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Hyundai pénalisé par ses coûts malgré ses ambitions

Hyundai voit son bénéfice reculer au deuxième trimestre malgré ses nouveaux modèles et ses investissements dans l’automobile.

Hyundai Motor a enregistré un recul marqué de ses performances financières au deuxième trimestre 2026, pénalisé par une baisse des ventes automobiles, des perturbations de production et une hausse des coûts. Le constructeur sud-coréen a annoncé une diminution de 21 % de son bénéfice d’exploitation, un résultat inférieur aux attentes des analystes. Malgré cette contre-performance, le groupe maintient ses prévisions annuelles et mise sur une amélioration de son activité grâce à une hausse de la production et au lancement de nouveaux modèles au second semestre.

Entre avril et juin, Hyundai Motor a réalisé un bénéfice d’exploitation de 2,9 trillions de wons, contre une estimation de 3,2 trillions de wons selon LSEG SmartEstimate. Le chiffre d’affaires du constructeur automobile a toutefois progressé de 2 % sur un an, atteignant 49,2 trillions de wons. La baisse de rentabilité s’explique principalement par un environnement difficile pour l’industrie automobile mondiale, marqué par l’augmentation des coûts de l’énergie, des matières premières et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Des coûts en hausse et des ventes automobiles sous pression

Les résultats trimestriels de Hyundai illustrent les difficultés rencontrées actuellement par les constructeurs automobiles. La hausse des prix des matières premières, notamment des plastiques, liée au conflit au Moyen-Orient et à l’inflation, a augmenté les coûts du deuxième trimestre d’environ 400 milliards de wons pour le groupe.

À ces contraintes économiques s’ajoutent des perturbations industrielles. Hyundai avait notamment subi des interruptions supplémentaires de production au trimestre précédent en raison d’un incendie chez un fournisseur. Le constructeur prévoit désormais d’augmenter ses capacités de production au second semestre afin de compenser ces difficultés et d’améliorer ses résultats.

La baisse des volumes commerciaux a également pesé sur les performances financières. En Corée du Sud, l’un des marchés les plus importants et les plus rentables de Hyundai, les ventes de véhicules ont chuté de 16 % au deuxième trimestre. Le constructeur doit également composer avec une concurrence renforcée sur son marché domestique, où les marques étrangères progressent.

Malgré ces difficultés, Hyundai Motor maintient ses objectifs pour l’ensemble de l’année. Le groupe estime que la croissance devrait se poursuivre au troisième et au quatrième trimestre grâce à une amélioration attendue de la production et à l’arrivée de nouveaux véhicules dans sa gamme.

Hyundai mise sur ses nouveaux modèles face à la concurrence

Les prochains lancements commerciaux représentent un élément central de la stratégie de reprise du constructeur sud-coréen. Selon certains analystes, l’évolution des résultats dépendra notamment du succès du Tucson redessiné et de l’Avante, deux modèles considérés comme majeurs pour Hyundai à l’échelle mondiale.

L’objectif de marge opérationnelle annuelle reste fixé entre 6,3 % et 7,3 %, mais plusieurs analystes estiment que son atteinte sera difficile dans les conditions actuelles du marché automobile. La pression concurrentielle, les coûts élevés et les investissements nécessaires dans les nouvelles technologies constituent autant de défis pour le constructeur.

Hyundai fait notamment face à une accélération de la concurrence dans les véhicules électriques et les technologies embarquées. En Corée du Sud, les constructeurs internationaux développent leurs offres dans les voitures électriques et les logiciels automobiles. Tesla prévoit notamment d’introduire une nouvelle version de son logiciel Full Self Driving sur ce marché, renforçant la compétition autour des technologies d’aide à la conduite.

Le marché des véhicules importés sud-coréen est également devenu plus concurrentiel. La marque chinoise BYD a dépassé Lexus et Volvo pour devenir la quatrième marque étrangère importée dans le pays. Selon le chercheur de marché Carisyou, les véhicules particuliers importés ont représenté près d’un quart des nouvelles immatriculations de voitures particulières au premier semestre 2026, soit leur niveau le plus élevé depuis cinq ans.

Le constructeur accélère dans l’intelligence artificielle et la mobilité

Face aux transformations du secteur automobile, Hyundai cherche de nouveaux relais de croissance au-delà de la production traditionnelle de véhicules. Le groupe intensifie ses investissements dans la robotique, les véhicules définis par logiciel et les technologies de conduite autonome.

Hyundai Motor Group a notamment annoncé vouloir prendre le contrôle total de Boston Dynamics, une opération destinée à lui offrir davantage de flexibilité dans le développement de ses activités robotiques. Le groupe prévoit également de déployer des robots humanoïdes Atlas dans son usine de fabrication en Géorgie à partir de 2028.

Cette orientation vers ce que Hyundai présente comme l’« IA physique » a suscité l’intérêt des investisseurs. Les actions du constructeur ont atteint des niveaux historiques plus tôt dans le mois, même si certains analystes considèrent que cette progression pourrait déjà intégrer une partie importante des perspectives futures.

Hyundai prévoit d’organiser son CEO Investor Day le 26 août afin de présenter ses principales orientations stratégiques. Le constructeur devra y détailler ses ambitions dans les domaines de l’électrification, des logiciels automobiles, de l’intelligence artificielle et des nouvelles solutions de mobilité.

Malgré un trimestre difficile, Hyundai conserve donc ses objectifs annuels et compte sur ses nouveaux modèles ainsi que sur ses investissements technologiques pour soutenir sa croissance future. Le constructeur évolue cependant dans un environnement automobile de plus en plus complexe, marqué par la montée des marques chinoises, la transformation électrique et l’augmentation des coûts industriels.

Notre avis, par leblogauto.com

Le recul du bénéfice d’exploitation de Hyundai Motor reflète les difficultés actuelles rencontrées par les grands constructeurs automobiles face à la hausse des coûts et à la concurrence internationale. Le maintien des objectifs annuels montre que le groupe conserve une confiance dans sa capacité de redressement au second semestre. Les prochains lancements de modèles seront déterminants pour soutenir les ventes et améliorer la rentabilité. Les investissements dans l’intelligence artificielle et la robotique illustrent également la volonté de Hyundai de diversifier ses activités au-delà de l’automobile traditionnelle.

Crédit illustration : Hyundai.

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Mobileye : le fondateur quitte la direction générale

Le fondateur de Mobileye quittera son poste de PDG après la nomination d’un successeur, tout en restant impliqué dans l’entreprise.

Amnon Shashua, cofondateur de Mobileye Global Inc., a annoncé son intention de quitter ses fonctions de directeur général après près de trois décennies à la tête de l’entreprise spécialisée dans les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) et les technologies de conduite autonome. Cette décision intervient alors que le groupe a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes et estime avoir atteint une nouvelle étape dans le développement de ses logiciels destinés aux véhicules connectés et autonomes.

Le dirigeant de 66 ans conservera ses responsabilités jusqu’à la nomination d’un successeur. Le conseil d’administration a lancé le processus de recrutement d’un nouveau directeur général et a proposé à Amnon Shashua d’occuper ensuite la présidence du groupe. Cette transition marque un tournant pour Mobileye, acteur reconnu dans les technologies embarquées pour l’automobile et partenaire de nombreux constructeurs internationaux.

Une transition après près de 27 ans à la tête de Mobileye

Amnon Shashua a informé le conseil d’administration de sa volonté de céder son poste de directeur général une fois son successeur désigné. Mobileye a officialisé cette décision en même temps que la publication de ses résultats financiers trimestriels, lesquels ont dépassé les estimations des analystes.

Le scientifique en informatique a cofondé Mobileye en 1999 et a accompagné toutes les grandes étapes du développement de l’entreprise. Sous sa direction, la société a réalisé en 2014 la plus importante introduction en Bourse aux États-Unis pour une entreprise israélienne. Trois ans plus tard, Mobileye a été rachetée par Intel dans le cadre d’une opération évaluée à plus de 15 milliards de dollars.

Après avoir retrouvé les marchés financiers en 2022, Mobileye a toutefois connu une évolution plus difficile de son cours de Bourse. Selon le texte source, l’action avait reculé de 65 % depuis cette nouvelle introduction en Bourse.

Le conseil d’administration mènera désormais la recherche du futur directeur général. Jusqu’à cette nomination, Amnon Shashua continuera d’assurer la direction opérationnelle de l’entreprise avant d’occuper, si sa nomination est confirmée, les fonctions de président.

Mobileye estime avoir franchi un cap technologique

Dans un entretien accordé à Bloomberg Television, Amnon Shashua a expliqué que Mobileye était arrivée à une étape où les principaux défis scientifiques liés à ses logiciels de conduite autonome avaient été résolus.

Selon ses déclarations, les différentes briques technologiques développées par l’entreprise sont désormais opérationnelles, qu’elles fonctionnent en environnement hors ligne ou en conditions réelles. Il estime que cette base technologique est prête pour les futurs projets de robotaxis ainsi que pour les autres développements actuellement menés par Mobileye.

Le dirigeant considère que cette nouvelle phase de maturité technologique nécessite un profil de direction davantage orienté vers la croissance commerciale et le développement industriel. Son départ intervient ainsi au moment où l’entreprise entend poursuivre le déploiement de ses technologies auprès des constructeurs automobiles.

Les systèmes développés par Mobileye occupent une place importante dans l’évolution des aides à la conduite. Les solutions ADAS, les logiciels embarqués, les capteurs et les technologies de conduite autonome représentent aujourd’hui des éléments clés de la transformation du secteur automobile, alors que les constructeurs multiplient les investissements dans les véhicules intelligents.

Des partenariats majeurs avec les constructeurs automobiles

Au cours de son développement, Mobileye a noué des collaborations avec plusieurs grands constructeurs automobiles internationaux. Le texte source cite notamment Toyota, Volkswagen Group, General Motors et Ford parmi les partenaires de l’entreprise dans le domaine des technologies d’assistance à la conduite.

L’histoire récente de Mobileye a également été marquée par sa relation avec Tesla. En 2016, Amnon Shashua s’était opposé publiquement au dirigeant de Tesla, Elon Musk, après un accident mortel impliquant une Model S utilisant le système Autopilot, qui reposait alors sur des caméras fournies par Mobileye.

Depuis la fin de cette collaboration avec Tesla, Mobileye a poursuivi le développement de ses technologies avec d’autres constructeurs automobiles. L’entreprise s’est progressivement imposée comme un fournisseur de solutions destinées à améliorer les fonctions d’assistance à la conduite et à préparer l’arrivée de véhicules toujours plus autonomes.

Le départ annoncé d’Amnon Shashua intervient donc à un moment important pour Mobileye. Après avoir conduit la société de sa création à son introduction en Bourse, puis à son acquisition par Intel avant son retour sur les marchés financiers, le fondateur estime que l’entreprise dispose désormais des bases technologiques nécessaires pour entrer dans une nouvelle phase de son développement. Le futur directeur général aura pour mission d’accompagner cette évolution dans un marché automobile en pleine transformation, où les logiciels, les systèmes embarqués et la conduite autonome occupent une place de plus en plus stratégique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le départ annoncé d’Amnon Shashua marque la fin d’une longue période de direction au sein de Mobileye, qu’il a cofondée en 1999. L’entreprise aborde cette transition alors qu’elle affirme avoir atteint un niveau de maturité technologique important dans ses solutions de conduite autonome. Mobileye conserve des partenariats avec plusieurs grands constructeurs automobiles et prévoit une continuité de sa gouvernance jusqu’à la nomination d’un nouveau directeur général. Les informations disponibles ne précisent pas encore le calendrier de cette succession au-delà du lancement du processus de recrutement.

Crédit illustration : Mobileye.

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Ford rappelle 565 000 Bronco pour risque d’incendie

Ford rappelle 565 691 véhicules Bronco aux États-Unis après un risque de court-circuit du faisceau moteur pouvant causer un incendie.

Ford lance une importante campagne de rappel aux États-Unis concernant plus de 565 000 véhicules en raison d’un risque potentiel d’incendie dans le compartiment moteur. Selon l’Administration nationale de la sécurité routière américaine (NHTSA), le problème concerne le faisceau de câbles du compartiment moteur, qui pourrait être endommagé et provoquer un court-circuit.

Le rappel porte précisément sur 565 691 véhicules Ford Bronco et Bronco Raptor produits entre les années-modèles 2021 et 2026. L’autorité américaine chargée de la sécurité automobile a indiqué qu’un défaut affectant le câblage pouvait entraîner une production de chaleur ou une étincelle. Ces phénomènes augmentent le risque d’incendie dans le compartiment moteur.

Ford prévoit une intervention corrective réalisée gratuitement par son réseau de concessionnaires. Les professionnels installeront une gaine de protection sur le câblage concerné afin de limiter le risque de détérioration et de prévenir l’apparition d’un court-circuit.

Cette campagne de rappel intervient dans le cadre des procédures habituelles de suivi des véhicules après leur commercialisation. Lorsqu’un constructeur ou une autorité identifie un problème pouvant affecter la sécurité des automobilistes, une opération corrective peut être mise en place afin de modifier ou protéger l’élément concerné.

Un problème lié au faisceau électrique du compartiment moteur

Le défaut identifié par la NHTSA concerne un composant électrique situé dans le compartiment moteur des Ford Bronco et Bronco Raptor concernés. Le faisceau de câbles peut subir des dommages susceptibles de provoquer un court-circuit.

Dans un véhicule moderne, les systèmes électriques jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de nombreux équipements. La protection des câblages est donc un élément important pour garantir la fiabilité et la sécurité automobile.

Selon le régulateur américain, un court-circuit dans cette zone peut générer suffisamment de chaleur ou produire une étincelle. Dans certaines conditions, cela peut augmenter le risque de départ de feu dans le compartiment moteur.

Le rappel vise donc à traiter un risque potentiel avant qu’un incident ne survienne. Ford n’a pas communiqué d’autres éléments techniques concernant l’origine précise de l’endommagement du faisceau ou les conditions particulières pouvant entraîner la défaillance.

Les véhicules concernés appartiennent à la gamme Bronco, un modèle positionné sur le segment des SUV tout-terrain. Le Bronco Raptor représente une déclinaison plus performante de cette famille de véhicules.

Une réparation gratuite proposée par le réseau Ford

Pour résoudre ce problème, les concessionnaires Ford procéderont à l’installation d’une gaine de protection sur le câblage concerné. Cette intervention sera effectuée gratuitement pour les propriétaires des véhicules faisant partie de la campagne de rappel.

