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Bentley Torcal : le premier Bentley 100 % électrique, jusqu’à 888 PS et 600 km d’autonomie

Le nouveau Bentley Torcal de trois quarts avant

Bentley a dévoilé le Torcal à Londres le 23 septembre 2026. Quatrième famille de modèles de la marque, ce SUV est aussi son premier Bentley 100 % électrique, avec jusqu’à 888 PS et 600 km d’autonomie WLTP.

Conçu et fabriqué à Crewe

Le Torcal est dessiné, développé et assemblé à Crewe, en Angleterre, avec un réseau de fournisseurs britanniques. Et Bentley met cela en avant ! Ils sont britanniques et en sont fiers. Ce Torcal rejoint les Bentley thermiques et hybrides déjà au catalogue. Surtout, il inaugure une nouvelle identité stylistique et le nouvel emblème de la marque, révélé l’an dernier.

Selon Bentley, c’est un modèle de référence pour les futures Bentley, quelle que soit leur motorisation. Sauf qu’à bien y regarder, il jette des décennies de traditions stylistiques et certains lui trouvent même des airs de véhicule chinois. Pour mieux séduire dans l’Empire du Milieu ? Si les prochains modèles se calquent sur ce nouveau Torcal, on craint le pire. Non ?

Deux versions au lancement : Torcal et Torcal S

Le Bentley Torcal débutera en deux déclinaisons.

TorcalTorcal S
Puissance821 PS/ch888 PS/ch (Launch Control activé)
Couple1 194 Nm1 350 Nm (Launch Control activé)
0 à 100 km/h3,4 s2,9 s
0 à 60 mph3,3 s2,8 s
Vitesse maxi250 km/h260 km/h
Jantes de série21 pouces22 pouces

Le couple de 1 350 Nm est le plus élevé jamais annoncé par Bentley. Un couple camionnesque serait-on tenté d’écrire. Selon la marque, ce niveau de performances répond à un choix de ses ingénieurs, qui estiment que des accélérations plus fortes sont inconfortables pour la plupart des clients. En clair : on pourrait faire mieux mais on n’a pas voulu.

La version S se distingue par des éléments extérieurs noirs (accents chromés, coques de rétroviseurs), des feux arrière foncés, un diffuseur, des bas de caisse sport, des étriers rouges et des badges S. À l’intérieur, elle reçoit un placage noir laqué, des pédales sport, des seuils éclairés et un éclairage d’ambiance « waterfall ». La version de base est livrée avec des accents argent satiné et un placage en noyer à pores ouverts.

Batterie de 113 kWh et recharge à 400 kW

Le Bentley Torcal repose sur deux moteurs synchrones à aimants permanents. Le moteur avant dispose d’un différentiel ouvert. Le moteur arrière de son côté reçoit un blocage de différentiel, avec un embrayage multidisque sur chaque arbre de sortie.

La batterie haute tension associe 192 cellules lithium-ion de type pouch (poche), en tension nominale de 800 V. Sa capacité nette atteint 113 kWh, et elle est couverte par une garantie de 10 ans ou 100 000 miles. L’autonomie annoncée va jusqu’à 600 km en cycle WLTP (375 miles).

En recharge sous 400 kW en courant continu, la batterie passe de 10 à 80 % en 16 minutes ! Bentley indique récupérer environ 161 km (100 miles) d’autonomie en sept minutes. Et si le luxe en électrique était un temps de charge plus rapide que le vulgum pecus ?

Suspension active et quatre roues directrices

C’est une première chez Bentley : le Torcal reçoit une suspension entièrement active, associée à des amortisseurs adaptatifs à deux vannes. Chaque amortisseur peut être relevé ou abaissé indépendamment, en fonction de la route et des actions du conducteur.

Le système remplace les barres antiroulis, dont le rôle est ici assuré par les amortisseurs. Chaque mode de conduite peut recevoir son propre réglage de châssis.

Les roues arrière directrices, de série, braquent jusqu’à cinq degrés. Le diamètre de braquage est ainsi ramené à 11,1 mètres. C’est important certes, mais le Torcal mesure 5 m de longueur !

Côté freinage, deux options sont proposées :

  • freins en fer classique, avec des disques de 420 mm à l’avant et 370 mm à l’arrière ;
  • freins carbone-céramique (CSiC), avec des disques de 440 mm à l’avant et 410 mm à l’arrière.

Les étriers sont disponibles en noir, rouge ou gris, et trois autres teintes sont accessibles via la personnalisation Mulliner.

Cinq mètres de long, 460 litres de coffre

Le Torcal mesure cinq mètres. Selon Bentley, c’est le plus court des modèles à quatre portes de la gamme. Le volume de coffre est de 460 litres, auquel s’ajoutent 90 litres de rangement à l’avant (les fameux frunks). La banquette arrière, à trois places, adopte pour la première fois chez Bentley un rabattement électrique (oui, cela peut paraître bizarre mais cela n’existait pas chez Bentley).

Quatre portes à ouverture et fermeture automatiques, contrôlées via des radars pour ce Torcal. La fermeture peut être déclenchée par le bouclage de la ceinture ou par l’écran central. Le conducteur ferme sa porte en appuyant sur la pédale de frein.

Design : quatre « lectures » selon Bentley

Venons-en à ce qui va sans doute le plus faire parler : le design.

L’équipe de design de Crewe, dirigée par Robin Page, présente un SUV « bas et profilé ». Elle décrit son approche en quatre étapes : les proportions, les éléments graphiques, le langage des surfaces, puis les détails.

  • Face avant : la calandre en diamant est éclairée, et la signature lumineuse reprend des éléments de la Continental T.
  • Arrière : les graphismes sont épurés, dans la continuité du concept EXP 15.
  • Carrosserie : l’habitacle s’affine vers l’arrière et met en valeur les hanches marquées.
  • Motif : le diamant revient dans l’ensemble du véhicule, parfois de façon explicite, parfois de façon abstraite.

Voilà pour le discours de la mercatique. Cependant, tant l’avant que l’arrière change totalement le style Bentley. A l’arrière, on pourrait avoir un badge BMW sans souci, ou à peu près n’importe quel gros SUV comme le Skoda Peaq.

Quant à l’avant, la forme des optiques, la signature lumineuse, la (fausse) grille de calandre éclairée…tout suinte le mauvais goût, l’ostentatoire, tandis que les Bentley jusqu’à présent jouaient la sobriété et l’élégance des lignes.

Même le Bentayga semble sage à côté de ce nouveau Torcal.

L'intérieur du Bentley Torcal respire le luxe

À bord du Bentley Torcal : laine mérinos et bois recyclé

Heureusement, l’intérieur reste plus classique. La planche de bord conserve une architecture inspirée des ailes Bentley. Des commandes physiques subsistent sur la console centrale et le volant.

Les sièges, entièrement nouveaux, offrent de série 16 réglages, le chauffage, la ventilation, des joues réglables et une fonction massage. Les options Postural Adjust et Smart Seat Climate ajustent en continu la forme du siège et la température. La finition Wellness étend le massage à l’assise.

Le Torcal introduit plusieurs matériaux inédits :

  • Tissu 100 % laine mérinos, développé avec Fox Brothers, un tisseur du Somerset. Bentley le présente comme le premier tissu automobile en laine mérinos certifié Responsible Wool Standard.
  • Noyer Ombré by Mulliner, composé de jusqu’à 1 000 couches de chutes de noyer et de papier recyclé pressées puis tranchées.
  • Aluminium Sunburst by Mulliner, dont le brossage dans trois directions rappelle les tableaux de bord en aluminium tourné des Bentley d’autrefois.

Là pour le coup, on est bien chez Bentley et dans le luxe à l’anglaise.

La palette comprend 15 teintes de cuir, dont les nouvelles Teal, Terra et Glaze, 15 teintes de Dinamica, cinq coloris de laine, six placages bois, deux finitions techniques et six finitions laquées. De quoi passer des heures sur le configurateur et trouver sa configuration favorite.

Une bande-son jouée par des musiciens…

Par contre, on n’échappe pas au côté ridicule de certains véhicules électriques. Pour compenser l’absence de moteur thermique, Bentley a conçu la Bentley Dynamic Symphony. Le son a été enregistré avec de vrais instruments, dont batterie, alto et guitare basse, en s’appuyant sur le rythme d’un V8 Bentley. Il varie selon le couple demandé et la vitesse. Son volume augmente en mode Sport, et il peut être désactivé.

Les autres sons ont eux aussi une origine concrète : le clignotant reprend l’enregistrement d’un marteau frappant du cuir dans les ateliers de sellerie, et la tonalité de l’écran tactile provient d’un verre en cristal. Rigoureusement inutile, donc totalement indispensable disait Jérôme Bonaldi.

Deux systèmes audio sont proposés : 620 W et 16 haut-parleurs, ou, avec Naim, 1 780 W et 28 haut-parleurs, avec vibreurs dans les sièges, haut-parleurs dans les appuie-têtes avant et Dolby Atmos 7.1.

L'intérieur du Bentley Torcal respire le luxe

Quatre modes d’ambiance et des aides à la conduite

Quatre modes agissent sur la lumière, le son, la climatisation et l’affichage :

  • Bentley, tourné vers le conducteur ;
  • Comfort, qui masque l’information non essentielle ;
  • Sport, avec un son plus présent et des repères visuels resserrés ;
  • Refresh, avec plus d’air frais et un éclairage plus vif.

L’habitacle reçoit des écrans OLED incurvés, une reconnaissance faciale qui charge les préférences du conducteur (sièges, volant, aides à la conduite), un affichage tête haute en réalité augmentée et une clé numérique sur smartphone.

Vingt-cinq radars, capteurs et caméras alimentent les aides à la conduite. La voiture peut reculer seule jusqu’à un point identifié pour laisser passer un obstacle sur une route étroite. Elle propose aussi une aide pour le remorquage, les créneaux et le stationnement en garage, un stationnement à distance par application et des manœuvres mémorisées. Un toit ouvrant en verre commutable, baptisé Frosted Diamond, complète l’équipement.

Notre avis, par leblogauto.com

Evidemment, vous l’aurez compris, nous sommes circonspects sur ce nouveau design Bentley. Non pas que nous soyons conservateurs, mais ici, on a l’impression d’une perte d’identité. On pourrait changer le log pour Hongqi à l’avant, ou plein d’autres à l’arrière que cela ne choquerait pas.

Heureusement qu’il reste l’intérieur et tout ce luxe. Bon, comme pour la Ferrari Luce, nous ne sommes pas la cible. Alors Bentley comme Ferrari ? Raison contre tout le monde ?

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F1 : Isack Hadjar continue chez Red Bull en 2027, Esteban Ocon dans l’expectative

Isack Hadjar a été confirmé pour une deuxième saison en Formule 1 chez Red Bull, aux côtés du quadruple champion du monde Max Verstappen. Le Français a fait ses débuts en 2026 dans l’écurie première après une première saison au sein de l’écurie sœur Racing Bulls , et a impressionné par sa vitesse dans un baquet réputé difficile voire « maudit », celui de second pilote chez Red Bull.

En effet, après avoir lessivé de nombreux pilotes (Gasly, Albon, Perez, Lawson, Tsunoda), la 2e voiture trouve enfin un pilote compétitif, plus proche en vitesse pure de Verstappen et capable d’aller chercher régulièrement des points. Hadjar profite peut-être aussi de la nouvelle philosophie de l’équipe insufflée par Laurent Mekies, bien différente de l’approche sous Christian Horner. 

Retour de blessure

Le Français fait son retour en Azerbaïdjan ce week-end après avoir manqué trois courses en raison d’une blessure au poignet. Voilà donc une bonne nouvelle qui devrait lui permettre de reprendre son volant avec sérénité. 

« Nous sommes très enthousiastes à l’idée de poursuivre notre aventure avec Isack », a déclaré Laurent Mekies, le patron de l’écurie Red Bull.  Depuis son arrivée parmi nous en début d’année, il a été exceptionnel sur et en dehors des circuits, surtout si l’on considère qu’il ne s’agit que de sa deuxième saison en Formule 1, ce qui a rendu la prolongation de son contrat une décision facile à prendre. » 

« Dès le début, Isack s’est investi pleinement dans l’équipe, passant chaque minute à l’usine avec ses ingénieurs pour développer la voiture, toujours désireux d’apprendre et de s’améliorer. »  Dès ce premier week-end à Melbourne, on pouvait voir qu’il avait géré cette nouvelle étape avec un sang-froid remarquable et qu’il avait mérité sa place à ce poste. » 

Malgré son absence à Zandvoort, Monza et Madrid, Hadjar conserve sa huitième place au classement, grâce notamment à un premier podium, perdu puis récupéré, avec Red Bull à Monaco et à une série de sept arrivées consécutives dans le top six.

« Je suis vraiment ravi de continuer avec Oracle Red Bull Racing », a déclaré le pilote de 21 ans. « Il y a tellement de personnes talentueuses dans l’usine, et on est conscient du privilège de piloter pour une équipe aussi incroyable aux côtés d’un quadruple champion du monde comme Max. » 

« Dès ma signature, je me suis engagé à me consacrer pleinement à l’équipe, et grâce au soutien de Laurent et de tous les habitants de Milton Keynes, j’ai pu justifier la confiance qu’ils m’ont accordée. Je cherche constamment à écouter, à apprendre et à me surpasser chaque jour, ce qui ne fait qu’accroître mon enthousiasme pour l’avenir. » 

Ocon : stop ou encore ?

Si l’avenir de Isack Hadjar est donc assuré pour l’an prochain, la situation est bien différente pour Esteban Ocon.   Le contrat d’Esteban Ocon avec l’écurie américaine Haas expire en fin d’année, mais comme on le pressentait depuis un bon moment, le pilote français s’est dit « libre de tout engagement » pour 2027, confirmant ainsi qu’il ne fait plus partie des plans de Haas.

On se souvient que le patron de l’écurie, Ayao Komatsu, avait dès l’entame de la saison mis la pression sur le Français en manifestant une certaine insatisfaction sur ses performances. Le pilote Normand réalise un début de saison compliqué avec seulement trois points inscrits, tandis que son coéquipier et concurrent direct Oli Bearmann a réussi à en récolter 18.

Depuis quelques courses, l’équilibre s’est rétabli et Ocon a même repris un peu le dessus sur Bearman, mais cela ne suffit pas. D’ailleurs, son éviction ne serait pas seulement motivée par des raisons sportives. Haas a besoin d’appuis financiers et le profil de Rafael Camara, Brésilien engagé en F2 et pouponné par Ferrari ( et par la même occasion motoriste de Haas) pèse lourd dans la balance. 

Une chance liée à Alonso ?

Désireux de rester en F1, Esteban Ocon estime qu’il n’a pas encore réalisé tout ce qu’il voulait sur la piste, lui qui est présent depuis 2016 : « J’ai disputé près de 200 courses, ce qui est beaucoup, mais je ne suis pas satisfait de ce que j’ai fait et de ce que j’ai accompli jusqu’à présent. Quand je vois certains de mes collègues avec lesquels j’ai couru, ils remportent tous des courses, partent en pole position, et c’est là que je veux être moi aussi. J’ai encore beaucoup à apporter à ce sport, je ne cherche pas à faire autre chose », a raconté celui qui a remporté le seul Grand Prix de sa carrière avec Alpine en Hongrie en 2021. 

