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L’Espagne attire la Chine pour renforcer son industrie auto

L’Espagne attire les constructeurs chinois tout en demandant des règles européennes pour protéger son industrie automobile.

L’Espagne cherche à renforcer son industrie automobile en attirant les investissements chinois dans les batteries et les véhicules électriques, tout en appelant l’Union européenne à établir un cadre commun pour encadrer ces implantations. Cette stratégie à deux niveaux illustre le défi auquel l’Europe est confrontée : accueillir les capitaux étrangers nécessaires à la transition énergétique tout en évitant de devenir uniquement une plateforme d’assemblage pour des technologies développées en Chine.

Les régions espagnoles rivalisent pour convaincre les fabricants chinois de batteries et d’automobiles de produire localement. Plusieurs acteurs du secteur ont déjà choisi le pays pour développer leurs activités industrielles, notamment dans les véhicules électriques, les cellules de batteries et les chaînes d’approvisionnement associées. Parallèlement, des responsables espagnols demandent à Bruxelles d’adopter des règles plus strictes concernant les investissements étrangers dans les secteurs stratégiques.

L’objectif affiché est de préserver la compétitivité industrielle européenne, de favoriser la création d’emplois locaux et de garantir un meilleur ancrage technologique des investissements internationaux.

L’Espagne veut devenir une base industrielle pour les véhicules électriques

Les régions espagnoles cherchent activement à se positionner comme une destination privilégiée pour les groupes chinois souhaitant développer leur présence en Europe. Plusieurs territoires, de la Catalogne à d’autres communautés autonomes, affichent leur ambition de devenir une « porte d’entrée de la Chine en Europe » en mettant en place des bureaux en Chine et des équipes spécialisées dans l’accueil des investisseurs.

Cette politique commence à produire des résultats. Les constructeurs automobiles SAIC, Chery ainsi que les fabricants de batteries CATL et AESC développent déjà des projets industriels en Espagne, seuls ou dans le cadre de partenariats avec des entreprises européennes. Certains investissements permettent également de redonner une activité à des régions touchées par la fermeture d’anciens sites automobiles.

D’autres groupes, comme BYD et Hongqi, manifestent également un intérêt pour des implantations industrielles dans le pays.

L’Espagne occupe une place importante dans l’industrie automobile européenne. Elle produit le deuxième plus grand nombre de véhicules en Europe derrière l’Allemagne et son secteur automobile représente environ 10 % de son produit intérieur brut, avec près de 600 000 emplois liés à cette activité. Toutefois, le pays dispose de peu de marques automobiles nationales fortes et accueille principalement des sites de production appartenant à des constructeurs étrangers.

Cette situation explique une approche plus ouverte envers les investissements chinois que dans certains autres pays européens. En Allemagne, où les constructeurs historiques comme Volkswagen doivent déjà gérer des problématiques de surcapacité industrielle, l’idée de voir des groupes chinois reprendre des usines suscite davantage de réserves.

Madrid soutient les investissements mais réclame des règles européennes

L’arrivée des entreprises chinoises dans l’automobile espagnole s’accompagne toutefois d’un débat sur les conditions de ces investissements. Plusieurs responsables locaux demandent à l’Union européenne d’accélérer la mise en place d’une législation baptisée « Made in Europe », qui imposerait notamment des exigences concernant le contenu local, l’emploi, le transfert de technologie et la limitation de certains types de propriété étrangère dans les secteurs stratégiques.

Pour les représentants industriels espagnols, l’enjeu est d’éviter une concurrence entre États membres de l’Union européenne pour attirer les investissements. Juan José Picazo, du syndicat industriel CCOO à Valence, estime que des normes communes sont nécessaires afin que les pays européens disposent des mêmes règles.

Les détails de cette future réglementation restent toutefois en cours d’élaboration. Certaines régions espagnoles imposent déjà des conditions spécifiques pour les grands projets industriels, mais il n’existe pas encore de critères communs à l’échelle européenne. Les accords individuels peuvent ainsi varier selon les projets et les territoires.

L’Espagne dispose actuellement d’un mécanisme de contrôle pour les investissements provenant de pays hors Union européenne dans les infrastructures et technologies considérées comme critiques. Les investisseurs doivent fournir des informations détaillées sur leur structure de propriété, leurs sources de financement, leurs investissements précédents ainsi que les éventuelles sanctions réglementaires ou judiciaires.

Les autorités demandent également un plan d’affaires sur trois ans, des informations sur la gouvernance et les engagements prévus en matière d’emploi et d’investissement.

Le gouvernement espagnol indique vouloir privilégier des investissements productifs à forte valeur ajoutée favorisant le développement technologique, l’innovation et l’emploi qualifié, tout en renforçant les chaînes d’approvisionnement.

Des accords industriels chinois avec des engagements locaux variés

Les projets déjà annoncés montrent des niveaux d’engagement différents selon les entreprises. Le fabricant de batteries CATL prévoit ainsi de mobiliser jusqu’à 1 700 employés chinois pour construire son usine de batteries à Saragosse. Le groupe prévoit également d’embaucher et de former 4 000 travailleurs espagnols pour exploiter le site.

L’accord d’investissement de CATL ne comporterait pas d’engagement spécifique concernant l’approvisionnement local, mais l’entreprise indique prévoir un approvisionnement supérieur à 70 % en contenu européen une fois l’usine arrivée à pleine capacité.

De son côté, AESC Battery Spain, détenu majoritairement par le groupe chinois Envision, aurait pris plusieurs engagements concernant l’intégration locale. Selon des documents consultés, l’entreprise prévoit notamment 40 % d’emplois européens, 40 % de direction espagnole et une localisation de la production en Europe.

Ces différents modèles illustrent la diversité des stratégies adoptées par les investisseurs chinois dans l’industrie automobile européenne. Certains projets reposent sur la production locale et la création d’emplois, tandis que les autorités souhaitent également garantir un transfert de compétences et une contribution durable aux chaînes industrielles européennes.

Selon plusieurs observateurs, les entreprises chinoises cherchent actuellement à se positionner rapidement dans des pays considérés comme favorables afin de conserver différentes options d’implantation. L’évolution des règles européennes sur les investissements étrangers pourrait toutefois modifier les conditions d’accès au marché dans les prochaines années.

Pour l’Espagne, l’enjeu consiste donc à profiter de la croissance des véhicules électriques et des batteries tout en préservant une industrie automobile compétitive, capable de bénéficier des investissements internationaux sans perdre la maîtrise de ses capacités industrielles stratégiques.

Notre avis, par leblogauto.com

L’Espagne adopte une stratégie pragmatique en cherchant à attirer les investissements chinois dans les batteries et les véhicules électriques. Le pays souhaite toutefois éviter une concurrence interne européenne et demande un cadre commun pour encadrer ces implantations. Les projets annoncés montrent que les engagements en matière d’emploi et de production locale varient selon les entreprises. La question centrale reste l’équilibre entre attractivité industrielle et protection des capacités technologiques européennes.

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Les voitures puissantes bientôt interdites pour les jeunes permis ?

Pour contrer certaines dérives au volant, la loi RIPOST a été votée à la fois par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Parmi toutes les mesures prévues, il y en a par exemple qui concernent les rodéos urbains, la consommation de protoxyde d’azote et en ce qui nous concerne aujourd’hui : l’interdiction de conduire certaines voitures puissantes quand on est jeune permis.

Le projet de loi RIPOST, porté entre autre par le Ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, est un projet « fourre-tout » qui comporte toute une série de mesures visant à « offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité ».

Ainsi, pour le code de la route, l’article 3 du projet de loi précise : Le premier alinéa du I de l’article L. 221-2 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Est puni des mêmes peines le fait de conduire, pendant le délai probatoire défini à l’article L. 223-1, un véhicule dont la puissance du moteur dépasse un seuil déterminé par voie réglementaire. ».

Un seuil fixé par décret, modulable facilement

Si le Conseil Constitutionnel ne censure pas le projet, ni cette partie précise, l’Etat pourra donc dans le futur limiter à sa guise la puissance des voitures pour les jeunes permis. C’est déjà le cas pour les motos, sans que cela ne soit considéré comme un scandale, mais plutôt une bonne mesure.

La puissance n’est pas précisée dans la loi et pour cause. Cela permettra, par décret, de fixer une limite et d’en changer à la hausse ou à la baisse en fonction des technologie, mais aussi des effets de la loi.

Et ne pensez pas que le législateur a oublié les voitures louées. En effet, la loi précise qu’un titulaire du permis probatoire ne pourra pas contractualiser avec un loueur de courte durée concernant un véhicule dont la puissance moteur dépassera la limite fixée par décret.

Interdiction de louer également

Et le titulaire du permis probatoire et le loueur seraient alors passible d’amende. Pour le loueur, cela pourrait aller jusqu’à 15 000 € (cinquième classe).

Pour ceux qui seraient tentés de contrevenir à cette nouvelle loi, il est prévu jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. De quoi dissuader les jeunes de rouler dans de « puissantes voitures allemandes » comme on dit souvent dans les médias ? Pas sûr.

En effet, ces contrevenants n’ont pas forcément tous le permis. Soit ils sont trop jeunes, soit ils ne l’ont pas passer, soit ils l’ont perdu. Quant aux loueurs, ils sont souvent à l’étranger, dans des pays moins regardants sur la législation.

Même après une annulation de permis

Petit effet « amusant », lorsque son permis est annulé ou invalidé, et qu’on le repasse, on redevient « jeune permis » avec un permis probatoire pendant 3 années et un solde de points qui démarre à 6. On aura donc la même interdiction pour les chauffards qui se font « sucrer » leur permis en cours de vie. Même à 50, 60 ans ou plus.

Petite remarque au passage, même en Sandero SCe 65 on peut tout à fait rouler en délit de grand excès de vitesse à 80 km/h en ville à 30 km/h.

Plus généralement, ne faudrait-il pas des niveaux de permis différents pour « débloquer » des niveaux de puissance importants ? Quand on voit certains « as du volant » dans des voitures de plus en plus coupleuses qu’ils ne maîtrisent pas du tout, on peut se poser la question.

Selon vous, quel serait le « bon » seuil pour cette limitation de puissance ?

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Tesla Chine : Musk dément une possible séparation

Elon Musk dément un projet de vente ou de scission de Tesla Chine, stratégique pour la production mondiale de véhicules électriques.

Elon Musk a rejeté les informations évoquant une possible séparation des activités chinoises de Tesla, qualifiant ces affirmations de « fake news ». Selon un rapport publié dans la presse américaine, les dirigeants du constructeur automobile auraient étudié plusieurs scénarios concernant l’avenir de l’activité chinoise, notamment une scission, une vente ou une fermeture, dans le contexte d’une éventuelle opération avec SpaceX, l’autre entreprise dirigée par Musk. Le patron de Tesla affirme toutefois qu’une telle discussion n’aurait jamais eu lieu.

Cette affaire intervient alors que la présence industrielle de Tesla en Chine occupe une place stratégique dans la production mondiale de véhicules électriques. La Gigafactory de Shanghai constitue aujourd’hui le principal centre industriel du constructeur, avec un rôle majeur dans la fabrication des Model 3 et Model Y, mais aussi dans les exportations vers plusieurs marchés internationaux. Dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine, l’organisation des activités du groupe fait l’objet d’une attention particulière de la part des investisseurs et des analystes.

Musk conteste les informations sur Tesla Chine

Le dirigeant de Tesla a réagi publiquement aux informations rapportant que des responsables de l’entreprise auraient été invités à préparer une éventuelle séparation de l’activité chinoise. Sur son compte du réseau social X, Elon Musk a déclaré que cette hypothèse n’avait « même jamais été évoquée dans une discussion » et a qualifié le rapport de fausse information.

Les informations initialement publiées évoquaient plusieurs options possibles pour l’activité chinoise de Tesla, allant d’une séparation juridique à une vente ou une fermeture. Il aurait également été question d’une éventuelle fusion entre Tesla et SpaceX, société spécialisée dans l’exploration spatiale et les activités satellitaires.

Une telle opération soulèverait cependant plusieurs obstacles réglementaires et géopolitiques. SpaceX étant un acteur majeur des programmes spatiaux américains et un fournisseur lié à des enjeux de sécurité nationale, un rapprochement avec Tesla pourrait entraîner des interrogations particulières en Chine. À l’inverse, Tesla exploite dans le pays une structure industrielle entièrement détenue par le groupe, contrairement à certains constructeurs automobiles étrangers qui fonctionnent avec des partenariats locaux.

Tesla et SpaceX n’ont pas immédiatement commenté ces informations en dehors des horaires habituels de communication. Malgré les incertitudes, les actions du constructeur automobile électrique ont progressé d’environ 2 % dans les échanges avant l’ouverture du marché après la publication du rapport.

La Gigafactory de Shanghai reste un site stratégique

La Chine occupe une position centrale dans la stratégie industrielle de Tesla. La Gigafactory de Shanghai est la plus grande et la plus productive usine du constructeur dans le monde. Elle joue également un rôle essentiel dans les exportations vers l’Europe, le Canada et la région Asie-Pacifique.

