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F1 : nouvelle safety-car en Hongrie, une AMG GT à 4 roues motrices

Une vieille histoire

En 1996, une Mercedes officie pour la première fois en guise de voiture de sécurité, une C36 AMG, lors du grand prix de France à Magny-Cours. A partir de 1997, le partenariat devient officiel entre la FIA et Mercedes pour proposer une safety-car officielle, alors qu’auparavant, chaque organisateur proposait ses propres modèles, ce qui avait d’ailleurs entraîné quelques originalités, comme une Renault Clio à Buenos Aires en 1996 ou une Opel Vectra lors du funeste grand prix d’Imola 1994.  

Trente ans après, le partenariat se poursuit, hormis quelques apparitions d’Aston martin. Pour fêter ces trois décennies, Mercedes a dévoilé l’AMG GT 63 PRO 4MATIC+ sur le circuit du Hungaroring. Ce modèle est destiné à remplacer l’AMG GT Black Series dès le début du week-end à Budapest. 

Une nouvelle transmission qui change beaucoup de choses

Elle deviendra le 14e modèle à servir de voiture de sécurité officielle en Formule 1 depuis que le constructeur allemand a commencé à fournir ce véhicule en 1996. Cette nouvelle voiture est la première voiture de sécurité de F1 à être équipée d’une transmission intégrale variable, Mercedes affirmant que ce système offrira une meilleure traction sur sol sec comme sur sol mouillé.  

Son moteur V8 biturbo de quatre litres produit 612 ch et 850 Nm de couple. C’est moins que la Black series qui était en lice depuis 2022, dont le V8 culminait à 730 CV, mais l’efficacité a été privilégiée par rapport à la puissance brute. Mercedes a équipé la voiture de freins en composite céramique et d’une transmission à neuf rapports, tandis que son ensemble aérodynamique a été revu pour améliorer la stabilité à haute vitesse.

Un nouveau séparateur avant, un aileron arrière modifié et des plans de plongée supplémentaires ont également été ajoutés pour augmenter l’appui aérodynamique sur l’essieu avant et aider la voiture à maintenir sa vitesse dans les virages rapides.  L’aileron arrière intègre également un nouveau système de signalisation, avec des feux supplémentaires conçus pour améliorer la visibilité des conducteurs qui suivent. 

Plus adaptée aux exigences d’une intervention

Cela permettra peut-être à la Mercedes, pilotée par Bernd Mayländer, de tenir un rythme encore plus soutenu lors des interventions en neutralisation. Les pilotes se sont parfois plaints que le rythme de la safety-car n’était pas toujours assez élevé, ce qui rend difficile le maintien en température des pneumatiques. 

À l’intérieur, la voiture de route a été adaptée aux exigences de la FIA avec un arceau de sécurité, des sièges de course, des harnais à six points et les systèmes de communication, GPS et caméra nécessaires lors d’un Grand Prix. La voiture sera équipée de pneus Pirelli P Zero et arborera une livrée anniversaire noire et rouge unique pour sa première apparition en Hongrie, frappée du numéro « 30 » évocateur. 

« Sa réactivité et sa précision face aux sollicitations du conducteur sont remarquables. C’est la première voiture de sécurité à quatre roues motrices. Cela lui confère une motricité optimale, particulièrement perceptible lorsqu’elle est combinée à l’ensemble de ses autres caractéristiques techniques. » 

« Elle révèle tout son potentiel dans les virages et à l’accélération. C’est une voiture de route exceptionnelle. J’ai maintenant hâte de conduire la nouvelle voiture de sécurité pour la première fois en conditions réelles en Hongrie. » 

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F1 2026 – Qualifs Hongrie : 1ère pole de l’année pour Norris, Hamilton pénalisé

Des améliorations payantes

Une séance de qualifications ouverte, serrée et pleine de suspense jusqu’au bout. Le Hungaroring a offert les qualifications les plus intenses de la saison jusqu’à présent, avec la pole position décrochée par le champion du monde en titre, Lando Norris, dans les derniers instants.

Il s’agit de la première pole position de la saison pour McLaren qui bénéficiait d’améliorations significatives sur le fond plat et le package aéro, dont l’introduction de leur propre version de l’aileron arrière « Macarena ». C’est dans son ultime tour, alors que tous ses adversaires n’amélioraient pas, que le champion du monde est allé arracher les centièmes nécessaires, au prix d’une belle attaque. Avec 17 poles, Norris égale le score de Jackie Stewart.

Hamilton pénalisé

Ferrari avait débuté le weekend de façon magistrale avec le meilleur temps d’Hamilton aux essais libres 1 et 2, sur un circuit correspondant parfaitement aux forces de la SF-26, très agile dans les virages lents et moyens.

En pole à l’issue du premier run de la Q3, Hamilton n’a pas amélioré lors de sa seconde tentative, estimant qu’il n’aurait pas dû ressortir su tôt alors que la piste s’améliorait en fin de séance. Hamilton n’a été battu que de 12 millièmes de seconde de décrocher sa dixième pole position en carrière sur le Hungaroring, mais peu importe : Lewis a finalement écopé d’une pénalité de trois places sur la grille, pour avoir gêné Oscar Piastri à la sortie du 1er virage, l’australien étant dans un tour rapide. Hamilton a reconnu une mauvaise communication avec son équipe et perd donc le bénéfice de sa première ligne.

Verstappen et Russell en galère

Leclerc, à deux dixièmes de seconde de son coéquipier à la régulière, partira donc en première ligne, devant le leader du championnat, Kimi Antonelli, lui aussi menacé de pénalité. Le leader du championnat est quatrième, à 30 millièmes de seconde du Monégasque.

L’Italien de 19 ans a connu un peu de malchance en fin de séance. Alors qu’il améliorait son chrono lors de son deuxième tour, il a été contraint de lever le pied à la fin en raison d’un bref drapeau jaune dans le dernier secteur, provoqué par un tête-à-queue de Max Verstappen lors de sa dernière tentative. Antonelli fait également l’objet d’une enquête, pour une possible infraction commise sous drapeau jaune.

Max Verstappen est en sixième position devant la Mercedes de George Russell, seulement septième. Le Britannique, plus lent que Kimi tout au long de la séance, a été contraint d’immobiliser sa Mercedes en piste lors de son dernier tour en raison d’un problème technique, un arrêt qui soulève encore des doutes quant à la fiabilité des Mercedes.

Pour le britannique, la série noire continue et risque de crisper encore davantage l’ambiance chez les gris, d’autant que Toto Wolff a affirmé n’avoir aucune crainte à l’idée d’associer le néerlandais à Antonelli chez Mercedes, alors que la « silly season » du marché des transferts va battre son plein. Une façon détournée de comprendre que Russell semble en disgrâce…

Alonso réveille Aston Martin

Isack Hadjar complète le top 10 en huitième position, Arvid Lindblad en neuvième position pour Racing Bulls et Nico Hülkenberg en dixième position pour Audi. Fernando Alonso a réalisé une performance positive, qualifiant son Aston Martin pour la Q2 pour la première fois cette année et se classant seizième pour le Grand Prix de demain.

Cet objectif a été atteint lors d’un week-end marqué par d’importantes améliorations apportées à la voiture. Pas moins de 16 évolutions aérodynamiques trouvent leur place sur la monoplace désignée par Adrian Newey et ses équipes. Aileron avant, nez, écopes de freins, diffuseur, pontons, suspensions, entrée d’air ou encore aileron arrière, la monoplace est totalement revue

Classement

Les Haas d’Oliver Bearman (dix-septième sur la grille), les Williams de Carlos Sainz et Alex Albon (dix-huitième et dix-neuvième), l’Aston Martin de Lance Stroll (vingtième) et les Cadillac de Valtteri Bottas et Sergio Pérez (vingt-et-unième et vingt-deuxième) n’ont pas réussi à se qualifier en Q1.

En Q2, l’Espagnol Fernando Alonso s’élancera derrière la Haas d’Esteban Ocon (quinzième), l’Audi de Gabriel Bortoleto (quatorzième), l’Alpine de Franco Colapinto (treizième), Pierre Gasly (douzième) et la Racing Bull de Liam Lawson (onzième).

* Kimi Antonelli a également été pénalisé, peu après Hamilton, pour non respect des drapeaux jaunes au moment de la sortie de piste de Verstappen. Il écope également de 3 places et partira donc 7e…derrière son équipier Russell.

Pos.PiloteVoitureTemps Q1Temps Q2Temps Q3
1Lando NorrisMcLaren Mercedes MCL401:18.2771:17.4561:17.207
2Lewis HamiltonFerrari SF-261:18.7301:17.8031:17.219
3Charles LeclercFerrari SF-261:18.9841:17.6261:17.445
4Kimi AntonelliMercedes W171:18.5541:18.3931:17.479
5Oscar PiastriMcLaren Mercedes MCL401:18.8911:17.9281:17.684
6Max VerstappenRed Bull RBPT Ford RB221:18.6561:18.2491:17.725
7George RussellMercedes W171:18.8561:18.4451:17.760
8Isack HadjarRed Bull RBPT Ford RB221:18.7541:17.8721:17.856
9Arvid LindbladRacing Bulls RBPT Ford VCARB 031:19.2331:18.3601:18.281
10Nico HülkenbergAudi F1 R261:18.7961:18.6391:18.686
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11Liam LawsonRacing Bulls RBPT Ford VCARB 031:19.1611:18.765
12Pierre GaslyAlpine Mercedes A5261:19.7411:18.844
13Franco ColapintoAlpine Mercedes A5261:19.7711:19.027
14Gabriel BortoletoAudi F1 R261:19.0691:19.105
15Esteban OconHaas Ferrari VF-261:20.0101:19.734
16Fernando AlonsoAston Martin Honda AMR261:20.1261:19.808
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17Oliver BearmanHaas Ferrari VF-261:20.233
18Carlos SainzWilliams Mercedes FW481:20.621
19Alex AlbonWilliams Mercedes FW481:20.658
20Lance StrollAston Martin Honda AMR261:20.659
21Valtteri BottasCadillac Ferrari MAC-261:20.886
22Sergio PérezCadillac Ferrari MAC-261:21.322

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La Chine renforce les contrôles sur les voitures

La Chine demande aux constructeurs automobiles d’améliorer sécurité, qualité et contrôle des systèmes de conduite assistée.

Pékin appelle les constructeurs automobiles à plus de rigueur

Le ministère chinois de l’Industrie a demandé aux constructeurs automobiles de renforcer leurs exigences en matière de sécurité et de contrôle qualité. Lors d’une réunion avec plusieurs grands acteurs du secteur automobile, les autorités chinoises ont appelé les entreprises à éviter une « concurrence irrationnelle » et à garantir davantage la fiabilité des véhicules, des composants automobiles et des systèmes de conduite assistée ou autonome.

Cette demande intervient alors que l’industrie automobile chinoise connaît une forte dynamique, portée notamment par le développement rapide des véhicules électriques et des nouvelles technologies embarquées. Face à cette évolution, le ministère souhaite que les constructeurs accordent une attention particulière aux risques liés à la production, à la conception des véhicules et au fonctionnement des équipements électroniques.

Selon le communiqué du ministère, les entreprises automobiles doivent identifier les problèmes liés à la cohérence de fabrication, à la fiabilité et à la durabilité des véhicules. Les constructeurs sont également invités à évaluer de manière complète les risques de sécurité avant le lancement de nouveaux modèles ou de nouvelles technologies.

Les autorités chinoises demandent notamment aux fabricants de mieux contrôler les différentes étapes du développement automobile. Cela concerne aussi bien la production industrielle que les composants utilisés dans les véhicules et les fonctionnalités numériques intégrées aux voitures modernes.

Le ministère a également rappelé aux constructeurs qu’ils ne devaient pas utiliser de communication exagérée ou trompeuse dans la présentation de leurs produits. Cette recommandation concerne notamment la manière dont les entreprises présentent les performances et les capacités de leurs véhicules auprès des consommateurs.

Les systèmes d’aide à la conduite sous surveillance

Une partie importante des demandes formulées par les autorités chinoises concerne les systèmes avancés d’assistance à la conduite et les technologies de conduite autonome. Le ministère a demandé aux constructeurs automobiles de renforcer les évaluations de sécurité liées aux fonctions combinées d’aide à la conduite et de conduite automatisée.

Ces technologies occupent une place croissante dans l’industrie automobile actuelle. Les véhicules intègrent désormais davantage de capteurs, de logiciels et de systèmes électroniques capables d’assister le conducteur dans différentes situations. Cette évolution entraîne également de nouveaux enjeux concernant la fiabilité des équipements et leur comportement dans des conditions variées.

Les autorités chinoises souhaitent donc que les constructeurs procèdent à des évaluations plus approfondies avant la commercialisation de nouvelles fonctions. L’objectif affiché est de limiter les risques liés aux technologies embarquées et de renforcer la confiance des utilisateurs envers les véhicules équipés de systèmes automatisés.

Cette demande concerne l’ensemble de la chaîne automobile, depuis la conception des modèles jusqu’à leur production en série. La qualité industrielle et la régularité des processus de fabrication deviennent des critères essentiels alors que les constructeurs accélèrent le développement de nouvelles générations de véhicules.

Le ministère chinois de l’Industrie a également indiqué que les autorités allaient renforcer la surveillance et les inspections concernant la qualité de production. Les contrôles porteront notamment sur la cohérence des véhicules fabriqués et sur le respect des exigences de sécurité.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Dans son communiqué, le ministère chinois a précisé que les entreprises ne respectant pas ces exigences pourraient être sanctionnées. Les autorités souhaitent ainsi inciter les constructeurs automobiles à appliquer des standards plus élevés en matière de sécurité et de qualité.

Cette démarche intervient dans un contexte de forte compétition entre les marques automobiles présentes en Chine. Le marché chinois accueille de nombreux constructeurs développant rapidement de nouveaux modèles, notamment dans le domaine des véhicules électriques et des technologies connectées.

Face à cette accélération industrielle, le gouvernement chinois cherche à maintenir un niveau de qualité compatible avec l’évolution du secteur. Les demandes adressées aux fabricants portent donc sur plusieurs aspects : sécurité des véhicules, fiabilité des composants, contrôle de production et transparence des communications commerciales.

Le renforcement des inspections annoncé par les autorités vise également à mieux encadrer la multiplication des innovations automobiles. Les systèmes d’assistance à la conduite et les fonctions autonomes représentent aujourd’hui un axe majeur de développement pour les constructeurs, mais nécessitent des procédures d’évaluation adaptées.

Les constructeurs automobiles devront donc intégrer davantage ces exigences dans leurs stratégies industrielles. La qualité de fabrication et la sécurité des véhicules deviennent des éléments déterminants dans un marché où les technologies évoluent rapidement.