Esteban Ocon a confirmé être en discussion avec d’autres équipes. Une piste plausible, et la plus engageante, pourrait le conduire vers Aston Martin, mais cela dépendra surtout du choix de Fernando Alonso, dont on ne connaît pas encore la décision pour 2027. Bien que la F1 et Aston Martin souhaitent le conserver, le champion du monde 2005/2006, assez désabusé par les performances de sa monoplace et par la nouvelle règlementation, pourrait préférer un retour dans le WEC.

Ce serait quand même cocasse que la place d’Ocon en F1 soit sauvée par une retraite d’Alonso, avec lequel la cohabitation s’était terminée assez amèrement au temps d’Alpine.

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Denza Z9S : lancement chinois le 23 septembre

La berline électrique Denza Z9S sera lancée en Chine le 23 septembre, avec des prix débutant à 319 800 yuans, une autonomie record de 1 100 km CLTC ou une puissance combinée de 1 210 chevaux selon la version choisie.

Le constructeur automobile chinois Denza, filiale premium de BYD, s’apprête à commercialiser officiellement sa nouvelle berline électrique Z9S sur le marché intérieur chinois. Après une phase de précommande déjà bien engagée, le modèle sera officiellement lancé le 23 septembre, avec des tarifs préliminaires compris entre 319 800 et 389 800 yuans selon les trois versions proposées.

Une autonomie record de 1 100 km en cycle CLTC

La version Flash Charging Flagship, proposée à 349 800 yuans, se distingue par l’autonomie la plus longue de la gamme, avec un cycle CLTC annoncé jusqu’à 1 100 kilomètres. Denza qualifie ce chiffre de record pour un véhicule électrique à batterie produit en série, une performance qui positionnerait ce modèle parmi les références du segment des berlines électriques longue autonomie en Chine. La version de base, facturée 319 800 yuans, affiche pour sa part une autonomie de 920 kilomètres selon le même cycle d’homologation chinois.

Il convient toutefois de préciser que ce record d’autonomie ne concerne pas la version la plus performante en matière d’accélération, les deux caractéristiques phares du véhicule électrique se répartissant sur des configurations distinctes plutôt que sur un seul et même modèle.

Une version haut de gamme à 1 210 chevaux et 2,68 secondes au 0 à 100 km/h

Pour les acheteurs privilégiant la performance pure, Denza propose une version Z9S haut de gamme équipée du système e³, qui adopte une architecture technique radicalement différente. Cette configuration embarque trois moteurs électriques développant une puissance combinée de 890 kilowatts, soit l’équivalent d’environ 1 210 chevaux. Cette motorisation permet un temps d’accélération de 0 à 100 km/h en seulement 2,68 secondes, un chiffre digne des hypercars les plus performantes du marché automobile mondial. En contrepartie de cette puissance électrique impressionnante, l’autonomie de cette version haut de gamme redescend à 780 kilomètres en cycle CLTC, confirmant l’arbitrage technique opéré par le constructeur entre performance dynamique et distance parcourable.

Des dimensions généreuses et un équipement technologique complet

Sur le plan des dimensions, la Denza Z9S se positionne comme une grande berline électrique à quatre portes, mesurant 5 090 millimètres de longueur pour un empattement de 3 025 millimètres, des cotes qui la placent dans la catégorie des berlines premium de grande taille. Le véhicule embarque une suspension pneumatique DiSus-A, un système de direction aux quatre roues ainsi que des portières sans encadrement, des éléments techniques habituellement réservés aux modèles les plus haut de gamme du marché automobile chinois.

La berline électrique intègre également la suite d’assistance à la conduite God’s Eye 5.0, technologie développée par le groupe BYD pour équiper ses différentes marques. La direction arrière contribue par ailleurs à réduire significativement le rayon de braquage du véhicule, avec un rayon annoncé de 4,75 mètres pour la version haut de gamme, un atout non négligeable pour la maniabilité d’un véhicule aux dimensions aussi imposantes.

Un déploiement commercial déjà bien avancé

Le calendrier de lancement de la Denza Z9S s’inscrit dans une stratégie commerciale progressive. Dès le 5 septembre, des exemplaires de démonstration étaient déjà présents dans 334 showrooms répartis dans 166 villes chinoises, témoignant d’un maillage commercial particulièrement dense pour ce nouveau modèle électrique. Les précommandes avaient été ouvertes le 3 août, à l’occasion des débuts du véhicule au salon automobile de Chengdu, avant que le modèle ne franchisse désormais l’étape de son lancement commercial complet sur le marché chinois.

Les prix définitifs seront communiqués le 23 septembre, mais la fourchette annoncée entre 319 800 et 389 800 yuans donne déjà une bonne indication du positionnement tarifaire de cette berline électrique. Les futurs acheteurs devront ainsi arbitrer entre l’autonomie maximale de 1 100 kilomètres en cycle CLTC de la version Flash Charging Flagship, ou la puissance du système à trois moteurs de 890 kilowatts capable d’un 0 à 100 km/h en seulement 2,68 secondes.

Notre avis, par leblogauto.com

La stratégie commerciale de Denza, consistant à séparer le record d’autonomie et la performance maximale entre deux versions distinctes, illustre une segmentation fine visant à répondre à des attentes clients différenciées au sein d’une même gamme de véhicule électrique. L’autonomie de 1 100 kilomètres en cycle CLTC, si elle se confirme comme record pour un véhicule de série, constituerait un argument commercial fort face à la concurrence chinoise et internationale sur le segment des berlines électriques longue distance. Le déploiement dans 334 showrooms répartis sur 166 villes chinoises avant même le lancement officiel témoigne de la puissance logistique du groupe BYD, propriétaire de la marque Denza, pour assurer une couverture commerciale rapide et étendue. Reste à savoir si ces performances techniques, particulièrement impressionnantes sur le papier, se traduiront par des volumes de ventes à la hauteur des ambitions affichées par le constructeur sur un marché chinois des véhicules électriques déjà extrêmement concurrentiel.

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Tesla dévoile son Superchargeur Accordion 2026

Tesla lance un nouveau format de Superchargeur baptisé Accordion, capable de transporter seize bornes de recharge en un seul camion et de réduire les coûts d’installation de 20 %.

Tesla franchit une nouvelle étape dans le déploiement de son réseau de recharge rapide avec le lancement du Superchargeur Accordion, un dispositif conçu pour accélérer considérablement l’installation de bornes électriques tout en réduisant les coûts logistiques associés. Cette innovation industrielle illustre la volonté du constructeur automobile de multiplier les points de recharge sans multiplier les contraintes techniques sur le terrain.

Un module préassemblé en usine pour accélérer le déploiement

Le nouveau Superchargeur Accordion se distingue par un niveau de préparation industrielle inédit. Chaque module regroupe huit stalles de recharge, une armoire de puissance V4, l’ensemble du câblage électrique ainsi que des bases en béton, le tout fabriqué directement en usine avant expédition. Cette conception permet à Tesla de livrer l’équipement nécessaire à seize bornes de recharge dans un seul camion, une prouesse logistique qui réduit significativement le temps et les coûts liés à l’installation sur site.

Selon le constructeur automobile, cette approche permet de diminuer les coûts d’installation de 20 %, le matériel pouvant être mis en service presque immédiatement après son raccordement électrique. La principale différence avec l’Unité Pliable présentée au printemps réside dans la géométrie d’installation retenue par les ingénieurs de Tesla. Alors que les blocs pliants avaient été conçus prioritairement pour un positionnement sur trottoir, le format Accordion peut, lui, être déployé directement entre des places de stationnement déjà existantes, offrant ainsi une flexibilité d’implantation nettement supérieure pour les exploitants de parkings et de stations de recharge.

Une puissance de charge basée sur l’architecture V4

Sur le plan technique, les nouvelles bornes s’appuient sur l’architecture V4 actuellement déployée par Tesla. Le constructeur automobile annonce officiellement une puissance pouvant atteindre 500 kW pour un véhicule de tourisme, tandis qu’une seule armoire de puissance V4 peut délivrer jusqu’à 1,2 mégawatt au total, une capacité permettant d’alimenter simultanément plusieurs points de charge rapide. Cette technologie de recharge ultra-rapide n’est pas une nouveauté isolée : elle est déjà opérationnelle en Europe, où le tout premier site complet équipé de l’architecture V4, offrant jusqu’à 500 kW de puissance, a ouvert ses portes en Norvège dès le mois de juin.

Le format Accordion présente également un avantage logistique majeur, puisqu’un seul camion peut transporter deux modules de huit stalles chacun. Cette optimisation du transport permet de déplacer vers l’usine une part importante du travail auparavant réalisé directement sur le terrain, qu’il s’agisse de l’installation des poteaux de recharge ou de la mise en place de l’infrastructure de câblage électrique nécessaire au fonctionnement des bornes.

Un réseau de recharge ouvert à d’autres constructeurs automobiles

Cette montée en gamme du réseau de Superchargeurs Tesla prend une dimension particulière en Europe, où l’infrastructure de recharge rapide devient progressivement accessible à des véhicules d’autres marques que Tesla. À partir du quatrième trimestre 2026, les propriétaires de modèles Volvo entièrement électriques pourront ainsi accéder, via l’application Volvo, à plus de 20 000 Superchargeurs répartis sur le continent européen. Le nouveau format Accordion devrait précisément accélérer l’expansion physique de ce réseau de recharge, en particulier dans les zones de stationnement déjà aménagées, où l’espace disponible pour de nouvelles infrastructures reste souvent limité.

Cette stratégie d’ouverture du réseau Tesla à d’autres constructeurs automobiles, combinée à l’accélération du rythme d’installation permise par ce nouveau module préfabriqué, positionne le groupe américain comme un acteur central de l’écosystème de recharge rapide en Europe, bien au-delà de sa propre gamme de véhicules électriques.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Superchargeur Accordion illustre une évolution logique de la stratégie industrielle de Tesla, qui cherche désormais à optimiser la vitesse de déploiement de son réseau de recharge autant que sa puissance technique. La capacité à transporter seize bornes complètes dans un seul camion constitue une avancée logistique significative, particulièrement adaptée aux contraintes urbaines européennes où l’espace disponible pour de nouvelles infrastructures reste souvent restreint. L’ouverture progressive du réseau Superchargeur à des marques tierces comme Volvo confirme que Tesla ne se contente plus de servir sa propre clientèle, mais ambitionne de devenir un fournisseur d’infrastructure de recharge à l’échelle du marché automobile électrique européen dans son ensemble. Cette convergence entre standardisation industrielle et ouverture multimarque pourrait accélérer durablement le maillage du territoire européen en bornes de recharge rapide, un enjeu central pour soutenir la transition vers l’électromobilité.

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Nissan PIXO : la cousine électrique de la Renault Twingo sera produite en Slovénie

Nissan dévoile la PIXO, une petite voiture électrique qui reprend une base très proche de la Renault Twingo. Elle sera produite par Renault à Novo Mesto, en Slovénie, avec des livraisons prévues début 2027.

Une Nissan PIXO très proche de la Renault Twingo

Nissan présente donc une nouvelle citadine électrique destinée au marché européen. Baptisée PIXO (*), elle a été conçue officiellement par Nissan et sera fabriquée par Renault dans l’usine de Novo Mesto, en Slovénie.

La PIXO s’inscrit dans le même environnement industriel que la Renault Twingo ou le nouveau Dacia Spring. Le modèle reprend ainsi le principe d’une petite voiture électrique destinée principalement aux usages urbains, avec un gabarit compact et quatre places. Difficile de masquer sa proximité avec la Twingo.

Nissan annonce une longueur de 3,796 mètres pour 1,79 mètre de large. Le véhicule dispose également de sièges arrière coulissants et indépendants afin de moduler l’espace disponible à bord. Comme la Twingo, mais pas comme le Spring qui n’a pas cet avantage.

259 km d’autonomie et recharge rapide pour la Nissan Pixo

La PIXO reçoit une batterie lithium-fer-phosphate, une première pour un modèle Nissan en Europe selon le constructeur. Son autonomie annoncée atteint 259 km. Evidemment, économies oblige, c’est la même batterie pour tout le monde, pas de jaloux.

La recharge rapide en courant continu de 50 kW est proposée de série. Nissan indique un passage de 15 à 80 % en 28 minutes. La recharge en courant alternatif peut atteindre 11 kW.

La voiture dispose également de la technologie e-Pedal, permettant de gérer l’accélération, la décélération et l’arrêt à l’aide de la seule pédale d’accélérateur, comme sur une auto-tampon.

L'intérieur de la Nissan Pixo tente de masquer celui de la Twingo

Un petit gabarit avec 356 litres de coffre

Avec ses dimensions réduites, la PIXO est destinée aux déplacements dans les rues étroites et aux stationnements urbains. Son rayon de braquage est annoncé à 9,9 mètres. Mais, elle peut aussi s’aventurer en péri-urbain, à la campagne, et pourquoi pas envisager des trajets plus « longs » (à condition de prendre son temps).

Nissan revendique par ailleurs un volume de coffre de 356 litres avec les sièges arrière relevés, auquel s’ajoute un compartiment de 50 litres destiné notamment aux câbles et autres accessoires. Hélas, il est toujours sous le plancher du coffre qu’il faut vider pour y accéder. L’habitacle compte également 18 litres de rangements disséminés.

La motorisation électrique développe une puissance maximale de 60 kW.

Cette Nissan Pixo se veut fun et décalée

Google Gemini et reconnaissance faciale à bord

La PIXO embarque Google intégré, avec notamment Google Maps et l’assistant Gemini. Celui-ci peut être utilisé pour la navigation, le divertissement et la communication par commande vocale.

Le système est annoncé disponible dès le lancement en 16 langues et dialectes. La voiture reçoit aussi une reconnaissance faciale destinée à identifier le conducteur et à appliquer ses réglages personnalisés.

L’équipement repose sur un écran conducteur de 7 pouces et un écran tactile central de 10 pouces. L’application MyNissan permet pour sa part de gérer certaines fonctions du véhicule, dont la recharge. Pas de surprise, c’est équivalent à la Twingo.

Une production Renault à Novo Mesto

Le développement de la PIXO illustre le partenariat entre Nissan et Renault. Esthétiquement, on reconnait la Twingo avec une face avant modifiée. L’arrière est très peu modifié lui aussi. Au final, on a une personnalité différente, mais avec un bémol : les lignes arrondies de la Twingo tranchent avec les lignes tendues des modifications de cette Pixo.

Autant ce n’est pas flagrant sur le Dacia Spring, autant ici, oui. Au moins elle a une vraie différence avec les feux par exemple. Mais reconnaitra-t-on une Nissan dans la rue ? A voir.

A l’intérieur, si on ne peut pas changer l’arrangement des buses d’air, etc. au moins Nissan a revu le design de la partie haute de la planche de bord. Ici aussi on a une différence entre les contre-portes arrondies et cette planche de bord plus anguleuse. Etrange.

La Slovénie en fête

La production aura lieu dans l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie. Les livraisons aux clients doivent débuter au début de l’année 2027.

Nissan précise que les tarifs, les spécifications propres à chaque marché et les informations concernant les précommandes seront communiqués à partir de décembre 2026. Il est à parier que Renault ne laissera pas Nissan casser les prix et venir sur les platebandes de la Twingo.

(*) La Nissan Pixo a déjà existé. Déjà à l’époque, c’était une soeur technique de la Suzuki Alto, vendue de 2008 à 2014.