Selon les informations disponibles, cette installation représente historiquement plus de la moitié des livraisons mondiales de Tesla et dispose d’une capacité annuelle supérieure à 950 000 véhicules. Le site permet notamment de produire les Model 3 et Model Y avec une structure industrielle optimisée grâce à un important réseau de fournisseurs locaux.

Un ancien responsable de Tesla Chine a indiqué que l’implantation chinoise permettait au constructeur d’atteindre des coûts de fabrication parmi les plus bas pour ses véhicules électriques. Le groupe s’appuie sur plus de 400 fournisseurs locaux, dont plus de 60 fourniraient également Tesla à l’échelle mondiale.

Tesla a également déclaré que plus de 95 % des composants des Model 3 fabriquées en Chine et de la version actualisée du Model Y provenaient de fournisseurs locaux. Cette intégration industrielle constitue un avantage majeur pour la compétitivité du constructeur sur le marché mondial des véhicules électriques.

Les performances récentes de l’usine de Shanghai illustrent cette importance stratégique. Les livraisons de Model 3 et Model Y produits en Chine ont progressé de 24,4 % sur un an en juin, tandis que les ventes et exportations réalisées depuis le site au deuxième trimestre ont augmenté de 32,8 %.

Une éventuelle fusion Tesla-SpaceX confrontée aux enjeux géopolitiques

Les spéculations autour d’un rapprochement entre Tesla et SpaceX existent depuis plusieurs années. Elles se sont notamment renforcées lors du processus d’introduction en bourse de SpaceX, qui a atteint une valorisation annoncée de 75 milliards de dollars.

Plus récemment, Elon Musk n’avait pas totalement écarté la possibilité d’une fusion entre les deux sociétés, estimant que leurs activités présentaient des points de convergence croissants. Gwynne Shotwell, présidente et directrice des opérations de SpaceX, a également évoqué les avantages potentiels d’un regroupement, qui pourrait simplifier la gestion des différentes entreprises dirigées par Musk.

Cependant, les analystes de JPMorgan ont souligné les difficultés pratiques liées à l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires. La Chine représente notamment un point sensible en raison des liens entre SpaceX et le gouvernement américain dans les domaines de la défense, de la sécurité nationale et des satellites.

Parallèlement, Tesla doit continuer à évoluer dans un marché chinois très concurrentiel. Le pays reste le deuxième marché mondial du constructeur après les États-Unis, mais Tesla y fait face à une pression croissante de fabricants locaux, notamment BYD, spécialisés dans les véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Les scénarios évoqués concernant l’organisation des activités chinoises incluraient également la création d’une entité commerciale distincte pour gérer les exportations de l’usine de Shanghai, ainsi que des systèmes informatiques et administratifs séparés entre les équipes chinoises et les autres divisions du groupe. Ces pistes restent toutefois non confirmées par Tesla.

Notre avis, par leblogauto.com

La controverse autour de Tesla Chine souligne l’importance stratégique de la Gigafactory de Shanghai dans l’organisation mondiale du constructeur. Elon Musk a démenti l’existence d’un projet de séparation de cette activité, tandis que les enjeux réglementaires et géopolitiques restent au centre des discussions autour d’un éventuel rapprochement avec SpaceX. Les performances industrielles de Shanghai confirment néanmoins le rôle majeur de la Chine dans la production et les exportations de Tesla. La concurrence locale et les tensions internationales constituent les principaux défis identifiés pour l’avenir.

Crédit illustration : Tesla.

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Audi A2 e-tron : pourquoi cette compacte électrique mise tout sur la baisse de la consommation

Audi présente les caractéristiques techniques de sa future A2 e-tron avant son lancement prévu à l’automne 2026. La marque annonce une consommation WLTP provisoire de 12,8 kWh/100 km pour la version de 190 ch et détaille les solutions techniques retenues pour atteindre ce niveau d’efficience.

On peut même découvrir le successeur de l’A2 qui n’a pas marqué son époque par ses performances commerciales mais plus par son côté décalé dans la gamme aux anneaux.

Une consommation annoncée à 12,8 kWh/100 km

Audi dévoile donc de nouvelles informations sur la future A2 e-tron, son modèle électrique compact attendu à l’automne 2026.

Selon les mesures WLTP provisoires, la version de 190 ch affiche une consommation minimale de 12,8 kWh/100 km. Le constructeur indique qu’il s’agit de son modèle le plus efficient à ce jour.

Pour atteindre ce résultat, Audi met en avant plusieurs évolutions portant sur l’aérodynamique, la chaîne de traction électrique et la batterie.

Un travail important sur l’aérodynamique

L’Audi A2 e-tron affiche un coefficient de traînée (Cx) de 0,24. Selon le constructeur, il s’agit du meilleur résultat obtenu sur une compacte de sa gamme. Le Cx c’est bien, mais il ne faut pas oublier le SCx qui dépend de la surface frontale, et là, pas d’information…cela ne doit pas être le plus bas vu que nos voitures prennent en largeur et en hauteur.

La carrosserie a été conçue pour limiter la résistance à l’air, avec notamment une face avant arrondie, une ligne de toit fluide et une partie arrière travaillée. Des rideaux d’air, des éléments de gestion des flux autour des passages de roue ainsi qu’une prise d’air de refroidissement active complètent le dispositif. Cela permet de limiter les vortex néfastes pour la traînée de la voiture et donc la consommation.

Audi estime que ces optimisations permettent de réduire la consommation jusqu’à 0,9 kWh/100 km sur le cycle WLTP par rapport à une configuration équivalente. Cela peut paraître faible, mais c’est entre 5 et 7 % de consommation en moins.

Une chaîne de traction revue

La marque annonce également des évolutions sur l’ensemble de la chaîne de traction.

L’électronique de puissance adopte des semi-conducteurs en carbure de silicium afin de réduire les pertes, tandis que le moteur électrique reçoit notamment des tôles plus fines et une modification du bobinage du stator. La transmission bénéficie de son côté d’une nouvelle huile à faible friction destinée à limiter les pertes mécaniques.

Audi indique que l’ensemble de ces évolutions permet d’améliorer l’efficience de la chaîne de traction jusqu’à 10 %. Cependant, il faudrait voir l’ensemble de la chaîne pour savoir si ces gains en bout de chaîne ne sont pas plus faibles que les pertes pour créer cette huile, ces moteurs, etc. C’est un tout. Un peu comme la Volkswagen XL1 qui avait une consommation minimale mais qui demandait beaucoup de ressources pour être produite.

Une batterie LFP et la recharge bidirectionnelle

La version de 190 ch est équipée d’une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) de 62 kWh reposant sur une architecture « cell-to-pack ». Audi annonce un rendement de charge de 89,6 % sur une wallbox grâce à une stratégie de refroidissement optimisée. C’est plutôt dans la moyenne haute de ce qu’il se fait actuellement. Les VE d’il y a 10 ans peuvent descendre à 75 % à cause d’un refroidissement insuffisant.

Le véhicule prend également en charge les désormais classiques fonctions de recharge bidirectionnelle Vehicle-to-Load (V2L), pour alimenter des appareils externes, et Vehicle-to-Home (V2H), permettant d’utiliser la batterie comme système de stockage d’énergie domestique avec une borne compatible.

Attention, au lancement, la fonction Vehicle-to-Home sera d’abord disponible en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Elle sera plus tard en France.

Trois capacités de batterie prévues au lancement

Audi prévoit de commercialiser l’A2 e-tron avec trois capacités de batterie : 52 kWh, 62 kWh et 84 kWh (valeurs brutes).

Le constructeur indique que cette offre doit permettre de répondre à différents usages, de la conduite urbaine aux trajets de plus longue distance. La présentation de la nouvelle Audi A2 e-tron est annoncée pour l’automne 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

On voit un peu mieux cette nouvelle Audi A2 e-tron. Elle reprend l’esprit de la première Audi A2 avec un profil de minimonospace et un toit fuyant. A l’avant, les feux sont séparés en deux parties entre feux diurnes et blocs optiques classiques. A voir selon les teintes de carrosserie.

Concernant l’autonomie, pour le moment on a la consommation optimale WLTP à 12,8 kWh/100 km. Est-ce que l’Audi A2 e-tron pourra alors afficher plus de 600 km avec la grande batterie ? Mystère. Mais cela serait sans doute un seuil psychologique car on ne prend pas forcément une A2 pour ne faire que du péri-urbain.

Restera à voir le positionnement prix.

C’est quoi le « gap reducer » sur cette Audi A2 e-tron ?

Si vous regardez bien l’arche de roue avant dans la galerie, vous verrez une baguette devant le pneu. Cet ajout est le « gap reducer ». Comme son nom l’indique, il réduit l’espace entre l’arche et la roue et limite l’air qui va s’engouffrer dans cet espace. Cela limite les fameux vortex néfastes.

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Toyota : les ventes reculent face aux tensions mondiales

Toyota voit ses ventes mondiales baisser pour le cinquième mois consécutif, pénalisées par le Moyen-Orient et la Chine.

Toyota Motor Corp., premier constructeur automobile mondial en volume, fait face à une nouvelle baisse de ses ventes internationales. En juin, les livraisons mondiales du groupe, incluant sa filiale Daihatsu Motor Co., ont reculé pour le cinquième mois consécutif dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient, les difficultés du marché chinois et une concurrence accrue dans le secteur des véhicules électriques. Malgré une production en hausse, le constructeur japonais subit plusieurs facteurs de pression qui affectent ses performances commerciales et ses perspectives financières.

Selon les données communiquées par Toyota, les ventes mondiales ont atteint 926 688 véhicules en juin, soit une baisse de 1,1 % par rapport à la même période de l’année précédente. Dans le même temps, la production mondiale du groupe a progressé de 2,2 % pour atteindre 984 408 véhicules. Cette évolution montre un contraste entre les capacités industrielles du constructeur et une demande plus difficile sur certains marchés stratégiques.

Les tensions géopolitiques, l’évolution des coûts des matières premières et les perturbations logistiques liées aux chaînes d’approvisionnement pèsent désormais sur les constructeurs automobiles internationaux. Toyota doit également composer avec la montée en puissance de nouveaux concurrents, notamment dans le domaine des véhicules électriques, où les marques chinoises renforcent leur présence.

Le Moyen-Orient et la Chine pénalisent les résultats de Toyota

Toyota explique que la solidité de la demande en Amérique du Nord et au Japon n’a pas suffi à compenser le recul enregistré en Chine. Le constructeur indique notamment que la demande pour les véhicules hybrides et d’autres modèles reste soutenue en Amérique du Nord, un marché important pour sa stratégie de motorisations électrifiées.

Cependant, les difficultés rencontrées sur plusieurs marchés clés ont entraîné une baisse significative des ventes des marques Toyota et Lexus. En juin, ces ventes ont diminué de 24 % au Moyen-Orient et de 27 % en Chine par rapport à l’année précédente.

La situation au Moyen-Orient constitue un enjeu particulier pour le constructeur japonais. Lors de la présentation de ses résultats en mai, Toyota avait indiqué exporter environ 500 000 à 600 000 véhicules par an vers cette région. Le groupe estimait alors que légèrement moins de la moitié de ce volume pourrait être affectée par les perturbations liées aux tensions géopolitiques.

La hausse des coûts du pétrole, l’augmentation du prix des matières premières et les difficultés de transport compliquent également l’activité des industriels automobiles. Ces éléments influencent directement les coûts de production, la gestion des stocks et la capacité des constructeurs à maintenir leurs performances commerciales sur un marché mondial très concurrentiel.

Une pression croissante sur les bénéfices et la stratégie automobile

Les perturbations actuelles commencent à peser sur les résultats financiers de Toyota après une année fiscale précédente marquée par un bénéfice record. Le constructeur prévoit désormais une baisse de ses bénéfices pour l’exercice fiscal se terminant en mars 2027, principalement en raison de l’augmentation des coûts liés aux matières premières et aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Toyota table sur un bénéfice d’exploitation de 3 000 milliards de yens (environ 18,4 milliards de dollars), un niveau inférieur aux attentes des analystes ainsi qu’au résultat enregistré lors des douze mois précédents, qui atteignait 3 800 milliards de yens (environ 23,3 milliards de dollars).

Cette évolution intervient dans un environnement automobile en transformation rapide. La progression des véhicules électriques, l’évolution des attentes des consommateurs et la pression concurrentielle exercée par les fabricants spécialisés dans les nouvelles technologies obligent les constructeurs historiques à adapter leurs stratégies industrielles et commerciales.

En Chine, Toyota fait notamment face à une concurrence renforcée de la part de BYD et d’autres fabricants de véhicules électriques. Le marché chinois, devenu un terrain majeur de développement pour les technologies électriques et hybrides rechargeables, exerce une influence croissante sur les performances des groupes automobiles mondiaux.

Honda et Nissan également confrontés aux difficultés du marché

Les autres constructeurs japonais enregistrent également des évolutions contrastées. Honda Motor Co. a annoncé une hausse de 1,3 % de ses ventes mondiales en juin, avec un total de 289 172 véhicules. Toutefois, cette progression masque une forte baisse sur le marché chinois, où les ventes ont reculé de 44 %. La production de Honda a également diminué de plus de 6 % sur la période.

Nissan Motor Co. connaît une situation plus difficile, avec une baisse de 8,3 % de ses ventes mondiales en juin, qui se sont établies à 240 345 véhicules. La production du constructeur a reculé de 14,5 %.

