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Volkswagen ID. Polo GTI : la première GTI électrique affiche 424 km d’autonomie

Volkswagen dévoile l’ID. Polo GTI, premier modèle 100 % électrique à porter le badge GTI. Cette compacte sportive de 226 ch revendique un usage quotidien, avec jusqu’à 424 km d’autonomie WLTP et un 0 à 100 km/h annoncé en 6,8 secondes. Les précommandes doivent ouvrir en Allemagne à l’automne 2026.

Une GTI électrique de 226 ch à traction avant

Avec l’ID. Polo GTI, Volkswagen transpose la recette GTI à une plateforme électrique MEB+. Le modèle conserve une architecture à traction avant (1) et développe 166 kW, soit 226 ch, pour un couple maximal de 290 Nm.

Le constructeur annonce un 0 à 100 km/h en 6,8 secondes et une vitesse maximale de 175 km/h. Pour contenir le couple sur le train avant, l’ID. Polo GTI reçoit de série un différentiel avant piloté électroniquement (et non mécanique), associé à une direction progressive et à un châssis adaptatif DCC.

Un mode de conduite GTI spécifique permet de modifier les réglages moteur et châssis via un bouton sur le volant. L’ambiance du combiné numérique change également avec des graphismes dédiés.

Volkswagen insiste sur le caractère dynamique du modèle, mais le poids annoncé de 1 540 kg minimum reste élevé pour une compacte de ce format. Un point qui pourrait avoir un impact sur les sensations de conduite malgré les réglages sportifs annoncés.

Batterie de 52 kWh et recharge rapide jusqu’à 105 kW

L’ID. Polo GTI embarque une batterie NMC (2) de 52 kWh nets. Volkswagen annonce jusqu’à 424 km d’autonomie WLTP, avec une consommation en attente d’homologation comprise entre 14,4 et 16,4 kWh/100 km. Pour comparer, la VW ID. Polo est annoncée avec 455 km WLTP.

La recharge rapide en courant continu peut atteindre 105 kW. Selon la marque, le passage de 10 à 80 % prend environ 24 minutes dans des conditions optimales.

Ces chiffres placent l’ID. Polo GTI dans la moyenne actuelle du segment des compactes électriques sportives, sans réelle avancée sur la puissance de charge.

Un design GTI revisité pour l’électrique

Visuellement, l’ID. Polo GTI reprend plusieurs codes historiques de la gamme GTI. La bande rouge en façade est toujours présente, accompagnée d’une signature lumineuse LED et de projecteurs IQ.LIGHT Matrix LED de série.

Le modèle repose sur des jantes de 19 pouces et reçoit des éléments spécifiques comme un diffuseur arrière noir ou un becquet de toit séparé en deux parties.

À bord, l’ambiance mêle noir et rouge avec des surpiqûres contrastées et une sellerie inspirée des motifs écossais des anciennes GTI. On aime bien ce clin d’oeil. Le combiné numérique de 10,25 pouces et l’écran central de 12,9 pouces proposent aussi un affichage “rétro” inspiré de la Golf I.

Volkswagen ajoute deux palettes au volant pour ajuster le niveau de récupération d’énergie.

Plus habitable qu’une Polo GTI thermique

Grâce à l’architecture électrique, Volkswagen annonce un gain d’espace intérieur par rapport à la précédente Polo GTI thermique. Le coffre passe ainsi de 351 à 441 litres, et jusqu’à 1 240 litres une fois la banquette rabattue.

Le modèle peut également recevoir un attelage amovible avec une capacité de remorquage allant jusqu’à 1,2 tonne freinée. Mais est-ce ce que l’on demande à une « vraie » GTI ?

Des aides à la conduite enrichies

L’ID. Polo GTI intègre plusieurs aides à la conduite de série. En option, le système Connected Travel Assist utilise des données en ligne et peut détecter les feux rouges pour ralentir automatiquement le véhicule jusqu’à l’arrêt.

Volkswagen ajoute aussi une fonction de conduite à une pédale permettant de gérer les décélérations principalement via l’accélérateur.

Un tarif proche des 39 000 euros

Volkswagen prévoit l’ouverture des précommandes en Allemagne à l’automne 2026. Le prix annoncé débute à un niveau inférieur à 39 000 euros sur le marché allemand. Pour la France, il faudra visiblement attendre.

À ce tarif, l’ID. Polo GTI entre sur un segment encore limité mais où les attentes sur les performances et l’autonomie sont élevées. Reste à voir si le nom GTI conservera le même pouvoir d’attraction dans un format électrique plus lourd et plus technologique que les modèles historiques.

Notre avis, par leblogauto.com

Face à cette VW ID. Polo GTI, on trouvera l’Alpine A290. Elle pèse 1 479 kg et offre 180 à 220 chevaux selon les versions. L’Alpine en version 220 chevaux réalise le 0 à 100 km/h en 6,4 secondes pour 1 479 kg à vide. Avantage Alpine visiblement, même sur le prix.

Sur le look extérieur, chacun reste juge, mais l’ID. Polo peine à masquer ses volumes contrairement à l’Alpine (ou la Renault 5). Enfin sur l’autonomie, l’Alpine affiche 378 km contre 424 km à la VW.

Mais, les deux pourraient se faire tailler des croupières par les cousines de Stellantis avec la Peugeot e-208 GTi en tête. Fortes de 280 chevaux et d’un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes, elles promettent de relancer la guerre des bombinettes…qui ont pris du poids. Enfin, quand elles seront livrables à priori fin 2026.

Notes

1 – Traction comme propulsion peuvent être avant, arrière ou intégrale. Citroën même a utilisé l’expression « Traction arrière » pour les 9 et 11 CV. Traction arrière n’est donc pas un oxymore ni traction avant un pléonasme contrairement à ce que l’on pense.

2 – NMC chimie de batterie utilisant l’oxyde de nickel, de manganèse, de cobalt et de lithium. On trouve NMC, Li-NMC ou LNMC.

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Tesla Model Y 2026 validée aux nouveaux tests NHTSA

La Tesla Model Y 2026 devient le premier modèle à réussir les nouveaux tests NHTSA sur les aides à la conduite aux États-Unis.

Tesla Model Y 2026 validée aux tests NHTSA des aides à la conduite

L’Administration nationale de la sécurité routière américaine (NHTSA) a annoncé que la Tesla Model Y 2026 est le premier véhicule à réussir les nouveaux tests dédiés aux systèmes avancés d’assistance à la conduite. Cette évaluation, intégrée récemment au programme d’évaluation des nouvelles voitures, marque une étape importante dans le renforcement des standards de sécurité active aux États-Unis.

Ces nouveaux essais concernent plusieurs fonctions clés des systèmes d’aide à la conduite (ADAS), désormais au cœur des stratégies des constructeurs automobiles. Le protocole inclut notamment le freinage d’urgence automatique pour piétons, l’assistance au maintien de voie, l’avertissement d’angle mort ainsi que l’intervention en cas d’angle mort. Les modèles Tesla concernés sont ceux produits à partir du 12 novembre 2025.

Un protocole de tests ADAS renforcé par la NHTSA

La mise en place de ces nouveaux tests s’inscrit dans une évolution progressive du programme d’évaluation des nouvelles voitures de la NHTSA, utilisé par les consommateurs pour juger les performances de sécurité des véhicules. Ce programme, en vigueur depuis 1978, attribue notamment des notations allant jusqu’à cinq étoiles, devenues un repère important pour les acheteurs de voitures neuves.

Les tests récemment introduits ont été approuvés en novembre 2024 et sont entrés en application pour l’année modèle 2026, à la suite d’une demande du Congrès américain. Ils viennent compléter les critères déjà existants sans remplacer les normes obligatoires de sécurité automobile.