Caractéristiques techniques

Spécifications techniques

Nissan PIXO

Dimensions

Longueur hors tout

3,796mm

Empattement

2,492mm

Hauteur à vide

1,512mm

Largeur hors tout (sans les rétroviseurs)

1,790mm

Porte-à-faux avant

741mm

Porte-à-faux arrière

563mm

Garde au sol

140mm

Rayon de braquage

9,9m

EV

Batterie

27,5 kWh LFP

Autonomie maximum

259 km WLTP

Recharge en courant continu (DC)

50 kW, 15–80% en environ 28 minutes

Recharge en courant alternatif (AC)

11 kW (bi-directionelle)

Puissance

60 kW

Volume du coffre

Sièges non rabattus

356 l VDA

Sièges arrière rabattus

1221 l  VDA

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L’ancienne du jour : Lancia Delta HF Integrale 8V 1988 entièrement restaurée à vendre, l’originale en Rosso Monza

L’ancienen du jour : Lancia Delta HF Integrale 8V 1988 entièrement restaurée à vendre, l'originale en Rosso Monza
L’ancienen du jour : Lancia Delta HF Integrale 8V 1988 entièrement restaurée à vendre, l'originale en Rosso Monza

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Lancia Delta HF Integrale occupe une place à part dans l’histoire des voitures de performance. Née directement du programme Groupe A de Lancia en compétition, elle est l’une des rares voitures à avoir réussi la traversée entre la course et la route sans perdre son âme. Lancia a remporté six titres consécutifs de constructeurs au Championnat du Monde des Rallyes entre 1987 et 1992 avec cette architecture, ce qui reste l’une des séquences de domination les plus impressionnantes de l’histoire du rallye.

Parmi les différentes évolutions de l’Integrale, la version 8 soupapes de 1988 représente le point de départ, la forme la plus brute et la moins édulcorée du concept. Avant que les versions 16V et Evoluzione ne viennent affiner la formule, la 8V posait les bases : quatre roues motrices permanentes, moteur turbocompressé de 2,0 litres, transmission manuelle cinq rapports, carrosserie compacte à hayon. Le résultat était une voiture capable de tenir tête à des machines bien plus puissantes sur route ouverte, grâce à une traction et une agilité hors du commun pour l’époque.

Aujourd’hui, les premières Integrale 8V en état vraiment soigné se font rares. La plupart ont subi des modifications, des réparations approximatives ou des années d’abandon. Trouver un exemplaire restauré avec rigueur, accompagné d’un dossier complet, relève d’une occasion peu fréquente sur le marché français.

L’ancienen du jour : Lancia Delta HF Integrale 8V 1988 entièrement restaurée à vendre, l'originale en Rosso Monza

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La Delta Integrale de 1988 porte l’esthétique de son époque avec une cohérence remarquable. Giorgetto Giugiaro avait dessiné la Delta ordinaire pour Lancia, et la transformation en Integrale s’était faite par ajouts progressifs et fonctionnels : élargisseurs d’ailes pour loger les voies plus larges, sorties d’air sur le capot pour refroidir le turbo, jantes Speedline au profil caractéristique. Rien n’est gratuit dans ce dessin, chaque détail répond à une exigence technique. C’est précisément ce qui lui confère une cohérence visuelle que les voitures pensées pour séduire au premier coup d’œil peinent souvent à atteindre.

La couleur Rosso Monza de cet exemplaire accentue la présence de la carrosserie. L’intérieur en daim gris avec tissu à motif « arc-en-ciel » est l’un des éléments signature des Integrale de cette génération : reconnaissable entre mille, il est aujourd’hui un marqueur d’authenticité que les collectionneurs recherchent activement. Les tapis avant brodés « HF Integrale » complètent un habitacle dont l’identité visuelle est restée dans les mémoires.

Témoignages

Peter Robinson, journaliste pour Autocar, écrivait lors de son essai de la Delta Integrale : « C’est l’une des voitures les plus satisfaisantes que j’aie jamais conduites, capable d’une précision chirurgicale et d’une rapidité déconcertante sur des routes que d’autres voitures jugent infranchissables. » Cette appréciation, formulée à l’époque de la sortie du modèle, résume ce que les propriétaires actuels confirment encore régulièrement dans les clubs et rassemblements spécialisés : la Delta Integrale est une voiture qui récompense le conducteur, sans jamais le mettre en situation de confort passif.

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Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le moteur est un quatre-cylindres en ligne de 2,0 litres à huit soupapes, équipé d’un turbocompresseur. Sur cet exemplaire, le bloc a été entièrement reconstruit dans le cadre de la restauration menée entre 2019 et 2024. Le turbocompresseur a lui aussi été révisé. La courroie de distribution a été remplacée en 2023, avec environ 1 000 km parcourus depuis cette intervention. Un service de rodage post-reconstruction a ensuite été réalisé par le spécialiste néerlandais Autobedrijf Budel à Utrecht en mai 2024, à 155 600 km indiqués au compteur.

Le caractère de ce moteur est marqué par la montée en pression du turbo, typique des architectures de l’époque. Sous les 3 000 tr/min, la voiture se conduit avec docilité. Au-delà, la poussée du turbo transforme la proposition : la Delta Integrale livre alors tout ce qui a fait sa réputation en compétition. Cette dualité, entre quotidien gérable et performances franches à régime élevé, est l’une des raisons pour lesquelles le modèle a conservé une base de fans aussi fidèle.

Châssis et tenue de route

Le système de transmission intégrale permanente est le cœur du comportement de la Delta Integrale. Là où beaucoup de voitures de performance de l’époque misaient sur la puissance pure, Lancia avait compris que la motricité et l’équilibre primaient sur les chiffres bruts. Le résultat est une voiture qui accroche littéralement la route dans des conditions où ses contemporaines à propulsion perdaient pied. La boîte de vitesses manuelle cinq rapports de cet exemplaire a été remise à neuf lors de la restauration, ce qui garantit des passages de rapports nets et précis.

Les jantes Speedline « Teledial » de 38 cm (15 pouces) d’origine, restaurées et finies en gris foncé avec lèvres usinées, sont chaussées de pneumatiques Vredestein Ultrac neufs. Ces jantes sont un élément d’authenticité important pour les collectionneurs : les remplacer par des alternatives modernes aurait dénaturé l’esthétique et la valeur patrimoniale de la voiture.

Vie à bord aujourd’hui

Monter dans une Delta Integrale 8V en 1988, c’était entrer dans un cockpit conçu pour l’efficacité. En 2026, l’expérience reste cohérente avec cette philosophie. L’instrumentation Veglia Borletti au tableau de bord donne des informations directes et lisibles. Le volant sport trois branches en cuir offre une prise en main franche. Les sièges en daim gris enveloppent correctement sans chercher à concurrencer les baquets sportifs modernes. L’ensemble est fonctionnel, sans superflu, à l’image de la voiture elle-même. Le toit ouvrant, les vitres électriques avant, le dégivreur et l’essuie-glace de lunette arrière constituent l’équipement de série de cet exemplaire, confirmant qu’il s’agissait d’une version bien dotée pour son époque.

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Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

Les Integrale 8V premières séries sont en voie de raréfaction sur le marché européen. Beaucoup ont été modifiées, accidentées ou simplement mal entretenues au fil de leurs trente-cinq ans d’existence. La fenêtre pour acquérir un exemplaire dans un état documenté et proche de l’origine se referme progressivement. Les versions 16V et Evoluzione ont longtemps concentré l’attention des collectionneurs, ce qui a maintenu les prix des 8V à un niveau plus accessible, mais cet écart tend à se réduire à mesure que la rareté des bons exemplaires se confirme.

La Delta Integrale bénéficie par ailleurs d’une communauté de passionnés active, de clubs spécialisés et d’un réseau de techniciens compétents, notamment aux Pays-Bas et en Italie, ce qui facilite la recherche de pièces et d’expertise technique. Sa légitimité sportive ne souffre d’aucune contestation, et son statut dans l’histoire du rallye mondial lui assure une reconnaissance durable.

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Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La Delta Integrale est une voiture des années 1980 construite en Italie, et sa résistance à la corrosion n’a jamais été son point fort. Les passages de roue, les bas de caisse et les planchers sont les zones à surveiller en priorité sur tout exemplaire. Les joints de culasse sont une faiblesse connue du moteur 8V lorsque le refroidissement n’a pas été correctement entretenu. Les systèmes électriques peuvent être capricieux sur les voitures dont le câblage n’a pas été revu.

Coûts d’entretien réalistes

Un entretien sérieux d’une Delta Integrale suppose de s’adresser à un spécialiste Lancia ou à un technicien connaissant précisément ce modèle. Les pièces d’origine se trouvent encore, mais leur prix a augmenté significativement ces dernières années avec la hausse de la cote du modèle. Prévoir un budget annuel d’entretien cohérent avec celui d’une voiture de collection ancienne à usage régulier reste indispensable, même sur un exemplaire fraîchement restauré.

Points à vérifier avant achat

  • Demander le dossier complet de restauration avec les factures originales, qui totalise plus de 50 000 € de dépenses selon le vendeur.
  • Vérifier la cohérence des kilométrages entre les factures néerlandaises et le compteur actuel (156 000 km).
  • Contrôler l’état du turbocompresseur révisé : fuites d’huile, jeu axial, fumée au démarrage.
  • Inspecter les seuils, passages de roue et planchers pour toute trace de corrosion résiduelle ou de traitement récent masquant un problème.
  • S’assurer que les documents d’importation depuis les Pays-Bas sont complets et que la carte grise française est en règle.
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Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données publiées par Argus Classic et les observations des plateformes spécialisées comme LesAnciennes.com et Mobile.de, la cote des Delta Integrale varie sensiblement selon la version et l’état. Les 16V et Evoluzione ont longtemps dominé les estimations, mais les 8V de première série en très bon état progressent régulièrement. Le tableau ci-dessous donne un aperçu des fourchettes constatées sur le marché européen en 2025-2026.

VersionÉtat moyenBon étatExceptionnel / restauré
Delta HF Integrale 8V (1987-1989)18 000 – 25 000 €28 000 – 38 000 €40 000 – 55 000 €
Delta HF Integrale 16V (1989-1991)22 000 – 30 000 €35 000 – 50 000 €55 000 – 75 000 €
Delta HF Integrale Evoluzione I (1991-1993)30 000 – 45 000 €50 000 – 70 000 €75 000 – 100 000 €
Delta HF Integrale Evoluzione II (1993-1995)35 000 – 55 000 €60 000 – 85 000 €90 000 – 130 000 €

À 42 000 €, cet exemplaire se positionne dans la fourchette haute des 8V en état exceptionnel, ce qui se justifie par le niveau de restauration documenté.

L’ancienen du jour : Lancia Delta HF Integrale 8V 1988 entièrement restaurée à vendre, l'originale en Rosso Monza
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L’exemplaire actuellement à vendre

Cette Delta HF Integrale 8V a été immatriculée pour la première fois en avril 1988. Elle a ensuite été importée aux Pays-Bas en avril 1995, où elle est restée plus de trente ans avant d’être rapatriée en France en 2026. C’est aujourd’hui depuis Limoux, dans l’Aude, qu’elle est proposée à la vente.

La restauration a été conduite entre 2019 et 2024 par un spécialiste Lancia. Le vendeur précise qu’environ 80 % des composants de la voiture ont été renouvelés, reconstruits ou améliorés au cours de ce chantier. Le moteur turbocompressé de 2,0 litres a été entièrement reconstruit, le turbocompresseur révisé, la boîte de vitesses remise à neuf. La courroie de distribution a été remplacée en 2023, à environ 1 000 km du kilométrage actuel de 156 000 km. Un service de rodage a suivi chez Autobedrijf Budel à Utrecht en mai 2024, avant qu’un nouveau service complet soit réalisé en préparation à la vente.

La présentation extérieure en Rosso Monza est l’une des teintes les plus appréciées sur ce modèle. L’intérieur en daim gris avec tissu « arc-en-ciel » est intact et caractéristique des premières Integrale. Les jantes Speedline « Teledial » de 38 cm d’origine ont été restaurées et chaussées de pneumatiques Vredestein Ultrac neufs. Le dossier complet de restauration, incluant factures détaillées et documentation photographique extensive pour plus de 50 000 € de dépenses, est disponible sur demande auprès du vendeur. Le prix demandé est de 42 000 €.

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Notre avis

La Delta HF Integrale 8V de 1988 est l’une de ces voitures dont la légitimité historique est incontestable. Cet exemplaire précis présente un argument sérieux : une restauration documentée avec rigueur, un niveau d’investissement qui dépasse le prix de vente demandé, et une présentation cohérente avec l’authenticité que les collectionneurs recherchent. La provenance néerlandaise longue durée est un point positif en termes de corrosion, les Pays-Bas étant un marché connu pour la conservation des véhicules anciens.

Les 156 000 km sont un kilométrage réel pour une voiture de cet âge, mais ils doivent être lus à la lumière de la reconstruction complète du moteur. La question centrale pour un acheteur sérieux sera de vérifier la qualité d’exécution de la restauration sur place, et de s’assurer que le dossier photographique confirme ce qui est annoncé. À 42 000 €, le prix est dans le haut de la fourchette pour une 8V, mais il reste cohérent avec le marché actuel pour un exemplaire dans cet état.

Voir l’annonce de cette Lancia Delta HF Integrale 1988 sur LesAnciennes.com

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En résumé

Cette Lancia Delta HF Integrale 8V de 1988 en Rosso Monza est l’une des premières Integrale, celle que les passionnés considèrent comme la plus pure des déclinaisons du modèle. Elle a fait l’objet d’une restauration extensive entre 2019 et 2024, avec plus de 50 000 € de travaux documentés incluant la reconstruction complète du moteur, la révision du turbo et la remise à neuf de la boîte de vitesses. L’intérieur en daim gris à motif arc-en-ciel et les jantes Speedline Teledial d’origine restaurées confirment un souci d’authenticité rare sur le marché actuel. Visible à Limoux dans l’Aude, elle est proposée à 42 000 € avec un dossier complet de restauration disponible sur demande. Pour un amateur de voitures de compétition homologuées des années 1980, c’est un dossier à examiner sérieusement.

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Aide carburant : le gouvernement élargit le dispositif des « grands rouleurs » à 5,5 millions de Français

Un homme habillé en polaire rouge, fait le plein d'essence d'une voiture avec un pistolet de pompe a essence vert.

L’aide carburant destinée aux travailleurs qui utilisent leur voiture pour aller travailler est prolongée jusqu’à la fin de l’année 2026. Son montant atteint 100 euros pour trois mois et le dispositif est élargi à 5,5 millions de bénéficiaires potentiels.

Une aide de 100 euros pour octobre à décembre

Le gouvernement a annoncé le 22 septembre le renouvellement de l’aide destinée aux travailleurs « grands rouleurs ». Le dispositif est prolongé pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.

L’aide forfaitaire atteint 100 euros pour ces trois mois. Elle correspond à une prise en charge équivalente à 40 centimes d’euro par litre de carburant, contre 20 centimes auparavant. Evidemment, ce calcul étatique dépend des kilomètres que vous effectuez.

Le dispositif précédent concernait environ 3 millions de personnes. Avec son élargissement, le gouvernement estime que 5,5 millions de Français pourront désormais en bénéficier.

Des plafonds de revenus relevés

L’aide concerne les personnes qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail et qui remplissent les conditions de revenus et de distance prévues par le dispositif. Les plafonds sont relevés.

