrai Le Mans Classic Héritage et que les choses iront mieux dans 2 ans !

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Tesla signe un trimestre record grâce à l’Europe

Tesla dépasse les attentes au deuxième trimestre grâce à un rebond des livraisons en Europe et nourrit l’espoir d’un retour à la croissance.

Tesla a enregistré un deuxième trimestre particulièrement solide avec un niveau de livraisons inédit pour cette période de l’année. Le constructeur américain de véhicules électriques a livré 480 126 voitures entre avril et juin, un résultat supérieur aux attentes des analystes de Wall Street. Cette performance est principalement portée par un redressement des ventes en Europe, tandis que la Chine continue de progresser légèrement. Aux États-Unis, en revanche, le marché demeure plus difficile malgré plusieurs initiatives commerciales. Ces résultats alimentent désormais les espoirs de voir Tesla mettre un terme à deux années consécutives de recul annuel de ses livraisons.

Des livraisons record portées par le marché européen

Le constructeur basé à Austin, au Texas, a annoncé avoir livré 480 126 véhicules au cours du deuxième trimestre. Il s’agit d’un record pour cette période, avec une progression d’environ 25 % par rapport à l’année précédente. Les résultats dépassent largement le consensus des analystes, qui anticipaient en moyenne 402 776 immatriculations.

Tesla a également produit 451 758 véhicules durant le trimestre. Les livraisons étant supérieures à la production de plus de 28 000 unités, le constructeur a pu réduire les stocks accumulés au premier trimestre.

Selon plusieurs analystes, la reprise observée en Europe constitue le principal moteur de cette performance. Plusieurs facteurs expliquent cette amélioration : la hausse des prix des carburants, les aides publiques destinées à favoriser l’achat de véhicules électriques, l’accélération de l’électrification des flottes d’entreprise ainsi qu’un apaisement du mécontentement d’une partie des consommateurs vis-à-vis des prises de position politiques du directeur général Elon Musk.

Seth Goldstein, analyste senior chez Morningstar, estime que la croissance européenne est aujourd’hui le principal soutien de Tesla. Il observe que les ventes aux États-Unis restent orientées à la baisse, même si le recul apparaît moins marqué que celui du marché américain des véhicules électriques dans son ensemble. En Chine, le constructeur continue d’enregistrer une légère progression.

Après la publication de ces résultats, l’analyste juge désormais qu’une nouvelle baisse annuelle des livraisons semble difficile à envisager, alors qu’il anticipait encore auparavant une troisième année consécutive de recul.

Une stratégie commerciale qui soutient les ventes

Afin de stimuler la demande, Tesla a multiplié les initiatives commerciales au cours des derniers mois. L’entreprise a notamment lancé des versions simplifiées et plus abordables de sa berline Model 3 ainsi que de son SUV Model Y. Le constructeur a également proposé différentes offres promotionnelles et des solutions de financement attractives pour encourager les achats.

Selon Sam Fiorani, vice-président d’AutoForecast Solutions, cette politique tarifaire permet aux produits Tesla de conserver leur attractivité malgré les controverses entourant Elon Musk.

Le marché américain reste toutefois sous pression depuis la suppression des crédits d’impôt destinés à soutenir l’acquisition de véhicules électriques à la fin de l’année précédente. Plusieurs analystes estiment que la disparition de ces aides continue de peser sur les ventes du constructeur.

En Chine, la situation apparaît plus favorable. Les ventes des modèles fabriqués localement progressent grâce au lancement du Model Y restylé, malgré une concurrence particulièrement intense des constructeurs nationaux, notamment BYD.

Tesla poursuit également l’élargissement de sa gamme. Le constructeur a lancé aux États-Unis une version à six places du Model Y. Ce SUV électrique à trois rangées de sièges, doté d’un empattement allongé et baptisé Model Y L, a déjà contribué à soutenir les livraisons sur le marché chinois. L’entreprise espère désormais qu’il permettra également de renforcer la demande auprès des automobilistes américains.

