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☕️ Défense : Harmattan AI lève 200 millions de dollars, Dassault Aviation au capital

Fondée en avril 2024 et spécialisée dans le développement de systèmes de défense autonomes, la startup française Harmattan AI annonce lundi avoir bouclé une levée de fonds de 200 millions dollars, sur la base d’une valorisation fixée à 1,4 milliards de dollars.

L’entreprise peut donc désormais s’enorgueillir du statut de licorne (nom donné aux startups dont la capitalisation dépasse le milliard de dollars), mais aussi d’un soutien industriel de premier plan.

Cette deuxième levée de fonds (série B) est en effet emmenée par Dassault Aviation (avions d’affaires Falcon et chasseurs Rafale), qui se positionne à la fois comme investisseur et comme partenaire, avec la perspective de débouchés commerciaux au sein de la « prochaine génération de systèmes de combat aérien » conçus par l’avionneur.

Dassault Aviation mène ce tour de table auquel participent aussi les fonds Motier Ventures ou Sisyphus

Dassault n’évoque pas le programme européen SCAF (système de combat aérien du futur), objet de discordes entre les différents états membres impliqués, mais mentionne explicitement le Rafale F5, prochain standard de son avion de combat attendu à horizon 2035, et le système de drone de combat UCAS qui doit l’accompagner. « Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie globale visant à intégrer une IA souveraine, contrôlée et supervisée aux systèmes de combat de Dassault Aviation », affirme le groupe.

Harmattan AI, qui revendique déjà « plusieurs milliers de systèmes livrés chaque mois », devrait mettre à profit les fonds réunis pour muscler ses effectifs, comme en témoigne la longue liste de postes ouverts. Les recrutements s’opèrent entre Paris (son siège social), Wissous (à côté d’Orly, où l’entreprise assemble ses appareils) mais aussi Londres et Lausanne, où la startup cofondée par Mouad M’ghari et Martin de Gourcuff (ancien de Parrot, puis de Withings) dispose de bureaux.

Bien que très jeune, Harmattan AI dispose déjà de solides références. Le 30 juin dernier, elle a remporté l’appel d’offres européen lancé par la DGA française portant sur l’acquisition de 1 000 drones destinés à l’armée de terre. En septembre 2025, elle a annoncé un contrat similaire avec le ministère de la Défense britannique, portant cette fois sur 3 000 appareils.

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☕️ Défense : Harmattan AI lève 200 millions de dollars, Dassault Aviation au capital

Fondée en avril 2024 et spécialisée dans le développement de systèmes de défense autonomes, la startup française Harmattan AI annonce lundi avoir bouclé une levée de fonds de 200 millions dollars, sur la base d’une valorisation fixée à 1,4 milliards de dollars.

L’entreprise peut donc désormais s’enorgueillir du statut de licorne (nom donné aux startups dont la capitalisation dépasse le milliard de dollars), mais aussi d’un soutien industriel de premier plan.

Cette deuxième levée de fonds (série B) est en effet emmenée par Dassault Aviation (avions d’affaires Falcon et chasseurs Rafale), qui se positionne à la fois comme investisseur et comme partenaire, avec la perspective de débouchés commerciaux au sein de la « prochaine génération de systèmes de combat aérien » conçus par l’avionneur.

Dassault Aviation mène ce tour de table auquel participent aussi les fonds Motier Ventures ou Sisyphus

Dassault n’évoque pas le programme européen SCAF (système de combat aérien du futur), objet de discordes entre les différents états membres impliqués, mais mentionne explicitement le Rafale F5, prochain standard de son avion de combat attendu à horizon 2035, et le système de drone de combat UCAS qui doit l’accompagner. « Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie globale visant à intégrer une IA souveraine, contrôlée et supervisée aux systèmes de combat de Dassault Aviation », affirme le groupe.

Harmattan AI, qui revendique déjà « plusieurs milliers de systèmes livrés chaque mois », devrait mettre à profit les fonds réunis pour muscler ses effectifs, comme en témoigne la longue liste de postes ouverts. Les recrutements s’opèrent entre Paris (son siège social), Wissous (à côté d’Orly, où l’entreprise assemble ses appareils) mais aussi Londres et Lausanne, où la startup cofondée par Mouad M’ghari et Martin de Gourcuff (ancien de Parrot, puis de Withings) dispose de bureaux.