Cette solution doit permettre de renforcer la protection du faisceau électrique et de réduire le risque de court-circuit dans le compartiment moteur. Les propriétaires concernés seront invités à contacter leur concessionnaire afin d’organiser l’intervention.

Les rappels automobiles constituent un dispositif courant dans l’industrie automobile. Ils permettent aux constructeurs de corriger des problèmes découverts après la mise en circulation des véhicules et de maintenir le niveau de sécurité attendu.

Dans ce cas, la campagne concerne un volume important de véhicules, avec plus d’un demi-million d’exemplaires rappelés aux États-Unis. L’ampleur de l’opération nécessite une coordination entre Ford, son réseau de distribution et les autorités de sécurité routière.

La NHTSA joue un rôle central dans l’identification et le suivi des problèmes pouvant concerner les véhicules circulant sur les routes américaines. Ses communications permettent d’informer les automobilistes et de superviser les actions correctives proposées par les constructeurs.

Le Ford Bronco face aux exigences de sécurité automobile

Le rappel concerne certains Ford Bronco et Bronco Raptor fabriqués entre 2021 et 2026. Ces modèles représentent une partie importante de l’offre SUV de Ford sur le marché américain.

Le constructeur doit désormais accompagner les propriétaires concernés afin que les véhicules bénéficient de la modification prévue. L’installation d’une protection supplémentaire sur le faisceau électrique constitue une intervention ciblée qui ne concerne pas les autres éléments mécaniques du véhicule.

Cette campagne rappelle également l’importance croissante des composants électriques dans les automobiles actuelles. Avec la multiplication des équipements électroniques embarqués, la conception et la protection des réseaux électriques deviennent des enjeux majeurs pour les constructeurs.

Les systèmes de câblage doivent résister aux contraintes liées à l’environnement moteur, où les températures et les vibrations peuvent affecter certains composants au fil du temps. Les actions de rappel permettent d’adapter les véhicules lorsque des risques sont identifiés.

Pour Ford, cette opération représente une nouvelle étape dans le suivi de ses véhicules en circulation. Le constructeur devra s’assurer que les propriétaires des modèles concernés puissent accéder rapidement à la réparation proposée.

La campagne de rappel annoncée aux États-Unis montre l’importance accordée aujourd’hui à la prévention des risques liés aux véhicules modernes. Même lorsqu’un problème concerne un élément spécifique, les constructeurs et les autorités mettent en place des mesures destinées à préserver la sécurité des automobilistes.

Crédit illustration : Ford.

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Volkswagen renonce à croître en 2026

Volkswagen abandonne sa croissance prévue en 2026 et prépare une restructuration majeure face aux coûts et à la concurrence.

Volkswagen revoit à la baisse ses ambitions pour 2026 alors que le constructeur automobile allemand prépare une importante restructuration destinée à améliorer sa compétitivité. Le groupe, qui comprend notamment les marques Volkswagen, Audi et Porsche, ne prévoit désormais plus de croissance de son chiffre d’affaires annuel, après avoir abandonné son objectif précédent d’une progression des ventes.

Cette décision intervient dans un contexte difficile pour l’industrie automobile mondiale. Volkswagen doit composer avec plusieurs facteurs défavorables, notamment des tarifs coûteux, une concurrence accrue des constructeurs chinois, des exigences réglementaires plus importantes et une évolution rapide du marché des véhicules électriques.

Le constructeur allemand prévoit désormais une baisse possible de son chiffre d’affaires allant jusqu’à 3 % en 2026, alors qu’il anticipait auparavant une hausse pouvant atteindre 3 %. Malgré cette révision, Volkswagen maintient son objectif de marge opérationnelle comprise entre 4,0 % et 5,5 %, un niveau supérieur aux 2,8 % enregistrés l’année précédente.

L’annonce a entraîné une réaction négative des marchés financiers, avec un recul de l’action Volkswagen d’environ 3 %. Les investisseurs s’interrogent notamment sur la capacité du groupe à réduire ses coûts et à retrouver une dynamique de croissance dans un environnement automobile profondément transformé.

Des résultats trimestriels marqués par une baisse du bénéfice

Les résultats financiers du deuxième trimestre 2026 illustrent les difficultés rencontrées par Volkswagen. Le groupe automobile a enregistré un bénéfice d’exploitation de 3,5 milliards d’euros entre avril et juin, soit une baisse de 9,5 %. Ce résultat est inférieur aux attentes des analystes, qui espéraient une légère amélioration par rapport à la même période de l’année précédente.

Dans le même temps, Volkswagen a réalisé un chiffre d’affaires trimestriel de 82,4 milliards d’euros, un montant supérieur aux prévisions. Cette performance a permis au groupe d’atteindre une marge opérationnelle de 4,2 % sur le trimestre.

Le directeur général Oliver Blume a indiqué que Volkswagen avait réussi à absorber des difficultés importantes au cours du premier semestre 2026. Il a toutefois souligné que l’environnement pour l’industrie automobile restait particulièrement complexe.

Parmi les éléments cités figurent les crises géopolitiques, les conflits commerciaux, les contraintes réglementaires élevées, la volatilité des marchés et l’intensification de la concurrence internationale. Ces différents facteurs pèsent sur les constructeurs automobiles traditionnels, qui doivent également financer leur transition vers l’électrification.

La situation actuelle pousse Volkswagen à revoir son organisation industrielle et commerciale. La direction souhaite renforcer l’efficacité du groupe en réduisant les coûts et en adaptant sa structure aux nouvelles réalités du marché automobile mondial.

Une restructuration avec réduction des capacités et des emplois

Face à ces difficultés, Oliver Blume défend une restructuration importante du groupe Volkswagen. Le projet prévoit notamment jusqu’à 100 000 suppressions d’emplois proposées afin de rendre l’entreprise plus compétitive en matière de coûts.

La direction souhaite également réduire la capacité de production mondiale et diminuer de moitié la gamme de modèles proposée par le groupe. Cette stratégie vise à simplifier l’offre automobile de Volkswagen et à concentrer les ressources sur les segments jugés prioritaires.

Ces mesures doivent encore faire l’objet de discussions avec les représentants des salariés. La restructuration pourrait également inclure la fermeture potentielle de quatre usines, selon les éléments communiqués.

Cette transformation intervient alors que Volkswagen cherche à accélérer son adaptation au marché des véhicules électriques. Le constructeur doit investir dans de nouvelles technologies tout en faisant face à une pression croissante sur ses marges.

Au premier semestre 2026, Volkswagen a enregistré une baisse de 6,3 % de ses livraisons mondiales de véhicules. Cette diminution s’explique principalement par les difficultés rencontrées en Chine, où le ralentissement du marché automobile a renforcé la concurrence entre les marques locales et les groupes internationaux.

Les véhicules électriques au cœur de la bataille mondiale

La Chine représente actuellement l’un des principaux défis stratégiques pour Volkswagen. Sur le plus grand marché automobile mondial, les constructeurs locaux gagnent du terrain, notamment grâce à une forte présence dans le secteur des véhicules électriques.

Cette concurrence oblige les marques historiques à accélérer leur transformation. Volkswagen développe notamment des modèles électriques plus accessibles à travers ses différentes marques, dont Volkswagen, Skoda et Cupra.

En Europe, cette stratégie commence à soutenir les commandes alors que les constructeurs automobiles locaux cherchent à préserver leurs parts de marché face à l’arrivée croissante des marques chinoises de véhicules électriques.

En Amérique du Nord, Volkswagen a toutefois enregistré une évolution plus favorable au deuxième trimestre 2026. Le groupe a réussi à regagner du terrain dans cette région, apportant un élément positif dans un contexte global difficile.

La transition vers l’électromobilité reste donc un enjeu central pour Volkswagen. Le constructeur doit trouver un équilibre entre investissements technologiques, réduction des coûts et adaptation de son appareil industriel.

La révision des objectifs financiers pour 2026 marque une nouvelle étape dans la transformation du groupe allemand. Volkswagen mise désormais sur une restructuration profonde pour renforcer sa compétitivité face aux changements rapides du secteur automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

Volkswagen traverse une période de transformation où les contraintes économiques et industrielles s’ajoutent aux défis liés à l’électrification. La baisse des livraisons mondiales et la pression exercée par le marché chinois expliquent en partie la révision des objectifs financiers. La restructuration annoncée montre la volonté du groupe de réduire ses coûts et de simplifier son organisation. L’évolution de la concurrence dans les véhicules électriques sera un facteur déterminant pour la suite de sa stratégie.

Crédit illustration : LeBlogAuto.com.

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Ford Puma Gen-E Black Edition : le style évolue

Ford dévoile le Puma Gen-E Black Edition, une série spéciale électrique au style renforcé et à l’autonomie améliorée.

Ford enrichit la gamme de son crossover électrique avec le nouveau Puma Gen-E Black Edition. Lancé en décembre 2024, le Puma Gen-E 100 % électrique avait déjà bénéficié d’améliorations pour l’année-modèle 2026, notamment grâce à une conception de batterie optimisée et à l’intégration de la technologie BlueCruise. Cette nouvelle déclinaison ne transforme toutefois pas le modèle sur le plan mécanique : elle repose principalement sur un ensemble d’éléments esthétiques destinés à renforcer son identité visuelle.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son appellation, la Black Edition n’est pas une version entièrement noire du crossover électrique. Ford propose également cette série spéciale avec d’autres teintes de carrosserie, dont le bleu Azura, tandis que les images communiquées par le constructeur présentent aussi un exemplaire rouge vif. L’objectif est donc davantage de créer une finition au caractère plus affirmé que de proposer une automobile exclusivement sombre.

Le constructeur n’a pas encore annoncé le prix de cette nouvelle version. La Puma Gen-E Black Edition vient compléter l’offre du crossover électrique produit en Europe, dans un contexte où Ford poursuit le développement de ses véhicules électrifiés tout en multipliant les niveaux de personnalisation.

Une finition Black Edition centrée sur l’apparence

La principale évolution apportée par la Ford Puma Gen-E Black Edition concerne son design extérieur et intérieur. Le pack esthétique ajoute plusieurs éléments noirs destinés à créer un contraste avec la teinte de carrosserie choisie. Le toit ainsi que les coques de rétroviseurs adoptent notamment une finition sombre.

Le crossover électrique repose également sur des jantes en alliage de 18 pouces avec une finition Asphalt Black Matt. Cette présentation contribue à renforcer l’image dynamique du modèle tout en conservant les caractéristiques générales du Puma Gen-E.

À l’intérieur, Ford reprend cette approche avec plusieurs détails spécifiques. L’habitacle reçoit un plafond noir ainsi que des plaques de protection particulières. En complément, des surpiqûres Candy Blue apportent une touche de couleur sur les sièges, les portes et le tableau de bord.

La dotation de série comprend également des projecteurs LED Dynamic Matrix. Ce système intègre différentes fonctions d’aide à l’éclairage, notamment un faisceau de route capable d’éviter l’éblouissement des autres usagers et un éclairage dynamique prédictif. Les projecteurs peuvent adapter automatiquement la forme du faisceau lumineux en fonction des conditions de conduite.

Avec cette série spéciale, Ford ne modifie donc pas la philosophie du Puma Gen-E. La Black Edition vise principalement les clients recherchant un crossover électrique avec une présentation plus distinctive et un équipement valorisant davantage le style.

Une autonomie électrique revue à la hausse

Le lancement de la Puma Gen-E Black Edition intervient après plusieurs améliorations apportées au modèle électrique pour l’année-modèle 2026. Ford avait notamment travaillé sur la conception de la batterie afin d’augmenter l’autonomie du véhicule.

Selon le constructeur, le Puma Gen-E actualisé peut désormais parcourir plus de 400 kilomètres avec une seule charge en cycle combiné WLTP. Cette valeur représente un gain de 24 kilomètres par rapport à la version initiale du modèle. En utilisation urbaine, l’autonomie annoncée dépasse 550 kilomètres selon la même procédure de mesure.

Ces données renforcent la polyvalence du crossover électrique, qui peut répondre aussi bien aux trajets quotidiens qu’à des déplacements plus longs. Ford conserve également la technologie BlueCruise parmi les évolutions associées au Puma Gen-E.

La Black Edition ne bénéficie cependant pas d’une nouvelle motorisation électrique ou d’une modification annoncée des performances. Les changements concernent essentiellement l’apparence, l’équipement et la présentation générale du véhicule.

En parallèle, Ford continue de développer différentes variantes du Puma. Le constructeur a également présenté une version ST Edition destinée au Puma équipé d’une motorisation essence. Cette déclinaison reprend la base de la ST Powershift et ajoute des améliorations orientées vers le comportement routier ainsi que quelques éléments stylistiques.

Le Puma ST Edition complète l’offre thermique

La Ford Puma ST Edition adopte une suspension à ressorts hélicoïdaux développée par KW Automotive. Cette configuration est plus rigide et permet d’abaisser la hauteur de caisse de 10 millimètres. Ford indique que cette évolution améliore la réponse du véhicule ainsi que ses capacités sur route et sur circuit.

Cette version conserve la même chaîne de traction que la Puma ST Powershift. Elle utilise un moteur trois cylindres mild-hybrid de 1,0 litre développant 170 chevaux, associé à une transmission automatique.

La ST Edition reçoit également une présentation spécifique avec une peinture Azura Blue, un toit noir, un volant sport et des seuils de porte illuminés. Elle illustre la volonté de Ford de proposer plusieurs orientations pour son crossover compact, entre électrification avec le Puma Gen-E et sportivité avec les versions thermiques.

Le Puma Gen-E et le Puma essence sont assemblés dans l’usine Ford Otosan de Craiova, en Roumanie. Ce site produit des véhicules Ford depuis 2009 et a notamment fabriqué le Transit Connect de première génération, le B-Max et l’EcoSport.

La production du Puma a débuté en 2019, tandis que le Puma Gen-E est sorti des chaînes de montage à partir de 2024. L’usine de Craiova fabrique également le fourgon Transit Courier II depuis 2023 ainsi que le moteur EcoBoost de 1,0 litre.

Avec la Puma Gen-E Black Edition, Ford ajoute donc une nouvelle finition à son crossover électrique sans modifier son architecture technique. Cette série spéciale mise sur la personnalisation et l’équipement pour accompagner les évolutions récentes du modèle, notamment en matière d’autonomie et de technologies embarquées.

Notre avis, par leblogauto.com

La Ford Puma Gen-E Black Edition apporte principalement une évolution esthétique au crossover électrique. Les améliorations techniques importantes concernent surtout l’optimisation de la batterie déjà introduite sur le modèle 2026, avec une autonomie annoncée supérieure à 400 kilomètres en cycle WLTP. Cette série spéciale permet à Ford de diversifier son offre sans modifier les caractéristiques mécaniques du véhicule. Le constructeur continue ainsi de proposer plusieurs déclinaisons du Puma, électriques et thermiques, depuis le site de production de Craiova.