Les investisseurs ont néanmoins accueilli ces résultats avec prudence. Après une progression de 12 % de l’action plus tôt dans la semaine, le titre reculait d’environ 7 % en séance, certains observateurs estimant que les bonnes nouvelles étaient déjà intégrées dans la valorisation boursière.

Tesla accélère dans l’IA et la conduite autonome

Au-delà de son activité historique de constructeur automobile, Tesla poursuit le développement de ses projets liés à l’intelligence artificielle et à la conduite autonome. Ces activités représentent désormais un axe majeur de sa stratégie industrielle.

L’entreprise prévoit ainsi d’investir plus de 25 milliards de dollars en dépenses d’investissement en 2026, contre 8,5 milliards l’année précédente. Ces investissements doivent financer le développement des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, la production de batteries, la fabrication du Cybercab ainsi que celle des robots Optimus.

Tesla poursuit également le déploiement européen de son système avancé d’assistance à la conduite Full Self-Driving (FSD). Pour le moment, cette technologie n’est disponible que dans un nombre limité de pays, mais les analystes anticipent une extension progressive de son déploiement dans les prochains mois afin de soutenir les ventes de véhicules électriques.

Le constructeur développe également son activité de robotaxis après le lancement, en juin, d’un service commercial limité à Austin. Elon Musk a indiqué vouloir accélérer fortement le déploiement de ce service jusqu’en 2026.

Enfin, la production du Cybercab, le futur véhicule autonome conçu sans volant ni pédales, devrait monter en puissance plus tard cette année.

Tesla publiera ses résultats financiers complets du deuxième trimestre le 22 juillet, après la clôture des marchés. Les investisseurs continueront alors d’évaluer non seulement les performances commerciales du constructeur automobile, mais aussi sa capacité à concrétiser ses ambitions dans les domaines de l’intelligence artificielle, des véhicules autonomes, des batteries et des nouvelles technologies de mobilité.

Notre avis, par leblogauto.com

Les chiffres publiés par Tesla témoignent d’un net rebond des livraisons au deuxième trimestre, principalement soutenu par le marché européen. Les données montrent également un rééquilibrage des stocks grâce à des livraisons supérieures à la production. En parallèle, le constructeur poursuit une stratégie de diversification autour de la conduite autonome, de l’intelligence artificielle et des robotaxis, tout en continuant à faire évoluer sa gamme de véhicules électriques. Les prochains résultats financiers permettront d’apprécier l’impact économique de ces investissements sur l’activité du groupe.

Crédit illustration : Tesla.

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Les constructeurs misent sur le patriotisme américain

Jeep, Chevrolet et Ford misent sur le patriotisme et la Coupe du Monde pour renforcer leur image et séduire les automobilistes.

À l’approche du 250e anniversaire des États-Unis et de la Coupe du Monde de football organisée en partie sur le sol américain, plusieurs constructeurs automobiles renforcent leur communication autour de l’identité nationale. Jeep, Chevrolet et Ford multiplient les campagnes publicitaires inspirées de l’histoire américaine afin de valoriser leur image de marque, leurs racines industrielles et leur production nationale. Pour ces acteurs majeurs de l’industrie automobile, la convergence de ces deux événements constitue une opportunité rare de toucher un large public tout en mettant en avant leurs véhicules, leur héritage et leur ancrage aux États-Unis.

Jeep, Chevrolet et Ford misent sur les symboles américains

Les constructeurs automobiles américains ont régulièrement utilisé la fierté nationale comme levier de communication. Cette année, la célébration des 250 ans des États-Unis, combinée à la Coupe du Monde de football disputée en partie sur le territoire américain, offre un contexte particulièrement favorable à ce type de campagnes marketing.

Jeep, marque du groupe Stellantis, a choisi une opération promotionnelle originale. Le constructeur promet d’offrir un Wrangler à cent résidents américains portant légalement le prénom George Washington si l’équipe des États-Unis remporte la Coupe du Monde. Cette campagne est accompagnée d’une publicité mettant en scène l’humoriste Iliza Shlesinger devant une représentation de George Washington traversant la rivière Delaware au volant d’un Jeep Wrangler blanc. Le message joue volontairement sur les références historiques et l’humour afin de renforcer l’image de liberté associée au modèle.