À travers ces mesures, le ministère chinois de l’Industrie cherche à établir un cadre plus strict pour accompagner la transformation du secteur automobile. Les entreprises devront désormais démontrer davantage de maîtrise dans la conception, la production et la commercialisation de leurs nouveaux véhicules.

Notre avis, par leblogauto.com

La demande des autorités chinoises souligne les nouveaux défis liés à la montée en puissance des véhicules connectés et des systèmes de conduite assistée. Le renforcement des contrôles qualité vise à accompagner l’innovation automobile tout en limitant les risques liés aux nouvelles technologies. Les constructeurs devront intégrer davantage les enjeux de fiabilité et de sécurité dans leurs développements futurs. Cette évolution montre que la qualité industrielle devient un critère stratégique majeur dans la compétition automobile mondiale.

Crédit illustration : Xpeng.

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La Saxe parie sur les alliances automobiles chinoises

L’Allemagne envisage des tarifs plus élevés sur les voitures chinoises pour favoriser des partenariats avec Volkswagen et l’Europe.

La Saxe veut renforcer la coopération entre VW et les acteurs chinois

L’Union européenne pourrait envisager une hausse des droits de douane appliqués aux voitures fabriquées en Chine afin d’encourager les constructeurs automobiles chinois à développer des partenariats avec des groupes européens, selon Dirk Panter, ministre de l’Économie de l’État allemand de Saxe. Cette région accueille notamment une usine Volkswagen et se trouve au centre des discussions liées à l’avenir industriel du constructeur allemand.

Dans une interview accordée au journal allemand Bild, Dirk Panter a déclaré que l’Union européenne devait réfléchir à l’instauration de tarifs douaniers plus élevés sur les véhicules produits en Chine. Selon lui, cette mesure pourrait pousser les fabricants automobiles chinois à collaborer davantage avec des entreprises européennes comme Volkswagen.

Cette proposition intervient alors que Volkswagen fait face à d’importants défis industriels en Allemagne. Le constructeur automobile allemand a indiqué que quatre usines pourraient être menacées de fermeture dans les prochaines années si aucune solution alternative n’était trouvée. Parmi les sites concernés figure l’usine de Zwickau, en Saxe, spécialisée dans la production de véhicules électriques.

Le contexte actuel place donc la question des relations entre constructeurs européens et chinois au cœur des débats sur l’avenir de l’industrie automobile. Alors que les marques chinoises progressent sur le marché européen, certains responsables politiques souhaitent utiliser les politiques commerciales pour favoriser la production locale et préserver les emplois industriels.

Dirk Panter estime que l’arrivée de fabricants chinois en Europe ne doit pas être empêchée, mais qu’elle doit s’accompagner d’une contribution économique locale. Selon lui, les entreprises souhaitant accéder au marché européen doivent également participer à la création de valeur et au maintien de l’emploi sur le continent.

Volkswagen envisage des modèles chinois produits en Europe

La situation de Volkswagen est liée à une transformation profonde du marché automobile mondial. Le groupe allemand doit adapter son organisation industrielle face à la montée en puissance des véhicules électriques, à la concurrence internationale et aux évolutions des coûts de production.

Le PDG de Volkswagen, Oliver Blume, a évoqué plusieurs pistes pour répondre à ces défis. Parmi elles figure la possibilité de produire en Europe certains modèles développés en Chine par le groupe. Cette stratégie permettrait d’utiliser les capacités industrielles européennes tout en profitant de modèles conçus pour répondre aux évolutions du marché automobile.

Oliver Blume a également mentionné la possibilité de partenariats avec des constructeurs automobiles chinois. Pour Dirk Panter, une coopération industrielle en Saxe pourrait représenter un avantage stratégique si elle permettait d’éviter certains effets liés aux tarifs européens.

Le ministre allemand estime notamment qu’une coentreprise installée dans la région pourrait modifier la position de négociation de Volkswagen et des acteurs européens. Une telle collaboration pourrait permettre d’associer les capacités technologiques et industrielles chinoises aux infrastructures de production européennes.

Les discussions interviennent alors que Volkswagen cherche à améliorer sa compétitivité tout en maintenant une présence industrielle importante en Allemagne. L’avenir des sites de production du groupe constitue un enjeu majeur pour les salariés et les territoires concernés.

L’usine de Zwickau occupe une place particulière dans cette réflexion. Convertie à la production de véhicules électriques, elle symbolise la transition industrielle engagée par Volkswagen. Toutefois, les difficultés économiques actuelles poussent le groupe à examiner différentes solutions pour adapter son réseau de production.

Les marques chinoises gagnent du terrain en Europe

Les constructeurs automobiles chinois continuent de renforcer leur présence sur le marché européen. Des entreprises comme BYD ont augmenté leur part de marché grâce notamment à des modèles hybrides rechargeables, qui ne sont pas concernés par les tarifs actuels de l’Union européenne appliqués aux véhicules entièrement électriques fabriqués en Chine.

Cette progression alimente les débats autour de la concurrence internationale dans le secteur automobile. Les constructeurs européens cherchent à préserver leur compétitivité tout en développant leurs gammes électriques et en maîtrisant leurs coûts de production.

Pour Dirk Panter, l’objectif n’est pas d’exclure les fabricants chinois du marché européen. Le ministre de Saxe considère plutôt que leur implantation doit s’accompagner d’investissements et de retombées économiques locales.

Cette approche s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir de l’industrie automobile européenne. Les constructeurs doivent composer avec la montée des marques chinoises, qui disposent d’une expérience importante dans les véhicules électriques et proposent des modèles compétitifs.

La question des droits de douane devient ainsi un outil potentiel de politique industrielle. Une augmentation des tarifs pourrait modifier les stratégies des constructeurs chinois souhaitant accéder au marché européen et encourager des formes de coopération avec les groupes automobiles présents en Europe.

À ce stade, aucune décision définitive concernant une hausse des tarifs douaniers n’a été annoncée. Les discussions restent centrées sur les moyens de préserver la production automobile européenne tout en intégrant les évolutions du marché mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

La proposition de la Saxe illustre les tensions actuelles autour de la concurrence entre constructeurs européens et chinois. Volkswagen cherche des solutions pour maintenir son outil industriel allemand tout en s’adaptant à un marché automobile en mutation. Les partenariats avec des acteurs chinois pourraient devenir une piste stratégique, notamment dans le domaine des véhicules électriques. L’évolution des politiques douanières européennes pourrait également influencer les choix industriels des constructeurs dans les prochaines années.

Crédit illustration : LeBlogAuto.com.

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Car Story #27 : La belle histoire de la Renault 25

Les échecs des constructeurs français dans le haut de gamme sont légion. Depuis de nombreuses années, le pays du luxe et du bon goût peine à convaincre dans un segment où les Allemands ont, peu à peu, pris un avantage décisif. Il existe néanmoins quelques exceptions avec quelques irréductibles gauloises, qui ont essayé de résister – encore et toujours – aux envahisseurs. On pense bien naturellement à la Citroën DS mais aussi à la Renault 25 !

Redéfinir le haut de gamme français

Renault 25
Le style de la Renault 25 a nécessité de nombreuses propositions avant d’être figé – Renault Communication – Droits réservés

Les Renault 20 et 30 étaient de bonnes berlines à hayon. Si leur carrière a été honorable dans l’hexagone, le duo français a peiné à convaincre en dehors de ses frontières. Voilà ici une marge de progression toute tracée pour la remplaçante de ces deux modèles. Tout a commencé durant l’année 1978 avec le lancement du projet 129. Avant d’élaborer un cahier des charges, la régie nationale des usines Renault a décortiqué l’offre disponible sur le marché. Pour ce faire, les têtes pensantes de la marque ont analysé l’Opel Ascona, la BMW Série 5 ainsi que la Peugeot 604.

Alors même que le projet 129 n’en est qu’à ses balbutiements, Renault a, en parallèle, fait tester une maquette réalisée par Marc Deschamps. Pour ce faire, le constructeur a invité des clients potentiels à l’Hôtel Hilton de Paris. Cette maquette d’une longueur de 5m00 ne préfigurait pas encore la future 129. Néanmoins, cette maquette a visiblement inspiré les designers qui ont œuvré sur ce projet. En effet, de nombreux éléments se sont retrouvés sur le modèle de série.

La genèse complexe du projet 129

Projet 129 - Rafale
Le projet Rafale Jean-François VENET avait les faveurs de Robert OPRON – (C) Renault Communication – Droits réservés

Souvent attribuées à Robert Opron et à Gaston Juchet, les lignes de la grande Renault sont nées dans la douleur. Les premières maquettes de la 129 ont été présentées en 1979. Pour le premier round, 3 maquettes étaient proposées afin d’essayer de trouver la bonne formule. L’une de ces propositions était l’œuvre d’un prestataire extérieur : Marcello Gandini ! L’Italien, qui travaillait désormais à son compte, venait de quitter la maison Bertone où il a été remplacé par… un certain Marc Deschamps. Ce dernier n’a donc pas œuvré sur le projet 129. L’apport de Deschamps s’est donc limité à cette fameuse maquette testée à l’Hilton. Face à la proposition de Marcello Gandini, Gaston Juchet avait dégainé deux solutions : une berline à coffre traditionnelle ou une berline à hayon qui s’inscrivait dans la lignée des Renault 16 et 20/30.

Cette première confrontation n’a pas permis de geler le style de la future grande Renault. Néanmoins, elle a écarté la proposition du styliste italien. Le centre de style de Renault avait donc la responsabilité de formuler une proposition pouvant satisfaire sa direction. Et ce n’était pas une mince affaire car d’une part, le service marketing de la marque semblait pousser pour que la berline statutaire de la marque adopte le coffre classique et d’autre part car le cahier des charges de la 129 était mouvant ! De quoi donner beaucoup de travail sur la planche (à dessin) de Gaston Juchet !

Venet vs Juchet : la bataille des stylistes

Projet 129 - Bicaero
C’est finalement Gaston JUCHET qui signa la R25 avec sa « Bicaero » – (C) Renault Communication – Droits réservés

Ce dernier n’était d’ailleurs pas un vainqueur par KO. Car après avoir éliminé Marcello Gandini, il a dû faire face à la concurrence interne. En effet, en octobre 1979 de nouvelles maquettes ont été présentées à la direction. Outre les nouvelles propositions de Gaston Juchet – toujours une à coffre et une à hayon, deux autres maquettes dites « Rafale » ont fait leur apparition. Elles étaient l’oeuvre de Jean-François Venet. Et c’est l’une de ces deux propositions qui semble avoir les faveurs de Robert Opron, le patron du bureau de style de Renault. Avec son hayon bulle, cette proposition de Venet permettait de conserver un hayon tout en donnant l’impression d’avoir un coffre. C’est une ligne de type « deux-corps et demi ».

Gandini signe l’intérieur de la grande Renault

Un intérieur signé Gandini
Une petite touche italienne pour la R25. La planche de bord est l’œuvre de Marcello Gandini – (C) Renault Communication – Droits réservés

Pour autant, l’affaire n’était pas encore entendue et le style de la future 129 n’a, une nouvelle fois, pas été figé. Juchet et Venet ont du retourner à leur planche à dessin pour un affrontement final ! Alors qu’il semblait battu d’avance, Gaston Juchet ne s’est pas découragé et lors de la présentation suivante, en février 1980, il a dégainé une maquette dite « Bicaéro ». Il s’agissait d’un deux-corps et demi, avec un hayon bulle, doté d’une ligne moderne et bien dans son temps. Cette proposition a – enfin – mis tout le monde d’accord ! Mais c’était sans compter sur ce cahier des charges en perpétuelle évolution. Alors que l’affaire semblait entendue, Gaston Juchet a dû raccourcir la 129 de 10 cm ! Ce dernier s’est exécuté, ce qui a permis de clore cette saga en 1981.

Le choix de l’habitacle a visiblement été bien moins complexe que le design extérieur. Écarté d’emblée pour le style externe, Marcello Gandini n’en avait pas pour autant fini avec la 129 ! En effet, sa proposition de planche de bord a visiblement séduit les décideurs qui lui ont donc confié le soin de réaliser l’habitacle de son futur haut de gamme.

La 129 devient la Renault 25

Renault 25 GTS
La commercialisation de la Renault 25 a débuté en mars 1984 – (C) Renault Communication – Droits réservés

Le 20 novembre 1983, Renault a levé le voile sa nouvelle grande berline. Destinée à remplacer les Renault 20 et 30, la nouvelle venue a sobrement été baptisée « Renault 25 ». Il a fallu attendre quelques mois supplémentaires afin de pouvoir l’acquérir, sa commercialisation n’ayant débuté qu’en mars 1984. Moderne, confortable et dotée d’une excellente tenue de route, cette voiture, produite à Sandouville, offrait un niveau de raffinement jamais vu sur une voiture française. Elle était également plus légère que sa devancière avec un gain de poids de l’ordre de 60 kg. Pourtant, la R25 embarquait des équipements inédits qui ont fait sa légende comme le fameux satellite qui permettait de commander la radio sans bouger les mains du volant ou encore les lève-vitres à impulsion.

Satellite Radio - Renault 25
Souvent copié, jamais égalé ! La R25 a étrenné la fameux satellite qui permet de commander la radio sans lâcher le volant – (C) : Renault Communication – Droits réservés

Il y avait aussi et surtout la mythique synthèse vocale. Que serait la Renault 25 sans sa fameuse voix synthétique qui pouvait vous dégainer un « Porte arrière gauche mal fermée ». Cela se produisait assez souvent lorsqu’un garnement faisait exprès de mal fermer sa porte afin de faire parler la voiture. Oui, l’auteur de ces lignes plaide coupable !

Douvrin et PRV : des moteurs robustes pour la R25

La Renault 25, ici en finition GTX faisait appel à des mécaniques robustes – (C) Renault Communication – Droits réservés

Sous le capot, on retrouvait essentiellement des mécaniques qui avaient déjà officié sur les R20 et les R30. L’offre se composait donc de 4 cylindres de type « Douvrin » et du fameux V6 PRV. En essence, la gamme débutait par un 1995cm3 de 103 ch sur les finitions TS et GTS. Ce bloc pouvait recevoir une boîte mécanique à 5 rapports de type longue (7 CV) ou courte (9 CV). Plus que sa puissance, la force de la finition TS était son Cx de 0.28. Elle a ainsi été, durant un court instant, la berline la plus aérodynamique au monde. L’Audi 100 lui a ravi ce titre dès l’année suivante.

