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Apple contraint d’ouvrir iOS aux boutiques et aux paiements concurrents en Australie

Brèche dans la prison dorée d'Apple
Apple contraint d’ouvrir iOS aux boutiques et aux paiements concurrents en Australie

La justice australienne force la main à Apple, qui devra ouvrir l’écosystème iOS aux boutiques alternatives, au sideloading et aux services de paiement tiers.

Après l’Union européenne (via le DMA), le Japon ou encore le Brésil, l’Australie rejoint donc la cohorte de pays exigeant d’Apple l’ouverture d’iOS à la concurrence. Un nouveau coup dur pour le business de l’App Store, dont le modèle s’effrite en raison des régulateurs et de la justice.

Boutiques alternatives et paiements tiers imposés à Apple

Suite à une action en justice engagée par Epic Games en 2020, un tribunal australien avait constaté les infractions en août 2025 : le juge estimait alors que le constructeur de Cupertino avait usé de pratiques anticoncurrentielles. En abusant de sa position sur le marché des apps iOS, Apple a bloqué d’autres canaux de distribution ainsi que des services de paiement alternatifs au sien (qui lui permet de prélever une dîme de 15 à 30 % sur les transactions).

Suite à cette décision, il fallait encore décider des mesures à appliquer. C’est chose faite depuis ce jeudi 22 octobre par une cour fédérale. Celle-ci exige d’Apple la possibilité d’installer des applications sur un iPhone sans passer par l’App Store. L’entreprise doit autoriser les téléchargements directs (sideloading) et les boutiques alternatives, les utilisateurs devant bénéficier par ailleurs des outils nécessaires pour installer et mettre à jour les apps.

Un système de notarisation devra également être mis en place (par Apple ou un tiers qualifié) pour vérifier la sécurité et la confidentialité des apps distribuées par des moyens alternatifs. Il s’agira d’une vérification technique, pas d’un moyen détourné de contrôler ces applications. Apple va aussi devoir faire une place aux systèmes de paiement concurrents, et les développeurs pourront intégrer dans leurs applications des liens vers des achats externes.

L’entreprise ne pourra pas facturer de frais sur les achats de contenus numériques effectués avec des moyens de paiement tiers pour les apps distribuées en dehors de l’App Store. Pour celles présentes dans la boutique officielle, les frais sur ces achats ne pourront pas dépasser ceux appliqués aux achats de biens ou services physiques avec un paiement tiers, augmentés des seuls coûts supplémentaires réellement et raisonnablement supportés par Apple pour les achats numériques. La décision ne fixe aucun pourcentage.

Des garde-fous pour empêcher Apple de verrouiller l’ouverture

Le texte de la cour contient aussi des ordonnances empêchant Apple de complexifier inutilement la mise en œuvre de ces solutions alternatives – les déclinaisons byzantines des dispositifs de conformité au DMA du groupe américain ont servi d’exemples à ne pas suivre.

Apple ne pourra pas facturer l’accès aux boutiques alternatives ou leur utilisation. Aucun frais ne pourra être imposé pour les outils indispensables à la distribution des apps, ni de conditions décourageant cette distribution. Les frais sur les paiements alternatifs sont également strictement limités.

Dans le même esprit, Apple a l’interdiction d’obliger un développeur à proposer le système de paiement de l’App Store en plus du sien, elle ne peut pas empêcher un développeur de vendre moins cher ailleurs, ou de le pénaliser parce qu’il utilise une boutique ou un paiement concurrent. Aucun rapport d’activité ou d’audit sur les transactions réalisées avec un moyen de paiement alternatif ne peut être réclamé par l’entreprise.

Enfin, Apple ne peut pas abuser des « scare screens » avant l’installation d’une boutique alternative. Il s’agit de ces panneaux prévenant l’utilisateur des risques supposés que représente une boutique tierce.

L’entrée en vigueur de ces mesures est fixée au 1er mars 2027. Apple a la possibilité de demander un report jusqu’au 3 mai, si le tribunal l’autorise. Le groupe a néanmoins annoncé son intention de contester la décision de la cour fédérale. « Nous demanderons une suspension de l’exécution de la décision et ferons appel afin d’obtenir une solution qui respecte notre propriété intellectuelle et préserve l’expérience sûre et sécurisée que les consommateurs et les développeurs attendent de l’App Store », a déclaré un porte-parole d’Apple à Reuters.

Sans attendre, Epic a annoncé le retour de Fortnite dans l’App Store australien dès ce jeudi.

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Apple contraint d’ouvrir iOS aux boutiques et aux paiements concurrents en Australie

Brèche dans la prison dorée d'Apple
Apple contraint d’ouvrir iOS aux boutiques et aux paiements concurrents en Australie

La justice australienne force la main à Apple, qui devra ouvrir l’écosystème iOS aux boutiques alternatives, au sideloading et aux services de paiement tiers.

Après l’Union européenne (via le DMA), le Japon ou encore le Brésil, l’Australie rejoint donc la cohorte de pays exigeant d’Apple l’ouverture d’iOS à la concurrence. Un nouveau coup dur pour le business de l’App Store, dont le modèle s’effrite en raison des régulateurs et de la justice.

Boutiques alternatives et paiements tiers imposés à Apple

Suite à une action en justice engagée par Epic Games en 2020, un tribunal australien avait constaté les infractions en août 2025 : le juge estimait alors que le constructeur de Cupertino avait usé de pratiques anticoncurrentielles. En abusant de sa position sur le marché des apps iOS, Apple a bloqué d’autres canaux de distribution ainsi que des services de paiement alternatifs au sien (qui lui permet de prélever une dîme de 15 à 30 % sur les transactions).

Suite à cette décision, il fallait encore décider des mesures à appliquer. C’est chose faite depuis ce jeudi 22 octobre par une cour fédérale. Celle-ci exige d’Apple la possibilité d’installer des applications sur un iPhone sans passer par l’App Store. L’entreprise doit autoriser les téléchargements directs (sideloading) et les boutiques alternatives, les utilisateurs devant bénéficier par ailleurs des outils nécessaires pour installer et mettre à jour les apps.

Un système de notarisation devra également être mis en place (par Apple ou un tiers qualifié) pour vérifier la sécurité et la confidentialité des apps distribuées par des moyens alternatifs. Il s’agira d’une vérification technique, pas d’un moyen détourné de contrôler ces applications. Apple va aussi devoir faire une place aux systèmes de paiement concurrents, et les développeurs pourront intégrer dans leurs applications des liens vers des achats externes.

L’entreprise ne pourra pas facturer de frais sur les achats de contenus numériques effectués avec des moyens de paiement tiers pour les apps distribuées en dehors de l’App Store. Pour celles présentes dans la boutique officielle, les frais sur ces achats ne pourront pas dépasser ceux appliqués aux achats de biens ou services physiques avec un paiement tiers, augmentés des seuls coûts supplémentaires réellement et raisonnablement supportés par Apple pour les achats numériques. La décision ne fixe aucun pourcentage.

Des garde-fous pour empêcher Apple de verrouiller l’ouverture

Le texte de la cour contient aussi des ordonnances empêchant Apple de complexifier inutilement la mise en œuvre de ces solutions alternatives – les déclinaisons byzantines des dispositifs de conformité au DMA du groupe américain ont servi d’exemples à ne pas suivre.

Apple ne pourra pas facturer l’accès aux boutiques alternatives ou leur utilisation. Aucun frais ne pourra être imposé pour les outils indispensables à la distribution des apps, ni de conditions décourageant cette distribution. Les frais sur les paiements alternatifs sont également strictement limités.

Dans le même esprit, Apple a l’interdiction d’obliger un développeur à proposer le système de paiement de l’App Store en plus du sien, elle ne peut pas empêcher un développeur de vendre moins cher ailleurs, ou de le pénaliser parce qu’il utilise une boutique ou un paiement concurrent. Aucun rapport d’activité ou d’audit sur les transactions réalisées avec un moyen de paiement alternatif ne peut être réclamé par l’entreprise.