Crédit illustration : Ford.

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Mercedes menacé par une loi américaine sur la Chine

Mercedes tente d’assouplir une loi américaine sur les véhicules connectés qui pourrait limiter son accès au marché.

Mercedes-Benz fait face à un enjeu stratégique aux États-Unis alors que les législateurs examinent un projet de loi visant les constructeurs automobiles liés à des intérêts chinois. Le constructeur allemand cherche à obtenir un assouplissement du Connected Vehicle Security Act, un texte qui pourrait limiter l’accès au marché américain des véhicules connectés produits par des groupes dont l’actionnariat comprend une participation chinoise importante.

Le projet de loi bipartisan déposé au Sénat en avril prévoit actuellement d’interdire la vente de véhicules connectés fabriqués par des constructeurs dont plus de 15 % du capital est détenu par des entités chinoises. Mercedes-Benz pourrait être concerné par cette mesure, puisque près de 20 % de son capital appartient à des investisseurs chinois. Le constructeur allemand demande donc que ce seuil soit relevé à 25 %.

Cette situation intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la concurrence automobile mondiale. Les États-Unis cherchent à limiter l’influence des constructeurs chinois sur leur marché intérieur, alors que les véhicules connectés deviennent un enjeu technologique et stratégique majeur. Pour Mercedes-Benz, la question est particulièrement sensible, car les États-Unis représentent l’un de ses marchés les plus importants, alors que ses ventes en Chine connaissent un ralentissement.

Une loi américaine centrée sur les véhicules connectés

Le débat autour de Mercedes-Benz s’inscrit dans une politique américaine visant à contrôler les risques associés aux technologies embarquées dans les automobiles modernes. Les véhicules connectés intègrent désormais de nombreux logiciels et systèmes numériques susceptibles, selon les autorités américaines, de soulever des questions liées à la sécurité nationale.

Une réglementation sur les véhicules connectés avait déjà été adoptée en janvier 2025 par l’administration Biden. Cette réglementation prévoit notamment des restrictions concernant les véhicules provenant de Chine, de Russie et d’autres pays considérés comme hostiles par les États-Unis.

Le calendrier établi prévoit plusieurs interdictions progressives. Les véhicules équipés de logiciels chinois ne pourront plus être vendus aux États-Unis à partir de 2027. Les modèles intégrant certains composants chinois seront également concernés à partir de 2029.

Cette réglementation a déjà eu des conséquences pour certains acteurs du marché automobile. Polestar, par exemple, doit quitter le marché américain une fois les stocks de modèles de l’année-modèle 2026 écoulés, en raison des restrictions liées aux technologies chinoises.

Les législateurs américains souhaitent désormais élargir cette approche en prenant également en compte la structure financière des constructeurs automobiles. Le projet de loi ne cible donc plus uniquement l’origine des composants ou des logiciels, mais aussi les participations détenues par des investisseurs chinois.

Mercedes-Benz conteste le seuil de 15 % de participation chinoise

Le projet de loi porté au Sénat par Elissa Slotkin, sénatrice démocrate du Michigan, et Bernie Moreno, sénateur républicain de l’Ohio, prévoit d’interdire la commercialisation de véhicules connectés par les constructeurs dont plus de 15 % du capital est détenu par des entités chinoises.

Mercedes-Benz serait directement concerné par cette disposition. Le constructeur allemand possède en effet un actionnariat chinois représentant près de 20 % du capital. Le groupe chinois BAIC détient environ 10 %, tandis que Li Shufu, fondateur du constructeur chinois Geely, possède également environ 10 %.

Ces participations cumulées dépassent donc le seuil envisagé par le projet de loi américain. Si le texte était adopté sans modification, Mercedes-Benz pourrait perdre la possibilité de commercialiser ses véhicules connectés sur le marché américain.

Face à cette perspective, le constructeur allemand tente d’obtenir une modification du dispositif. Mercedes-Benz souhaite que la limite soit portée à 25 %, ce qui permettrait de conserver son accès au marché américain malgré la présence d’investisseurs chinois dans son capital.

Cette démarche provoque cependant des réactions critiques. Les autorités américaines cherchent à protéger leur industrie automobile face à la progression des constructeurs chinois, tandis que certains acteurs considèrent que les règles pourraient également affecter des groupes internationaux ayant uniquement des liens capitalistiques avec la Chine.

Un enjeu industriel pour l’avenir de l’automobile mondiale

La situation de Mercedes-Benz illustre les nouvelles contraintes auxquelles sont confrontés les constructeurs automobiles internationaux. Les liens financiers, les chaînes d’approvisionnement et les technologies embarquées deviennent désormais des éléments pris en compte dans les politiques commerciales et industrielles.

Les États-Unis craignent que les constructeurs chinois puissent concurrencer directement les grandes marques américaines, notamment les « Trois de Détroit », s’ils obtiennent un accès plus large au marché. L’Europe connaît déjà une montée en puissance de cette concurrence, avec des marques chinoises proposant des véhicules à des prix compétitifs.

Pour Mercedes-Benz, l’enjeu est double. Le constructeur doit préserver son activité sur le marché américain tout en évoluant dans un environnement mondial marqué par des tensions commerciales et technologiques. La marque poursuit parallèlement ses activités industrielles aux États-Unis, notamment dans son usine MBUSI de Tuscaloosa, où l’assemblage du cinq-millionième véhicule a coïncidé avec les premières mondiales des nouveaux GLE et GLS.

Selon Automotive News, les législateurs américains envisagent également une autre approche consistant à remplacer le seuil fixe de participation par une évaluation qualitative des risques potentiels pour la sécurité nationale. Cette solution pourrait être plus favorable à Mercedes-Benz, car elle ne reposerait pas uniquement sur un pourcentage de détention du capital.

L’évolution de ce projet de loi pourrait donc avoir des conséquences importantes pour Mercedes-Benz et pour d’autres constructeurs internationaux présents sur le marché américain. Le résultat final dépendra des modifications apportées au texte et de la manière dont les autorités américaines définiront les risques associés aux véhicules connectés.

Notre avis, par leblogauto.com

Le dossier Mercedes-Benz montre que les enjeux géopolitiques prennent une place croissante dans l’industrie automobile. Le constructeur allemand cherche à éviter une restriction de son activité américaine en raison de son actionnariat chinois. Le débat porte désormais autant sur la propriété des entreprises que sur les technologies intégrées aux véhicules connectés. La décision finale des législateurs américains pourrait influencer les stratégies internationales de plusieurs constructeurs.

Crédit illustration : Mercedes.

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Tesla : le chiffre d’affaires progresse, les profits reculent

Tesla affiche des revenus records au deuxième trimestre 2026, mais voit ses bénéfices et son flux de trésorerie se dégrader.

Tesla a publié ses résultats financiers du deuxième trimestre 2026, révélant une situation contrastée entre croissance du chiffre d’affaires et recul de la rentabilité. Le constructeur de véhicules électriques a enregistré des revenus supérieurs aux attentes des analystes grâce à une hausse des ventes automobiles, mais ses bénéfices ont diminué sous l’effet de marges plus faibles, d’une baisse des crédits réglementaires et d’une augmentation importante des investissements.

Le groupe américain a réalisé un chiffre d’affaires de 28,24 milliards de dollars sur la période, soit une progression de 26 % par rapport à 2025. Cette performance a permis à Tesla de dépasser pour la première fois un chiffre d’affaires de plus de 100 milliards de dollars sur douze mois glissants. Toutefois, cette croissance n’a pas entraîné une amélioration équivalente des résultats financiers.

Le bénéfice net a reculé de 5 % pour atteindre 1,1 milliard de dollars, tandis que le résultat opérationnel a fortement diminué, avec une baisse de 57 % à 398 millions de dollars. La réduction des crédits réglementaires, passés à 136 millions de dollars contre 439 millions un an plus tôt, a également pesé sur les performances financières de l’entreprise.

Dans le même temps, Tesla poursuit une stratégie d’investissement importante autour de l’intelligence artificielle, des centres de données, des robots Optimus et des robotaxis. Ces dépenses influencent directement la trésorerie du constructeur et marquent une évolution de ses priorités au-delà de la production traditionnelle de véhicules électriques.

Des investissements massifs dans l’intelligence artificielle

L’un des éléments majeurs des résultats du deuxième trimestre concerne l’évolution des dépenses d’investissement de Tesla. Le constructeur a porté ses dépenses en capital à 5,8 milliards de dollars sur la période, contre 2,5 milliards de dollars au premier trimestre. Ce montant reste toutefois inférieur aux 6,7 milliards de dollars anticipés par Wall Street.

Cette augmentation des investissements a contribué à un flux de trésorerie libre négatif de 1,1 milliard de dollars. Il s’agit de la première baisse de trésorerie enregistrée par Tesla depuis le premier trimestre 2024. Les analystes prévoyaient toutefois une dégradation plus importante, avec une consommation de liquidités estimée à 3,1 milliards de dollars.

Tesla explique cette hausse des dépenses par plusieurs projets stratégiques. L’entreprise finance notamment le développement de centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, l’industrialisation des robots Optimus ainsi que les activités liées aux robotaxis. Une part importante des investissements ne concerne donc pas directement les véhicules électriques actuellement commercialisés.

Lors de la présentation des résultats, Elon Musk a indiqué aux investisseurs que l’année représentait une période de dépenses d’investissement importante, tout en affirmant que les projets concernés devraient générer des retours significatifs à terme.

Cette orientation confirme une transformation progressive de Tesla, dont les dirigeants mettent régulièrement en avant une activité dépassant désormais le seul statut de constructeur automobile. Cette évolution peut toutefois créer des attentes différentes chez les clients intéressés principalement par les nouveaux modèles électriques de la marque.

Les activités automobiles sous pression malgré la hausse des ventes

La progression du chiffre d’affaires de Tesla repose notamment sur une augmentation des livraisons de véhicules électriques au cours du trimestre. Cependant, les performances financières montrent que cette croissance commerciale ne s’est pas traduite par une amélioration des marges.

L’entreprise doit notamment composer avec une diminution des crédits réglementaires, qui ont longtemps contribué aux résultats financiers. Leur recul de 67 % par rapport à l’année précédente a participé à la baisse du résultat opérationnel.

Tesla a également enregistré une hausse importante de ses dépenses d’exploitation, qui ont progressé de 47 % pour atteindre 4,35 milliards de dollars. Ces coûts supplémentaires accompagnent les investissements dans les nouvelles technologies et les infrastructures associées aux projets d’intelligence artificielle.

Les dirigeants de Tesla ont également évoqué la progression du nombre d’abonnés au système d’assistance à la conduite FSD. Celui-ci a augmenté de 56 % pour atteindre 1,48 million d’abonnés. Les revenus issus des services, comprenant notamment le FSD, les Superchargeurs et l’assurance, ont progressé de 50 %.

Cependant, le FSD n’est pas encore devenu un élément déterminant dans les ventes de véhicules selon les informations présentées. Elon Musk a indiqué que les clients achètent désormais davantage le système FSD avec un véhicule plutôt qu’un véhicule spécifiquement équipé du FSD.

Une stratégie tournée vers les technologies futures

Les résultats trimestriels illustrent le changement de direction stratégique de Tesla. Si l’activité automobile reste le cœur historique de l’entreprise, les investissements actuels sont largement orientés vers l’intelligence artificielle, l’automatisation et les services associés.

Cette évolution concerne également le Roadster, dont le développement reste annoncé comme étant au stade de conception. Malgré les attentes autour de cette sportive électrique, Tesla n’a pas présenté d’avancée concrète sur ce modèle dans les informations communiquées.

Parallèlement, Tesla indique disposer de son plus important carnet de commandes depuis 2023 à la fin du deuxième trimestre 2026. Selon les dirigeants, cette demande serait davantage liée à l’évolution des coûts de carburant provoquée par la situation géopolitique au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz qu’au système FSD.

Les résultats du deuxième trimestre montrent donc une entreprise en phase d’investissement important. Tesla continue d’afficher une croissance de ses revenus, mais la rentabilité à court terme est affectée par les dépenses nécessaires au développement de ses nouvelles activités.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats financiers de Tesla au deuxième trimestre 2026 montrent un contraste entre une progression du chiffre d’affaires et une baisse des bénéfices. Les investissements dans l’intelligence artificielle, les robots et les robotaxis représentent une part importante des dépenses engagées par l’entreprise. La division automobile reste soutenue par les ventes de véhicules électriques, mais les marges et les crédits réglementaires pèsent sur les résultats. La stratégie de Tesla évolue donc vers un modèle davantage orienté vers les technologies et les services.

Crédit illustration : Tesla.

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Toyota Crown 2027 : évolutions discrètes et prix en hausse

Toyota Crown 2027 : nouvelles technologies hybrides, équipements enrichis et tarifs légèrement augmentés pour la berline japonaise.

Toyota présente la Crown 2027 avec une série d’évolutions limitées destinées à prolonger la carrière de son modèle historique. Le constructeur japonais conserve la même gamme composée de quatre niveaux de finition, tout en apportant plusieurs ajustements techniques, esthétiques et technologiques. Les principales nouveautés concernent l’arrivée du système hybride Toyota de cinquième génération sur certaines versions, l’évolution des équipements embarqués et quelques modifications de design extérieur.

La Toyota Crown fait partie des modèles les plus anciens du catalogue du constructeur japonais. Pour cette nouvelle année modèle, Toyota mise donc davantage sur une mise à jour ciblée que sur une transformation complète. L’objectif est de maintenir l’attractivité du véhicule auprès des clients recherchant une automobile hybride premium, sans modifier profondément son positionnement.

La gamme 2027 reste organisée autour des finitions XLE, Limited, Nightshade et Platinum. Ces versions conservent des équipements communs, tout en proposant des éléments spécifiques destinés à différencier leurs niveaux de prestations. La nouvelle Crown sera également proposée avec une légère augmentation de prix par rapport au modèle précédent.

Un système hybride Toyota évolué selon les versions

L’une des principales évolutions de la Toyota Crown 2027 concerne son système hybride. Les versions XLE, Limited et Nightshade adoptent désormais des palettes de changement de vitesses associées au nouveau groupe motopropulseur de cinquième génération du Toyota Hybrid System (THS 5). Cette mécanique combine un moteur thermique de 2,5 litres avec des moteurs électriques installés à l’avant et à l’arrière.

