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Désignée « fournisseur à risque pour la sécurité nationale » aux US, Anthropic conteste

Misanthropic world
Désignée « fournisseur à risque pour la sécurité nationale » aux US, Anthropic conteste

L’administration Trump a mis sa menace à exécution : elle a désigné officiellement Anthropic comme une menace pour la sécurité nationale « en matière de chaîne d’approvisionnement ». Dario Amodei a annoncé que l’entreprise allait contester cette décision devant la justice. Le responsable s’excuse en même temps pour la fuite d’un mémo dans lequel il comparait Trump à un « dictateur ».

La tension n’est toujours pas retombée entre Anthropic et l’administration Trump. Cette dernière a officiellement désigné la startup comme une menace pour la sécurité nationale « en matière de chaîne d’approvisionnement ». Jusque-là, ce qualificatif n’avait jamais été utilisé par le pouvoir états-unien contre une entreprise du pays. L’implication juridique pourrait être plus ou moins importante économiquement pour Anthropic.

Une portée différente selon les deux parties

Le CEO de l’entreprise, Dario Amodei, a affirmé ce jeudi sur le blog d’Anthropic avoir reçu, la veille, la lettre officielle du Département de la Défense américain (DOD, désigné aussi sous le nom de Département de la Guerre par l’administration Trump).

Vendredi dernier, Pete Hegseth, le secrétaire d’État à la Défense, avait annoncé que cette qualification impliquait qu’ « aucun contractant, fournisseur ou partenaire entretenant des relations commerciales avec l’armée américaine n’est autorisé à mener une quelconque activité commerciale avec Anthropic ». Cela aurait de lourdes conséquences pour la startup, dont les clients comme Microsoft, Google ou Amazon devraient choisir entre la startup ou leurs contrats avec la défense des États-Unis.

Mais dans son billet, le responsable de la startup conteste la portée de la mesure. Sans citer la lettre, il affirme que « le langage utilisé par le ministère de la Guerre dans la lettre (en supposant qu’il soit juridiquement valable) correspond à notre déclaration de vendredi selon laquelle la grande majorité de nos clients ne sont pas concernés par une désignation de risque lié à la chaîne d’approvisionnement » :

« cela s’applique clairement uniquement à l’utilisation de Claude par les clients dans le cadre direct de contrats avec le ministère de la Guerre, et non à toute utilisation de Claude par les clients qui ont conclu de tels contrats. »

Microsoft confirme au New York Times : « Nos avocats ont étudié cette désignation et ont conclu que les produits Anthropic, y compris Claude, peuvent rester disponibles pour nos clients (à l’exception du ministère de la Guerre) via des plateformes telles que M365, GitHub et Microsoft AI Foundry, et que nous pouvons continuer à travailler avec Anthropic sur des projets non liés à la défense ».

Des excuses pour des propos contre l’administration Trump dans un mémo interne

« Cette action imprudente est court-termiste, autodestructrice et fait le jeu de nos adversaires », affirme à nos confrères la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand. « Le fait que le gouvernement attaque ouvertement une entreprise américaine pour avoir refusé de compromettre ses propres mesures de sécurité est quelque chose que l’on attendrait de la Chine, pas des États-Unis », ajoute-t-elle.

Dans son billet de blog, Dario Amodei est aussi revenu sur la fuite d’un mémo interne qu’il a envoyé à ses employés. Dans celui-ci, obtenu par le média The Information et relayé par Futurism, le CEO fulminait : « La véritable raison pour laquelle [le département de la Défense] et l’administration Trump ne nous aiment pas, c’est que nous n’avons pas fait de dons à Trump ».

« Nous n’avons pas fait d’éloges à Trump dignes d’un dictateur (contrairement à Sam [Altman, ndlr]) », ajoutait Amodei, qui s’excuse sur son blog où il assure que ce n’est pas la direction de l’entreprise qui est à l’origine de la fuite : « Il n’est pas dans notre intérêt d’aggraver la situation ».