Le dispositif de la NHTSA a déjà évolué par le passé afin de prendre en compte les progrès technologiques. En 2011, des systèmes comme le contrôle électronique de stabilité, l’avertissement de collision frontale et l’avertissement de sortie de voie ont été intégrés au programme. En 2013, les systèmes de visibilité arrière ont été ajoutés, suivis en 2015 du freinage d’urgence automatique pour les véhicules de l’année modèle 2018. Cette progression illustre l’intégration croissante des technologies d’assistance à la conduite dans les critères de sécurité automobile.

La Tesla Model Y 2026 première à réussir les essais

Dans ce contexte, la Tesla Model Y 2026 devient le premier modèle validé par ces nouveaux tests ADAS. La NHTSA a précisé que seuls les véhicules Model Y fabriqués à partir du 12 novembre 2025 sont concernés par cette réussite. Cette distinction met en avant une évolution technique spécifique sur les versions les plus récentes du SUV électrique.

Les systèmes évalués couvrent des fonctions essentielles de sécurité active, notamment la capacité du véhicule à réagir automatiquement face à des situations critiques impliquant des piétons, le maintien dans la voie de circulation ou encore la détection des angles morts. Ces technologies, regroupées sous le terme générique d’assistance à la conduite, jouent un rôle croissant dans la réduction des accidents de la route et dans l’amélioration de la sécurité routière globale.

Les constructeurs automobiles accordent une importance particulière aux notations de sécurité cinq étoiles délivrées dans le cadre du programme de la NHTSA, celles-ci influençant fortement les décisions d’achat des consommateurs. L’obtention de bons résultats dans ces nouveaux tests constitue donc un enjeu stratégique pour les marques.

Sécurité routière, enquêtes et évolution des normes

Parallèlement à cette reconnaissance, la NHTSA poursuit plusieurs enquêtes concernant Tesla. Parmi elles figure une investigation portant sur le système d’assistance à la conduite Full Self-Driving, en raison de préoccupations liées à sa capacité à détecter ou avertir les conducteurs dans des conditions de faible visibilité. Ces enquêtes s’inscrivent dans un cadre plus large de surveillance des technologies de conduite assistée.

L’agence a également rappelé que les décès liés à la circulation ont fortement augmenté après la pandémie de COVID-19, atteignant en 2022 leur niveau le plus élevé depuis 1981 en ce qui concerne les piétons. Toutefois, une amélioration a été constatée récemment, avec des chiffres de mortalité routière en baisse l’année dernière, atteignant leur niveau le plus bas depuis 2019.

En parallèle, des ajustements réglementaires ont été apportés au programme par l’administration américaine. En septembre, un report d’un an des modifications prévues a été décidé à la suite de demandes formulées par les constructeurs automobiles, afin de leur laisser davantage de temps pour s’adapter aux nouvelles exigences.

L’ensemble de ces éléments illustre une dynamique de transformation continue des standards de sécurité automobile aux États-Unis, où les technologies d’assistance à la conduite occupent désormais une place centrale dans l’évaluation des véhicules.


Notre avis, par leblogauto.com

La validation de la Tesla Model Y 2026 dans le cadre des nouveaux tests de la NHTSA confirme l’évolution rapide des standards de sécurité active dans l’industrie automobile. Ce résultat met en avant l’importance croissante des systèmes d’assistance à la conduite dans les critères d’évaluation des véhicules neufs.

Cependant, la présence d’enquêtes toujours en cours sur certains systèmes de la marque rappelle que l’encadrement réglementaire reste un enjeu majeur pour les technologies de conduite assistée. Enfin, l’évolution du programme de la NHTSA montre une volonté claire d’adapter les tests aux nouvelles réalités technologiques et aux enjeux de sécurité routière contemporains.

Crédit illustration : Tesla.

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Et si les prochaines Maserati étaient conçues par Huawei ?

JAC-Huawei Maextro S800

Stellantis étudie de multiples solutions pour l’avenir de ses marques. Concernant Maserati, ce futur pourrait s’écrire en Chine.

Noyé dans la gestion de ses 14 marques, Stellantis se refuse pour l’heure à décider d’une fermeture pure et simple de l’une ou l’autre de ces enseignes. Néanmoins, des priorités seront fixées pour les dépenses et les nouveautés. L’avenir d’Opel passera ainsi par un partenariat avec Leapmotor qui débutera par un nouveau modèle en 2028.

Une des marques qui pose un problème chez Stellantis est Maserati. Une marque iconique et historique, mais dont les multiples plans et investissements n’ont encore jamais réellement porté leurs fruits. La question de la vente à un constructeur chinois a souvent été évoquée. Mais à Détroit, on s’y refuse encore. Ce qui n’empêche pas de discuter de l’avenir du Trident avec la Chine.

Selon le média chinois Yuanjian Insight, Stellantis aurait engagé des pourparlers avec JAC et Huawei. Le partenariat étudié verrait Huawei prendre en main le plan produit et le développement des technologies. JAC serait chargé du développement du véhicule lui-même ainsi que la production.

Resterait à Stellantis le design et la vente de ces véhicules… Un scénario proche de celui des marques créées avec divers partenaires chinois au sein de HIMA (Harmony Intelligent Mobility Alliance – Luxeed, Aito, Stelato, Maexto et SAIC), mais aussi pour Smart entre Mercedes (design et vente) et Geely (conception et production).

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Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

Dans l’univers des voitures de sport américaines des années 60, la Shelby Cobra règne en maître absolu dans l’imaginaire collectif. Pourtant, d’autres constructeurs ont tenté de défier cette légende avec des créations tout aussi exceptionnelles, mais beaucoup moins connues du grand public. C’est le cas de la Bill Thomas Cheetah, une sportive révolutionnaire dont l’un des rares exemplaires survivants vient de se vendre 520 000 dollars (envirion 450 000 €) sur Bring-a-Trailer. Une somme qui témoigne de la rareté exceptionnelle et de la valeur historique de cette machine méconnue qui aurait pu bouleverser le monde de l’automobile sportive.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

L’histoire méconnue de Bill Thomas et de sa Cheetah révolutionnaire

L’histoire de la Cheetah commence avec Bill Thomas, un ingénieur californien passionné de course automobile qui s’est forgé une solide réputation en pilotant des Corvette tout au long des années 50. Fort de cette expérience sur circuit, il fonde Bill Thomas Race Cars en 1960, marquant le début d’une aventure entrepreneuriale qui allait donner naissance à l’une des sportives les plus innovantes de l’époque.

La décennie des années 60 représentait une période d’expérimentation intense pour l’industrie automobile américaine. Alors que les marques établies consolidaient leurs positions sur le marché, de nouveaux acteurs émergaient, cherchant à se faire une place avec des produits révolutionnaires. C’est dans ce contexte effervescent que Bill Thomas noue un partenariat stratégique avec la division performance de Chevrolet en 1960, obtenant l’autorisation d’utiliser des pièces de la C2 Corvette pour développer sa propre voiture de sport.

L’objectif de Thomas était clair et ambitieux : créer une voiture capable de surpasser la légendaire Shelby Cobra sur tous les terrains. Pour mener à bien ce projet audacieux, il s’associe avec Don Edmunds, un fabricant renommé dont l’expertise technique allait s’avérer cruciale pour concrétiser cette vision révolutionnaire. Cette collaboration entre un pilote expérimenté et un fabricant de talent allait donner naissance à l’une des créations les plus audacieuses de l’époque, une voiture qui défierait les conventions établies et repousserait les limites du possible.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

Une conception technique révolutionnaire qui défie les conventions

Ce qui rend la Cheetah particulièrement remarquable, c’est son approche technique innovante qui brisait les codes de l’époque. L’élément le plus révolutionnaire de cette sportive résidait dans son architecture avant-moteur central, une configuration alors très rare dans l’automobile américaine. Le moteur était repoussé si loin vers l’arrière du châssis que les ingénieurs ont classé cette disposition comme un moteur avant-central, permettant une répartition du poids optimale.