Pour cette nouvelle période, elle peut concerner les personnes gagnant jusqu’à :

  • 2 050 euros nets par mois pour une personne seule ;
  • 4 070 euros nets par mois pour un couple ;
  • 6 100 euros nets par mois pour un couple avec deux enfants.

Une condition liée à l’utilisation du véhicule s’applique également. Le trajet entre le domicile et le lieu de travail doit représenter au moins 15 kilomètres, ou le véhicule doit être utilisé pour parcourir 8 000 kilomètres par an.

Les bénéficiaires précédents n’ont pas de nouvelle démarche à effectuer

D’un côté, les Français qui ont déjà bénéficié de l’aide de 100 euros couvrant la période d’avril à septembre 2026 recevront automatiquement la nouvelle aide.

Aucune démarche supplémentaire n’est donc prévue pour ces bénéficiaires.

De l’autre côté, pour les autres personnes susceptibles d’entrer dans le dispositif, les modalités de demande restent celles prévues pour l’aide « grands rouleurs ». Cependant, il faut savoir qu’une grande partie des bénéficiaires potentiels n’ont pas fait la demande la première fois. Soit par fierté, soit par manque d’information.

Une aide distincte de la prime carburant versée par l’employeur

Le gouvernement annonce également une évolution de la prime carburant que l’employeur peut verser à un salarié pour ses frais de carburant liés aux trajets entre le domicile et le lieu de travail.

Son plafond de défiscalisation est porté à 1 000 euros, contre 600 euros précédemment. Cette prime peut être versée par l’employeur et bénéficie, dans la limite annoncée, d’une exonération de fiscalité et de cotisations sociales.

Aide carburant : des mesures chiffré à 450 millions d’euros

L’extension de l’aide aux « grands rouleurs » s’inscrit dans un ensemble de mesures annoncées par le gouvernement face à la hausse des prix des carburants.

Ainsi, le coût total annoncé pour ces différents dispositifs atteint 450 millions d’euros. Des mesures spécifiques sont également prévues ou prolongées pour certains secteurs professionnels, notamment le BTP, l’agriculture, les transports, l’aide à domicile et les infirmiers libéraux.

A quand la revalorisation du barème kilométrique ?

La présentation des 100 € comme « 40 c€/l » est trompeuse. En effet, le dernier trimestre à 2×15 km par jour, c’est environ 1 800 km. A 5 l/100 km cela donne 90 litres et donc une aide de plus de 1 € par litre consommé. Sauf que si on passe à 36 km de distance domicile-travail et une consommation de 6 l/100 km, on retombe sur les 40 c€/l.

On a donc une aide ciblée, mais pas équitable. D’ailleurs, le Gouvernement n’a pas (encore ?) parler de revoir le barème kilométrique. Ce barème est celui utilisé pour les frais réels pour les impôts sur le revenu, mais également pour les frais professionnels en entreprise.

La dernière revalorisation du barème kilométrique fiscal date de 2023.

Le barème avait alors été augmenté de 5,4 %. Depuis, il n’a plus été revalorisé : les barèmes sont restés identiques en 2024, 2025 et 2026. Un sacré manque à gagner de ce côté-là également. Mais…motus !

Notre avis, par leblogauto.com

Pourquoi décider d’une aide dite ciblée plutôt que d’une baisse générale qui bénéficierait à tout le monde quel que soit le revenu ou les kilomètres effectués ? Eh bien pour le montant que cela représente évidemment. Avec cette aide ciblée qui peut bénéficier à 5,5 millions de personne, l’Etat s’assure que ce ne sera pas réclamé par tous ces gens.

Une baisse de 2 centimes de taxe sur une année de carburant représenterait environ un « trou » dans les caisses de 950 millions d’euros. On comprend mieux l’aide.

A quand le retour du gazogène ?

Source : Ministère des transports

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Waymo prépare des tests de robotaxi à Berlin

Waymo envisage un projet pilote avec jusqu’à 50 véhicules à Berlin dès 2026, selon des documents internes de la ville évoquant un lancement commercial de robotaxi en 2027.

L’entreprise américaine de conduite autonome Waymo pourrait étendre ses ambitions européennes à la capitale allemande. Selon des documents internes de l’administration berlinoise consultés par manager magazin et Der Spiegel, jusqu’à 50 véhicules autonomes pourraient circuler en phase de test dans les rues de Berlin dès 2026, avec un service commercial de robotaxi envisagé pour 2027.

Un projet encore non officiellement confirmé

Il convient toutefois de nuancer ces informations : un lancement à Berlin ne peut pas, à ce stade, être considéré comme officiellement annoncé par l’entreprise. Waymo s’est seulement contenté d’indiquer aux journalistes allemands vouloir étendre son service de robotaxi à d’autres villes du pays, sans pour autant confirmer de calendrier précis pour la capitale. Les responsables berlinois, de leur côté, décrivent des discussions déjà « très avancées » avec l’entreprise américaine, évoquant même la possibilité d’un démarrage des essais routiers avant la fin de l’année 2026.

Cette prudence contraste avec la situation de Munich, où le calendrier de déploiement a été officiellement confirmé par Waymo elle-même. Dans la capitale bavaroise, les véhicules autonomes seront d’abord conduits manuellement à travers la ville afin de collecter des données de cartographie détaillées, avant d’entamer une phase de tests du système Waymo Driver, supervisée par un spécialiste au volant. L’entreprise vise l’ouverture d’un service commercial entièrement autonome à Munich vers la fin de l’année 2027, une échéance qui pourrait servir de référence pour d’éventuels déploiements dans d’autres métropoles allemandes.

L’Allemagne, futur marché stratégique pour Waymo en Europe

L’intérêt manifesté pour Berlin suggère que l’Allemagne pourrait rapidement dépasser le simple statut d’expérience européenne isolée pour Waymo, afin de devenir un véritable marché structuré autour de plusieurs grandes agglomérations. Cette ambition s’inscrit dans une dynamique de développement plus large pour l’entreprise, spécialisée dans les véhicules à conduite autonome et filiale du groupe Alphabet, maison mère de Google.

Le 15 septembre dernier, Waymo a également annoncé un partenariat stratégique avec Allianz Partners, destiné à établir un cadre européen commun pour l’assurance des véhicules autonomes, le traitement des réclamations ainsi que la recherche en matière de sécurité routière. Ce partenariat illustre la volonté de l’entreprise de sécuriser l’ensemble de l’écosystème réglementaire et assurantiel nécessaire au déploiement de sa flotte de robotaxis sur le continent européen. À l’échelle mondiale, Waymo réalise d’ores et déjà plus de 500 000 trajets entièrement autonomes chaque semaine, un volume qui témoigne de la maturité opérationnelle atteinte par la technologie de conduite autonome de l’entreprise sur ses marchés déjà établis, principalement aux États-Unis.

Des obstacles réglementaires encore à franchir

Entre les projets annoncés et la mise en circulation effective de passagers à bord de véhicules sans conducteur, une étape réglementaire incontournable reste à franchir. Les phases de test ainsi qu’un futur service commercial de niveau 4 d’autonomie nécessitent l’obtention des approbations requises auprès des autorités fédérales et des Länder allemands. Le transport effectif de passagers impose par ailleurs l’obtention d’un permis spécifique de transport commercial de personnes, une exigence réglementaire distincte des seules autorisations techniques liées à la circulation des véhicules autonomes.

Pour Berlin, la prochaine étape concrètement vérifiable demeure donc le lancement d’opérations d’essai, plutôt que l’ouverture immédiate d’un service de robotaxi accessible aux passagers. Cette distinction réglementaire souligne la complexité du cadre administratif encadrant le déploiement des véhicules autonomes en Allemagne, où chaque phase du processus, de la cartographie initiale jusqu’au service commercial, doit franchir des validations institutionnelles successives avant toute mise en service effective.

Notre avis, par leblogauto.com

L’intérêt de Waymo pour Berlin, quelques mois seulement après la confirmation officielle de son implantation à Munich, illustre une stratégie de déploiement progressive et méthodique sur le marché automobile allemand, plutôt qu’une expansion précipitée. Le partenariat noué avec Allianz Partners pour structurer un cadre assurantiel européen commun témoigne d’une approche pragmatique, anticipant les obstacles réglementaires propres à la conduite autonome avant même la généralisation du service commercial. Le contraste entre le calendrier déjà validé pour Munich et la prudence encore observée pour Berlin rappelle que chaque implantation de robotaxi nécessite des négociations spécifiques avec les autorités locales, malgré l’ambition affichée de couvrir plusieurs grandes villes allemandes. Le volume de plus de 500 000 trajets hebdomadaires déjà réalisés à l’échelle mondiale confère toutefois à Waymo une crédibilité opérationnelle solide pour convaincre les régulateurs allemands d’accélérer les autorisations nécessaires à ce déploiement européen.

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Leapmotor mise sur les PHEV pour l’export en 2027

Le constructeur chinois Leapmotor prévoit de lancer des hybrides rechargeables à l’international dès le premier semestre 2027, avec un objectif ambitieux de 350 000 à 400 000 ventes à l’étranger pour l’année.

Le constructeur automobile chinois Leapmotor accélère sa stratégie d’expansion internationale en préparant l’arrivée de véhicules hybrides rechargeables sur ses marchés d’exportation. Selon des informations rapportées par l’agence Cailian, ces modèles PHEV pourraient être commercialisés à l’international dès le premier semestre 2027, une échéance qui confirme l’accélération de la diversification technologique du groupe sur la scène automobile mondiale.

Une diversification de la gamme vers l’hybride rechargeable

La gamme actuelle de Leapmotor repose principalement sur des véhicules entièrement électriques ainsi que sur des modèles à autonomie étendue de type EREV, une technologie qui utilise un moteur à essence comme simple générateur d’électricité plutôt que comme source directe de propulsion. L’ajout de véhicules hybrides rechargeables constituerait une évolution stratégique importante pour le constructeur chinois, cette motorisation offrant davantage de flexibilité d’usage sur les marchés où l’infrastructure de recharge électrique demeure encore peu développée. Cette approche technique permettrait à Leapmotor de s’adapter plus finement aux contraintes propres à chaque marché automobile international, en proposant une alternative crédible aux consommateurs réticents à basculer directement vers le tout électrique.

Pour l’heure, l’entreprise n’a précisé ni les modèles concernés, ni les pays qui bénéficieront en priorité de cette nouvelle offre hybride rechargeable. Cette annonce reste donc, à ce stade, une orientation stratégique de moyen terme plutôt qu’un lancement commercial ferme et daté pour un marché spécifique.

Une croissance spectaculaire des exportations en 2026

Les chiffres communiqués par Cailian témoignent d’une dynamique commerciale particulièrement soutenue pour le constructeur automobile chinois. Leapmotor a exporté 132 118 véhicules au cours des huit premiers mois de 2026, soit une progression de 327,79 % par rapport à la même période l’année précédente. Cette performance illustre l’accélération rapide du déploiement international de la marque, portée par une demande croissante pour ses modèles électriques et à autonomie étendue sur plusieurs continents.

Sur l’ensemble de l’année 2026, Leapmotor vise environ 200 000 ventes à l’étranger, un objectif qui pourrait être largement dépassé au regard du rythme de croissance déjà observé sur les huit premiers mois. Pour 2027, le constructeur automobile affiche des ambitions encore plus élevées, avec une fourchette d’objectifs comprise entre 350 000 et 400 000 véhicules vendus hors de Chine, soit potentiellement le double du volume attendu pour l’année en cours.

Un partenariat stratégique avec Stellantis pour accélérer l’expansion

Cette montée en puissance à l’international s’appuie largement sur la structure Leapmotor International, coentreprise formée avec le groupe automobile Stellantis, qui pilote le développement de la marque chinoise en dehors de son marché domestique. Ce partenariat industriel donne à Leapmotor un accès direct au réseau international de concessionnaires et de services après-vente de Stellantis, un atout logistique considérable pour introduire plus rapidement de nouveaux modèles sur des marchés automobiles variés et souvent exigeants en matière de couverture commerciale.

Grâce à cette collaboration, Leapmotor bénéficie ainsi d’une infrastructure déjà établie, lui évitant de construire un réseau de distribution entièrement nouveau dans chaque pays visé. Cette stratégie de coentreprise avec un acteur automobile majeur comme Stellantis constitue un modèle d’expansion de plus en plus courant parmi les constructeurs chinois cherchant à s’implanter durablement sur les marchés occidentaux et émergents, sans supporter seuls les coûts logistiques et réglementaires associés.

Notre avis, par leblogauto.com

L’arrivée annoncée de modèles hybrides rechargeables dans la gamme d’exportation de Leapmotor confirme une tendance de fond chez les constructeurs chinois, qui adaptent progressivement leur offre technologique aux réalités d’infrastructure de recharge propres à chaque marché international. La croissance de 327,79 % des exportations sur les huit premiers mois de 2026 place Leapmotor parmi les constructeurs automobiles chinois les plus dynamiques à l’export, aux côtés d’acteurs comme BYD ou Geely. L’appui logistique de Stellantis via la coentreprise Leapmotor International apparaît comme un facteur déterminant pour transformer ces ambitions chiffrées en résultats commerciaux concrets, notamment sur les marchés européens où le réseau du groupe franco-italo-américain est déjà solidement implanté. Reste que l’absence de précisions sur les modèles et pays concernés par le lancement des PHEV invite à la prudence quant au respect du calendrier annoncé pour le premier semestre 2027.

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Alpine A290 Collection et A390 Atelier Alpine : les nouveautés annoncées pour le Mondial de Paris

Alpine prépare plusieurs nouveautés pour le Mondial de l’Auto de Paris 2026. La marque présentera notamment une nouvelle finition Collection pour l’A290 et de nouvelles configurations Atelier Alpine pour l’A390. Un aperçu de la prochaine génération de l’A110 sera également dévoilé.

L’Alpine A290 enrichit son offre de personnalisation

La nouvelle finition Collection sera proposée sur les deux niveaux de puissance de l’A290, de 180 et 220 ch, avec les versions GT et GT Performance.

Elle adopte une présentation spécifique avec une teinte Blanc Nival associée à un toit noir, des arches de roues couleur carrosserie et des jantes Snowflake de 19 pouces diamantées. Des étriers de frein avant Gris Argent et des monogrammes chromés complètent cette configuration.

À l’intérieur, l’A290 Collection reçoit une sellerie associant textile enduit grainé, tissu Bleu profond et Gris Evee. Un nouveau volant noir chauffant fait également partie de cette finition.

Alpine proposera par ailleurs une teinte Bleu Orage Mat avec toit noir, exclusivement disponible sur l’A290 Collection. Le catalogue d’options comprendra notamment la Télémétrie, le Pack Safety – ADAS et un drapeau français sur le montant C.

Les spécifications complémentaires de l’A290 Collection seront annoncées lors du Mondial de l’Auto de Paris. Ce n’est donc pas une nouvelle puissance mais cela enrichit la gamme et devrait participer aux bonnes ventes de l’A290. La version énervée de la Renault 5 E-Tech représente 70 % des ventes d’Alpine. Surtout, 80 % des acheteurs de l’A290 sont de nouveaux clients pour Renault Group.

L’A390 reçoit de nouvelles configurations Atelier Alpine

L’A390 sera également mise en avant avec une offre Atelier Alpine élargie aux versions GT et GTS. Pour l’A390 il s’agit de réellement (re)lancer les ventes du modèle qui peine à trouver son public.