La finition Platinum conserve une approche différente avec la technologie Hybrid Max. Cette configuration associe un moteur turbo de 2,4 litres à une transmission automatique à six rapports à changement direct. L’ensemble développe une puissance combinée de 340 chevaux et un couple de 542 Nm.

Toutes les versions de la Crown 2027 disposent de série d’une transmission intégrale, mais le fonctionnement varie selon les niveaux de finition. La version Platinum bénéficie d’une transmission intégrale électronique permanente capable d’ajuster continuellement la répartition de la puissance entre les roues avant et arrière.

Les autres finitions utilisent une transmission intégrale électronique à la demande. Ce système adopte une approche différente en activant la transmission des roues arrière lorsque cela est nécessaire. Toyota propose ainsi plusieurs solutions techniques au sein de la même gamme afin de répondre aux différents besoins des utilisateurs.

Des changements esthétiques et des équipements modernisés

Les évolutions visuelles de la Toyota Crown 2027 restent discrètes. Le changement le plus visible concerne l’arrière du véhicule, où Toyota installe un nouveau pare-chocs. La berline conserve toutefois son identité générale avec une silhouette proche du modèle précédent.

La personnalisation progresse également grâce à de nouvelles possibilités de couleurs. La palette existante accueille notamment une nouvelle teinte appelée Inked, une nuance de noir destinée à renforcer l’aspect extérieur du véhicule.

La finition Nightshade reçoit de nouveaux badges noirs, tandis que la version Platinum peut désormais être équipée d’une peinture bicolore avec un coffre de la même couleur que la carrosserie, associé à un toit noir. L’ensemble de la gamme bénéficie également de nouveaux badges Hybrid Electric Vehicle (HEV) et All-Wheel Drive (AWD) avec une finition satinée.

La Toyota Crown 2027 repose sur des roues de 19 pouces de série ou de 21 pouces en option. À l’intérieur, Toyota améliore l’expérience à bord avec des sièges en cuir proposés de série, un combiné d’instrumentation numérique de 12,3 pouces et un écran central d’infodivertissement de même dimension.

Selon les versions choisies, le système audio varie entre une installation à six haut-parleurs et une configuration JBL à 11 haut-parleurs comprenant un caisson de basses arrière ainsi qu’un amplificateur à huit canaux. Les finitions Platinum, Nightshade et Limited disposent également d’un toit panoramique fixe de série.

Une arrivée prochaine avec des tarifs légèrement supérieurs

Produite dans l’usine Toyota de Tsutsumi au Japon, la Crown 2027 sera prochainement commercialisée aux États-Unis. Le constructeur applique une hausse tarifaire par rapport au modèle précédent, tout en conservant les quatre niveaux de finition existants.

La version d’entrée de gamme XLE affiche un prix de départ de 41 640 dollars. La finition Limited est proposée à partir de 49 720 dollars, tandis que la Nightshade débute à 48 965 dollars. Au sommet de la gamme, la version Platinum atteint 55 190 dollars.

Ces montants correspondent aux tarifs de départ et ne prennent pas en compte les équipements optionnels susceptibles d’augmenter le prix final du véhicule. Ils n’incluent pas non plus les frais de traitement et de manutention du concessionnaire, annoncés à 1 295 dollars.

Avec cette évolution 2027, Toyota ne révolutionne donc pas la Crown mais cherche à renforcer ses qualités existantes. Le constructeur conserve son approche hybride, enrichit certains équipements et apporte des ajustements destinés à maintenir la compétitivité du modèle sur le marché automobile.

La Crown poursuit ainsi son parcours avec une stratégie d’évolution progressive. Les modifications techniques, notamment autour des systèmes hybrides THS 5 et Hybrid Max, constituent les principales nouveautés de cette nouvelle version.

Source et crédit illustration : Toyota.

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Subaru abandonne l’e-BOXER au profit du S:HEV

Subaru arrête l’hybride e-BOXER au Japon en 2026 et prépare le passage de l’Impreza et du Crosstrek au système S:HEV.

Subaru met fin progressivement à son système hybride léger e-BOXER au Japon. Le constructeur japonais cessera de prendre les commandes des versions équipées de cette technologie pour l’Impreza et le Crosstrek à partir du 14 septembre 2026. Après cette date, les deux modèles ne seront plus disponibles avec cette motorisation hybride basée sur un moteur quatre cylindres à plat de 2,0 litres atmosphérique associé à une assistance électrique.

Cette évolution intervient dans un contexte de renforcement des normes d’émissions et d’accélération de la stratégie d’électrification de Subaru. Le constructeur remplace son système hybride léger par une technologie plus avancée baptisée S, déjà proposée sur certains modèles de la gamme. Cette nouvelle motorisation doit permettre d’améliorer l’efficacité énergétique tout en offrant davantage de possibilités de fonctionnement électrique.

L’abandon de l’e-BOXER ne signifie donc pas un retrait de Subaru du marché des véhicules hybrides. Il marque plutôt une transition technologique entre un système d’assistance électrique limitée et une solution hybride capable d’apporter une contribution plus importante à la réduction de la consommation de carburant.

La fin programmée du système hybride e-BOXER

Le système e-BOXER avait été introduit au Japon en 2018 autour d’un moteur à plat quatre cylindres de 2,0 litres à aspiration naturelle. Cette technologie hybride légère a ensuite été déployée sur plusieurs marchés internationaux, notamment en Europe, en Asie et en Océanie. En revanche, elle n’a jamais été commercialisée officiellement en Amérique du Nord.

Sur les modèles Impreza et Crosstrek actuellement concernés, Subaru va donc arrêter les commandes équipées de cette motorisation à partir du 14 septembre 2026. Le constructeur japonais indique que cette décision répond à l’évolution des réglementations environnementales et à son orientation générale vers davantage d’électrification.

L’e-BOXER reposait sur le principe d’une assistance électrique venant compléter le moteur thermique. Cette architecture permettait d’améliorer certains aspects de l’efficacité énergétique, mais elle ne disposait pas des capacités d’un système hybride plus complet capable de fonctionner plus longtemps avec l’énergie électrique.

Avec l’évolution des attentes du marché automobile et des contraintes réglementaires sur les émissions de CO2, Subaru fait donc évoluer son offre hybride. Le constructeur cherche à proposer une technologie plus performante tout en conservant ses caractéristiques traditionnelles, notamment la transmission intégrale.

Le système S devient la nouvelle référence hybride

Le futur système hybride central de Subaru repose désormais sur la technologie S. Cette motorisation associe un moteur à plat de 2,5 litres spécialement développé pour cette application, un moteur électrique de traction de 88 kW et un système de transmission intégrale mécanique utilisant un arbre de transmission.

Selon Subaru, cette nouvelle technologie permettrait d’améliorer la consommation de carburant d’environ 20 % par rapport à l’ancien système hybride léger e-BOXER. Cette progression repose notamment sur une capacité accrue à utiliser l’énergie électrique dans certaines situations de conduite.

Le système S équipe déjà le Crosstrek et le Forester. En juillet 2026, Subaru l’a également introduit sur le Levorg Layback. Cette généralisation progressive montre la volonté du constructeur de faire de cette technologie un élément majeur de sa gamme hybride.

Le remplacement de l’e-BOXER par le S concerne donc une évolution de l’offre technique plutôt qu’une disparition des modèles hybrides Subaru. Le constructeur conserve une approche combinant moteur thermique, assistance électrique et transmission intégrale, tout en augmentant la part de l’électrification.

Une transition hybride sans abandon complet du thermique

Même si Subaru accélère le développement de ses motorisations électrifiées, les versions équipées uniquement d’un moteur essence restent présentes dans la gamme. Le Forester, par exemple, continue d’être proposé avec un moteur turbo de 1,8 litre.

Cette stratégie montre que Subaru adopte une transition progressive entre les différentes technologies disponibles. L’arrivée du S ne remplace pas immédiatement toutes les motorisations thermiques, mais vient compléter l’offre avec une solution hybride plus efficace.

Le passage de l’e-BOXER au S illustre également l’évolution du marché automobile japonais, où les constructeurs doivent répondre à des normes d’émissions plus strictes tout en développant des technologies adaptées aux besoins des conducteurs. Pour Subaru, l’objectif est de proposer une électrification plus aboutie sans abandonner les éléments qui caractérisent ses véhicules, comme la transmission intégrale mécanique.

La disparition programmée de l’e-BOXER marque donc la fin d’une première étape dans l’hybridation de Subaru. Le constructeur mise désormais sur une technologie plus puissante et plus efficiente pour accompagner la transformation de sa gamme automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

Le remplacement de l’e-BOXER par le S traduit une évolution de la stratégie hybride de Subaru plutôt qu’un abandon de cette technologie. Le nouveau système apporte une puissance électrique supérieure et une amélioration annoncée de la consommation par rapport à l’ancien dispositif. Les modèles concernés, comme l’Impreza et le Crosstrek au Japon, changent donc de technologie sans quitter l’offre électrifiée. Cette transition accompagne les objectifs de réduction des émissions tout en maintenant les choix techniques propres à Subaru.

Crédit illustration : Subaru.

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Toyota Land Cruiser EV : un prototype électrique aperçu

Toyota teste un prototype de Land Cruiser électrique inspiré du concept Se, avec une possible architecture monocoque.

Toyota pourrait préparer l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille Land Cruiser avec un modèle électrique inédit. Un prototype camouflé a récemment été aperçu à l’usine de Tahara, au Japon, aux côtés d’un Land Cruiser 300 GR Sport. La photographie a été publiée par Andrea Carlucci, directeur Marketing et Stratégie Produit de Toyota Europe, accompagnée de la phrase « La légende évolue ». Le constructeur japonais n’a toutefois pas confirmé le nom du véhicule, son positionnement exact ni le type de motorisation utilisé.

Les éléments visibles sur le prototype laissent penser qu’il pourrait s’agir d’une version de production inspirée du concept Land Cruiser Se présenté en 2023. La silhouette générale, la forme des projecteurs et le dessin de la partie basse du bouclier avant rappellent fortement ce concept-car électrique. Cependant, Toyota n’a pas officiellement indiqué que ce véhicule appartenait à la famille Se, laissant encore plusieurs hypothèses ouvertes concernant son identité finale.

Le futur modèle pourrait représenter une évolution importante pour la gamme Land Cruiser, historiquement associée aux véhicules tout-terrain à châssis séparé. L’arrivée possible d’une architecture différente illustrerait la volonté de Toyota d’explorer de nouvelles solutions techniques pour adapter son emblématique SUV aux nouvelles attentes du marché automobile.

Un prototype électrique inspiré du concept Land Cruiser Se

Le prototype observé à Tahara présente plusieurs similitudes avec le concept Land Cruiser Se dévoilé par Toyota en 2023. Les proportions de la carrosserie, les blocs optiques et certains éléments du design extérieur évoquent un grand SUV électrique destiné à compléter la gamme Land Cruiser.

Une ouverture supplémentaire visible à l’avant du véhicule alimente les interrogations sur sa technologie. Elle pourrait être liée au refroidissement d’un équipement de test, d’une batterie de traction ou encore d’un système de prolongateur d’autonomie. À ce stade, aucune de ces hypothèses n’a été confirmée par Toyota.

Le constructeur japonais n’a communiqué aucune donnée officielle concernant la motorisation électrique, la puissance, la capacité de la batterie ou l’autonomie du prototype. Le calendrier de commercialisation, les marchés concernés et même le nom définitif du modèle restent également inconnus.

Le concept Land Cruiser Se représentait une rupture avec les codes habituels de la famille. Contrairement aux Land Cruiser traditionnels, il reposait sur une architecture monocoque et non sur un châssis à échelle. Toyota avait alors mis en avant des objectifs liés au confort, au silence de fonctionnement, à la maniabilité et à une utilisation davantage orientée vers la conduite urbaine.

Une possible transition vers un châssis monocoque

Si le futur modèle de série reprend l’architecture du concept Land Cruiser Se, il ne constituerait pas un simple équivalent électrique des Land Cruiser 70, 250 ou 300 Series. Il pourrait plutôt devenir un grand SUV électrique distinct au sein de la famille, avec une philosophie différente des modèles historiques.

Le concept présenté en 2023 affichait des dimensions importantes avec 5 150 mm de longueur, 1 990 mm de largeur et 1 705 mm de hauteur. Son empattement atteignait 3 050 mm et son habitacle pouvait accueillir sept occupants. Toyota avait confirmé l’utilisation d’un groupe motopropulseur électrique, sans révéler les caractéristiques techniques détaillées.

L’utilisation d’une plateforme monocoque présente plusieurs avantages potentiels pour un véhicule électrique. Elle permettrait notamment de libérer davantage d’espace intérieur et d’abaisser le centre de gravité, ce qui peut améliorer le comportement routier. En revanche, cette architecture soulève des interrogations concernant la résistance à une utilisation tout-terrain intensive sur le long terme.

La réputation du Land Cruiser repose depuis plusieurs décennies sur plusieurs caractéristiques fondamentales mises en avant par Toyota : la fiabilité, la réparabilité et les capacités hors route. Une nouvelle génération électrique devra donc démontrer qu’elle peut conserver ces qualités malgré une conception différente.

Une gamme Land Cruiser en pleine diversification

La famille Land Cruiser continue actuellement de se développer dans plusieurs directions. Toyota a récemment lancé au Japon le Land Cruiser FJ, un modèle plus compact mesurant 4 575 mm de longueur. Contrairement au futur prototype électrique potentiel, ce véhicule conserve un châssis séparé et une transmission intégrale traditionnelle.

Cette coexistence entre modèles aux philosophies différentes montre que Toyota cherche à élargir l’offre Land Cruiser plutôt qu’à remplacer immédiatement les versions existantes. D’un côté, les modèles historiques restent associés aux usages tout-terrain exigeants, tandis qu’un éventuel Land Cruiser électrique pourrait viser une clientèle recherchant un SUV moderne, silencieux et adapté aux nouveaux usages de mobilité.

Pour le moment, la seule certitude concerne l’existence d’un prototype Toyota en phase d’essai. La transformation de ce véhicule en Land Cruiser EV demeure l’hypothèse la plus probable au regard de ses caractéristiques visuelles et de sa proximité avec le concept Land Cruiser Se, mais elle n’a pas encore été confirmée officiellement par le constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

Le prototype aperçu à Tahara confirme que Toyota poursuit ses recherches autour de l’électrification de la gamme Land Cruiser. L’hypothèse d’un modèle électrique basé sur une architecture monocoque représenterait une évolution importante pour cette famille historiquement associée au châssis séparé. Les informations techniques restent toutefois limitées, Toyota n’ayant communiqué ni motorisation, ni autonomie, ni calendrier de lancement. Ce futur modèle devra démontrer qu’il peut concilier les avantages d’un SUV électrique avec les exigences associées au nom Land Cruiser.