Enfin, Apple ne peut pas abuser des « scare screens » avant l’installation d’une boutique alternative. Il s’agit de ces panneaux prévenant l’utilisateur des risques supposés que représente une boutique tierce.

L’entrée en vigueur de ces mesures est fixée au 1er mars 2027. Apple a la possibilité de demander un report jusqu’au 3 mai, si le tribunal l’autorise. Le groupe a néanmoins annoncé son intention de contester la décision de la cour fédérale. « Nous demanderons une suspension de l’exécution de la décision et ferons appel afin d’obtenir une solution qui respecte notre propriété intellectuelle et préserve l’expérience sûre et sécurisée que les consommateurs et les développeurs attendent de l’App Store », a déclaré un porte-parole d’Apple à Reuters.

Sans attendre, Epic a annoncé le retour de Fortnite dans l’App Store australien dès ce jeudi.

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Meta voulait s’accorder le droit de moissonner les contenus de ses utilisateurs pros

La moisson sans la facture
Cambridge Analytica : Meta condamnée à payer 25 milliards de dollars

Les nouvelles conditions d’utilisation de Meta prévoyaient à partir du 30 octobre la possibilité de moissonner le contenu des pages web associées à des utilisateurs professionnels. Les organisations gérant une page Facebook ou Instagram auraient dû autoriser le géant des réseaux sociaux à aspirer les contenus de leurs sites pour entraîner les modèles IA de Meta. L’entreprise a fait marche arrière, mais les inquiétudes demeurent.

Meta voulait simplifier les conditions d’utilisation de ses services pour les utilisateurs gérant des comptes Facebook ou Instagram pour leur association, organisation ou leur entreprise. Ces conditions, qui seront mises en œuvre le 30 octobre autorisaient Meta à utiliser des logiciels automatisés (des crawlers, robots, collecteurs, bots d’indexation, agents utilisateurs) pour « accéder, indexer, mettre en cache, analyser, collecter, récupérer ou explorer les domaines, les pages Web ou les URL (…) associés à vos produits ou services ».

Le groupe de Mark Zuckerberg indiquait surtout qu’il pouvait utiliser « tout contenu [provenant de ces URL] pour fournir, développer, améliorer, rechercher, entraîner et maintenir l’intégrité des produits, des services et des fonctionnalités des entités Meta ». De quoi faire craindre le pire, notamment aux éditeurs de presse qui gèrent une page Facebook (ils sont nombreux, dont Next). Au vu de ces conditions, rien n’empêche en effet le géant des réseaux sociaux de moissonner les sites web pour entraîner ses modèles IA, sans avoir à rémunérer personne.

Moisson sans rémunération

Des experts juridiques interrogés par Nieman Lab expliquent que les termes utilisés par Meta dans ses conditions lui donnent un accès à des contenus dont les licences lui coûteraient normalement des millions de dollars.

L’entreprise a expliqué à nos confrères que les dispositions relatives à l’exploration des sites web étaient auparavant dispersées dans différentes conditions d’utilisation. La mise à jour ne fait que les rassembler dans un même endroit. Par ailleurs, « les propriétaires de contenus peuvent toujours contrôler l’accès à leurs contenus à l’aide du fichier robots.txt », affirme aussi le porte parole.

Meta se donnant la possibilité de créer des « identifiants de test » pour explorer et collecter des données sur les sites web, la question du respect des consignes du fichier robots.txt se pose alors. La société s’engage-t-elle à les suivre également lorsqu’elle explore un site à l’aide de ces comptes de test ? La controverse a monté durant quelques heures, avant que Meta ne clarifie ses intentions auprès de Next et d’autres publications.

« Nous vous avons entendus et souhaitons apporter une précision : les conditions relatives à l’exploration automatisée du web que nous avons regroupées ne s’appliquaient qu’à nos produits publicitaires et professionnels », nous a expliqué l’entreprise. « Cela ne change pas la manière dont Meta utilise les robots d’exploration du web. Comme toujours, les propriétaires de contenus peuvent utiliser le fichier robots.txt pour indiquer leurs préférences », assure-t-elle. Surtout :

« Il n’est pas question ici de collecter automatiquement le contenu de sites d’information, et ces mises à jour ne nous accordent aucun nouveau droit qui primerait sur ces préférences ».

Meta revoit ses conditions

La précision est bienvenue, et les changements ont effectivement été apportées aux conditions. D’abord, le verbe « entraîner » a disparu, la finalité vise désormais explicitement les « produits publicitaires et commerciaux » comme la diffusion de publicités, l’information sur les produits et services, et la mise en relation avec des utilisateurs intéressés. Enfin, l’intégrité et la sécurité restent un objectif portant plus largement sur les produits des entités Meta.

L’alerte a été chaude, mais elle n’est pas passée inaperçue du côté du GESTE. Laure de Lataillade, la directrice générale du groupement des éditeurs de services en ligne, s’alarme d’un problème qui « dépasse largement le seul cas de Meta ». Elle déplore que, depuis plusieurs années, « les grandes plateformes numériques intègrent dans leurs conditions générales des clauses leur permettant d’exploiter les contenus qu’elles hébergent ou distribuent pour développer leurs technologies et services, notamment d’intelligence artificielle. »

Il n’existe pas, écrit-elle, de réelle possibilité de négociation dans ces contrats « imposés par des acteurs dont les médias dépendent fortement pour distribuer leurs contenus, toucher leurs audiences et développer leurs activités ». Les médias se retrouvent donc « entre le marteau et l’enclume », ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter des contrats défavorables « qui peuvent les conduire à concéder des droits qu’ils cherchent précisément à protéger, sous peine de se priver de canaux de distribution devenus incontournables. »

Une des solutions préconisées par le GESTE est de séparer les autorisations nécessaires à l’hébergement et à la distribution des contenus de celles permettant leur exploitation pour l’entraînement des modèles ou d’autres usages d’IA.

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Meta voulait s’accorder le droit de moissonner les contenus de ses utilisateurs pros

La moisson sans la facture
Cambridge Analytica : Meta condamnée à payer 25 milliards de dollars

Les nouvelles conditions d’utilisation de Meta prévoyaient à partir du 30 octobre la possibilité de moissonner le contenu des pages web associées à des utilisateurs professionnels. Les organisations gérant une page Facebook ou Instagram auraient dû autoriser le géant des réseaux sociaux à aspirer les contenus de leurs sites pour entraîner les modèles IA de Meta. L’entreprise a fait marche arrière, mais les inquiétudes demeurent.

Meta voulait simplifier les conditions d’utilisation de ses services pour les utilisateurs gérant des comptes Facebook ou Instagram pour leur association, organisation ou leur entreprise. Ces conditions, qui seront mises en œuvre le 30 octobre autorisaient Meta à utiliser des logiciels automatisés (des crawlers, robots, collecteurs, bots d’indexation, agents utilisateurs) pour « accéder, indexer, mettre en cache, analyser, collecter, récupérer ou explorer les domaines, les pages Web ou les URL (…) associés à vos produits ou services ».

Le groupe de Mark Zuckerberg indiquait surtout qu’il pouvait utiliser « tout contenu [provenant de ces URL] pour fournir, développer, améliorer, rechercher, entraîner et maintenir l’intégrité des produits, des services et des fonctionnalités des entités Meta ». De quoi faire craindre le pire, notamment aux éditeurs de presse qui gèrent une page Facebook (ils sont nombreux, dont Next). Au vu de ces conditions, rien n’empêche en effet le géant des réseaux sociaux de moissonner les sites web pour entraîner ses modèles IA, sans avoir à rémunérer personne.

Moisson sans rémunération

Des experts juridiques interrogés par Nieman Lab expliquent que les termes utilisés par Meta dans ses conditions lui donnent un accès à des contenus dont les licences lui coûteraient normalement des millions de dollars.