Cette configuration audacieuse avait des conséquences directes sur l’habitacle : les sièges du conducteur et du passager étaient positionnés très en arrière, pratiquement au-dessus de l’essieu arrière. Si cette disposition pouvait sembler inconfortable au premier abord, elle procurait en réalité un avantage considérable en termes de répartition des masses et de comportement dynamique. Les ingénieurs avaient ainsi créé une voiture dont l’équilibre était fondamentalement différent de tout ce qui existait à l’époque sur le marché américain.

Sous le capot, la Cheetah recevait le célèbre moteur V8 Chevrolet 327 cubic-inch (5,4 litres) provenant de la Corvette, mais dans des états de préparation variables selon les exemplaires. La puissance oscillait entre 375 et 500 chevaux, selon le niveau de préparation et les réglages spécifiques demandés par chaque client. Ces chiffres impressionnants prenaient une dimension encore plus spectaculaire quand on les rapportait au poids dérisoire de la voiture.

Car la Cheetah ne pesait que 680 kg environ, soit une masse plume qui lui conférait un rapport poids/puissance exceptionnel pour l’époque. Cette légèreté extrême, combinée à la puissance du V8 Chevrolet, permettait à la Cheetah d’afficher des performances époustouflantes. Sur le circuit de Daytona, elle a été chronométrée à 346 km/h, une vitesse remarquable qui démontrait le potentiel phénoménal de cette création, d’autant plus impressionnante qu’elle était équipée d’un moteur small-block V8.

Cette performance remarquable plaçait la Cheetah dans une catégorie à part, rivalisant directement avec les voitures les plus rapides de l’époque. La combinaison entre la légèreté extrême, la puissance considérable et l’architecture innovante créait une alchimie particulière qui aurait pu révolutionner le monde de la voiture de sport américaine si les circonstances avaient été différentes.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

Un destin tragique qui scelle le sort de la Cheetah

Malgré tout le potentiel technique et commercial que représentait la Cheetah, le destin allait tragiquement interrompre cette aventure prometteuse. Un incendie dévastateur s’est déclaré dans l’atelier de production, détruisant une grande partie des installations et compromettant définitivement l’avenir de ce projet révolutionnaire. Cette catastrophe industrielle marque un tournant dramatique dans l’histoire de Bill Thomas Race Cars et condamne prématurément l’un des projets les plus ambitieux de l’automobile américaine.

Les conséquences de ce sinistre furent dramatiques pour la production de la Cheetah. Alors que Bill Thomas avait initialement prévu de construire 23 exemplaires de sa sportive, seuls 19 voitures ont finalement pu être assemblées selon les spécifications complètes de production avant que l’incendie ne mette fin à l’aventure. Cette tragédie industrielle a instantanément transformé la Cheetah en objet de collection d’une rareté absolue, faisant de chaque exemplaire survivant un témoin unique de cette épopée avortée.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

L’exemplaire qui s’est vendu 520 000 dollars sur Bring-a-Trailer présente une particularité encore plus exceptionnelle. Selon la description de la vente, les travaux de construction de cette voiture ont commencé après l’incendie de l’atelier, ce qui en fait un véritable survivant de cette catastrophe. Cette caractéristique unique ajoute une dimension historique supplémentaire à une voiture déjà extraordinairement rare, témoignant de la détermination de Bill Thomas à poursuivre son projet malgré les circonstances dramatiques.

L’histoire de cet exemplaire spécifique révèle d’autres détails fascinants. La voiture a été livrée à son propriétaire sans moteur, une pratique qui n’était pas inhabituelle à l’époque pour les constructeurs de niche qui laissaient parfois aux clients le soin de finaliser la mécanique selon leurs préférences. Par la suite, cette Cheetah a été équipée d’un moteur Chevrolet 377 cubic-inch avec injection mécanique, une configuration qui lui confère des caractéristiques de performance uniques et différentes des spécifications d’origine.

Cette personnalisation ultérieure illustre parfaitement l’esprit de l’époque, où les voitures de sport étaient souvent considérées comme des plateformes à personnaliser selon les goûts et les besoins spécifiques de chaque propriétaire. L’injection mécanique, technologie alors de pointe, apportait un surcroît de performance et une réponse moteur encore plus affûtée à cette Cheetah déjà exceptionnelle.

Un marché des voitures de collection qui valorise la rareté absolue

La vente de cette Cheetah pour 520 000 dollars illustre parfaitement l’évolution du marché des voitures de collection, où la rareté et l’histoire unique priment souvent sur la notoriété de la marque. Dans un monde où les Shelby Cobra authentiques atteignent régulièrement des sommes à sept chiffres, cette Bill Thomas Cheetah trouve sa place légitime parmi les sportives américaines les plus convoitées, prouvant que l’exclusivité et l’innovation peuvent rivaliser avec la célébrité.

Ce prix de vente reflète également la reconnaissance croissante des collectionneurs pour les projets automobiles alternatifs des années 60, ces créations audacieuses qui ont tenté de défier les géants établis avec des approches innovantes. La Cheetah représente parfaitement cet esprit d’innovation et d’audace qui caractérisait l’industrie automobile américaine de cette époque dorée, une période où les entrepreneurs passionnés pouvaient encore espérer concurrencer les constructeurs établis avec des créations révolutionnaires.

Cette sportive méconnue rivale de la Cobra et aux allures de « Cars » vient de se vendre 450.000 euros

L’intérêt des collectionneurs pour ces voitures rares s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, leur rareté extrême en fait des objets de collection d’une exclusivité absolue. D’autre part, elles représentent des témoins uniques d’une époque où l’innovation technique et l’audace entrepreneuriale pouvaient encore donner naissance à des créations automobiles révolutionnaires. Enfin, elles offrent aux collectionneurs la possibilité de posséder un morceau d’histoire automobile authentique et méconnu.

Pour les passionnés d’automobiles, cette vente rappelle que l’histoire de la voiture de sport américaine ne se résume pas aux seules légendes connues. Elle regorge de créations exceptionnelles, portées par des visionnaires comme Bill Thomas, qui ont repoussé les limites techniques et esthétiques de leur époque. La Bill Thomas Cheetah demeure ainsi un témoignage fascinant de cette créativité débordante, même si le destin ne lui a pas permis de concrétiser pleinement son potentiel révolutionnaire.

Cette transaction exceptionnelle confirme que les collectionneurs les plus avisés savent reconnaître et valoriser ces pépites méconnues de l’histoire automobile. La Cheetah, avec ses 19 exemplaires seulement, rejoint ainsi le panthéon très fermé des sportives américaines les plus exclusives, témoignant d’une époque où l’audace et l’innovation primaient sur les considérations commerciales. Son prix de vente de 520 000 dollars établit également une nouvelle référence pour ce type de voitures ultra-rares, confirmant leur place légitime sur le marché de la collection automobile de prestige.

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Car Story#24 – La Saab 9-5 : l’ultime vraie Saab ?


Si je vous dis voitures suédoises, la majorité d’entre vous penseront instantanément à Volvo ! Néanmoins, il ne faudrait pas oublier que l’industrie automobile suédoise comptait également un autre constructeur prestigieux : Saab. L’ex constructeur de Trollhättan sera à l’honneur pour cet épisode. Pour ce 24ème opus, nous conter l’histoire de la première génération de 9-5.

Le difficile remplacement de la 9000

Saab 9000
La Saab 9000 partageait sa plateforme avec la Fiat Croma, la Lancia Thema et l’Alfa Romeo 164 – (C) Saab

Lancée en 1984, la Saab 9000, qui partageait de nombreux éléments avec la Fiat Croma et la Lancia Théma, commençait à accuser le poids des années lorsque la firme de Trollhättan a enfin songé à son remplacement. Néanmoins, la santé fragile du constructeur suédois ne lui permettait plus de poursuivre l’aventure seul. C’est dans ce contexte que General Motors a pu faire l’acquisition de 50% du capital de Saab en 1990.