Crédit illustration : Toyota.

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Robotaxis en Chine : Momenta relance les tests à Shenzhen

Momenta obtient une licence de test robotaxi à Shenzhen après le gel chinois des autorisations lié à l’incident Baidu.

La Chine reprend progressivement l’attribution des licences de test pour les robotaxis après une suspension de près de trois mois provoquée par un important dysfonctionnement de la flotte autonome Apollo Go de Baidu à Wuhan. Parmi les premiers acteurs à obtenir une nouvelle autorisation figure Momenta, qui peut désormais réaliser des essais routiers avec ses véhicules autonomes de niveau 4 à Shenzhen. Cette reprise reste cependant encadrée par les autorités chinoises, qui limitent pour l’instant les autorisations aux tests et n’autorisent pas encore un déploiement commercial sans supervision humaine.

Le retour des permis de circulation pour les véhicules autonomes ne correspond pas à une levée générale des restrictions. Les différentes villes chinoises doivent encore mener leurs propres évaluations de sécurité avant d’autoriser de nouveaux essais. Une procédure de révision à l’échelle de l’industrie a été engagée après l’incident survenu en avril, impliquant plusieurs organismes, dont le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information.

Momenta obtient une nouvelle autorisation à Shenzhen

Momenta fait partie des premiers spécialistes de la conduite autonome à bénéficier de cette reprise réglementaire. L’entreprise a confirmé que ses robotaxis étaient désormais autorisés à effectuer des tests sur route à Shenzhen. Ces véhicules équipés de systèmes autonomes de niveau 4 seront évalués dans des conditions réelles de circulation urbaine afin de mesurer leur comportement dans différents environnements.

L’autorisation accordée à Momenta concerne uniquement les essais techniques. Elle ne permet pas encore de proposer un service commercial de transport de passagers sans conducteur de sécurité. Les autorités chinoises maintiennent ainsi une approche prudente après les difficultés rencontrées par Apollo Go, la filiale de Baidu spécialisée dans les services de robotaxis.

Dans le même temps, Shenzhen a actualisé sa réglementation concernant les véhicules intelligents connectés. Les nouvelles règles réduisent certaines contraintes administratives et permettent d’élargir les possibilités de tests pour les véhicules autonomes, notamment dans des scénarios pouvant inclure l’absence de conducteur de sécurité.

Momenta dispose déjà d’une expérience internationale dans le domaine. La société réalise actuellement des essais à Shanghai, Suzhou, Wuxi, Munich et Abu Dhabi. La nouvelle licence obtenue à Shenzhen représente donc une étape supplémentaire dans le développement de ses technologies de conduite autonome.

L’incident Apollo Go ralentit le développement des robotaxis

La suspension des nouveaux permis fait suite à un événement majeur survenu le 31 mars à Wuhan. Plus de 100 robotaxis Apollo Go de Baidu se sont arrêtés simultanément après une défaillance du système. Certains véhicules se sont immobilisés sur des viaducs et dans des voies de circulation actives.

Aucun blessé n’a été signalé lors de cet incident, mais plusieurs passagers ont dû quitter les véhicules alors que ceux-ci se trouvaient dans la circulation. À la suite de cet événement, les autorités chinoises ont interrompu la délivrance de nouvelles licences et ont empêché les opérateurs d’étendre leurs flottes, d’ouvrir de nouvelles zones pilotes ou de lancer des activités dans d’autres villes.

Depuis début juillet, des véhicules Apollo Go ont toutefois été observés de nouveau à Wuhan. Certains d’entre eux transportaient des conducteurs de sécurité, ce qui indique une reprise progressive des opérations plutôt qu’un retour immédiat à un fonctionnement totalement autonome.

Malgré cet épisode, Apollo Go conserve une présence importante sur le marché chinois des véhicules autonomes. Au premier trimestre 2026, l’entreprise aurait réalisé 3,2 millions de trajets entièrement autonomes, pour un total cumulé dépassant 22 millions de courses.

Le marché chinois poursuit sa course à l’autonomie

La reprise des licences intervient dans un contexte où plusieurs constructeurs et entreprises technologiques poursuivent leurs investissements dans la mobilité autonome. Le marché chinois reste l’un des plus avancés au monde dans le développement des robotaxis et des véhicules intelligents connectés.

D’autres acteurs continuent également de progresser dans ce domaine. Geely a présenté son premier robotaxi de niveau 4 en avril, tandis que Momenta et SAIC collaborent sur un véhicule de production destiné au transport sans conducteur, avec un objectif annoncé pour 2027.

Cependant, l’incident de Wuhan a modifié les priorités des autorités chinoises. Les critères d’évaluation ne portent plus uniquement sur la capacité d’un véhicule autonome à circuler seul, mais aussi sur la gestion des situations exceptionnelles. La réaction d’une flotte entière face à une perte de connectivité, à un problème logiciel ou au déclenchement simultané d’un système de sécurité devient désormais un élément central des contrôles.

L’obtention d’une licence par Momenta illustre donc une reprise mesurée du développement des robotaxis en Chine. Les acteurs du secteur peuvent recommencer leurs essais, mais sous une surveillance renforcée destinée à garantir la fiabilité et la sécurité des futures solutions de mobilité autonome.

Notre avis, par leblogauto.com

La reprise des autorisations de test montre que les autorités chinoises souhaitent poursuivre le développement des robotaxis tout en renforçant les exigences de sécurité. La licence accordée à Momenta concerne uniquement les essais routiers et ne constitue pas une autorisation d’exploitation commerciale sans supervision. L’incident rencontré par Apollo Go a mis en évidence l’importance de la gestion des défaillances à l’échelle d’une flotte. Le secteur chinois de la conduite autonome continue donc d’avancer, mais avec un cadre réglementaire plus prudent.

Crédit illustration : Momenta.

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Rezvani Dune 2026 : la supercar tout-terrain à 811 ch

Rezvani Dune 2026 : zoom sur une supercar tout-terrain de 811 ch basée sur la Lamborghini Huracan Sterrato et limitée à sept exemplaires.

Rezvani dévoile la Dune, une supercar tout-terrain exclusive développée à partir de la Lamborghini Huracan Sterrato. Le modèle américain reprend l’architecture générale de la sportive italienne, mais adopte une préparation spécifique destinée à améliorer ses capacités hors bitume. Avec une garde au sol portée à 279 mm, une motorisation V10 suralimentée et une production limitée à seulement sept unités, la Rezvani Dune vise un positionnement particulièrement exclusif dans l’univers des automobiles de collection.

Le constructeur n’a pas encore communiqué les tarifs officiels de cette création radicale. Selon les estimations d’Autoevolution, le prix pourrait se situer autour de 500 000 dollars, hors options et frais de livraison. Pour réserver un créneau de fabrication, les futurs propriétaires doivent verser un acompte de 1 500 dollars. Cette stratégie confirme le positionnement haut de gamme de la Dune, pensée davantage comme une pièce rare destinée aux collectionneurs que comme un modèle produit en série.

Une Huracan Sterrato transformée en véhicule tout-terrain

La base technique de la Rezvani Dune reste liée à la Lamborghini Huracan Sterrato, mais les modifications apportées changent profondément son approche. La garde au sol progresse fortement, passant des 44 mm d’origine de la Sterrato à 279 mm sur la Dune. La suspension, développée avec VF Engineering, a été rehaussée de 114 mm. Avec l’ensemble roues et pneumatiques, la hauteur totale supplémentaire atteint 152 mm.

La carrosserie en fibre de carbone adopte également des dimensions spécifiques. Avec une largeur de 2 235 mm, la Dune dépasse la Huracan Sterrato standard d’environ 28 cm. Le véhicule reçoit des équipements adaptés à une utilisation tout-terrain, comme des roues de 20 pouces associées à des pneus de 31 pouces, une protection du soubassement, des pare-chocs renforcés, des crochets de remorquage, un éclairage additionnel et un snorkel.

Les capacités de franchissement annoncées reposent aussi sur des angles d’attaque et de départ de 25 et 35 degrés. Rezvani a ajouté plusieurs modes de conduite spécifiques permettant d’adapter le comportement du véhicule au sable, à la boue, aux rochers, à la neige ou encore à la conduite tout-terrain rapide.

Un V10 suralimenté de 811 chevaux sous le capot

La principale évolution mécanique concerne le moteur V10 de 5,2 litres atmosphérique utilisé par la Huracan Sterrato. Rezvani lui ajoute un compresseur afin d’augmenter ses performances. Le constructeur annonce une puissance d’environ 811 chevaux métriques et un couple maximal de 1 064 Nm.

La transmission à double embrayage à sept rapports ainsi que la transmission intégrale sont conservées. Toutefois, Rezvani n’a pas encore publié les données précises concernant les performances de la Dune. Les chiffres d’accélération, de vitesse maximale et le poids total du véhicule restent donc inconnus.

À titre de comparaison, la Lamborghini Huracan Sterrato développe 610 chevaux et 560 Nm de couple. Elle réalise l’exercice du 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint une vitesse maximale de 260 km/h. La Dune dispose donc d’un avantage important en puissance, mais son poids supplémentaire, son centre de gravité plus élevé et ses pneus tout-terrain plus imposants pourraient influencer ses performances dynamiques.

Une production ultra-limitée face aux autres sportives aventurières

Avec seulement sept exemplaires prévus, la Rezvani Dune sera un modèle extrêmement rare. À titre de comparaison, Lamborghini a produit 1 499 exemplaires de la Huracan Sterrato. La création de Rezvani sera ainsi 214 fois plus limitée que le modèle italien dont elle reprend la base.

Dans l’univers des sportives capables de sortir des routes classiques, la Porsche 911 Dakar représente l’un des modèles les plus proches en philosophie. Toutefois, la Dune se distingue par une approche encore plus exclusive et par un positionnement orienté vers la collection automobile.

Rezvani présente la Dune comme une supercar tout-terrain combinant performances élevées, équipements de franchissement et rareté. Les véritables capacités du véhicule devront néanmoins être confirmées lors des premiers essais, puisque le constructeur a pour l’instant communiqué les caractéristiques techniques sans dévoiler les résultats de tests dynamiques.

Notre avis, par leblogauto.com

La Rezvani Dune adopte une approche originale en associant les codes d’une supercar à des équipements habituellement réservés aux véhicules tout-terrain. Sa puissance annoncée de 811 chevaux et sa production limitée à sept exemplaires renforcent son caractère exclusif. Les performances réelles restent toutefois à confirmer, Rezvani n’ayant pas encore publié les données d’accélération, de vitesse maximale ou de poids. Le modèle s’inscrit davantage dans une logique de véhicule de collection spectaculaire que dans celle d’une sportive destinée à une large diffusion.

Crédit illustrations : Rezvani.

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Ford prolonge ses V8 Coyote et Godzilla au Canada

Ford investit 700 millions de dollars canadiens pour prolonger la production des V8 Coyote et Godzilla au Canada jusqu’en 2029.

Ford sécurise l’avenir de deux de ses moteurs V8 les plus importants au Canada. Le constructeur automobile américain a signé un nouvel accord de trois ans avec le syndicat Unifor afin de garantir la production des moteurs Coyote de 5,0 litres et Godzilla de 7,3 litres à l’Essex Engine Plant, située en Ontario. Cet accord prévoit un investissement de 700 millions de dollars canadiens, soit environ 497 millions de dollars, destiné à soutenir ces programmes industriels.

Cette décision intervient alors que l’industrie automobile poursuit sa transition vers l’électrification. Malgré le développement des véhicules électriques, Ford choisit de maintenir certaines motorisations thermiques sur des modèles où les performances, la capacité de remorquage et la puissance restent des critères majeurs. Les moteurs V8 concernés équipent notamment des véhicules emblématiques comme la Mustang, le F-150 et les camions Super Duty.

L’accord signé avec Unifor vise principalement à garantir la stabilité de l’usine canadienne et la continuité des programmes moteurs. Une troisième équipe de production doit être mise en place en 2029, mais cette évolution ne correspond pas à une hausse immédiate de la fabrication des V8. Elle permet surtout de préparer l’avenir industriel du site.

Ford avait déjà annoncé une troisième usine liée à la prochaine génération du Super Duty. Le nouvel investissement dans l’Essex Engine Plant s’inscrit dans cette stratégie plus large visant à renforcer les capacités de production au Canada. Au total, les engagements d’investissement du constructeur dans le pays atteignent désormais 1,25 milliard de dollars canadiens.

Le V8 Coyote de 5,0 litres reste essentiel pour Ford

Le moteur Coyote de 5,0 litres conserve une place importante dans la gamme Ford. Cette motorisation équipe notamment la Mustang et le pick-up F-150, deux modèles majeurs pour le constructeur américain.

L’investissement annoncé en Ontario doit permettre d’augmenter la production de ce moteur V8. Ford cherche ainsi à maintenir une capacité industrielle adaptée à la demande pour ces véhicules, alors que certains segments du marché automobile restent attachés aux motorisations thermiques de forte cylindrée.

Sur la Mustang, le Coyote représente une mécanique associée aux performances et à l’image sportive du modèle. Sur le F-150, il répond aux attentes liées à la polyvalence et aux capacités d’utilisation d’un grand pick-up.

Le maintien de cette production montre que Ford adopte une approche différenciée selon les catégories de véhicules. Le constructeur développe des solutions électrifiées, mais conserve également des moteurs thermiques sur des modèles où ils restent demandés par les clients.

L’accord conclu avec Unifor permet donc de prolonger l’activité industrielle autour d’un moteur V8 qui conserve un rôle stratégique dans l’offre actuelle de Ford.

Le Godzilla V8 accompagne les Super Duty et les véhicules commerciaux

Le deuxième moteur concerné par l’investissement est le Godzilla de 7,3 litres. Ce bloc V8 est principalement destiné aux camions Super Duty lourds ainsi qu’aux véhicules commerciaux de Ford.

Ces modèles nécessitent des motorisations capables de répondre à des usages intensifs, notamment dans des applications professionnelles ou pour des besoins importants en matière de puissance et de capacité de travail.

Avec le développement du Godzilla, Ford maintient une offre adaptée aux véhicules qui ne répondent pas uniquement aux critères d’efficacité énergétique, mais également aux exigences liées au transport, au remorquage et aux charges élevées.