Et il remet le mémo dans son contexte du message de Donald Trump posté sur Truth Social et celui du département de la Défense sur X vendredi dernier. Le dirigeant y qualifiait notamment Anthropic d’ « entreprise woke de gauche radicale » et affirmait que les États-Unis ne la « laisseraient jamais dicter la manière dont [leur] grande armée mène et gagne les guerre ». Quant au Pentagone, il accusait l’entreprise et son CEO de duplicité.

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Désignée « fournisseur à risque pour la sécurité nationale » aux US, Anthropic conteste

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Désignée « fournisseur à risque pour la sécurité nationale » aux US, Anthropic conteste

L’administration Trump a mis sa menace à exécution : elle a désigné officiellement Anthropic comme une menace pour la sécurité nationale « en matière de chaîne d’approvisionnement ». Dario Amodei a annoncé que l’entreprise allait contester cette décision devant la justice. Le responsable s’excuse en même temps pour la fuite d’un mémo dans lequel il comparait Trump à un « dictateur ».

La tension n’est toujours pas retombée entre Anthropic et l’administration Trump. Cette dernière a officiellement désigné la startup comme une menace pour la sécurité nationale « en matière de chaîne d’approvisionnement ». Jusque-là, ce qualificatif n’avait jamais été utilisé par le pouvoir états-unien contre une entreprise du pays. L’implication juridique pourrait être plus ou moins importante économiquement pour Anthropic.

Une portée différente selon les deux parties

Le CEO de l’entreprise, Dario Amodei, a affirmé ce jeudi sur le blog d’Anthropic avoir reçu, la veille, la lettre officielle du Département de la Défense américain (DOD, désigné aussi sous le nom de Département de la Guerre par l’administration Trump).

Vendredi dernier, Pete Hegseth, le secrétaire d’État à la Défense, avait annoncé que cette qualification impliquait qu’ « aucun contractant, fournisseur ou partenaire entretenant des relations commerciales avec l’armée américaine n’est autorisé à mener une quelconque activité commerciale avec Anthropic ». Cela aurait de lourdes conséquences pour la startup, dont les clients comme Microsoft, Google ou Amazon devraient choisir entre la startup ou leurs contrats avec la défense des États-Unis.

Mais dans son billet, le responsable de la startup conteste la portée de la mesure. Sans citer la lettre, il affirme que « le langage utilisé par le ministère de la Guerre dans la lettre (en supposant qu’il soit juridiquement valable) correspond à notre déclaration de vendredi selon laquelle la grande majorité de nos clients ne sont pas concernés par une désignation de risque lié à la chaîne d’approvisionnement » :

« cela s’applique clairement uniquement à l’utilisation de Claude par les clients dans le cadre direct de contrats avec le ministère de la Guerre, et non à toute utilisation de Claude par les clients qui ont conclu de tels contrats. »

Microsoft confirme au New York Times : « Nos avocats ont étudié cette désignation et ont conclu que les produits Anthropic, y compris Claude, peuvent rester disponibles pour nos clients (à l’exception du ministère de la Guerre) via des plateformes telles que M365, GitHub et Microsoft AI Foundry, et que nous pouvons continuer à travailler avec Anthropic sur des projets non liés à la défense ».

Des excuses pour des propos contre l’administration Trump dans un mémo interne

« Cette action imprudente est court-termiste, autodestructrice et fait le jeu de nos adversaires », affirme à nos confrères la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand. « Le fait que le gouvernement attaque ouvertement une entreprise américaine pour avoir refusé de compromettre ses propres mesures de sécurité est quelque chose que l’on attendrait de la Chine, pas des États-Unis », ajoute-t-elle.

Dans son billet de blog, Dario Amodei est aussi revenu sur la fuite d’un mémo interne qu’il a envoyé à ses employés. Dans celui-ci, obtenu par le média The Information et relayé par Futurism, le CEO fulminait : « La véritable raison pour laquelle [le département de la Défense] et l’administration Trump ne nous aiment pas, c’est que nous n’avons pas fait de dons à Trump ».