Bien que très jeune, Harmattan AI dispose déjà de solides références. Le 30 juin dernier, elle a remporté l’appel d’offres européen lancé par la DGA française portant sur l’acquisition de 1 000 drones destinés à l’armée de terre. En septembre 2025, elle a annoncé un contrat similaire avec le ministère de la Défense britannique, portant cette fois sur 3 000 appareils.

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Scythe annonce son Mugen 6 TUF Gaming Alliance, 6 ans et demi après le précédent !

Voilà de quoi prendre un petit coup de vieux supplémentaire ! En juin 2019, il y a donc 6 ans et demi déjà, Scythe officialisait son ventirad Mugen 5 TUF Gaming Alliance en partenariat avec ASUS, et au design peu commun dirons-nous.Le Scythe Mugen 5 TUF Gaming Alliance de 2019Nous voilà début 2026 e...

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US President Calls for 10% Credit Card Interest Cap, Banks Push Back

President Donald Trump revived a campaign pledge Friday night by calling for a one-year, 10% cap on credit card interest rates, a proposal that banking groups immediately opposed despite the industry's heavy donations to his 2024 campaign and support for his second-term agenda. Trump posted on Truth Social that he hoped the cap would be in place by January 20, one year after he took office, though he did not specify whether it would come through executive action or legislation. Americans currently pay between 19.65% and 21.5% interest on credit cards on average and carry roughly $1.23 trillion in credit card debt, according to the New York Federal Reserve. Researchers found that a 10% cap would save Americans roughly $100 billion in interest annually. The American Bankers Association warned that such a cap "would only drive consumers toward less regulated, more costly alternatives."

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Exclu mondial : les claviers optiques de Razer enfin expliqués

Depuis des années, Razer pousse l'optique très fort sur ses périphériques, mais la marque n'a jamais communiqué publiquement sur un point clé : qui fabrique réellement ses Switchs optiques, et comment fonctionne précisément son analogique côté clavier. Dans notre dossier, on apporte enfin ce chaînon manquant, avec un élément concret qui relie Razer à l'écosystème optique existant. Le point de départ, c'est un document Raesha dans lequel on voit un Switch portant clairement le marquage Razer. Ce n'est pas une annonce officielle de Razer, mais c'est un indice matériel extrêmement solide. Et surtout, c'est ce qui permet de recoller les pièces du puzzle et de comprendre que Raesha apparaît comme le fabricant derrière ces Switchs optiques. […]

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CES 2026 : MSI décline ses écrans entre jeu et création

On clôt enfin la visite du stand de MSI avec deux autres écrans aux profils très différents, l'un pensé pour le gaming, l'autre destiné aux professionnels, mais dans les deux cas avec suffisamment de pixels pour faire chauffer une carte graphique. Pour les joueurs, on retrouve le MAG 271KPD7, un écran équipé d'une dalle Fast IPS capable de permuter entre une définition de 5120 x 2880 à 75 Hz et une définition de 2560 x 1440 à 300 Hz, le tout avec un temps de réponse de 0,5 ms et la prise en charge du NVIDIA G-Sync Compatible. Il affiche 1,07 milliard de couleurs avec un deltaE inférieur à 2 et bénéficie d'une certification HDR 400. La connectique comprend deux ports HDMI 2.1 et un DisplayPort 1.4. On trouve également un port USB Type-C offrant une charge rapide de 15 W ainsi que deux ports USB Type-A 3.2 Gen 1. […]

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CES 2026 : 2 écrans MSI MPG standards pour les honnêtes gens

Après avoir vu le MEG X, un écran capable d'afficher un peu trop de choses pour être honnête, nous vous proposons de découvrir les écrans de la série MPG de MSI, des modèles qui vont davantage à l'essentiel mais qui affichent l'image, et c'est déjà pas mal. Nous commençons avec le MPG 271KRAW16, un écran dual mode capable de permuter entre une définition QHD (2560 x 1440) à 330 Hz et une définition 5K (5120 x 2880) à 165 Hz, avec la prise en charge du NVIDIA G-Sync Compatible. Il repose sur une dalle Fast IPS avec un temps de réponse de 0,5 ms et un rétroéclairage Mini-LED réparti sur 2304 zones. L'affichage peut gérer 1,07 milliard de couleurs, couvre 99 % de l'espace colorimétrique DCI-P3 avec un deltaE inférieur à 2 et bénéficie d'une certification HDR 1400. La connectique comprend un port HDMI 2.1, un DisplayPort 2.1 et deux ports USB Type-C avec DP Alt Mode et charge rapide jusqu'à 98 W. On trouve également deux ports USB Type-A 3.2 Gen 1 ainsi qu'une prise casque. […]