La mise en place future d’une troisième équipe de production en 2029 doit contribuer à assurer la continuité de l’activité de l’usine canadienne. L’objectif principal reste donc la sécurisation des programmes existants plutôt qu’une expansion immédiate des volumes.

Cet investissement confirme que Ford continue d’accorder de l’importance aux motorisations V8 dans certains segments spécifiques. Le constructeur concentre cependant ses efforts sur les blocs considérés comme les plus pertinents commercialement.

Ford réduit certains V8 mais cible les modèles les plus demandés

Si Ford maintient les moteurs Coyote et Godzilla, le constructeur ne conserve pas l’ensemble de ses motorisations huit cylindres. La production du V8 de 6,8 litres doit se terminer au cours du trimestre indiqué dans le texte source. Ce moteur avait déjà été retiré de la gamme Super Duty pour l’année-modèle 2027.

Cette évolution illustre une réorganisation des programmes moteurs de Ford. L’entreprise choisit de concentrer ses ressources sur les V8 qui rencontrent la demande la plus importante, plutôt que de conserver toutes les variantes existantes.

La stratégie du constructeur ne traduit donc pas un retour généralisé des moteurs huit cylindres dans toute la gamme. L’investissement canadien concerne des moteurs précis associés à des véhicules spécifiques, notamment les pick-up, les modèles sportifs et les véhicules commerciaux.

Cette orientation intervient dans un contexte où les constructeurs automobiles doivent composer avec plusieurs technologies. Ford poursuit le développement de véhicules électrifiés tout en maintenant certaines mécaniques thermiques lorsque leur usage reste pertinent.

L’accord signé avec Unifor montre ainsi que la transition énergétique ne provoque pas une disparition immédiate de toutes les motorisations traditionnelles. Sur certains marchés, notamment celui des grands pick-up et des véhicules sportifs, les moteurs V8 continuent de conserver une clientèle.

Ford sécurise donc la production des Coyote et Godzilla au Canada jusqu’en 2029, tout en adaptant progressivement son portefeuille de motorisations aux évolutions du secteur automobile.

Notre avis, par leblogauto.com

L’accord entre Ford et Unifor confirme le maintien de deux moteurs V8 stratégiques au Canada jusqu’en 2029. Les blocs Coyote et Godzilla restent associés à des modèles importants comme la Mustang, le F-150 et les Super Duty. Cette décision montre que Ford conserve certaines motorisations thermiques sur des segments ciblés malgré la progression de l’électrification. L’investissement annoncé ne signifie toutefois pas un retour du V8 dans l’ensemble de la gamme du constructeur.

Crédit illustration : Ford.

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Lynk & Co 07 GT : le break hybride qui veut séduire

La Lynk & Co 07 GT débute à 157 800 yuans en Chine avec 35 000 précommandes et une arrivée en Europe prévue en 2027.

Lynk & Co lance sa première voiture break avec la 07 GT, un modèle hybride rechargeable qui entend renforcer la présence de la marque sur un marché automobile chinois très concurrentiel. Avant même le début officiel des ventes, le constructeur a revu ses tarifs à la baisse afin de rendre son nouveau véhicule plus attractif. La version d’entrée de gamme débute désormais à 157 800 yuans en Chine, contre 165 800 yuans lors de la phase de précommande initiale.

Cette baisse de prix intervient alors que la marque traverse une période difficile sur son marché domestique. Malgré plus de 35 000 précommandes enregistrées en seulement 24 jours, les volumes de ventes de Lynk & Co sont en recul depuis plusieurs mois. Avec la 07 GT, le constructeur espère donc relancer sa dynamique commerciale grâce à un modèle combinant carrosserie break, motorisation hybride rechargeable, autonomie élevée et technologies avancées d’aide à la conduite.

Le véhicule repose sur la plateforme CMA et utilise l’architecture hybride EM-P développée par le groupe. Avec ses dimensions de 4 846 mm de longueur, un volume de coffre pouvant atteindre 1 665 litres et une gamme composée de plusieurs niveaux de finition, la Lynk & Co 07 GT vise un positionnement familial tout en conservant des performances élevées.

Un prix réduit avant le lancement commercial

Lynk & Co a choisi d’ajuster le prix de sa première voiture break avant même l’ouverture officielle des ventes. La finition de base de la 07 GT est désormais proposée à 157 800 yuans, soit environ 22 000 dollars. Une offre promotionnelle limitée permet même d’accéder au modèle à partir de 145 800 yuans, environ 20 300 dollars.

Les trois finitions principales affichent des tarifs compris entre 157 800 et 177 800 yuans. Une version spéciale limitée à 1 007 exemplaires était également proposée à 208 800 yuans, avec un tarif promotionnel de 196 800 yuans. Cette série limitée a déjà trouvé preneur.

L’accueil commercial initial semble donc favorable, avec plus de 35 000 commandes enregistrées durant les 24 jours de précommande. Ce volume constitue un indicateur important pour Lynk & Co, alors que la marque cherche à inverser une tendance commerciale moins favorable.

En juin, Lynk & Co a vendu 19 066 véhicules, un chiffre en baisse de 27,5 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les ventes ont reculé pendant huit mois consécutifs, tandis que le volume enregistré au premier semestre a diminué de 6,4 %, pour atteindre 144 215 unités.

Dans ce contexte, la 07 GT représente davantage qu’un simple nouveau modèle. Elle doit contribuer à soutenir l’activité du constructeur et à renforcer son attractivité sur le segment des véhicules électrifiés.

Une motorisation hybride rechargeable et une autonomie élevée

La Lynk & Co 07 GT repose sur la plateforme CMA et bénéficie de l’architecture hybride EM-P. Toutes les versions disposent d’une batterie LFP de 28,3 kWh, permettant une utilisation en mode électrique avant l’intervention du moteur thermique.

La version à traction avant affiche une autonomie électrique allant jusqu’à 200 km selon le cycle CLTC. Avec un plein de carburant, l’autonomie totale annoncée atteint 1 422 km sur ce même cycle. La déclinaison à transmission intégrale propose une autonomie électrique de 170 km et une autonomie totale de 1 315 km.

La version la plus performante développe une puissance maximale de 390 kW, soit environ 530 chevaux. Elle reçoit une transmission intégrale et peut atteindre 100 km/h en environ quatre secondes. Cette configuration bénéficie également d’une suspension magnétorhéologique MRC destinée à améliorer le comportement routier.

La dotation technologique comprend un LiDAR installé de série sur l’ensemble de la gamme. Les versions supérieures proposent également la fonction de conduite autonome NOA en environnement urbain.

Avec ces équipements, Lynk & Co positionne la 07 GT parmi les véhicules hybrides rechargeables intégrant un niveau élevé de technologies embarquées. Le constructeur cherche ainsi à associer efficacité énergétique, performances et fonctionnalités d’assistance à la conduite.

Un break familial tourné vers l’Europe en 2027

Au-delà de sa motorisation et de ses technologies, la Lynk & Co 07 GT se distingue par sa carrosserie break, une silhouette encore peu représentée dans certaines gammes de constructeurs chinois. Le modèle propose un volume de chargement compris entre 614 et 1 665 litres, répondant aux besoins des utilisateurs recherchant une voiture familiale polyvalente.

Le véhicule dispose également d’un attelage rétractable d’origine, homologué pour tracter des remorques jusqu’à 1,6 tonne. Cet équipement renforce son orientation pratique et son positionnement auprès des conducteurs recherchant un véhicule adapté aux usages quotidiens comme aux longs déplacements.

Lynk & Co prévoit une commercialisation en Europe à partir de 2027. Aucun calendrier officiel n’a toutefois été annoncé pour l’Europe ou l’Amérique du Nord au-delà de cette indication.

L’arrivée de la 07 GT sur le marché européen représentera une nouvelle étape pour la marque, qui cherche à développer sa présence internationale. Son positionnement hybride rechargeable, ses capacités d’autonomie et son niveau d’équipement pourraient constituer des arguments dans un segment automobile où les consommateurs accordent une importance croissante à l’efficacité énergétique et aux technologies embarquées.

Avec cette première voiture break, Lynk & Co tente donc de combiner innovation produit et relance commerciale. Les résultats des ventes après son lancement permettront de mesurer l’impact réel de ce modèle dans la stratégie du constructeur.

Notre avis, par leblogauto.com

La Lynk & Co 07 GT arrive avec des caractéristiques techniques ambitieuses, notamment une autonomie élevée selon le cycle CLTC et un équipement technologique complet. Le modèle représente un enjeu commercial important pour une marque confrontée à une baisse récente de ses ventes en Chine. Les précommandes enregistrées montrent un intérêt initial marqué, mais le succès dépendra des performances commerciales après le lancement. L’arrivée prévue en Europe en 2027 constituera une étape importante pour évaluer son potentiel international.

Crédit illustration : Lynk & Co.

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Ford imagine un stationnement à distance par smartphone

Ford brevette un système de stationnement à distance par smartphone basé sur le suivi des mouvements du téléphone du conducteur.

Ford a obtenu un brevet américain pour un nouveau système de stationnement à distance destiné à améliorer le contrôle des manœuvres automatisées. La technologie permettrait à un conducteur de sortir de son véhicule puis de lancer une procédure de stationnement depuis un smartphone, tandis que la voiture prendrait en charge plusieurs actions comme la direction, le freinage et le contrôle de la chaîne de traction.

Si la commande à distance du véhicule constitue une évolution des aides au stationnement, l’élément central du brevet Ford ne concerne pas uniquement l’automatisation de la conduite. La principale innovation repose sur la manière dont le système utilise le smartphone pour confirmer que le conducteur reste impliqué dans la manœuvre.

Le dispositif imaginé par le constructeur américain suit en permanence la position du téléphone tenu par l’utilisateur. Les capteurs intégrés analysent son inclinaison, sa rotation et ses mouvements afin de déterminer si le conducteur maintient une interaction conforme avec le système. Cette approche vise à créer une forme de validation continue de l’attention humaine pendant une opération réalisée à distance.

Le fonctionnement repose sur un principe baptisé « maintenir pour continuer ». Tant que le smartphone reste dans une zone définie, la manœuvre de stationnement peut se poursuivre. En revanche, un déplacement trop important du téléphone peut être interprété comme une perte de contrôle et entraîner l’arrêt automatique du véhicule.

Le brevet ne correspond toutefois pas à une nouvelle technologie de détection des obstacles autour du véhicule. Il porte principalement sur la relation entre le conducteur, son smartphone et le système de stationnement automatisé. Ford n’a pas annoncé l’arrivée de cette fonctionnalité sur un modèle de série.

Un stationnement automatisé piloté depuis un téléphone

Le brevet déposé par Ford concerne un système permettant de commander un véhicule depuis l’extérieur grâce à un smartphone. Le conducteur pourrait quitter son automobile avant de déclencher la manœuvre, pendant que le véhicule gérerait automatiquement certains paramètres essentiels comme la direction, le freinage et la transmission.

Cette technologie s’inscrit dans le développement des fonctions de stationnement intelligent et des systèmes d’assistance avancée à la conduite. Ford a déjà travaillé sur des solutions permettant de déplacer une voiture depuis l’extérieur, et ce nouveau brevet ajoute un mécanisme destiné à encadrer l’utilisation de cette commande à distance.

Avant le début du stationnement, l’utilisateur pourrait choisir une position de référence pour son téléphone. Le système enregistrerait alors cette position afin de surveiller les éventuelles variations pendant toute la durée de la manœuvre.

Les capteurs du smartphone suivraient plusieurs paramètres physiques, notamment l’orientation de l’appareil, son inclinaison et les mouvements réalisés par la main du conducteur. Ces informations permettraient au véhicule d’évaluer si les conditions de contrôle définies au départ sont toujours respectées.

Cette méthode vise à maintenir un lien direct entre l’utilisateur et le véhicule, même lorsque le conducteur ne se trouve plus derrière le volant. Le smartphone devient ainsi une interface de commande mais également un élément de surveillance du comportement de l’utilisateur.

Le principe « maintenir pour continuer » au cœur du système

Le fonctionnement décrit dans le brevet Ford repose sur un principe simple : la poursuite de la manœuvre dépend du maintien du téléphone dans une position acceptable. Le conducteur doit conserver son appareil dans une zone définie pour confirmer qu’il suit toujours l’opération.

L’écran du smartphone pourrait afficher les limites de déplacement autorisées. Si l’appareil se rapproche trop d’un seuil maximal de déviation, plusieurs types d’alertes pourraient être activés. Le système pourrait utiliser une alerte visuelle, un signal sonore ou une vibration pour informer l’utilisateur.

Si le mouvement du téléphone dépasse finalement la limite prévue, le véhicule interromprait automatiquement le stationnement. Cette réaction serait considérée comme une mesure de sécurité destinée à éviter qu’une commande à distance continue sans confirmation suffisante de la part du conducteur.

Ford cherche également à limiter les arrêts involontaires. Le système pourrait indiquer au conducteur à l’avance la distance restante avant d’atteindre le seuil d’interruption, afin de rendre l’utilisation plus prévisible.

Cette approche ne remplace toutefois pas la surveillance de l’environnement par le conducteur. Le brevet ne décrit pas un dispositif capable d’identifier spécifiquement les piétons, les véhicules stationnés ou d’autres obstacles pour éviter les collisions.

Les informations présentées dans le brevet concernent principalement la confirmation de l’attention du conducteur. La technologie porte donc davantage sur l’interaction homme-machine que sur une nouvelle fonction de perception autonome.

Un brevet qui ne garantit pas une commercialisation

La demande de brevet américaine de Ford a été déposée le 2 avril 2024 et publiée le 7 novembre de la même année. Le brevet a finalement été accordé le 21 juillet 2026.

Comme pour les autres brevets automobiles, cette validation protège une solution technique mais ne signifie pas nécessairement qu’elle sera intégrée dans un véhicule commercialisé. Ford n’a pas indiqué qu’un modèle particulier bénéficierait de ce système de stationnement à distance.

Le développement de telles technologies illustre néanmoins l’évolution du secteur automobile vers des véhicules davantage connectés et automatisés. Les constructeurs cherchent à simplifier certaines tâches quotidiennes, comme les manœuvres de stationnement, tout en conservant un niveau élevé de contrôle humain.

Les systèmes de stationnement à distance répondent notamment aux situations où un conducteur souhaite déplacer son véhicule dans un espace limité ou accéder plus facilement à certaines places de parking. L’utilisation d’un smartphone comme interface devient progressivement un axe de recherche pour les constructeurs automobiles.

