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☕️ Exchange Online : Microsoft renonce à la limite de 2 000 e-mails par jour

Microsoft prévoyait depuis avril 2024 d’imposer graduellement une limite de 2 000 e-mails par jour et par personne dans les entreprises clientes d’Exchange Online. Un changement radical de l’External Recipient Rate, puisque la limite était alors fixée à 10 000. Microsoft justifiait la mesure par des abus constatés, l’éditeur expliquant que son service n’était pas conçu pour les envois de masse.

Ce changement devait initialement prendre effet au 1er janvier 2026. Comme le rappelle notamment Neowin, il avait été repoussé à avril pour les nouveaux clients et les comptes d’essais, et à octobre pour les comptes existants. Il n’en sera finalement rien.

Dans un billet de blog publié le 6 janvier, Microsoft explique avoir renoncé à ce changement « indéfiniment pour le moment ». La raison ? Les retours négatifs de la clientèle : « Les clients ont indiqué que cette limite pose d’importants défis opérationnels, surtout compte tenu des capacités limitées des offres d’envoi en masse disponibles aujourd’hui. Vos retours comptent, et nous nous engageons à trouver des solutions qui équilibrent sécurité et ergonomie sans provoquer de perturbations inutiles ».

Microsoft ajoute vouloir toujours combattre les abus du service, « comme le spam et les e-mails malveillants ». Elle aimerait également limiter les mésusages d’Exchange Online, dont les applications line-of-business (LOB) qui se servent du service pour les envois de masse. « Cependant, nous prévoyons de traiter ces problèmes de manière à moins perturber les flux de travail de votre entreprise. Cela signifie des approches plus intelligentes et adaptatives qui protègent le service tout en respectant vos besoins opérationnels », ajoute l’entreprise.

La limite reste donc de 10 000 e-mails envoyés par jour et par personne, en tout cas pour l’instant.

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☕️ Discord prépare une entrée en bourse pour mars

Discord travaille avec Goldman Sachs et JP Morgan Chase à une entrée en bourse prévue pour mars, d’après Bloomberg.

Populaire chez les adeptes de jeux vidéo et les programmeurs, la plateforme affirme compter plus de 200 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. En 2022, elle en comptait 7,6 millions en France.

l'icône de discord

Les discussions ne viennent toutefois pas de commencer : en mars 2025, Discord était déjà en discussion pour ce type d’opération.

Les actions du gouvernement fédéral en général et du ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) en particulier avaient créé trop d’inquiétudes pour permettre une entrée en bourse dans les bonnes conditions.

En 2021, l’entreprise avait refusé d’être rachetée par Microsoft pour 10 milliards de dollars.

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Alpamayo : les grandes ambitions de NVIDIA dans la conduite autonome

Va va voum !
Alpamayo : les grandes ambitions de NVIDIA dans la conduite autonome

NVIDIA ne veut pas rester enfermée dans le matériel. L’entreprise a profité du CES pour dévoiler une toute nouvelle plateforme et plusieurs modèles IA ouverts pour permettre aux constructeurs automobiles de progresser vers la conduite autonome.

Tesla aurait-elle tout à coup un très sérieux concurrent ? Pas sûr, mais la société d’Elon Musk doit surveiller de près le développement de NVIDIA, dont les activités sur la conduite autonome se renforcent depuis une décennie maintenant et viennent de passer un nouveau cap.

Si la présentation de la plateforme Vera Rubin a largement concentré les attentions, la firme au caméléon avait une autre annonce majeure en réserve. Elle a ainsi officialisé une plateforme désormais complète pour aider à développer des véhicules autonomes. Contrairement à Tesla qui développe sa propre technologie à des fins d’intégration verticale, NVIDIA a choisi de se présenter en fournisseur d’un « cadre » de développement, permettant de gérer toutes les étapes de l’automatisation.

Le duo Cosmos-Alpamayo

Revenons d’abord un instant sur Cosmos, une plateforme déjà présentée et conçue pour accélérer le développement de ce que NVIDIA nomme « l’IA physique » (véhicules autonomes, robots, agents d’analyse vidéo…). Elle comprend des modèles de fondation ouverts, un lot de garde-fous et des bibliothèques pour traiter les informations. En clair, Cosmos est dédié à l’entrainement des modèles.

Lors d’une présentation au CES, NVIDIA a fait la démonstration d’opérations réalisées par Cosmos : génération de vidéos « réalistes » depuis une seule image, synthèse de scénarios de conduite multi-caméras, modélisation d’environnements spécifiques, raisonnement « physique » et prédiction de trajectoires, etc. Pendant la présentation, ces opérations étaient réalisées à partir de la version 2 des modèles Cosmos.

Sur ce socle amélioré, NVIDIA vient greffer Alpamayo. Ce portefeuille est constitué de modèles d’intelligence artificielle de type vision-langage-action (VLA) allant au-delà de la simple perception. Selon Jensen Huang, « Alpamayo permet aux véhicules autonomes de réfléchir dans des situations rares, de naviguer en toute sécurité dans des environnements complexes, et d’expliquer leurs décisions de conduite. Non seulement il prend l’entrée des capteurs et active le volant, les freins et l’accélération, mais il réfléchit aussi à l’action qu’il va entreprendre ».

Alpamayo 1, le modèle principal, compte 10 milliards de paramètres. Il peut traiter la vidéo des caméras pour générer des trajectoires de conduite. Les ambitions de NVIDIA passent également par l’open source : les modèles sont ouverts et sont accompagnés d’un simulateur (AlpaSim) et d’une base comptant les données de plus de 1 700 heures de conduite. Le tout s’intègre dans la plateforme DRIVE Hyperion dédiée au développement de véhicules autonomes, avec la volonté affichée de faire progresser les véhicules vers le niveau 4 d’automatisation.