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Marre des manettes pourries ? Comment bien choisir sa manette (partie 2 : les boutons)

On vous propose, cette après-midi, notre seconde partie du guide sur les manettes, afin de tout savoir et tout connaître de ces dernières. Au programme de cette seconde partie, les boutons. C'est ici : Marre des manettes pourries ? Comment bien choisir sa manette (partie 2 : les boutons) ou en cliquant sur la source. "Vous venez de terminer le guide consacré aux joysticks. Comme vous avez pu le constater, nous lui avons dédié un dossier complet, et ce n'est pas un hasard : le joystick conditionne une grande partie de la précision, de la réactivité et du confort d'une manette. Zones mortes, dérive, type de capteur, sensations sous le pouce… une bonne partie de ce que vous ressentez en jeu se joue déjà là. […]

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Lenovo Yoga Slim 7i Ultra : un impressionnant poids plume

Le Yoga Slim 7i Ultra de Lenovo ne séduira pas forcément tout le monde, mais l’engin est indubitablement une réussite pour le constructeur. Avec un poids plume, un écran haut de gamme et un équipement interne à même de soutenir la majorité des besoins, c’est un vrai outil de production ultraportable qui est proposé.

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra

Le Lenovo Yoga Slim 7i Ultra propose un clavier rétroéclairé

Réussir à proposer un engin de 14 pouces de diagonale performant en dessous du kilo n’est pas une mince affaire. Le Lenovo Yoga Slim 7i Ultra y parvient avec un ensemble de caractéristiques assez impressionnantes. 

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra

Il embarque un processeur Intel Core Panther Lake avec des puces pouvant atteindre le Core Ultra X9 388H associé à 32 Go de mémoire vive LPDDR5-9600 et un stockage NVMe de 2 To dans un format M.2 2242 PCIe Gen4. Livré obligatoirement sous Windows 11, il proposera toute la puissance nécessaire à un usage informatique complet. Si cette offre de base est assez classique et va se retrouver dans de nombreuses machines pour ce début d’année, elle est ici couplée à un ensemble d’éléments très impressionnant.

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra

Cela commence par un écran très haut de gamme. Le Yoga Slim 7i Ultra profitera d’une dalle 14″ en 2880 x 1800 pixels tactile OLED 120 Hz 100% à la norme DCI-P3 qui est pensée pour un véritable usage en mobilité. L’engin qui affiche 975 grammes a été construit pour pouvoir être sorti de sa housse n’importe où et n’importe quand. Sa dalle est donc capable de compenser la lumière extérieure de manière très poussée, avec un pic de luminosité pouvant atteindre 1100 nits.

Le châssis de la machine est construit en alliage de magnésium et d’aluminium pour gagner en liberté et Lenovo parvient tout de même à intégrer une batterie de 75 Wh 4 cellules dans 13.9 mm d’épaisseur. Le recours à un pavé tactile – au demeurant très large – de type haptique est en effet moins gourmand en épaisseur que les solutions traditionnelles, ce qui permet de mieux distribuer le poids de la batterie. Une webcam 5 mégapixels est intégrée avec un double microphone et une solution infrarouge pour offrir de la reconnaissance faciale au système. 

Petit bémol, la connectique demandera des adaptations. Elle comprend uniquement trois ports Thunderbolt 4, deux à gauche et un à droite. Un bouton permettra de désactiver la webcam mais aucune connexion USB Type-A, HDMI ni aucun lecteur de cartes ne seront disponibles. Avec 31.2 cm de large pour 21.2 cm de profondeur, la place nécessaire était pourtant disponible, mais je suppose que cela aurait alourdi l’engin. On note tout de même que l’on pourra recharger l’appareil de chaque côté et que Lenovo propose un chargeur rapide qui permettra de remettre la machine sur pied pour 3 heures en 15 minutes de branchement sur secteur.

La connectique au réseau est assurée par une solution Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 et on note la présence d’enceintes sur les flancs de la machine. Le Lenovo Yoga Slim 7i propose des sorties stéréo compatibles Dolby Atmos grâce à l’emploi de quatre enceintes au total.