Le projet 640, visant à remplacer la 9000, n’a débuté qu’en 1993 sous la houlette d’Olle Gandlund. Engagé par Saab en 1964, l’homme a fait ses preuves et s’est imprégné de l’ADN de la marque. Si en interne, on veut sortir une vraie Saab s’inspirant de la 99, outre-Atlantique on songe plutôt à rationaliser les coûts. Et pour se faire, il fallait piocher dans la banque d’organe de la marque. Les Américains ne faisaient pas dans le sentimental. Ils étaient prêts à sacrifier l’identité de la marque sur l’autel de la rentabilité !

La 9-5 : vraie Saab ou une GM maquillée ?

Planche de bord Saab 9-5
Bienvenue à bord de la Saab 9-5. La clé de contact est bien entre les deux sièges avant – (C) Saab


Fort heureusement, les Suédois sont parvenus à imposer leur identité et à conserver des éléments indispensables à toutes Saab qui se respecte !

La clé de contact était toujours placée entre les deux sièges avant. Le black panel, hérité de l’aéronautique, était aussi de la partie. L’auto affichait également un caractère et charme typiquement scandinave avec son long capot et une ligne particulière !

La Saab 9-5 à l’assaut du Premium allemand

Saab 9-5
La Saab 9-5 a fait ses débuts lors du Salon de Francfort – (C) Saab

Cette nouvelle Saab 9-5, entendait chasser sur le terrain des BMW Série 5 E39 et des Mercedes-Benz Classe E W210. En toute logique, elle a fait sa grande première à l’occasion du Salon de Francfort, là où ses principales rivales matchaient à domicile.

Afin de se faire une place au soleil, la nouvelle berline statutaire suédoise a apporté avec elle quelques innovations, comme les sièges avant ventilés ou encore les appui-têtes actifs qui permettent d’éviter le fameux coup du lapin ! Sur le plan technique, la 9-5 est également la première Saab à adopter un train arrière multibras. A l’avant, la marque a retenu une solution plus classique avec un élément de type MacPherson.

Née sous l’ère GM, la Saab 9-5 a conservé un charme typiquement Suédois – (C) Saab

La nouvelle berline statutaire se déclinait en 4 finitions. Le ticket d’entrée se faisait via la version Pack tandis que la SE offrait plus d’équipements supplémentaires. En haut de gamme, les amateurs de sport pouvaient se tourner vers la finition Aero tandis que la Griffin se voulait plus luxueuse.
Sous le capot, l’arrivée des Américains dans le capital du constructeur Suédois s’est traduite par l’utilisation de motorisations provenant de la banque d’organes General Motors.

Des moteurs connus des Saabistes

A son lancement, il y avait 4 niveaux de finition – (C) Saab

C’était notamment le cas du V6 Opel de 2962 cm3. Il n’était néanmoins pas question de le monter sans un petit traitement maison ! Comme tous les moteurs montés sur la 9-5, ce V6 se devait recevoir un turbo. Et pour faire original, ce turbo n’a été placé que sur un seul banc de cylindres ce qui en faisait, le seul V6 asymétrique au monde ! Fort de 200 ch, cette motorisation ne pouvait s’associer qu’à la transmission automatique à 4 rapports fournie par Aisin. En réalité, ce V6 n’était pas réellement une nouveauté ! Il était déjà présent sous le capot de la 9000 CS. Il sortait alors 210 ch.

La 9-5 proposait également des motorisations à 4 cylindres turbo compressés bien connus des amateurs de la marque. L’entrée de gamme était assurée par un 1985 cm3 de 150 ch que l’on pouvait associer à une transmission manuelle à 5 rapports ou une boîte auto à 4 vitesses. Suivait ensuite, le fameux 2290 cm3 et ses 170 ch. Comme pour le V6 et le 2.0t, cette motorisation laissait le choix entre deux boîtes de vitesse.

La Saab 9-5 s’est également déclinée en Break – (C) Saab

En 1998, ce fut au tour de l’Estate de faire son entrée dans l’arène. Cette version break de la Saab 9-5 se déclinait avec les mêmes motorisations et les mêmes finitions que la berline tout en offrant un volume de chargement allant de 416 à 1490 litres.
Durant l’année 1999, la 9-5 a hérité d’une version plus sportive. En effet, une seconde version du 2.3 turbo, forte de 230 ch, a fait son apparition.

La Saab 9-5 cède adopte le diesel

La Saab 9-5 a été habilement restylée en 2001 – (C) Saab

Le Saab 9-5 a reçu son premier restylage en 2001. Relativement subtil, celui-ci apporte quelques petites modifications qui permettent de moderniser la voiture. Les phares sont devenus à glace lisse comme le voulait la mode des années 2000 tandis que sur les versions Aero ont adopté un bouclier spécifique avec des antibrouillards ronds ! La calandre a également évolué tout comme le bouclier arrière. La partie anthracite des feux arrière est également devenue de couleur cristal. Ce restylage a également apporté un moteur utilisant un carburant impur ! En effet, la marque suédoise a pioché un V6 turbo diesel dans la banque d’organes de « GM ». Fort de 176 ch, ce V6 à 60°, peu fiable, avait été conçu par Isuzu.

D’autres évolutions mécaniques ont accompagné cette remise à niveau esthétique ! Toutes les boîtes automatiques disponibles, toujours fournies par Aisin, ont gagné une 5ème vitesse. Le petit 2.3 turbo a également vu sa puissance passer de 170 à 185 ch. Les finitions ont également gagné de nouvelles dénominations. La gamme s’articulait désormais autour des finitions Linear, Arc, Vector, Aero sans oublier la Griffin qui faisait toujours office de porte étendard.

Ce premier restylage a été marqué par l’adoption de moteurs diesel – (C) Saab

L’année suivante, une seconde motorisation diesel a fait son arrivée sous le capot de la 9-5. Il s’agissait d’un 2171 cm3 de 120 ch. Ce 2.2 TiD était identique au 2.2 dti de l’Opel Vectra C. En 2004, une version à 220ch du 2.3 turbo a fait son apparition, vraisemblablement afin de remplacer le V6 turbo qui a tiré sa révérence. A noter que l’ESP était désormais proposé en série sur toute la gamme.
Bien que vieillissante, la Saab 9-5 a connu un restylage assez profond en 2005.

Un restylage au goût de ketchup

Saab 9-5 phase 3
Le second restylage – au style trop américain – a défiguré la 9-5 – (C) Saab

Réalisée par le responsable du design de General Motors, Anthony Lo, cette remise à niveau a totalement défiguré la 9-5. La face avant a été enlaidie avec des nouvelles optiques peu esthétiques cerclées d’un jonc chromé et une calandre qui ne respectait pas les canons de la marque. La poupe arrière n’était pas en reste avec notamment des feux, totalement rouges aux formes triturées. L’habitacle a également subi des modifications afin de recevoir plus d’éléments piochés au sein de la maison mère. L’objectif était clairement de réduire le nombre d’éléments spécifiques pour réduire les coûts de production.

Un moteur Fiat dans la Saab 9-5

9-5 Estate phase 3
Les feux arrière ont été redessinés aussi bien sur la berline que l’Estate – (C) Saab

Là encore, ce restylage s’est accompagné d’une remise à niveau mécanique. Et encore une fois, c’est le diesel qui a été au centre des attentions. Il faut dire que ce carburant était alors particulièrement prisé par les automobilistes. Cette fois-ci, la 9-5 a adopté un 1910 cm3 turbo à rampe commune afin de remplacer son 2.2 TiD. Ce moteur – connu dans les automobiles du groupe Fiat sous le nom de 1.9 JTD – offrait une puissance respectable de 150 ch et une fiabilité accrue !

En essence, un 2.0 Turbo de 180 ch a fait son apparition. Ce moteur, qui affichait une cylindrée de 1985 cm3, était presque identique à celle de 150 ch qui subsistait au catalogue. Néanmoins, cette nouvelle offre se distinguait par sa bicarburation puisqu’elle pouvait rouler aussi bien à l’essence qu’à l’Ethanol !