Le premier modèle Alpamayo est disponible sur Hugging Face, NVIDIA souhaitant que les développeurs s’en emparent pour le spécialiser ou le distiller.

Des plans concrets

Contrairement aux précédentes annonces de NVIDIA dans ce domaine, l’arrivée d’Alpamayo a été suivie immédiatement par la confirmation d’un premier véhicule pour le premier trimestre de cette année : une Mercedes-Benz CLA de 2025, basée sur la plateforme DRIVE et utilisant donc Alpamayo. Comme l’indique le communiqué de presse, il s’agit pour l’instant d’une conduite de niveau 2 +, à destination du marché américain uniquement. L’Europe et l’Asie doivent suivre plus tard dans l’année, sans autre précision pour l’instant.

Cette voiture, qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre les deux entreprises depuis 2020, proposera des fonctions comme « la navigation urbaine point à point dans des environnements urbains complexes, une sécurité active avancée avec prévention proactive des collisions et un stationnement automatisé dans les espaces exigus ».

Rien de révolutionnaire dans l’absolu, mais il s’agira du premier véhicule à tirer réellement partie de toute la pile DRIVE : Cosmos pour l’entrainement, Omniverse pour les bibliothèques et microservices, Alpamayo pour la conduite elle-même et Halos pour la sécurité. La présentation était assortie d’une démonstration de 45 minutes où l’on pouvait notamment voir la Mercedes se glisser dans une circulation dense à San Francisco

Les ambitions de NVIDIA dans ce domaine sont très claires : « Notre vision est qu’un jour, chaque voiture, chaque camion sera autonome, et nous travaillons à cet avenir », a déclaré Jensen Huang, CEO de la société. L’expertise dont elle se dote à toute allure se répand également dans les usines de production et les robots, avec des partenaires comme Synopsys, Cadence, Boston Dynamics et Franka.

Chambardement dans l’industrie automobile ?

NVIDIA n’a donc clairement pas l’intention de se laisser enfermer dans le domaine du matériel, qui commence déjà à montrer des signes de tensions importantes avec les problèmes d’approvisionnement en mémoire. La société jouit déjà depuis longtemps d’une pile logicielle en expansion constante pour exploiter la puissance de ses GPU dans de multiples domaines. Elle avait commencé avec CUDA et a récupéré la première place dans la course folle à l’IA, voyant au passage sa capitalisation boursière exploser.

L’arrivée d’un tel acteur dans le domaine de la conduite autonome pourrait donc entrainer un bouleversement dans l’industrie automobile, d’autant que l’arrivée de la Mercedes-Benz CLA modifiée vient poser du concret sur la table. Plusieurs autres véhicules sont prévus, en provenance de Toyota, Volvo, Lotus ou encore Rivian, tous basés sur la plateforme DRIVE.

NVIDIA, dans ses communications, n’évoque jamais directement Tesla, mais il suffit d’avoir vu la vidéo consacrée à Cosmos pour comprendre la référence : « Collecter des données entrainées sur le monde réel est un processus lent et couteux, et ce n’est jamais assez. La réponse ? Les données synthétiques ». Jensen Huang a cependant été interrogé sur cette comparaison par Bloomberg. Le CEO estime que la pile logicielle de Tesla est actuellement « la plus avancée au monde » et que les approches des deux entreprises sont « assez similaires ». Ne voulant manifestement pas développer plus loin le sujet, Huang a simplement ajouté qu’il « encourageait » Tesla à continuer.

La comparaison avec Tesla est inévitable. Est-ce pour autant un concurrent direct ? Pas vraiment. Tesla est assise sur une base immense de données de conduite issues directement de l’utilisation de ses véhicules. Une base qui continue de grandir, permettant d’affiner sa fonction de conduite supervisée FSD (Full Self-Driving). Tesla ne licencie pas sa technologie, qui n’existe que sur ses propres véhicules. NVIDIA part au contraire d’une technologie plus ouverte et de données synthétiques, que les constructeurs sont libres d’intégrer.

Avec cette approche, NVIDIA veut se tailler une place de choix. Fournir gratuitement les modèles et le simulateur permet une adoption rapide, ainsi que le prototypage de nouvelles solutions. NVIDIA cherche tout simplement à reproduire le grand succès de CUDA, car une fois les solutions prêtes, c’est bien son matériel qui doit être utilisé pour les faire fonctionner. Et NVIDIA vend bien sûr des kits de développement Drive AGX (Thor et Orin), le même système qui peut ensuite être intégré aux véhicules pour s’occuper des calculs. Et pour entrainer les modèles ? Il faut des systèmes DGX, contenant les fameuses puces dédiées à l’IA et dont le couple Vera Rubin est la prochaine incarnation.

NVIDIA n’est cependant pas la seule entreprise à proposer ce type de vision intégrée. Qualcomm est également sur la rampe depuis des années avec son Digital Chassis, notamment renforcé en 2023 en direction des deux roues. La société s’intéresse également depuis longtemps aux communications entre les véhicules et l’infrastructure. Et le CES a également été l’occasion de plusieurs annonces autour de « l’IA physique ».