Le V6 PRV a trouvé une bonne place dans le compartiment moteur de la R25 – (C) Hatem BEN AYED

Suivait ensuite le 2165 cm3 à injection de la finition GTX. Ce bloc offrait une puissance de 123 ch et proposait ainsi un bel agrément de conduite. Cette 11 CV fiscaux recevait une boîte mécanique à 5 rapports et permettait de filer sur l’autobahn à presque 200 km/h. Pour passer la barre des 200 et profiter de prestation de haut vol, il fallait savourer la R25 avec un 6 cylindres ! La grande Renault avait reçu le V6 PRV dès son lancement. Baptisée V6 injection, elle embarquait un bloc de 2664 cm3 pour une puissance de 144 ch.

La R25 n’oublie pas le grands rouleurs

La R25 GTD était animée par un diesel atmosphérique de seulement 64 ch – (C) Renault Communication – Droits réservés

Les grands rouleurs pouvaient également opter pour des motorisations diesel. Là encore, le constructeur au losange a fait appel à des moteurs « Douvrin ». La gamme débutait avec le 2068cm3 atmosphérique de la TD. Il offrait la modeste puissance de 64 ch et ses performances étaient indignes d’une voiture de ce standing. Pour plus d’assurance sur la route, il valait mieux opter pour les Turbo D et les Turbo DX. Grâce à l’aide d’un turbo, la puissance du Douvrin diesel grimpait à 85 ch et son couple à 18,5 mkg à 2000 tr/min.

Belle, sûre et bien équipée, la Renault 25 semblait filer à toute allure vers la route du succès. Mais, comme trop souvent avec le haut de gamme français, des errements de jeunesse ont malheureusement terni sa réputation en dehors de l’Hexagone. La finition, impardonnable à ce niveau de gamme, des premiers modèles a brisé cet élan, notamment outre-Rhin. Si on y ajoute, quelques soucis électroniques de jeunesse… Et voilà, notre Renault 25, cantonnée à un rôle d’irréductible Gaulois, capable de se défendre sur ses terres mais incapable de partir à la conquête du Monde.

Encore plus de Renault 25 avec la Limousine

Renault 25 Limousine
La Renault 25 Limousine offrait un bel espace aux jambes à l’arrière – (C) Renault Communication – Droits réservés

La R25 a bien tenté de monter en gamme avec l’arrivée de la Limousine en octobre 1984. Plus longue de 22,5 cm, elle était notamment destinée à véhiculer le Président de la République ainsi que les principaux ministres. Hélas pour Renault, le succès n’a pas été au rendez-vous et l’auto a peiné à séduire au-delà de l’administration française ! Heuliez ne l’a produite qu’une seule année à 832 unités. Ces exemplaires ont reçu le V6 injection, le Turbo D ou encore… le V6 Turbo à partir de mars 1985.

Le V6 Turbo était disponible aussi bien sur la berline que la Limousine. A noter, la face avant spécifique aux 6 cylindres – (C) Renault Communication – Droits réservés

Malgré une cylindrée abaissée à 2458 cm3, l’adjonction d’un turbo – technologie alors très en vogue chez Renault – et l’adoption de manetons décalés ont permis de tirer 182 ch du PRV. Ce bloc n’était pas spécifique à la Limousine et pouvait donc également se savourer au volant de la berline bien plus vive et légère ! Associée à une boîte mécanique à 5 rapports, la 25 abattait alors le 0 à 100 km/h en seulement 7s7 et le 1000m départ arrêté 28s9. Cette version disposait, comme la V6 injection, d’une face avant avec des optiques doubles et des clignotants déportés dans le bouclier avant.

En 1987, la gamme s’est enrichie d’une version TX motorisée par un 1995cm3 à injection délivrant une puissance de 120 ch. Ce fut la dernière évolution de la Renault 25 « phase 1 ».

Opération modernisation pour la Renault 25

Renault 25 phase 2 d'entrée de gamme
Les R25 restylées d’entrée de gamme, comme cette GTS, avaient les clignotants intégrés dans le bloc phare – (C) : Renault Communication – Droits réservés

En 1988, la grande Renault a connu un restylage assez important. A bord, à l’exception du nouveau volant, les changements n’étaient pas flagrants mais ont permis d’améliorer la finition de manière significative. En revanche, à l’extérieur l’opération modernisation a été assez profonde. À l’avant, le minois a subi un lifting assez important.

En avance sur son temps, la 25 avait adopté un nouveau bouclier, une nouvelle calandre ainsi que des feux avant monoblocs intégrant les phares et les clignotants. Il faudra attendre les années 2000 pour que cette coquetterie se généralise à l’ensemble de l’industrie automobile ! Cette innovation ne concernait pas les versions haut de gamme, qui avaient des phares à double parabole. Cette configuration d’optique imposait de déporter les clignotants sur le bouclier avant.

La poupe arrière a également reçu des modifications. Les feux, désormais de couleur anthracite, avaient abandonné leurs stries antisalissure tandis que le bouclier arrière a été modernisé.

Sous le capot, la grande nouveauté a été l’adoption d’un nouveau V6 injection de 2849 cm3 de 153 ch. Ce bloc, toujours un PRV, a remplacé le 2,5 V6. Ce moteur, toujours ouvert à 90°, a adopté les manetons décalés de la V6 Turbo afin d’équilibrer son fonctionnement.  Du côté des diesel, le J8S atmosphérique, à savoir le 2,1 diesel a vu sa puissance passer de 64 à 70 chevaux. Outre la finition TD, il pouvait désormais s’associer à une finition GTD à l’équipement moins chiche.

R25 Baccara : une idée du luxe à la française

Renault 25 Baccara
Bienvenue à bord de la Renault 25 Baccara – (C) Renault Communication – Droits réservés

La plus chic des Renault 25 a fait son apparition en juin 1989. Disponible en V6 ou en V6 Turbo, la Baccara offrait du luxe et du raffinement. Outre les incontournables sièges en cuir et les jantes BBS, la dotation de série comprenait du bois précieux (loupe d’orme), un hayon motorisé, l’ABS, sans oublier la fameuse housse sous la plage arrière. Elle permettait notamment de ranger un costume ou une robe de soirée !

La gamme 25 s’est aussi également enrichie d’une finition TXI motorisée par 1995cm3 à 12 soupapes. Disposant également d’une injection, ce bloc offrait 140 ch. La finition GTX a, quant à elle, vu sa puissance passer de 123 à 126 ch tout en conservant le même moteur ! Comme la V6, cette dernière pouvait d’ailleurs recevoir une nouvelle boîte automatique à 4 rapports.

La Baccara proposait une housse permettant de ranger un costume ou une robe sous la tablette du coffre – Renault Communication – Droits réservés

En 1990, la Renault 25 faisait figure de vétérane sur son segment. Pour autant, elle n’avait pas encore dit son dernier mot face à de nouvelles rivales aux dents longues, comme les Citroën XM et les Peugeot 605. Alors que Peugeot venait de lancer une 605 SV24 de 200 ch, la régie a répliqué en portant la puissance de la V6 Turbo à 205 ch ! C’était l’arbre qui cachait la forêt car en adoptant le catalyseur, la TXI ainsi que la TI ont perdu 4 chevaux. Leur puissance était désormais de 136 ch. La puissance de la V6 injection a été abaissée à 153 ch au lieu de 160. À noter également que sur certains marchés étrangers, la 2.0 injection a vu sa puissance passer de 120 à 107 ch. Ce ne sont pas moins de 13 chevaux qui ont été sacrifiés sur l’autel de l’écologie !

Le sprint final de la Renault 25

Renault 25 phase 2
Les Renault 25 les plus huppées, comme cette TXI, adoptait des phares à double parabole. Les clignotants devaient alors migrer dans le bouclier avant – (C) Pierre-Jean VERGER, Renault

En 1991, la 25 entamait sa dernière ligne droite. Si les V6 et V6 Turbo ont gagné la suspension pilotée, la gamme commençait à se simplifier tandis que les séries spéciales avaient tendance à se multiplier. La production a finalement pris fin le 13 octobre 1992. La Renault 25, exclusivement produite à Sandouville, a été fabriquée à 780 976 exemplaires. Si elle a eu du mal à exister en Europe face à la concurrence allemande, la 25 a connu un beau succès dans l’Hexagone. Un carton plein que sa remplaçante, la Safrane, n’est pas parvenue à rééditer.

Les petites histoires de la grande Histoire

Gamme Olympique Renault
Comme l’ensemble de la gamme Renault, la 25 a fait l’objet d’une série spéciale « Olympique 92 » – (C) Renault Communication – Droits réservés

Maintenant que vous en savez plus sur la Renault 25, il est temps pour nous de vous partager quelques petites anecdotes.

La carrière de la Renault 25 regorge de petites histoires. Et forcément, nous avons très envie de les partager avec vous.

La Renault 25, une voiture d’État

La Renault 25 a été une voiture qui avait ses entrées à l’Élysée et à Matignon – (C) Renault Communication – Droits réservés

« Le gang des R25 » c’est ainsi qu’était surnommé les ministres socialistes sous François Mitterrand. Ce sobriquet était employé d’une manière générale les principaux hommes d’État encartés à gauche. Ces derniers avaient opté pour la grande berline de la Régie Nationale quand leurs prédécesseurs se fournissaient plutôt dans le privé (principalement chez Citroën).

Les errements de jeunesse de la Renault 25, c’est Raymond Lévy, le président de Renault entre 1987 et 1992 qui en parlait le mieux. Lors d’une visite de l’usine de Flins, ce dernier a déclaré que sa Renault 25 devait aller au garage tous les mois !

Des séries spéciales et un Break pour la Renault 25

La Renault 25 break a été étudiée mais n’a pas été validée par la direction du Losange – (C) Renault Design

Comme beaucoup de voitures des années 80, la R25 n’a pas échappé à la mode de série spéciale. Manager, Olympique 92 ou encore Courchevel et Méribel ont marqué la carrière de la Renault 25.

Un prototype de Renault 25 Break avait été proposé à Renault, mais la marque au losange ne l’a pas validé…

… De quoi laisser le champ libre à l’entreprise belge EBS, qui proposa un kit permettant de transformer la R25 en Break.

La Renault 25 des taxistes

Renault 25 Taxi
Nous sommes en 2026 et ce taxi Renault 25 Turbo DX n’a pas encore pris sa retraite – (C) Hatem BEN AYED

Comme pour le Renault Espace de première génération, la compagnie de taxis parisiens G7 a fait acquisition de Renault 25 avec un aménagement spécial. Ces taxis se reconnaissaient à leur couleur bleu et rouge !

Une Renault 25 qui continuerait à faire le taxi en France en 2026 peut sembler être une idée un peu loufoque! Et pourtant, une version Turbo DX de couleur Bordeaux continue de transporter des passagers en région parisienne.

Renault 25 : La voiture qui parle

Nous ne pouvions naturellement pas finir cet article sans laisser le mot de la fin à la Renault 25

Renault Communication - Droits réservés

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Volvo mise sur l’EX60 pour relancer ses résultats

Volvo Cars prévoit une reprise au second semestre malgré la baisse en Chine et la hausse des coûts des matières premières.

Volvo Cars anticipe une amélioration après un trimestre difficile

Volvo Cars prévoit une seconde moitié d’année plus favorable malgré un contexte économique marqué par une forte baisse de ses ventes en Chine et une augmentation attendue des coûts des matières premières. Le constructeur automobile suédois estime que ses bénéfices devraient se redresser dans les prochains mois, notamment grâce à la montée en puissance de nouveaux modèles électriques.

Cette perspective intervient après un deuxième trimestre compliqué pour l’entreprise. Volvo Cars avait déjà averti que cette période serait difficile en raison de plusieurs facteurs, notamment la hausse des prix des matières premières, l’augmentation des coûts de transport et les importantes remises commerciales nécessaires pour soutenir les ventes.

Pour la période d’avril à juin, le constructeur a enregistré un bénéfice d’exploitation de 82,8 millions de dollars. Sa marge opérationnelle a atteint 1,1 %, contre 1,6 % précédemment, principalement en raison du recul des ventes sur le marché chinois.

La Chine, qui représente le plus grand marché automobile mondial, a connu une baisse importante pour Volvo Cars. Les ventes du constructeur y ont diminué de 35 %, une évolution plus forte que prévu par l’entreprise et par l’ensemble du secteur automobile. Fredrik Hansson, directeur financier de Volvo Cars, a expliqué que ce ralentissement avait surpris l’industrie.

Cette situation a également pesé sur la confiance des investisseurs. L’action Volvo Cars a chuté de 8 % à l’ouverture des marchés, avant de limiter légèrement son recul. Le titre s’orientait néanmoins vers sa plus forte baisse depuis février.

Le constructeur suédois estime toutefois que plusieurs éléments pourraient soutenir une amélioration de ses performances au second semestre, notamment l’arrivée progressive de nouveaux modèles et une meilleure maîtrise des coûts.

Une concurrence accrue sur le marché chinois

Le recul des ventes en Chine constitue aujourd’hui l’un des principaux défis pour Volvo Cars. Le constructeur fait face à une concurrence particulièrement forte sur ce marché, avec une pression importante sur les prix. Hakan Samuelsson, directeur général de Volvo Cars, a indiqué que la rentabilité en Chine était actuellement loin d’être satisfaisante en raison de la baisse des volumes et de la concurrence tarifaire.

Les difficultés rencontrées par Volvo ne sont pas isolées. D’autres constructeurs automobiles européens subissent également un ralentissement sur le marché chinois. BMW a notamment annoncé une baisse de 30 % de ses ventes en Chine au deuxième trimestre et avait émis un avertissement sur ses bénéfices en juin, en partie en raison de cette situation.

Selon Volvo Cars, le marché chinois est devenu plus complexe pour les marques européennes, notamment dans le domaine des véhicules électriques. Les constructeurs historiques doivent composer avec une concurrence renforcée des acteurs locaux spécialisés dans les modèles électrifiés.

Fredrik Hansson estime également que l’évolution du marché automobile chinois touche désormais plusieurs segments. Les marques européennes avaient longtemps compté sur leur image associée à la sécurité et à la qualité pour maintenir leurs ventes de véhicules thermiques. Cependant, cette stratégie devient plus difficile alors que la demande évolue et que la concurrence sur les prix augmente.

Malgré ce contexte, Volvo indique vouloir éviter une guerre des prix. Erik Severinson, directeur commercial de Volvo Cars, a précisé que l’entreprise cherchait à protéger ses tarifs. Le constructeur identifie toutefois un point positif en Chine avec les hybrides rechargeables, notamment grâce aux ventes de son nouveau SUV crossover XC70.

L’EX60 doit soutenir la croissance au second semestre

Pour améliorer ses performances financières, Volvo Cars compte notamment sur la production de son nouveau SUV électrique de taille moyenne EX60. Le constructeur prévoit une montée en puissance progressive de ce modèle phare, dont la production doit atteindre son plein régime au cours de la seconde moitié de l’année.