Ces résultats illustrent les défis auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles japonais dans un contexte marqué par les tensions internationales, la transformation énergétique du secteur et l’évolution rapide de la concurrence. La maîtrise des coûts, la capacité d’adaptation industrielle et le développement de nouvelles technologies automobiles restent des facteurs déterminants pour préserver leur compétitivité.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Toyota montrent l’impact combiné des tensions géopolitiques, des difficultés du marché chinois et de la concurrence accrue dans l’automobile électrifiée. Le constructeur conserve toutefois des marchés solides, notamment en Amérique du Nord et au Japon, où la demande pour les hybrides reste soutenue. Les performances des autres groupes japonais confirment que l’ensemble du secteur fait face à un environnement commercial plus complexe. Les prochains exercices seront marqués par la capacité des constructeurs à maîtriser leurs coûts et à adapter leur offre.

Crédit illustration : LeBlogAuto.com.

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BYD Ti7 : le SUV hybride 7 places arrive au Royaume-Uni

BYD lance le Ti7 au Royaume-Uni avec 408 ch, jusqu’à 79 miles (127 km) d’autonomie électrique annoncée et un équipement haut de gamme.

BYD poursuit son développement sur le marché européen avec l’ouverture des commandes du Ti7, son premier SUV hybride rechargeable à sept places destiné au Royaume-Uni. Ce nouveau modèle, proposé dans une unique finition Excellence AWD, marque également l’arrivée de la technologie hybride DM-p de la marque sur le marché britannique. Avec une puissance combinée de 408 chevaux, une transmission intégrale, un 0 à 100 km/h annoncé en 4,8 secondes et un équipement particulièrement complet, le Ti7 entend séduire les familles à la recherche d’un véhicule spacieux sans renoncer aux performances.

Le constructeur mise sur un positionnement tarifaire compétitif face aux autres modèles de sa gamme, tout en mettant en avant une autonomie électrique significative, une habitabilité adaptée à sept occupants et un niveau de confort proche des standards du segment premium. Les premières voitures de démonstration sont attendues en concession à partir de novembre, tandis que les premières livraisons aux clients sont prévues en janvier 2027.

Un SUV hybride puissant et conçu pour les familles

Le BYD Ti7 est désormais disponible à la commande au Royaume-Uni dans une seule finition, baptisée Excellence AWD, affichée au prix de 47 995 livres sterling. Les véhicules d’exposition arriveront dans les concessions au mois de novembre et les premières livraisons aux clients débuteront en janvier 2027.

Ce SUV inaugure la technologie hybride rechargeable DM-p de BYD sur le marché britannique. La chaîne de traction associe un moteur essence turbocompressé de 1,5 litre à deux moteurs électriques entraînant les quatre roues. La puissance combinée atteint 408 chevaux, permettant au véhicule d’accélérer de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes.

Le Ti7 affiche des dimensions de 5 146 mm de longueur, 1 995 mm de largeur et 1 865 mm de hauteur. Il est ainsi 316 mm plus long que le BYD Sealion 7 électrique, ce qui lui permet d’intégrer une troisième rangée de sièges et d’offrir une configuration pouvant accueillir sept occupants.

Cette architecture répond aux attentes des familles recherchant un SUV spacieux tout en conservant un niveau de performances élevé et une motorisation électrifiée adaptée aux déplacements du quotidien.

Une autonomie électrique annoncée jusqu’à 79 miles

Le BYD Ti7 reçoit une batterie Blade d’une capacité de 35,6 kWh. Selon les informations communiquées, elle permettrait de parcourir jusqu’à 74 miles en mode entièrement électrique.

Toutefois, une précédente communication officielle de BYD évoquait une autonomie WLTP de 79 miles. Le constructeur n’ayant pas encore publié la fiche technique définitive, la valeur officielle homologuée sera connue à l’approche de la commercialisation du véhicule en concession.

Le SUV bénéficie également d’un équipement particulièrement fourni. L’habitacle comprend un écran central de 15,6 pouces, un combiné numérique de 10,25 pouces, deux chargeurs de smartphones sans fil de 50 W, un système audio à 18 haut-parleurs, un toit panoramique ainsi qu’une climatisation tri-zone.

Les sièges avant ainsi que les places latérales de la deuxième rangée disposent d’un système de chauffage et de ventilation. Un réfrigérateur intégré complète les équipements de confort et peut également maintenir des boissons ou des aliments au chaud.

Un prix compétitif malgré quelques compromis

Le positionnement tarifaire du Ti7 crée un rapprochement avec d’autres modèles de la gamme BYD commercialisés au Royaume-Uni. Le Sealion 7 Comfort, proposé en version cinq places, est affiché à 47 025 livres sterling (54 859 euros) soit seulement 970 livres de moins (1132 euros) que le Ti7.

À l’inverse, le Ti7 est proposé à un tarif inférieur de 4 030 livres sterling (4701 euros) à celui du Sealion 7 Design AWD, vendu 52 025 livres sterling (60 692 euros).

Concernant les options, toutes les teintes de carrosserie autres que le coloris argent sont facturées 1 100 livres sterling supplémentaires, tandis que la peinture gris mat nécessite un supplément de 2 000 livres sterling. Les clients versant un acompte de 500 livres sterling bénéficient d’une contribution équivalente de 500 livres offerte par BYD.

Le principal compromis évoqué concerne le volume de chargement lorsque les sept sièges sont utilisés. Le coffre offre alors une capacité de 126 litres, qui passe à 970 litres lorsque la troisième rangée est rabattue, puis à 1 830 litres avec les deuxième et troisième rangées repliées.

Avec cette commercialisation, BYD poursuit son développement de son offre hybride en Europe tout en renforçant son réseau de distribution. Le constructeur indique également avoir signé 200 contrats de concessionnaires en Allemagne, illustrant la poursuite de son expansion sur le marché européen.

Notre avis, par leblogauto.com

Le BYD Ti7 enrichit l’offre européenne du constructeur avec un SUV hybride rechargeable de sept places combinant performances, équipements et transmission intégrale. Son positionnement tarifaire le rapproche de plusieurs modèles déjà présents dans la gamme britannique. Le principal compromis identifié concerne le volume de coffre lorsque les sept places sont occupées. Les chiffres définitifs de l’autonomie électrique WLTP restent toutefois à confirmer par BYD avant le lancement commercial.

La couleur bleu ciel ne serait pas au catalogue anglais par exemple. A suivre pour davantage de détails…

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Marché français de juillet 2026: Survolté

En forte progression de 9%, le marché français est propulsé par les modèles 100% électriques. Ils font désormais plus d’un tiers des ventes.

Stellantis et Renault suivent la tendance

Les deux groupes français sont dans les pas du marché, mais toutes leurs marques ne suivent pas.

Du côté de Stellantis, Fiat revient aux affaires après une dégringolade sévère et passe devant Opel. Citroën est bien orienté et confirme sa progression annuelle. Peugeot suit la tendance, mais toujours en léger retrait. Pour les autres marques du groupe, le recul s’accélère. Ce ne sont pas les quelques Lancia vendues qui vont changer la donne.

Renault, qui progresse de plus de 20% et repasse en positif sur l’année doit beaucoup à son numéro 5. 1ère électrique et médaille de bronze, elle est devenue incontournable. Elle donne aussi des couleurs à Alpine. Des succès qui compensent les médiocres résultats de Dacia qui pourrait se faire ravir sa troisième place par Citroën

Les groupes allemands ne profite pas de l’embellie

Le mois est médiocre pour Volkswagen, qui ne peut compter que sur sa valeur sure, Skoda. BMW et Mini chutent lourdement, alors que Mercedes est toujours sur une trajectoire atone. La situation n’est pas plus enviables chez Hyundai, elle est franchement mauvaise chez Ford, et plus encore chez Mitsubishi qui s’effondre.

Toyota, Suzuki et les constructeurs chinois

Toyota et Suzuk font mieux que la moyenne, alors que les marques chinoises occupent désormais 8 % du marché français. Au total elles frôlent les 10 000 immatriculations sur le mois. BYD, Xpeng et Leapmotor ont plus que doublé leurs ventes quand MG progresse de 41 %.

35% de 100% électriques
Les voitures neuves électriques occupent 35 % du marché. Les hybrides arrivent à maturité, alors que les motorisations 100% thermiques sont de plus en plus marginales. 11% de modèles à essence et seulement 2% de Diesel sur le mois.
Sur le marché de l’occasion, par ailleurs en baisse, une bascule s’opère. Les immatriculations de véhicules 100% électriques progressent de 55% et celles d’hybrides de 24,5%. Mais il faut toutefois noter que la demande pour des modèles anciens, de plus de 16 ans, pas chers et faciles à entretenir ne faiblit pas.

Via AAA, PFA et CCFA

Immatriculations juillet 2026
Top 10 par modèle juillet 2026. Ventes en volume
Peugeot 2086026
Dacia Sandero5245
Renault 53794
Peugeot 20083716
Renault Clio VI3136
Renault Scenic2910
Citroën C32762
Toyota Yaris2531
Peugeot 30082475
Tesla Model Y2401

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Nickel : Tsingshan freine ses exportations d’Indonésie

Tsingshan suspend une partie de ses exportations de nickel depuis l’Indonésie, sur fond de nouvelles inspections gouvernementales.

Le groupe chinois Tsingshan Holding Group, premier producteur mondial de nickel, a suspendu une partie des chargements de produits métalliques issus de ses fonderies implantées en Indonésie. Cette décision intervient alors que l’entreprise cherche à obtenir des précisions sur la mise en œuvre d’une nouvelle politique d’inspection instaurée par les autorités indonésiennes. Selon plusieurs personnes proches du dossier, cette mesure est présentée comme une précaution interne et non comme la conséquence directe d’une injonction gouvernementale.

Cette situation illustre les enjeux stratégiques liés aux matières premières essentielles à l’industrie automobile et à la transition énergétique. Le nickel est en effet un composant clé dans la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques, mais également dans la production d’acier inoxydable. Toute perturbation de la chaîne d’approvisionnement peut ainsi avoir des répercussions sur les constructeurs automobiles, les fabricants de batteries, les équipementiers et l’ensemble de la filière des véhicules électrifiés.

Des exportations de nickel temporairement perturbées

Selon les informations disponibles, les fonderies exploitées par Tsingshan en Indonésie ont interrompu le chargement des expéditions de précipité d’hydroxyde mixte (MHP). Ce produit intermédiaire à base de nickel contient également du cobalt et constitue une matière première largement utilisée dans la fabrication des batteries pour véhicules électriques.

Les activités du groupe s’étendent notamment dans les régions de Sulawesi et des Moluques du Nord, où Tsingshan dispose d’importantes capacités industrielles. Si les expéditions de MHP ont été suspendues, d’autres produits métalliques, notamment le fer de nickel, continuent d’être exportés malgré des perturbations logistiques signalées par plusieurs sources.

Les personnes interrogées précisent que cette suspension a été décidée par Tsingshan à titre préventif, dans l’attente d’obtenir des éclaircissements sur les nouvelles procédures de contrôle. Elles indiquent également que cette décision ne résulte pas d’un ordre direct émis par le gouvernement indonésien.

À ce stade, ni Tsingshan ni l’Agence de communication du gouvernement indonésien n’ont répondu aux demandes de commentaires adressées par courrier électronique.

L’Indonésie renforce les contrôles sur ses ressources minières

L’Indonésie applique depuis plusieurs années une politique visant à accroître la valeur ajoutée de ses ressources naturelles sur son territoire. Dans cette logique, le pays a interdit les exportations de minerai de nickel non transformé ainsi que de bauxite afin de favoriser les investissements dans les activités locales de raffinage et de transformation.

Plus récemment, les autorités ont intensifié les inspections des cargaisons de métaux afin de rechercher d’éventuelles traces de terres rares ainsi que d’éléments radioactifs tels que l’uranium, selon les personnes citées. Les services des douanes demanderaient désormais des analyses complémentaires en laboratoire avant d’autoriser certaines expéditions.

Ces nouvelles procédures auraient entraîné des retards pour plusieurs cargaisons de métaux au cours du mois. Elles s’inscrivent dans la continuité des mesures déjà mises en place par le gouvernement, qui a également adopté l’an dernier une réglementation donnant la priorité à l’utilisation domestique des minéraux contenant des terres rares.

Cette politique industrielle vise à renforcer le contrôle national sur les ressources stratégiques tout en développant la transformation locale des matières premières indispensables aux secteurs de l’énergie, de l’industrie automobile et des batteries.

Un enjeu majeur pour les batteries et l’automobile

L’Indonésie occupe une place centrale sur le marché mondial du nickel, un métal indispensable à plusieurs secteurs industriels. Il est notamment utilisé dans la fabrication de l’acier inoxydable ainsi que dans de nombreuses batteries destinées aux véhicules électriques.

Les retards observés sur certaines exportations pourraient donc entraîner de nouvelles perturbations pour les chaînes d’approvisionnement internationales si la situation devait se prolonger. Une disponibilité réduite des matériaux destinés aux batteries ou des produits à base de nickel pourrait affecter les industriels qui dépendent de ces matières premières pour la production de véhicules électrifiés, de composants automobiles et d’équipements énergétiques.