L’entreprise a expliqué à nos confrères que les dispositions relatives à l’exploration des sites web étaient auparavant dispersées dans différentes conditions d’utilisation. La mise à jour ne fait que les rassembler dans un même endroit. Par ailleurs, « les propriétaires de contenus peuvent toujours contrôler l’accès à leurs contenus à l’aide du fichier robots.txt », affirme aussi le porte parole.

Meta se donnant la possibilité de créer des « identifiants de test » pour explorer et collecter des données sur les sites web, la question du respect des consignes du fichier robots.txt se pose alors. La société s’engage-t-elle à les suivre également lorsqu’elle explore un site à l’aide de ces comptes de test ? La controverse a monté durant quelques heures, avant que Meta ne clarifie ses intentions auprès de Next et d’autres publications.

« Nous vous avons entendus et souhaitons apporter une précision : les conditions relatives à l’exploration automatisée du web que nous avons regroupées ne s’appliquaient qu’à nos produits publicitaires et professionnels », nous a expliqué l’entreprise. « Cela ne change pas la manière dont Meta utilise les robots d’exploration du web. Comme toujours, les propriétaires de contenus peuvent utiliser le fichier robots.txt pour indiquer leurs préférences », assure-t-elle. Surtout :

« Il n’est pas question ici de collecter automatiquement le contenu de sites d’information, et ces mises à jour ne nous accordent aucun nouveau droit qui primerait sur ces préférences ».

Meta revoit ses conditions

La précision est bienvenue, et les changements ont effectivement été apportées aux conditions. D’abord, le verbe « entraîner » a disparu, la finalité vise désormais explicitement les « produits publicitaires et commerciaux » comme la diffusion de publicités, l’information sur les produits et services, et la mise en relation avec des utilisateurs intéressés. Enfin, l’intégrité et la sécurité restent un objectif portant plus largement sur les produits des entités Meta.

L’alerte a été chaude, mais elle n’est pas passée inaperçue du côté du GESTE. Laure de Lataillade, la directrice générale du groupement des éditeurs de services en ligne, s’alarme d’un problème qui « dépasse largement le seul cas de Meta ». Elle déplore que, depuis plusieurs années, « les grandes plateformes numériques intègrent dans leurs conditions générales des clauses leur permettant d’exploiter les contenus qu’elles hébergent ou distribuent pour développer leurs technologies et services, notamment d’intelligence artificielle. »

Il n’existe pas, écrit-elle, de réelle possibilité de négociation dans ces contrats « imposés par des acteurs dont les médias dépendent fortement pour distribuer leurs contenus, toucher leurs audiences et développer leurs activités ». Les médias se retrouvent donc « entre le marteau et l’enclume », ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter des contrats défavorables « qui peuvent les conduire à concéder des droits qu’ils cherchent précisément à protéger, sous peine de se priver de canaux de distribution devenus incontournables. »

Une des solutions préconisées par le GESTE est de séparer les autorisations nécessaires à l’hébergement et à la distribution des contenus de celles permettant leur exploitation pour l’entraînement des modèles ou d’autres usages d’IA.

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Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les grandes oreilles d'Amazon
Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les nouveaux appareils Bee veulent soulager la mémoire défaillante de leurs utilisateurs, en écoutant les conversations pour en tirer des résumés, des listes de tâches… et des suggestions d’achat sur Amazon.

Qui n’aurait pas envie de partager toutes ses conversations avec Amazon ? Le géant américain du commerce en ligne ne voit pas ce qui pourrait mal se passer, et a lancé deux nouveaux produits Bee – du nom d’une start-up achetée l’an dernier. Ils partagent les mêmes fonctions, mais leurs designs sont très différents.

Tout retenir, même les envies d’achats

Le Bee Frontier ressemble à un bracelet de suivi de la santé, le Bee Eclipse à une batterie externe pour smartphone (il est maintenu au dos du téléphone avec des aimants). Les deux enregistrent les conversations en continu, afin de générer des résumés, des listes de tâches, des aides mémoire. Un bouton permet d’activer l’enregistrement audio ; un témoin lumineux s’allume alors sur l’appareil. Il est aussi possible de configurer une période d’enregistrement (5 minutes, 15 minutes, etc.)

Image : Amazon

Amazon donne un exemple d’utilisation : organiser des vacances avec des amis. Le Bee retient les détails pratiques évoqués pendant la conversation, comme les horaires d’arrivée ou les restos préférés de chacun. L’application mobile compagnon, chargée de collecter l’audio et de l’envoyer vers les serveurs pour traitement, propose des résumés et classe les informations. Elle fournit également des « mémoires » des derniers jours de conversations et suggère des objectifs personnalisés à accomplir.

Il est aussi possible de brancher l’app Bee à Gmail, Google Calendar et Outlook pour qu’elle génère des brouillons de courriel ou crée des invitations dans le calendrier en se basant sur les échanges vocaux de l’utilisateur. La plateforme de santé HealthKit d’Apple est également compatible « pour obtenir une vue plus complète de votre bien-être ».

Amazon oblige, Bee saura aussi se connecter à Alexa+ afin de nourrir l’assistant des données collectées par les appareils et accéder aux résumés et tâches en les demandant avec la voix. Mieux encore (ou pire), en connectant le Bee à Amazon, les informations enregistrées par un appareil Bee peuvent être utilisées pour des suggestions d’achats.

Un abonnement et des promesses de confidentialité

Amazon propose également un abonnement mensuel, Bee Pro, facturé 11,99 dollars pour obtenir un nombre illimité de résumés de conversations récentes, des suggestions de tâches, les « mémoires » quotidiennes, un assistant de discussion, l’intégration avec Alexa+ et Amazon. Le Bee Frontier est proposé à 74,99 dollars, l’Eclipse coûte 99,99 dollars.

Amazon n’a pas annoncé de lancement européen pour les produits Bee, probablement en raison du casse-tête que représente le consentement vis à vis du RGPD : non seulement celui de l’utilisateur (ce qui est a priori acté), mais aussi celui de ses correspondants. Sur le plan de la confidentialité, les appareils Bee s’appuient sur une infrastructure Private Compute.

Bee transcrit les conversations en temps réel sans conserver l’audio après le traitement, promet Amazon. Les transcriptions, résumés et tâches sont chiffrés et traités dans un environnement sécurisé auquel ni Amazon ni Bee n’ont accès. Seul l’utilisateur peut les consulter, et décider de les partager avec d’autres services, avec la possibilité d’arrêter ce partage à tout moment. On peut également supprimer les transcriptions et les résumés à tout moment.

Amazon a publié un livre blanc. L’entreprise a aussi fait réaliser un audit par Trail of Bits au printemps (PDF). Ce dernier, qui révèle les grands principes architecturaux de l’infrastructure dédiée à Bee, a permis l’identification de 19 vulnérabilités potentielles, dont 17 ont été corrigées par les équipes d’Amazon.

Extrait du rapport Trail of Bits – capture d’écran
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Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les grandes oreilles d'Amazon
Avec Bee, Amazon propose de transcrire et résumer les conversations du quotidien

Les nouveaux appareils Bee veulent soulager la mémoire défaillante de leurs utilisateurs, en écoutant les conversations pour en tirer des résumés, des listes de tâches… et des suggestions d’achat sur Amazon.

Qui n’aurait pas envie de partager toutes ses conversations avec Amazon ? Le géant américain du commerce en ligne ne voit pas ce qui pourrait mal se passer, et a lancé deux nouveaux produits Bee – du nom d’une start-up achetée l’an dernier. Ils partagent les mêmes fonctions, mais leurs designs sont très différents.

Tout retenir, même les envies d’achats

Le Bee Frontier ressemble à un bracelet de suivi de la santé, le Bee Eclipse à une batterie externe pour smartphone (il est maintenu au dos du téléphone avec des aimants). Les deux enregistrent les conversations en continu, afin de générer des résumés, des listes de tâches, des aides mémoire. Un bouton permet d’activer l’enregistrement audio ; un témoin lumineux s’allume alors sur l’appareil. Il est aussi possible de configurer une période d’enregistrement (5 minutes, 15 minutes, etc.)