Le Lenovo Yoga Slim 7i Ultra dispo en précommande

Deux premières versions de cette machine sont listées en France avec une disponibilité prévue pour le 2 février prochain chez Lenovo. Une version Core Ultra 7 355 32 Go / 1 To sous Windows 11 familial à 1799€ et une version Core Ultra 7 355 32 Go / 2 To sous Windows 11 Pro à 2069€ TTC. Il est possible de modifier certains composants de chaque machine pour baisser la note. Passer à Windows 11 famille permet par exemple d’économiser 100€ sur le second modèle. La mémoire vive étant soudée, il n’est pas possible de la modifier. J’imagine que le prix de la version Core Ultra X9 388H ne sera pas des plus accessible.

Lenovo Yoga Slim 7i Ultra : un impressionnant poids plume © MiniMachines.net. 2025

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Cloudflare Threatens Italy Exit After $16.3M Fine For Refusing Piracy Blocks

Cloudflare CEO Matthew Prince has threatened to withdraw free cybersecurity services from Italy's Milano-Cortina Winter Olympics and potentially exit the country after Italy's telecommunications regulator fined the company approximately 14 million euros for failing to comply with anti-piracy blocking orders. The penalty equals 1% of Cloudflare's global annual revenue but exceeds twice what the company earned from Italy in 2024. Prince called Italy's Autorita per le Garanzie nelle Comunicazioni a "quasi-judicial body" administering a "scheme to censor the Internet" on behalf of "a shadowy cabal of European media elites." The fine stems from Cloudflare's refusal to comply with Italy's Piracy Shield law, which requires internet service providers and DNS operators to block sites within 30 minutes of receiving blocking requests from copyright holders. Prince said Cloudflare may discontinue free services for Italian users, remove servers from Italian cities and cancel plans to build an Italian office.

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Marre des manettes pourries ? Comment bien choisir sa manette (partie 2 : les boutons)

Vous venez de terminer le guide consacré aux joysticks. Comme vous avez pu le constater, nous lui avons dédié un dossier complet, et ce n’est pas un hasard : le joystick conditionne une grande partie de la précision, de la réactivité et du confort d’une manette. Zones mortes, dérive, type de capteur, sensations sous le pouce… une bonne partie de ce que vous ressentez en jeu se joue déjà là. Mais une manette est avant tout un outil de précision, pas juste un morceau de plastique de plus au fond d’un tiroir. Empiler les technologies récentes sur une fiche produit ne suffit pas, et un joystick, même excellent, ne fait pas tout. Un D-pad approximatif peut flinguer un jeu de baston en 2D, des boutons mous peuvent transformer un jeu de rythme en cauchemar, et des gâchettes mal conçues peuvent faire rater des dizaines de tirs dans un FPS. Même avec les meilleurs joysticks du monde, une manette restera moyenne si le reste des commandes ne suit pas.
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L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

Reste le morse en éclipse solaire, mais c’est lent…
L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

L’Iran s’est encore fermé du monde extérieur en coupant Internet, aussi bien sur les réseaux fixes et mobiles (comme cela a déjà été fait), mais aussi en brouillant les communications Starlink à grande échelle.

Nous en parlions jeudi : l’Iran s’est brutalement coupé d’Internet. Ce n’est pas la première fois que les autorités mettent en place ce genre de black-out, la précédente n’a que quelques mois, en juin 2025. Comme à l’époque, Elon Musk en profite pour mettre en avant Starlink et propose des connexions aux utilisateurs en Iran, mais le système de connexion par satellite subit des brouillages.

4 jours que l’Iran est coupé d’Internet

Sur X, l’ONG Netblocks faisait les comptes ce matin : « Alors que l’Iran se réveille pour commencer une nouvelle journée, les mesures indiquent que la coupure nationale d’internet a dépassé les 84 heures ». Même constat chez Cloudflare dont le Radar ne détecte aucune reprise.

Elle ajoute que « des années de recherche sur la censure numérique mettent en évidence ces solutions de contournement ». Elle en liste quatre : les radios ondes courtes/amateurs, les antennes-relais placées aux frontières, les communications direct to cell avec les satellites et enfin les terminaux Starlink.

Cette fois, la censure semble encore plus forte : « L’Iran semble avoir renforcé sa capacité à maîtriser ces techniques de restriction de l’accès à internet », explique Valère Ndior (spécialiste du numérique) à RFI. Selon nos confrères, « même le Réseau national d’information (NIN) est hors service […] Le régime accepte donc de paralyser ses propres infrastructures, pour couper tous les canaux de communication ».