Volvo Cars anticipe une croissance de 10 % de ses volumes par rapport au premier semestre grâce à cette nouvelle dynamique industrielle. L’entreprise estime également que ses marges bénéficiaires devraient progresser lorsque la production de l’EX60 sera pleinement opérationnelle.

Parallèlement, Volvo doit gérer une augmentation attendue des coûts des matières premières essentielles, notamment le lithium et l’aluminium. Ces hausses devraient commencer à avoir un impact au second semestre. Fredrik Hansson a indiqué que l’entreprise bénéficiait de mécanismes de protection financière, mais qu’une partie importante de ces évolutions échappait à son contrôle.

Le constructeur automobile est également confronté aux conséquences des tensions commerciales internationales et à l’évolution des coûts liés aux matières premières. Hakan Samuelsson, revenu à la direction de Volvo Cars l’année dernière, doit ainsi poursuivre la transformation de l’entreprise dans un environnement industriel complexe.

Volvo a toutefois indiqué avoir réalisé une grande partie des économies indirectes prévues dans son plan de réduction des coûts avec six mois d’avance sur le calendrier initial. Cette progression doit contribuer à soutenir les résultats financiers dans les prochains mois.

Avec l’arrivée de l’EX60, le développement des véhicules électrifiés et la maîtrise des dépenses, Volvo Cars cherche donc à retrouver une trajectoire plus favorable malgré les difficultés rencontrées sur certains marchés clés.

Notre avis, par leblogauto.com

Volvo Cars traverse une période où les défis commerciaux et industriels se concentrent particulièrement sur le marché chinois. La baisse des ventes et la pression sur les prix affectent directement la rentabilité du constructeur suédois. L’arrivée progressive de l’EX60 représente un élément central de sa stratégie de redressement au second semestre. Les économies réalisées plus rapidement que prévu constituent également un levier pour améliorer ses performances financières.

Crédit illustration : Volvo.

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Volkswagen : 140 000 emplois sous pression

Volkswagen prépare des réunions avec ses salariés alors qu’une réorganisation pourrait menacer jusqu’à 140 000 emplois.

Les salariés de Volkswagen veulent interroger leur direction

Le groupe Volkswagen fait face à une période de fortes tensions sociales alors que son projet de réorganisation suscite des inquiétudes parmi les salariés. Le comité d’entreprise du constructeur automobile allemand a annoncé la tenue d’assemblées extraordinaires du personnel en août, en présence du PDG Oliver Blume. Ces rencontres doivent permettre aux employés de questionner directement la direction sur les conséquences possibles des mesures envisagées pour améliorer la compétitivité du groupe.

Selon le comité d’entreprise, Oliver Blume participera à ces réunions avec les salariés au siège de Volkswagen à Wolfsburg le 25 août. Le lendemain, le dirigeant doit également se rendre dans les usines d’Emden et de Zwickau pour échanger avec les employés concernés par les évolutions prévues.

Ces deux sites industriels figurent parmi les quatre usines actuellement menacées de fermeture dans les prochaines années si aucune solution alternative n’est trouvée. Pour les représentants du personnel, ces perspectives représentent un risque important pour l’emploi dans l’industrie automobile allemande.

Le débat porte notamment sur les efforts de réduction des coûts engagés par Volkswagen. Le constructeur cherche à améliorer sa compétitivité dans un marché automobile en pleine transformation, marqué par la transition vers les véhicules électriques, la concurrence internationale et l’évolution des conditions économiques.

Le PDG Oliver Blume avait indiqué que Volkswagen pourrait supprimer jusqu’à 50 000 emplois supplémentaires afin de devenir plus compétitif en matière de coûts. Ces réductions viendraient s’ajouter aux 50 000 suppressions de postes déjà engagées.

Des usines allemandes au cœur des inquiétudes

Les représentants des salariés estiment que les conséquences pourraient être encore plus importantes. Le comité d’entreprise évoque jusqu’à 40 000 emplois supplémentaires menacés par d’éventuelles fermetures d’usines après 2030.

Au total, selon les estimations avancées par le comité d’entreprise, la réorganisation envisagée pourrait concerner jusqu’à 140 000 emplois. Ce chiffre inclut les suppressions de postes déjà annoncées, les réductions potentielles supplémentaires et les emplois liés aux sites industriels susceptibles d’être affectés à plus long terme.

Les usines d’Emden et de Zwickau occupent une place particulière dans cette situation. Elles font partie des sites identifiés comme pouvant être concernés par des changements majeurs si aucune alternative industrielle n’est mise en place.

L’avenir de ces installations représente un enjeu important pour Volkswagen, mais également pour l’ensemble du secteur automobile allemand. Les constructeurs historiques doivent adapter leurs chaînes de production aux nouvelles technologies, notamment aux véhicules électriques, tout en maintenant leur compétitivité face aux nouveaux acteurs du marché.

La réorganisation envisagée par Volkswagen intervient donc dans un contexte où l’industrie automobile européenne cherche à réduire ses coûts de production. Les investissements nécessaires dans l’électrification des gammes automobiles et dans les nouvelles technologies obligent les constructeurs à revoir leurs stratégies industrielles.

Un porte-parole de Volkswagen a indiqué qu’aucun accord n’avait actuellement été conclu sur ces mesures. Le groupe a donc refusé de commenter le chiffre avancé concernant les suppressions d’emplois potentielles.

Un dialogue social sous tension chez le constructeur allemand

Les réunions prévues en août doivent constituer un moment d’échange direct entre la direction et les salariés. Pour le comité d’entreprise, ces rencontres offrent aux travailleurs l’occasion d’obtenir des réponses sur l’avenir des sites de production et sur les conséquences sociales de la stratégie du groupe.

La présence du PDG Oliver Blume à ces assemblées témoigne de l’importance du dossier pour Volkswagen. Le constructeur doit désormais trouver un équilibre entre ses objectifs de compétitivité économique et les attentes des employés concernant la préservation des emplois industriels.

Le secteur automobile allemand traverse actuellement une phase de transformation profonde. Les constructeurs doivent faire face à des investissements importants, notamment dans les véhicules électriques, tout en répondant à une concurrence accrue sur les marchés internationaux.

Pour Volkswagen, l’enjeu est de réduire ses coûts tout en conservant une capacité industrielle adaptée aux évolutions du marché automobile. Les discussions avec les représentants du personnel seront donc déterminantes pour l’évolution du plan de réorganisation.

À ce stade, aucune décision définitive concernant les suppressions de postes supplémentaires ou les fermetures d’usines n’a été annoncée. Les échanges prévus entre la direction et les salariés permettront de préciser les orientations du groupe dans les prochains mois.

Notre avis, par leblogauto.com

La situation chez Volkswagen illustre les défis auxquels sont confrontés les grands constructeurs automobiles face à la transformation du secteur. Les chiffres évoqués par le comité d’entreprise montrent l’ampleur potentielle des conséquences sociales liées aux mesures de réduction des coûts. Les discussions prévues avec Oliver Blume seront un moment clé pour clarifier les orientations du groupe. À ce stade, Volkswagen indique toutefois qu’aucun accord définitif n’a été conclu concernant ces mesures.

Crédit illustration : LeBlogAuto.com.

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Mercedes-Maybach GLS 2026 : design revu, V8 électrifié et nouvelles technologies

Mercedes-Maybach fait évoluer son SUV de luxe GLS avec une mise à jour qui touche le design, le confort, la motorisation et les technologies embarquées. Le modèle sera disponible à la commande en Europe à partir de la fin juillet 2026.

Présenté le 21 juillet 2026, le nouveau Mercedes-Maybach GLS conserve son positionnement tout en intégrant plusieurs évolutions esthétiques, techniques et numériques. La marque annonce également un moteur V8 électrifié plus puissant, de nouveaux équipements de confort et une mise à jour de son système multimédia.

Un design extérieur retouché

Le Mercedes-Maybach GLS adopte une face avant remaniée avec une nouvelle calandre spécifique dont le contour est éclairé. Le nom Maybach apparaît désormais de manière lumineuse dans le cadre de la calandre. Selon les marchés, l’étoile Mercedes placée sur le capot pourra également être éclairée en option. Ce Maybach GLS adopte un style encore plus ostensible.

Les projecteurs reçoivent des accents couleur or rose tandis que les feux arrière affichent un nouveau dessin intégrant des motifs en forme d’étoile. La gamme de couleurs s’enrichit avec de nouvelles teintes, dont une combinaison bicolore Dark Petrol uni / Verde Silver métallisé.

Le SUV reçoit également de nouvelles jantes de 22 et 23 pouces. Les versions forgées de 23 pouces disposent d’une étoile Mercedes centrale qui reste verticale grâce à un mécanisme à roulement. Rien de nouveau, mais cela fait toujours son petit effet. Pour comparer avec la version actuelle, c’est ici.

Un habitacle enrichi en équipements

L’intérieur évolue avec une nouvelle sellerie en cuir Nappa Beech Brown/Macchiato Beige et deux nouvelles finitions décoratives, en bois ou en métal tissé.

Les sièges avant intègrent une nouvelle fonction de massage par vibrations, tandis que les sièges arrière Executive bénéficient désormais d’un massage des mollets.

Le système audio Burmester 3D Surround avec Dolby Atmos évolue également avec deux haut-parleurs supplémentaires à l’arrière, un amplificateur de 710 W et un total de 15 haut-parleurs.

Mercedes-Maybach annonce aussi un nouveau système de filtration de l’air capable de renouveler l’air de l’habitacle environ toutes les 90 secondes grâce à un dispositif de filtration à plusieurs niveaux. Niveau confort, le Mercedes-Maybach GLS peut concurrencer la reine Classe S.

Un V8 électrifié plus puissant

Le Mercedes-Maybach GLS reçoit une nouvelle évolution de son moteur V8 biturbo électrifié M177 EVO.

Associé à un système hybride léger 48 volts avec démarreur-générateur intégré de deuxième génération (ISG 2.0), il développe 450 kW auxquels s’ajoutent jusqu’à 17 kW de puissance supplémentaire en mode boost, pour un couple maximal de 850 Nm.

La direction a également été revue avec un rapport plus direct afin d’améliorer la précision et la réactivité.

Suspensions et confort de conduite

Le SUV est désormais équipé de série d’une suspension pneumatique AIRMATIC mise à jour. Celle-ci peut adapter son amortissement à partir d’informations issues du système Car-to-X transmises par d’autres véhicules Mercedes-Benz.

En option, le système E-ACTIVE BODY CONTROL analyse jusqu’à 1 000 fois par seconde les mouvements du véhicule afin de limiter le roulis, le tangage et les mouvements de caisse. En mode Curve, le véhicule peut s’incliner jusqu’à 3 degrés dans les virages afin de réduire les forces latérales ressenties par les occupants. Une sorte de « banking » automatique.

MB.OS et une nouvelle génération de MBUX

Le nouveau GLS repose sur MB.OS, le système d’exploitation de Mercedes-Benz, compatible avec les mises à jour à distance (OTA). Sinon on retrouve les intérieurs Mercedes désormais classiques.

Le MBUX Superscreen regroupe trois écrans de 12,3 pouces sous une même surface vitrée. Le système intègre notamment le Zero Layer, davantage de possibilités de personnalisation et un assistant vocal utilisant des technologies de Microsoft, Google, ChatGPT, Microsoft Bing Search et Google Gemini.

À l’arrière, deux écrans Full HD de 11,6 pouces permettent d’accéder aux fonctions de confort, au divertissement et aux appels vidéo.

Une assistance à la conduite renforcée

Le Mercedes-Maybach GLS embarque jusqu’à dix caméras, cinq radars et douze capteurs à ultrasons pour ses systèmes d’aide à la conduite.

Le système MB.DRIVE ASSIST PRO propose une assistance de niveau SAE 2 pour les trajets urbains, en combinant navigation et aides à la conduite. Son lancement est prévu en Chine dans un premier temps, puis aux États-Unis. Son déploiement sur les autres marchés dépendra des réglementations locales.

Le système MB.DRIVE PARKING ASSIST évolue également avec la prise en charge du stationnement en diagonale, la détection de places non matérialisées et une fonction permettant de refaire automatiquement en marche arrière les 150 derniers mètres parcourus.

Ouverture des commandes fin juillet 2026

Déjà disponible à la commande en Chine, le nouveau Mercedes-Maybach GLS sera commercialisé en Europe et aux États-Unis à partir de la fin juillet 2026. Sa production est assurée dans l’usine Mercedes-Benz de Tuscaloosa, en Alabama, où une équipe dédiée réalise les finitions spécifiques aux modèles Maybach.

Notre avis, par leblogauto.com

Ce « nouveau » GLS par Mercedes-Maybach devient un peu plus « m’as-tu vu ». Il fait aussi le plein de technologies. Mercedes ne fait pas de mystère : ce GLS est d’abord fait pour la Chine, puis les USA. L’Europe, on verra plus tard.

Sinon la calandre devient aussi caricaturale que certains concurrents. De loin, on pourrait même croire à une calandre Skoda, non ?

Alors votre GLS, vous le voulez en version « de base » Mercedes, sportive AMG ou luxueuse Maybach ?

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Exclu: découverte des MG IM5 et IM6

MG a le vent en poupe! Le constructeur d’origine britannique du Chinois SAIC apparait désormais incontournable en Europe et notamment en France avec plus de 35 000 ventes l’an passé. La marque s’impose ainsi dans le top 10 des ventes sur notre territoire devant des compétiteurs historiques. Avec les IM5 et IM6, MG s’attaque sans complexe à des acteurs plus premiums, avec notamment des technologies innovantes. Nous avons découvert ces deux nouveautés en exclusivité.

Une impression de déjà-vu?

Le rendez-vous était pris dans un studio de Seine-Saint-Denis. Dans ces grands hangars extrêmement modulaires, on peut y faire des tournages, des shootings en tout genre. Les plus grandes marques y viennent régulièrement mettre en boite leurs derniers clips publicitaires, et y photographient leurs plus beaux produits. En choisissant cet endroit pour nous présenter pour la première fois physiquement les modèles de cette nouvelle griffe chez MG, le constructeur nous donne une idée de l’ambition qu’il a pour ces deux premières voitures portant ce blason, les IM5 et IM6.