De son côté, Chevrolet remet au goût du jour sa célèbre campagne « Heartbeat of America », utilisée il y a plusieurs décennies. Dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire, la marque de General Motors a notamment organisé une démonstration spectaculaire sur le circuit de l’Indianapolis Motor Speedway. Une Corvette ZR1X y a roulé à grande vitesse afin d’éteindre 250 bougies d’anniversaire géantes installées le long de la piste, illustrant une communication centrée sur la performance automobile et le patrimoine américain.

Ces opérations marketing mettent en avant des modèles emblématiques comme le Jeep Wrangler ou la Chevrolet Corvette, tout en associant les marques à des valeurs de liberté, de tradition, de puissance mécanique et d’histoire nationale.

Le marketing automobile s’appuie sur les grands événements

Selon Americus Reed, professeur de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, les grands rendez-vous populaires offrent aux entreprises une occasion de renforcer leur image auprès d’un public très large. Les événements à forte dimension émotionnelle ou nostalgique permettent aux marques automobiles de créer une connexion avec les consommateurs grâce à leur portée culturelle.

D’après lui, cette stratégie vise à inscrire les constructeurs dans l’actualité du moment afin d’améliorer leur visibilité et leur notoriété. Il souligne toutefois qu’une communication patriotique trop marquée peut aussi éloigner une partie de la clientèle. En revanche, associer une marque à une compétition internationale comme la Coupe du Monde représente une approche jugée moins risquée, car elle bénéficie d’une audience mondiale tout en suscitant un fort intérêt national.

Pour les constructeurs automobiles, ces campagnes constituent également une manière de valoriser leurs gammes de véhicules, leurs SUV, leurs voitures sportives ou leurs pick-up dans un contexte médiatique favorable. Elles permettent de rappeler l’histoire des marques tout en mettant en avant leurs produits auprès des automobilistes et des futurs acheteurs.

La fabrication américaine au cœur des campagnes

Au-delà de l’aspect publicitaire, ces campagnes interviennent dans un contexte où la fabrication nationale occupe une place importante dans le discours des constructeurs automobiles. Après les droits de douane annoncés au printemps 2025 par le président américain Donald Trump afin de favoriser les investissements industriels aux États-Unis, plusieurs groupes ont accentué leur communication autour de leurs usines et de leurs salariés américains.

Ford a notamment lancé la campagne « From America, For America », proposant des tarifs réservés aux employés à l’ensemble des acheteurs. Selon les dirigeants du constructeur, cette opération a contribué à une progression de 16,3 % des ventes mensuelles. Cette campagne a également reçu un soutien public du président Donald Trump, qui a salué cette publicité sur son réseau social.

Cet été, Ford poursuit cette stratégie avec une nouvelle campagne intitulée « American Value. For American Values. ». Son directeur général, Jim Farley, rappelle régulièrement que le constructeur emploie davantage de travailleurs horaires aux États-Unis que ses principaux concurrents.

Chez Stellantis, le directeur mondial du marketing, Olivier François, explique que la campagne autour de George Washington s’inscrit dans une démarche de long terme destinée à construire une identité cohérente pour les marques du groupe. Il rappelle avoir déjà imaginé par le passé une publicité montrant George Washington conduisant une Dodge Challenger lors d’une scène inspirée de la guerre d’indépendance américaine.

Le groupe a également lancé une campagne mettant en avant Captain America à l’occasion du 250e anniversaire du pays. Le célèbre bouclier du super-héros apparaît sur le cache de roue de secours du Jeep Wrangler. Olivier François présente cette initiative comme une évocation plus ludique des symboles américains que l’utilisation du drapeau national.

Selon lui, la concomitance entre la Coupe du Monde et les célébrations des 250 ans des États-Unis représente une occasion exceptionnelle pour les constructeurs automobiles de capter l’attention du public. Ces deux événements concentrés sur une même période offrent un contexte particulièrement favorable pour promouvoir les marques, les véhicules et leur héritage industriel auprès des consommateurs américains.