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☕️ Exchange Online : Microsoft renonce à la limite de 2 000 e-mails par jour

Microsoft prévoyait depuis avril 2024 d’imposer graduellement une limite de 2 000 e-mails par jour et par personne dans les entreprises clientes d’Exchange Online. Un changement radical de l’External Recipient Rate, puisque la limite était alors fixée à 10 000. Microsoft justifiait la mesure par des abus constatés, l’éditeur expliquant que son service n’était pas conçu pour les envois de masse.

Ce changement devait initialement prendre effet au 1er janvier 2026. Comme le rappelle notamment Neowin, il avait été repoussé à avril pour les nouveaux clients et les comptes d’essais, et à octobre pour les comptes existants. Il n’en sera finalement rien.

Dans un billet de blog publié le 6 janvier, Microsoft explique avoir renoncé à ce changement « indéfiniment pour le moment ». La raison ? Les retours négatifs de la clientèle : « Les clients ont indiqué que cette limite pose d’importants défis opérationnels, surtout compte tenu des capacités limitées des offres d’envoi en masse disponibles aujourd’hui. Vos retours comptent, et nous nous engageons à trouver des solutions qui équilibrent sécurité et ergonomie sans provoquer de perturbations inutiles ».

Microsoft ajoute vouloir toujours combattre les abus du service, « comme le spam et les e-mails malveillants ». Elle aimerait également limiter les mésusages d’Exchange Online, dont les applications line-of-business (LOB) qui se servent du service pour les envois de masse. « Cependant, nous prévoyons de traiter ces problèmes de manière à moins perturber les flux de travail de votre entreprise. Cela signifie des approches plus intelligentes et adaptatives qui protègent le service tout en respectant vos besoins opérationnels », ajoute l’entreprise.

La limite reste donc de 10 000 e-mails envoyés par jour et par personne, en tout cas pour l’instant.

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☕️ Discord prépare une entrée en bourse pour mars

Discord travaille avec Goldman Sachs et JP Morgan Chase à une entrée en bourse prévue pour mars, d’après Bloomberg.

Populaire chez les adeptes de jeux vidéo et les programmeurs, la plateforme affirme compter plus de 200 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde. En 2022, elle en comptait 7,6 millions en France.

l'icône de discord

Les discussions ne viennent toutefois pas de commencer : en mars 2025, Discord était déjà en discussion pour ce type d’opération.

Les actions du gouvernement fédéral en général et du ministère de l’efficacité gouvernementale (DOGE) en particulier avaient créé trop d’inquiétudes pour permettre une entrée en bourse dans les bonnes conditions.

En 2021, l’entreprise avait refusé d’être rachetée par Microsoft pour 10 milliards de dollars.

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Alpamayo : les grandes ambitions de NVIDIA dans la conduite autonome

Va va voum !
Alpamayo : les grandes ambitions de NVIDIA dans la conduite autonome

NVIDIA ne veut pas rester enfermée dans le matériel. L’entreprise a profité du CES pour dévoiler une toute nouvelle plateforme et plusieurs modèles IA ouverts pour permettre aux constructeurs automobiles de progresser vers la conduite autonome.

Tesla aurait-elle tout à coup un très sérieux concurrent ? Pas sûr, mais la société d’Elon Musk doit surveiller de près le développement de NVIDIA, dont les activités sur la conduite autonome se renforcent depuis une décennie maintenant et viennent de passer un nouveau cap.

Si la présentation de la plateforme Vera Rubin a largement concentré les attentions, la firme au caméléon avait une autre annonce majeure en réserve. Elle a ainsi officialisé une plateforme désormais complète pour aider à développer des véhicules autonomes. Contrairement à Tesla qui développe sa propre technologie à des fins d’intégration verticale, NVIDIA a choisi de se présenter en fournisseur d’un « cadre » de développement, permettant de gérer toutes les étapes de l’automatisation.

Le duo Cosmos-Alpamayo

Revenons d’abord un instant sur Cosmos, une plateforme déjà présentée et conçue pour accélérer le développement de ce que NVIDIA nomme « l’IA physique » (véhicules autonomes, robots, agents d’analyse vidéo…). Elle comprend des modèles de fondation ouverts, un lot de garde-fous et des bibliothèques pour traiter les informations. En clair, Cosmos est dédié à l’entrainement des modèles.

Lors d’une présentation au CES, NVIDIA a fait la démonstration d’opérations réalisées par Cosmos : génération de vidéos « réalistes » depuis une seule image, synthèse de scénarios de conduite multi-caméras, modélisation d’environnements spécifiques, raisonnement « physique » et prédiction de trajectoires, etc. Pendant la présentation, ces opérations étaient réalisées à partir de la version 2 des modèles Cosmos.

Sur ce socle amélioré, NVIDIA vient greffer Alpamayo. Ce portefeuille est constitué de modèles d’intelligence artificielle de type vision-langage-action (VLA) allant au-delà de la simple perception. Selon Jensen Huang, « Alpamayo permet aux véhicules autonomes de réfléchir dans des situations rares, de naviguer en toute sécurité dans des environnements complexes, et d’expliquer leurs décisions de conduite. Non seulement il prend l’entrée des capteurs et active le volant, les freins et l’accélération, mais il réfléchit aussi à l’action qu’il va entreprendre ».

Alpamayo 1, le modèle principal, compte 10 milliards de paramètres. Il peut traiter la vidéo des caméras pour générer des trajectoires de conduite. Les ambitions de NVIDIA passent également par l’open source : les modèles sont ouverts et sont accompagnés d’un simulateur (AlpaSim) et d’une base comptant les données de plus de 1 700 heures de conduite. Le tout s’intègre dans la plateforme DRIVE Hyperion dédiée au développement de véhicules autonomes, avec la volonté affichée de faire progresser les véhicules vers le niveau 4 d’automatisation.