Pour mieux nous aider à comprendre les innovations présentes dans les véhicules, MG a dépêché ses meilleurs spécialistes. Les photos sont une choses, mais découvrir la voiture en réel en est une autre. Sur ce fond blanc déstabilisant au point d’y perdre presque l’équilibre, on ne peut poser les yeux que sur la voiture pour rester sur nos deux pieds sans vaciller. Nous faisons donc face à deux véhicules, la berline IM5 et le SUV IM6. Un mot sur le logo au bout du capot, il faut donc lire les lettres IM mêlées, dans un style qui n’est pas sans rappeler l’alphabet de la série « V les visiteurs » pour les plus anciens d’entre nous. Si si… Regardez de plus près! On y voit du Tesla, clairement, un peu de Porsche pour d’autres observateurs ce jour-là. Nos confrères les plus pervers y repéraient même un air de Dodge Viper SRT-10 au niveau des feux avant et de l’encoche du bouclier avant de l’IM5. On vous laisse vous faire votre avis.

Le plein de technologies

IM, pour Intelligence in Motion. Il faut comprendre par là que l’IA s’invite pour améliorer le voyage par des technologies haut de gamme. C’est comme ça en tout cas qu’on nous le vend au moment de découvrir les voitures. Evoquons d’abord la berline IM5. Il s’agit d’une berline longue de 4,93 m, et qui partage par ailleurs sa plateforme avec le SUV IM6. On a droit ici à un Cx record de 0,226. Pour les IM, MG nous parle de châssis digital avec un centre de contrôle (vehicle motion control) pour une gestion en 6 dimensions. Entendez par là qu’on a des suspensions actives à triangulation (multibras à l’arrière) et adaptatives, 4 roues directrices. N’en jetez plus!

Au passage, notez que la gestion du freinage by wire a été confiée à Continental, un spécialiste en la matière. Il assure d’ailleurs parait-il une fin de freinage type « Champagne » comme une Rolls-Royce. Nous, on ne demande qu’à vérifier. Mais pour donner une idée de la stabilité de sa nouvelle voiture, MG l’a confrontée au redoutable test de l’élan. Pour ceux qui ne le savent pas, pour l’anecdote c’est une voiture française, la Citroën Xantia Activa qui détient le record depuis 1999 avec une vitesse de passage de 85 km/h sans toucher les cônes, devant des sportives de renom de l’époque, 911 et McLaren F1 en tête. L’IM5 revendique avoir passé le test avec succès à 90 km/h. Ça aussi, on a vraiment hâte de le vérifier!

Vraiment beaucoup de technologies…

L’IM6 pour rappel reposant sur la même base, est un peu plus courte à 4,90 m, mais logiquement un peu plus haute. Malheureusement elle ne dispose « que » de suspensions pneumatiques. En entrant à bord de chacune des voitures, il faut reconnaitre d’abord que l’on a plutôt de l’espace à l’avant comme à l’arrière. Comptez sur 457 litres de coffre (1 290 l banquette rabattue) pour l’IM5, et 596 l (1 640 l banquette rabattue) pour l’IM6. On a droit à un frunk de 18 l dans la berline et 32 dans le SUV. Histoire de se sentir plutôt bien, les voitures ont droit à du double vitrage avec réduction active du bruit. Mais là aussi, au-delà de l’annonce, on ne manquera pas de le vérifier.

Alors de quelles fameuses technologies ces voitures IM disposent? On vous le dit tout de suite, on ne va pas toutes les évoquer, la liste étant très longue. Mais certaines ont retenu notre attention. Tout d’abord, MG se fournit chez les meilleurs, notamment pour les puces, en se servant chez Snapdragon et Nvidia. On n’est pas chez Mercedes non plus, mais la planche de bord accueille un écran de 26,3 pouces à la fluidité assez impressionnante. On a droit à des programmes de détente, notamment au moment de la recharge avec massage, climatisation parfumée, musique douce. Parfait pour le show off devant ses passagers. Il n’y a pas moins de 9 caméras et 12 capteurs surveillant les alentours de la voiture et servant pour les ADAS. C’est la base chez les premiums, mais il y a une conduite semi-autonome avec fonction de dépassement.

Une finition impressionnante

Vous en voulez encore? Les chargeurs à induction évidemment rafraichis pour les smartphones assurent une puissance de 50W. Après avoir écouté un peu de musique à bord, le système maison 7.1.4 nous a semblé de bonne qualité. Etonnant d’ailleurs que MG ne se soit pas associé à une marque de son reconnu pour sa sono, comme cela se fait quasiment systématiquement chez les premiums, voire chez certains généralistes. Parmi les systèmes impressionnants, on a hâte de tester dans la vie réelle le parking automatique et le mode nuit pluvieuse qui retransmet une image claire sur l’écran pour éliminer dans toutes les conditions les angles morts. On vous en donne un dernier, une pompe à chaleur et un système de refroidissement évolué qui tient compte du nombre de passagers. Ça nous parait superflu, mais le plan ici est d’économiser le plus d’énergie possible grâce à l’IA. Ne nous demandez pas comment…

Quelle impression on a à bord des voitures? Au-delà du bon sentiment d’espace, il faut reconnaitre que la qualité de finition nous apparait impressionnante, peut-être l’une des plus raffinées parmi les véhicules d’origine chinoise actuellement disponibles sur le marché. Histoire de nous en mettre plein la vue, sachez que le design de la sellerie à « boules » s’inspire des canapés iconiques de Roche Bobois. Pour ceux qui s’y connaissent en design intérieur, notez que la marque s’est adjugée les services du Central Saint Martins College of Art and Design de Londres. À vrai dire, peu importe d’où vient l’inspiration, il en ressort une vraie impression de qualité, sans trop en faire d’ailleurs, en ne tombant dans le clinquant. Une sobriété assez bienvenue, qui ne coulait pas forcément de source chez ces nouveaux acteurs du marché.

Des performances ahurissantes et des tarifs imbattables

Tout ça c’est bien, mais parlons chiffres, motorisations et batteries! En tant que véhicule technologique, les voitures IM5 et IM6 reposent sur une architecture 800V. La batterie de 100 kWh accepte une puissance de recharge de 396 kWh assurant théoriquement un chrono de 17 minutes pour passer de 10 à 80%. Les motorisations Hurricane avec refroidissement avancé permettent des puissances ahurissantes. Les versions propulsion sur IM5 et IM6 délivrent 408 ch et développent un couple maxi de 500 Nm. Les 0 à 100 km/h respectivement de 4,9 s et 5,4 s donnent une idée de la vélocité de ces modèles. Ok, pas mal… Les déclinaisons à transmissions intégrales ont droit à 752 ch, 802 Nm de couple et atteignent les 100 en 3,2 s et 3,5 s. Là c’est du sérieux! Les autonomies: 710 km pour IM5 en prop, 625 pour IM6. 575 km en transmission intégrale pour la berline et 505 pour le SUV. Enfin les prix: IM5 2WD 53 990 € / 4WD 59 990 €, IM6 2WD 56 990 € / 4WD 62 990 €. Il nous tarde de l’essayer pour voir ce qu’elle vaut face à une concurrence bien plus onéreuse, qui a de plus en plus de mal à justifier des tarifs aussi élevés.

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Aston Martin cherche un financement pour sa trésorerie

Aston Martin discute avec des financeurs potentiels pour renforcer sa liquidité face aux difficultés commerciales.

Aston Martin étudie de nouvelles options de financement

Aston Martin a annoncé être en discussions avec des fournisseurs de financement potentiels afin de renforcer sa liquidité. Le constructeur automobile britannique spécialisé dans les véhicules de luxe examine plusieurs possibilités alors qu’il cherche à sécuriser les ressources nécessaires au soutien de sa stratégie.

Cette déclaration intervient après un article de presse indiquant que la marque serait en discussions avec plusieurs prêteurs, parmi lesquels HPS Investment Partners, une société détenue par BlackRock. Aston Martin a confirmé l’existence de discussions en cours, sans toutefois détailler les modalités d’un éventuel accord financier.

Le constructeur automobile a précisé qu’il réévaluait régulièrement sa structure de capital ainsi que ses options stratégiques. L’objectif affiché reste d’assurer un niveau de liquidité suffisant pour accompagner ses activités et poursuivre son développement dans un contexte économique difficile pour l’industrie automobile haut de gamme.

Cette annonce a eu un impact sur le cours de l’action Aston Martin à la Bourse de Londres. Les titres du constructeur ont reculé de 2,3 % pour atteindre 36,2 pence à 15h08 GMT, après la publication des informations concernant les discussions avec des acteurs du financement.

La marque britannique n’a pas confirmé la conclusion d’un accord avec un partenaire financier précis. Les discussions évoquées restent donc à un stade d’évaluation, alors que l’entreprise cherche à adapter sa structure financière aux contraintes actuelles.

Des difficultés liées aux ventes et aux conditions du marché

Aston Martin évolue actuellement dans un environnement marqué par plusieurs difficultés commerciales. Le constructeur fait face à une diminution de ses ventes, notamment en raison des tarifs douaniers américains et d’une demande plus faible sur le marché chinois.

Ces facteurs pèsent sur les performances financières de l’entreprise, qui a enregistré une nouvelle perte trimestrielle en avril. La baisse de la demande dans certains marchés stratégiques affecte directement les résultats du constructeur de voitures de sport et de véhicules de luxe.

Dans ce contexte, la gestion de la trésorerie devient un enjeu central pour Aston Martin. Le constructeur cherche à maintenir une capacité financière suffisante afin de soutenir ses opérations et ses ambitions industrielles.

Selon les informations rapportées, le financement envisagé pourrait être garanti par certains actifs de l’entreprise. Le mécanisme évoqué reposerait sur une opération de type « drop-down », consistant à transférer des actifs au-delà du périmètre des créanciers existants afin de soutenir une nouvelle opération de financement.

HPS Investment Partners, cité parmi les prêteurs potentiels, n’a pas répondu à une demande de commentaire. La société avait également refusé de commenter les informations publiées précédemment par Bloomberg News.

Cette situation intervient après plusieurs actions menées par Aston Martin pour renforcer ses ressources financières. En avril, le constructeur s’était notamment tourné vers un consortium dirigé par son principal actionnaire, Lawrence Stroll, pour obtenir un apport financier de 50 millions de livres sterling.

Un constructeur de luxe sous pression financière

L’apport réalisé en avril devait permettre à Aston Martin de porter sa liquidité à 230 millions de livres sterling à la fin du trimestre de mars. Cette opération s’inscrivait dans une démarche visant à préserver la flexibilité financière du constructeur britannique.

Aston Martin reste une marque emblématique du secteur automobile premium, connue pour ses voitures de sport et ses modèles de luxe. Toutefois, comme d’autres constructeurs spécialisés dans les véhicules haut de gamme, elle doit composer avec un marché mondial plus incertain, marqué par l’évolution de la demande et les tensions commerciales internationales.

La recherche de nouveaux financements intervient donc dans une période où l’entreprise cherche à équilibrer ses besoins d’investissement, ses objectifs industriels et la préservation de sa trésorerie.

Les discussions actuelles illustrent les défis auxquels sont confrontés certains constructeurs automobiles indépendants. Dans un secteur nécessitant des investissements importants pour développer de nouvelles technologies et renouveler les gammes de véhicules, l’accès à des ressources financières reste un élément stratégique.

Aston Martin n’a pas communiqué de calendrier concernant ces discussions ni indiqué si elles aboutiraient à un accord définitif. Pour l’heure, l’entreprise indique uniquement travailler sur différentes options afin de garantir une liquidité adaptée à sa stratégie.

Notre avis, par leblogauto.com

Les discussions engagées par Aston Martin montrent l’importance de la gestion financière dans l’industrie automobile de luxe, où les investissements restent élevés. Les difficultés rencontrées par la marque sont liées à plusieurs facteurs, notamment la baisse des ventes en Chine et l’impact des tarifs douaniers américains. Le constructeur dispose toutefois d’un soutien financier récent apporté par un consortium dirigé par son principal actionnaire. La recherche de nouveaux financements vise principalement à préserver sa capacité d’action dans un contexte économique complexe.

Crédit illustration : Aston Martin.

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Subaru Forester Hybrid : plus sobre que prévu

Le Subaru Forester Hybrid affiche 5,5 l/100 km en conditions réelles, mieux que son chiffre officiel de laboratoire.

Le Forester Hybrid dépasse ses données officielles de consommation

Les chiffres de consommation annoncés lors des essais en laboratoire font régulièrement l’objet d’interrogations de la part des automobilistes. Le Subaru Forester Hybrid apporte toutefois un contre-exemple avec des résultats mesurés en conditions réelles supérieurs aux données officielles. Lors d’une série de tests routiers indépendants menée en Australie, le crossover hybride japonais a affiché une consommation inférieure à celle communiquée dans le cadre des procédures réglementaires.

Dans le cadre du Programme de Tests en Conditions Réelles du gouvernement australien, l’Association Automobile Australienne a mesuré une consommation moyenne de 5,5 litres aux 100 kilomètres pour le Subaru Forester Hybrid. Ce résultat représente une amélioration de 12 % par rapport à la consommation combinée homologuée en laboratoire, annoncée à 6,2 l/100 km.

Cette différence permet au véhicule hybride Subaru d’atteindre une consommation équivalente à 42,76 miles par gallon selon les données communiquées. Le constructeur souligne ainsi les performances de son système hybride complet, qui permet au nouveau Forester Hybrid de réduire sa consommation de carburant par rapport aux versions uniquement équipées d’un moteur thermique.

Les essais ont été réalisés dans des conditions destinées à reproduire un usage quotidien. Le véhicule a circulé dans la région de Geelong, dans l’État de Victoria, entre le 29 et le 30 avril 2026. Le parcours total représentait 92 kilomètres, soit environ 57 miles, avec une conduite effectuée sur routes sèches.

Les conditions météorologiques ont également été précisées dans le cadre de cette évaluation. Les températures enregistrées se situaient entre 19 et 24 degrés Celsius, tandis que les vents étaient compris entre 6 et 16 kilomètres par heure. Ces éléments permettent de contextualiser les résultats obtenus lors de cette mesure de consommation réelle.

Un système hybride complet associé au moteur boxer Subaru

Au-delà du résultat global de 5,5 l/100 km, le Subaru Forester Hybrid a montré des performances différentes selon les types de parcours. Fonctionnant avec de l’essence sans plomb 91 RON, le crossover hybride a atteint une consommation de 4,9 litres aux 100 kilomètres dans un environnement urbain.

Sur le parcours combiné, qui comprend une répartition équivalente entre circulation urbaine, routes rurales et autoroutes, la consommation moyenne s’établit donc à 5,5 l/100 km. La différence avec le résultat urbain s’explique notamment par une résistance aérodynamique plus importante à vitesse élevée et par une assistance électrique moins sollicitée sur les portions rapides.

Les tests ont également porté sur les émissions polluantes. Le Subaru Forester Hybrid a enregistré des émissions à l’échappement de 127 grammes de CO₂ par kilomètre lors de l’évaluation en conditions réelles. Cette valeur est inférieure à la référence de 140 g/km obtenue lors des tests en laboratoire.