« Nous n’avons pas fait d’éloges à Trump dignes d’un dictateur (contrairement à Sam [Altman, ndlr]) », ajoutait Amodei, qui s’excuse sur son blog où il assure que ce n’est pas la direction de l’entreprise qui est à l’origine de la fuite : « Il n’est pas dans notre intérêt d’aggraver la situation ».

Et il remet le mémo dans son contexte du message de Donald Trump posté sur Truth Social et celui du département de la Défense sur X vendredi dernier. Le dirigeant y qualifiait notamment Anthropic d’ « entreprise woke de gauche radicale » et affirmait que les États-Unis ne la « laisseraient jamais dicter la manière dont [leur] grande armée mène et gagne les guerre ». Quant au Pentagone, il accusait l’entreprise et son CEO de duplicité.

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Intel Xeon Features To Be Supported By Ubuntu 26.04 LTS - Some Lacking User-Space Packages

Canonical engineer Serkan Uygungelen published a post outlining some of the Intel Xeon CPU features to be supported by the upcoming Ubuntu 26.04 LTS release, some Xeon features already supported by the existing Ubuntu 24.04 LTS, and some features only partially supported for still not having packaged user-space libraries/support within the Ubuntu archive...
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Test manette, Razer Raiju V3 Pro : pour la Playstation cette fois

Après le test de la Wolverine V3 Pro sous licence Xbox, on enchaîne avec celui de la Raiju V3 Pro, cette fois sous licence PlayStation. Et même si les deux tests s’enchaînent sur Cowcotland, un an et demi les séparent : la Wolverine a été lancée en août 2024, tandis que la Raiju a été lancée en février 2026. Cette information n’est pas anodine, car nous avons constaté plusieurs modifications et améliorations appréciables sur la Raiju, que nous allons essayer de détailler au cours de ce test. La Raiju V3 Pro, comme la Wolverine, est une manette pensée pour l’esport, mais cette fois avec une disposition symétrique des sticks et un positionnement clairement orienté PS5. Parmi les évolutions marquantes entre les deux manettes, Razer revoit la partie sticks et une bonne partie des commandes. Au revoir les sticks Hall Effect : on passe aux sticks TMR, et on garde les microswitchs pour la totalité des boutons, même les palettes arrière qui deviennent amovibles et restent en métal. Les gâchettes permettent toujours de basculer d’une course analogique complète à un déclenchement ultra court via un microswitch. On verra aussi que les boutons d’action sont moins durs, une correction appréciable selon nous. Le tout s’appuie sur une connexion 2,4 GHz via dongle. Cette fois, on a le 500 Hz en sans-fil et un mode filaire qui monte désormais à 2000 Hz. En contrepartie, il faut accepter les contraintes de l’écosystème PS5 : pas de retour haptique sur la console, et impossible de la sortir de veille. Côté tarif, on la trouve autour de 199 €, ce qui la place d’emblée dans le segment premium.
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AI Translations Are Adding 'Hallucinations' To Wikipedia Articles

An anonymous reader quotes a report from 404 Media: Wikipedia editors have implemented new policies and restricted a number of contributors who were paid to use AI to translate existing Wikipedia articles into other languages after they discovered these AI translations added AI "hallucinations," or errors, to the resulting article. The new restrictions show how Wikipedia editors continue to fight the flood of generative AI across the internet from diminishing the reliability of the world's largest repository of knowledge. The incident also reveals how even well-intentioned efforts to expand Wikipedia are prone to errors when they rely on generative AI, and how they're remedied by Wikipedia's open governance model. The issue centers around a program run by the Open Knowledge Association (OKA), a nonprofit that was found to be "mostly relying on cheap labor from contractors in the Global South" to translate English Wikipedia articles into other languages. Some translators began using tools like Google Gemini and ChatGPT to speed up the process, but editors reviewing the work found numerous hallucinations, including factual errors, missing citations, and references to unrelated sources. "Ultimately the editors decided to implement restrictions against OKA translators who make multiple errors, but not block OKA translation as a rule," reports 404 Media.

Read more of this story at Slashdot.