Avec ce brevet, Ford explore donc une solution combinant véhicule autonome, connectivité mobile et surveillance de l’attention du conducteur. La technologie repose moins sur une nouvelle capacité de conduite autonome que sur une méthode destinée à garantir que l’utilisateur reste activement impliqué pendant la manœuvre.

Notre avis, par leblogauto.com

Le brevet Ford apporte une approche originale du stationnement à distance en utilisant la position du smartphone comme indicateur de contrôle du conducteur. La technologie décrite vise principalement à confirmer l’attention de l’utilisateur et non à développer un nouveau système de détection d’obstacles. Le principe « maintenir pour continuer » cherche à sécuriser une commande à distance tout en limitant les interruptions accidentelles. Comme pour tout brevet, son obtention ne signifie pas qu’une commercialisation est prévue.

Crédit illustration : Ford.

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Volvo EX60 : l’autonomie électrique surprend l’EPA

Le Volvo EX60 P10 AWD atteint 531 km d’autonomie EPA avec des roues de 20 et 21 pouces et recharge en 16 minutes.

Le Volvo EX60 P10 AWD affiche une autonomie supérieure aux premières estimations annoncées par le constructeur. Le SUV électrique suédois a obtenu une certification de l’EPA américaine à 330 miles, soit 531 km, avec des roues de 20 et 21 pouces. Cette valeur dépasse de 8 miles, soit environ 13 km, la prévision initiale de 322 miles (518 km). Cette amélioration représente un gain d’environ 2,5 % et confirme les performances annoncées pour cette version à transmission intégrale.

Le modèle électrique de Volvo attire également l’attention sur l’influence des équipements choisis par les clients, notamment la taille des jantes. Selon les données communiquées, les roues de 22 pouces entraînent une baisse de l’autonomie homologuée, avec un résultat de 312 miles, soit 502 km. Le choix esthétique des grandes roues implique donc une réduction mesurable de la distance parcourable avec une seule charge.

Le Volvo EX60 s’inscrit dans la stratégie d’électrification du constructeur, avec une nouvelle plateforme dédiée aux véhicules électriques, une architecture 800 volts et une compatibilité avec les infrastructures de recharge rapide. Aux États-Unis, le prix de départ du EX60 P10 AWD est annoncé à 62 145 dollars.

Une autonomie EPA de 531 km selon les versions

La certification EPA confirme les performances du Volvo EX60 P10 AWD dans sa configuration équipée de roues de 20 ou 21 pouces. Avec cette homologation, le SUV électrique atteint 330 miles d’autonomie, soit 531 km. Cette mesure est supérieure à l’estimation initiale de Volvo, qui tablait sur 322 miles.

La différence entre les configurations montre l’importance du choix des roues dans l’efficacité énergétique d’un véhicule électrique. Avec des jantes de 22 pouces, l’autonomie du EX60 P10 AWD descend à 312 miles, soit 502 km. L’écart atteint ainsi 18 miles, ou 29 km, par rapport à la meilleure valeur certifiée par l’EPA.

La gamme comprend également une version P6 à propulsion arrière. Cette déclinaison affiche une autonomie maximale de 307 miles, soit 494 km, avec certaines configurations de roues, tandis qu’elle atteint 295 miles, soit 475 km, avec d’autres équipements. Ces différences illustrent l’impact des choix techniques et aérodynamiques sur les performances d’un véhicule électrique.

Le constructeur propose donc plusieurs niveaux de configuration permettant aux clients de privilégier soit l’autonomie, soit certains éléments de design. Dans le cas du EX60, les grandes roues améliorent l’apparence du SUV mais réduisent la capacité à parcourir de longues distances entre deux recharges.

Des normes d’autonomie différentes entre l’Europe et les États-Unis

Les chiffres annoncés pour le Volvo EX60 peuvent sembler différents selon les marchés, mais cette variation s’explique par les méthodes d’homologation utilisées. En Europe, Volvo annonce jusqu’à 810 km d’autonomie selon le cycle WLTP. Aux États-Unis, la certification EPA affiche 531 km pour le P10 AWD.

Ces deux valeurs ne sont pas directement comparables, car les protocoles de mesure diffèrent. Le cycle WLTP européen est généralement plus favorable que la méthode EPA américaine, considérée comme plus stricte et plus proche des conditions réelles d’utilisation. Selon les données présentes dans le texte source, les résultats EPA sont habituellement inférieurs de 15 à 25 % aux valeurs WLTP.

Les différences de configurations entre les marchés expliquent également une partie des écarts observés. Les équipements, les versions proposées et les paramètres techniques peuvent varier selon les pays. Pour comparer l’efficacité d’un véhicule électrique, il est donc nécessaire de se référer au même cycle d’homologation.

Avec le EX60, Volvo met en avant un SUV électrique capable de proposer une autonomie importante tout en bénéficiant d’une technologie de recharge rapide. Le constructeur cherche ainsi à répondre aux attentes des conducteurs souhaitant passer à la mobilité électrique sans renoncer à la polyvalence d’un véhicule familial.

Une recharge rapide grâce à une architecture 800 volts

Le Volvo EX60 P10 AWD repose sur une motorisation électrique développant environ 510 chevaux grâce à deux moteurs électriques. Le véhicule utilise une batterie de 95 kWh et bénéficie d’une architecture électrique 800 volts destinée à optimiser les temps de recharge.

Selon les données communiquées, le SUV peut récupérer de 10 à 80 % de capacité en environ 16 minutes lorsque les conditions adaptées sont réunies. Avec une station de recharge pouvant fournir jusqu’à 400 kW et une batterie préconditionnée, dix minutes de recharge permettent d’obtenir environ 266 km d’autonomie supplémentaire, soit 165 miles.

Le EX60 est également le premier modèle Volvo basé sur la plateforme électrique SPA3 et le premier véhicule de la marque équipé d’un port NACS natif. Aux États-Unis et au Canada, il peut ainsi utiliser les stations Tesla Supercharger compatibles sans nécessiter d’adaptateur.

Cette intégration des infrastructures de recharge constitue un élément important pour l’utilisation quotidienne d’un SUV électrique. Volvo cherche ainsi à faciliter l’accès à la recharge rapide tout en proposant une autonomie adaptée aux longs trajets.

La certification EPA améliore donc les chiffres annoncés initialement pour le Volvo EX60 P10 AWD. Toutefois, les données montrent que le choix des roues reste un facteur déterminant dans l’autonomie réelle homologuée. Entre capacité de batterie, puissance électrique, architecture 800 volts et compatibilité avec les réseaux de recharge, le nouveau SUV électrique de Volvo rassemble plusieurs technologies destinées à accompagner son développement sur le marché des véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Volvo EX60 P10 AWD confirme une autonomie EPA légèrement supérieure aux premières estimations du constructeur. Les données disponibles montrent que la taille des roues influence davantage l’autonomie que l’évolution de la certification elle-même. Le SUV électrique se distingue également par sa plateforme SPA3, son architecture 800 volts et sa compatibilité NACS. Les différences entre les chiffres EPA et WLTP rappellent l’importance de comparer les véhicules selon des cycles d’homologation identiques.

Crédit illustration : Volvo.

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Tesla face aux doutes sur ses investissements dans l’IA

Tesla doit convaincre les investisseurs en accélérant ses investissements en IA, conduite autonome et robotique pour soutenir ses ambitions.

Tesla se retrouve face à une situation particulière sur les marchés financiers : alors que les grandes entreprises technologiques sont souvent critiquées pour leurs dépenses élevées dans l’intelligence artificielle, le constructeur automobile américain est aujourd’hui poussé à investir davantage. Wall Street attend des signes concrets de progression dans les domaines de l’IA, de la conduite autonome, des robotaxis et de la robotique, des secteurs au cœur de la stratégie annoncée par Elon Musk.

Le constructeur de véhicules électriques avait annoncé en avril un programme de dépenses d’investissement de 25 milliards de dollars pour l’année 2026. Pourtant, selon les informations disponibles, Tesla n’avait engagé que 2,5 milliards de dollars jusqu’à présent. Ce rythme alimente les interrogations des investisseurs, qui souhaitent voir l’entreprise consacrer davantage de moyens financiers au développement de ses technologies futures.

Cette situation place Tesla dans une position différente de celle des grands groupes technologiques. Alors que certaines entreprises comme Alphabet, Amazon, Meta ou Microsoft doivent parfois justifier des investissements massifs en intelligence artificielle auprès de leurs actionnaires, Tesla pourrait au contraire bénéficier d’une hausse de ses dépenses si celle-ci démontre une accélération de ses projets industriels.

Des investissements jugés essentiels pour la croissance

Pour plusieurs analystes cités dans le texte source, les dépenses d’investissement représentent un indicateur majeur de la capacité d’une entreprise à préparer sa croissance future. Dans le secteur automobile, où les projets nécessitent des infrastructures importantes, des équipements industriels, des logiciels avancés et des capacités de développement considérables, les investissements constituent un élément stratégique.

Certains observateurs estiment que Tesla doit désormais démontrer que ses annonces concernant l’intelligence artificielle et la conduite autonome s’accompagnent de moyens financiers suffisants. Le constructeur développe en effet une approche différente de nombreux acteurs technologiques, en cherchant à intégrer l’IA directement dans des produits physiques comme les véhicules autonomes ou le robot humanoïde Optimus.

Selon plusieurs investisseurs, les dépenses en capital constituent un « test de crédibilité » pour une entreprise dont une partie importante de la valorisation repose sur des perspectives de long terme. Les marchés souhaitent notamment vérifier que les investissements réalisés, les déclarations de la direction et les calendriers annoncés suivent une même trajectoire.

Cette attente intervient alors que Tesla a régulièrement présenté des objectifs ambitieux liés à la conduite autonome, aux robotaxis et à la robotique. Les investisseurs demandent désormais des preuves concrètes d’avancement afin d’évaluer la capacité du constructeur automobile à transformer ses annonces technologiques en produits commercialisés.

Tesla doit concrétiser ses ambitions dans l’IA automobile

Les projets de Tesla diffèrent de ceux des grands groupes technologiques traditionnels. Là où ces derniers investissent principalement dans les infrastructures informatiques, le cloud computing ou les services numériques, Tesla mise sur une intelligence artificielle appliquée à des systèmes physiques.

L’entreprise ambitionne notamment de développer des véhicules capables d’une autonomie avancée ainsi que des robots destinés à différentes applications. Cette orientation nécessite des investissements importants dans les logiciels, les composants électroniques, les systèmes embarqués et les capacités de calcul nécessaires au fonctionnement de ces technologies.

La question posée par les investisseurs n’est donc pas uniquement celle du montant dépensé, mais celle de l’efficacité de ces investissements. Selon les analystes cités dans le texte source, les dépenses doivent permettre à Tesla de progresser vers les objectifs annoncés et de renforcer la cohérence entre sa stratégie industrielle et ses perspectives financières.

La valorisation boursière du constructeur accentue cette pression. Tesla est présenté comme l’une des entreprises les plus chères de Wall Street, avec une valorisation d’environ 167 fois les bénéfices attendus sur les douze prochains mois. À titre de comparaison, Apple est évoqué autour de 34 fois les bénéfices futurs et le S&P 500 autour de 20 fois.

Cette valorisation implique que les marchés intègrent déjà une partie importante des succès futurs attendus dans l’automobile électrique, la conduite autonome et la robotique. Le constructeur doit donc démontrer que ses investissements permettront effectivement de soutenir cette vision à long terme.

Des résultats financiers et industriels très attendus

Tesla évolue également dans un environnement incertain pour le marché des véhicules électriques. Selon les données citées dans le texte source, l’entreprise devait annoncer un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars au deuxième trimestre, ainsi qu’un chiffre d’affaires de 26 milliards de dollars. Malgré des livraisons de véhicules jugées exceptionnelles au deuxième trimestre, l’action Tesla a enregistré une baisse après ces annonces, avec un recul de 7,5 % le 2 juillet.

Les investisseurs surveillent donc plusieurs indicateurs : la progression des ventes de véhicules électriques, l’évolution des marges, les investissements industriels et les avancées dans les nouvelles technologies automobiles.

La pression sur Tesla est également renforcée par l’évolution de SpaceX, autre entreprise dirigée par Elon Musk, entrée en Bourse le mois précédent selon le texte source. Certains investisseurs considèrent que cette nouvelle situation pourrait réduire leur patience face aux retards éventuels dans les projets annoncés par Tesla.

Des spéculations concernant une possible fusion entre Tesla et SpaceX ont également circulé, en raison de plusieurs liens évoqués entre les deux entreprises. Le texte cite notamment la participation de Tesla dans xAI détenu par SpaceX ainsi qu’une coentreprise de fabrication de puces appelée Terafab.

La capacité de Tesla à développer ses projets de robotaxis et de robots pourrait donc devenir un élément déterminant pour son avenir. Les prochaines annonces concernant les dépenses d’investissement, les résultats financiers et l’avancement des programmes d’intelligence artificielle seront particulièrement observées par les investisseurs.

Notre avis, par leblogauto.com

Tesla fait face à une attente spécifique des marchés, qui souhaitent voir les ambitions annoncées dans l’IA automobile accompagnées d’investissements plus visibles. Le constructeur doit désormais démontrer que ses dépenses permettent de faire progresser ses projets de conduite autonome et de robotique. Sa forte valorisation boursière augmente la pression pour obtenir des résultats concrets. Les prochains indicateurs financiers et industriels permettront d’évaluer la capacité de Tesla à transformer ses promesses technologiques en réalisations.

Crédit illustration : Tesla.

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Renault 5 électrique : le pari qui freine les rivaux chinois

Renault relance ses ventes grâce à la R5 électrique, tout en misant sur la rentabilité face à la concurrence chinoise.

Renault retrouve de l’élan au deuxième trimestre grâce au succès commercial de sa voiture électrique Renault 5 E-Tech. Le constructeur automobile français a enregistré une progression de ses ventes après un début d’année pénalisé par des difficultés logistiques, notamment chez sa marque Dacia. Cette amélioration intervient dans un contexte de forte pression concurrentielle en Europe, où les constructeurs chinois renforcent rapidement leur présence avec des modèles à prix compétitifs.

Au cours des six premiers mois de l’année, le Groupe Renault a vendu 1,17 million de voitures et de véhicules utilitaires, soit un recul limité de 0,4 % par rapport à la même période précédente. En revanche, les ventes du deuxième trimestre ont progressé de 2,3 %, permettant au constructeur de bénéficier d’une dynamique plus favorable après la baisse de 3,3 % enregistrée au premier trimestre.