Le premier modèle Alpamayo est disponible sur Hugging Face, NVIDIA souhaitant que les développeurs s’en emparent pour le spécialiser ou le distiller.

Des plans concrets

Contrairement aux précédentes annonces de NVIDIA dans ce domaine, l’arrivée d’Alpamayo a été suivie immédiatement par la confirmation d’un premier véhicule pour le premier trimestre de cette année : une Mercedes-Benz CLA de 2025, basée sur la plateforme DRIVE et utilisant donc Alpamayo. Comme l’indique le communiqué de presse, il s’agit pour l’instant d’une conduite de niveau 2 +, à destination du marché américain uniquement. L’Europe et l’Asie doivent suivre plus tard dans l’année, sans autre précision pour l’instant.

Cette voiture, qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre les deux entreprises depuis 2020, proposera des fonctions comme « la navigation urbaine point à point dans des environnements urbains complexes, une sécurité active avancée avec prévention proactive des collisions et un stationnement automatisé dans les espaces exigus ».

Rien de révolutionnaire dans l’absolu, mais il s’agira du premier véhicule à tirer réellement partie de toute la pile DRIVE : Cosmos pour l’entrainement, Omniverse pour les bibliothèques et microservices, Alpamayo pour la conduite elle-même et Halos pour la sécurité. La présentation était assortie d’une démonstration de 45 minutes où l’on pouvait notamment voir la Mercedes se glisser dans une circulation dense à San Francisco

Les ambitions de NVIDIA dans ce domaine sont très claires : « Notre vision est qu’un jour, chaque voiture, chaque camion sera autonome, et nous travaillons à cet avenir », a déclaré Jensen Huang, CEO de la société. L’expertise dont elle se dote à toute allure se répand également dans les usines de production et les robots, avec des partenaires comme Synopsys, Cadence, Boston Dynamics et Franka.

Chambardement dans l’industrie automobile ?

NVIDIA n’a donc clairement pas l’intention de se laisser enfermer dans le domaine du matériel, qui commence déjà à montrer des signes de tensions importantes avec les problèmes d’approvisionnement en mémoire. La société jouit déjà depuis longtemps d’une pile logicielle en expansion constante pour exploiter la puissance de ses GPU dans de multiples domaines. Elle avait commencé avec CUDA et a récupéré la première place dans la course folle à l’IA, voyant au passage sa capitalisation boursière exploser.

L’arrivée d’un tel acteur dans le domaine de la conduite autonome pourrait donc entrainer un bouleversement dans l’industrie automobile, d’autant que l’arrivée de la Mercedes-Benz CLA modifiée vient poser du concret sur la table. Plusieurs autres véhicules sont prévus, en provenance de Toyota, Volvo, Lotus ou encore Rivian, tous basés sur la plateforme DRIVE.

NVIDIA, dans ses communications, n’évoque jamais directement Tesla, mais il suffit d’avoir vu la vidéo consacrée à Cosmos pour comprendre la référence : « Collecter des données entrainées sur le monde réel est un processus lent et couteux, et ce n’est jamais assez. La réponse ? Les données synthétiques ». Jensen Huang a cependant été interrogé sur cette comparaison par Bloomberg. Le CEO estime que la pile logicielle de Tesla est actuellement « la plus avancée au monde » et que les approches des deux entreprises sont « assez similaires ». Ne voulant manifestement pas développer plus loin le sujet, Huang a simplement ajouté qu’il « encourageait » Tesla à continuer.

La comparaison avec Tesla est inévitable. Est-ce pour autant un concurrent direct ? Pas vraiment. Tesla est assise sur une base immense de données de conduite issues directement de l’utilisation de ses véhicules. Une base qui continue de grandir, permettant d’affiner sa fonction de conduite supervisée FSD (Full Self-Driving). Tesla ne licencie pas sa technologie, qui n’existe que sur ses propres véhicules. NVIDIA part au contraire d’une technologie plus ouverte et de données synthétiques, que les constructeurs sont libres d’intégrer.

Avec cette approche, NVIDIA veut se tailler une place de choix. Fournir gratuitement les modèles et le simulateur permet une adoption rapide, ainsi que le prototypage de nouvelles solutions. NVIDIA cherche tout simplement à reproduire le grand succès de CUDA, car une fois les solutions prêtes, c’est bien son matériel qui doit être utilisé pour les faire fonctionner. Et NVIDIA vend bien sûr des kits de développement Drive AGX (Thor et Orin), le même système qui peut ensuite être intégré aux véhicules pour s’occuper des calculs. Et pour entrainer les modèles ? Il faut des systèmes DGX, contenant les fameuses puces dédiées à l’IA et dont le couple Vera Rubin est la prochaine incarnation.

NVIDIA n’est cependant pas la seule entreprise à proposer ce type de vision intégrée. Qualcomm est également sur la rampe depuis des années avec son Digital Chassis, notamment renforcé en 2023 en direction des deux roues. La société s’intéresse également depuis longtemps aux communications entre les véhicules et l’infrastructure. Et le CES a également été l’occasion de plusieurs annonces autour de « l’IA physique ».

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CES 2026 : une énorme AORUS GeForce RTX 5090 INFINITY à Vegas !