Biopower : le label vert de la Saab 9-5

berline 9-5
La Saab 9-5 a été l’une des premières à rouler à l’Ethanol (E85) – (C) Saab

La gamme 9-5 a commencé à se réduire en 2006. En effet, en diesel l’offre se limitait au 1.9 tid de 150 ch tandis qu’en essence il ne restait que les versions 2.0 turbo (150 ch ou 180ch Biopower) et 2.3 turbo (185 ou 260 ch). L’année suivante, la gamme Biopower a évolué avec l’arrivée d’un 2.0 t 150ch tandis qu’une version à 185 ch a fait son apparition sur la base du 2,3 t.

2009 a été la dernière année de production pour la 9-5. La 9-5 n’était plus disponible qu’en finition Griffin avec le 2.0 turbo 150ch ou le 2.3 turbo 260ch ainsi que les Biopower 180 ou 185 ch, Le 1.9 TiD était également toujours de la partie et pouvait désormais profiter d’une petite cure de vitamine proposée par Hirsch. Au menu 25 chevaux supplémentaires et 30 Nm de couple en plus.

La dernière berline a quitté les chaînes de montage le 4 juillet 2009. La production de l’Estate a pris fin le 1er février 2010. Cette première génération de Saab 9-5 a été produite à 483 593 unités dont 47,8% en carrosserie break. Cela peut sembler peu mais c’est tout de même 2,86 fois plus que le nombre de Peugeot 607 fabriquées.

Les petites histoires de la Saab 9-5

Une Saab peut en cacher une autre – (C) Saab

Maintenant que vous en savez plus sur la carrière de la Saab 9-5, il est désormais temps de vous raconter quelques petites anecdotes !

Le V6 Isuzu de la Saab 9-5 est une mécanique bien connue et largement diffusée. Elle s’est notamment retrouvée dans les Renault Vel Satis et l’Espace 3.0 dci ainsi que sous le capot de l’Opel Signum.

Hirsch proposait une cure de vitamine pour la Saab 9-5. Dès 2002, le préparateur proposait de booster les versions 2.3 turbo à 305 ch. Cette puissance a même grimpé à 310 ch en 2006. En fin de carrière, une préparation a été concoctée pour le 1.9 TiD permettant ainsi de porter sa puissance à 175 ch.

Saab est une marque écolo ! Avec sa gamme Biopower, le constructeur suédois a été l’un des premiers constructeurs à développer une gamme fonctionnant à l’éthanol. Un carburant qui se voulait plus propre et plus respectueux de l’environnement.

Le black panel est une fonctionnalité, provenant de l’aéronautique, qui permettait d’éteindre tous les éclairages superflus de l’habitacle afin de ne laisser que l’essentiel, le compteur de vitesse.

Et aussi… la Saab 9-5 chinoise

La Senova D70 était une Saab 9-5 recarossée. Elle a été produite de 2013 à 2018 – (C) Senova

La Saab 9-5 a connu une seconde vie après sa fin de carrière européenne. En effet, une Saab 9-5 chinoise a été produite par BAIC. Les C71 et C71EV avaient été présentés au salon de Pékin de 2010. Le constructeur avait fait l’acquisition des outils de production mais ce n’est finalement qu’en 2013 que la version définitive, baptisée Senova D70, a fait ses débuts commerciaux. Entre-temps, l’ex-berline suédoise a reçu une petite cure cosmétique chez Pininfarina.

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Rétro : Mai 1986, le printemps meurtrier du rallye et de la Formule 1

Tour de Corse : Toivonen et Cresto fauchés

2 mai 1986. Sur sa redoutable Lancia Delta S4, Henri Toivonen, le prodige finlandais, surclasse la concurrence et fonce vers la victoire. La S4, introduite fin 1985, incarne la quintessence des Groupe B, ces monstres du rallye qui ont fait leur apparition en 1982. La Delta pèse moins d’une tonne et dispose d’un quatre cylindres 1.8L, doté d’un double système de suralimentation, avec un compresseur volumétrique Abarth efficace à bas régime et un turbo KKK pour le haut régime. La Delta délivre ainsi plus de 500 CV ! 

Après la boucle du matin, entre Bastia et Corte, Toivonen dispose déjà de 2’45 d’avance sur la Peugeot 205 Turbo 16 Evolution 2 de Bruno Saby. Mais l’après-midi, sur la route de Castirla, pour une raison inconnue, il aborde trop vite un virage serré à gauche. La sortie de route est inévitable, la Lancia plonge directement dans le ravin et s’embrase, ne laissant aucune chance au pilote finlandais et à son copilote Sergio Cresto, qui meurent dans l’incendie. Le cauchemar recommence, un an après le décès d’Attilio Bettega, lui aussi fauché sur les routes du Tour de Corse au volant d’une Lancia 037.  

Dès le lendemain, Jean-Marie Balestre, président de la FISA, réunit un comité extraordinaire qui annonce des mesures radicales. Les homologations en cours des voitures sont stoppées, et la catégorie Groupe B est interdite à partir de 1987. De même, la nouvelle catégorie Groupe S, qui promettait des voitures prototypes encore plus spectaculaires, est annulée et remplacée par la règlementation Groupe A, avec des voitures moins puissantes. Les étapes sont limitées en kilométrage et en durée.

Paul Ricard : De Angelis prisonnier des flammes

14 mai 1986, circuit Paul Ricard. Plusieurs équipes de F1 participent à une séance d’essais privés, dont Brabham, qui essaie d’améliorer la BT55. Cette monoplace révolutionnaire, conçue par Gordon Murray, présente un design atypique avec un centre de gravité très bas et un profil aérodynamique inédit. C’est l’Italien Elio de Angelis qui se charge de la besogne. Ce jeune homme, d’ascendance noble, pianiste de talent, est aussi élégant et bien éduqué que talentueux. Même si la cohabitation avec Senna chez Lotus, en 1985, l’as mis en difficulté, il demeure une valeur sure du peloton. 

Mais vers 11h30, une épaisse fumée noire jaillit des esses de la Verrerie, un enchaînement très rapide qui suit la ligne de départ. De Angelis a perdu son aileron arrière à 270 km/h, envoyant sa Brabham dans une effrayante série de tonneaux avant de retomber sur l’arceau par-delà les barrières de sécurité. Plusieurs pilotes s’arrêtent et se précipitent sur les lieux, dont Alain Prost. La voiture, retournée, s’est embrasée. 

Blessé à la colonne vertébrale, De Angelis est prisonnier de sa monoplace. Ses collègues sont impuissants, tandis que les secours mettent énormément de temps à venir, le dispositif de sécurité et de commissaires n’étant pas suffisant. 

Asphyxié par les gaz d’échappement, De Angelis est héliporté vers l’hôpital de la Timone à Marseille dans un état très grave et meurt le lendemain. Pilote de grande classe, raffiné et intelligent, il était énormément apprécié et respecté dans le paddock. Sa mort, quatre ans après celle de Gilles Villeneuve, est une nouvelle tragédie.  

Mort au turbos

Survenant deux semaines après la mort de Toivonen, ce drame permet à Jean-Marie Balestre de s’attaquer aux moteurs Turbos en F1. Après les jupes aérodynamiques, qui avaient alimenté la guerre entre la FISA et la FOCA (l’association des constructeurs) au début des années 80, la technologie turbo était devenue la nouvelle cible des instances sportives.  En 1986, la technologie est à son apogée, avec tous les excès engendrés par une course effrénée à la performance entre les motoristes. Certains moteurs de qualification dépassent alors les 1300 chevaux ! 