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JONSBO TX-360, un AIO chargé en RGB et monitoring

Malgré le Nouvel An Chinois, les nouveautés JONSBO s'enchainent à un rythme soutenu depuis quelques semaines, et c'est au tour du refroidissement processeur d'être à l'honneur avec le watercooling AIO TX-360. La marque chinoise reste une base simple et mise fortement sur l'éclairage RGB grâce à triple ventilateur de 120 mm dans un seul cadre très éclairage, plus un second éclairage autour de l'écran sur le top. Un produit dans l'air du temps donc, mais avec des petits plus côté éclairage. Le plein de diodes D'accord, le cadre a le droit à plein de diodes. Mais les pales aussi dans un certains sens puisqu'on retrouve un anneau au centre de chaque ventilateur, ce qui permet d'avoir un éclairage qui reste assez discret si on regarde de face, avec ensuite un effet miroir infini sur le côté. Autour de l'écran, l'éclairage reste en revanche discret avec un effet tamisé qui part de sous le support de l'écran. Simple et efficace ? […]

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Du gameplay pour Forza Horizon 6, qui ne reflète pas le jeu final !

IGN a pu couvrir une petite partie de Forza Horizon 6, qui a un seul objectif : montrer la beauté du moteur 3D, le ForzaTech Engine, et une petite fraction des biomes que l'on traversera dans ce Japon modélisé pour le rendre attrayant et chatoyant. Au volant d'une Saleen S7, vous allez parcourir la...

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L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ ?

Si vous êtes à la recherche d’un aspirateur robot-serpillière autonettoyant avec une base automatique capable de le recharger, de vider la poussière, de changer son eau sale pour de l’eau propre et d’éviter les obstacles, le Narwal Freo Z10 Ultra est une solution qui coche toutes les cases.

Ce modèle de robot aspirateur propose une aspiration puissante de 18000 Pa et des balais extensibles pour nettoyer les plinthes et les coins. Il dispose d’une station de vidage automatique pour enchaîner les nettoyages sans intervention. Ses serpillères automatiques permettent de venir à bout des tâches classiques et la station pourra les sécher avec de l’air chaud pour éviter de les laisser macérer. Il se programme facilement via une application et reste compatible avec les assistants vocaux.

Narwal Freo Z10 Ultra

Inspiré de faits réels.

Un des points clés de ce modèle réside dans sa capacité à reconnaitre plusieurs centaines d’objets du quotidien et à adapter son comportement en fonction. Le robot ne foncera pas tête baissée sur une chaussette égarée, un Playmobil ou pire… mais cherchera plutôt à le contourner. CE QUI EST UNE EXCELLENTE CHOSE.

Il pourra aspirer les cheveux longs sans enchevêtrement, les poils d’animaux et les débris classiques. Il sait naviguer sur les tapis en relevant ses serpillères ou en insistant sur une tâche récalcitrante. L’appareil dispose d’une fonction de cartographie pour être plus efficace au bout d’un seul passage et peut respecter toute interdiction de zone pour éviter par exemple de réveiller un enfant en s’approchant de sa chambre certains jours.

Deux promos pour le Narwal Freo Z10 Ultra

Geekbuying propose le Narwal Freo Z10 Ultra à 599€ dans une offre très complète avec différents accessoires offerts. Assez pour intéresser Erwan qui me demande un code pour le payer moins cher. Avec le code NNNFRNZ10U à ajouter dans votre panier, l’engin tombe à 549€. L’engin est stocké en Pologne. À noter que les accessoires seront livrés plus tard.

Voir l’offre sur Geekbuying

La machine seule, sans serpillères supplémentaires, est également disponible sur Amazon au même prix de 549€.