Cette évolution marque un changement important pour la gamme Forester Hybrid. Le modèle actuel utilise une technologie hybride complète, contrairement à l’ancien Forester Hybrid équipé d’un système mild-hybride qui avait été critiqué pour sa consommation de carburant.

La motorisation associe un moteur boxer Subaru à quatre cylindres avec des composants issus de la technologie hybride de Toyota. Cette combinaison vise à améliorer l’efficacité énergétique, notamment lors des phases de conduite à basse vitesse où la propulsion électrique peut davantage contribuer aux déplacements du véhicule.

Un SUV hybride face aux références du segment

Avec ses résultats en matière de consommation et son architecture technique, le Subaru Forester Hybrid se positionne face à plusieurs SUV hybrides concurrents. Il entre notamment en concurrence avec le Toyota RAV4 Hybrid, le Nissan X-Trail e-Power et le Honda CR-V e:HEV.

Le crossover conserve également l’une des caractéristiques historiques de Subaru : la transmission intégrale symétrique proposée de série. Cette configuration permet au Forester Hybrid de maintenir des capacités adaptées aux conducteurs recherchant une polyvalence supérieure, notamment pour des usages sur des chemins ou des terrains moins accessibles, tout en conservant une consommation maîtrisée.

Subaru Australia annonce par ailleurs une autonomie totale supérieure à 1 000 kilomètres avec un plein d’essence et une batterie hybride chargée. Le constructeur commercialise le Forester Hybrid à partir de 46 990 dollars australiens, soit un supplément de 2 000 dollars australiens par rapport au Forester équipé uniquement d’un moteur thermique.

Avec cette version hybride, Subaru cherche donc à proposer une alternative plus efficiente dans le segment des SUV familiaux. Les résultats obtenus lors des essais en conditions réelles montrent que la consommation mesurée peut être inférieure aux données issues des tests réglementaires, un élément susceptible de renforcer l’intérêt des automobilistes pour les motorisations hybrides.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats du Subaru Forester Hybrid montrent un écart favorable entre les mesures réalisées en conditions réelles et les données issues des tests en laboratoire. La combinaison d’un moteur boxer Subaru et d’une technologie hybride complète permet au modèle d’améliorer son efficacité énergétique par rapport à l’ancienne génération hybride. La transmission intégrale de série reste un élément différenciant face à certains concurrents du segment. Cette version confirme la volonté de Subaru de proposer un SUV polyvalent tout en réduisant les coûts d’utilisation liés à la consommation de carburant.

Crédit illustration : Subaru.

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Range Rover GT : le SUV s’éloigne encore de ses codes traditionnels

Avec le Range Rover GT, la marque britannique présente un cinquième modèle qui tranche avec les proportions habituelles des SUV. Silhouette plus élancée, positionnement orienté grand tourisme et première plateforme électrique EMA : ce nouveau modèle marque une nouvelle étape dans l’évolution de la gamme.
La revanche des breaks ?

Un Range Rover aux proportions inédites

Range Rover annonce l’arrivée d’un cinquième membre dans sa famille avec le nouveau Range Rover GT. Le constructeur présente ce modèle comme une nouvelle interprétation du Grand Tourer, tout en conservant les capacités associées à la marque.

Le communiqué met en avant une silhouette élancée et des proportions de coupé, visibles sur les prototypes actuellement en phase finale d’essais. La marque indique également que le Range Rover GT est le modèle le plus proche d’une voiture classique jamais développé dans son histoire, signe d’une évolution du style par rapport aux SUV plus massifs qui caractérisent habituellement la catégorie.

De fait, on semble plus sur un break surélevé pour garder des capacités en tout-terrain que sur un SUV. Cela rappelle immanquablement le Jeep Wagoneer ZJ des années 60 et après qui était justement un break franchisseur.

Un habitacle centré sur l’intégration des technologies

Range Rover dévoile également pour la première fois l’intérieur du GT. L’habitacle repose sur un design épuré, avec un écran central unique associé à un affichage conducteur remplaçant le combiné traditionnel.

Une bouche d’aération dissimulée traverse toute la largeur de la planche de bord afin de renforcer la continuité visuelle. Le tableau de bord reçoit un revêtement en textile tissé intégrant notamment les haut-parleurs. Selon la marque, l’ensemble a été conçu pour réduire les nuisances sonores et visuelles tout en facilitant l’accès aux différentes fonctionnalités.

Premier modèle électrique sur la plateforme EMA

Le Range Rover GT sera le premier modèle 100 % électrique de la marque reposant sur la nouvelle plateforme EMA. Sa production est prévue à Halewood, au Royaume-Uni, aux côtés des modèles thermiques et hybrides.

Dans un premier temps, le véhicule sera proposé uniquement en version électrique à batterie (BEV). Une déclinaison full hybride électrique (HEV) pourra être ajoutée ultérieurement au cours du cycle de vie du modèle.

Des essais toujours en cours avant une présentation complète

Les prototypes poursuivent actuellement leurs derniers essais sur route avec une livrée de camouflage inspirée des reliefs de Gaydon. Ville où sont installées les équipes de création et d’ingénierie de Range Rover.

Le constructeur précise qu’il dévoilera davantage d’informations sur le Range Rover GT plus tard dans l’année.

Notre avis, par leblogauto.com

En automobile comme dans beaucoup de choses, on vit sur des cycles. Les berlines et les breaks ont cédé la place aux monospaces, qui ont cédé la place aux SUV/CUV qui semblent céder peu à peu la place à des breaks et berlines surélevées.

Au passage ils gardent quand même quelques atours des crossovers comme de grandes arches de roues épaulées, des vitrages latéraux de plus en plus petits, et une face avant très carrée.

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Kia EV2 Long Range : 453 km d’autonomie à 33 490 € selon les marchés

Kia EV2 Long Range : le crossover électrique reçoit une batterie de 61 kWh et annonce 453 km d’autonomie WLTP dès 33 490 €.

La Kia EV2 Long Range arrive avec une batterie de 61 kWh

Kia poursuit le développement de sa gamme de véhicules électriques en Europe avec l’arrivée de la version Long Range de l’EV2. Dévoilé en janvier puis présenté sur le marché européen en mars, le crossover sous-compact électrique reçoit désormais une batterie de plus grande capacité afin d’améliorer son autonomie. Cette nouvelle déclinaison équipée d’un accumulateur de 61 kWh affiche une autonomie maximale annoncée de 453 km selon le cycle WLTP.

Avec un tarif débutant à 33 490 € dans sa version Air, la Kia EV2 Long Range se positionne parmi les modèles électriques les plus accessibles du marché européen. Le constructeur coréen propose ainsi une alternative destinée aux automobilistes recherchant un véhicule électrique compact, tout en limitant l’impact du prix d’achat, longtemps considéré comme un frein majeur à l’adoption des voitures électriques.

La gamme EV2 avait initialement été lancée avec une version d’entrée de gamme affichée à partir de 26 600 €. Cette variante plus abordable conserve une batterie de 42,2 kWh et annonce une autonomie WLTP de 317 km. La version Long Range apporte donc une capacité énergétique supérieure afin de répondre aux besoins des conducteurs souhaitant parcourir davantage de kilomètres entre deux recharges.

Le positionnement de la Kia EV2 repose sur un format compact. Ce crossover électrique appartient au segment B et mesure seulement 4 060 mm de longueur. Cette architecture favorise la maniabilité en ville et facilite les déplacements dans les environnements urbains, mais elle implique également certaines limites concernant l’habitabilité.

Un crossover électrique compact pensé pour la ville

La Kia EV2 peut accueillir jusqu’à cinq occupants, mais l’espace disponible aux places arrière reste limité en raison de ses dimensions réduites. Le véhicule cible donc principalement les usages urbains et périurbains, avec une orientation vers les conducteurs recherchant un modèle électrique polyvalent mais peu encombrant.

L’arrivée de la batterie de 61 kWh modifie toutefois le profil d’utilisation du véhicule. Avec ses 453 km d’autonomie théorique WLTP, la Kia EV2 Long Range élargit son champ d’action par rapport à la version équipée de la batterie de 42,2 kWh. Cette autonomie représente un avantage pour un véhicule électrique compact destiné à dépasser les simples trajets quotidiens.

La commercialisation européenne de cette nouvelle version marque une étape supplémentaire dans la stratégie de Kia sur le marché des voitures électriques. Le constructeur propose plusieurs niveaux de finition, avec un prix qui évolue selon l’équipement choisi. La version Black-Line, plus haut placée dans la gamme, peut atteindre 41 340 €.

Au Royaume-Uni, les tarifs annoncés diffèrent en raison des spécificités du marché local. La version EV2 Long Range Air débute à 27 995 livres sterling, tandis que la finition GT-Line S atteint 36 345 livres sterling. Les modèles bénéficient également d’un dispositif d’aide à l’achat de véhicules électriques au Royaume-Uni, avec des montants variables selon la capacité de batterie et la catégorie attribuée.

Une concurrence directe avec les nouvelles citadines électriques

Sur le marché européen des véhicules électriques compacts, la Kia EV2 Long Range doit composer avec l’arrivée de nouveaux concurrents. Parmi eux figure la Volkswagen ID. Polo, récemment proposée avec un prix d’entrée de 24 995 €. Le modèle allemand adopte également une approche de citadine électrique accessible, avec des batteries de plus petite capacité.

La Volkswagen ID. Polo propose deux configurations de batterie de 37 kWh et 52 kWh. Malgré une capacité énergétique inférieure à celle de la Kia EV2 Long Range, elle annonce une autonomie pouvant atteindre 454 km dans sa version disposant du plus grand pack. Ces données montrent une efficacité énergétique légèrement supérieure pour la citadine électrique allemande selon les chiffres communiqués.

La Kia EV2 Long Range mise donc principalement sur un équilibre entre prix, autonomie et format compact. Son positionnement vise les automobilistes souhaitant accéder à la mobilité électrique sans passer par un véhicule plus imposant ou plus coûteux. Avec une batterie de 61 kWh et une autonomie dépassant les 450 km selon le cycle WLTP, elle cherche à répondre à l’un des principaux critères d’achat dans le segment des voitures électriques : la capacité à parcourir davantage de distance tout en conservant un tarif contenu.

L’arrivée de cette version confirme également la volonté des constructeurs automobiles de démocratiser les véhicules électriques grâce à des modèles plus compacts et plus abordables. La concurrence devrait continuer à s’intensifier sur ce segment, alors que plusieurs marques développent des véhicules électriques destinés aux déplacements quotidiens et aux usages urbains.

Notre avis, par leblogauto.com

La Kia EV2 Long Range illustre la tendance actuelle du marché électrique vers des modèles plus accessibles combinant format compact et autonomie renforcée. Avec une batterie de 61 kWh, elle améliore nettement les capacités de déplacement par rapport à la version équipée du pack de 42,2 kWh. Son principal enjeu sera de se différencier face aux nouvelles citadines électriques concurrentes qui misent également sur l’efficacité énergétique. Le positionnement tarifaire place Kia sur un segment stratégique où le prix reste un facteur déterminant pour les acheteurs.

Crédit illustration : Kia.

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Tesla rachète des Model 3 et Model Y non conformes

Tesla rachète des Model 3 et Model Y importées du Canada après des problèmes de conformité aux normes américaines.

Des véhicules canadiens produits en Chine et en Allemagne concernés

Tesla met en place un programme de rachat exceptionnel concernant certains exemplaires des Model 3 et Model Y importés du Canada vers les États-Unis. Cette opération intervient dans le cadre d’une campagne de rappel de sécurité référencée 26V445 par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA). Les véhicules concernés ne peuvent pas être mis en conformité avec les exigences américaines, ce qui conduit le constructeur automobile à proposer leur rachat aux propriétaires concernés.

L’origine du problème repose sur la configuration spécifique de ces véhicules destinés initialement au marché canadien. Contrairement aux modèles commercialisés aux États-Unis, certains exemplaires concernés ont été produits dans des usines Tesla situées hors du territoire américain. Les Model 3 visées par cette procédure proviennent de la Gigafactory de Shanghai, en Chine, tandis que les Model Y concernées ont été assemblées dans la Gigafactory de Berlin, en Allemagne.

Ces véhicules avaient été conçus pour répondre aux réglementations canadiennes et étaient certifiés pour circuler légalement au Canada. Toutefois, après leur importation aux États-Unis, certaines différences techniques et réglementaires ont empêché leur conformité avec les normes fédérales américaines de sécurité automobile. Les écarts concernent notamment des éléments liés à la structure du véhicule, aux équipements de protection des occupants et aux dispositifs de sécurité en cas de collision.

Des différences techniques empêchent une homologation américaine

Les véhicules électriques fabriqués pour différents marchés peuvent présenter des variations importantes, même lorsqu’ils appartiennent à une même gamme. Dans le cas des Model Y concernées, certains exemplaires destinés au Canada ne disposent pas de l’airbag de genoux du conducteur, un équipement requis pour satisfaire les normes américaines de protection des occupants. Ces SUV électriques présentent également des différences concernant les mesures de protection contre les impacts intérieurs afin de répondre aux exigences de la norme de sécurité 201.

Les Model 3 concernées rencontrent également un problème de certification. D’après le dossier de rappel, ces berlines électriques n’ont jamais été homologuées pour répondre aux exigences américaines relatives aux impacts des pare-chocs. Selon les autorités américaines, ces différences peuvent entraîner une diminution du niveau de protection offert aux occupants en cas d’accident.

La situation illustre les contraintes liées à la production automobile mondiale et à la gestion des chaînes d’approvisionnement internationales. Pour s’adapter aux évolutions des droits de douane et aux tensions commerciales, Tesla a modifié sa stratégie industrielle et logistique au Canada. Alors que les véhicules destinés au marché américain sont principalement produits en Californie et au Texas, certains modèles canadiens ont été assemblés dans des usines européennes et asiatiques.

Ces choix industriels permettent d’adapter la production aux spécificités de chaque marché automobile. Cependant, ils peuvent également entraîner des différences entre des véhicules portant le même nom commercial mais répondant à des réglementations différentes selon leur destination.

Un rappel limité qui souligne les enjeux de certification

Le programme de rachat annoncé par Tesla concerne un nombre limité de véhicules. Au total, seulement 15 Model 3 et Model Y sont concernées par cette procédure. Malgré cette faible quantité, l’affaire met en lumière l’importance des processus de certification automobile lors du passage d’un véhicule d’un marché à un autre.

Tesla a suspendu l’émission de lettres de conformité pour les véhicules canadiens fabriqués à Shanghai et à Berlin à partir du 8 mai 2026, pendant que ses ingénieurs menaient une enquête sur ces différences réglementaires. Après des échanges avec le régulateur fédéral américain, le constructeur automobile a conclu que le rachat des véhicules concernés constituait la solution adaptée.