Même si la puissance des turbos n’est pas en cause dans le drame du Paul Ricard, Balestre a le soutien de Bernie Ecclestone, de la plupart des équipes et des pilotes pour mettre fin à cette frénesie. Dès 1987, les moteurs turbos seront bridés, tombant à moins de 700 chevaux, avant d’être définitivement bannis en 1989 pour laisser place au retour des moteurs atmosphériques. 

Le tracé du circuit Paul Ricard est modifié en vue du Grand Prix de France. On court-circuite le grand S de la Verrerie, aboutissant à un tracé plus court. Par ailleurs, aucune séance d’essais privés ne pourra dorénavant avoir lieu sans la présence d’un hélicoptère, d’une ambulance et d’un médecin de garde. La prise de conscience est nécessaire. Avec des secours plus prompts au Castellet, Elio de Angelis aurait pu s’en sortir.

Série noire

La chape de plomb de mai 1986 ne s’arrête pas. Le 31, le pilote belge Marc Surer connaît un dramatique accident dans un rallye en Allemagne, au volant d’une Ford RS200. La voiture sort de sa trajectoire, quitte la route en glisse et percute un arbre sur le flanc, de plein fouet, avant de s’embraser instantanément. Si Marc Surer est éjecté et s’en sort miraculeusement, son copilote Michel Wyder n’a pas cette chance et reste prisonnier des flammes, mourant dans le brasier de la Ford.

Dans la nuit du 1er juin, c’est au tour des 24 heures du Mans d’être frappés : Jo Gartner se tue dans la ligne droite des Hunaudières au volant de sa Porsche 962. Vraisemblablement en raison d’une rupture de suspension, le prototype fait une embardée à plus de 260 km/h puis percute violemment les barrières, glisse sur des centaines de mètres et s’embrase. L’Autrichien est tué sur le coup, des suites d’une fracture du cou. Afin de casser la vitesse folle des Groupe C, avec un record établi à 407 Km/h en 1988 par une VM-Peugeot, deux chicanes sont introduites en 1990.  

Tournant sécuritaire

En l’espace de quinze jours, le rallye et la Formule 1 ont été frappés par deux drames abominables. Deux grands espoirs, l’un finlandais, l’autre Italien, sont fauchés en pleine gloire, tués dans un horrible incendie qui les a laissés impuissants. Si les circonstances et les causes techniques sont différentes, ces deux accidents mortels mettent en lumière un sport automobile qui, en ce printemps 1986, a atteint des sommets de puissance, de délire technologique et de danger. 

La sécurité des voitures est insuffisante, tout comme celles des dispositifs de secours sur les circuits ou le long des routes. En rallye, les “corridas” effectuées par les spectateurs en bord de route avec les pilotes arrivant à fond ne passent plus. En mars 1986, le rallye du Portugal a ainsi été endeuillé par un accident impliquant plusieurs spectateurs… 

Ces bascules règlementaires auront aussi des conséquences sportives. En F1, l’arrêt du turbo provoque le retrait de BMW, tandis que la perspective du retour de l’atmosphérique poussera Renault, dès 1987, à travailler sur le V10. En rallye, Audi et Peugeot se retirent, tandis que Lancia rebondit avec la Delta Intégrale.

La fin d’une certaine idée du sport automobile

La folie des surpuissantes Groupe B et le spectacle incroyable des F1 Turbos ont galvanisé les foules. Ces catégories ont contribué à la popularité des deux disciplines, qui émerveillent les fans du monde entier. Mais à l’heure d’une médiatisation accrue, qui décuple la portée de chaque drame, d’enjeux économiques grandissants et d’une prise de conscience sécuritaire s’imposant dans la société, la tolérance de ces drames n’est plus tenable. 

Ce qui était vu comme une fatalité dans les années 50/60 n’est plus politiquement acceptable dans les années 80. En l’espace d’un mois, ces deux tragédies vont remodeler en profondeur le sport automobile. On tourne la page d’une époque insouciante, où la quête de performance passait par-dessus-tout. Pourtant, seulement huit ans plus tard, la F1 sera de nouveau confrontée à une violente remise en question… 

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Une voiture neuve sur quatre est électrique en France en avril 2026

Selon les chiffres des immatriculations de véhicules neufs pour le mois d’avril 2026, il s’est immatriculé 26,4 % de VE. Une part de marché record tractée par Renault avec la Renault 5 et le Scenic.

40 429 véhicules électriques à particuliers et utilitaires ont donc été mis à la route selon les chiffres AAA Data pour la PFA et compilés par l’Avere. Cela représente une hausse de 42,27 % par rapport à avril 2025. Si le marché électrique a semblé marquer le pas en 2025, il a l’air d’être reparti de plus belle dans sa croissance.

L’arrivée à pleine maturité de véhicules qui fonctionnent très bien commercialement compense un Tesla en très petite forme. La gamme éclectique des électriques aide aussi à avoir cette performance.

Une voiture neuve sur quatre est électrique en France

Les véhicules à particuliers représentent 36 542 immatriculations soit une Pdm de 26,4 % et une hausse de 43,1 %. Du côté des utilitaires légers électriques, la part de marché reste toujours plus modeste, à 12,6 % et une hausse de 35,2 %. En valeur absolue, seuls 3 887 VULe ont été mis à la route en avril.

La Renault 5 reste la reine du bal avec 3 454 immatriculations. La R5 qui a trouvé son public, continue de séduire et de remplir les carnets de commande. Elle devance le Renault Scenic avec 2 118 immatriculations. Lui aussi a visiblement trouvé son public. Sur la troisième marche du podium, on trouve la Citroën ë-C3 avec 1 623 immatriculations. La deuxième partie d’année devrait être plus favorable à la Citroën grace au leasing social qui la rend très attractive.

Tesla n’est que 4e avec le Model Y et 1 456 unités. On peut noter que le VW ID.4 devance la Peugeot e-208 qui vit ce qu’a vécu la Renault Zoé avant elle : le crépuscule d’une fin de carrière. Il est aussi remarquable que sur ce top 10 6 voitures sont de constructeurs Français.

Deux VE dans le top 10 français du début de l’année par modèle

Depuis le début de l’année 2026, la Renault 5 cumule 13 502 immatriculation et est le 7e véhicule le plus vendu en France. Le Tesla Model Y accroche le top 10 avec 12 126 unités. Pour souligner la performance commerciale du Scenic, il est 16e avec 9 010 voitures immatriculées.

Ensuite, on va trouver de la ë-C3 avec un peu moins de 6000 unités, puis l’ID.4 à 4 516 immatriculations ou le Skoda Elroq à 4003 mises à la route. C’est dire la « déroute » de la Renault 4 E-Tech qui est 9 unités derrière. Sans doute trop chère pour l’esprit 4L malgré ses qualités, elle devrait se rattraper un peu quand les livraisons des versions huppées vont arriver (Roland-Garros, Plein Sud). Tesla Model 3 et Renault Megane E-Tech se chiffonne entre 3 550 et 3 600 unités. Pour la e-208, Peugeot continue de mélanger les deux voitures. On en totalise 5 178 ce qui la place en 5e position.

A noter que cela fait descendre la 208 thermique à 18 656 unités soit derrière la Dacia Sandero et ses 18 986 immatriculations. Confondre les chiffres de 208 et e-208 cela a du bon.

La nouvelle Renault Twingo E-Tech commence sa carrière mais devrait bientôt apparaître dans ces classements.

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Industrie automobile nord-américaine : bras de fer sur l’USMCA

Les groupes automobiles demandent à Trump de prolonger l’USMCA, clé des chaînes de production nord-américaines et des échanges sans droits de douane.

Les principaux groupes de l’industrie automobile ont appelé l’administration Trump à prolonger l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, connu sous le nom d’USMCA. Dans une lettre adressée au représentant américain au commerce Jamieson Greer, plusieurs organisations représentant constructeurs automobiles, équipementiers et concessionnaires estiment que cet accord est essentiel au maintien de la compétitivité industrielle nord-américaine dans un contexte de forte concurrence internationale et de transformation du secteur automobile mondial.