Image : Amazon

Amazon donne un exemple d’utilisation : organiser des vacances avec des amis. Le Bee retient les détails pratiques évoqués pendant la conversation, comme les horaires d’arrivée ou les restos préférés de chacun. L’application mobile compagnon, chargée de collecter l’audio et de l’envoyer vers les serveurs pour traitement, propose des résumés et classe les informations. Elle fournit également des « mémoires » des derniers jours de conversations et suggère des objectifs personnalisés à accomplir.

Il est aussi possible de brancher l’app Bee à Gmail, Google Calendar et Outlook pour qu’elle génère des brouillons de courriel ou crée des invitations dans le calendrier en se basant sur les échanges vocaux de l’utilisateur. La plateforme de santé HealthKit d’Apple est également compatible « pour obtenir une vue plus complète de votre bien-être ».

Amazon oblige, Bee saura aussi se connecter à Alexa+ afin de nourrir l’assistant des données collectées par les appareils et accéder aux résumés et tâches en les demandant avec la voix. Mieux encore (ou pire), en connectant le Bee à Amazon, les informations enregistrées par un appareil Bee peuvent être utilisées pour des suggestions d’achats.

Un abonnement et des promesses de confidentialité

Amazon propose également un abonnement mensuel, Bee Pro, facturé 11,99 dollars pour obtenir un nombre illimité de résumés de conversations récentes, des suggestions de tâches, les « mémoires » quotidiennes, un assistant de discussion, l’intégration avec Alexa+ et Amazon. Le Bee Frontier est proposé à 74,99 dollars, l’Eclipse coûte 99,99 dollars.

Amazon n’a pas annoncé de lancement européen pour les produits Bee, probablement en raison du casse-tête que représente le consentement vis à vis du RGPD : non seulement celui de l’utilisateur (ce qui est a priori acté), mais aussi celui de ses correspondants. Sur le plan de la confidentialité, les appareils Bee s’appuient sur une infrastructure Private Compute.

Bee transcrit les conversations en temps réel sans conserver l’audio après le traitement, promet Amazon. Les transcriptions, résumés et tâches sont chiffrés et traités dans un environnement sécurisé auquel ni Amazon ni Bee n’ont accès. Seul l’utilisateur peut les consulter, et décider de les partager avec d’autres services, avec la possibilité d’arrêter ce partage à tout moment. On peut également supprimer les transcriptions et les résumés à tout moment.

Amazon a publié un livre blanc. L’entreprise a aussi fait réaliser un audit par Trail of Bits au printemps (PDF). Ce dernier, qui révèle les grands principes architecturaux de l’infrastructure dédiée à Bee, a permis l’identification de 19 vulnérabilités potentielles, dont 17 ont été corrigées par les équipes d’Amazon.

Extrait du rapport Trail of Bits – capture d’écran
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☕️ L’App NVIDIA laisse les agents IA prendre les commandes par défaut



La dernière version de l’app NVIDIA ouvre la porte aux agents IA. Le logiciel intègre en effet une nouvelle option, activée par défaut, qui permet aux agents de le contrôler. Pour les utilisateurs qui n’ont aucun usage de ces agents sur leurs machines, il est possible de désactiver l’option.

Dans sa version 11.0.9.565, l’app NVIDIA inaugure un nouveau réglage dans la section « Connecter les agents et les applications » au libellé très clair : « Permettre aux agents d’IA de contrôler NVIDIA App ». Repérée par VideoCardz et activée par défaut, l’option ouvre un serveur MCP (à l’adresse http://127.0.0.1:13508/mcp, comme l’indique la doc de NVIDIA) qui ouvre l’interface aux agents.

Captures d’écran : Next

Après avoir emprunté cette passerelle, ils peuvent consulter les jeux installés sur le PC, lancer un jeu ou vérifier si un jeu tourne sur la machine. Les assistants ont aussi la possibilité d’appliquer les réglages NVIDIA optimaux pour tel ou tel jeu, d’enregistrer la vidéo d’une partie et de réaliser des captures d’écran, d’ouvrir et de fermer l’interface des stats, d’ajuster les graphiques, de vérifier la version du pilote et de gérer les performances d’un ordinateur portable via la fonction Battery Boost et le mode Whisper.

L’utilisateur pourra demander à son assistant IA, en langage naturel, tel ou tel changement à appliquer dans son jeu. L’agent doit évidemment être compatible MCP ; NVIDIA cite par exemple Hermes, OpenClaw et Perplexity (qui propose son propre agent local Portable Computer), exécutés sur le PC. L’idée n’est pas totalement farfelue : il est parfois compliqué de s’y retrouver dans les réglages proposés par l’app NVIDIA et surtout, de faciliter leur ajustement selon le jeu et les préférences du joueur.

Les joueurs qui n’utilisent pas d’agent IA n’ont aucune raison de laisser cette option active en tout temps, c’est pourquoi il est possible de la désactiver. Dans ce cas, le serveur MCP cessera tout simplement de fonctionner.

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☕️ L’App NVIDIA laisse les agents IA prendre les commandes par défaut



La dernière version de l’app NVIDIA ouvre la porte aux agents IA. Le logiciel intègre en effet une nouvelle option, activée par défaut, qui permet aux agents de le contrôler. Pour les utilisateurs qui n’ont aucun usage de ces agents sur leurs machines, il est possible de désactiver l’option.

Dans sa version 11.0.9.565, l’app NVIDIA inaugure un nouveau réglage dans la section « Connecter les agents et les applications » au libellé très clair : « Permettre aux agents d’IA de contrôler NVIDIA App ». Repérée par VideoCardz et activée par défaut, l’option ouvre un serveur MCP (à l’adresse http://127.0.0.1:13508/mcp, comme l’indique la doc de NVIDIA) qui ouvre l’interface aux agents.

Captures d’écran : Next

Après avoir emprunté cette passerelle, ils peuvent consulter les jeux installés sur le PC, lancer un jeu ou vérifier si un jeu tourne sur la machine. Les assistants ont aussi la possibilité d’appliquer les réglages NVIDIA optimaux pour tel ou tel jeu, d’enregistrer la vidéo d’une partie et de réaliser des captures d’écran, d’ouvrir et de fermer l’interface des stats, d’ajuster les graphiques, de vérifier la version du pilote et de gérer les performances d’un ordinateur portable via la fonction Battery Boost et le mode Whisper.

L’utilisateur pourra demander à son assistant IA, en langage naturel, tel ou tel changement à appliquer dans son jeu. L’agent doit évidemment être compatible MCP ; NVIDIA cite par exemple Hermes, OpenClaw et Perplexity (qui propose son propre agent local Portable Computer), exécutés sur le PC. L’idée n’est pas totalement farfelue : il est parfois compliqué de s’y retrouver dans les réglages proposés par l’app NVIDIA et surtout, de faciliter leur ajustement selon le jeu et les préférences du joueur.

Les joueurs qui n’utilisent pas d’agent IA n’ont aucune raison de laisser cette option active en tout temps, c’est pourquoi il est possible de la désactiver. Dans ce cas, le serveur MCP cessera tout simplement de fonctionner.

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Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

La vie privée en option payante
Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

Si le moteur de recherche de Yahoo a largement disparu du paysage, balayé par l’ouragan Google, plusieurs services de l’entreprise demeurent très utilisés. C’est le cas du courriel, et à partir de mars 2027, les utilisateurs devront faire un choix important concernant l’affichage de publicités.

À compter du 18 mars 2027, Yahoo demandera aux utilisateurs de ses services, comme le mail, les actualités ou la finance, de choisir entre deux options : accepter la publicité personnalisée sans frais supplémentaires, ou souscrire un abonnement payant pour ne plus la subir. Un troisième choix est possible, celui de ne plus utiliser les services de Yahoo.