L’Internet par satellite d’Elon Musk est aussi coupé, plus ou moins suivant les zones. Il est pour rappel interdit depuis longtemps d’utiliser ou ne serait-ce que de posséder un système Starlink en Iran. La sanction du régime peut être « une exécution et prétendre que [la personne] travaille pour Israël ou les États-Unis », rappelait à Associated Press Azam Jangravi, expert en cybersécurité à Toronto qui s’oppose au gouvernement iranien.

Starlink a joué un « rôle clé » par le passé pour diffuser des images et des informations au-delà des frontières iraniennes (dans un sens, comme dans l’autre), expliquait également à Associated Press le militant pour la liberté d’Internet Mehdi Yahyanejad. Cette fois encore c’est le cas : « Elon Musk, l’improbable allié des journalistes pour collecter les images des violences en Iran », titre RTL qui se fait l’écho de témoignages locaux.

Starlink : l’Iran « va au-delà du brouillage GPS »

Déjà en juin dernier, l’Iran perturbait les signaux GPS, certainement dans le but de limiter l’efficacité des drones qui ont besoin du GPS pour se positionner. Mais c’est aussi le cas des récepteurs Starlink qui ont besoin d’un signal GPS pour se connecter à un des satellites de la constellation en orbite basse.

De nouveau, selon Associated Press qui se base sur des déclarations d’Amir Rashidi (expert sur l’Iran pour l’ONG Miaan de défense des droits humains et des droits numériques), les connexions via Starlink feraient face à une perte de 30 % des paquets. « Dans certaines régions d’Iran, Rashidi a indiqué qu’on avait constaté une perte de paquets de 80 % », ajoutent nos confrères. Selon IranWire (toujours sur des déclarations d’Amir Rashidi), le passage de 30 à 80 % dans certaines zones s’est fait dans la même journée.

Selon des estimations récentes, on pourrait compter entre 20 000 et 50 000 utilisateurs de Starlink en Iran, contre une centaine de terminaux actifs fin 2022 (selon Elon Musk à l’époque). Début 2025, un institut annonçait 30 000 Iraniens connectés via Starlink. L’ordre de grandeur reste à peu près le même.

« Je crois que le gouvernement iranien fait quelque chose qui va au-delà du brouillage GPS, comme en Ukraine où la Russie a tenté de brouiller Starlink », ajoute Amir Rashidi. Selon lui, l’Iran pourrait utiliser un brouilleur mobile. Une solution serait de surcharger la zone d’ondes dans les mêmes fréquences que celles utilisées par Starlink pour brouiller les signaux, que ce soit en émission ou en réception.

La Russie ou la Chine en embuscade ?

Selon IranWire et les déclarations de l’expert sur l’Iran, ce type d’interférence « n’avait jamais été observé en 20 ans de recherche […] la technologie impliquée est très sophistiquée et de qualité militaire, et a probablement été fournie au gouvernement par la Russie ou la Chine, si elle n’a pas été développée au niveau national ».

En avril dernier, un rapport du think tank Secure World Foundation expliquait comment la Russie et la Chine intensifiaient leurs recherches « pour contrer la domination des constellations de satellites commerciaux, en particulier Starlink de SpaceX », indiquait Spacenews.com.

Deux systèmes russes étaient notamment mis en avant : Tobol et Kalinka. Selon le rapport, Kalinka pourrait « même détecter les terminaux connectés à Starshield, la version militaire de Starlink censée offrir une sécurité renforcée ».

Donald Trump en appelle à Elon Musk pour rétablir Internet en Iran

Donald Trump a récemment déclaré aux journalistes qu’il comptait s’entretenir avec Elon Musk « au sujet du rétablissement de l’internet en Iran », sans plus de précision. « Il est très doué pour ce genre de choses, il a une très bonne entreprise », ajoutait le président américain.

Après une idylle, le divorce s’est déroulé en juin dernier, sur la place publique. Depuis, les deux tentent de petits rapprochements en se carressant dans le sens du poil à tour de rôle.

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Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

Deep internet
Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

La mer Baltique a de nouveau été le théâtre de plusieurs alertes aux sabotages de câbles sous-marins fin 2025-début 2026. Les câbles concernés relient la Lituanie et la Lettonie, mais aussi l’Estonie à la Finlande, à la Suède et à son île Hiiumaa.

La police criminelle centrale de Finlande a annoncé mercredi 7 janvier avoir saisi le navire Fitburg qu’elle suspecte d’avoir endommagé un câble de télécommunications sous-marin dans la mer Baltique. Ce premier câble endommagé relie l’Estonie à la Finlande. La police finlandaise avait pris le contrôle du bateau le 31 décembre alors qu’il était sur sa route de Saint-Pétersbourg à Haïfa. L’enquête est ouverte pour « dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et interférence aggravée avec les télécommunications ».