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L’aspirateur robot Narwal Freo Z10 Ultra à 549€ 🍮 © MiniMachines.net. 2026

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Razer Raiju V3 Pro : une manette esport pour la PS5 en test à la Ferme

Pour ce second article du jour à la Ferme du Hardware, nous vous proposons de découvrir le test d'une nouvelle manette haut de gamme signée Razer. Après avoir testé la Wolverine V3 Pro sous licence Xbox, nous passons maintenant à la version destinée à l'écosystème PlayStation, avec la Raiju V3 Pro. Si les deux manettes partagent une philosophie assez proche, un an et demi sépare leur lancement. La Wolverine V3 Pro est arrivée en août 2024, tandis que la Raiju V3 Pro a été lancée en février 2026. Un délai qui a permis à Razer d'apporter plusieurs ajustements intéressants sur cette nouvelle version, aussi bien du côté des commandes que de l'ergonomie. Une manette pensée pour la performance La Raiju V3 Pro reste une manette clairement orientée esport. On retrouve donc une construction très sérieuse, des boutons sur microswitchs pour une activation rapide et précise, ainsi que des gâchettes analogiques Hall Effect qui peuvent basculer en mode déclenchement court via un système de trigger stop. […]

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DeepCool PS-G, de petites alimentations SFX qui vont droit au but

Nouvelles alimentations en vue chez DeepCool, qui s'attaque cette fois au format SFX avec une nouvelle série PS-G composés de six blocs : du blanc et du noir avec des puissances de 650 W, 750 W et 850 W. Des puissances moyennes qui devraient permettre de répondre à de nombreux besoins. Le plein de certifications, mais... Alors que l'organisme 80 PLUS semblait revenir doucement dans les bonnes grâces des fabricants, DeepCool fait l'impasse sur le label historique et se tourne vers PPLP avec du Gold et Cybenetics avec du Platinum. Les nuisances sonores ne sont pas oubliées par ce dernier, avec trois résultats différents qui indiquent, et ce n'est pas une surprise par rapport au format, qu'il y aura quelques petites nuisances à plein régime : - 650 W : A - 750 W : A- - 850 W : Standard++ Le petit ventilateur de 92 x 20 mm sera donc sollicité assez souvent, d'autant plus qu'aucun mode 0 rpm n'est présent. Dans une petite configuration, ce n'est peut-être pas plus mal pour conserver un flux d'air minimum. […]

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Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine

Je ne suis que de très loin le monde console, mais ce que l’on appelle désormais Project Helix a retenu un peu mon attention. La rumeur voulant que cette nouvelle génération de salon chez Microsoft puisse lancer des jeux PC. 

La rumeur courait depuis un moment, elle est désormais validée. Il y a encore énormément d’inconnues autour de son annonce mais l’essentiel est là, il s’agira d’une minimachine compatible avec le catalogue de jeux PC.

Asha Sharma, à la tête de la division XBox chez Microsoft, explique que la console dont le nom de code est Project Helix sera parfaitement capable de faire tourner des jeux PC. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agira d’un PC. Pas plus qu’elle embarquera un système Windows capable de lancer autre chose que des jeux. Il s’agit plutôt de proposer une réplique à la Steam Machine de Valve qui conserverait l’accès au catalogue XBox.

Je lis partout une traduction des propos de Mme Sharma qui reprend en substance que l’engin pourrait fonctionner comme un PC. Mais ce n’est pas exactement ce qu’elle a dit. La traduction de son message est plutôt : « Le projet Helix […] vous permettra de jouer à vos jeux Xbox et PC. » Ce qui ne veut pas dire que ces jeux seront exactement les mêmes que ceux de votre PC classique. J’en doute même fortement.

La toile bruisse déjà de la rumeur inquiète de l’interface de Windows sur son écran piloté à la manette. Ou de la possibilité de profiter de son catalogue de jeux Steam sur sa console Project Helix, rien de tout cela n’est certain.

Project Helix

Project Helix pourrait disposer de son propre catalogue de jeux PC

Je n’imagine pas les équipes de XBox apporter un Windows dans les salons au sein d’une console. Je vois plutôt une approche totalement différente, liée à des partenariats avec les éditeurs. On imagine mal la lourdeur de l’écosystème Windows dans son salon. Les mises à jour, les problèmes d’installations qui se marchent dessus, les fichiers qui s’accumulent et un système qui perd en performances au fil des mois. Cela n’aurait aucun sens.