La première option ne changera pas fondamentalement l’expérience actuelle : « Si vous choisissez d’utiliser les services de Yahoo avec des publicités personnalisées, c’est ainsi que la publicité fonctionne déjà en grande partie pour de nombreux utilisateurs aujourd’hui », explique la société dans sa FAQ.

Elle précise à toutes fins utiles que la pub personnalisée ne signifie pas que le contenu des mails sont lus ou analysés, en revanche les annonces sont choisies en fonction des centres d’intérêt, de la localisation approximative et de la manière d’utiliser les services de Yahoo.

2,49 euros par mois pour moins de pubs et moins de ciblage

En souscrivant l’abonnement payant fixé à 2,49 euros par mois, Yahoo n’utilisera plus les données de l’internaute pour personnaliser les réclames ; elles ne seront pas non plus partagées avec des partenaires. L’abonné verra également moins d’annonces sur les différents services du groupe, même si le contenu sponsorisé, les liens d’affiliation et « d’autres contenus publicitaires » resteront présents.

Un délai de rétractation légal de 14 jours à compter de la date de la première inscription est bien sûr présent, et Yahoo préviendra au moins 30 jours à l’avance d’un changement dans le prix de l’abonnement. Pour tous ceux qui ne voudraient ni l’une ni l’autre option, Yahoo propose de transférer la boîte de réception vers un autre fournisseur. Un outil de migration est disponible à cette adresse, pour copier les mails, contacts et agenda vers la nouvelle adresse.

Une fois la boîte de réception migrée, Yahoo transférera automatiquement les nouveaux mails envoyés à l’adresse Yahoo Mail vers la nouvelle adresse « pendant sept mois, gratuitement ».

Ces options rappellent ce que Meta avait tenté de mettre en place dans l’Union européenne avec une offre de type « consentir ou payer ». Mais après une amende de 200 millions d’euros pour infraction au DMA, Meta a dû changer son fusil d’épaule : depuis début 2026, Meta donne le choix entre le partage de toutes les données nécessaires à la publicité personnalisée, et une personnalisation limitée basée sur moins de données. Yahoo ne fait pas partie du club des plateformes du DMA, elle n’est pas tenue de suivre le même chemin que Meta.

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Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

La vie privée en option payante
Yahoo Mail : dès mars 2027, il faudra consentir au ciblage publicitaire ou payer

Si le moteur de recherche de Yahoo a largement disparu du paysage, balayé par l’ouragan Google, plusieurs services de l’entreprise demeurent très utilisés. C’est le cas du courriel, et à partir de mars 2027, les utilisateurs devront faire un choix important concernant l’affichage de publicités.

À compter du 18 mars 2027, Yahoo demandera aux utilisateurs de ses services, comme le mail, les actualités ou la finance, de choisir entre deux options : accepter la publicité personnalisée sans frais supplémentaires, ou souscrire un abonnement payant pour ne plus la subir. Un troisième choix est possible, celui de ne plus utiliser les services de Yahoo.

La première option ne changera pas fondamentalement l’expérience actuelle : « Si vous choisissez d’utiliser les services de Yahoo avec des publicités personnalisées, c’est ainsi que la publicité fonctionne déjà en grande partie pour de nombreux utilisateurs aujourd’hui », explique la société dans sa FAQ.

Elle précise à toutes fins utiles que la pub personnalisée ne signifie pas que le contenu des mails sont lus ou analysés, en revanche les annonces sont choisies en fonction des centres d’intérêt, de la localisation approximative et de la manière d’utiliser les services de Yahoo.

2,49 euros par mois pour moins de pubs et moins de ciblage

En souscrivant l’abonnement payant fixé à 2,49 euros par mois, Yahoo n’utilisera plus les données de l’internaute pour personnaliser les réclames ; elles ne seront pas non plus partagées avec des partenaires. L’abonné verra également moins d’annonces sur les différents services du groupe, même si le contenu sponsorisé, les liens d’affiliation et « d’autres contenus publicitaires » resteront présents.

Un délai de rétractation légal de 14 jours à compter de la date de la première inscription est bien sûr présent, et Yahoo préviendra au moins 30 jours à l’avance d’un changement dans le prix de l’abonnement. Pour tous ceux qui ne voudraient ni l’une ni l’autre option, Yahoo propose de transférer la boîte de réception vers un autre fournisseur. Un outil de migration est disponible à cette adresse, pour copier les mails, contacts et agenda vers la nouvelle adresse.

Une fois la boîte de réception migrée, Yahoo transférera automatiquement les nouveaux mails envoyés à l’adresse Yahoo Mail vers la nouvelle adresse « pendant sept mois, gratuitement ».

Ces options rappellent ce que Meta avait tenté de mettre en place dans l’Union européenne avec une offre de type « consentir ou payer ». Mais après une amende de 200 millions d’euros pour infraction au DMA, Meta a dû changer son fusil d’épaule : depuis début 2026, Meta donne le choix entre le partage de toutes les données nécessaires à la publicité personnalisée, et une personnalisation limitée basée sur moins de données. Yahoo ne fait pas partie du club des plateformes du DMA, elle n’est pas tenue de suivre le même chemin que Meta.

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☕️ Protection des mineurs : l’Arcom ouvre une enquête sur Mym



Le réseau social pour adultes Mym est dans le viseur de l’Arcom. Le régulateur des communications suspecte la plateforme de deux infractions au règlement européen sur les services numériques (DSA).

Suite à une première analyse de conformité, l’Arcom a envoyé une demande d’information à Mym le 14 octobre concernant deux infractions potentielle au DSA. La première concerne la protection des mineurs, notamment sur les modalités et l’activation du contrôle de l’âge ; la seconde porte sur la transparence du service.

Les parents sous-évaluent l’utilisation des IA génératives par les enfants
Illustration : Flock

L’article 28 du texte impose aux plateformes accessibles aux mineurs des mesures « appropriées et proportionnées pour garantir un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité des mineurs sur leur service. ».

Contrairement à l’App Store (Apple), Amazon ou, pour rester dans le même secteur d’activité, Pornhub (Aylo), Mym n’est pas une très grande plateforme en ligne (VLOP) au titre du DSA.

Mais même sans atteindre le seuil des 45 millions d’utilisateurs actifs mensuels qui qualifie une VLOP, les plateformes en ligne accessibles aux mineurs doivent respecter ces mesures. L’Arcom est chargée de faire appliquer le DSA en France depuis la loi Sren de 2024. L’Autorité contrôle les plateformes établies dans l’Hexagone comme c’est le cas pour Mym.

Le deuxième grief du régulateur touche à la transparence du site : conditions générales d’utilisation incomplètes, informations insuffisantes sur le fonctionnement des systèmes de recommandation, etc. Mym a maintenant quinze jours pour répondre à l’Arcom, sous peine de sanction.

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☕️ Protection des mineurs : l’Arcom ouvre une enquête sur Mym



Le réseau social pour adultes Mym est dans le viseur de l’Arcom. Le régulateur des communications suspecte la plateforme de deux infractions au règlement européen sur les services numériques (DSA).

Suite à une première analyse de conformité, l’Arcom a envoyé une demande d’information à Mym le 14 octobre concernant deux infractions potentielle au DSA. La première concerne la protection des mineurs, notamment sur les modalités et l’activation du contrôle de l’âge ; la seconde porte sur la transparence du service.

Les parents sous-évaluent l’utilisation des IA génératives par les enfants
Illustration : Flock

L’article 28 du texte impose aux plateformes accessibles aux mineurs des mesures « appropriées et proportionnées pour garantir un niveau élevé de protection de la vie privée, de sûreté et de sécurité des mineurs sur leur service. ».

Contrairement à l’App Store (Apple), Amazon ou, pour rester dans le même secteur d’activité, Pornhub (Aylo), Mym n’est pas une très grande plateforme en ligne (VLOP) au titre du DSA.