Cette prise de position intervient alors que l’accord doit faire l’objet d’une révision à l’approche de la date limite du 1er juillet. Les discussions formelles entre les États-Unis et le Mexique doivent également s’ouvrir, avec une réunion prévue à Mexico au cours de la semaine du 25 mai, afin d’aborder les points de friction liés à l’USMCA.

Un accord clé pour la production automobile en Amérique du Nord

Dans leur lettre, les sept groupes industriels signataires soulignent que la prolongation de l’accord USMCA permettrait de garantir que les États-Unis restent une base de production automobile compétitive à l’échelle mondiale. Ils insistent sur l’importance de cet accord dans un contexte marqué par une évolution rapide des technologies automobiles, notamment dans les domaines de l’électrification, de la connectivité et de la chaîne logistique automobile.

Les organisations signataires représentent un large éventail d’acteurs du secteur automobile, incluant General Motors, Volkswagen, Tesla, Toyota et Hyundai. Elles alertent sur les risques liés à une remise en cause de l’intégration commerciale entre les trois pays d’Amérique du Nord.

Selon elles, une fragmentation de l’USMCA en accords commerciaux distincts entraînerait une complexité accrue pour l’industrie automobile. Cela se traduirait par une hausse des charges administratives, une multiplication des régimes réglementaires et une perturbation des chaînes d’approvisionnement automobiles déjà fortement intégrées entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Tensions commerciales et évolution des droits de douane

L’USMCA, qui a remplacé l’Accord de libre-échange nord-américain (NAFTA), garantit depuis plusieurs décennies un commerce sans droits de douane sur les véhicules et les pièces automobiles entre les trois pays. Cette structure a permis de développer une chaîne de production automobile transfrontalière particulièrement intégrée et optimisée sur le plan industriel.

Cependant, cette dynamique a été perturbée par les décisions commerciales prises par Donald Trump. En 2025, l’administration américaine a imposé un droit de douane de 25 % sur les importations automobiles mondiales, invoquant des motifs de sécurité nationale. Cette mesure a profondément modifié les équilibres du commerce automobile international.

Par la suite, plusieurs accords bilatéraux ont été conclus avec d’autres zones économiques, notamment le Japon, l’Union européenne et la Corée du Sud, avec des droits de douane fixés à 15 %. Le Royaume-Uni bénéficie quant à lui d’un taux de 10 %, rendant certaines importations automobiles vers les États-Unis plus avantageuses que celles en provenance du Mexique.

Ces évolutions ont accentué les tensions commerciales au sein de l’industrie automobile nord-américaine, en particulier pour les constructeurs fortement implantés au Mexique.

Une chaîne de production automobile hautement intégrée

L’USMCA impose actuellement qu’environ 75 % de la valeur d’un véhicule soit produite dans la région nord-américaine, avec des exigences spécifiques concernant le contenu américain et canadien. Ce cadre réglementaire vise à soutenir l’industrie automobile locale tout en maintenant une forte intégration des chaînes de production.

Les constructeurs automobiles soulignent que cet accord a permis de générer d’importantes économies d’échelle. Un groupe représentant les trois grands constructeurs de Detroit a estimé que l’USMCA représente des dizaines de milliards de dollars d’économies annuelles pour l’industrie automobile américaine.

Cette efficacité repose sur une organisation industrielle répartie entre les trois pays, où les pièces automobiles et les véhicules complets circulent librement dans le cadre d’une production optimisée.

Un enjeu stratégique pour l’industrie automobile mondiale

Au-delà des enjeux commerciaux immédiats, la prolongation de l’USMCA est considérée par les acteurs du secteur automobile comme un élément stratégique dans la compétition mondiale. Face à la montée en puissance des constructeurs asiatiques et européens, l’Amérique du Nord cherche à préserver sa position dans la production automobile mondiale.

Les groupes industriels estiment que la stabilité de cet accord est essentielle pour accompagner les mutations technologiques du secteur automobile, notamment la transition vers les véhicules électriques et les nouvelles architectures de production.

Dans ce contexte, l’issue des négociations à venir sera déterminante pour l’avenir de la chaîne de valeur automobile nord-américaine et pour la compétitivité des constructeurs opérant sur ce marché intégré.

Notre avis, par leblogauto.com

La mobilisation des groupes automobiles montre l’importance stratégique de l’USMCA pour l’industrie automobile nord-américaine. L’accord structure depuis des décennies une chaîne de production transfrontalière optimisée. Les tensions commerciales récentes et la hausse des droits de douane fragilisent toutefois cet équilibre. Les prochaines négociations seront donc cruciales pour la stabilité et la compétitivité du secteur automobile dans la région.

Crédit illustration : Exportsolutionsinc.

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Essai Peugeot e-408 de 213 ch

Avez-vous oublié l’existence de la Peugeot 408 ? On vous la rappelle à votre bon souvenir ! Le constructeur au Lion vient de la restyler pour donner, on l’espère à Mulhouse, un nouvel élan à sa carrière commerciale. Nous l’avons choisie dans sa version 100% électrique et conduite dans les lacets de l’arrière-pays provençal.

Un restylage bienvenu

La Peugeot 408, au penchant sportif et plus élégant que la 308, mène une vie discrète dans l’ombre de la compacte. Peut-être un peu trop discrète d’ailleurs en France, avec moins de 13 000 unités écoulées. Toutefois, à l’échelle de l’Europe, un peu plus de 100 000 exemplaires roulent aujourd’hui sur le continent. Pour essayer de maintenir ces chiffres honorables dans un contexte de concurrence qui ne cesse de s’étoffer dans le monde des routières, ce petit toilettage apparaît bienvenu. La voiture n’est pas complètement transformée pour autant, même si son visage n’a plus vraiment grand-chose à voir avec le précédent.

Logiquement, le lien de parenté se rapproche de celui de la 308, elle-même restylée il y a déjà plusieurs mois. Exit la signature lumineuse de jour avec les crocs. On passe à trois griffes dans la partie supérieure du bouclier. Peu le remarquent au premier coup d’œil, mais les feux principaux sont dissimulés dans des blocs très assombris, dans ce que l’on prend à première vue pour des entrées d’air, juste en dessous. L’illusion est parfaite ! Le profil demeure identique. À l’arrière, on note aussi une évolution avec, désormais, en lieu et place du logo, l’inscription PEUGEOT illuminée en toutes lettres. Rien de plus !

Un habitacle inchangé, et c’est tant mieux!

À l’intérieur, les changements sont encore plus minimes. En fait, on retrouve strictement le même habitacle, et cette position de conduite pas toujours adaptée. L’écran avec projection 3D compose l’i-Cockpit, tandis que le volant repose un peu sur les genoux. Néanmoins, on a déjà constaté que si c’est vrai pour votre serviteur, cela n’apparaît pas vraiment dérangeant pour d’autres. En ce qui me concerne, il faut faire un choix. Bien voir les informations affichées ou avoir le cerceau à un niveau plus agréable. On fait avec ! On apprécie néanmoins la console centrale et son écran de bonne taille, sans être gigantesque.

On aime beaucoup l’ergonomie des menus, et notamment les i-Toggles personnalisables, qui devraient vraiment devenir la norme dans l’industrie tant ils sont pratiques. Cette installation permet de faire l’économie de boutons physiques, tout en offrant des accès directs bienvenus, aussi bien aux fonctions essentielles qu’à vos préférées. La climatisation et d’autres commandes, comme les dégivrages, conservent des commandes manuelles, tout comme la bonne vieille molette pour le son, qui a tendance à disparaître alors qu’elle est si pratique. On se sent finalement assez bien dans cette e-408 à toutes les places, sauf celle du milieu, avec toutes les technologies que l’on attend pour une bonne vie à bord.