Notre avis, par leblogauto.com

Les constructeurs automobiles s’appuient cette année sur deux événements majeurs pour renforcer leur communication autour de leurs marques et de leur ancrage américain. Les campagnes présentées privilégient des symboles historiques, culturels et sportifs afin d’accroître leur visibilité. Le discours met également en avant la production nationale et l’emploi aux États-Unis, un thème déjà largement utilisé par plusieurs groupes automobiles. À ce stade, les informations disponibles portent sur les stratégies marketing annoncées par les constructeurs et sur leurs objectifs de communication.

Crédit illustration : Ford.

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WEC Rolex 6 Hours de São Paulo 2026 : BMW relance la course au titre contre Toyota

Après une course où le moindre petit grain de sable pouvait être fatal pour la victoire, la BMW #15 du Team WRT avec Kevin Magnussen, Dries Vanthoor et Raffaele Marcielo remporte la victoire sur le circuit d’Inter Lagos à São Paulo au Brésil. Ce faisant, ils relancent la course au titre après une course médiocre de Toyota.

Qualifications

La pole position avait été signée par la Cadillac #12 à peine 48 millièmes devant la Cadillac #38 et 67 millièmes devant l’Alpine #36. Les Alpine sont toujours très rapides sur un tour, mais cela se complique en course. La deuxième Alpine était 5e derrière la BMW #15.

Pour Toyota, cela débutait mal avec les 14 et 16e temps, donc non qualifiées pour l’HyperPole. Chez Ferrari, la #51 manquait le coche, pas la #50 et la « non officielle » #83. Pour Peugeot, c’était mitigé avec un passage en HyperPole, mais une 8e place que la grille pour la #94 quand la #92 était 13e. A noter que Genesis a aussi placé un prototype LMDh en HyperPole (pour une 6e place) et l’autre 12e.

GREEN for the Rolex 6 Hours of São Paulo 🟢

Let's go racing!!!#WEC #6HSaoPaulo pic.twitter.com/IVEiAazBgy

— FIA World Endurance Championship (@FIAWEC) July 12, 2026

Course

Au départ, Magnussen se montre agressif et passe la Cadillac #38 après une dizaine de tours. On semble alors se diriger vers un sprint de 6 heures entre la Cadillac #12 et la BMW #15. Sauf que lors d’un ravitaillement, l’écrou avant droit de la Cadillac se montre récalcitrant. Suffisant pour perdre la tête de la course.

La météo s’est alors montrée menaçante et la direction de course a même déclaré la course « sous piste humide ». Non que les gouttes mouillaient suffisamment la piste pour cela, mais au moins les équipes étaient libres de passer les pneus pluie si elles souhaitaient. Il faisait très sombre, tellement qu’on avait du mal à croire qu’on était dans l’après-midi au Brésil.

Beaucoup d’incidents, aucune voiture de sécurité

La course a été émaillée de plusieurs incidents, touchettes entre catégories, ou carrément une toupie de la Ferrari #50 de Fuoco provoquée par la BMW #20 de Frinjs dans les S de Senna. Fait de course parait-il… La Ferrari #51 de son côté avant endommagé son avant en sortie des stands en pneus froids, etc. Plein d’incidents, mais une course de l’extinction des feux au drapeau à damier, sans voiture de sécurité ou « full course yellow ». C’est à signaler.

Certains ont bien tenté de décaler les stratégies, ne changer que les pneus arrière par exemple, mettre moins de carburant pour être avantagé à un moment. Mais rien n’y a fait, BMW remporte ces 6 heures de São Paulo 2026 au Brésil. A noter que c’est la première victoire en WEC de Kevin Magnussen.