La Renault 5 électrique soutient la reprise des ventes

Le principal moteur de cette amélioration est la Renault 5 E-Tech électrique. Le modèle contribue à renforcer l’attractivité de la gamme Renault sur le marché des véhicules électriques, alors que la demande pour ces motorisations progresse en Europe. Selon le constructeur, les ventes de la marque Renault sur le continent européen ont augmenté de 2,6 %, soutenues par le succès de la R5 électrique ainsi que par le retour à la croissance des véhicules utilitaires.

La hausse de l’intérêt pour les voitures électriques intervient également dans un contexte marqué par une augmentation des prix des carburants après le déclenchement de la guerre en Iran. Cette évolution a accéléré la demande pour les véhicules électriques, offrant un soutien supplémentaire aux modèles électrifiés proposés par les constructeurs automobiles.

Renault estime que cette dynamique constitue un signal positif pour la deuxième partie de l’année. Michael Foundoukidis, analyste chez Oddo BHF, a évoqué une dynamique encourageante au mois de juin, susceptible d’améliorer les perspectives du groupe pour les prochains mois.

Malgré cette amélioration commerciale, le titre Renault a connu une baisse importante depuis le début de l’année. L’action a perdu plus de 25 % de sa valeur, ramenant la capitalisation boursière du constructeur sous le seuil des 8 milliards d’euros.

Renault privilégie les marges face à la pression chinoise

Le rebond des ventes intervient alors que Renault doit composer avec une concurrence accrue sur le marché automobile européen. Les marques chinoises, positionnées notamment sur des véhicules à coûts réduits, continuent de gagner du terrain et mettent sous pression les constructeurs historiques. Cette évolution a pesé sur la part de marché de Renault dans plusieurs marchés majeurs comme la France, l’Italie et l’Espagne.

Face à cette situation, Renault a choisi de ne pas entrer dans une guerre des remises. Le constructeur privilégie une stratégie axée sur la rentabilité plutôt que sur la recherche de volumes supplémentaires grâce à des baisses de prix importantes. Les dirigeants estiment que des rabais trop élevés peuvent affecter la valeur de revente des véhicules et réduire les bénéfices à long terme.

Ivan Segal, vice-président senior des ventes et opérations mondiales de la marque Renault, a indiqué que le groupe ne souhaitait pas suivre certaines pratiques observées chez des concurrents, notamment des réductions importantes proposées par certaines marques chinoises. Selon lui, ces stratégies peuvent avoir des conséquences sur la valeur résiduelle des véhicules quelques mois ou années plus tard.

Cette approche répond également à un enjeu stratégique pour Renault, présenté comme le plus petit des constructeurs automobiles historiques. Le groupe cherche à préserver ses marges bénéficiaires afin de maintenir son indépendance dans un environnement marqué par une forte transformation de l’industrie automobile.

Dacia progresse tandis que Renault ajuste sa stratégie commerciale

En France, Renault a également fait évoluer sa politique commerciale en réduisant les ventes jugées moins rentables, notamment auprès des sociétés de location à court terme. Le constructeur souhaite renforcer son activité auprès des clients particuliers, considérés comme plus favorables à la préservation de la rentabilité.

Le groupe vise une marge opérationnelle d’environ 5,5 % sur l’année, contre 6,3 % en 2025. Renault prévoit une amélioration de ses performances au second semestre par rapport aux six premiers mois.

De son côté, Dacia a enregistré une amélioration de ses ventes entre le premier et le deuxième trimestre. La marque à bas prix reste portée par la Sandero, annoncée comme la voiture la plus vendue en Europe par l’entreprise. Toutefois, Dacia demeure limitée par une gamme de véhicules électriques encore réduite, alors que l’électrification devient un enjeu central du marché automobile européen.

Le groupe Renault doit désormais poursuivre son équilibre entre croissance commerciale, développement des véhicules électriques et protection de ses marges. Le succès de la Renault 5 électrique constitue un atout important dans cette stratégie, alors que la concurrence internationale continue de s’intensifier.

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Le redressement des ventes de Renault au deuxième trimestre montre l’importance stratégique de la Renault 5 E-Tech dans la transition électrique du constructeur. La progression intervient toutefois dans un marché européen fortement concurrentiel, notamment face aux marques chinoises qui développent rapidement leur présence. Le choix de privilégier la rentabilité plutôt que les volumes constitue une orientation claire pour préserver les marges. La capacité de Renault à maintenir cette stratégie dépendra notamment de l’évolution de sa gamme électrique et de la pression tarifaire sur le marché automobile.

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Ford et Geely s’allient pour produire des SUV en Espagne

Ford et Geely créent une coentreprise en Espagne pour produire de nouveaux SUV électriques et renforcer leur présence sur le marché européen.

Ford Motor Co. et Geely Automobile Holdings Ltd. ont officialisé un partenariat stratégique destiné à accélérer le développement et la production de véhicules électriques en Europe. Les deux constructeurs automobiles créeront une coentreprise sur le site industriel de Ford à Almussafes, près de Valence, en Espagne. Cette usine, actuellement exploitée par le groupe américain, deviendra le point d’ancrage d’un nouveau projet industriel consacré au développement de SUV et de nouveaux modèles destinés au marché européen.

Cette alliance intervient dans un contexte de profonde mutation de l’industrie automobile, marqué par l’électrification des gammes, la montée en puissance des constructeurs chinois et la recherche de solutions permettant d’optimiser les coûts de production. Pour Ford comme pour Geely, cette coopération doit permettre de renforcer leur compétitivité tout en développant une production locale destinée aux automobilistes européens.

Une coentreprise pour développer une nouvelle génération de SUV

Le projet prévoit la création d’une société commune détenue à deux tiers par Ford et à un tiers par Geely. Cette structure devrait entrer en activité au premier semestre 2027, sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires. Les premiers véhicules issus de cette coopération sont attendus sur les chaînes de production en 2028.

Les deux constructeurs ont indiqué que le programme industriel comprendra un crossover conçu par Ford et développé conjointement avec Geely. Un nouveau modèle viendra également compléter la famille Bronco, la gamme de véhicules utilitaires sportifs du constructeur américain. Ces futurs SUV seront proposés avec un choix de groupes motopropulseurs, sans que davantage de précisions techniques ne soient communiquées.

L’usine d’Almussafes continuera parallèlement à produire le Ford Kuga, dont la fabrication ne sera pas interrompue pendant la mise en place de cette nouvelle organisation industrielle. Ford entend ainsi préserver la continuité de son activité tout en préparant l’arrivée de nouveaux véhicules électriques sur ses lignes d’assemblage.

Selon le constructeur américain, cette collaboration répond aux évolutions du marché automobile européen, caractérisées par une concurrence mondiale plus intense, une pression durable sur les coûts industriels et un environnement réglementaire de plus en plus exigeant pour les constructeurs.

L’Espagne confirme son rôle stratégique dans l’automobile

Le choix du site de Valence illustre les ambitions de l’Espagne dans le secteur automobile européen. Depuis plusieurs mois, le gouvernement espagnol cherche à attirer davantage d’investissements industriels afin de consolider la place du pays dans la production de véhicules électriques.

Le Premier ministre Pedro Sanchez a présenté cette annonce comme une illustration de la capacité de l’Espagne à accueillir des projets industriels majeurs et à accompagner les transformations de la mobilité. Le pays met en avant plusieurs atouts pour convaincre les constructeurs internationaux : un réseau de fournisseurs développé, une main-d’œuvre qualifiée ainsi que des coûts énergétiques compétitifs.

Cette stratégie vise également à attirer les groupes automobiles chinois souhaitant produire directement en Europe. Une implantation locale leur permettrait de fabriquer des véhicules plus près des marchés européens tout en bénéficiant de l’écosystème industriel espagnol.

Ford estime que cette coentreprise apportera une stabilité à long terme au site d’Almussafes. L’entreprise souligne également le potentiel de création d’emplois dans des activités industrielles à forte valeur technologique. Les deux partenaires prévoient de mutualiser leurs volumes de production et leur pouvoir de négociation afin de réduire les coûts de fabrication de chaque véhicule.

Un partenariat qui accompagne l’évolution du marché européen

L’accord entre Ford et Geely s’inscrit dans une évolution plus large du marché automobile européen. Les constructeurs chinois poursuivent leur progression sur le continent, notamment dans le segment des véhicules électriques. Selon les données citées dans le texte source, MG, propriété de SAIC Motor Corp., et BYD représentaient ensemble 5,4 % des immatriculations européennes le mois précédent, contre 3,4 % un an auparavant.

Face à cette évolution, les constructeurs historiques cherchent à optimiser leurs capacités industrielles et à développer des partenariats technologiques. De leur côté, les groupes chinois multiplient les initiatives afin d’établir des capacités de production directement en Europe. Le texte rappelle que Stellantis et Leapmotor ont déjà engagé une démarche comparable sur des sites industriels espagnols.

Cette coopération soutiendra également la stratégie produit de Ford, qui prévoit l’introduction de cinq nouveaux véhicules de tourisme sur le marché européen d’ici 2029. Le crossover sera conçu par Ford puis développé conjointement avec Geely, tandis que le futur Bronco compact sera adapté aux attentes des conducteurs européens avec un positionnement orienté vers les loisirs et l’aventure.

Geely prévoit également de produire deux SUV entièrement électriques sur le site d’Almussafes. Cette décision marque une nouvelle étape dans le développement industriel du constructeur chinois en Europe et renforce sa présence manufacturière sur le continent.

L’ensemble de ce projet illustre la volonté des deux groupes de conjuguer leurs compétences industrielles, leurs capacités de développement et leurs moyens de production afin de répondre à l’évolution rapide du marché automobile européen. Entre électrification, compétitivité industrielle et adaptation aux nouvelles attentes des consommateurs, cette alliance constitue une nouvelle illustration des mutations en cours dans le secteur des véhicules particuliers.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette coentreprise témoigne de la volonté de Ford et de Geely de renforcer leur présence sur le marché européen grâce à une production locale de véhicules électriques. L’usine d’Almussafes devient un site stratégique avec le maintien de la production du Kuga et l’arrivée de nouveaux SUV. L’accord reflète également l’évolution des relations entre constructeurs européens et chinois dans un contexte de transformation de l’industrie automobile. Les différentes étapes du projet restent toutefois soumises aux autorisations réglementaires avant un démarrage prévu en 2027 et une première production en 2028.

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Tesla accélère la production de son usine allemande

Tesla prévoit d’augmenter la production de son usine allemande de Gruenheide pour répondre à une demande en hausse, portée par le Model Y.

Tesla poursuit le développement de son site industriel de Gruenheide, en Allemagne, en augmentant sa production afin d’accompagner une demande annoncée en hausse pour ses véhicules électriques. Le constructeur américain confirme ses ambitions pour l’exercice 2026, avec un objectif de production supérieur à celui de l’année précédente et une utilisation accrue des capacités de son usine située dans le Land de Brandebourg. Cette montée en cadence s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de Tesla sur de nouveaux marchés tout en consolidant le rôle de son site européen dans sa chaîne de production automobile.

Une montée en puissance de l’usine de Gruenheide

Tesla indique que son usine de Gruenheide, implantée à l’est de l’Allemagne, augmentera son volume de production au cours de l’exercice 2026. Dans son rapport annuel 2025, publié par Tesla Manufacturing Brandenburg SE, l’entreprise précise qu’elle prévoit un niveau de production « nettement supérieur » à celui enregistré l’année précédente. Cette progression devrait s’accompagner d’une hausse du taux d’utilisation des capacités industrielles du site.

Cette évolution traduit la volonté du constructeur d’exploiter davantage son outil industriel européen pour répondre à une demande plus soutenue. L’usine allemande occupe une place stratégique dans le dispositif de production de Tesla, notamment pour l’approvisionnement de nombreux marchés européens et internationaux.

Selon l’entreprise, le site de Gruenheide dessert actuellement plus de 30 marchés. Cette couverture géographique illustre l’importance de cette usine dans la stratégie industrielle du constructeur, qui cherche à renforcer sa capacité de production et à accompagner l’évolution de la demande sur plusieurs territoires.

Le Model Y au cœur de la croissance

La progression de la production est principalement portée par le Model Y, le SUV électrique de Tesla. Le constructeur explique que la demande pour ce modèle soutient directement la croissance de l’usine allemande. Cette dynamique conduit l’entreprise à anticiper une hausse des volumes de fabrication au cours de l’année 2026.

L’augmentation de la cadence de production doit permettre de répondre plus efficacement aux besoins des différents marchés desservis par le site. En parallèle, Tesla poursuit son objectif d’étendre sa présence sur de nouveaux marchés, une stratégie qui s’appuie sur le développement de ses capacités industrielles en Europe.

L’usine de Gruenheide constitue ainsi un élément central de la production de véhicules électriques du groupe. La hausse des volumes annoncée s’inscrit dans une logique d’optimisation des installations existantes, avec une utilisation plus importante des lignes de production et des capacités industrielles.

Des ambitions industrielles et des créations d’emplois

Selon l’agence de presse allemande Deutsche Presse-Agentur (DPA), Tesla ambitionne d’augmenter la production de son usine de Gruenheide jusqu’à 7 500 véhicules par semaine, soit environ 375 000 véhicules par an. Le projet comprend également une extension de la production de batteries sur le site, afin d’accompagner la montée en puissance de l’activité industrielle.

Toujours selon la DPA, cette expansion pourrait entraîner la création de 3 500 emplois supplémentaires sur le site allemand. Cette évolution renforcerait le rôle de l’usine dans la production de véhicules électriques et de batteries destinés aux différents marchés approvisionnés depuis le Brandebourg.

Avec ces objectifs, Tesla confirme ses perspectives de croissance pour 2026 en misant sur une demande plus élevée et sur un renforcement de ses capacités de fabrication. Le constructeur entend ainsi accroître la production de son usine allemande tout en développant son empreinte industrielle en Europe. Les informations communiquées montrent que la progression attendue repose sur la montée en puissance du Model Y, l’amélioration du taux d’utilisation des installations, l’élargissement des marchés desservis ainsi que les projets d’extension de la production de batteries et des effectifs du site.

Notre avis, par leblogauto.com

Les informations communiquées montrent que Tesla poursuit le développement industriel de son usine de Gruenheide en s’appuyant sur une demande annoncée en hausse pour le Model Y. Les objectifs de production affichés témoignent de l’importance stratégique du site allemand dans l’organisation industrielle du constructeur. Le projet d’extension de la production de batteries et les créations d’emplois évoquées par la DPA illustrent également les ambitions de développement du site. À ce stade, ces perspectives reposent sur les annonces de Tesla et les informations rapportées par l’agence de presse allemande.

Crédit illustration : Tesla.

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