Les propriétaires ayant déjà immatriculé leur Model 3 ou Model Y aux États-Unis bénéficieront donc d’une procédure de rachat. Les véhicules qui n’avaient pas encore franchi la frontière américaine ne pourront plus être importés dans le cadre de cette situation particulière.

Cette opération rappelle que la conformité automobile ne dépend pas uniquement du design, du moteur électrique ou des performances annoncées par un constructeur. Les équipements de sécurité, les composants structurels et les systèmes de retenue peuvent varier selon les normes applicables dans chaque pays.

Dans un contexte où les constructeurs automobiles développent des productions mondialisées, la certification devient un élément essentiel pour garantir que chaque véhicule respecte précisément les réglementations du marché auquel il est destiné.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette procédure de rachat montre que les différences entre marchés automobiles peuvent concerner des éléments techniques essentiels, même sur des modèles identiques en apparence. Le faible nombre de véhicules concernés limite l’impact industriel de cette opération, mais elle souligne les contraintes liées à l’harmonisation des normes de sécurité internationales. La multiplication des chaînes de production réparties dans plusieurs pays impose aux constructeurs une vigilance particulière lors des importations. Cette affaire rappelle enfin que la conformité réglementaire constitue un enjeu majeur pour l’industrie automobile mondiale.

Crédit illustration : Tesla.

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La Chine taxe les batteries lithium-ion et cellules solaires

La Chine met fin à une exemption fiscale sur les batteries lithium-ion et cellules solaires pour encadrer la concurrence industrielle.

La Chine prépare une évolution majeure de sa politique fiscale dans le secteur des nouvelles énergies. Pékin prévoit de mettre fin à une exemption de taxe à la consommation qui bénéficiait depuis dix ans aux cellules solaires (pour les panneaux) et batteries lithium-ion, dans un contexte marqué par une concurrence intense entre les fabricants et par une volonté de mieux encadrer les industries stratégiques liées à la transition énergétique.

Selon une annonce du ministère chinois des Finances, une taxe de consommation de 2 % sera appliquée dans un premier temps aux batteries lithium-ion à partir du mois de septembre. Cette mesure concernera notamment les batteries utilisées dans les véhicules électriques ainsi que dans les systèmes de stockage d’énergie. Les cellules des panneaxu solaires seront concernées à partir du 1er avril 2027.

Le dispositif évoluera ensuite progressivement. La taxe appliquée aux batteries lithium-ion passera à 4 % à partir du 1er septembre 2027. Pour les cellules solaires, ce taux de 4 % entrera en vigueur à compter du 1er avril 2028.

Cette décision marque un changement important dans la stratégie chinoise à l’égard des industries liées aux énergies renouvelables. Depuis plusieurs années, la Chine soutient fortement le développement des véhicules électriques, des batteries et des technologies solaires afin de renforcer sa position dans la transition énergétique mondiale.

Une fin progressive du soutien fiscal aux batteries

La Chine avait supprimé la taxe sur la consommation appliquée aux panneaux solaires et aux batteries lithium-ion en 2015, au moment où Pékin intensifiait son soutien au développement des secteurs liés aux nouvelles énergies. Cette politique fiscale favorable a accompagné une expansion rapide des capacités industrielles chinoises.

Au fil des années, les fabricants chinois de batteries et de composants solaires sont devenus des acteurs dominants à l’échelle mondiale. Cette montée en puissance a notamment accompagné le développement massif des véhicules électriques et des solutions de stockage énergétique.

Cependant, cette croissance rapide a également entraîné de nouvelles difficultés. L’augmentation continue des capacités de production a contribué à une situation de surcapacité dans plusieurs segments industriels. Sur le marché intérieur chinois, les fabricants sont confrontés à une concurrence particulièrement forte, marquée par une pression importante sur les prix.

La nouvelle taxation intervient donc dans un contexte où les autorités cherchent à mieux équilibrer le développement industriel. Pékin souhaite limiter certains excès liés à une expansion trop rapide tout en maintenant la compétitivité de ses entreprises dans les technologies stratégiques.

Le secteur automobile est directement concerné par cette évolution, puisque les batteries lithium-ion représentent un élément essentiel des véhicules électriques. Leur coût, leur production et leur disponibilité jouent un rôle déterminant dans la compétitivité des constructeurs automobiles chinois spécialisés dans les véhicules électriques.

Pékin veut réduire la surcapacité industrielle

La décision fiscale intervient après plusieurs initiatives visant à encourager une restructuration du secteur. Les autorités chinoises ont déjà renforcé leurs efforts pour favoriser la consolidation de l’industrie et réduire le poids des acteurs considérés comme moins efficaces.

Plus tôt dans l’année, les responsables chinois ont également rencontré plusieurs grands fabricants de batteries afin de les avertir contre une augmentation excessive des capacités de production et contre les guerres de prix susceptibles de fragiliser l’ensemble du secteur.

Cette approche traduit une volonté de faire évoluer l’industrie vers un modèle davantage basé sur l’efficacité et la rentabilité. Après une période de croissance rapide soutenue par des politiques favorables, les autorités cherchent désormais à limiter les déséquilibres créés par une concurrence trop intense.

Pour les constructeurs automobiles et les entreprises spécialisées dans les technologies énergétiques, cette évolution pourrait modifier certains paramètres économiques. Les batteries représentent une part importante de la chaîne de valeur des véhicules électriques, et toute modification de leur fiscalité peut avoir des conséquences sur les coûts de production.

La Chine reste toutefois engagée dans le développement des technologies liées à la transition énergétique. La nouvelle politique fiscale ne remet pas en cause le soutien global aux véhicules électriques ou aux énergies renouvelables, mais vise davantage à encadrer un marché devenu extrêmement concurrentiel.

Certaines technologies émergentes restent exemptées

Malgré l’instauration de cette nouvelle taxe, certaines technologies considérées comme émergentes bénéficieront d’un traitement différent. Les cellules solaires en pérovskite, les batteries sodium-ion et les batteries à état solide resteront exemptes de taxes.

Cette exemption sera maintenue de septembre de cette année jusqu’à la fin de 2028. Elle vise à préserver le développement de technologies encore en phase d’évolution et qui pourraient jouer un rôle important dans les prochaines générations de solutions énergétiques.

Les batteries sodium-ion et à état solide font notamment partie des technologies suivies par l’industrie automobile, qui cherche à diversifier ses solutions de stockage d’énergie et à améliorer les performances des véhicules électriques.

Cette distinction montre que la politique chinoise ne vise pas uniquement à augmenter les recettes fiscales. Elle cherche également à orienter l’évolution du marché en favorisant certaines innovations tout en limitant les effets négatifs d’une croissance industrielle trop rapide.

Avec cette réforme, Pékin modifie donc progressivement son approche envers les secteurs de la batterie et de l’énergie solaire. Après une décennie d’exemption destinée à accélérer leur développement, les autorités introduisent désormais un nouveau cadre fiscal destiné à accompagner une industrie devenue majeure mais confrontée à des défis de concurrence et de capacité de production.

Notre avis, par leblogauto.com

La mise en place d’une taxe sur les batteries lithium-ion et composants solaires marque une nouvelle étape dans la régulation des industries chinoises liées à la transition énergétique. Cette décision intervient alors que les fabricants font face à une forte concurrence et à une situation de surcapacité. Les véhicules électriques restent au cœur de cette évolution, puisque les batteries représentent un élément stratégique de leur développement. L’exemption maintenue pour certaines technologies émergentes montre également la volonté de Pékin de continuer à soutenir l’innovation.

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Ford Mustang FP800S : le V8 GT passe à 810 ch

Ford Racing Parts transforme la Mustang GT S650 avec le kit FP800S, un pack moteur et châssis développant jusqu’à 810 chevaux.

Ford Racing Parts dévoile les tarifs et les détails de ses nouveaux packages FP800S destinés à la Mustang GT de septième génération. Ces ensembles de préparation ont été conçus pour les propriétaires souhaitant augmenter fortement les performances de leur sportive américaine équipée du moteur V8 Coyote atmosphérique de 5,0 litres. Avec un compresseur Whipple de 3,0 litres et plusieurs améliorations mécaniques et esthétiques, la Mustang GT peut atteindre jusqu’à 810 chevaux et 834 Nm de couple.

Les quatre packages FP800S proposés par Ford Racing Parts affichent un tarif identique de 18 500 dollars, indépendamment de la couleur choisie et du type de suspension sélectionné. Ces solutions s’adressent directement au marché des pièces de performance et permettent de transformer une Mustang GT classique en une version plus radicale, tout en conservant une approche intégrée entre moteur, châssis et design.

Les clients doivent d’abord choisir entre deux configurations de suspension : des amortisseurs passifs standards ou un système adaptatif MagneRide. Ils peuvent ensuite opter pour une finition extérieure noire brillante ou bronze. Les références des différents packages permettent d’identifier les associations entre le thème esthétique et la technologie de suspension, mais les éléments principaux restent similaires sur les quatre variantes.

Un compresseur Whipple pour libérer le V8 Coyote

L’élément central du programme FP800S est l’ajout d’un compresseur Whipple de 3,0 litres installé sur le moteur V8 Coyote de quatrième génération. Cette évolution transforme profondément les capacités du bloc atmosphérique de 5,0 litres utilisé par la Mustang GT.

Avec du carburant premium, la préparation permet d’obtenir une puissance annoncée de 810 chevaux ainsi qu’un couple de 615 livres-pieds, soit environ 834 Nm. Les véhicules équipés de l’échappement passif standard peuvent atteindre jusqu’à 800 chevaux dans certaines conditions optimales.

Pour accompagner cette augmentation importante des performances moteur, Ford Racing Parts ajoute également un kit de demi-arbre de transmission renforcé. Cette modification vise à améliorer la capacité du véhicule à supporter la puissance supplémentaire transmise aux roues.

Le package comprend aussi l’outil ProCal 4, un module de calibration portable permettant de reprogrammer l’unité de contrôle moteur d’origine. Ce système ajuste notamment l’alimentation en carburant, le calage de l’allumage et certains paramètres liés à la transmission afin d’optimiser le fonctionnement du moteur modifié.

Selon Ford Racing Parts, cette calibration reste conforme aux normes d’émissions dans les 50 États américains. Le constructeur cherche ainsi à proposer une préparation performance complète tout en conservant une utilisation compatible avec les réglementations en vigueur.

Un châssis adapté aux nouvelles performances

L’augmentation de puissance ne constitue qu’une partie de la transformation proposée par le programme FP800S. Ford Racing Parts équipe également les packages de nouvelles roues destinées à améliorer le comportement dynamique de la Mustang GT.

Chaque kit reçoit des jantes multi-rayons de 19 pouces avec des dimensions différentes selon les essieux : 19 pouces par 10,5 pouces à l’avant et 19 pouces par 11 pouces à l’arrière. Les finitions disponibles reprennent les deux thèmes proposés, avec un traitement noir brillant ou bronze.

Les versions identifiées par le suffixe P intègrent un ensemble de ressorts de rabaissement renforcés associés aux amortisseurs passifs. Les modèles portant le suffixe A utilisent quant à eux des ressorts adaptés à la suspension adaptative MagneRide.

Les élargisseurs d’ailes arrière font partie de l’équipement standard, tout comme les écrous de roue assortis. Ford Racing Parts recommande également l’utilisation de pneus sportifs Pirelli P Zero Trofeo RS avec des dimensions spécifiques : 305/30 à l’avant et 315/30 à l’arrière. Ces pneumatiques restent toutefois vendus séparément.

La préparation inclut également plusieurs éléments de carrosserie destinés à renforcer l’identité visuelle de la Mustang FP800S. Une calandre modulaire avant spécifique avec prises d’air associées reçoit un badge Ford Performance. À l’arrière, une applique sur le couvercle de coffre accompagne un aileron.

Une Mustang GT préparée qui se rapproche du Dark Horse

La transformation FP800S se poursuit dans l’habitacle avec l’ajout d’un badge spécifique FP800S. L’installation du package n’est toutefois pas comprise dans le prix annoncé. Les concessionnaires Ford peuvent réaliser cette opération, mais le coût supplémentaire n’est pas précisé.

Avec un prix de base actuel de 46 800 dollars pour la Mustang GT avant frais de destination et options, l’ajout du package FP800S porte la facture totale au-delà de 65 000 dollars avant installation.

Cette somme rapproche la Mustang GT ainsi préparée du tarif de la Mustang Dark Horse, une version plus sportive proposée par Ford dans la gamme actuelle. Toutefois, elle reste inférieure au prix annoncé de la Dark Horse SC, affichée à 106 090 dollars avec une puissance de 795 chevaux.

Le programme FP800S illustre la volonté de Ford Racing Parts de proposer une solution complète aux amateurs de performances. Plutôt qu’une simple augmentation de puissance, le package associe moteur, transmission, suspension, roues et éléments de carrosserie pour créer une Mustang GT plus exclusive.

Avec ses 810 chevaux annoncés, la Mustang GT FP800S devient une proposition particulièrement radicale dans l’univers des sportives américaines. Elle conserve la base mécanique du V8 Coyote tout en ajoutant une technologie de suralimentation destinée à rivaliser avec des modèles plus puissants et plus coûteux.

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Un grand groupe automobile annule sa participation au Mondial de l’auto de Paris

La vie des salons automobiles n’est pas un long fleuve tranquille. Le Salon de Genève peut en témoigner. Le Mondial de l’Automobile de Paris se tiendra du 12 au 18 octobre 2026, Porte de Versailles à Paris, mais un constructeur qui avait annoncé sa venue vient d’annuler.

L’Europe est un trop bon marché pour BMW

C’est le groupe BMW (marques BMW + MINI) qui a décidé de ne pas venir malgré des nouveautés comme la « Neue Klasse ». Las, la marque à l’hélice ne viendra pas en terres parisiennes.

On a tout de même vu BMW et MINI en force au Festival of Speed de Goodwood début juillet. En effet, le groupe explique : « En raison d’un changement de priorités, BMW Group a décidé d’annuler sa participation au Mondial de l’auto de Paris 2026 et de se concentrer sur d’autres formats ».

En clair : il faut faire des économies, et comme bien souvent, la communication est un levier « facile ». Les salons coûtent relativement cher et n’ont plus la même aura qu’avant. S’ils restent très courus, les constructeurs communiquent désormais énormément sur les réseaux sociaux en direct avec leurs followers.

Des budgets en baisse, répartis sur d’autres moyens de communication

D’autres modes de communication sont aussi apparus au fil des années. Et par exemple une participation à un événement comme Goodwood est un bon moyen d’avoir de nombreuses publications tout en coûtant moins cher qu’un salon automobile, encore plus Mondial.