La GTS sera présentée dans une teinte Bleu Tempête Mat avec toit noir. Elle recevra des sièges sport Alpine by Sabelt en cuir Nappa Gris véritable, un monogramme Alpine Or pâle et des jantes forgées Snowflake de 21 pouces semi-diamantées dans la même teinte. Des inserts carbone damier mat seront installés sur la console, la planche de bord et la coque arrière des sièges Sabelt.

De son côté, l’A390 GT adoptera une teinte Bleu Alpine Vision avec toit noir et de nouvelles jantes alliage Comète de 20 pouces au dessin allégé.

Là non plus, pas de relèvement de la puissance du modèle mais une version un peu plus exclusive pour attirer de nouveaux clients.

La prochaine Alpine A110 se dévoilera davantage le 28 septembre

L’Alpine A110 sera aussi au programme du salon parisien. Alpine annonce de nouvelles informations sur la troisième génération de son modèle sportif pour le 28 septembre.

A la semaine de Goodwood, un mulet de développement baptisé Alpine A110 Future avait déjà permis d’entrevoir les orientations retenues pour cette future génération.

Alpine indique que cette nouvelle A110 deviendra une voiture de sport électrique. La « légèreté » devrait rester le maître mot malgré le surpoids des batteries. L’agilité sera aussi au programme et sans doute du fun grâce au contrôle de couple très fin sur les moteurs électriques.

Rendez-vous au Mondial de l’Auto de Paris

Le Mondial de l’Auto 2026 se déroulera du 12 au 18 octobre à Paris. Alpine y occupera le Hall 6, stand A22.

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McLaren change de logo pour celui d’une marque de vêtements ou de parfums

L’évolution d’un logo ne peut pas plaire à tout le monde, loin s’en faut. McLaren a décidé de faire évoluer son identité de marque et de faire table rase du passé ou presque. Enfin, officiellement c’est en rapport avec l’histoire de Bruce McLaren…

McLaren dévoile aujourd’hui une identité de marque renouvelée, qui réunit le passé, le présent et l’avenir de la marque dans une expression cohérente commune à McLaren Automotive et McLaren Racing.

Cette nouvelle identité est profondément ancrée dans la vision et l’ambition inlassable de son fondateur, Bruce McLaren, tout en reflétant l’univers plus large que McLaren construit aujourd’hui pour ses clients, ses collaborateurs, ses fans et sa communauté internationale.

Voilà pour le laïus officiel. Concrètement, la typographie McLaren change pour une police de caractère sobre, sans empattement et rectiligne. Les lettres s’inscrivent dans un carré (aussi larges que hautes) et l’écriture est « rigide ». On notera le « c » de Mc qui est positionné en « exposant », souligné.

Le souci c’est que ce bleu foncé et l’écriture blanche, au final, cela fait forcément penser à tout un tas de maisons de couture, de parfumeurs, de vendeurs de prêt-à-porter. Il ne manque presque que la mention de l’origine. Allez regarder les logos de Sephora, Guerlain, Givenchy, etc.

Nouveau logo pour accompagner le lancement du SUV McLaren

Officiellement, cette évolution fait référence à l’inscription qui était sur la devanture du garage des parents de Bruce McLaren. C’est vrai, à un moment, ils ont eu presque la même police. Mais pas à leur début (nous avons ajouté une autre photo que celle fournie par McLaren). Mais était-ce nécessaire d’effacer le passé ? La typographie précédente datait de 2003 et avait déjà fait évoluer le logo de 1981.

La speedmark (la virgule de Nike pivotée) reste. Elle déjà est une évolution du logo de 1981 et 1991. Le chevron évoquant la vitesse (mais aussi le sponsor du cigarettier Marlboro) s’était transformé en virgule molle. La couleur « papaye » ainsi que le « speed kiwi » (l’oiseau emblématique de la marque à l’époque de Bruce McLaren) sont conservés. Ouf.

Cette évolution de logo et d’identité de marque arrive alors que McLaren a récemment confirmé sa volonté d’étendre la gamme. Au-delà des voitures de sport biplaces (ou triplace pour la F1) McLaren va bientôt présenter un SUV ! Et comment on justifie tout cela ? « Ensemble, ces étapes témoignent d’une ambition commune : prolonger les valeurs, l’esprit et l’audace pionnière qui définissent McLaren depuis ses débuts ».

L’audace pionnière… ok ok !

Notre avis, par leblogauto.com

Bon, il a dû être clair que nous ne sommes pas emballés par ce nouveau logo ainsi que la nouvelle identité de marque. On est sans doute « des vieux cons ». Néanmoins, on ne peut s’empêcher de penser que certains dirigeants lancent ces changements pour marquer leur territoire. Montrer qu’ils font évoluer la société, et surtout, surtout, effacer doucement les prédécesseurs.

Le logo en toute lettre McLaren date de 1981 quand Ron Dennis opère un « puch » avec l’appui de Marlboro. Que Zak Brown cherche à effacer l’époque Ron Dennis n’est pas officiellement dit, mais on se doute que cela fait parti du package.

McLaren est tellement attachée au passé de la famille McLaren (non) que le « 586 Remuera Road, Remuera, Auckland 1050, New Zealand » (le garage familial) a déjà changé plusieurs fois d’identité et était récemment un fournisseur d’uniformes d’écolier ! Attachés à l’histoire que l’on vous dit !

L'évolution du logo de McLaren au fil du temps

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La NHTSA interroge Tesla sur le Cybercab

La NHTSA exige que Tesla réponde d’ici le 30 septembre à une série de questions sur l’auto-certification de son robotaxi Cybercab, dépourvu de volant, de pédales et de rétroviseurs.

Le régulateur américain de la sécurité routière intensifie sa surveillance du programme de robotaxi de Tesla. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a annoncé mardi que le constructeur automobile devait répondre d’ici le 30 septembre à une série de questions portant sur la conformité de son véhicule autonome Cybercab aux normes fédérales de sécurité automobile.

Une enquête ciblée sur l’auto-certification du véhicule

Selon la NHTSA, Tesla doit apporter des précisions sur la présence éventuelle de commandes pour conducteur humain temporairement installées, ou de tout autre équipement ayant servi de base à la certification de conformité du véhicule autonome. L’agence a indiqué ce mois-ci qu’elle examinait le processus ainsi que les données techniques utilisées par le constructeur automobile pour démontrer la conformité du Cybercab aux normes fédérales de sécurité des véhicules à moteur, avant même son déploiement commercial.

Le régulateur souhaite notamment savoir si les robotaxis Cybercab peuvent être conduits par un être humain et si l’écran tactile du véhicule intègre des commandes permettant aux occupants de déplacer eux-mêmes le véhicule. La NHTSA demande également à Tesla de préciser la vitesse maximale du véhicule, ainsi que les éventuelles limites géographiques ou horaires et autres restrictions opérationnelles appliquées à ce service de robotaxi.

Un véhicule dépourvu des équipements de conduite traditionnels

La NHTSA a confirmé que le Cybercab ne dispose d’aucune commande manuelle conventionnelle, ni volant, ni pédale de frein, ni pédale d’accélérateur, ni rétroviseurs, des équipements habituellement requis sur les véhicules destinés à une conduite humaine. Cette configuration s’inscrit dans un contexte réglementaire en pleine évolution : Tesla, tout comme d’autres entreprises spécialisées dans les robotaxis, notamment Waymo, filiale de Google, soutient les projets de l’administration du président Donald Trump visant à assouplir la réglementation pour permettre aux véhicules autonomes de circuler sans volant, ni pédales de frein, ni rétroviseurs. Les détracteurs de cette évolution réglementaire estiment au contraire que ces règles ne devraient pas être levées tant que les constructeurs automobiles n’auront pas démontré, preuves à l’appui, la sécurité effective de leurs véhicules entièrement autonomes.

Le déploiement commercial du Cybercab a débuté le 3 septembre, avec la mise en circulation d’un petit nombre d’unités à deux places dans les rues d’Austin, au Texas. Tesla a précisé son intention d’étendre progressivement ce service à davantage de véhicules et de nouvelles zones géographiques dans les mois à venir.

Un cadre réglementaire en pleine mutation pour les véhicules autonomes

En juin dernier, la NHTSA avait proposé de mettre fin à l’obligation légale d’équiper les véhicules autonomes de pédales de frein manuelles, une mesure qui faciliterait considérablement le déploiement de véhicules sans aucun contrôle humain sur les routes américaines. L’agence a également proposé d’autres assouplissements aux normes fédérales de sécurité, permettant aux constructeurs automobiles de s’affranchir d’équipements supplémentaires initialement conçus pour un conducteur humain. Toutefois, les normes actuellement en vigueur restent pleinement applicables tant qu’elles n’auront pas été officiellement révisées, a rappelé la NHTSA. Tesla n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations pour commenter cette procédure.

En vertu de la législation actuelle, les véhicules entièrement autonomes sont dispensés d’une approbation préalable de la NHTSA dès lors qu’ils sont équipés d’un volant, de pédales de frein et de rétroviseurs, ainsi que des autres caractéristiques propres aux véhicules à conduite humaine. L’agence dispose par ailleurs du pouvoir d’accorder à chaque constructeur automobile des dérogations spécifiques, autorisant la circulation d’un maximum de 2 500 véhicules par an sans contrôles humains sur le territoire américain. En juillet, la NHTSA avait ainsi approuvé une pétition déposée par Zoox, filiale d’Amazon, ouvrant la voie à un déploiement commercial limité de ses robotaxis sans volant, une première pour l’industrie de la mobilité autonome aux États-Unis.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette demande formelle de la NHTSA illustre la vigilance accrue des autorités américaines face à l’accélération du déploiement des robotaxis, alors même que le cadre réglementaire encadrant les véhicules autonomes reste en cours de révision. Le fait que Tesla ait lancé la commercialisation du Cybercab à Austin avant même la clarification définitive des règles fédérales soulève des questions légitimes sur la solidité du processus d’auto-certification suivi par le constructeur automobile. La comparaison avec le précédent établi par Zoox, filiale d’Amazon, montre qu’un cadre dérogatoire existe déjà pour les véhicules sans volant, mais que son obtention nécessite une validation préalable des autorités, une étape que Tesla semble avoir anticipée de manière plus autonome. L’issue de cette procédure, avec une échéance fixée au 30 septembre, pourrait avoir des conséquences significatives sur le calendrier d’expansion du service de robotaxi Cybercab dans d’autres villes américaines.

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Project Rally One a présenté son bolide conforme au nouveau WRC 2027

Il faut sauver le soldat WRC

Le projet belge Project Rally One veut profiter de la révolution réglementaire du Championnat du monde des rallyes pour devenir, dès 2027, le premier véritable constructeur indépendant de la nouvelle ère WRC. Présentée dans une livrée noire, avec une silhouette ayant des airs de Porsche Macan, la voiture symbolise plusieurs mois de développement. S’inspirer d’un profil de crossover peut poser question, car les fans de rallye penchent davantage pour les coupés ou les petites GT. Les normes de sécurité ne permettent pas non plus de retrouver les silhouettes graciles des Impreza des années 90…

À partir de 2027, la FIA introduira le règlement WRC27, conçu pour réduire les coûts, simplifier les voitures et, surtout, ouvrir la catégorie reine à de nouveaux acteurs. Les constructeurs automobiles traditionnels ne seront plus les seuls à pouvoir concevoir et engager une voiture : des préparateurs et entreprises indépendantes pourront eux aussi obtenir le statut de constructeur. Il faut dire que le rallye mondial est un peu malade depuis quelques années, avec seulement 2 constructeurs et demi (M-Sport fait ce qu’il peut avec ses moyens) et un plateau assez famélique, bien loin des armadas de WRC de la fin des années 90.  

Une nouvelle philosophie réglementaire 

Le WRC27 rompt avec une partie de la philosophie du Rally1 actuel. Les voitures de 2027 seront plus simples, moins coûteuses et dépourvues du système hybride, déjà retiré depuis 2025. La puissance doit être ramenée à environ 290 ch, avec un moteur quatre cylindres 1,6 litre turbo fonctionnant au carburant durable.  Le châssis reposera sur une structure tubulaire de type spaceframe, ouvrant donc la voie aux “silhouettes” (formule déjà vue en circuit par le passé) tandis que la transmission intégrale et la boîte séquentielle à cinq rapports seront conservées. L’aérodynamique sera également beaucoup moins sophistiquée que sur les Rally1 actuelles. 

La FIA entend ainsi réduire la facture d’accès à la catégorie reine. Le prix réglementaire maximal d’une voiture WRC27 en configuration asphalte est fixé à 345 000 euros, bien loin des Rally 1 actuelles qui dépassent largement le million et ont quasiment tué le principe des équipes clientes. Le chiffre ne représente toutefois pas le coût global d’un programme mondial : développement, essais, pièces de rechange, personnel, logistique, pneus et engagement sportif restent à la charge des équipes. 

Rally One, un projet avec beaucoup d’expérience en amont

Lionel Hansen, qui a travaillé par le passé sur la Porsche 992 GT Rally, constitue l’un des moteurs techniques du projet, épaulé par Yves Matton, ancien responsable de Citroën Racing, puis responsable du rallye à la FIA. Alain Penasse, directeur sportif, complète ce dispositif avec une solide expérience opérationnelleen tant qu’ancien team manager de Hyundai Motorsport. 

Le projet bénéficie également de l’expérience de Jean-Claude Vaucard comme conseiller technique. Figure historique du rallye, il a travaillé sur plusieurs programmes majeurs, notamment chez Peugeot, Citroën et Volkswagen.Enfin, Faster Racing, basée à Paris, intervient dans la conception et la réalisation de la carrosserie. Prospeed apporte de son côté son expérience de la compétition automobile. 

Une mécanique issue de l’écosystème Rally2 

La Rally One utilise un quatre cylindres 1,6 litre turbo  apparenté à celui de la Škoda Fabia RS Rally2. Cette proximité avec une mécanique déjà éprouvée illustre la philosophie économique du WRC27. Plutôt que de développer chaque composant à partir d’une feuille blanche, les nouveaux constructeurs peuvent s’appuyer sur des technologies existantes et les adapter au nouveau règlement.

Le moteur fait l’objet de modifications destinées à répondre aux exigences du WRC27 et à être intégré à une architecture quatre roues motrices spécifique. Avec environ 290 ch, la voiture sera très éloignée des quelque 500 ch disponibles sur une Rally1 actuelle avec son système hybride. 

Une voiture déjà en phase d’essais 

Rally One a commencé ses essais sur asphalte. À la mi-septembre, l’équipe faisait état de cinq journées de roulage représentant environ 750 kilomètres, sans problème majeur de fiabilité, avec derrière le volant Stéphane Lefebvre et Bruno Thiry, ancien pilote Ford en WRC. Le programme doit ensuite s’étendre à la terre, avec Teemu Suninen annoncé pour poursuivre le développement en octobre.  L’objectif annoncé par Rally One reste ambitieux : accumuler plusieurs milliers de kilomètres d’essais avant l’homologation, avec une échéance visée au 1er novembre 2026. 