Crédit WEC

Classement Hypercar des 6 heures de São Paulo 2026

Les Alpine ont dégringolé dans le classement pour terminer 10 et 11e. Les Toyota finissent 12 et 17e, les Genesis sont 13 et 15e quand les Peugeot sont 14 et 16e. Au final, la course fut bonne pour les Aston Martin en 6 et 9e position (9 et 15e au départ), mais surtout BMW qui bat la Ferrari 51 et la Cadillac 12 qui partait favorite. Pour Cadillac, il manque encore un petit rien pour des exécutions sans faille.

Après 6 heures de course ininterrompues, les 10 premiers se tiennent en moins d’une minute.

Pos.TeamGap
1#15BMW M TEAM WRT
2#51FERRARI AF CORSE2.254
3#12CADILLAC HERTZ TEAM JOTA6.687
4#38CADILLAC HERTZ TEAM JOTA12.666
5#83AF CORSE32.351
6#007ASTON MARTIN THOR TEAM35.566
7#50FERRARI AF CORSE39.952
8#20BMW M TEAM WRT40.047
9#009ASTON MARTIN THOR TEAM45.523
10#35ALPINE ENDURANCE TEAM56.996
11#36ALPINE ENDURANCE TEAM1:17.818
12#7TOYOTA RACING1 Lap
13#19GENESIS MAGMA RACING1 Lap
14#94PEUGEOT TOTALENERGIES1 Lap
15#17GENESIS MAGMA RACING1 Lap
16#93PEUGEOT TOTALENERGIES2 Laps
17#8TOYOTA RACING12 Laps

LMGT3 : une Corvette peut en cacher une autre

Crédit WEC

En LMGT3, la pole avait été signée par le Heart of Racing sur Aston Martin devant la Mercedes AMG d’Iron Lynx et la Lexus d’Akkodis.

A l’arrivée, c’est la Corvette de Racing Team Turkey qui l’emporte devant la BMW du Team WRT qui manque le coup double Hypercar LMGT3. Porsche se console avec le podium de la 92 du The Bend of Manthey.

Là, les écarts sont plus conséquents avec seulement les deux premiers dans le même tour. A noter qu’aux 24 Heures du Mans 2026, c’est la Corvette du TF Sport qui l’a emporté. En GT c’est devenu rare qu’un même constructeur s’impose sur deux courses consécutives.

Un classement général indécis

Au classement général, BMW revient à 5 petits point de l’équipe Toyota qui a pour elle d’avoir remporté les 24 Heures du Mans avec les points doublés. Ferrari est plus loin, à 44 points, mais il reste encore 4 courses. Après un début de saison compliqué, Cadillac engrange les points et peut envisager un podium final. C’est la deuxième victoire de BMW dans ce WEC 2026 après les 6 Heures de Spa Francorchamps 2026.

Deux victoires de Toyota, deux de BMW. Qui sera le prochain vainqueur ?

Niveau pilotes, les vainqueurs d’hier font un rapproché au général à la 6e place à 25 points des leaders Rast et Frinjs qui dépassent (égalité de point) Kobayashi, Conway et De Vries sur la Toyota #7. Là aussi c’est encore l’incertitude à la « mi-temps » de la saison.

Dans deux mois, rendez-vous à Austin pour le Lone Star Le Mans. On prend les mêmes et on recommence ou on rebat les cartes ? Trois semaines plus tard, ce sera les 6 Heures de Fuji avant les 1812 km du Qatar fin octobre et la finale pour les 8 Heures de Bahreïn début novembre, si le conflit entre l’Iran et les USA le permet.

Pos.ManufacturerTotal points
1TOYOTA132
2BMW127
3FERRARI88
4CADILLAC60
5ALPINE41
6ASTON MARTIN40
7PEUGEOT15
8GENESIS6

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Les États-Unis renforcent leurs stocks de lithium

Les États-Unis veulent acheter jusqu’à 300 millions de dollars de lithium pour sécuriser l’approvisionnement en batteries et minéraux critiques.

Les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur stratégie de sécurisation des minéraux critiques. Le département de la Défense a lancé un appel d’offres visant à acquérir jusqu’à 300 millions de dollars de carbonate de lithium de qualité batterie sur une période de cinq ans. Cette initiative illustre la volonté des autorités américaines de renforcer leurs stocks stratégiques face aux enjeux d’approvisionnement qui touchent ce métal indispensable à l’industrie automobile et aux technologies de stockage d’énergie.