Mais même sans atteindre le seuil des 45 millions d’utilisateurs actifs mensuels qui qualifie une VLOP, les plateformes en ligne accessibles aux mineurs doivent respecter ces mesures. L’Arcom est chargée de faire appliquer le DSA en France depuis la loi Sren de 2024. L’Autorité contrôle les plateformes établies dans l’Hexagone comme c’est le cas pour Mym.

Le deuxième grief du régulateur touche à la transparence du site : conditions générales d’utilisation incomplètes, informations insuffisantes sur le fonctionnement des systèmes de recommandation, etc. Mym a maintenant quinze jours pour répondre à l’Arcom, sous peine de sanction.

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☕️ Apple et NVIDIA ouvrent grand le chéquier pour la salle de bal de Donald Trump



Les grandes entreprises américaines ont bien compris le fonctionnement de l’administration Trump : pour obtenir des faveurs du maître de Washington, il faut signer de gros chèques. Plusieurs d’entre elles se sont ainsi montrées très généreuses pour financer la construction de la fameuse salle de bal attenante à la Maison-Blanche.

Une enquête du Washington Post liste les donateurs pour ce projet cher à Donald Trump. Dans la tech, Apple et NVIDIA sont en tête avec 25 millions de dollars chacune, suivi par Google (22 millions, de l’argent qui provient d’un accord à l’amiable pour un procès intenté par Trump à YouTube), Microsoft et Palantir (10 millions par tête de pipe), Amazon, Cisco et Meta avec 5 millions chacune. Les entreprises du secteur sont les donateurs les plus importants, avec un total de 126,1 millions de dollars.

La salle de bal doit accueillir 1 000 convives. Elle sera dotée d’un complexe souterrain sécurisé et d’équipements pour accueillir des drones et des personnels militaires sur le toit. © Maison-Blanche, CC BY 3.0

Le Post a recensé 67 donations de plus de 10 000 dollars, pour un total de 333 millions. Donald Trump avait promis de donner de sa poche, mais il n’y a aucune trace de don de la part du président américain. « C’est entièrement payé par moi et quelques-uns de mes amis », avait-il pourtant déclaré l’an dernier, quelques jours après la démolition de l’aile Est de la Maison-Blanche.

Une déclaration doublement mensongère : non seulement il n’aurait rien donné du tout, mais une partie des coûts de construction sera payée par les contribuables américains. Le budget estimé pour la salle de bal se monte en effet à 600 millions. Les dons sont collectés par un trust qui verse l’argent au gouvernement et dans un compte de la Maison-Blanche contrôlé directement par Donald Trump, selon le Post.

L’absence de transparence sur les donateurs et l’opacité entourant la gestion des fonds soulèvent des questions de conflits d’intérêts, voire de corruption. Un porte-parole a refusé de commenter les dons individuels, préférant saluer « un large éventail de grandes entreprises américaines et de généreux particuliers, qui contribuent tous à améliorer la Maison du peuple pour les générations à venir ». Il ajoute à l’attention des critiques qu’ils se « plaindraient aussi si les contribuables américains devaient payer la facture de ces rénovations attendues depuis trop longtemps ».

Menaçant, il ajoute que l’administration « poursuivra sans relâche les responsables de cette fuite lâche, tout en continuant à protéger tous les donateurs ». NVIDIA, dont l’activité de puces IA en Chine est étroitement liée aux autorisations d’exportations américaines, a affirmé que son soutien était « indépendant de tout intérêt commercial ». Les autres entreprises citées n’ont pas voulu commenter. La salle de bal doit ouvrir ses portes en septembre 2028, deux mois avant la prochaine élection présidentielle américaine.

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☕️ Apple et NVIDIA ouvrent grand le chéquier pour la salle de bal de Donald Trump



Les grandes entreprises américaines ont bien compris le fonctionnement de l’administration Trump : pour obtenir des faveurs du maître de Washington, il faut signer de gros chèques. Plusieurs d’entre elles se sont ainsi montrées très généreuses pour financer la construction de la fameuse salle de bal attenante à la Maison-Blanche.

Une enquête du Washington Post liste les donateurs pour ce projet cher à Donald Trump. Dans la tech, Apple et NVIDIA sont en tête avec 25 millions de dollars chacune, suivi par Google (22 millions, de l’argent qui provient d’un accord à l’amiable pour un procès intenté par Trump à YouTube), Microsoft et Palantir (10 millions par tête de pipe), Amazon, Cisco et Meta avec 5 millions chacune. Les entreprises du secteur sont les donateurs les plus importants, avec un total de 126,1 millions de dollars.

La salle de bal doit accueillir 1 000 convives. Elle sera dotée d’un complexe souterrain sécurisé et d’équipements pour accueillir des drones et des personnels militaires sur le toit. © Maison-Blanche, CC BY 3.0

Le Post a recensé 67 donations de plus de 10 000 dollars, pour un total de 333 millions. Donald Trump avait promis de donner de sa poche, mais il n’y a aucune trace de don de la part du président américain. « C’est entièrement payé par moi et quelques-uns de mes amis », avait-il pourtant déclaré l’an dernier, quelques jours après la démolition de l’aile Est de la Maison-Blanche.

Une déclaration doublement mensongère : non seulement il n’aurait rien donné du tout, mais une partie des coûts de construction sera payée par les contribuables américains. Le budget estimé pour la salle de bal se monte en effet à 600 millions. Les dons sont collectés par un trust qui verse l’argent au gouvernement et dans un compte de la Maison-Blanche contrôlé directement par Donald Trump, selon le Post.

L’absence de transparence sur les donateurs et l’opacité entourant la gestion des fonds soulèvent des questions de conflits d’intérêts, voire de corruption. Un porte-parole a refusé de commenter les dons individuels, préférant saluer « un large éventail de grandes entreprises américaines et de généreux particuliers, qui contribuent tous à améliorer la Maison du peuple pour les générations à venir ». Il ajoute à l’attention des critiques qu’ils se « plaindraient aussi si les contribuables américains devaient payer la facture de ces rénovations attendues depuis trop longtemps ».

Menaçant, il ajoute que l’administration « poursuivra sans relâche les responsables de cette fuite lâche, tout en continuant à protéger tous les donateurs ». NVIDIA, dont l’activité de puces IA en Chine est étroitement liée aux autorisations d’exportations américaines, a affirmé que son soutien était « indépendant de tout intérêt commercial ». Les autres entreprises citées n’ont pas voulu commenter. La salle de bal doit ouvrir ses portes en septembre 2028, deux mois avant la prochaine élection présidentielle américaine.

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Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Souriez, vous êtes suivi
Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Le patron de Flock ne veut pas freiner le progrès pour des considérations de vie privée. Face aux critiques sur son réseau de surveillance vidéo, Garrett Langley évoque les bénéfices pour la sécurité et rappelle à ses détracteurs qu’ils pourraient, eux aussi, devenir victimes d’un crime.

On peut bien sacrifier un peu de vie privée en échange d’une baisse de la criminalité. C’est en substance le message de Garrett Langley, fondateur et directeur général de Flock, l’entreprise qui fabrique et opère les caméras du même nom.

Elle est devenue la marque la plus détestée aux États-Unis, où le réseau de 130 000 caméras collecte les plaques, mais aussi la marque, le modèle et les signes distinctifs des véhicules qui passent devant ses objectifs. Ce qui alimente en retour des bases de données de surveillance de tous les automobilistes.

« Si nous voulons vivre dans une société où les personnes qui commettent un crime ont davantage de chance de devoir répondre de leurs actes, nous ne devrions pas freiner le progrès », a-t-il déclaré durant une table ronde à Disrupt 2026, un événement organisé par TechCrunch. Le déploiement de la surveillance deviendrait donc synonyme de progrès ; la contestation se transformerait en obstacle à une société plus sûre.