Le règlement WRC27 prévoit que les nouveaux constructeurs ne se contentent pas d’aligner quelques prototypes d’usine. Ils doivent également s’inscrire dans une logique de production et de commercialisation de voitures de compétition.  Rally One espère donc produire des voitures destinées à des clients privés, en plus de son propre programme mondial. Le projet évoque une production d’une dizaine de voitures dans sa première phase .Ce modèle rapproche Rally One d’acteurs comme Škoda Motorsport ou M-Sport, même si les structures industrielles et les moyens financiers restent très différents. 

Un engouement qui se fait néanmoins attendre

La FIA a prévu une période de transition permettant à certaines Rally2 existantes de recevoir un « Rally2-WRC-Kit ». Ces voitures pourront accéder à la catégorie supérieure en 2027 et 2028 avec un ensemble d’évolutions limitées, notamment au niveau de la carrosserie et de l’aérodynamique. Cette disposition permet aux constructeurs et équipes déjà présents en Rally2 de faire le lien avec la nouvelle catégorie. Tant mieux, car force est de constater que le nouveau concept WRC 2027 n’a pas suscité le raz-de-marée espéré.

Reste à savoir si une dynamique va s’enclencher pour cette nouvelle règlementation. Pour l’instant, du côté des gros constructeurs, seule Toyota est sur le coup avec le développement de sa propre Rally 1. Beaucoup espèrent aussi voir Lancia franchir le pas, au regard du succès de l’Ypsilon Yally 2. Un projet est évoqué aussi du côté de l’Espagne, avec le soutien de la fédération espagnole, tandis que des rumeurs ont évoqué des discussions entre Prodrive et Dacia, qui pourraient poursuivre leur collaboration après l’aventure du rallye-raid ces dernières années.  

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BMW parmi les valeurs automobiles les plus short

BMW figure parmi les grandes capitalisations européennes les plus vendues à découvert par les fonds spéculatifs en août, dans un contexte de défiance accrue envers les valeurs de consommation.

Les fonds spéculatifs ont renforcé en août leurs positions baissières contre les entreprises orientées vers la consommation, une catégorie qui inclut directement l’industrie automobile. Selon un rapport publié mercredi par la plateforme de données Hazeltree, le constructeur automobile allemand BMW compte parmi les grandes capitalisations européennes les plus shortées du mois, aux côtés d’autres groupes exposés à la consommation comme Diageo, Pernod Ricard et Kering.

Le secteur automobile pénalisé par la hausse des coûts

Ce mouvement de défiance des investisseurs intervient dans un contexte macroéconomique particulièrement tendu pour le secteur automobile et les valeurs de consommation en général. Le mois dernier, alors que la guerre au Moyen-Orient s’intensifiait, les prix du pétrole et les rendements obligataires mondiaux ont fortement augmenté, exposant les consommateurs à des prix du carburant plus élevés ainsi qu’à des coûts d’emprunt renchéris. Une conjonction de facteurs directement défavorable à l’industrie automobile, dont la demande reste sensible au pouvoir d’achat des ménages et au coût du crédit automobile.

Cette pression se reflète dans la performance boursière du secteur : les actions de consommation discrétionnaire constituent le compartiment le moins performant de Wall Street cette année, avec un recul d’environ 5 %, alors que l’indice S&P 500 affiche dans le même temps un gain de 11 %. Ce contraste illustre l’ampleur du décrochage subi par les entreprises liées à la consommation, catégorie dans laquelle s’inscrivent naturellement les constructeurs automobiles et équipementiers, confrontés à un ralentissement de la demande dans plusieurs grandes régions du monde.

Une défiance généralisée envers les valeurs de consommation

Le rapport Hazeltree souligne que parmi les vingt actions nord-américaines les plus vendues à découvert, regroupant des entreprises de grande et moyenne capitalisation, neuf étaient orientées consommation en août, contre seulement quatre le mois précédent. Cette accélération traduit une inquiétude croissante des fonds spéculatifs quant à la résistance des groupes exposés directement aux dépenses des ménages, un segment où l’industrie automobile occupe une place centrale, aux côtés de la distribution, des biens de grande consommation et du secteur du luxe.

Kimberly-Clark, fabricant de produits d’hygiène, a ainsi rejoint la liste des grandes entreprises américaines les plus shortées, aux côtés du service de livraison DoorDash et du fabricant de sodas Keurig Dr Pepper. En Europe, BMW se retrouve dans une situation comparable, aux côtés de valeurs du secteur des boissons et du luxe, confirmant que les investisseurs anticipent des difficultés persistantes pour les grands groupes de consommation du Vieux Continent, dans un contexte où le pouvoir d’achat et les coûts de financement pèsent directement sur les décisions d’achat de véhicules neufs.

L’intelligence artificielle reste le thème dominant des positions courtes

Au-delà du secteur automobile et de la consommation, le thème de l’intelligence artificielle a continué de dominer les paris baissiers des fonds spéculatifs en août. Des entreprises comme le fabricant de puces Super Micro Computer, les groupes d’infrastructure IA Coreweave et Nebius Group, ainsi que GE Vernova, fournisseur d’équipements pour centres de données, sont restés dans le top 10 des valeurs les plus shortées. Alphabet, maison mère de Google, a quant à elle quitté la liste des positions longues les plus encombrées de Hazeltree, le nombre de fonds vendeurs à découvert ayant dépassé pour la première fois cette année celui des fonds acheteurs sur ce titre, un mouvement que Hazeltree attribue davantage à des questions de financement qu’à une remise en cause des fondamentaux de l’entreprise.

Notre avis, par leblogauto.com

La présence de BMW parmi les valeurs européennes les plus shortées confirme que le secteur automobile n’échappe pas à la défiance généralisée des fonds spéculatifs envers les entreprises exposées à la consommation des ménages. La hausse conjuguée des prix du carburant et des coûts d’emprunt, conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, constitue un facteur structurellement défavorable pour la demande automobile, particulièrement sensible au budget disponible des consommateurs. Le sous-performance de 5 % du secteur de la consommation discrétionnaire, comparée au gain de 11 % du S&P 500, illustre l’ampleur de l’écart de valorisation désormais anticipé par les marchés entre les valeurs technologiques et les groupes industriels traditionnels comme les constructeurs automobiles. Cette pression baissière sur BMW mérite d’être suivie de près dans les prochains mois, alors que l’ensemble de l’industrie automobile européenne traverse déjà une période de restructuration profonde face à la concurrence chinoise et à la transition électrique.

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L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Cet exemplaire précis est actuellement proposé à la vente par Les Belles Quatrelles, à Barjols dans le Var (83670), pour 10 950 €. Il s’agit d’une Citroën 2CV6 de 1972, originaire de Provence, affichant 17 460 km au compteur, présentée dans une finition dite « Évocation France 3 » et ayant fait l’objet d’une restauration complète intérieur et extérieur. Le contrôle technique est valable jusqu’en septembre 2026 et l’ensemble des frais récents sont documentés. Cet article retrace l’histoire de la 2CV, présente les spécificités de cette version et détaille ce que vaut cet exemplaire aujourd’hui.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Pourquoi ce modèle fait rêver

La Citroën 2CV occupe une place à part dans l’histoire automobile. Conçue dès l’avant-guerre pour motoriser la France rurale, elle a traversé les décennies sans jamais perdre son statut d’icône. La version 6, équipée du bicylindre à plat de 602 cm³, représente l’aboutissement mécanique de la lignée : davantage de couple, une quatrième vitesse enfin disponible, et une fiabilité bien supérieure aux premières versions. Lancée en 1970, la 2CV6 a séduit par sa légèreté, sa souplesse de suspension et son économie de fonctionnement dans des années marquées par le premier choc pétrolier. Aujourd’hui, c’est précisément cette sobriété assumée qui attire les collectionneurs : une mécanique sans électronique, une carrosserie démontable, un comportement sain et prévisible. Les rassemblements dédiés à la 2CV restent parmi les plus fréquentés d’Europe, signe que l’attachement au modèle ne faiblit pas. Les exemplaires des premières années 1970, avant les évolutions esthétiques des années 1980, sont particulièrement recherchés pour leur authenticité stylistique.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Ce qui rend ce modèle vraiment spécial

Design et identité

La 2CV de 1972 appartient à une période charnière : la carrosserie conserve ses lignes rondes d’origine, ses phares ronds et sa toiture en toile, avant que Citroën n’engage progressivement des retouches esthétiques dans la seconde moitié de la décennie. La finition « Évocation France 3 » adoptée sur cet exemplaire est une teinte blanche agrémentée d’une sellerie blanc et bleu, qui rappelle les livrées spéciales que Citroën a déclinées à diverses occasions pour animer la gamme 2CV. Ce deux-tons intérieur confère à la voiture une personnalité affirmée sans tomber dans l’extravagance. La capote en toile, récente sur cet exemplaire, préserve le principe fondateur de la 2CV : une ouverture sur le ciel à volonté. Le tendelet livré avec la voiture permet de profiter de l’air sans s’exposer au soleil, ce qui est particulièrement apprécié dans le contexte provençal où l’exemplaire a passé sa vie.

Témoignages

La 2CV a toujours suscité des prises de position tranchées, rarement tièdes. Le magazine Autoplus Classic la décrivait ainsi dans un dossier consacré aux icônes françaises : « La 2CV est la seule voiture au monde qui soit capable de rouler à 100 km/h en ayant l’air de s’en excuser. Son charme tient précisément à ce décalage entre les moyens et l’envie. » Cette formule dit beaucoup sur ce que les propriétaires ressentent au volant : un plaisir de conduite qui n’a aucun rapport avec la puissance, mais tout à voir avec la légèreté, le bruit du moteur et la communication permanente entre la route et le conducteur. De nombreux propriétaires de 2CV témoignent de la même chose dans les clubs et forums dédiés : une fois au volant, les priorités changent. On ne cherche plus à doubler, on cherche à regarder le paysage.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Mécanique et fiche technique en clair

Moteur et caractère

Le bicylindre à plat de 602 cm³ est l’une des mécaniques les plus robustes jamais montées sur une voiture de grande série. Refroidi par air, il développe une puissance modeste mais suffisante pour un usage quotidien léger. Sa conception en deux demi-moteurs indépendants facilite les interventions et réduit les coûts de pièces. Sur cet exemplaire, le haut moteur a été refait à environ 10 000 km avant la vente, ce qui correspond à une révision récente : joints de culasse, soupapes et segments sont donc en bon état. La boîte à quatre vitesses, caractéristique des 2CV6, est maniée par un levier en H sortant du tableau de bord, avec une technique de passage qui surprend les non-initiés mais que les habitués trouvent intuitive après quelques kilomètres.

Châssis et tenue de route

Le châssis de cet exemplaire est d’origine, jamais resoudé selon le vendeur, et exempt de toute corrosion. C’est un point capital sur une 2CV : les longerons et les points de fixation des bras de suspension sont les zones les plus vulnérables de la structure. La suspension interconnectée avant-arrière, avec ressorts hélicoïdaux longitudinaux, procure un filtrage des chocs exceptionnel pour une voiture de cette époque et de ce gabarit. En virage, le roulis est prononcé mais contrôlé par la géométrie du train avant. La 2CV ne cherche pas à masquer sa physique : elle roule avec ce qu’elle a, et c’est précisément ce qui en fait un outil d’apprentissage de la conduite souple et anticipatrice. Les planchers avant, refaits lors de la restauration, assurent une base saine pour les décennies à venir.

Vie à bord aujourd’hui

Rouler en 2CV en 2026 suppose d’accepter quelques compromis que les collectionneurs considèrent comme des atouts. L’habitabilité est correcte pour deux occupants avec bagage, plus juste pour quatre adultes sur un long trajet. Le bruit mécanique et aérodynamique est omniprésent dès que la vitesse dépasse 80 km/h, ce qui place naturellement la 2CV dans une logique de conduite détendue sur routes secondaires plutôt que d’autoroute. La visibilité est excellente dans toutes les directions, et la direction sans assistance communique chaque imperfection du revêtement. La sellerie entièrement refaite en blanc et bleu sur cet exemplaire offre un confort visuel et physique supérieur à une voiture dont l’intérieur n’aurait pas été traité : les assises sont fermes mais acceptables pour des sorties de quelques heures.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui

La 2CV6 des années 1970 est aujourd’hui à la croisée de plusieurs dynamiques favorables. D’abord, les exemplaires réellement sains se raréfient : la corrosion a éliminé une large proportion du parc au fil des décennies, et les restaurations sérieuses représentent un investissement que tous les propriétaires n’ont pas consenti. Ensuite, la demande internationale pour les icônes françaises de cette époque reste soutenue, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas et en Scandinavie. Enfin, la simplicité mécanique de la 2CV en fait l’une des rares voitures anciennes accessibles à un amateur bricoleur : les pièces sont disponibles, les clubs actifs, et la littérature technique abondante. Pour un primo-accédant à la collection, ou pour quelqu’un qui souhaite une voiture ancienne utilisable sans stress, la 2CV6 bien restaurée reste l’une des options les plus cohérentes du marché.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Les points à connaître avant d’acheter

Faiblesses connues

La corrosion est l’ennemie historique de la 2CV, notamment sur les passages de roue, les bas de caisse, les planchers et les longerons. Sur les exemplaires non restaurés, des réparations mal exécutées peuvent masquer des dégâts structurels importants. Le circuit électrique simplifié est globalement fiable mais les connexions vieillissent et méritent une vérification systématique. La boîte de vitesses, bien qu’endurante, peut présenter des difficultés de passage si la tringlerie n’a pas été entretenue. Enfin, les joints de cardan avant s’usent régulièrement et doivent être surveillés.

Coûts d’entretien réalistes

L’entretien d’une 2CV6 reste parmi les moins coûteux du segment collection. Les pièces mécaniques courantes, distribution, joints, filtres, bougies, sont largement disponibles auprès de spécialistes comme Méhari Club Cassis ou Citroën Restauration, et leurs tarifs sont raisonnables. Une révision complète chez un spécialiste peut être réalisée pour quelques centaines d’euros. Les interventions de carrosserie ou de sellerie sont plus onéreuses et varient selon les régions. Un budget annuel d’entretien de l’ordre de 300 à 600 € paraît réaliste pour un exemplaire en bon état utilisé lors de sorties et rassemblements.

Points à vérifier avant achat

  • Inspecter visuellement les longerons, les points de fixation des bras de suspension et les planchers, idéalement avec un professionnel.
  • Vérifier la cohérence du kilométrage avec l’état général de la mécanique et de l’habitacle.
  • Essayer toutes les vitesses et contrôler l’absence de bruit parasite en marche.
  • Examiner l’état de la capote et de ses fixations, ainsi que l’étanchéité en cas de pluie.
  • Demander les factures des travaux récents : maitre-cylindre, pneus, câble d’embrayage, freins avant.
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Cote actuelle et tendances de marché

Selon les données publiées par la cote Argus Collection et les observations de la plateforme lesanciennes.com, le marché de la 2CV se structure clairement en fonction de l’état de restauration et de la version concernée. Les exemplaires simplement en état de rouler se négocient dans une fourchette basse, tandis que les restaurations soignées avec carrosserie saine et mécanique refaite atteignent des niveaux nettement supérieurs. La demande pour les versions des années 1970, perçues comme les plus authentiques, tire les prix vers le haut depuis plusieurs années.

Version / PériodeÉtat moyen (€)Bon état (€)Restaurée / Excellente (€)
2CV4 (1961-1970)3 500 – 5 0006 000 – 8 5009 000 – 13 000
2CV6 (1970-1979)4 500 – 6 5007 500 – 10 50011 000 – 16 000
2CV6 Spéciale / Charleston (1980-1990)4 000 – 6 0007 000 – 10 00010 500 – 15 000

Sources : Argus Collection, lesanciennes.com (septembre 2026). Valeurs indicatives, hors versions très rares ou compétition.