GIGABYTE nous avait réservé une sacrée surprise pour le CES 2026, une énorme AORUS GeForce RTX 5090 INFINITY ! Le constructeur a réussi l'exploit d'échapper aux leaks, ce qui lui a permis de présenter son imposant nouveau composant à Vegas, outre ses dimensions conséquentes et son look improbable, la carte graphique se base sur le PCB, en pièces, de la RTX 5090 Founders Edition. Le système de refroidissement WINDFORCE HYPERBURST est composé de deux ventilateurs (Hawk), qui sont cerclés de leds aRGB et une large découpe dans la bakplate est prévue à l'arrière de chacun d'eux, visuellement, nous avons l'impression d'être confronté à deux turbines. La carte mesure 330 x 145 x 65 mm, a besoin d'un unique connecteur 12 VHPWR, propose des sorties vidéo DisplayPort 2.1b (x3) et HDMI 2.1b (x1). Le composant bénéficie d'une garantie de quatre ans, les derniers détails, tels que le prix, le boost et la date de disponibilité ne sont pas connus. […]

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ASUS à la sauce KOJIMA au CES 2026

ASUS nous propose, pour ce CES 2026, des produits à la sauce KOJIMA. Laptop, casque, souris ou encore tapis de souris, on ne peut pas le nier, cette coproduction est juste superbe et peut être encore plus pour ceux qui sont fans du studio. […]

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☕️ Bose arrête le support des enceintes SoundTouch mais ouvre leur API à la communauté

Voilà une idée qui mériterait sans doute de faire des émules : Bose, qui avait annoncé en octobre dernier la fin du support technique et des services connectés associés aux enceintes de la gamme SoundTouch, vient d’offrir une alternative aux consommateurs concernés.

Le fabricant a en effet mis à jour, mercredi 7 janvier, la note d’information dédiée, pour signaler la mise à disposition de la documentation relative à l’API SoundTouch. « Nous rendons nos spécifications techniques disponibles afin que les développeurs indépendants puissent créer leurs propres outils et fonctionnalités compatibles avec SoundTouch ».

Les conditions d’utilisation de l’API en question (documentation en PDF) ont elles aussi été mises à jour en date du 7 janvier, pour refléter cette nouvelle permissivité.

Bose a commercialisé l’enceinte sans fil SoundTouch 20 de 2014 à 2023. A l’époque, la marque avait passé un accord avec Deezer – crédit Bose

Bose annonce par ailleurs que la date de fin programmée des services cloud opérés par ses soins sur les produits SoundTouch, initialement fixée au 18 février 2026, était désormais reportée au 6 mai 2026.

Après le 6 mai, les enceintes concernées ne recevront donc plus aucune mise à jour (notamment de sécurité). Ces dernières resteront cependant fonctionnelles sur un réseau local, lorsqu’elles sont alimentées par une application ou un service de musique exécuté depuis un autre appareil. En revanche, le pilotage centralisé des services musicaux depuis l’application Bose ne sera plus possible… à moins donc que de nouveaux clients non officiels prennent le relais, en vertu de l’API rendue disponible.

« Les systèmes SoundTouch par Bose ont été lancés en 2013. Depuis, la technologie a évolué et nous ne sommes plus en mesure de continuer le développement et l’assistance de l’infrastructure du cloud qui supporte cette ancienne génération de produits. Nous nous engageons toujours vers la création de nouvelles expériences sonores pour nos clients en nous appuyant sur des technologies modernes », justifie le constructeur.

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☕️ Android : Google ne publiera le code source d’AOSP que deux fois par an

Google n’en finit pas de revoir sa gestion d’Android Open Source Project (alias AOSP). C’est la version open source (sous licence Apache 2.0) du système d’exploitation mobile utilisée par des fabricants et développeurs de ROM alternatives, comme LineageOS.

Google indique à Android Authority que la publication du code source se fera désormais deux fois par an, « au deuxième et au quatrième trimestre de chaque année ». Cela correspond au rythme de déploiement d’Android, avec une version majeure au deuxième trimestre et une mineure au quatrième.

Jusqu’à présent, la version AOSP était publiée « dans les jours suivant le déploiement de la mise à jour correspondante sur ses propres appareils mobiles Pixel », rappellent nos confrères. Désormais, Google va se garder une longueur d’avance.

Flock

L’annonce est confirmée sur cette page, avec un message pour les développeurs : « À partir de 2026, pour nous aligner sur notre modèle de développement stable et garantir la stabilité de la plate-forme pour l’écosystème, nous publierons le code source sur AOSP au deuxième et au quatrième trimestre. Pour créer et contribuer à AOSP, nous vous recommandons d’utiliser android-latest-release au lieu de aosp-main. La branche de fichier manifeste android-latest-release fera toujours référence à la version la plus récente envoyée à AOSP ».

Google précise à nos confrères que cela ne devrait rien changer pour les correctifs liés à la sécurité : « l’entreprise continuerait à publier chaque mois des correctifs de sécurité sur une branche dédiée uniquement à la sécurité pour les versions pertinentes du système d’exploitation, tout comme elle le fait aujourd’hui », affirme Android Authority. Pourtant, ce fonctionnement aussi a changé il y a quelques mois, au grand dam de LineageOS.

Il y a un peu moins d’un an, Google annonçait que le développement d’Android passait uniquement en interne, avec une conséquence visible : la version publique d’Android est toujours en retard sur la version interne. Google bascule de plus en plus dans un modèle où ses smartphones seront en avance sur les autres niveau logiciel.

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☕️ Bose arrête le support des enceintes SoundTouch mais ouvre leur API à la communauté

Voilà une idée qui mériterait sans doute de faire des émules : Bose, qui avait annoncé en octobre dernier la fin du support technique et des services connectés associés aux enceintes de la gamme SoundTouch, vient d’offrir une alternative aux consommateurs concernés.