Toutefois, les autorités indonésiennes ont également adressé des messages laissant apparaître une certaine prudence. Une vidéo publiée cette semaine sur Instagram indique que les responsables administratifs, y compris les militaires, ne devraient pas empêcher les exportations de métaux au motif de la présence supposée de terres rares, ces matériaux ne faisant pas encore l’objet de restrictions à l’exportation.

Ces déclarations contrastent avec les contrôles renforcés signalés par plusieurs sources et laissent subsister des interrogations sur l’application concrète des nouvelles procédures. Dans ce contexte, les acteurs de l’industrie automobile, des batteries et des matières premières suivront avec attention l’évolution des inspections et leurs éventuelles conséquences sur les flux internationaux de nickel.

Notre avis, par leblogauto.com

La suspension partielle décidée par Tsingshan intervient dans un contexte de renforcement des contrôles sur les exportations de métaux en Indonésie. Les informations disponibles montrent que la mesure concerne principalement le MHP, un composant important pour la fabrication des batteries de véhicules électriques. Si les autres exportations ne sont pas totalement interrompues, les retards pourraient avoir des conséquences sur les chaînes d’approvisionnement si la situation devait se prolonger. Les autorités indonésiennes n’ont toutefois pas confirmé de restriction officielle spécifique visant ces exportations.

Crédit illustration : atlanticnickel.

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BYD Qin Max : une berline ambitieuse avant son lancement

La BYD Qin Max sera lancée le 13 août avec jusqu’à 630 km d’autonomie, 322 ch et une recharge ultra-rapide.

La BYD Qin Max se prépare à faire son entrée sur le marché chinois. Avant son lancement officiel fixé au 13 août, les premiers exemplaires de cette nouvelle berline arrivent déjà dans les concessions. Positionnée entre les BYD Qin L et Han, elle viendra enrichir la gamme du constructeur avec une offre disponible en version 100 % électrique et en hybride rechargeable (DM-i). Si les tarifs définitifs restent inconnus, les principales caractéristiques techniques sont désormais connues et mettent l’accent sur l’autonomie, la recharge rapide, les performances et les équipements technologiques.

Avec une autonomie annoncée pouvant atteindre 630 km selon le cycle CLTC, une puissance maximale de 322 chevaux pour la version électrique et un système de recharge Flash capable de récupérer une grande partie de la capacité de la batterie en quelques minutes dans des conditions spécifiques, la Qin Max ambitionne de renforcer la présence de BYD sur le segment des berlines électrifiées. Le modèle mise également sur un habitacle moderne, des aides à la conduite évoluées et une plateforme adaptée aux nouvelles exigences du marché automobile.

Une nouvelle berline entre la Qin L et la Han

Les premières unités de la BYD Qin Max ont commencé à être livrées dans les concessions chinoises avant la commercialisation officielle du modèle. Des photographies d’un showroom présentant la version Qin Max DM-i ont été publiées par Lu Tian, directeur général des ventes de la gamme Dynasty de BYD.

Selon des sources issues de l’industrie automobile chinoise, le lancement est prévu pour le 13 août. En revanche, il n’est pas encore établi si les variantes électrique et hybride rechargeable seront commercialisées simultanément.

La nouvelle berline affiche des dimensions de 4 866 mm de longueur, 1 880 mm de largeur et 1 495 mm de hauteur, avec un empattement de 2 820 mm. Elle peut accueillir cinq occupants et, dans sa version électrique la plus puissante, son poids atteint environ 1,8 tonne.

Les documents réglementaires chinois indiquent également la présence possible d’un lidar installé sur le toit ainsi que d’un moteur électrique développant jusqu’à 240 kW, soit environ 322 chevaux. Ces caractéristiques illustrent la volonté de BYD de proposer une berline dotée d’équipements technologiques avancés tout en misant sur les performances et l’efficience énergétique.

Jusqu’à 630 km d’autonomie et une recharge très rapide

La version électrique de la BYD Qin Max revendique une autonomie maximale de 630 km selon le cycle CLTC. Cette valeur est identique à celle annoncée pour la nouvelle BYD Yuan Plus équipée de la batterie Blade de deuxième génération, mais la Qin Max l’obtient avec une carrosserie de berline de dimensions supérieures.

Il convient toutefois de rappeler que le cycle d’homologation CLTC est généralement plus favorable que le cycle WLTP utilisé en Europe. Les performances réelles, notamment sur autoroute ou par temps froid, pourront donc être inférieures aux chiffres officiels communiqués.

BYD met également en avant son système de recharge Flash. Selon le constructeur, celui-ci permettrait de faire passer la batterie de 10 % à 70 % en cinq minutes, puis de 10 % à 97 % en seulement neuf minutes. Ces performances sont toutefois conditionnées à l’utilisation d’une borne de recharge ultra-haute puissance compatible ainsi qu’à une température optimale de la batterie. Une borne de recharge classique ne permettra pas d’atteindre ces temps de charge.

Le constructeur précise par ailleurs que cette technologie repose sur un concept déjà utilisé sur d’autres modèles du groupe. Les performances de la Qin Max dans des conditions d’utilisation courantes devront néanmoins être confirmées après sa commercialisation.

Une version hybride et des prix encore non officiels

La BYD Qin Max sera également proposée dans une déclinaison DM-i hybride rechargeable. Celle-ci associera un moteur essence atmosphérique de 1,5 litre développant 74 kW (101 chevaux) à un moteur électrique de traction de 175 kW (238 chevaux).

BYD précise toutefois que ces puissances ne peuvent pas être additionnées pour obtenir la puissance totale du système. Le constructeur n’a pas encore communiqué la puissance combinée officielle de cette motorisation hybride.

L’équipement de série comprendra la suite d’aides à la conduite DiPilot 300, également connue sous le nom de God’s Eye B, avec un lidar monté sur le toit. L’habitacle recevra un tableau de bord numérique, un écran tactile central, un sélecteur de vitesses installé sur la colonne de direction ainsi qu’un chargeur de smartphone sans fil.

Concernant les tarifs, les documents des concessionnaires faisaient auparavant état de prix préliminaires compris entre 115 000 et 145 000 yuans (environ 13 700 à 17 300 euros) pour les quatre versions hybrides et entre 125 000 et 155 000 yuans (environ 14 900 à 18 500 euros) pour les cinq variantes électriques. Ces montants ne correspondent toutefois pas aux prix officiels. BYD doit annoncer les tarifs définitifs lors de la présentation du modèle le 13 août.

À ce stade, deux éléments restent encore inconnus : le positionnement tarifaire final de la Qin Max et le calendrier précis de commercialisation des deux motorisations. En attendant ces annonces, la nouvelle berline peut uniquement être évaluée à travers les caractéristiques techniques communiquées, son niveau d’équipement, son autonomie annoncée, ses performances et sa vitesse de recharge.

Notre avis, par leblogauto.com

La BYD Qin Max se présente comme une nouvelle berline électrifiée qui mise sur une autonomie élevée, une recharge rapide et un équipement technologique complet. Les caractéristiques techniques dévoilées placent le modèle entre les Qin L et Han, avec une offre à la fois électrique et hybride rechargeable. En revanche, les prix définitifs ainsi que le calendrier de lancement des différentes versions restent à confirmer par le constructeur lors de la présentation officielle du 13 août. Les performances de recharge annoncées devront également être vérifiées dans des conditions d’utilisation réelles.

Crédit illustration : BYD.

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Aston Martin dévoile une série Heritage Edition de cinq modèles uniques inspirés des années 1960 et 1970

Aston Martin présente une collection Heritage Edition composée de cinq modèles uniques réalisés par Q by Aston Martin en collaboration avec Aston Martin Newport Beach. Cette série limitée remet au goût du jour plusieurs teintes historiques de la marque sur des modèles du millésime 2027.

Cinq Aston Martin uniques aux couleurs historiques

Aston Martin Newport Beach et le service de personnalisation Q by Aston Martin dévoilent une collection baptisée Heritage Edition. Elle rassemble cinq exemplaires uniques, chacun reprenant une couleur de carrosserie emblématique utilisée par la marque dans les années 1960 et 1970.

Ces cinq voitures sont les seuls modèles actuels d’Aston Martin à recevoir ces teintes remises au goût du jour grâce aux technologies de peinture les plus récentes. Elles sont proposées exclusivement par Aston Martin Newport Beach. Autant dire que pour le commun des mortels ce sera en photo qu’on pourra les admirer.

Des finitions spécifiques à l’intérieur

En plus des couleurs de carrosserie, chaque modèle reçoit des éléments de personnalisation développés par Q by Aston Martin. L’habitacle comprend notamment des sièges perforés à motif cannelé, une broderie Heritage Aston Martin sur l’accoudoir central ainsi que des seuils de porte spécifiques « Heritage Edition ».

Les DB12 Coupé, DB12 Volante et Vanquish reçoivent également des inserts en bois Dark Walnut Open Pore.

Cinq modèles, cinq teintes historiques

La collection repose sur cinq modèles du millésime 2027, chacun associé à une couleur issue du patrimoine de la marque :

  • DB12 Volante en Pale Primrose, une teinte apparue notamment sur la brochure de la DB4 en 1958.
  • DB12 Coupé en Pacific Blue, une couleur proposée à l’époque sur les DB4, DB5 et DB6.
  • Vanquish Coupé en Tudor Green, une finition métallique associée aux Aston Martin des années 1970.
  • Vantage Coupé en Winchester Blue, une couleur inspirée d’une ville britannique et utilisée sur plusieurs modèles dans les années 1970, notamment la V8 Vantage.
  • Vantage Roadster en Mink Silver, une teinte métallique popularisée sur la DB6 dans les années 1960.

Des motorisations inchangées

Les modèles conservent leurs caractéristiques mécaniques actuelles.

La DB12 Coupé et la DB12 Volante reçoivent toujours le V8 4,0 litres biturbo développant 671 ch.

La Vanquish reçoit un V12 5,2 litres biturbo de 824 ch.

La Vantage Coupé et la Vantage Roadster utilisent un V8 4,0 litres biturbo de 656 ch. La version Roadster se dote d’un toit escamotable à commande électrique.

Une collection exclusivement réservée à Newport Beach

Chaque exemplaire de la Heritage Edition est une réalisation unique conçue par Q by Aston Martin. Les cinq voitures sont commercialisées exclusivement par Aston Martin Newport Beach.

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Chevrolet Corvette C9 : ce que prépare le modèle 2030

La Chevrolet Corvette C9 est attendue en 2029 avec un châssis allégé, un design inédit et des versions hybrides plus évoluées.

La prochaine génération de Chevrolet Corvette commence à se préciser. Attendue à l’été 2029 en tant que millésime 2030, la future Corvette C9 devrait conserver l’architecture à moteur central introduite avec la C8 tout en faisant évoluer plusieurs aspects majeurs de la sportive américaine. Si le moteur V8 atmosphérique resterait au catalogue, le constructeur miserait également sur un châssis plus léger, un design largement revu et une technologie hybride plus avancée pour renforcer les performances de son coupé emblématique.

Selon les informations disponibles, la principale évolution de cette neuvième génération ne concernerait donc pas la mécanique de base, mais plutôt l’ensemble de la plateforme, de l’aérodynamique et de la conception du véhicule. Les amateurs de voitures de sport, de performances et de modèles premium devront néanmoins patienter encore plusieurs années avant de découvrir officiellement cette nouvelle Corvette.

Un V8 déjà connu pour la future Corvette

D’après les informations disponibles, la Chevrolet Corvette C9 arrivera durant l’été 2029 comme modèle 2030. Elle conserverait la configuration à moteur central qui caractérise déjà la génération actuelle, tout en reposant sur une version actualisée de l’architecture de la Corvette C8.

La version Stingray d’entrée de gamme devrait toujours recevoir le V8 LS6 atmosphérique de 6,7 litres à culbuteurs. Ce bloc est annoncé avec une puissance de 535 chevaux et un couple de 705 Nm.

Toutefois, cette motorisation ne constituera pas une nouveauté lors de l’arrivée de la C9. Elle a déjà fait son apparition sur la Corvette millésime 2027, où elle équipe la Stingray, la Grand Sport ainsi que la Grand Sport X hybride. Les acheteurs de la génération actuelle pourront donc profiter de ce moteur plusieurs années avant le lancement de la future Corvette.

Cette stratégie laisse entendre que Chevrolet souhaite faire évoluer progressivement sa gamme de sportives tout en conservant une mécanique déjà éprouvée, plutôt que de bouleverser immédiatement l’offre de motorisations.

Un design inspiré du concept CX et une technologie hybride renforcée

Les principales nouveautés de la Corvette C9 concerneraient son châssis et son style. Les sources évoquent un véhicule plus léger, avec une carrosserie et un habitacle entièrement retravaillés. Le design serait directement inspiré du concept Corvette CX, sans que Chevrolet n’ait encore communiqué les caractéristiques techniques définitives.

Cette réduction du poids devrait contribuer à améliorer les performances, le comportement routier et l’efficience globale de la sportive américaine, même si aucun chiffre officiel n’a encore été dévoilé concernant la masse ou les performances.