Il a invité les opposants à Flock et son réseau vidéo à s’imaginer victimes d’un crime : « Nous avons évidemment commis notre lot d’erreurs, et certaines personnes désapprouvent ce que nous faisons, mais cela en vaut la peine, parce qu’un jour, elles pourraient elles-mêmes être victimes d’un crime », affirme-t-il.

Un compromis et des garde-fous à géométrie variable

Cet appel à la peur ne répond pas aux objections sur les conditions d’accès aux données – des policiers en auraient un usage plutôt libéral – ou sur les moyens d’empêcher leur détournement. Ces critiques seraient « le prix à payer » lorsqu’on bâtit une entreprise ayant un tel impact : « je pense que cela en vaut la peine, parce que des millions et des millions de personnes vivent mieux aujourd’hui grâce à Flock. » Les bénéfices revendiqués pour le plus grand nombre suffiraient à relativiser les abus reconnus par le dirigeant.

Ce message n’est pas nouveau chez Garrett Langley. Déjà fin août, il laissait entendre qu’il fallait accepter un compromis sur la vie privée, au bénéfice de la sécurité. Sur Fox News, le dirigeant avait expliqué que « quand les gens ne parlent que de l’un de ces deux enjeux, la vie privée ou la sécurité, ils se trompent de priorité. Ce que nous devons privilégier en tant que pays, c’est le compromis ».

Devant la controverse provoquée par ses caméras, l’entreprise a annoncé en août plusieurs mesures. À compter du 1ᵉʳ janvier, les forces de l’ordre souhaitant exploiter des données Flock devront utiliser un outil d’examen conçu pour signaler une activité anormale. Une fois celle-ci détectée par le système, l’accès de l’utilisateur sera bloqué en attendant le résultat de l’audit.

La durée de stockage des données va être ramenée à 7 jours au lieu de 30 jours. Les services de police devront saisir un code issu de leur système de gestion des dossiers avant de pouvoir lancer une recherche.

Les clients auront également la possibilité de limiter les catégories d’infractions pour lesquelles des services extérieurs pourront effectuer des recherches. Une ville A pourra refuser à une ville B de faire une recherche liée à l’application des lois sur l’immigration, par exemple.

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Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Souriez, vous êtes suivi
Pour le patron des caméras Flock, la vie privée passe après la sécurité

Le patron de Flock ne veut pas freiner le progrès pour des considérations de vie privée. Face aux critiques sur son réseau de surveillance vidéo, Garrett Langley évoque les bénéfices pour la sécurité et rappelle à ses détracteurs qu’ils pourraient, eux aussi, devenir victimes d’un crime.

On peut bien sacrifier un peu de vie privée en échange d’une baisse de la criminalité. C’est en substance le message de Garrett Langley, fondateur et directeur général de Flock, l’entreprise qui fabrique et opère les caméras du même nom.

Elle est devenue la marque la plus détestée aux États-Unis, où le réseau de 130 000 caméras collecte les plaques, mais aussi la marque, le modèle et les signes distinctifs des véhicules qui passent devant ses objectifs. Ce qui alimente en retour des bases de données de surveillance de tous les automobilistes.

« Si nous voulons vivre dans une société où les personnes qui commettent un crime ont davantage de chance de devoir répondre de leurs actes, nous ne devrions pas freiner le progrès », a-t-il déclaré durant une table ronde à Disrupt 2026, un événement organisé par TechCrunch. Le déploiement de la surveillance deviendrait donc synonyme de progrès ; la contestation se transformerait en obstacle à une société plus sûre.

Il a invité les opposants à Flock et son réseau vidéo à s’imaginer victimes d’un crime : « Nous avons évidemment commis notre lot d’erreurs, et certaines personnes désapprouvent ce que nous faisons, mais cela en vaut la peine, parce qu’un jour, elles pourraient elles-mêmes être victimes d’un crime », affirme-t-il.

Un compromis et des garde-fous à géométrie variable

Cet appel à la peur ne répond pas aux objections sur les conditions d’accès aux données – des policiers en auraient un usage plutôt libéral – ou sur les moyens d’empêcher leur détournement. Ces critiques seraient « le prix à payer » lorsqu’on bâtit une entreprise ayant un tel impact : « je pense que cela en vaut la peine, parce que des millions et des millions de personnes vivent mieux aujourd’hui grâce à Flock. » Les bénéfices revendiqués pour le plus grand nombre suffiraient à relativiser les abus reconnus par le dirigeant.

Ce message n’est pas nouveau chez Garrett Langley. Déjà fin août, il laissait entendre qu’il fallait accepter un compromis sur la vie privée, au bénéfice de la sécurité. Sur Fox News, le dirigeant avait expliqué que « quand les gens ne parlent que de l’un de ces deux enjeux, la vie privée ou la sécurité, ils se trompent de priorité. Ce que nous devons privilégier en tant que pays, c’est le compromis ».

Devant la controverse provoquée par ses caméras, l’entreprise a annoncé en août plusieurs mesures. À compter du 1ᵉʳ janvier, les forces de l’ordre souhaitant exploiter des données Flock devront utiliser un outil d’examen conçu pour signaler une activité anormale. Une fois celle-ci détectée par le système, l’accès de l’utilisateur sera bloqué en attendant le résultat de l’audit.

La durée de stockage des données va être ramenée à 7 jours au lieu de 30 jours. Les services de police devront saisir un code issu de leur système de gestion des dossiers avant de pouvoir lancer une recherche.

Les clients auront également la possibilité de limiter les catégories d’infractions pour lesquelles des services extérieurs pourront effectuer des recherches. Une ville A pourra refuser à une ville B de faire une recherche liée à l’application des lois sur l’immigration, par exemple.

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Avec Muse Spark Open, Meta ouvre les poids et se rapproche d’Apple

Poids ouverts pour le poids lourd
Avec Muse Spark Open, Meta ouvre les poids et se rapproche d’Apple

Avec Muse Spark Open, Meta revient à ses premières amours, c’est à dire les modèles IA à poids ouverts. Et pour faire tourner ce poids lourd en local, l’entreprise s’est trouvé un partenaire inattendu : Apple.

Avec son ancienne famille de modèles Llama, Meta pensait avoir trouvé la botte secrète face aux LLM propriétaires d’OpenAI, d’Anthropic ou de Google : des modèles à poids ouverts, autrement dit qu’il est possible de télécharger et d’exploiter en local (sous certaines conditions). Patatras : la version 4 des modèles Llama livrée en avril 2025 a été entachée par des accusations de manipulation de benchmarks.

Derrière les modèles chinois

Piqué au vif, Mark Zuckerberg a décidé de tout remettre à plat et de créer de toutes pièces un nouveau labo dont les membres ont été débauchés à prix d’or partout dans la Silicon Valley et au-delà. Les premiers résultats sont apparus un an plus tard avec Muse Spark, un modèle… fermé.

L’idée des poids ouverts n’était cependant pas perdue. Alors que le débat autour des modèles ouverts battait son plein cet été, Meta livrait Muse Glimmer, un modèle déjà conséquent de 30 milliards de paramètres assorti d’une licence open source permissive (Apache 2.0). L’entreprise en rajoute une couche avec Muse Spark Open, « le modèle à poids ouverts américain le plus capable ».

Muse Spark Open est un modèle multimodal de 816 milliards de paramètres (42 milliards actifs pour chaque token utilisé selon une architecture Mixture of Experts) avec une fenêtre de contexte de 1 million de tokens, autrement dit la quantité d’informations qu’il peut prendre en compte durant une interaction. C’est désormais courant pour les modèles frontières, y compris Muse Wonder. Spark Open accepte du texte, des images, de la vidéo et de l’audio en entrée, mais il ne génère que du texte.

Meta présente Spark Open comme « conçu pour la programmation et les tâches agentiques », avec une prédilection pour « les travaux de longue haleine, le développement logiciel complexe et le raisonnement en plusieurs étapes. » Face à des modèles à poids ouverts concurrents, il figure en tête dans deux des trois benchmarks sur les tâches agentiques (JobBench et MCP-Atlas). Sur GDPval-AA v2 en revanche, il est dépassé par trois modèles chinois et Mistral Large 4.