Le fabricant a en effet mis à jour, mercredi 7 janvier, la note d’information dédiée, pour signaler la mise à disposition de la documentation relative à l’API SoundTouch. « Nous rendons nos spécifications techniques disponibles afin que les développeurs indépendants puissent créer leurs propres outils et fonctionnalités compatibles avec SoundTouch ».

Les conditions d’utilisation de l’API en question (documentation en PDF) ont elles aussi été mises à jour en date du 7 janvier, pour refléter cette nouvelle permissivité.

Bose a commercialisé l’enceinte sans fil SoundTouch 20 de 2014 à 2023. A l’époque, la marque avait passé un accord avec Deezer – crédit Bose

Bose annonce par ailleurs que la date de fin programmée des services cloud opérés par ses soins sur les produits SoundTouch, initialement fixée au 18 février 2026, était désormais reportée au 6 mai 2026.

Après le 6 mai, les enceintes concernées ne recevront donc plus aucune mise à jour (notamment de sécurité). Ces dernières resteront cependant fonctionnelles sur un réseau local, lorsqu’elles sont alimentées par une application ou un service de musique exécuté depuis un autre appareil. En revanche, le pilotage centralisé des services musicaux depuis l’application Bose ne sera plus possible… à moins donc que de nouveaux clients non officiels prennent le relais, en vertu de l’API rendue disponible.

« Les systèmes SoundTouch par Bose ont été lancés en 2013. Depuis, la technologie a évolué et nous ne sommes plus en mesure de continuer le développement et l’assistance de l’infrastructure du cloud qui supporte cette ancienne génération de produits. Nous nous engageons toujours vers la création de nouvelles expériences sonores pour nos clients en nous appuyant sur des technologies modernes », justifie le constructeur.

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☕️ Android : Google ne publiera le code source d’AOSP que deux fois par an

Google n’en finit pas de revoir sa gestion d’Android Open Source Project (alias AOSP). C’est la version open source (sous licence Apache 2.0) du système d’exploitation mobile utilisée par des fabricants et développeurs de ROM alternatives, comme LineageOS.

Google indique à Android Authority que la publication du code source se fera désormais deux fois par an, « au deuxième et au quatrième trimestre de chaque année ». Cela correspond au rythme de déploiement d’Android, avec une version majeure au deuxième trimestre et une mineure au quatrième.

Jusqu’à présent, la version AOSP était publiée « dans les jours suivant le déploiement de la mise à jour correspondante sur ses propres appareils mobiles Pixel », rappellent nos confrères. Désormais, Google va se garder une longueur d’avance.

Flock

L’annonce est confirmée sur cette page, avec un message pour les développeurs : « À partir de 2026, pour nous aligner sur notre modèle de développement stable et garantir la stabilité de la plate-forme pour l’écosystème, nous publierons le code source sur AOSP au deuxième et au quatrième trimestre. Pour créer et contribuer à AOSP, nous vous recommandons d’utiliser android-latest-release au lieu de aosp-main. La branche de fichier manifeste android-latest-release fera toujours référence à la version la plus récente envoyée à AOSP ».

Google précise à nos confrères que cela ne devrait rien changer pour les correctifs liés à la sécurité : « l’entreprise continuerait à publier chaque mois des correctifs de sécurité sur une branche dédiée uniquement à la sécurité pour les versions pertinentes du système d’exploitation, tout comme elle le fait aujourd’hui », affirme Android Authority. Pourtant, ce fonctionnement aussi a changé il y a quelques mois, au grand dam de LineageOS.

Il y a un peu moins d’un an, Google annonçait que le développement d’Android passait uniquement en interne, avec une conséquence visible : la version publique d’Android est toujours en retard sur la version interne. Google bascule de plus en plus dans un modèle où ses smartphones seront en avance sur les autres niveau logiciel.

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be quiet! passe à la 6 ème génération de Dark Rock

Oui, be quiet! passe donc à la 6e génération de sa gamme Dark Rock, avec la version classique, mais aussi la version Pro. Au programme, un nouveau design, des améliorations, afin d'être plus efficace et plus silencieux. La marque présente aussi son premier watercooling AIO avec un écran LCD. […]

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CES 2026 : de la personnalisation chez XPG avec le boitier Dock et plusieurs solutions de refroidissement

Comme souvent, le stand XPG était relativement chargé en nouveautés. En attendant la vidéo, nous allons nous attarder sur des éléments qui, surprise, n'ont rien à voir avec la mémoire. Qu'on se rassure, il y a bien du quad rank avec ADATA ! Pour les boitiers, la grosse nouveauté est très certainement le Dock. Un boitier imposant et qu'on peut qualifier de conceptuel avec de nombreuses possibilités à l'intérieur comme à l'extérieur. En forme de morceau de Toblerone (Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé), le boitier affiche son côté personnalisable dès l'extérieur avec différents matériaux et styles pour le fermer. Un bien grand mot puisqu'il s'agit d'un modèle open air, mais... Du bois, du mesh, du plastique, les possibilités sont nombreuses et presque infinies si XPG donne des attaches en bundle. […]

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Le jeu 007 First Light dévoile de conséquentes recommandations hardware !