Les déclinaisons les plus haut de gamme bénéficieraient également d’une évolution importante de leur technologie hybride. Les informations disponibles indiquent qu’un système doté de deux moteurs électriques à l’avant remplacerait l’architecture actuelle à un seul moteur électrique avant. Cette configuration permettrait une répartition du couple plus précise entre les roues, avec pour objectif d’optimiser la motricité et les performances.

En revanche, une Corvette 100 % électrique ne ferait finalement pas partie du lancement de la C9. Ce projet serait désormais reporté au début des années 2030, selon les informations citées.

Un lancement prévu en 2029 avec des tarifs encore estimés

La commercialisation de la Chevrolet Corvette C9 n’a pas encore été confirmée officiellement par le constructeur. Les informations disponibles évoquent toutefois une arrivée durant l’été 2029 pour un modèle 2030.

Concernant les prix, aucune annonce officielle n’a été publiée. Les estimations avancées par les spécialistes situent la future gamme entre 78 000 et 220 000 dollars, selon les versions et les niveaux de performances. Ces montants restent toutefois des projections et ne constituent pas des tarifs validés par Chevrolet.

Au regard de ce calendrier, les futurs acheteurs devront choisir entre acquérir une Corvette C8 bénéficiant déjà du nouveau V8 LS6 ou patienter jusqu’à l’arrivée de la C9 afin de profiter d’un design renouvelé, d’un châssis allégé et de technologies hybrides plus sophistiquées. À ce stade, les évolutions attendues concernent davantage l’architecture, la personnalisation technique et les performances globales du véhicule que sa motorisation d’entrée de gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

Les informations disponibles montrent que Chevrolet privilégierait une évolution progressive de la Corvette plutôt qu’une rupture technique. La conservation du V8 LS6 s’accompagnerait d’améliorations portant principalement sur le châssis, le design et l’hybridation des versions les plus performantes. Les prix et les caractéristiques définitives n’ont toutefois pas été confirmés par le constructeur, ce qui invite à considérer ces éléments comme des estimations à ce stade.

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CATL : bénéfice en forte hausse porté par le stockage d’énergie

CATL affiche un bénéfice semestriel en hausse de 42 %, porté par le stockage d’énergie malgré des marges sous pression.

Le géant chinois Contemporary Amperex Technology Co. Ltd. (CATL), premier fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques, a enregistré une progression marquée de ses résultats financiers au premier semestre. L’entreprise profite de la forte demande pour les systèmes de stockage d’énergie, un marché en pleine expansion qui complète désormais son activité historique liée aux batteries destinées à l’automobile électrique. Cette dynamique confirme le rôle central du groupe dans la filière des batteries, la mobilité électrique et les solutions énergétiques, tout en illustrant les évolutions du marché mondial des technologies de stockage.

Des résultats financiers en nette progression

Au cours des six premiers mois de l’année, CATL a dégagé un bénéfice net de 43,3 milliards de yuans (environ 5,2 milliards d’euros), soit une progression de 42 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le chiffre d’affaires a, de son côté, augmenté de 55 % pour atteindre 277 milliards de yuans (environ 33,4 milliards d’euros).

Ces résultats illustrent la position dominante du constructeur de batteries dans un secteur porté par la transition énergétique et l’essor de la mobilité électrique. Les batteries destinées aux véhicules électriques demeurent la principale source de revenus de CATL, confirmant l’importance du marché automobile dans l’activité du groupe. La croissance du chiffre d’affaires témoigne également de la capacité du fabricant à répondre à une demande soutenue dans les domaines de la performance énergétique, des technologies de batteries et des solutions destinées aux constructeurs automobiles.

Le stockage d’énergie gagne du terrain

Si les batteries pour véhicules électriques restent majoritaires dans les revenus de CATL, le stockage d’énergie prend une place de plus en plus importante dans les performances financières de l’entreprise.

Au premier semestre, cette activité a représenté 19 % du chiffre d’affaires, contre 16 % un an auparavant. Les revenus issus de ce segment ont progressé de 88 % sur un an pour atteindre 53,3 milliards de yuans (environ 6,4 milliards d’euros).

Cette évolution reflète une tendance plus large observée dans l’industrie mondiale des batteries. Face à un ralentissement de la croissance du marché des véhicules électriques, les fabricants diversifient leurs débouchés vers les systèmes de stockage d’énergie. Les entreprises de production et de distribution d’électricité développent ces infrastructures afin d’accompagner le déploiement des énergies renouvelables. Parallèlement, les centres de données alimentés par les besoins croissants de l’intelligence artificielle constituent une nouvelle source de demande pour ces équipements.

Cette diversification permet aux industriels spécialisés dans les batteries de renforcer leur présence sur plusieurs marchés tout en valorisant leur savoir-faire technologique, leur capacité de production et leur maîtrise des solutions de stockage de l’énergie.

Une concurrence accrue et des marges sous pression

Le développement rapide du stockage d’énergie attire un nombre croissant d’acteurs industriels, notamment en Chine. Les fabricants accélèrent leurs investissements afin de profiter du dynamisme de ce marché mondial, que ce soit par une montée en capacité de production ou par une arrivée plus rapide sur ce segment.

Cette intensification de la concurrence intervient alors que le rythme de croissance du marché des véhicules électriques ralentit. Malgré son avance technologique et les avantages liés à son importante capacité industrielle, CATL constate une pression sur sa rentabilité.

Les marges bénéficiaires brutes des batteries destinées aux véhicules électriques ont ainsi reculé de 1,8 % sur un an, tandis que celles du segment du stockage d’énergie ont diminué de 1,6 %.

Le groupe souligne également plusieurs facteurs de risque susceptibles d’influencer son activité internationale. CATL indique que les tensions géopolitiques ainsi que les évolutions des politiques commerciales pourraient avoir un impact sur le développement de ses activités à l’étranger et sur le positionnement de sa chaîne d’approvisionnement. L’entreprise met également en garde contre les incertitudes liées aux perspectives de croissance de la demande ainsi qu’à la volatilité des prix du lithium, une matière première essentielle à la fabrication des batteries.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats publiés par CATL montrent que le stockage d’énergie prend une importance croissante dans les performances du leader mondial des batteries. Cette diversification compense en partie le ralentissement de la croissance du marché des véhicules électriques, tout en faisant apparaître une pression sur les marges. L’entreprise conserve néanmoins une position dominante grâce à son volume d’activité et à sa technologie. Les risques identifiés concernent principalement l’environnement géopolitique, la chaîne d’approvisionnement et l’évolution du marché des matières premières.

Crédit illustration : CATL.

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Exposition : « I nemici del Drake », au musée national de l’automobile de Turin

Le musée national de l’automobile, situé à proximité du fameux « Lingotto » de FIAT, propose cette année une expo originale, dédiée aux « ennemis » du Drake, le surnom donné par les Anglo-saxons au Commendatore Enzo Ferrari.

Ferrari contre les Anglo-saxons

C’est donc à travers ses adversaires historiques que nous replongeons dans l’histoire de la F1. Enzo Ferrari ne portait pas les artisans anglais dans son coeur, les surnommant avec un certain dédain les « garagisti ». A contrario, les anglo-saxons ont redoublé d’inventivité pour contrer la domination de la Scuderia, et notamment la supériorité technique des moteurs Ferrari.

L’exposition propose ainsi une vingtaine de monoplaces des différentes écuries anglo-saxonnes les plus marquantes de l’histoire de la F1. Aux incontournables McLaren, Tyrrell, Williams et autre Brabham, des petits ont aussi droit aux honneurs, comme Theodore, Shadow, Ensign et March.

La Ferrari 246 Dino de 1958 trône au début de la scénographie, avec son impérial V6 à l’avant, mais les rivaux entrent immédiatement en scène avec la Cooper T51 et son architecture moteur en position centrale arrière, qui met à mal la suprématie de Maranello.

Championnes, galériennes et concepts

Parmi les monoplaces exposées, on retrouve des grands classiques, comme la McLaren M23 Cosworth de 1976 (championne avec James Hunt), la McLaren Mp4/5 Honda de 1989 au sommet du duel Senna-Prost ou encore la Tyrrell 006 de Jackie Stewart. Des modèles plus rares et atypiques sont aussi de la partie, comme la Lotus 88 à double châssis (qui n’a jamais été autorisée par la FIA), la Lotus 56 à turbine Pratt and Whitney et la March 2-4-0 à 6 roues expérimentale.

On note aussi la Williams FW08 de 1981, la Brabham BT55 de 1985 et son surpuissant moteur BMW 4 cylindres turbo qui frôlait les 1200 CV en qualifications.

L’exposition est agrémentée de différents éléments annexes: une collection de casques emblématiques, des panneaux montrant les grandes évolutions politiques et culturelles du Royaume-Uni entre les années 60 et 80, une série de photographies en noir et blanc du célèbre photographe Rainer Schlegelmilch, et des panneaux de citations célèbres de pilotes et directeurs d’écurie.

« Je suis un artiste. La piste est ma toile, et la voiture mon pinceau » Graham Hill

« Beaucoup de gens critiquent la Formule 1 comme un risque inutile. Mais à quoi ressemblerait la vie si nous ne faisions que le nécessaire ? » Niki Lauda

« Ferrari ? Comparé à lui, Mussolini passerait pour un enfant » Olivier Gendebien

Lotus turbine
Lotus 88 à double châssis
Lotus 88 à double châssis
McLaren Mp4/5 Honda
March 2-4-0
Cooper Maserati
Brabham Alfa Romeo 12 cylindres

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Hyundai pénalisé par ses coûts malgré ses ambitions

Hyundai voit son bénéfice reculer au deuxième trimestre malgré ses nouveaux modèles et ses investissements dans l’automobile.

Hyundai Motor a enregistré un recul marqué de ses performances financières au deuxième trimestre 2026, pénalisé par une baisse des ventes automobiles, des perturbations de production et une hausse des coûts. Le constructeur sud-coréen a annoncé une diminution de 21 % de son bénéfice d’exploitation, un résultat inférieur aux attentes des analystes. Malgré cette contre-performance, le groupe maintient ses prévisions annuelles et mise sur une amélioration de son activité grâce à une hausse de la production et au lancement de nouveaux modèles au second semestre.

Entre avril et juin, Hyundai Motor a réalisé un bénéfice d’exploitation de 2,9 trillions de wons, contre une estimation de 3,2 trillions de wons selon LSEG SmartEstimate. Le chiffre d’affaires du constructeur automobile a toutefois progressé de 2 % sur un an, atteignant 49,2 trillions de wons. La baisse de rentabilité s’explique principalement par un environnement difficile pour l’industrie automobile mondiale, marqué par l’augmentation des coûts de l’énergie, des matières premières et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Des coûts en hausse et des ventes automobiles sous pression

Les résultats trimestriels de Hyundai illustrent les difficultés rencontrées actuellement par les constructeurs automobiles. La hausse des prix des matières premières, notamment des plastiques, liée au conflit au Moyen-Orient et à l’inflation, a augmenté les coûts du deuxième trimestre d’environ 400 milliards de wons pour le groupe.

À ces contraintes économiques s’ajoutent des perturbations industrielles. Hyundai avait notamment subi des interruptions supplémentaires de production au trimestre précédent en raison d’un incendie chez un fournisseur. Le constructeur prévoit désormais d’augmenter ses capacités de production au second semestre afin de compenser ces difficultés et d’améliorer ses résultats.

La baisse des volumes commerciaux a également pesé sur les performances financières. En Corée du Sud, l’un des marchés les plus importants et les plus rentables de Hyundai, les ventes de véhicules ont chuté de 16 % au deuxième trimestre. Le constructeur doit également composer avec une concurrence renforcée sur son marché domestique, où les marques étrangères progressent.

Malgré ces difficultés, Hyundai Motor maintient ses objectifs pour l’ensemble de l’année. Le groupe estime que la croissance devrait se poursuivre au troisième et au quatrième trimestre grâce à une amélioration attendue de la production et à l’arrivée de nouveaux véhicules dans sa gamme.

Hyundai mise sur ses nouveaux modèles face à la concurrence

Les prochains lancements commerciaux représentent un élément central de la stratégie de reprise du constructeur sud-coréen. Selon certains analystes, l’évolution des résultats dépendra notamment du succès du Tucson redessiné et de l’Avante, deux modèles considérés comme majeurs pour Hyundai à l’échelle mondiale.

L’objectif de marge opérationnelle annuelle reste fixé entre 6,3 % et 7,3 %, mais plusieurs analystes estiment que son atteinte sera difficile dans les conditions actuelles du marché automobile. La pression concurrentielle, les coûts élevés et les investissements nécessaires dans les nouvelles technologies constituent autant de défis pour le constructeur.

Hyundai fait notamment face à une accélération de la concurrence dans les véhicules électriques et les technologies embarquées. En Corée du Sud, les constructeurs internationaux développent leurs offres dans les voitures électriques et les logiciels automobiles. Tesla prévoit notamment d’introduire une nouvelle version de son logiciel Full Self Driving sur ce marché, renforçant la compétition autour des technologies d’aide à la conduite.

Le marché des véhicules importés sud-coréen est également devenu plus concurrentiel. La marque chinoise BYD a dépassé Lexus et Volvo pour devenir la quatrième marque étrangère importée dans le pays. Selon le chercheur de marché Carisyou, les véhicules particuliers importés ont représenté près d’un quart des nouvelles immatriculations de voitures particulières au premier semestre 2026, soit leur niveau le plus élevé depuis cinq ans.