« Les polices finlandaise et estonienne ont terminé leur travail à bord du navire, et la saisie peut donc être levée. Hier, dimanche 11 janvier, le tribunal de district d’Helsinki a placé en détention provisoire un membre d’équipage du navire Fitburg dans l’attente d’un nouveau procès. Certains membres d’équipage du navire restent soumis à une interdiction de voyager », a déclaré Risto Lohi, le responsable de l’enquête ce lundi 12 janvier dans un communiqué annonçant la levée de l’ordre de saisie du navire.

Au nord de la mer Baltique

Selon Euronews, le câble aurait été endommagé dans la zone économique exclusive de l’Estonie. Un deuxième câble reliant l’Estonie à la Finlande, exploité par la société suédoise Arelion, aurait été aussi sectionné le 31 décembre.

Mais la police lettone a aussi saisi et inspecté dimanche 4 décembre un autre navire dans le port de Liepāja, explique le Financial Times. Cette fois, les autorités suspectent le bateau d’avoir endommagé le 2 janvier le câble BCS East, un câble de 65 km qui relie Sventoji en Lituanie à Liepaja en Lettonie. Mais leurs investigations ne leur ont apporté aucun lien avec l’incident. L’Estonie a signalé des incidents sur deux autres câbles la reliant à la Suède et à son île de Hiiumaa.

Des suspicions sur la Russie mais aucune preuve formelle et peu d’intérêt stratégique

Ces divers incidents sur des câbles dans la mer Baltique relancent les suspicions de sabotage évoquées l’année dernière, alors que le même genre de problèmes avait été constaté dans la région.

Mais pour Andres Vosman, ancien directeur adjoint des services de renseignement extérieur estoniens, les raisons pour lesquelles ces câbles sont abîmés sont sans doute à trouver ailleurs. « Je suis convaincu que la plupart des incidents récents dans la mer Baltique sont en grande partie le résultat d’une conjonction de facteurs : un trafic maritime beaucoup plus intense vers la Russie, des navires en mauvais état avec un équipage peu compétent, davantage d’infrastructures sous-marines que par le passé et une attention accrue du public », expliquait-il au journal estonien Eesti Express (voir la traduction en anglais publiée par l’auteur de l’interview). Pour lui, « chaque incident de ce type suscite de nouveaux appels à des mesures restrictives concernant les flottes fantômes et autres, les missions de l’OTAN, les sanctions. D’un point de vue stratégique, Moscou n’a pas besoin de ce désordre ».

La saisine du Fitburg par les autorités finlandaises émet néanmoins un message de dissuasion envers Moscou. Car l’année 2025 a attiré l’attention sur d’autres signaux faibles : de multiples pays européens ont été survolés et plusieurs aéroports comme ceux d’Oslo, Bruxelles ou Munich ont préféré fermer suite à ce genre de signalements.

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L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

Reste le morse en éclipse solaire, mais c’est lent…
L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

L’Iran s’est encore fermé du monde extérieur en coupant Internet, aussi bien sur les réseaux fixes et mobiles (comme cela a déjà été fait), mais aussi en brouillant les communications Starlink à grande échelle.

Nous en parlions jeudi : l’Iran s’est brutalement coupé d’Internet. Ce n’est pas la première fois que les autorités mettent en place ce genre de black-out, la précédente n’a que quelques mois, en juin 2025. Comme à l’époque, Elon Musk en profite pour mettre en avant Starlink et propose des connexions aux utilisateurs en Iran, mais le système de connexion par satellite subit des brouillages.

4 jours que l’Iran est coupé d’Internet

Sur X, l’ONG Netblocks faisait les comptes ce matin : « Alors que l’Iran se réveille pour commencer une nouvelle journée, les mesures indiquent que la coupure nationale d’internet a dépassé les 84 heures ». Même constat chez Cloudflare dont le Radar ne détecte aucune reprise.

Elle ajoute que « des années de recherche sur la censure numérique mettent en évidence ces solutions de contournement ». Elle en liste quatre : les radios ondes courtes/amateurs, les antennes-relais placées aux frontières, les communications direct to cell avec les satellites et enfin les terminaux Starlink.