Le plus logique pour moi serait que XBox promette de lancer les jeux PC d’un catalogue que la marque aurait soigneusement choisi. Et non pas de la totalité des jeux du monde PC. Une approche de curation de jeux à mi-chemin entre l’offre de Valve avec le Steam Deck et celle de Nvidia avec le GeForce Now. Microsoft pourrait proposer aux joueurs un magasin de jeux PC compatibles Project Helix au travers d’une interface maison. Cela éviterait de devoir aller chercher ses jeux un peu n’importe où ou même de les déployer depuis un stockage externe. La console garderait le contrôle du catalogue de jeux installés et pourrait ainsi non seulement piloter une interface de lancement adaptée mais proposer les meilleurs réglages et surtout piloter les mises à jour.

Si je parle de GeForce Now c’est pour le côté quasi universel de l’offre de Nvidia. On imagine mal Project Helix demander aux joueurs de racheter leurs licences de jeu PC pour les lancer sur la console. Ils pourraient toutefois faire ce que propose Nvidia avec son offre Cloud. Relier son compte XBox avec des services tiers comme ceux de Steam, Ubisoft, Blizzard et Epic Games1 pour certifier que les licences ont bien été acquises par le joueur avant de le laisser télécharger la licence équivalente sur les serveur XBox. Ainsi, la console aurait à sa disposition un catalogue de jeux assez vaste et garderait la main sur l’optimisation et la mise à jour des titres déployés.

On ne sait rien sur les spécifications de la console Project Helix pour le moment. Et, il semble difficile de faire un pari technique pour le moment. Valve a mis en pause sa propre Steam Machine à cause de l’impact actuel de la hausse des prix. Dans ce contexte, le développement de ce produit doit pour le moment se projeter à moyen et long terme. Asha Sharma a indiqué que la suite du projet passe par des négociations avec les studios pour la GDC, la semaine prochaine.

Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine © MiniMachines.net. 2026

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Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur

Le site Notebookcheck a eu une assez mauvaise surprise en ouvrant un Chuwi Corebook X2. Le marketing de la marque comme les outils de vérification embarqués sont formels, l’engin est vendu avec un Ryzen 5 74030U. Une puce « Barcelo R » lancée en 2023 par AMD de génération Zen 3. Seulement, après ouverture du châssis et examen complet de la puce, sa référence mène plutôt à un Ryzen 5 5500U. Un processeur « Lucienne » lancé en 2021 moins performant.

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Le processeur détaillé par le BIOS du Corebook X est un Ryzen 5 7430U. Source : Notebookcheck

Il semble qu’il y ait une véritable volonté de triche de la part du constructeur. Le Chuwi Corebook X présente tous les signes d’un maquillage logiciel avec un BIOS qui reporte cette puce à l’utilisateur et qui trompe les utilitaires classiques de vérification comme CPU-Z. Il faut ouvrir et débarrasser la puce de son système de refroidissement pour voir apparaitre la référence physique de la puce sur sa surface. On peut lire alors l’OPN de la puce, son Ordering Part Number qui est en quelque sorte un « numéro de série » permettant de l’identifier. Celui-ci est indiqué « 100-000000375 » ce qui veut bien dire qu’il s’agit physiquement d’un Ryzen 5 5500U et non pas un Ryzen 5 7430U.

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U

Le processeur physiquement installé dans le Corebook X est ce Ryzen 5 5500U. Source : Notebookcheck

Points communs entre les deux puces, le même nombre de cœurs, de Threads et une dépense énergétique identique de 15 W. Suffisamment de similarités pour que l’utilisateur final n’y voie alors que du feu. Comme les outils d’inspection classiques sont trompés par le système, l’utilisateur lambda pourra passer à côté de la supercherie facilement. Peu d’acheteurs vont faire l’effort d’ouvrir leur ultraportable pour vérifier.