Le constructeur accélère dans l’intelligence artificielle et la mobilité

Face aux transformations du secteur automobile, Hyundai cherche de nouveaux relais de croissance au-delà de la production traditionnelle de véhicules. Le groupe intensifie ses investissements dans la robotique, les véhicules définis par logiciel et les technologies de conduite autonome.

Hyundai Motor Group a notamment annoncé vouloir prendre le contrôle total de Boston Dynamics, une opération destinée à lui offrir davantage de flexibilité dans le développement de ses activités robotiques. Le groupe prévoit également de déployer des robots humanoïdes Atlas dans son usine de fabrication en Géorgie à partir de 2028.

Cette orientation vers ce que Hyundai présente comme l’« IA physique » a suscité l’intérêt des investisseurs. Les actions du constructeur ont atteint des niveaux historiques plus tôt dans le mois, même si certains analystes considèrent que cette progression pourrait déjà intégrer une partie importante des perspectives futures.

Hyundai prévoit d’organiser son CEO Investor Day le 26 août afin de présenter ses principales orientations stratégiques. Le constructeur devra y détailler ses ambitions dans les domaines de l’électrification, des logiciels automobiles, de l’intelligence artificielle et des nouvelles solutions de mobilité.

Malgré un trimestre difficile, Hyundai conserve donc ses objectifs annuels et compte sur ses nouveaux modèles ainsi que sur ses investissements technologiques pour soutenir sa croissance future. Le constructeur évolue cependant dans un environnement automobile de plus en plus complexe, marqué par la montée des marques chinoises, la transformation électrique et l’augmentation des coûts industriels.

Notre avis, par leblogauto.com

Le recul du bénéfice d’exploitation de Hyundai Motor reflète les difficultés actuelles rencontrées par les grands constructeurs automobiles face à la hausse des coûts et à la concurrence internationale. Le maintien des objectifs annuels montre que le groupe conserve une confiance dans sa capacité de redressement au second semestre. Les prochains lancements de modèles seront déterminants pour soutenir les ventes et améliorer la rentabilité. Les investissements dans l’intelligence artificielle et la robotique illustrent également la volonté de Hyundai de diversifier ses activités au-delà de l’automobile traditionnelle.

Crédit illustration : Hyundai.

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Mobileye : le fondateur quitte la direction générale

Le fondateur de Mobileye quittera son poste de PDG après la nomination d’un successeur, tout en restant impliqué dans l’entreprise.

Amnon Shashua, cofondateur de Mobileye Global Inc., a annoncé son intention de quitter ses fonctions de directeur général après près de trois décennies à la tête de l’entreprise spécialisée dans les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) et les technologies de conduite autonome. Cette décision intervient alors que le groupe a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes et estime avoir atteint une nouvelle étape dans le développement de ses logiciels destinés aux véhicules connectés et autonomes.

Le dirigeant de 66 ans conservera ses responsabilités jusqu’à la nomination d’un successeur. Le conseil d’administration a lancé le processus de recrutement d’un nouveau directeur général et a proposé à Amnon Shashua d’occuper ensuite la présidence du groupe. Cette transition marque un tournant pour Mobileye, acteur reconnu dans les technologies embarquées pour l’automobile et partenaire de nombreux constructeurs internationaux.

Une transition après près de 27 ans à la tête de Mobileye

Amnon Shashua a informé le conseil d’administration de sa volonté de céder son poste de directeur général une fois son successeur désigné. Mobileye a officialisé cette décision en même temps que la publication de ses résultats financiers trimestriels, lesquels ont dépassé les estimations des analystes.

Le scientifique en informatique a cofondé Mobileye en 1999 et a accompagné toutes les grandes étapes du développement de l’entreprise. Sous sa direction, la société a réalisé en 2014 la plus importante introduction en Bourse aux États-Unis pour une entreprise israélienne. Trois ans plus tard, Mobileye a été rachetée par Intel dans le cadre d’une opération évaluée à plus de 15 milliards de dollars.

Après avoir retrouvé les marchés financiers en 2022, Mobileye a toutefois connu une évolution plus difficile de son cours de Bourse. Selon le texte source, l’action avait reculé de 65 % depuis cette nouvelle introduction en Bourse.

Le conseil d’administration mènera désormais la recherche du futur directeur général. Jusqu’à cette nomination, Amnon Shashua continuera d’assurer la direction opérationnelle de l’entreprise avant d’occuper, si sa nomination est confirmée, les fonctions de président.

Mobileye estime avoir franchi un cap technologique

Dans un entretien accordé à Bloomberg Television, Amnon Shashua a expliqué que Mobileye était arrivée à une étape où les principaux défis scientifiques liés à ses logiciels de conduite autonome avaient été résolus.

Selon ses déclarations, les différentes briques technologiques développées par l’entreprise sont désormais opérationnelles, qu’elles fonctionnent en environnement hors ligne ou en conditions réelles. Il estime que cette base technologique est prête pour les futurs projets de robotaxis ainsi que pour les autres développements actuellement menés par Mobileye.

Le dirigeant considère que cette nouvelle phase de maturité technologique nécessite un profil de direction davantage orienté vers la croissance commerciale et le développement industriel. Son départ intervient ainsi au moment où l’entreprise entend poursuivre le déploiement de ses technologies auprès des constructeurs automobiles.

Les systèmes développés par Mobileye occupent une place importante dans l’évolution des aides à la conduite. Les solutions ADAS, les logiciels embarqués, les capteurs et les technologies de conduite autonome représentent aujourd’hui des éléments clés de la transformation du secteur automobile, alors que les constructeurs multiplient les investissements dans les véhicules intelligents.

Des partenariats majeurs avec les constructeurs automobiles

Au cours de son développement, Mobileye a noué des collaborations avec plusieurs grands constructeurs automobiles internationaux. Le texte source cite notamment Toyota, Volkswagen Group, General Motors et Ford parmi les partenaires de l’entreprise dans le domaine des technologies d’assistance à la conduite.

L’histoire récente de Mobileye a également été marquée par sa relation avec Tesla. En 2016, Amnon Shashua s’était opposé publiquement au dirigeant de Tesla, Elon Musk, après un accident mortel impliquant une Model S utilisant le système Autopilot, qui reposait alors sur des caméras fournies par Mobileye.

Depuis la fin de cette collaboration avec Tesla, Mobileye a poursuivi le développement de ses technologies avec d’autres constructeurs automobiles. L’entreprise s’est progressivement imposée comme un fournisseur de solutions destinées à améliorer les fonctions d’assistance à la conduite et à préparer l’arrivée de véhicules toujours plus autonomes.

Le départ annoncé d’Amnon Shashua intervient donc à un moment important pour Mobileye. Après avoir conduit la société de sa création à son introduction en Bourse, puis à son acquisition par Intel avant son retour sur les marchés financiers, le fondateur estime que l’entreprise dispose désormais des bases technologiques nécessaires pour entrer dans une nouvelle phase de son développement. Le futur directeur général aura pour mission d’accompagner cette évolution dans un marché automobile en pleine transformation, où les logiciels, les systèmes embarqués et la conduite autonome occupent une place de plus en plus stratégique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le départ annoncé d’Amnon Shashua marque la fin d’une longue période de direction au sein de Mobileye, qu’il a cofondée en 1999. L’entreprise aborde cette transition alors qu’elle affirme avoir atteint un niveau de maturité technologique important dans ses solutions de conduite autonome. Mobileye conserve des partenariats avec plusieurs grands constructeurs automobiles et prévoit une continuité de sa gouvernance jusqu’à la nomination d’un nouveau directeur général. Les informations disponibles ne précisent pas encore le calendrier de cette succession au-delà du lancement du processus de recrutement.

Crédit illustration : Mobileye.

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Ford rappelle 565 000 Bronco pour risque d’incendie

Ford rappelle 565 691 véhicules Bronco aux États-Unis après un risque de court-circuit du faisceau moteur pouvant causer un incendie.

Ford lance une importante campagne de rappel aux États-Unis concernant plus de 565 000 véhicules en raison d’un risque potentiel d’incendie dans le compartiment moteur. Selon l’Administration nationale de la sécurité routière américaine (NHTSA), le problème concerne le faisceau de câbles du compartiment moteur, qui pourrait être endommagé et provoquer un court-circuit.

Le rappel porte précisément sur 565 691 véhicules Ford Bronco et Bronco Raptor produits entre les années-modèles 2021 et 2026. L’autorité américaine chargée de la sécurité automobile a indiqué qu’un défaut affectant le câblage pouvait entraîner une production de chaleur ou une étincelle. Ces phénomènes augmentent le risque d’incendie dans le compartiment moteur.

Ford prévoit une intervention corrective réalisée gratuitement par son réseau de concessionnaires. Les professionnels installeront une gaine de protection sur le câblage concerné afin de limiter le risque de détérioration et de prévenir l’apparition d’un court-circuit.

Cette campagne de rappel intervient dans le cadre des procédures habituelles de suivi des véhicules après leur commercialisation. Lorsqu’un constructeur ou une autorité identifie un problème pouvant affecter la sécurité des automobilistes, une opération corrective peut être mise en place afin de modifier ou protéger l’élément concerné.

Un problème lié au faisceau électrique du compartiment moteur

Le défaut identifié par la NHTSA concerne un composant électrique situé dans le compartiment moteur des Ford Bronco et Bronco Raptor concernés. Le faisceau de câbles peut subir des dommages susceptibles de provoquer un court-circuit.

Dans un véhicule moderne, les systèmes électriques jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de nombreux équipements. La protection des câblages est donc un élément important pour garantir la fiabilité et la sécurité automobile.

Selon le régulateur américain, un court-circuit dans cette zone peut générer suffisamment de chaleur ou produire une étincelle. Dans certaines conditions, cela peut augmenter le risque de départ de feu dans le compartiment moteur.

Le rappel vise donc à traiter un risque potentiel avant qu’un incident ne survienne. Ford n’a pas communiqué d’autres éléments techniques concernant l’origine précise de l’endommagement du faisceau ou les conditions particulières pouvant entraîner la défaillance.

Les véhicules concernés appartiennent à la gamme Bronco, un modèle positionné sur le segment des SUV tout-terrain. Le Bronco Raptor représente une déclinaison plus performante de cette famille de véhicules.

Une réparation gratuite proposée par le réseau Ford

Pour résoudre ce problème, les concessionnaires Ford procéderont à l’installation d’une gaine de protection sur le câblage concerné. Cette intervention sera effectuée gratuitement pour les propriétaires des véhicules faisant partie de la campagne de rappel.

Cette solution doit permettre de renforcer la protection du faisceau électrique et de réduire le risque de court-circuit dans le compartiment moteur. Les propriétaires concernés seront invités à contacter leur concessionnaire afin d’organiser l’intervention.

Les rappels automobiles constituent un dispositif courant dans l’industrie automobile. Ils permettent aux constructeurs de corriger des problèmes découverts après la mise en circulation des véhicules et de maintenir le niveau de sécurité attendu.

Dans ce cas, la campagne concerne un volume important de véhicules, avec plus d’un demi-million d’exemplaires rappelés aux États-Unis. L’ampleur de l’opération nécessite une coordination entre Ford, son réseau de distribution et les autorités de sécurité routière.

La NHTSA joue un rôle central dans l’identification et le suivi des problèmes pouvant concerner les véhicules circulant sur les routes américaines. Ses communications permettent d’informer les automobilistes et de superviser les actions correctives proposées par les constructeurs.

Le Ford Bronco face aux exigences de sécurité automobile

Le rappel concerne certains Ford Bronco et Bronco Raptor fabriqués entre 2021 et 2026. Ces modèles représentent une partie importante de l’offre SUV de Ford sur le marché américain.

Le constructeur doit désormais accompagner les propriétaires concernés afin que les véhicules bénéficient de la modification prévue. L’installation d’une protection supplémentaire sur le faisceau électrique constitue une intervention ciblée qui ne concerne pas les autres éléments mécaniques du véhicule.

Cette campagne rappelle également l’importance croissante des composants électriques dans les automobiles actuelles. Avec la multiplication des équipements électroniques embarqués, la conception et la protection des réseaux électriques deviennent des enjeux majeurs pour les constructeurs.

Les systèmes de câblage doivent résister aux contraintes liées à l’environnement moteur, où les températures et les vibrations peuvent affecter certains composants au fil du temps. Les actions de rappel permettent d’adapter les véhicules lorsque des risques sont identifiés.

Pour Ford, cette opération représente une nouvelle étape dans le suivi de ses véhicules en circulation. Le constructeur devra s’assurer que les propriétaires des modèles concernés puissent accéder rapidement à la réparation proposée.

La campagne de rappel annoncée aux États-Unis montre l’importance accordée aujourd’hui à la prévention des risques liés aux véhicules modernes. Même lorsqu’un problème concerne un élément spécifique, les constructeurs et les autorités mettent en place des mesures destinées à préserver la sécurité des automobilistes.

Crédit illustration : Ford.