Cette fois, la censure semble encore plus forte : « L’Iran semble avoir renforcé sa capacité à maîtriser ces techniques de restriction de l’accès à internet », explique Valère Ndior (spécialiste du numérique) à RFI. Selon nos confrères, « même le Réseau national d’information (NIN) est hors service […] Le régime accepte donc de paralyser ses propres infrastructures, pour couper tous les canaux de communication ».

L’Internet par satellite d’Elon Musk est aussi coupé, plus ou moins suivant les zones. Il est pour rappel interdit depuis longtemps d’utiliser ou ne serait-ce que de posséder un système Starlink en Iran. La sanction du régime peut être « une exécution et prétendre que [la personne] travaille pour Israël ou les États-Unis », rappelait à Associated Press Azam Jangravi, expert en cybersécurité à Toronto qui s’oppose au gouvernement iranien.

Starlink a joué un « rôle clé » par le passé pour diffuser des images et des informations au-delà des frontières iraniennes (dans un sens, comme dans l’autre), expliquait également à Associated Press le militant pour la liberté d’Internet Mehdi Yahyanejad. Cette fois encore c’est le cas : « Elon Musk, l’improbable allié des journalistes pour collecter les images des violences en Iran », titre RTL qui se fait l’écho de témoignages locaux.

Starlink : l’Iran « va au-delà du brouillage GPS »

Déjà en juin dernier, l’Iran perturbait les signaux GPS, certainement dans le but de limiter l’efficacité des drones qui ont besoin du GPS pour se positionner. Mais c’est aussi le cas des récepteurs Starlink qui ont besoin d’un signal GPS pour se connecter à un des satellites de la constellation en orbite basse.

De nouveau, selon Associated Press qui se base sur des déclarations d’Amir Rashidi (expert sur l’Iran pour l’ONG Miaan de défense des droits humains et des droits numériques), les connexions via Starlink feraient face à une perte de 30 % des paquets. « Dans certaines régions d’Iran, Rashidi a indiqué qu’on avait constaté une perte de paquets de 80 % », ajoutent nos confrères. Selon IranWire (toujours sur des déclarations d’Amir Rashidi), le passage de 30 à 80 % dans certaines zones s’est fait dans la même journée.

Selon des estimations récentes, on pourrait compter entre 20 000 et 50 000 utilisateurs de Starlink en Iran, contre une centaine de terminaux actifs fin 2022 (selon Elon Musk à l’époque). Début 2025, un institut annonçait 30 000 Iraniens connectés via Starlink. L’ordre de grandeur reste à peu près le même.

« Je crois que le gouvernement iranien fait quelque chose qui va au-delà du brouillage GPS, comme en Ukraine où la Russie a tenté de brouiller Starlink », ajoute Amir Rashidi. Selon lui, l’Iran pourrait utiliser un brouilleur mobile. Une solution serait de surcharger la zone d’ondes dans les mêmes fréquences que celles utilisées par Starlink pour brouiller les signaux, que ce soit en émission ou en réception.

La Russie ou la Chine en embuscade ?

Selon IranWire et les déclarations de l’expert sur l’Iran, ce type d’interférence « n’avait jamais été observé en 20 ans de recherche […] la technologie impliquée est très sophistiquée et de qualité militaire, et a probablement été fournie au gouvernement par la Russie ou la Chine, si elle n’a pas été développée au niveau national ».

En avril dernier, un rapport du think tank Secure World Foundation expliquait comment la Russie et la Chine intensifiaient leurs recherches « pour contrer la domination des constellations de satellites commerciaux, en particulier Starlink de SpaceX », indiquait Spacenews.com.

Deux systèmes russes étaient notamment mis en avant : Tobol et Kalinka. Selon le rapport, Kalinka pourrait « même détecter les terminaux connectés à Starshield, la version militaire de Starlink censée offrir une sécurité renforcée ».

Donald Trump en appelle à Elon Musk pour rétablir Internet en Iran

Donald Trump a récemment déclaré aux journalistes qu’il comptait s’entretenir avec Elon Musk « au sujet du rétablissement de l’internet en Iran », sans plus de précision. « Il est très doué pour ce genre de choses, il a une très bonne entreprise », ajoutait le président américain.

Après une idylle, le divorce s’est déroulé en juin dernier, sur la place publique. Depuis, les deux tentent de petits rapprochements en se carressant dans le sens du poil à tour de rôle.

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Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

Deep internet
Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

La mer Baltique a de nouveau été le théâtre de plusieurs alertes aux sabotages de câbles sous-marins fin 2025-début 2026. Les câbles concernés relient la Lituanie et la Lettonie, mais aussi l’Estonie à la Finlande, à la Suède et à son île Hiiumaa.