Pour le groupe BMW, le premier semestre 2026 est contrasté : la marque BMW affiche -6,2 % avec un gros point noir, la Chine (-20,4 %). MINI, l’Europe et l’Amérique du Nord affichent de bons chiffres, mais c’est insuffisant et il faut visiblement économiser BMW France trouvera certainement des alternatives pour compenser le manque d’exposition durant le Mondial 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Europe va-t-elle trop bien pour BMW ? On peut se le dire. Comme les ventes sont bonnes, pourquoi dépenser des sous dans un salon alors qu’on peut rediriger les budgets vers les marchés en crise ? Les constructeurs chinois tenteront-ils de prendre la place?

Notre rappel Mondial 2026: le groupe Renault et le groupe Stellantis seront présents en force. Mercedes, Hyundai/Kia ou Volvo également et Smart devrait y dévoiler en première mondiale la nouvelle smart #2. Ford y fera son grand retour tout comme Honda. Enfin, on y retrouvera aussi BYD, Zeekr (première), Denza, etc.

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Assurance auto : les garanties qui font vraiment la différence en cas de sinistre 

Assurance auto : les garanties qui comptent vraiment

Un accident responsable, une voiture volée un matin devant chez soi, un rétroviseur cassé en se garant : ce sont ces situations, et non le tarif affiché au moment de la souscription, qui révèlent la vraie qualité d’un contrat d’assurance auto. Deux formules « Tous risques » à prix proche peuvent réagir très différemment face au même sinistre. Voici les garanties à regarder de près avant de choisir, au-delà du nom de la formule.

La protection du conducteur : une garantie souvent mal comprise

En cas d’accident responsable, seul le conducteur n’est indemnisé par aucun tiers : c’est là qu’intervient la garantie protection du conducteur. Son fonctionnement se résume à un plafond d’indemnisation, qui varie fortement d’un assureur à l’autre pour un même type de contrat. Un plafond fixé à 1 million d’euros, comme c’est courant sur les contrats les plus complets, change radicalement la donne par rapport à un plafond limité à quelques centaines de milliers d’euros en cas de préjudice corporel grave. C’est un point à vérifier avant la formule elle-même, car cette garantie est souvent incluse par défaut, quel que soit le niveau de couverture choisi.

L’assistance : la franchise kilométrique change tout

L’assistance en cas de panne semble être une garantie standard, presque interchangeable d’un contrat à l’autre. En réalité, la différence se joue sur un détail précis : la franchise kilométrique. De nombreux contrats n’interviennent qu’à partir d’une distance minimale du domicile, souvent autour de 50 km, ce qui laisse sans solution un automobiliste tombé en panne à deux rues de chez lui. L’assistance dite « 0 km » corrige ce problème, mais elle n’est pas toujours incluse dans toutes les formules : elle peut être proposée en inclusion sur les formules intermédiaires et complètes, et en option sur la formule d’entrée de gamme. Vérifier ce point avant de comparer deux devis évite une mauvaise surprise le jour où elle compte vraiment.

Vol ou destruction totale : comment le véhicule est-il valorisé ?

C’est sans doute le point le plus sous-estimé par les automobilistes. En cas de vol non retrouvé ou de véhicule économiquement irréparable, l’indemnisation ne se fait pas toujours sur la même base :

  • Valeur à dire d’expert : le véhicule est estimé à sa valeur de revente au moment du sinistre, vétusté comprise.
  • Valeur d’achat renforcée : certains contrats proposent, en option, une indemnisation basée sur le prix payé à l’achat, pendant une durée déterminée après l’acquisition (généralement plusieurs années).
  • Cas du leasing (LOA/LLD) : l’indemnisation peut couvrir la perte financière, c’est-à-dire l’écart entre la valeur estimée du véhicule et le capital restant dû à la société de financement, plutôt qu’une simple valeur de revente.

Pour un véhicule récent ou financé en location, cette distinction représente souvent plusieurs milliers d’euros d’écart entre deux contrats affichant pourtant la même formule « Tous risques ».

Le bris de glace : un sinistre fréquent à anticiper

Le bris de glace est l’un des sinistres les plus courants, et pourtant l’un des moins comparés au moment de choisir un contrat. Deux éléments méritent attention :

  • Réparation ou remplacement : privilégier la réparation d’un pare-brise plutôt que son remplacement est à la fois plus rapide, plus économique (souvent sans application de franchise) et plus écologique. Un contrat qui s’appuie sur un réseau de réparateurs agréés, avec prise en charge directe des frais, simplifie nettement la déclaration de sinistre.
  • Les rétroviseurs, souvent oubliés dans l’imaginaire du « bris de glace », peuvent être couverts avec ou sans franchise selon les contrats : une différence non négligeable sur un rétroviseur électrique, dont le remplacement coûte cher.

Le statut jeune conducteur : un notion plus large qu’il n’y paraît

Le statut de jeune conducteur ne concerne pas uniquement les personnes qui viennent d’obtenir leur permis. Il s’applique généralement, selon les assureurs, à toute personne :

  • en période probatoire après l’obtention du permis (2 à 3 ans selon le mode d’apprentissage)
  • qui n’a pas été assurée depuis plus de trois ans, en conducteur principal ou secondaire
  • qui conduit un véhicule de fonction sans apparaître nommément sur le contrat d’assurance
  • dont le permis a été annulé puis reconstitué

Ce périmètre élargi surprend souvent les conducteurs expérimentés qui redeviennent « novices » aux yeux d’un assureur après une longue interruption de conduite ou un changement de situation professionnelle. Il est utile de vérifier ce statut avant de comparer des tarifs, car il conditionne directement le niveau de prime proposé.

Les niveaux de contrat d’assurance auto

Les contrats d’assurance auto sont souvent organisé en trois niveaux (au tiers, formule intermédiaire incluant le vol, et formule tous risques) et permettent de situer rapidement son besoin avant d’entrer dans le détail des options. 

Toutefois, le choix d’une assurance auto ne se joue pas sur le nom de la formule, mais sur des détails précis : plafond de la garantie du conducteur, franchise kilométrique de l’assistance, mode de valorisation du véhicule en cas de vol, prise en charge du bris de glace. 

Une offre qui présente clairement ses trois niveaux de formule, garantie par garantie, permet d’aborder ces détails avec une base de comparaison solide, plutôt qu’un simple écart de prix mensuel. C’est par exemple le cas de l’offre assurance auto Caisse d’Epargne, qui présente ses trois formules avec, pour chacune, les garanties incluses par défaut et celles disponibles en option, ce qui facilite la mise en perspective avant de comparer les franchises et plafonds propres à chaque niveau de couverture. 

Peut-on réduire sa prime sans réduire sa couverture ?

Certains critères, indépendants du niveau de formule choisi, permettent de faire baisser une prime sans renoncer à des garanties :

  • réduction pour les véhicules électriques ou hybrides à faibles émissions
  • avantage tarifaire pour les conducteurs parcourant moins de 8 000 km par an (avec des exceptions fréquentes pour les moins de 25 ans ou l’usage professionnel occasionnel)
  • stage d’éco-conduite, qui peut être proposé gratuitement pour améliorer la conduite et réduire la consommation de carburant

Ils sont rarement mis en avant dans les comparateurs de prix, alors qu’ils jouent directement sur le montant final de la cotisation.

Résiliation : ce qu’il faut savoir avant de changer d’assurance

Depuis la loi Hamon de 2015, un contrat d’assurance auto peut être résilié à tout moment passé un délai d’un an après la première souscription, sans pénalité. La résiliation reste également possible en cas de vente du véhicule ou de changement de situation personnelle, sur présentation des justificatifs nécessaires. Le nouvel assureur peut, dans de nombreux cas, se charger lui-même des démarches de résiliation grâce au mécanisme de portabilité, ce qui simplifie le changement de contrat en cours d’année.

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Les VE chinois fragilisent le financement des routes

En Chine, les SUV électriques lourds accélèrent l’usure des routes et obligent Pékin à revoir le financement des infrastructures.

Le développement rapide des véhicules électriques en Chine entraîne de nouveaux défis pour les infrastructures routières du pays. Alors que les constructeurs automobiles chinois multiplient les modèles électriques de grande taille, certains dépassant les 5 mètres de longueur et atteignant trois tonnes, les routes doivent supporter des contraintes supplémentaires. Dans le même temps, la progression des véhicules électriques réduit les recettes issues des taxes sur les carburants, traditionnellement utilisées pour financer l’entretien du réseau routier.

Au cours du premier semestre de l’année, six des dix nouveaux modèles automobiles lancés en Chine mesuraient plus de 5 mètres, soit une longueur comparable à celle d’un grand SUV comme le Ford Explorer. À l’inverse, la proportion de véhicules compacts de moins de 4,5 mètres a fortement diminué, passant de 13 % des nouveautés un an auparavant à seulement 2 %, selon Cui Dongshu, secrétaire général de l’Association chinoise des voitures particulières.

Cette évolution traduit une tendance forte du marché automobile chinois : les consommateurs se tournent davantage vers des véhicules plus imposants, souvent électriques ou électrifiés, qui offrent davantage d’espace, de puissance et d’autonomie. Mais cette transformation du parc automobile pose une question majeure aux autorités : comment financer durablement les infrastructures routières alors que les véhicules qui les utilisent évoluent rapidement ?

Des véhicules électriques plus lourds qui mettent les routes sous pression

Les véhicules électriques présentent une caractéristique qui influence directement leur impact sur les infrastructures : leur poids. Les batteries nécessaires pour offrir une autonomie importante augmentent considérablement la masse des automobiles électriques par rapport à certains modèles thermiques comparables.

La popularité croissante des grands SUV électriques et des véhicules électrifiés lourds crée ainsi une pression supplémentaire sur les routes chinoises. Selon les éléments disponibles, cette situation devient un problème financier pour les collectivités locales, qui doivent assurer l’entretien des infrastructures tout en voyant diminuer certaines sources de revenus.

En Chine, Pékin finance les principales autoroutes nationales et collecte une taxe sur les carburants ensuite redistribuée aux autorités régionales pour l’entretien des routes locales. Cependant, la progression des véhicules électriques réduit progressivement ces recettes fiscales, alors même que ces véhicules peuvent générer davantage de contraintes physiques sur les chaussées en raison de leur masse supérieure.

Cette situation pousse les autorités à réfléchir à une évolution du modèle de financement routier. Parmi les pistes envisagées figure notamment l’instauration de systèmes de péage liés au kilométrage parcouru, qui permettraient de faire contribuer davantage les véhicules en fonction de leur utilisation réelle du réseau.

Une étude menée par une unité de recherche du ministère chinois des Transports a mis en évidence l’ampleur du problème. Le rapport indique que la Chine fait face à un déficit de financement annuel d’environ 50 % pour l’entretien et la gestion courante des routes. Près de 40 % des routes locales seraient concernées par une situation où les besoins de maintenance existent mais où les budgets disponibles restent insuffisants.

Une autre étude réalisée en 2023 par cet organisme de recherche avait évalué le manque de financement à environ 300 milliards de yuans par an, soit plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Pékin réduit les avantages fiscaux liés aux véhicules électriques

Face à ces difficultés budgétaires, le gouvernement chinois commence à revoir certains dispositifs favorables aux véhicules à énergie nouvelle. Les mesures fiscales mises en place depuis plusieurs années pour soutenir les voitures électriques sont progressivement réduites.

La réduction de la taxe de vente accordée aux véhicules à énergie nouvelle, qui existait depuis une décennie, a récemment été divisée par deux et limitée à un montant maximal de 15 000 yuans. Par ailleurs, les exonérations fiscales finales concernant les véhicules et navires doivent être supprimées pour certains segments, notamment les hybrides rechargeables et les véhicules électriques à autonomie prolongée.

Ces catégories de véhicules ont largement participé à l’essor des modèles plus grands et plus lourds sur le marché chinois. Les véhicules à énergie nouvelle, qui regroupent notamment les véhicules électriques à batterie, les hybrides rechargeables et les voitures à hydrogène, représentent désormais plus de 60 % des ventes de véhicules particuliers.

Le gouvernement cherche également à agir directement sur la conception des automobiles. Des normes strictes de consommation énergétique ont été mises en place afin de limiter les véhicules de tourisme excessivement lourds. Ces règles encouragent les constructeurs à privilégier des matériaux plus légers et une meilleure efficacité aérodynamique plutôt que d’augmenter simplement la taille des batteries pour améliorer l’autonomie.

Cette orientation pourrait influencer les futurs modèles électriques chinois. Après plusieurs années marquées par une course à l’autonomie et à la puissance, les constructeurs pourraient être davantage incités à optimiser l’efficacité énergétique et la masse de leurs véhicules.

Vers une nouvelle fiscalité pour accompagner l’essor électrique

Pour répondre durablement à ces défis, les responsables chinois envisagent une réforme plus large du financement des infrastructures routières. Certaines provinces expérimentent déjà de nouveaux systèmes permettant de suivre les déplacements des véhicules ciblés grâce à des technologies de navigation par satellite.

Ces dispositifs pourraient servir de base à une future taxation dynamique calculée selon la distance parcourue. Une telle évolution modifierait profondément le modèle actuel dans lequel les véhicules électriques bénéficient d’un avantage lié à l’absence de consommation de carburant taxée.

Le débat concerne également la taille croissante des automobiles proposées sur le marché chinois. Des médias soutenus par l’État ont appelé les constructeurs à réduire les dimensions des véhicules et à mettre fin à une « course à l’armement en matière de poids ».

Le People’s Daily a notamment souligné que la structure actuelle du marché pouvait encourager les consommateurs à choisir des véhicules plus grands, estimant que les conditions économiques ne favorisaient pas toujours l’achat de modèles plus compacts.

Le marché automobile chinois se trouve donc face à un nouvel équilibre à trouver. Le développement rapide des véhicules électriques a permis une transformation majeure de l’industrie automobile, mais il impose également de repenser le financement des infrastructures et la conception des futurs véhicules.

Entre innovation technologique, transition énergétique et contraintes économiques, la Chine cherche désormais à accompagner la croissance des véhicules électriques tout en limitant leurs conséquences sur les réseaux routiers.

Notre avis, par leblogauto.com

La croissance des véhicules électriques en Chine transforme profondément le marché automobile, mais elle entraîne aussi de nouveaux enjeux liés aux infrastructures. Le poids croissant de certains modèles électriques oblige les autorités à réfléchir à des solutions de financement adaptées. Les mesures envisagées montrent une volonté de maintenir le développement des véhicules électriques tout en maîtrisant leurs impacts économiques. La question de l’équilibre entre autonomie, masse des véhicules et efficacité énergétique devient centrale pour l’avenir du secteur.

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