Un appel d’offres de grande ampleur pour le lithium

Selon un document publié le 2 juillet par l’Agence de logistique de la défense (Defense Logistics Agency, DLA), les États-Unis recherchent des fournisseurs capables de livrer près de 36 millions de livres, soit environ 16 000 tonnes, de carbonate de lithium de qualité batterie. Le contrat, qui s’étalera sur cinq ans, pourrait représenter une enveloppe maximale de 300 millions de dollars.

La DLA, organisme chargé de gérer le Stock national de défense, souhaite obtenir des propositions à prix fixe pour toute la durée du contrat. Les documents précisent que les dépenses engagées par le gouvernement seront comprises entre un minimum de 1 million de dollars et un plafond de 300 millions de dollars. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 17 juillet pour transmettre leurs offres.

Cette opération s’inscrit dans une politique plus large de constitution de réserves stratégiques de matières premières considérées comme essentielles aux besoins militaires des États-Unis. Dès le mois de mars, la DLA avait déjà sollicité des informations concernant le stockage potentiel de plusieurs minéraux critiques, dont le lithium.

Un métal stratégique pour l’automobile électrique

Le lithium occupe une place centrale dans la transition vers la mobilité électrique. Le carbonate de lithium de qualité batterie constitue un composant indispensable à la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques, mais également aux systèmes de stockage d’énergie. Son rôle est devenu essentiel dans toute la chaîne de valeur de l’industrie automobile, depuis la production de cellules jusqu’à l’assemblage des batteries destinées aux voitures électriques.

Dans ce contexte, les évolutions du marché du lithium sont suivies de près par les constructeurs automobiles, les fabricants de batteries et les acteurs de la filière des minéraux stratégiques. Depuis le début de l’année, le prix du carbonate de lithium a progressé de plus d’un tiers. Cette hausse est attribuée à un regain d’optimisme concernant la demande, mais aussi aux incertitudes entourant les approvisionnements en provenance de plusieurs grands pôles de production, notamment la Chine et le Zimbabwe.

Les tensions sur le marché des matières premières destinées aux batteries renforcent ainsi les préoccupations liées à la sécurité des chaînes d’approvisionnement. Pour les secteurs de l’automobile électrique et du stockage énergétique, la disponibilité du lithium est devenue un enjeu industriel majeur.

Une stratégie américaine pour sécuriser les minéraux critiques

L’acquisition de lithium par le département de la Défense s’inscrit dans une stratégie plus globale visant à réduire la dépendance américaine vis-à-vis de la Chine pour l’approvisionnement en minéraux critiques. Ces matières premières occupent désormais une place importante dans les priorités politiques des États-Unis, tant pour les besoins industriels que pour les exigences de sécurité nationale.

Dans cette logique, l’armée américaine a récemment conclu plusieurs accords avec des entreprises afin de construire des usines de traitement de matériaux sur des bases militaires réparties à travers le pays. L’objectif est de renforcer les capacités nationales dans le domaine des matériaux stratégiques utilisés notamment pour les batteries et d’autres applications essentielles.

Parallèlement, la Maison Blanche a lancé plus tôt cette année le Projet Vault, une initiative de 12 milliards de dollars destinée au secteur privé afin de développer le stockage de minéraux critiques. Cette démarche complète les actions engagées par les autorités américaines pour sécuriser les ressources indispensables aux secteurs industriels stratégiques.