Plus d'une décennie, oui, il aura fallu attendre plus de dix ans avant la sortie d'un nouveau jeu basé sur les aventures de l'agent secret (quelque peu connu) James Bond. 007 First Light s'annonce pour un vague 2026 et pourtant l'annonce a de quoi faire frémir, pour une raison simple, le projet est issu d'une collaboration entre Amazon MGM Studios (désormais détenteur des droits des adaptations des romans de Ian Fleming) et le studio emblématique IO Interactive (Hitman). Le jeu devrait proposer des phases d'infiltration poussée, tout en proposant de l'action légitime, contrairement à la discrétion du crâne chauve. Le jeu sortira sur les plateformes PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et PC (Steam et Epic Games), sera basé sur le moteur graphique maison Glacier Engine, malheureusement cela ne devrait pas nous fournir des informations sur le prochain acteur retenu pour camper le fameux 007... […]

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CES 2026 : Origin Code, de la mémoire haut de gamme à deux profils EXPO

Nouvelle marque sur le marché, Origin Code entend bien se positionner sur le marché de la mémoire avec un positionnement haut de gamme assumé. Et tout commence avec une sélection minutieuse des puces, chacune étant testée individuellement avant de finir sur une barrette. Ensuite, et parce qu'il faut garder les composants au frais, le radiateur déjà imposant peut être surmonté d'un système de refroidissement avec trois ventilateurs de 40 x 20 mm qui vont tourner de 800 rpm à 8000 rpm. Le bundle comprend le nécessaire, c'est à dire le kit et un tournevis. Ensuite ? Il faut choisir sa mémoire, et il y a de quoi faire si on met de côté, surtout en ce moment, le prix. […]

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La FDA réduit sa surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA

Porte ouverte
La FDA réduit sa surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA

Le directeur de la FDA, Marty Makary, a annoncé au CES assouplir la régulation sur les appareils de santé numériques, notamment concernant les logiciels d’aide à la décision clinique (dont ceux utilisant l’IA générative) et les produits portables pour surveiller les problèmes de santé, tant que ceux-ci ne s’affichent pas comme des dispositifs médicaux.

« Une nouvelle ère pour la santé numérique », c’est le titre de la conférence qu’a donnée Marty Makary, le directeur de la FDA (Food and Drug Administration, l’agence états-unienne respnsable de la régulation concernant les médicaments et les produits alimentaires), ce mardi à l’occasion du CES. Cette nouvelle ère ressemble fortement à celle de l’IA voulue par Donald Trump lors de son second mandat : celle d’un assouplissement de la régulation de ces industries. Ainsi Marty Makary a affirmé vouloir favoriser un environnement propice aux investisseurs et faire évoluer la réglementation de la FDA « à la vitesse de la Silicon Valley », comme l’explique le site d’informations médicales Statnews.

L’agence a publié, de fait, une nouvelle interprétation [PDF] des critères à prendre en compte pour savoir si un logiciel d’aide à la décision clinique rentre ou non dans son périmètre de régulation.

« Laissons le marché décider »

Sur Fox Business, Marty Makary a insisté sur les assouplissements concernant les appareils considérés comme « fournissant des informations non médicales ». « Nous voulons faire savoir aux entreprises, à l’aide de directives très claires, que si leur appareil ou leur logiciel se contente de fournir des informations, elles peuvent le faire sans être soumises à la réglementation de la FDA », affirme-t-il.

« S’ils ne prétendent pas être de qualité médicale, laissons le marché décider. Laissons les médecins choisir parmi un marché concurrentiel ceux qu’ils recommandent à leurs patients. Bon nombre de ces dispositifs médicaux basés sur l’IA et ces technologies logicielles s’améliorent avec le temps. Il n’est donc pas vraiment approprié pour nous, à la FDA, d’utiliser un ancien modèle consistant simplement à apposer un cachet sur quelque chose, dans un marché en pleine évolution », ajoute le responsable de l’agence de régulation.

Marty Makary ne détaille pas les appareils qui ne figureront plus dans la liste des produits que la FDA régulera. Selon Statnews, cette nouvelle doctrine indique que cela va concerner des appareils qui mesurent des paramètres physiologiques tels que la pression artérielle, la saturation en oxygène et la glycémie, et qui sont destinés uniquement à des fins de bien-être. Mais cela va aussi « ouvrir la voie à l’utilisation non réglementée de produits d’IA générative pour certaines tâches médicales, telles que la synthèse des conclusions d’un radiologue ».

Conseillé par des personnes impliquées dans le business du numérique en santé

Pourtant, si une régulation était en place depuis 2022, certains chercheurs appelaient en octobre dernier dans la revue scientifique médicale JAMA à faire exactement le contraire de ce qu’annonce Marty Makary. Ils expliquaient que les lois états-uniennes excluaient déjà trop les logiciels (dont les logiciels avec de l’IA) de la définition des « dispositifs médicaux » si leur fonction est d’apporter un soutien administratif, un soutien général au bien-être, certains types d’aide à la décision clinique ou certaines fonctions de gestion de dossiers médicaux.

Mais, sur le numérique dans la santé, la FDA a indiqué à Statnews que Marty Makary est notamment conseillé par Jared Seehafer, Shantanu Nundy et Richard Abramson. Tous les trois ont travaillé pour des entreprises spécialisées dans le numérique en santé (Enzyme pour le premier, Accolade Health pour le deuxième et annalise.ai maintenant nommée Harrison.ai pour le troisième).

Selon Statnews, une des principales critiques contre la régulation de 2022 concernait le fait que si un dispositif indiquait un résultat et une voie à suivre, il entrait alors dans le périmètre de surveillance de l’agence. Du point de vue de l’industrie, il suffisait alors de proposer plusieurs résultats, même non appropriés, pour passer outre. La nouvelle directive simplifie le problème en permettant à la FDA d’exercer un pouvoir discrétionnaire sur le classement d’un dispositif dans la catégorie des produits qu’elle n’a pas à contrôler.