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Volkswagen renonce à croître en 2026

Volkswagen abandonne sa croissance prévue en 2026 et prépare une restructuration majeure face aux coûts et à la concurrence.

Volkswagen revoit à la baisse ses ambitions pour 2026 alors que le constructeur automobile allemand prépare une importante restructuration destinée à améliorer sa compétitivité. Le groupe, qui comprend notamment les marques Volkswagen, Audi et Porsche, ne prévoit désormais plus de croissance de son chiffre d’affaires annuel, après avoir abandonné son objectif précédent d’une progression des ventes.

Cette décision intervient dans un contexte difficile pour l’industrie automobile mondiale. Volkswagen doit composer avec plusieurs facteurs défavorables, notamment des tarifs coûteux, une concurrence accrue des constructeurs chinois, des exigences réglementaires plus importantes et une évolution rapide du marché des véhicules électriques.

Le constructeur allemand prévoit désormais une baisse possible de son chiffre d’affaires allant jusqu’à 3 % en 2026, alors qu’il anticipait auparavant une hausse pouvant atteindre 3 %. Malgré cette révision, Volkswagen maintient son objectif de marge opérationnelle comprise entre 4,0 % et 5,5 %, un niveau supérieur aux 2,8 % enregistrés l’année précédente.

L’annonce a entraîné une réaction négative des marchés financiers, avec un recul de l’action Volkswagen d’environ 3 %. Les investisseurs s’interrogent notamment sur la capacité du groupe à réduire ses coûts et à retrouver une dynamique de croissance dans un environnement automobile profondément transformé.

Des résultats trimestriels marqués par une baisse du bénéfice

Les résultats financiers du deuxième trimestre 2026 illustrent les difficultés rencontrées par Volkswagen. Le groupe automobile a enregistré un bénéfice d’exploitation de 3,5 milliards d’euros entre avril et juin, soit une baisse de 9,5 %. Ce résultat est inférieur aux attentes des analystes, qui espéraient une légère amélioration par rapport à la même période de l’année précédente.

Dans le même temps, Volkswagen a réalisé un chiffre d’affaires trimestriel de 82,4 milliards d’euros, un montant supérieur aux prévisions. Cette performance a permis au groupe d’atteindre une marge opérationnelle de 4,2 % sur le trimestre.

Le directeur général Oliver Blume a indiqué que Volkswagen avait réussi à absorber des difficultés importantes au cours du premier semestre 2026. Il a toutefois souligné que l’environnement pour l’industrie automobile restait particulièrement complexe.

Parmi les éléments cités figurent les crises géopolitiques, les conflits commerciaux, les contraintes réglementaires élevées, la volatilité des marchés et l’intensification de la concurrence internationale. Ces différents facteurs pèsent sur les constructeurs automobiles traditionnels, qui doivent également financer leur transition vers l’électrification.

La situation actuelle pousse Volkswagen à revoir son organisation industrielle et commerciale. La direction souhaite renforcer l’efficacité du groupe en réduisant les coûts et en adaptant sa structure aux nouvelles réalités du marché automobile mondial.

Une restructuration avec réduction des capacités et des emplois

Face à ces difficultés, Oliver Blume défend une restructuration importante du groupe Volkswagen. Le projet prévoit notamment jusqu’à 100 000 suppressions d’emplois proposées afin de rendre l’entreprise plus compétitive en matière de coûts.

La direction souhaite également réduire la capacité de production mondiale et diminuer de moitié la gamme de modèles proposée par le groupe. Cette stratégie vise à simplifier l’offre automobile de Volkswagen et à concentrer les ressources sur les segments jugés prioritaires.

Ces mesures doivent encore faire l’objet de discussions avec les représentants des salariés. La restructuration pourrait également inclure la fermeture potentielle de quatre usines, selon les éléments communiqués.

Cette transformation intervient alors que Volkswagen cherche à accélérer son adaptation au marché des véhicules électriques. Le constructeur doit investir dans de nouvelles technologies tout en faisant face à une pression croissante sur ses marges.

Au premier semestre 2026, Volkswagen a enregistré une baisse de 6,3 % de ses livraisons mondiales de véhicules. Cette diminution s’explique principalement par les difficultés rencontrées en Chine, où le ralentissement du marché automobile a renforcé la concurrence entre les marques locales et les groupes internationaux.

Les véhicules électriques au cœur de la bataille mondiale

La Chine représente actuellement l’un des principaux défis stratégiques pour Volkswagen. Sur le plus grand marché automobile mondial, les constructeurs locaux gagnent du terrain, notamment grâce à une forte présence dans le secteur des véhicules électriques.

Cette concurrence oblige les marques historiques à accélérer leur transformation. Volkswagen développe notamment des modèles électriques plus accessibles à travers ses différentes marques, dont Volkswagen, Skoda et Cupra.

En Europe, cette stratégie commence à soutenir les commandes alors que les constructeurs automobiles locaux cherchent à préserver leurs parts de marché face à l’arrivée croissante des marques chinoises de véhicules électriques.

En Amérique du Nord, Volkswagen a toutefois enregistré une évolution plus favorable au deuxième trimestre 2026. Le groupe a réussi à regagner du terrain dans cette région, apportant un élément positif dans un contexte global difficile.

La transition vers l’électromobilité reste donc un enjeu central pour Volkswagen. Le constructeur doit trouver un équilibre entre investissements technologiques, réduction des coûts et adaptation de son appareil industriel.

La révision des objectifs financiers pour 2026 marque une nouvelle étape dans la transformation du groupe allemand. Volkswagen mise désormais sur une restructuration profonde pour renforcer sa compétitivité face aux changements rapides du secteur automobile mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

Volkswagen traverse une période de transformation où les contraintes économiques et industrielles s’ajoutent aux défis liés à l’électrification. La baisse des livraisons mondiales et la pression exercée par le marché chinois expliquent en partie la révision des objectifs financiers. La restructuration annoncée montre la volonté du groupe de réduire ses coûts et de simplifier son organisation. L’évolution de la concurrence dans les véhicules électriques sera un facteur déterminant pour la suite de sa stratégie.

Crédit illustration : LeBlogAuto.com.

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Ford Puma Gen-E Black Edition : le style évolue

Ford dévoile le Puma Gen-E Black Edition, une série spéciale électrique au style renforcé et à l’autonomie améliorée.

Ford enrichit la gamme de son crossover électrique avec le nouveau Puma Gen-E Black Edition. Lancé en décembre 2024, le Puma Gen-E 100 % électrique avait déjà bénéficié d’améliorations pour l’année-modèle 2026, notamment grâce à une conception de batterie optimisée et à l’intégration de la technologie BlueCruise. Cette nouvelle déclinaison ne transforme toutefois pas le modèle sur le plan mécanique : elle repose principalement sur un ensemble d’éléments esthétiques destinés à renforcer son identité visuelle.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son appellation, la Black Edition n’est pas une version entièrement noire du crossover électrique. Ford propose également cette série spéciale avec d’autres teintes de carrosserie, dont le bleu Azura, tandis que les images communiquées par le constructeur présentent aussi un exemplaire rouge vif. L’objectif est donc davantage de créer une finition au caractère plus affirmé que de proposer une automobile exclusivement sombre.

Le constructeur n’a pas encore annoncé le prix de cette nouvelle version. La Puma Gen-E Black Edition vient compléter l’offre du crossover électrique produit en Europe, dans un contexte où Ford poursuit le développement de ses véhicules électrifiés tout en multipliant les niveaux de personnalisation.

Une finition Black Edition centrée sur l’apparence

La principale évolution apportée par la Ford Puma Gen-E Black Edition concerne son design extérieur et intérieur. Le pack esthétique ajoute plusieurs éléments noirs destinés à créer un contraste avec la teinte de carrosserie choisie. Le toit ainsi que les coques de rétroviseurs adoptent notamment une finition sombre.

Le crossover électrique repose également sur des jantes en alliage de 18 pouces avec une finition Asphalt Black Matt. Cette présentation contribue à renforcer l’image dynamique du modèle tout en conservant les caractéristiques générales du Puma Gen-E.

À l’intérieur, Ford reprend cette approche avec plusieurs détails spécifiques. L’habitacle reçoit un plafond noir ainsi que des plaques de protection particulières. En complément, des surpiqûres Candy Blue apportent une touche de couleur sur les sièges, les portes et le tableau de bord.

La dotation de série comprend également des projecteurs LED Dynamic Matrix. Ce système intègre différentes fonctions d’aide à l’éclairage, notamment un faisceau de route capable d’éviter l’éblouissement des autres usagers et un éclairage dynamique prédictif. Les projecteurs peuvent adapter automatiquement la forme du faisceau lumineux en fonction des conditions de conduite.

Avec cette série spéciale, Ford ne modifie donc pas la philosophie du Puma Gen-E. La Black Edition vise principalement les clients recherchant un crossover électrique avec une présentation plus distinctive et un équipement valorisant davantage le style.

Une autonomie électrique revue à la hausse

Le lancement de la Puma Gen-E Black Edition intervient après plusieurs améliorations apportées au modèle électrique pour l’année-modèle 2026. Ford avait notamment travaillé sur la conception de la batterie afin d’augmenter l’autonomie du véhicule.

Selon le constructeur, le Puma Gen-E actualisé peut désormais parcourir plus de 400 kilomètres avec une seule charge en cycle combiné WLTP. Cette valeur représente un gain de 24 kilomètres par rapport à la version initiale du modèle. En utilisation urbaine, l’autonomie annoncée dépasse 550 kilomètres selon la même procédure de mesure.

Ces données renforcent la polyvalence du crossover électrique, qui peut répondre aussi bien aux trajets quotidiens qu’à des déplacements plus longs. Ford conserve également la technologie BlueCruise parmi les évolutions associées au Puma Gen-E.

La Black Edition ne bénéficie cependant pas d’une nouvelle motorisation électrique ou d’une modification annoncée des performances. Les changements concernent essentiellement l’apparence, l’équipement et la présentation générale du véhicule.

En parallèle, Ford continue de développer différentes variantes du Puma. Le constructeur a également présenté une version ST Edition destinée au Puma équipé d’une motorisation essence. Cette déclinaison reprend la base de la ST Powershift et ajoute des améliorations orientées vers le comportement routier ainsi que quelques éléments stylistiques.

Le Puma ST Edition complète l’offre thermique

La Ford Puma ST Edition adopte une suspension à ressorts hélicoïdaux développée par KW Automotive. Cette configuration est plus rigide et permet d’abaisser la hauteur de caisse de 10 millimètres. Ford indique que cette évolution améliore la réponse du véhicule ainsi que ses capacités sur route et sur circuit.

Cette version conserve la même chaîne de traction que la Puma ST Powershift. Elle utilise un moteur trois cylindres mild-hybrid de 1,0 litre développant 170 chevaux, associé à une transmission automatique.

La ST Edition reçoit également une présentation spécifique avec une peinture Azura Blue, un toit noir, un volant sport et des seuils de porte illuminés. Elle illustre la volonté de Ford de proposer plusieurs orientations pour son crossover compact, entre électrification avec le Puma Gen-E et sportivité avec les versions thermiques.

Le Puma Gen-E et le Puma essence sont assemblés dans l’usine Ford Otosan de Craiova, en Roumanie. Ce site produit des véhicules Ford depuis 2009 et a notamment fabriqué le Transit Connect de première génération, le B-Max et l’EcoSport.

La production du Puma a débuté en 2019, tandis que le Puma Gen-E est sorti des chaînes de montage à partir de 2024. L’usine de Craiova fabrique également le fourgon Transit Courier II depuis 2023 ainsi que le moteur EcoBoost de 1,0 litre.

Avec la Puma Gen-E Black Edition, Ford ajoute donc une nouvelle finition à son crossover électrique sans modifier son architecture technique. Cette série spéciale mise sur la personnalisation et l’équipement pour accompagner les évolutions récentes du modèle, notamment en matière d’autonomie et de technologies embarquées.

Notre avis, par leblogauto.com

La Ford Puma Gen-E Black Edition apporte principalement une évolution esthétique au crossover électrique. Les améliorations techniques importantes concernent surtout l’optimisation de la batterie déjà introduite sur le modèle 2026, avec une autonomie annoncée supérieure à 400 kilomètres en cycle WLTP. Cette série spéciale permet à Ford de diversifier son offre sans modifier les caractéristiques mécaniques du véhicule. Le constructeur continue ainsi de proposer plusieurs déclinaisons du Puma, électriques et thermiques, depuis le site de production de Craiova.

Crédit illustration : Ford.

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Pneus été, hiver, 4 saisons : ce que dit la réglementation avant de prendre la route

Pneus été, hiver, 4 saisons : ce que dit la réglementation avant de prendre la route

Le changement de saison, une obligation à ne pas prendre à la légère

Chaque année, au tournant de l’automne comme au retour du printemps, la question du changement de pneus revient sur le devant de la scène. Pour beaucoup de conducteurs, il s’agit d’une habitude bien rodée. Pour d’autres, c’est une contrainte floue, dont les contours légaux restent mal connus. Or en France, la réglementation sur l’équipement pneumatique a évolué ces dernières années, notamment avec le renforcement de la loi Montagne, et l’ignorance de ces règles peut avoir des conséquences concrètes : amende, refus de prise en charge par l’assurance en cas d’accident, ou simple mise en danger sur la route.