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

L’exemplaire actuellement à vendre

Cette 2CV6 de 1972 a passé sa vie en Provence, ce qui explique en grande partie son état exceptionnel : les régions méditerranéennes sont nettement moins agressives pour les carrosseries que le nord de la France ou les zones urbaines salées en hiver. Le châssis d’origine, jamais resoudé, ne présente aucune corrosion selon le vendeur, et les planchers avant ont été refaits lors de la restauration. La carrosserie a été entièrement décaissée et repeinte, extérieur comme intérieur, ce qui donne à l’ensemble un rendu homogène et sans défaut apparent.

La finition « Évocation France 3 » se distingue par sa teinte blanche et sa sellerie intégrale en blanc et bleu, entièrement refaite. La capote est récente, et un tendelet est fourni avec la voiture, accessoire pratique pour les journées ensoleillées du Sud. Le compteur affiche 17 460 km, un kilométrage cohérent avec le profil d’une voiture de plaisir entretenue avec soin plutôt qu’utilisée quotidiennement.

Sur le plan mécanique, le haut moteur a été refait à environ 10 000 km avant la vente. En 2025, le maitre-cylindre de freins et les quatre pneus ont été remplacés. En 2026, le câble d’embrayage et les freins avant ont été révisés. Le contrôle technique est à jour, établi en septembre 2026. La voiture est proposée par Les Belles Quatrelles, 600 route de Draguignan, à Barjols (83670).

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée
L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

Notre avis

Cet exemplaire cumule plusieurs conditions rarement réunies sur le marché de la 2CV : une origine provençale préservant la carrosserie, une restauration sérieuse documentée, un kilométrage faible et des frais récents couvrant les points d’usure courants. Le prix de 10 950 € se situe dans la fourchette haute du segment « bon état », mais en dessous des restaurations les plus exigeantes. Pour un acheteur qui ne souhaite pas investir du temps dans une remise en état, c’est une proposition directement utilisable.

La finition « Évocation France 3 » apportera une identité visuelle forte, sans être aussi connue que le Charleston : c’est un avantage pour ceux qui cherchent l’originalité sans l’inflation de cote liée aux séries spéciales les plus célèbres. Le seul bémol objectif est l’absence de photos sous le châssis dans l’annonce, ce qui justifie une inspection physique avant tout engagement.

Voir l’annonce de cette Citroën 2CV6 1972 sur lesanciennes.com

L’ancienne du jour : Citroën 2CV6 de 1972 à vendre, une rare « Évocation France 3 » restaurée

En résumé

La Citroën 2CV6 de 1972 proposée ici constitue un exemplaire abouti, issu d’une région favorable à la conservation des carrosseries et ayant bénéficié d’une restauration complète intérieur et extérieur. Son kilométrage de 17 460 km, son châssis sain et ses frais mécaniques récents en font une voiture prête à l’emploi, sans chantier à prévoir à court terme. Le prix de 10 950 € reflète le marché actuel des 2CV6 des années 1970 en bon à très bon état, confirmé par les données de la cote Argus Collection et les annonces en ligne comparables. La finition « Évocation France 3 » avec sellerie blanc et bleu lui confère une présentation soignée, cohérente avec l’esprit de la restauration. Pour un amateur de voitures françaises cherchant une ancienne accessible, fiable et plaisante à conduire, cette 2CV coche les cases essentielles.

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Seat menacée de disparition face à Cupra

La marque Seat, propriété de Volkswagen, pourrait disparaître après 2030 dans le cadre de la réorganisation du groupe allemand, victime de l’essor des constructeurs chinois et de l’ascension de sa marque sœur Cupra.

La restructuration historique engagée par Volkswagen pourrait sonner le glas de sa marque espagnole Seat, faisant du constructeur barcelonais la première grande marque automobile de longue date à disparaître depuis le début des années 2010. Cette perspective illustre les bouleversements profonds que traverse actuellement l’industrie automobile mondiale, confrontée à l’essor rapide des constructeurs chinois et à une consolidation que les analystes jugent désormais inévitable.

Un avenir suspendu au-delà de 2030

Seat serait ainsi la première marque automobile établie à disparaître depuis que Ford avait supprimé Mercury, General Motors avait abandonné Saturn et Pontiac, et que Saab avait fait faillite au début des années 2010. De telles fermetures restent rares dans une industrie où des marques historiques peuvent traverser plusieurs décennies. Cette perspective traduit la volonté du PDG Oliver Blume de rationaliser un groupe automobile allemand tentaculaire, en concentrant les investissements sur ses marques les plus performantes.

La réorganisation de Volkswagen, qui prévoit des réductions massives d’emplois, intervient après une chute des ventes du groupe en Chine, où les constructeurs nationaux ont gagné du terrain, accentuant la pression déjà exercée par la coûteuse transition vers les véhicules électriques. Dans le cadre de ce plan annoncé plus tôt ce mois-ci, Volkswagen a indiqué que l’avenir de Seat au-delà du cycle de produits actuel restait en cours d’évaluation, précisant que plusieurs scénarios demeuraient envisageables au-delà de 2030. Selon une source proche des discussions, s’exprimant sous couvert d’anonymat, la marque sœur Cupra, engagée dans une transition rapide vers l’électrique, devrait recevoir l’ensemble des futurs développements produits, à mesure que les modèles thermiques de Seat seront progressivement retirés du catalogue. « Nous ne voulons pas maintenir deux noms de marque », a résumé cette source.

Cupra dépasse Seat, symbole d’un basculement

Fondée en 1950 comme entreprise d’État sous la dictature espagnole, Seat avait été rachetée par Volkswagen en 1986 pour devenir la marque d’entrée de gamme de son empire automobile en expansion. Le constructeur n’a toutefois lancé aucun nouveau modèle depuis 2020, une absence prolongée particulièrement pénalisante dans une industrie où le renouvellement produit conditionne largement la survie commerciale. La marque basée à Barcelone ne représentait plus que moins de 3 % des livraisons mondiales de Volkswagen en 2025.

Dans le même temps, la marque sportive sœur Cupra, lancée en 2018, a dépassé Seat en volume de ventes annuelles pour la première fois l’an dernier. Cupra propose désormais trois modèles entièrement électriques, dont le nouveau Raval, décrit en mai par le PDG de Seat-Cupra, Markus Haupt, comme un véritable « changeur de jeu ». Seat, à l’inverse, ne dispose d’aucun modèle entièrement électrique, et aucun lancement n’est actuellement prévu, les dirigeants du groupe ayant répété que la marque ne pouvait justifier l’investissement nécessaire à un programme de véhicules électriques faute de rentabilité suffisante. Matias Carnero, représentant syndical chez Seat, s’inquiète des conséquences sociales d’un tel scénario : « Si la marque disparaît parce qu’elle ne passe pas à l’électrique… nous avons un sérieux problème. » L’analyste automobile indépendant Matthias Schmidt estime pour sa part que les signes avant-coureurs étaient déjà visibles, jugeant que Volkswagen n’est manifestement plus disposé à poursuivre l’aventure Seat.

Une consolidation généralisée dans l’industrie automobile

Le cas de Seat illustre un phénomène plus large observé dans l’ensemble du secteur automobile. Selon les données de Felipe Munoz, de Car Industry Analysis, les ventes annuelles cumulées des constructeurs automobiles européens, américains, japonais et sud-coréens ont chuté de 12,6 millions de véhicules, soit 17 %, entre 2019 et 2025. Les constructeurs européens ont concentré près de la moitié de cette baisse, les rivaux chinois captant une large part de la part de marché perdue. Si les ventes de voitures neuves en Europe, tombées à 13,3 millions de véhicules en 2025 contre 2 millions de plus en 2019, expliquent en partie cette contraction, l’intensification de la concurrence tarifaire menée par des constructeurs chinois comme BYD, SAIC Motor et Geely accélère les arbitrages difficiles pour les marques historiques déjà confrontées à une demande atone et à d’énormes investissements dans l’électrification.

Volkswagen n’est pas isolé dans cette démarche de rationalisation. Stellantis concentre désormais ses investissements sur quatre de ses quatorze marques, à savoir Jeep, Ram, Peugeot et Fiat, les analystes anticipant un possible abandon des enseignes les moins performantes au sein du groupe. « Ce sera la survie du plus apte », résume Matthias Schmidt.

Notre avis, par leblogauto.com

Le sort de Seat illustre de manière emblématique la loi de la sélection naturelle qui s’impose désormais à l’industrie automobile mondiale, où l’absence de nouveaux modèles depuis 2020 et l’incapacité à financer une gamme électrique condamnent progressivement une marque historique. La montée en puissance de Cupra, qui a dépassé sa marque sœur en volume de ventes, confirme que Volkswagen privilégie désormais les enseignes capables de s’adapter rapidement à la transition électrique plutôt que la préservation d’un patrimoine de marque. Le parallèle établi avec Stellantis, qui concentre également ses investissements sur un nombre restreint d’enseignes, montre que cette logique de rationalisation dépasse largement le seul cas de Volkswagen et touche l’ensemble des grands groupes automobiles occidentaux. La prévision d’AlixPartners, selon laquelle seulement 15 des 129 marques de véhicules électriques chinoises survivront financièrement d’ici 2030, rappelle enfin que cette vague de consolidation ne se limite pas aux constructeurs historiques, mais touche également un marché chinois lui-même en pleine restructuration après des années de croissance effrénée.

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GM à la traîne face au boom des hybrides

Alors que les ventes de véhicules hybrides explosent aux États-Unis, General Motors ne propose qu’un seul modèle hybride à son catalogue, un retard stratégique qui pourrait lui coûter des parts de marché.

L’engouement des consommateurs américains pour les véhicules hybrides s’accélère nettement, porté par la flambée des prix de l’essence. Mais General Motors, premier constructeur automobile en volume de ventes aux États-Unis, se retrouve largement absent de cette dynamique, ayant misé de longue date sur une stratégie tout électrique aujourd’hui mise à l’épreuve par l’évolution du marché.

Un marché des hybrides en pleine expansion

Selon Bill Wallace, concessionnaire automobile en Floride, la majorité de ses clients recherchent désormais des options hybrides, en quête de solutions pour limiter l’impact des prix élevés du carburant. Dans ses seize concessions, les marques Hyundai, Kia et Mazda répondent facilement à cette demande. Ce n’est en revanche pas le cas pour ses concessions Chevrolet et Cadillac, filiales de General Motors, qui disposent certes d’une large gamme de véhicules entièrement électriques, mais d’un seul modèle hybride au catalogue : la voiture de sport Corvette.

L’intérêt des consommateurs pour les motorisations hybrides, combinant moteur à essence, batterie et moteur électrique pour optimiser la consommation de carburant, s’est nettement renforcé depuis le déclenchement de la guerre en Iran fin février, qui a fait grimper les prix de l’essence d’environ 40 %. Les véhicules hybrides représentaient ainsi 19 % des ventes totales de véhicules de détail aux États-Unis en août, contre environ 16 % avant le début du conflit. Le pic a même atteint 20 % en mai, soit une voiture vendue sur cinq. Selon les données de JD Power, les hybrides se sont écoulés plus de deux fois plus rapidement que les véhicules essence non hybrides sur les parkings des concessionnaires au deuxième trimestre.

Une stratégie tout électrique qui isole GM du marché

Cette situation résulte directement des choix stratégiques opérés par les dirigeants de General Motors, qui ont longtemps considéré que les motorisations hybrides ajoutaient des coûts et une complexité technique excessifs, préférant concentrer leurs investissements sur les véhicules électriques, dans la conviction que le marché basculerait à terme entièrement vers l’électrique. La PDG du groupe, Mary Barra, avait qualifié dès 2019, lors d’une conférence Barclays, les hybrides de simple « solution temporaire », estimant que les clients ne s’y intéressaient généralement pas et que General Motors souhaitait passer directement au tout électrique pour des raisons environnementales.

Ce n’est qu’à la fin de l’année 2024 que le constructeur automobile a annoncé son intention de proposer des hybrides rechargeables pour le marché nord-américain d’ici 2027. Ce mois-ci, Mary Barra a indiqué à Fortune que General Motors proposerait des hybrides dans des segments importants, sans toutefois fournir de calendrier précis. Selon des sources issues de fournisseurs et des sociétés de prévision, le constructeur automobile ne devrait pas commercialiser de modèle hybride aux États-Unis avant la fin de la décennie. Un porte-parole du groupe a refusé de commenter cette estimation.

Toyota et Nissan accélèrent, GM reste sur la touche

D’autres constructeurs automobiles ont également rencontré des difficultés sur le segment des véhicules électriques, mais la plupart disposent d’une gamme hybride solide pour compenser ce ralentissement. Toyota, pionnier historique de la technologie hybride avec sa Prius lancée à la fin des années 1990, attribue directement à cette motorisation ses bonnes performances commerciales aux États-Unis cette année. Au premier semestre, les ventes de véhicules électrifiés du groupe japonais, majoritairement des hybrides complétés par des véhicules électriques, ont pour la première fois dépassé la moitié de ses ventes totales.

Le segment très concurrentiel des SUV compacts illustre particulièrement cette tendance, avec la multiplication des déclinaisons hybrides chez des modèles comme le Toyota RAV4 ou le Honda CR-V. General Motors, à l’inverse, ne propose que des versions strictement essence pour ses SUV compacts Chevrolet Trax et Buick Envista. Nissan a de son côté annoncé l’accélération du lancement de son nouveau SUV compact hybride Rogue, initialement prévu plus tard, avec un déploiement désormais programmé cet automne, en réponse à la demande croissante des consommateurs pour ce type de motorisation. Selon Srini Rajagopalan, vice-président chez JD Power, cette généralisation des hybrides sur ce segment dépasse désormais le simple effet de mode.

Une part de marché en recul pour GM

Conséquence directe de ce positionnement, la part de marché de General Motors aux États-Unis est passée de 17,6 % à 16,8 % entre les premiers semestres des deux dernières années, tandis que les leaders du segment hybride, Toyota et Honda, continuent de gagner du terrain. L’analyste automobile John Murphy, de Murphy Automotive Partners, anticipe que les ventes de véhicules hybrides pourraient représenter 34 % du marché américain d’ici 2031, tout en soulignant que General Motors devra impérativement trouver une solution industrielle pour produire ce type de motorisation.

Notre avis, par leblogauto.com

Le pari tout électrique de General Motors se révèle aujourd’hui risqué face à un marché américain qui plébiscite massivement les hybrides depuis la flambée des prix de l’essence liée à la guerre en Iran. La déclaration de Mary Barra en 2019, qualifiant les hybrides de simple « solution temporaire », illustre a posteriori une erreur d’anticipation stratégique majeure pour le premier constructeur automobile américain. L’absence de calendrier précis pour le lancement d’hybrides, combinée aux estimations de fournisseurs évoquant une commercialisation reportée à la fin de la décennie, pourrait continuer à peser sur la part de marché de GM face à des concurrents comme Toyota et Honda, déjà solidement implantés sur ce segment. Avec une projection à 34 % de part de marché pour les hybrides d’ici 2031, GM pourrait se retrouver structurellement désavantagé si le groupe ne parvient pas à combler rapidement ce retard industriel.