Avec cet appel d’offres pouvant atteindre 300 millions de dollars, les États-Unis poursuivent donc le renforcement de leurs réserves de lithium, un matériau devenu incontournable pour les batteries de véhicules électriques et les systèmes de stockage d’énergie. L’opération reflète l’importance croissante accordée aux chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques dans un contexte marqué par la hausse des prix et les incertitudes pesant sur les principaux pays producteurs.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette décision confirme la place stratégique prise par le lithium dans l’industrie automobile, en particulier pour la production de batteries destinées aux véhicules électriques. Les autorités américaines privilégient ici une logique de sécurisation des approvisionnements à long terme, en s’appuyant sur des contrats pluriannuels et sur le développement de capacités nationales. Les informations disponibles montrent également que cette initiative s’inscrit dans une politique plus large consacrée aux minéraux critiques et à la réduction de la dépendance vis-à-vis des principaux pays producteurs.

Crédit illustration : m-mines.

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Dieselgate : la justice britannique écarte la majorité des accusations contre Renault, Peugeot-Citroën, Mercedes, Ford et Nissan

Une vieille pompe à carburant Diesel en Autriche. Les prix sont en shilling.

La Haute Cour britannique a rendu une décision importante dans le volet britannique du Dieselgate. Elle a rejeté la plupart des accusations visant cinq constructeurs automobiles, tout en maintenant certaines critiques sur des stratégies techniques spécifiques. Un nouveau procès est prévu en octobre pour examiner les demandes d’indemnisation.

La Haute Cour rejette la majorité des accusations

La Haute Cour britannique a rendu, vendredi 10 juillet, une première décision majeure dans le dossier du Dieselgate. Les juges ont donc largement rejeté les principales accusations visant Renault, Stellantis (Peugeot-Citroën), Mercedes, Ford et Nissan.

Les constructeurs étaient accusés d’avoir manipulé sciemment des véhicules diesel. Et ce, afin de réussir les contrôles antipollution, notamment ceux portant sur les émissions d’oxydes d’azote (NOx). Les véhicules, en condition réelles, rejettent bien plus de NOx que lors des tests. Volkswagen a reconnu, aux USA, avoir détourné une détection de phase de test grâce à Bosch et adapter la dépollution.

Dans son jugement, la juridiction estime que les stratégies examinées ne constituent pas, dans la majorité des cas, des dispositifs illégaux. Elle précise avoir rejeté la plupart des principales allégations formulées contre les constructeurs concernés par le procès.

Des critiques maintenues sur certaines stratégies

La décision n’écarte toutefois pas tous les griefs. La Haute Cour relève des constatations défavorables concernant certaines stratégies techniques spécifiques.

Le jugement vise notamment un dispositif de réglage de la température du liquide de refroidissement sur des véhicules Mercedes. Certains véhicules Peugeot-Citroën sont également concernés par ces constatations. Un jugement mi-figue mi-raisin.

Un nouveau procès attendu en octobre

Un autre procès est programmé en octobre. Il servira à déterminer les éventuelles indemnisations destinées aux 1,6 million de plaignants engagés dans cette procédure au Royaume-Uni.

Selon les éléments présentés par la justice, cette décision réduit fortement la portée potentielle des indemnisations qui pourraient être accordées. Surtout que l’on n’est pas aux USA. Les plaignants ne peuvent pas espérer de voir leur véhicule racheté à bon prix par exemple.

Un dossier toujours emblématique du Dieselgate

Le Dieselgate a donné lieu à des procédures civiles et pénales dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, en France, aux États-Unis et en Corée du Sud.

Le scandale est associé à Volkswagen, qui avait reconnu en 2015 avoir installé un logiciel permettant de fausser les niveaux d’émissions de millions de véhicules. Au Royaume-Uni, le constructeur avait été reconnu coupable en 2020 et avait accepté de verser 193 millions de livres à des automobilistes.

Selon les informations communiquées, la décision rendue par la Haute Cour britannique est appelée à faire jurisprudence dans d’autres procédures visant plusieurs constructeurs.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette décision pourrait faire boule de neige un peu partout en Europe. Certes les justices sont indépendantes, mais il est difficile de penser qu’un constructeur sera condamné lourdement dans un pays, et pas dans le voisin.

Le Dieselgate est désormais « loin ». Avec les lenteurs de nos vieilles justices, on dépassionne les dossiers et au final, ici, il risque bien de faire « pshit ». Quelques millions et on solde le dossier ?

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