Avant de prendre la route, il est donc utile de faire le point sur ce que la loi impose, sur les différences entre les types de pneus disponibles et sur les bonnes pratiques pour anticiper les changements de saison. Savoir bien choisir ses pneus selon la saison n’est pas seulement une question de performance : c’est avant tout une question de conformité légale et de sécurité routière.

La règle des 7°C : pourquoi ce seuil change tout pour l’adhérence

Le seuil de 7°C est la référence technique centrale dans le monde du pneumatique saisonnier. En dessous de cette température, la gomme d’un pneu été se durcit de façon significative. Ce durcissement réduit la surface de contact entre le pneu et la chaussée, ce qui allonge les distances de freinage et diminue la précision de la direction, même sur route sèche. Ce phénomène est physique, indépendant des conditions météorologiques visibles : il suffit que le thermomètre descende sous les 7°C pour que l’adhérence d’un pneu été commence à se dégrader.

Les pneus hiver, dont la composition de la gomme et la structure des sculptures sont conçues pour rester souples à basse température, maintiennent en revanche un niveau d’adhérence satisfaisant dans ces conditions. Ils offrent également de meilleures performances sur la neige tassée, le verglas ou les routes humides par temps froid. Les pneus dits « 4 saisons » ou « toutes saisons » proposent quant à eux un compromis : homologués pour un usage hiver, reconnaissables au marquage « M+S » (Mud and Snow) accompagné du pictogramme montagne/flocon, ils conviennent à des zones où les hivers restent modérés. Dans les régions soumises à des épisodes neigeux récurrents ou à de fortes gelées, les pneus hiver dédiés conservent un avantage technique notable sur les routes froides.

En résumé, le choix entre pneu été, hiver ou 4 saisons ne se réduit pas à une préférence personnelle : il doit tenir compte des températures habituelles de la zone de circulation et, de plus en plus, des obligations légales en vigueur.

Ce que dit la loi Montagne : zones concernées, équipements exigés, sanctions

La loi Montagne, dans sa version renforcée par le décret du 18 octobre 2021, impose depuis le 1er novembre 2021 l’utilisation d’équipements adaptés à la neige et au verglas dans un ensemble de communes françaises classées en zone montagne. Cette obligation s’applique chaque année du 1er novembre au 31 mars.

Quelles communes sont concernées ?

Le décret a défini une liste précise de communes situées dans des massifs montagneux : les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, les Vosges, le Jura et la Corse. Au total, plusieurs milliers de communes sont intégrées à ce périmètre réglementaire. Les préfectures peuvent toutefois étendre temporairement cette obligation à d’autres zones en cas de conditions météorologiques exceptionnelles. Il est conseillé de consulter les arrêtés préfectoraux locaux avant tout déplacement en période hivernale dans des zones exposées.

Quels équipements sont acceptés ?

La réglementation accepte plusieurs types d’équipements pour circuler dans ces zones pendant la période concernée :

  • Les pneus hiver portant le marquage « M+S » et le symbole alpin (montagne avec flocon de neige à trois pics).
  • Les pneus 4 saisons répondant aux mêmes critères de marquage.
  • Les chaînes à neige métalliques montées sur les roues motrices.
  • Les chaussettes à neige textiles, admises sur certains types de véhicules dans des conditions spécifiques.

À noter : le marquage « M+S » seul, sans le pictogramme alpin, n’est plus suffisant pour les pneus fabriqués après le 1er janvier 2024. Cette précision est importante pour les conducteurs qui rechercheraient des pneus d’occasion ou qui disposeraient de pneus anciens dans leur garage.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?

Un conducteur circulant dans une zone soumise à obligation sans équipement conforme s’expose à une contravention de deuxième classe, soit une amende forfaitaire de 135 euros. Au-delà de l’aspect financier, le risque assurantiel est réel : en cas d’accident sur neige ou verglas avec des pneus non conformes à la réglementation, la compagnie d’assurance pourrait invoquer une faute du conducteur pour réduire ou refuser la prise en charge des dommages.

Bien anticiper son changement de pneus : quand et comment s’y prendre

L’anticipation est la clé pour éviter les mauvaises surprises. Les professionnels du secteur recommandent généralement de procéder au montage des pneus hiver avant que les températures ne descendent durablement sous les 7°C, soit en pratique dès la mi-octobre dans les régions les plus exposées. Attendre les premières chutes de neige pour réserver un créneau chez un monteur expose à des délais d’attente importants, les ateliers étant alors saturés.

Pour le changement inverse, au printemps, il est conseillé d’attendre que les nuits ne descendent plus régulièrement sous le seuil des 7°C avant de remonter les pneus été. En France métropolitaine, cette transition s’effectue généralement entre mi-mars et fin avril selon les régions.

Quelques points pratiques méritent attention avant chaque changement :

  • Vérifier la profondeur des sculptures : la limite légale est fixée à 1,6 mm, mais en dessous de 3 mm, les performances sur route mouillée chutent de façon perceptible.
  • Contrôler la pression des pneus après le montage, car une variation de température modifie la pression.
  • Stocker les pneus non utilisés à l’abri de la lumière, de la chaleur et des sources d’ozone (moteurs électriques, néons) pour préserver la gomme.

Un réflexe simple pour rouler en sécurité toute l’année

La réglementation française sur les pneumatiques saisonniers s’est clarifiée et durcie ces dernières années, avec des zones d’obligation bien définies et des contrôles renforcés. Le cadre légal n’est plus seulement une recommandation : dans les communes concernées par la loi Montagne, rouler sans équipement adapté entre novembre et mars expose à des sanctions concrètes et à des risques sur la route.

Comprendre les différences entre pneu été, hiver et 4 saisons, connaître le rôle du seuil de 7°C et identifier les zones soumises à obligation permet à chaque conducteur de prendre ses décisions en connaissance de cause, bien avant le début de la saison froide. L’équipement pneumatique n’est pas un détail technique réservé aux passionnés : c’est l’un des premiers éléments de sécurité active du véhicule, et l’une des rares variables que le conducteur maîtrise entièrement.

La prochaine échéance réglementaire pour les zones montagne est fixée au 1er novembre. Les conducteurs qui circulent régulièrement dans les massifs concernés ont donc tout intérêt à planifier leur changement de pneus dès la rentrée de septembre pour éviter les délais de dernière minute.

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Audi Q9 : la marque aux anneaux lance son plus grand SUV, avec sept places et des feux arrière inédits

Audi dévoile le Q9, un SUV familial de 5,31 mètres qui devient le plus grand modèle de série jamais produit par la marque (selon Audi). Sept places de série, portes automatiques, toit panoramique géant et feux arrière OLED incurvés figurent parmi les nouveautés. Les commandes ouvrent fin juillet 2026 en France, pour des livraisons attendues en décembre.

Un nouveau sommet de gamme

Audi attribue pour la première fois le chiffre 9 à un modèle et en fait le nouveau haut de gamme de son SUV familial. Avec 5,31 mètres de long, 2,21 mètres de large, 1,81 mètre de haut et un empattement de 3,14 mètres, le Q9 devient la plus grande Audi jamais construite selon le communiqué. C’est oublier les 5,32 m de l’Audi A8 L, non ? Le véhicule est fabriqué à Bratislava, en Slovaquie.

Deux finitions sont proposées : Avus, plus « sobre » avec des lamelles verticales dans la calandre, et S line, plus « sportive » avec une calandre ouverte et un becquet arrière plus marqué. Les jantes vont de 20 à 23 pouces. Le Q7 avec ses 5,06 m de long est un petit SUV finalement.

Sept places de série, six en option

Le Q9 accueille sept passagers de série, avec trois sièges à la deuxième rangée tous équipés de points d’ancrage Isofix. On peut commander une configuration à six places en option, avec deux sièges individuels électriques à la deuxième rangée à la place de la banquette comme sur le Zeekr 9X.

Les sièges de la deuxième rangée sont réglables électriquement en longueur et se rabattent selon un fractionnement 65/35, avec une section centrale de 30 % rabattable manuellement. Un siège extérieur de la deuxième rangée peut avancer et basculer électriquement pour faciliter l’accès à la troisième rangée, sans nécessiter le retrait d’un siège enfant déjà installé, pratique.

À l’avant, des sièges sport sont montés avec ventilation en option. Une version « sport plus » ajoute chauffage, ventilation et massage.

Des portes automatiques, une première pour Audi

Le Q9 introduit les portes électriques chez Audi. Elles s’ouvrent jusqu’à 90 degrés et intègrent une détection d’obstacles qui empêche l’ouverture en cas de personne ou d’objet sur la trajectoire. Un mécanisme referme les portes en douceur. Elles peuvent être actionnées depuis plusieurs commandes à bord ou à distance via l’application myAudi.

Le plus grand toit panoramique jamais installé sur une Audi

De série, le toit vitré dépasse 1,5 m² et peut s’ouvrir largement ou s’entrebâiller. Une option de transparence commutable, divisée en neuf segments, permet d’ajuster la luminosité. Le toit devient automatiquement opaque à l’arrêt, évitent le soleil au zénith.

Le vitrage filtre plus de 99,5 % des rayons ultraviolets. Un second toit panoramique avec éclairage coloré, proposé en 30 teintes, arrivera après le lancement.

Feux arrière OLED incurvés : une première mondiale

Le Q9 inaugure des feux arrière à panneaux OLED numériques incurvés, une première mondiale selon Audi. Le verre utilisé ne mesure que 0,1 millimètre d’épaisseur, ce qui permet aux panneaux d’épouser les courbes de la carrosserie. Au total, 512 segments sont répartis sur six panneaux OLED. Evidemment, on retrouve les 4 anneaux illuminés tant à l’avant qu’à l’arrière.

Le véhicule intègre aussi des « clignotants augmentés », qui projettent un motif au sol la nuit, ainsi qu’un éclairage signalant un accident en amont ou avertissant les cyclistes lors de l’ouverture des portes. Autant certaines choses sont gadget, autant ceci est un plus pour la sécurité de tous.

À l’avant, des phares Digital Matrix LED avec module micro-LED complètent l’équipement lumineux.

Un moteur V6 diesel hybridé au lancement

En France, le Q9 sera disponible au lancement avec un V6 diesel 3.0 litres de 220 kW (299 ch) et 630 Nm de couple. Ce moteur intègre un système MHEV plus, avec un générateur apportant jusqu’à 18 kW (24 ch) et 370 Nm supplémentaires, ainsi qu’un compresseur électrique. Boîte tiptronic à huit rapports et transmission intégrale quattro sont montées de série.

Le véhicule reçoit une suspension pneumatique adaptative de série, avec une plage de réglage de hauteur de 90 millimètres. Une direction intégrale permet de braquer les roues arrière jusqu’à cinq degrés. Pratique pour la manoeuvrabilité d’un tel véhicule, mais aussi pour la stabilité dans les grandes courbes.

Des disques de 400 mm à l’avant et 350 mm à l’arrière, avec des étriers fixes à six pistons assurent le freinage.

Un habitacle connecté sous Android Automotive

L’écran panoramique MMI associe un combiné d’instruments de 11,9 pouces et un écran tactile central de 14,5 pouces, sous OLED incurvé. Un écran passager de 12,3 pouces est inclus de série, avec un mode de confidentialité empêchant la lecture de vidéos depuis la place du conducteur en roulant.

Le système d’exploitation repose sur Android Automotive OS, avec un magasin d’applications intégré. L’assistant vocal du véhicule peut transmettre certaines questions à ChatGPT lorsqu’il ne peut pas y répondre lui-même. Audi propose un système audio Bang & Olufsen avec 22 haut-parleurs et une puissance de 1 360 watts, avec des actuateurs dans les sièges avant qui font vibrer l’assise en rythme avec la musique.

Aides à la conduite et sécurité

Le Q9 embarque un ensemble de systèmes d’assistance : freinage d’urgence automatique, surveillance des angles morts, alerte de trafic transversal arrière, caméras à 360 degrés, aide au stationnement, aide aux manœuvres avec remorque et contrôle de stabilité de la remorque.

Une fonction d’avertissement de sortie utilise des radars à l’arrière pour détecter des véhicules, cyclistes ou piétons approchants et empêcher l’ouverture d’une porte en cas de risque de collision. Une nouvelle fonction d’assistant d’urgence peut, en cas d’inactivité prolongée du conducteur, guider le véhicule vers la bande d’arrêt d’urgence et l’immobiliser, avant de déclencher un appel d’urgence.

Commercialisation

L’Audi Q9 sera disponible à la commande en France à partir de fin juillet 2026, avec des livraisons attendues à partir de décembre 2026.

Notre avis, par leblogauto.com

Même dans le segment du très haut de gamme, voire luxe, les berlines classiques cèdent peu à peu la places aux SUV. Ici, Audi dévoile un inédit Q9 qui va venir concurrencer directement l’Audi A8, surtout avec l’option deux fauteuils individuels au rang 2.

Est-ce qu’on en verra beaucoup sur nos routes ? Peut-être…en plaques étrangères pendant les migrations estivales, ou devant certains sièges sociaux, avec chauffeur au volant.

Pour se faire une idée, nous avons ajouté la version blanche à la galerie. La calandre avant est directement moins « discrète ».

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