La joie du confort de l’électrique

Le très bon confort de la voiture, on le doit aussi à la propulsion électrique, qui nous épargne tout ce que l’on n’aime pas dans une thermique. Pas d’à-coups, une fluidité exemplaire, et pas de bruits parasites, le tout bien servi par une insonorisation de bon niveau. Ces atouts, on les retrouve bien sûr dans beaucoup de BEV, mais il faut bien admettre que, dans une routière, cela rend l’expérience du voyage encore plus agréable. Avec seulement 213 chevaux, les performances demeurent correctes, sans excès comme chez certaines concurrentes inutilement gavées de puissance.

On ne conduit pas un veau pour autant, mais avec moins de 1 900 kilos sur la balance et une motricité qui ne dévore pas les pneus à grande vitesse, on tient là un bon compromis. L’autre bonne surprise provient de l’autonomie offerte par la batterie de seulement 58 kWh. La consommation sur route s’avère être l’une des meilleures de sa catégorie, avec environ 15 kWh aux 100 km dans notre usage réel, soit une valeur très proche des 14,7 kWh annoncés en homologation. Dans ces conditions, on peut donc envisager de dépasser aisément les 400 km. Évidemment, sur autoroute, la consommation se rapproche plutôt des 20 kWh, ce qui limite alors son rayon d’action sur ce type d’axes.

Une électrique agile sur route

Encore une fois, cette e-408 nous gratifie d’un poids plutôt contenu pour une routière électrique. Cela a un effet direct sur l’agilité de la voiture, qui fait preuve d’un comportement routier agréable, sans ce sentiment trop prononcé ailleurs d’une auto à l’embonpoint marqué. Lorsque l’on hausse le rythme, on retrouve une voiture rigoureuse dans ses placements, avec des mouvements de caisse très bien maîtrisés, évitant le mal de cœur sans effet « bateau qui tangue ». Au final, on tient probablement l’une des meilleures voitures électriques de ce gabarit en matière de plaisir de conduite.

Pour ne rien gâcher, le confort s’avère également d’un très bon niveau, avec ce compromis d’amortissement qui fait, selon nous, référence en la matière, encore une fois pour une routière électrique de ce segment. On regrettera cependant une pédale de frein dont on aimerait un meilleur ressenti. Rien de bien méchant, on finit par s’y habituer à l’usage. Là où le bât blesse, c’est au moment de s’arrêter. Certes, on dispose du V2L, pratique pour alimenter des appareils externes. Mais lors d’une recharge sur borne rapide, il faut se contenter de 120 kW, ce qui implique environ 30 minutes pour passer de 10 à 80%, soit à peine 200 km récupérés sur autoroute.

Pas de 800V

La Peugeot e-408 2026 a le mérite de proposer un style atypique, sans céder à une carrosserie dictée uniquement par les ingénieurs en aérodynamique visant une autonomie maximale. Toutefois, il lui manque un atout devenu presque indispensable pour une routière, une architecture 800 V afin de réduire les temps d’arrêt. Elle reste néanmoins une alternative intéressante face aux SUV. Il faut débourser au minimum 42 700 € pour se l’offrir, voire 47 600 € dans sa finition la plus haute. En face, on trouve des modèles comme le BMW iX2 ou le Cupra Tavascan, nettement plus chers dès que l’on monte en gamme.

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Porsche taille dans ses effectifs pour survivre au choc auto

Porsche va supprimer plus de 500 emplois en restructurant ses filiales pour se concentrer sur son activité automobile principale.

Porsche AG engage une nouvelle phase de restructuration stratégique. L’entreprise a annoncé vendredi la suppression de plus de 500 emplois dans le cadre d’un recentrage sur son activité principale, l’automobile sportive et haut de gamme. Cette décision s’accompagne de l’arrêt progressif de trois filiales jugées non essentielles à sa stratégie industrielle actuelle.

Le constructeur automobile a confirmé que les entités Cellforce Group GmbH, Porsche eBike Performance GmbH et Cetitec GmbH seront supprimées. Cette réorganisation interne s’inscrit dans un contexte de transformation du secteur automobile mondial, marqué par une concurrence accrue, des pressions sur les marges et une transition technologique complexe vers l’électrification.

Une restructuration centrée sur le cœur automobile

La direction de Porsche justifie cette décision par la nécessité de renforcer son positionnement sur son cœur de métier : la production de véhicules automobiles sportifs et premium. Le constructeur estime que cette concentration stratégique est indispensable pour assurer la performance économique du groupe dans un environnement industriel de plus en plus exigeant.

Le PDG de Porsche, Michael Leiters, a déclaré que cette réorientation constitue la base d’un réalignement stratégique réussi. Selon lui, l’entreprise doit faire des choix difficiles afin de préserver sa compétitivité à long terme sur le marché automobile mondial.

Cette restructuration entraîne des conséquences directes sur l’emploi. Plus de 500 postes seront supprimés dans les différentes filiales concernées par ces fermetures. Le constructeur évoque des décisions « douloureuses », mais nécessaires pour adapter sa structure aux nouvelles réalités économiques du secteur automobile.

Pressions économiques et transformation du secteur automobile

Porsche évolue dans un environnement marqué par de multiples pressions. Le constructeur automobile fait face à des défis liés aux tarifs douaniers, aux tensions géopolitiques et à des ajustements dans sa gamme de modèles. Ces facteurs contribuent à fragiliser les équilibres financiers de l’entreprise.

Au premier trimestre 2026, Porsche a enregistré une nouvelle baisse de son bénéfice, confirmant les difficultés rencontrées par le groupe. Dans ce contexte, le constructeur intensifie ses mesures de réduction des coûts afin de préserver sa rentabilité et d’adapter son modèle économique à la nouvelle réalité du marché automobile.

La transition vers l’électrification et les investissements dans de nouvelles technologies ont également un impact important sur les résultats financiers. Comme de nombreux constructeurs automobiles, Porsche doit arbitrer entre innovation, compétitivité et maîtrise des coûts dans un secteur en mutation rapide.

Abandon de certaines activités périphériques

La suppression des filiales Cellforce Group GmbH, Porsche eBike Performance GmbH et Cetitec GmbH illustre la volonté de Porsche de réduire ses activités périphériques. Ces entités, qui s’éloignent du cœur traditionnel de l’automobile sportive, ne seront plus intégrées à la stratégie future du groupe.

Ce recentrage s’inscrit dans une logique de simplification de la structure du constructeur automobile. L’objectif est de concentrer les ressources financières et humaines sur les activités jugées prioritaires, notamment la conception et la production de véhicules haut de gamme.

Le secteur des mobilités alternatives, comme les vélos électriques ou certaines technologies associées, est ainsi progressivement mis de côté au profit d’une stratégie plus centrée sur les voitures de sport et les modèles emblématiques de la marque Porsche.

Une industrie automobile sous tension

La situation de Porsche reflète une tendance plus large dans l’industrie automobile mondiale. Les constructeurs doivent aujourd’hui composer avec une forte volatilité économique, des coûts de production élevés et une transformation technologique rapide.

La concurrence internationale, notamment sur le segment des véhicules électriques, accentue également la pression sur les acteurs historiques du secteur automobile. Les groupes doivent investir massivement tout en préservant leur rentabilité, ce qui conduit à des choix stratégiques parfois difficiles, comme des suppressions d’emplois ou des fermetures de filiales.

Dans ce contexte, Porsche cherche à consolider son identité de constructeur automobile premium spécialisé dans les voitures de sport, tout en adaptant sa structure aux exigences du marché mondial.

Notre avis, par leblogauto.com

La décision de Porsche illustre les ajustements structurels auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles haut de gamme. Le recentrage sur le cœur de métier traduit une volonté de renforcer la rentabilité dans un contexte économique tendu. La suppression de plus de 500 emplois et la fermeture de plusieurs filiales montrent l’ampleur des efforts de rationalisation engagés. Cette stratégie s’inscrit dans une tendance plus large de recentrage industriel observée dans le secteur automobile mondial.

Crédit illustration : Porsche.

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