Enfin, Marty Makary ne veut surtout pas mettre le nez dans les affaires des entreprises de l’IA grand public, même si leurs produits génèrent des contenus sur la santé : « Si quelque chose se contente de fournir des informations comme ChatGPT ou Google, nous ne pouvons pas rivaliser avec ce géant. Nous n’allons pas intervenir et dire : « il y a un résultat qui est inexact, nous devons donc fermer ce service » », affirme-t-il à Fox Business. Les AI Overviews de Google ont pourtant généré récemment plusieurs exemples de conseils de santé erronés.

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La FDA réduit sa surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA

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La FDA réduit sa surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA

Le directeur de la FDA, Marty Makary, a annoncé au CES assouplir la régulation sur les appareils de santé numériques, notamment concernant les logiciels d’aide à la décision clinique (dont ceux utilisant l’IA générative) et les produits portables pour surveiller les problèmes de santé, tant que ceux-ci ne s’affichent pas comme des dispositifs médicaux.

« Une nouvelle ère pour la santé numérique », c’est le titre de la conférence qu’a donnée Marty Makary, le directeur de la FDA (Food and Drug Administration, l’agence états-unienne respnsable de la régulation concernant les médicaments et les produits alimentaires), ce mardi à l’occasion du CES. Cette nouvelle ère ressemble fortement à celle de l’IA voulue par Donald Trump lors de son second mandat : celle d’un assouplissement de la régulation de ces industries. Ainsi Marty Makary a affirmé vouloir favoriser un environnement propice aux investisseurs et faire évoluer la réglementation de la FDA « à la vitesse de la Silicon Valley », comme l’explique le site d’informations médicales Statnews.

L’agence a publié, de fait, une nouvelle interprétation [PDF] des critères à prendre en compte pour savoir si un logiciel d’aide à la décision clinique rentre ou non dans son périmètre de régulation.

« Laissons le marché décider »

Sur Fox Business, Marty Makary a insisté sur les assouplissements concernant les appareils considérés comme « fournissant des informations non médicales ». « Nous voulons faire savoir aux entreprises, à l’aide de directives très claires, que si leur appareil ou leur logiciel se contente de fournir des informations, elles peuvent le faire sans être soumises à la réglementation de la FDA », affirme-t-il.

« S’ils ne prétendent pas être de qualité médicale, laissons le marché décider. Laissons les médecins choisir parmi un marché concurrentiel ceux qu’ils recommandent à leurs patients. Bon nombre de ces dispositifs médicaux basés sur l’IA et ces technologies logicielles s’améliorent avec le temps. Il n’est donc pas vraiment approprié pour nous, à la FDA, d’utiliser un ancien modèle consistant simplement à apposer un cachet sur quelque chose, dans un marché en pleine évolution », ajoute le responsable de l’agence de régulation.

Marty Makary ne détaille pas les appareils qui ne figureront plus dans la liste des produits que la FDA régulera. Selon Statnews, cette nouvelle doctrine indique que cela va concerner des appareils qui mesurent des paramètres physiologiques tels que la pression artérielle, la saturation en oxygène et la glycémie, et qui sont destinés uniquement à des fins de bien-être. Mais cela va aussi « ouvrir la voie à l’utilisation non réglementée de produits d’IA générative pour certaines tâches médicales, telles que la synthèse des conclusions d’un radiologue ».

Conseillé par des personnes impliquées dans le business du numérique en santé

Pourtant, si une régulation était en place depuis 2022, certains chercheurs appelaient en octobre dernier dans la revue scientifique médicale JAMA à faire exactement le contraire de ce qu’annonce Marty Makary. Ils expliquaient que les lois états-uniennes excluaient déjà trop les logiciels (dont les logiciels avec de l’IA) de la définition des « dispositifs médicaux » si leur fonction est d’apporter un soutien administratif, un soutien général au bien-être, certains types d’aide à la décision clinique ou certaines fonctions de gestion de dossiers médicaux.

Mais, sur le numérique dans la santé, la FDA a indiqué à Statnews que Marty Makary est notamment conseillé par Jared Seehafer, Shantanu Nundy et Richard Abramson. Tous les trois ont travaillé pour des entreprises spécialisées dans le numérique en santé (Enzyme pour le premier, Accolade Health pour le deuxième et annalise.ai maintenant nommée Harrison.ai pour le troisième).

Selon Statnews, une des principales critiques contre la régulation de 2022 concernait le fait que si un dispositif indiquait un résultat et une voie à suivre, il entrait alors dans le périmètre de surveillance de l’agence. Du point de vue de l’industrie, il suffisait alors de proposer plusieurs résultats, même non appropriés, pour passer outre. La nouvelle directive simplifie le problème en permettant à la FDA d’exercer un pouvoir discrétionnaire sur le classement d’un dispositif dans la catégorie des produits qu’elle n’a pas à contrôler.

Enfin, Marty Makary ne veut surtout pas mettre le nez dans les affaires des entreprises de l’IA grand public, même si leurs produits génèrent des contenus sur la santé : « Si quelque chose se contente de fournir des informations comme ChatGPT ou Google, nous ne pouvons pas rivaliser avec ce géant. Nous n’allons pas intervenir et dire : « il y a un résultat qui est inexact, nous devons donc fermer ce service » », affirme-t-il à Fox Business. Les AI Overviews de Google ont pourtant généré récemment plusieurs exemples de conseils de santé erronés.

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