La police criminelle centrale de Finlande a annoncé mercredi 7 janvier avoir saisi le navire Fitburg qu’elle suspecte d’avoir endommagé un câble de télécommunications sous-marin dans la mer Baltique. Ce premier câble endommagé relie l’Estonie à la Finlande. La police finlandaise avait pris le contrôle du bateau le 31 décembre alors qu’il était sur sa route de Saint-Pétersbourg à Haïfa. L’enquête est ouverte pour « dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et interférence aggravée avec les télécommunications ».

« Les polices finlandaise et estonienne ont terminé leur travail à bord du navire, et la saisie peut donc être levée. Hier, dimanche 11 janvier, le tribunal de district d’Helsinki a placé en détention provisoire un membre d’équipage du navire Fitburg dans l’attente d’un nouveau procès. Certains membres d’équipage du navire restent soumis à une interdiction de voyager », a déclaré Risto Lohi, le responsable de l’enquête ce lundi 12 janvier dans un communiqué annonçant la levée de l’ordre de saisie du navire.

Au nord de la mer Baltique

Selon Euronews, le câble aurait été endommagé dans la zone économique exclusive de l’Estonie. Un deuxième câble reliant l’Estonie à la Finlande, exploité par la société suédoise Arelion, aurait été aussi sectionné le 31 décembre.

Mais la police lettone a aussi saisi et inspecté dimanche 4 décembre un autre navire dans le port de Liepāja, explique le Financial Times. Cette fois, les autorités suspectent le bateau d’avoir endommagé le 2 janvier le câble BCS East, un câble de 65 km qui relie Sventoji en Lituanie à Liepaja en Lettonie. Mais leurs investigations ne leur ont apporté aucun lien avec l’incident. L’Estonie a signalé des incidents sur deux autres câbles la reliant à la Suède et à son île de Hiiumaa.

Des suspicions sur la Russie mais aucune preuve formelle et peu d’intérêt stratégique

Ces divers incidents sur des câbles dans la mer Baltique relancent les suspicions de sabotage évoquées l’année dernière, alors que le même genre de problèmes avait été constaté dans la région.

Mais pour Andres Vosman, ancien directeur adjoint des services de renseignement extérieur estoniens, les raisons pour lesquelles ces câbles sont abîmés sont sans doute à trouver ailleurs. « Je suis convaincu que la plupart des incidents récents dans la mer Baltique sont en grande partie le résultat d’une conjonction de facteurs : un trafic maritime beaucoup plus intense vers la Russie, des navires en mauvais état avec un équipage peu compétent, davantage d’infrastructures sous-marines que par le passé et une attention accrue du public », expliquait-il au journal estonien Eesti Express (voir la traduction en anglais publiée par l’auteur de l’interview). Pour lui, « chaque incident de ce type suscite de nouveaux appels à des mesures restrictives concernant les flottes fantômes et autres, les missions de l’OTAN, les sanctions. D’un point de vue stratégique, Moscou n’a pas besoin de ce désordre ».

La saisine du Fitburg par les autorités finlandaises émet néanmoins un message de dissuasion envers Moscou. Car l’année 2025 a attiré l’attention sur d’autres signaux faibles : de multiples pays européens ont été survolés et plusieurs aéroports comme ceux d’Oslo, Bruxelles ou Munich ont préféré fermer suite à ce genre de signalements.

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Une table de bench ingénieuse en préparation chez XiKii INDUSTRY ?

Au mois de d'octobrz 2025, nous vous avons présenté l'original boitier PC XiKii INDUSTRY FF10. Ce qui est intéressant avec cette marque, c'est qu'elle semble vouloir communiquer au maximum et en vidéo sur ses nouveautés, mais aussi ses projets. Ainsi, dès le mois de novembre 2025 une première vidéo...

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Streamer Spend To Top $100B For First Time In 2026

Streamer spend on content is set to top the $100 billion mark for the first time this year, according to an Ampere Analysis report. From a report: The landmark figure will be met as global streamers "remain the primary driver of growth in content investment," according to Ampere. Spend by the likes of Netflix, Disney+, Prime Video, HBO Max, Paramount+ and Apple TV will shoot up 6% this year, helping lead to a 2% increase in overall global content spend, Ampere forecast. The $101 billion figure, the first time streamer spend has crossed that major $100 Billion landmark, will represent around two-fifths of the overall figure.

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