Pour sa défense, le constructeur semble mettre en avant de mauvais arguments. Le premier évoque des lots différents lors de la production. Ce qui sous entends une livraison de 5500U au lieu de 7430U… Cela ne tient pas la route une seule seconde. Si les deux sont compatibles sur le socket de la carte mère, la marque sait pertinemment ce qu’elle achète et ce qu’elle injecte dans ses machines. Si elle ne le sait pas, c’est peut-être encore pire. 

Chuwi Corebook X

Le Chuwi Corebook X

Le second est que Chuwi n’aurait pas de responsabilité envers ce changement. Sous-entendu, « c’est la faute de notre sous traitant ». Rengaine bien connue mais ô combien injustifiable. D’abord ce scénario d’une fabrication tierce ne dédouane en rien la responsabilité de la marque qui signe le produit. Ensuite et surtout, cela suggère une absence totale de contrôle qualité indépendante du fabricant chez qui on sous-traite ? Cela veut dire qu’il peut employer n’importe quelle puce, n’importe quelle mémoire vive ? Toute sous-marque de stockage ? Voire, faire n’importe quoi avec le système d’exploitation ? Ne pas surveiller les agissements d’un sous-traitant mais lui apporter sa signature en caution n’est jamais une bonne ligne de défense.

Une partie du prix payé aux marques pour leur matériel est alloué à la confiance qu’on leur porte. Chuwi vient de faire dévisser la sienne de plusieurs crans sur le marché informatique. Tout cela est d’autant plus regrettable que la différence de prix entre les deux puces ne doit pas dépasser quelques dollars sur le marché aprticulier où s’approvisionne Chuwi.

Quelques remarques à propos de ce Chuwi Corebook X ?

L’engin a été massivement « testé » par différents médias et vidéastes. La machine en question a été testée par Notebookcheck en septembre 2025 et c’est en mars 2026 qu’elle est identifiée comme ayant ce problème de processeur. Lors de ce test, aucun problème particulier de puissance processeur n’a été détecté. Le 5500U semblait alors offrir des « performances solides pour des usages de tous les jours ».

La machine se plaçait pourtant largement en dessous de la moyenne des Ryzen 5 7430U avec 59.1 points sur le score de performance du site contre 67.5 points de moyenne pour la puce. Évidemment, il est très difficile de savoir s’il s’agit du processeur qui pose problème ou plutôt de la mémoire vive, du système, de sa ventilation ou autre. Surtout, il est quasi impossible de se douter que la puce puisse être en cause avec un BIOS et des outils indiquant la bonne référence.

Mais c’est tout de même extrêmement étrange que dans la foule de testeurs qu’il y a eu de cette machine, personne n’ait relevé la faiblesse de son processeur. La majorité des tests préférant juste évoquer le résultat d’un benchmark sans contexte (je vous ai déjà dit que je n’aimais pas les benchmarks ?) ce qui n’indique finalement rien de précis et de concluant. Evidemment il est possible que la majorité des machines recues aient bien été livrées avec la bonne puce… Mais j’ai du mal a croire que Chwi puisse envoyer à Notebookcheck le « mauvais » processeur et à un vidéaste qui survole les produits la bonne référence.

J’ai depuis longtemps évoqué les « errements » de la marque en terme de choix de processeurs sur ses ordinateurs portables. Par exemple ici avec le Corebook X 2022 Intel, celui de 2020 ou celui de 2021… Mettant ainsi en avant une technique parfois positive mais souvent avec des effets secondaires de choix de puces anciennes pour alimenter ses engins. A tel point que j’ai fini par « laisser tomber » l’actualité de ces modèles en 2023. Après l’apparition d’un engin sous Core i3-1215U. L’extrait ci-dessus explique mes raisons quant à ce choix.

Je soulignais alors le manque de rigueur du constructeur dans ses approvisionnements. Un manque qui s’est d’ailleurs traduit par le passé par des changements de fabrications non documentés et assez pernicieux. Cela a été le cas quand nous avons découvert il y a trois ans que leur gamme de MiniPC Herobook vendus pendant des années comme des engins fanless étaient devenus ventilés… Sans avertir les consommateurs.