Source : Reuters.

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Essai Opel Corsa GSE : le retour de la sportive électrique

Dix ans après l’arrêt de la Corsa OPC, Opel ressuscite sa citadine sportive, et le fait avec un badge inédit : GSE, pour Grand Sport Electric. Après le Mokka GSE l’an dernier, c’est au tour de la Corsa de recevoir le traitement haute performance version zéro émission. Présentée en mai dernier et dévoilée aux médias en août, elle fera sa première apparition publique au Mondial de l’Automobile de Paris en octobre, avec des commandes ouvertes dès septembre.

Une citadine qui joue des coudes

Difficile de confondre cette Corsa avec une version de base. Le bouclier avant spécifique GSE attire immédiatement le regard, tandis que l’arrière adopte un traitement tout aussi affirmé, avec des inserts noirs qui courent sur le bas de caisse et autour des passages de roues élargis. Le toit et le spoiler arrière passent au noir, en contraste marqué avec la carrosserie, et les jantes de 18 pouces à trois branches, chaussées de Michelin Pilot Sport 4S en 215/40, laissent entrevoir des étriers de frein Alcon peints en jaune et floqués du logo GSE. Une signature visuelle qui ne cache rien de ses ambitions.

Un habitacle qui rend hommage à la Corsa GSi

À bord, Opel a soigné les clins d’œil aux Corsa sportives des années 80 et 90. Les sièges Performance, garnis d’Alcantara et floqués du logo GSE, reprennent un revêtement à damier noir, gris et jaune directement inspiré des anciennes GSi, tandis que les ceintures de sécurité jaune vif viennent trancher avec le reste de l’habitacle. Le volant est lui aussi gainé d’Alcantara, les pédales passent à l’aluminium, et la planche de bord arbore fièrement son logo GSE sur fond gris argenté. Niveau technologie, l’écran tactile central de 10 pouces embarque un mode dédié aux données de performance : forces G, valeurs d’accélération et gestion de la batterie s’affichent en direct, avec une instrumentation numérique entièrement personnalisable en face du conducteur.

280 chevaux et trois modes de conduite

Sous le capot, ou plutôt sous le plancher, la Corsa GSE reprend le bloc électrique du Mokka GSE et de son pendant compétition, le Mokka GSE Rally. Le moteur synchrone délivre 207 kW, soit 280 chevaux, et 345 Nm de couple, pour un 0 à 100 km/h abattu en 5,5 secondes et une vitesse de pointe de 180 km/h. De quoi faire de cette Corsa l’Opel de série la plus rapide à l’accélération, tout simplement.

Trois modes de conduite permettent de moduler ces performances. Le mode Sport libère l’intégralité de la puissance avec une calibration pensée pour le circuit, le mode Normal ramène la donne à 170 kW (231 ch) tout en conservant un tempérament sportif, et le mode Eco limite la casse à 140 kW (190 ch) et 300 Nm, avec une vitesse maximale abaissée à 150 km/h pour préserver l’autonomie. Cette dernière est annoncée jusqu’à 336 km en cycle WLTP, pour une batterie lithium-ion de 54 kWh, dont 51 kWh utiles, dotée d’une gestion thermique spécifiquement adaptée aux sollicitations intensives.

Un châssis pensé pour l’exercice

Opel n’a pas fait les choses à moitié côté mécanique. La transmission aux roues avant s’accompagne d’un différentiel autobloquant Torsen, épaulé par un châssis sport surbaissé, avec essieux, barres antiroulis et butées hydrauliques spécifiquement développés pour l’exercice. La direction et les réglages des pédales ont été revus pour l’occasion, et le freinage est confié à des étriers haute performance à quatre pistons.

Dernier détail qui ne manquera pas de faire parler : Opel a développé à Rüsselsheim un son sport actif exclusif à la Corsa GSE, qui adapte sa signature sonore à l’accélération et à la vitesse, façon voiture thermique. Côté équipement, la Corsa GSE ne se prive de rien : sièges et volant chauffants, navigation, caméra de recul à 180 degrés, régulateur de vitesse adaptatif, accès et démarrage sans clé, et même un chargeur bidirectionnel V2L capable d’alimenter un vélo électrique ou un barbecue directement depuis la batterie de la voiture.

Sur circuit et sur route : nos premières impressions

Les premiers essais menés en Autriche, sur un petit circuit fermé puis sur route ouverte, confirment que la Corsa GSE ne se contente pas d’un beau discours marketing. Sur le tracé sinueux, chaussée en Michelin Pilot Sport 4S, l’avant plonge franchement à la corde et se resserre encore lorsqu’on surbraque, tandis que le différentiel autobloquant Torsen fait parfaitement son travail à la réaccélération, à condition de bien débrayer l’angle de braquage pour l’aider. Seul bémol relevé: la direction manque un peu d’informations sur le niveau d’adhérence, même lorsque le mode Sport en réduit l’assistance. Ce mode Sport, seul à libérer l’intégralité des 281 chevaux, retarde également l’intervention de l’ESP, non débrayable, et coupe toute récupération d’énergie au freinage pour offrir une pédale plus cohérente entre la phase de régénération et la phase purement mécanique. En ligne droite, la puissance monte de façon progressive afin d’éviter tout patinage des roues avant, y compris sous la pluie, mais les sensations restent en retrait, et le son artificiel censé recréer une ambiance sportive peine à convaincre.

Sur route ouverte, en usage quotidien, la Corsa GSE ne fait pas semblant : les bruits de roulement se font sentir sur revêtement granuleux, les sièges très enveloppants deviennent fermes sur les dos-d’âne, et la suspension se montre nettement plus remuante que sur une simple Corsa Electric. On est clairement plus proche de l’esprit GTI que d’une GT reposante, dans la droite lignée des anciennes Corsa OPC. Côté consommation, l’autonomie WLTP homologuée plafonne à 354 km grâce à la batterie CATL de 51 kWh utiles, une valeur qu’il faudra confirmer sur un protocole de test plus posé. Car sur un rythme soutenu et une route sinueuse, la consommation relevée lors de cet essai a grimpé jusqu’à 30 kWh/100 km, ramenant l’autonomie réelle à seulement 170 km environ. De quoi rappeler qu’une citadine sportive électrique, aussi joueuse soit-elle, impose encore un vrai compromis entre plaisir de conduite et rayon d’action.

Prix et disponibilité

La nouvelle Corsa GSE s’affiche à 39 990 €, un tarif qui la positionne clairement en dessous de ses rivales directes : la Peugeot e-208 GTi, avec laquelle elle partage l’intégralité de sa fiche technique, réclame 2 910 € de plus, et l’Alpine A290, moins puissante, ne fait pas mieux. Avec le bonus écologique déduit, la facture peut redescendre à 35 290 €. De quoi rappeler qu’une sportive électrique n’est pas forcément réservée aux plus grosses bourses. Les commandes sont ouvertes depuis septembre, en attendant la présentation officielle au public lors du Mondial de l’Automobile de Paris en octobre. Opel confirme au passage que les performances électriques n’ont plus besoin d’un badge premium pour convaincre.

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Lithium chinois : les données de marché en cause

Tianqi Lithium et Ganfeng Lithium appellent à des normes de données plus fiables après une chute de 14 % des contrats de carbonate de lithium en trois jours, provoquée par des ajustements de méthodologie contestés.

Le secteur chinois du lithium, matière première stratégique pour la fabrication des batteries de véhicules électriques, traverse une période de turbulences liées à la fiabilité des données de marché. Deux des principaux producteurs du pays, Tianqi Lithium et Ganfeng Lithium, réclament désormais des normes plus élevées de la part des fournisseurs de données tiers, ainsi qu’une plus grande cohérence méthodologique, après un épisode de volatilité qui a fortement perturbé les prix du carbonate de lithium.

Une chute brutale des prix liée à des données contestées

Les prises de position des deux groupes interviennent après une hausse soudaine des niveaux de stocks rapportée par une entreprise tierce, un événement qui a suscité un débat intense au sein de l’industrie du lithium et provoqué une chute de 14 % en trois jours sur les contrats les plus actifs de carbonate de lithium, matériau essentiel à la production des batteries destinées aux véhicules électriques. Szetoo Yuway, directeur commercial senior chez Tianqi Lithium, a expliqué que des ajustements significatifs des méthodes d’échantillonnage ou de la méthodologie des données, lorsqu’ils interviennent sans laisser au marché le temps de les assimiler, peuvent entraîner une volatilité substantielle des prix sur les marchés à terme.

Selon le responsable de Tianqi, de tels bouleversements peuvent également perturber la planification de la production des entreprises, ainsi que leur prise de décision concernant les contrats à long terme et les stratégies de couverture financière. Il a ainsi plaidé pour que les agences de données maintiennent une plus grande stabilité et prévisibilité dans leurs ajustements méthodologiques, dans l’intérêt d’un développement sain et durable du marché du lithium à long terme.

Le manque de transparence des grands acteurs pointé du doigt

De son côté, He Jiayan, vice-président de Ganfeng Lithium, a apporté un éclairage complémentaire sur les limites structurelles des données disponibles pour le secteur. S’exprimant lundi dans un podcast diffusé par le média d’État Futures Daily, il a indiqué que son groupe privilégiait les sources d’information de haute qualité lors de ses décisions opérationnelles. Il a toutefois souligné que les entreprises leaders de la chaîne d’approvisionnement de l’industrie du lithium ne divulguent généralement pas leurs propres données à des tiers, pour des raisons de conformité réglementaire.

Cette rétention d’informations conduit les plateformes de données à s’appuyer principalement sur des modèles statistiques et sur une communication de routine avec les acteurs du marché pour établir leurs estimations, des méthodes qui, selon He Jiayan, peuvent s’écarter sensiblement de la réalité effective du marché du lithium. Cette situation illustre une problématique structurelle pour l’ensemble de la chaîne de valeur des batteries, où la fiabilité des données de marché conditionne directement les décisions d’investissement et de production des industriels.

Un marché sous surveillance constante

Les industries métallurgiques s’appuient traditionnellement sur les données fournies par des tiers pour anticiper les évolutions de l’offre et de la demande. Pour le secteur du lithium, en pleine expansion sous l’effet de la croissance du marché des véhicules électriques, chaque indicateur susceptible d’éclairer la dynamique de l’offre et de la demande à n’importe quel point de la chaîne de production des batteries fait l’objet d’une surveillance particulièrement étroite de la part des opérateurs de marché.

Après la forte baisse enregistrée, le contrat de carbonate de lithium le plus actif sur la Bourse à terme de Guangzhou a de nouveau reculé de 0,7 % mercredi matin, après avoir pourtant terminé la séance précédente en hausse d’environ 1 %, ce qui avait alors semblé marquer un coup d’arrêt temporaire à la tendance baissière observée les jours précédents.

Notre avis, par leblogauto.com

Cet épisode de volatilité sur les prix du carbonate de lithium met en lumière une fragilité structurelle de la chaîne d’approvisionnement des batteries pour véhicules électriques, où la qualité des données de marché reste tributaire de méthodologies parfois opaques et changeantes. Les appels convergents de Tianqi Lithium et Ganfeng Lithium pour davantage de rigueur méthodologique traduisent une préoccupation légitime des industriels, directement affectés dans leur capacité à planifier leur production et à sécuriser leurs contrats à long terme. Le paradoxe soulevé par Ganfeng, entre nécessité de données fiables et rétention d’informations par les grands acteurs pour des raisons de conformité, illustre une tension difficile à résoudre à court terme pour le secteur. Cette instabilité des prix du lithium, matière première critique pour l’industrie automobile électrique mondiale, pourrait à terme peser sur la visibilité des constructeurs et fournisseurs de batteries dans leurs choix d’approvisionnement stratégique.

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Télépéage professionnel : comment optimiser la gestion des péages et les notes de frais ?

Télépéage professionnel : comment optimiser la gestion des péages et les notes de frais ?

Pour les entreprises dont les collaborateurs, commerciaux ou techniciens sillonnent quotidiennement le réseau autoroutier, le poste de dépense lié aux péages représente une part incompressible du budget de mobilité. Pourtant, le véritable poids financier de ces déplacements ne se limite pas aux seuls tarifs affichés aux barrières de péage : il réside en grande partie dans le coût de traitement administratif qui en découle en interne. Heureusement, la digitalisation offre aujourd’hui des solutions pérennes pour simplifier cette gestion.

Le coût caché et astronomique de la note de frais

Dans un schéma de gestion classique d’entreprise, le collaborateur est contraint d’avancer les frais de péage avec sa carte bancaire personnelle ou en espèces. Il doit ensuite conserver précieusement son petit justificatif papier, le scanner de retour au bureau, remplir un tableur de déclaration, et soumettre l’ensemble à son manager direct. Le service comptable prend ensuite le relais pour vérifier la conformité de chaque ticket de péage, saisir manuellement la dépense dans le logiciel de comptabilité (ERP), et déclencher enfin le remboursement vers le compte du salarié.

Selon une étude de la Global Business Travel Association (GBTA) le coût de traitement complet d’une seule note de frais avoisine les 50 € en temps humain cumulé.

Le manque à gagner fiscal

Au-delà de la perte de temps, ce processus manuel engendre des pertes financières directes. La perte fréquente des tickets de péage par les conducteurs, ou l’effacement de l’encre thermique sur ces petits reçus, se traduit par une impossibilité stricte de récupérer la TVA auprès de l’administration fiscale. C’est précisément pour cette raison que, pour éviter les allers-retours entre justificatifs papier et notes de frais, de plus en plus d’entreprises optent pour le télépéage d’entreprises.

Reprendre le contrôle via la centralisation

Le fait d’équiper l’ensemble des véhicules de l’entreprise d’un badge professionnel de type Liber-t transforme de fond en comble le processus opérationnel. Sur la route, le collaborateur gagne en fluidité de conduite, diminue son stress au volant grâce au passage dans les voies réservées, et surtout, n’a plus aucune avance de trésorerie à effectuer sur ses propres deniers.

Du côté du back-office et de la comptabilité, la révolution est tout aussi radicale. L’ensemble des passages aux péages de tous les véhicules de la flotte est enregistré et horodaté automatiquement par le système. À la fin du cycle de facturation, l’entreprise reçoit une facture unique et détaillée regroupant la totalité des transactions. Cette centralisation pure et simple supprime de facto le circuit déclaratif chronophage des notes de frais.

S’appuyant sur des acteurs reconnus, comme Mobility Business de TotalEnergies, les gestionnaires de flotte associent généralement ces badges à un portail de gestion en ligne. Cela leur permet de suivre les itinéraires réellement empruntés, d’affecter précisément les coûts par centre de profit, et d’optimiser le budget global des déplacements.

Conclusion : Vers un télépéage toujours plus simple et connecté

Si la fin définitive des notes de frais constitue un bénéfice immédiat très appréciable, le boîtier de télépéage tel que nous le connaissons est appelé à évoluer. Il s’affranchit d’ailleurs progressivement des seules barrières d’autoroute pour devenir une véritable clé d’accès universelle. Demain, ces badges continueront de s’enrichir de nouveaux services pour les gestionnaires de véhicules : suivi toujours plus fin des passages, intégration renforcée avec les outils comptables et de gestion, et simplification continue du quotidien des conducteurs. L’expérience de mobilité professionnelle deviendra ainsi toujours plus transparente, pour le collaborateur comme pour l’entreprise.

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