Le Chuwi Corebook X pris en flagrant délit de falsification processeur © MiniMachines.net. 2026

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Microsoft révèle Project Helix, nom de code de sa Xbox next-gen pensée pour les jeux Xbox et PC

Fraîchement nommée à la tête de la branche Microsoft Gaming, Asha Sharma n’aura pas ménagé le suspense très longtemps quant aux plans pour la prochaine Xbox. Dans un message posté sur X, elle révèle le nom de code de la machine, à savoir Project Helix, et indique que celle-ci sera la pierre angulaire de sa première Game Developers Conference la semaine prochaine (l’événement se déroulera du 9 au 13 mars)... [Tout lire]
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NVIDIA écrase le marché des GPU au quatrième trimestre 2025

Le dernier rapport de Jon Peddie Research sur le marché des cartes graphiques dédiées vient de tomber, et les chiffres parlent d'eux-mêmes : au quatrième trimestre 2025, NVIDIA domine très largement le marché des GPU AIB avec une part de marché qui atteint 94 %. Un niveau particulièrement élevé qui souligne l'écart actuel entre le géant vert et ses concurrents. Dans le même temps, AMD recule fortement avec seulement 5 % de parts de marché, tandis que Intel reste stable à 1 %. Sur un an, NVIDIA gagne encore 10 points, pendant qu'AMD en perd autant. Une évolution qui illustre la domination actuelle de l'architecture GeForce RTX sur le segment des cartes graphiques dédiées. Un marché AIB qui recule malgré tout Malgré cette domination, le marché global des cartes graphiques AIB (Add-In Board) n'est pas au mieux de sa forme. Selon le rapport, les expéditions totales ont reculé de 4,4 % au quatrième trimestre pour atteindre environ 11,5 millions d'unités. Ce chiffre reste inférieur aux moyennes historiques observées sur les dix dernières années. Le taux d'équipement en cartes graphiques dédiées dans les PC desktop a lui aussi reculé sur la période. L'attach rate tombe à 55 %, soit une baisse d'environ 12 % par rapport au trimestre précédent. […]

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Une conséquente vidéo de gameplay pour le jeu Forza Horizon 6 !

IGN vient de poster, sur sa chaine YouTube, une longue vidéo de gameplay, issue d'une pré-version du jeu Forza Horizon 6 ! Une belle Saleen, qui semble perdue toute seule ou presque ! Durant ces plus de huit minutes de vidéo, on peut découvrir une mythique Saleen S7, user ses gommes sur des routes de campagnes, ainsi que dans le centre de Tokyo, l'expérience semble fluide, la palette de couleurs est alléchante, mais un détail surprend, vous semblez être bien seul sur les différentes voies de circulation, on se croirait presque en pleine pandémie ! Alors, évidemment, il faut relativiser, il ne s'agit pas de la version définitive, mais espérons que l'expérience soit plus conviviale, à partir du 19 mai 2026 ! Rappelons que Forza Horizon 6proposera plus de 550 voitures réelles et l'opportunité de devenir une légende du festival automobile Horizon. l'idée est de débuter comme un simple touriste, puis d'explorer un monde foisonnant, afin d'appréhender la culture japonaise et de profiter de nouveaux hits musicaux. Vous pourrez construire une propriété dans la vallée, acheter des maisons impressionnantes et exposez votre collection de voitures de luxe dans des garages entièrement personnalisables. Partez décrocher le titre de légende d'Horizon : le Japon vous attend ! DÉCOUVREZ TOKYO, LA PLUS GRANDE VILLE DE TOUT HORIZON Bienvenue au Japon, dont les contrastes saisissants entre villes et campagnes deviennent votre terrain de jeu. C'est aussi la carte la plus dense jamais créée dans Horizon, pleine de secrets à découvrir, de reliefs, de biomes variés et d'expériences de conduite spectaculaires. Parcourez les banlieues et les rues emblématiques du centre-ville ou mettez-vous à l'épreuve dans les docks et les quartiers industriels de Tokyo, la plus grande zone urbaine de tous les Forza Horizon et le paradis des amateurs d'automobile. […]

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