Image : Meta

En matière de programmation, Spark Open n’occupe aucune première place du podium : il est derrière quatre rivaux sur Terminal-Bench 2.1, et il se trouve dans la moyenne sur DeepSWE. Le modèle affiche de bons résultats sur les tests de connaissances et de raisonnement, et il se montre solide sur le multimodal. En tout, sur onze benchs, Meta décroche six premières places. Il manque également au tableau ses comparaisons avec les modèles fermés d’OpenAI et d’Anthropic.

Deux Mac Studio pour un modèle poids lourd

Le modèle donnera la pleine mesure de son talent sur le Mac Studio avec puce M5 Ultra, et même deux. Meta et Apple ont en effet travaillé ensemble pour que Spark Open exploite à plein le GPU intégré au silicium Apple, sa mémoire unifiée et la bande passante de la puce (jusqu’à 1,2 To/s).

Connecter deux Mac Studio dotés de 512 Go de mémoire permet de répartir le modèle entre les deux machines, qui disposent ainsi d’un téraoctet de mémoire au total : les 816 milliards de paramètres , stockés dans une version quantifiée en 4 bits, restent ainsi disponibles en mémoire (même si 42 milliards sont réellement mobilisés pour chaque token traité).

On parle d’une configuration qui devrait aisément dépasser les 30 000 euros pour deux Mac Studio M5 Ultra, Apple n’ayant pas encore annoncé le prix de l’option mémoire de 512 Go… Et Meta a indiqué qu’on pouvait même monter à quatre Mac Studio. Le tout est réalisable grâce à MLX, un framework d’Apple qui répartit l’exécution de modèles à poids ouverts entre plusieurs Mac reliés en Thunderbolt 5.

La haine recuite entre les deux entreprises est oubliée : l’IA rapproche donc même les pires ennemis ! « On est ravis que papa et maman s’entendent à nouveau », s’est amusé Alexandr Wang, le patron de l’IA chez Meta, auprès d’Axios. Les deux entreprises ont bûché pendant plusieurs mois pour cette annonce, mais cela ne les empêchera pas de conserver leur rivalité sur d’autres terrains. « Quand il est pertinent de collaborer et de nouer des partenariats, nous voulons pouvoir le faire », ajoute le dirigeant.

Les poids de Muse Spark Open sont disponibles sur Hugging Face. La licence Muse Model n’est pas aussi permissive que celle de Glimmer, même s’il est autorisé de modifier le modèle, de le distiller, de le redistribuer et même d’en vendre des copies sous réserve de respecter la licence et d’afficher une attribution. Certains usages militaires, la création de logiciels malveillants et le contournement des restrictions ou mesures de sécurité sont prohibés. Meta ne revendique aucun droit de propriété sur les sorties du modèle.

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Avec Muse Spark Open, Meta ouvre les poids et se rapproche d’Apple

Poids ouverts pour le poids lourd
Avec Muse Spark Open, Meta ouvre les poids et se rapproche d’Apple

Avec Muse Spark Open, Meta revient à ses premières amours, c’est à dire les modèles IA à poids ouverts. Et pour faire tourner ce poids lourd en local, l’entreprise s’est trouvé un partenaire inattendu : Apple.

Avec son ancienne famille de modèles Llama, Meta pensait avoir trouvé la botte secrète face aux LLM propriétaires d’OpenAI, d’Anthropic ou de Google : des modèles à poids ouverts, autrement dit qu’il est possible de télécharger et d’exploiter en local (sous certaines conditions). Patatras : la version 4 des modèles Llama livrée en avril 2025 a été entachée par des accusations de manipulation de benchmarks.

Derrière les modèles chinois

Piqué au vif, Mark Zuckerberg a décidé de tout remettre à plat et de créer de toutes pièces un nouveau labo dont les membres ont été débauchés à prix d’or partout dans la Silicon Valley et au-delà. Les premiers résultats sont apparus un an plus tard avec Muse Spark, un modèle… fermé.

L’idée des poids ouverts n’était cependant pas perdue. Alors que le débat autour des modèles ouverts battait son plein cet été, Meta livrait Muse Glimmer, un modèle déjà conséquent de 30 milliards de paramètres assorti d’une licence open source permissive (Apache 2.0). L’entreprise en rajoute une couche avec Muse Spark Open, « le modèle à poids ouverts américain le plus capable ».

Muse Spark Open est un modèle multimodal de 816 milliards de paramètres (42 milliards actifs pour chaque token utilisé selon une architecture Mixture of Experts) avec une fenêtre de contexte de 1 million de tokens, autrement dit la quantité d’informations qu’il peut prendre en compte durant une interaction. C’est désormais courant pour les modèles frontières, y compris Muse Wonder. Spark Open accepte du texte, des images, de la vidéo et de l’audio en entrée, mais il ne génère que du texte.

Meta présente Spark Open comme « conçu pour la programmation et les tâches agentiques », avec une prédilection pour « les travaux de longue haleine, le développement logiciel complexe et le raisonnement en plusieurs étapes. » Face à des modèles à poids ouverts concurrents, il figure en tête dans deux des trois benchmarks sur les tâches agentiques (JobBench et MCP-Atlas). Sur GDPval-AA v2 en revanche, il est dépassé par trois modèles chinois et Mistral Large 4.

Image : Meta

En matière de programmation, Spark Open n’occupe aucune première place du podium : il est derrière quatre rivaux sur Terminal-Bench 2.1, et il se trouve dans la moyenne sur DeepSWE. Le modèle affiche de bons résultats sur les tests de connaissances et de raisonnement, et il se montre solide sur le multimodal. En tout, sur onze benchs, Meta décroche six premières places. Il manque également au tableau ses comparaisons avec les modèles fermés d’OpenAI et d’Anthropic.

Deux Mac Studio pour un modèle poids lourd

Le modèle donnera la pleine mesure de son talent sur le Mac Studio avec puce M5 Ultra, et même deux. Meta et Apple ont en effet travaillé ensemble pour que Spark Open exploite à plein le GPU intégré au silicium Apple, sa mémoire unifiée et la bande passante de la puce (jusqu’à 1,2 To/s).

Connecter deux Mac Studio dotés de 512 Go de mémoire permet de répartir le modèle entre les deux machines, qui disposent ainsi d’un téraoctet de mémoire au total : les 816 milliards de paramètres , stockés dans une version quantifiée en 4 bits, restent ainsi disponibles en mémoire (même si 42 milliards sont réellement mobilisés pour chaque token traité).

On parle d’une configuration qui devrait aisément dépasser les 30 000 euros pour deux Mac Studio M5 Ultra, Apple n’ayant pas encore annoncé le prix de l’option mémoire de 512 Go… Et Meta a indiqué qu’on pouvait même monter à quatre Mac Studio. Le tout est réalisable grâce à MLX, un framework d’Apple qui répartit l’exécution de modèles à poids ouverts entre plusieurs Mac reliés en Thunderbolt 5.

La haine recuite entre les deux entreprises est oubliée : l’IA rapproche donc même les pires ennemis ! « On est ravis que papa et maman s’entendent à nouveau », s’est amusé Alexandr Wang, le patron de l’IA chez Meta, auprès d’Axios. Les deux entreprises ont bûché pendant plusieurs mois pour cette annonce, mais cela ne les empêchera pas de conserver leur rivalité sur d’autres terrains. « Quand il est pertinent de collaborer et de nouer des partenariats, nous voulons pouvoir le faire », ajoute le dirigeant.

Les poids de Muse Spark Open sont disponibles sur Hugging Face. La licence Muse Model n’est pas aussi permissive que celle de Glimmer, même s’il est autorisé de modifier le modèle, de le distiller, de le redistribuer et même d’en vendre des copies sous réserve de respecter la licence et d’afficher une attribution. Certains usages militaires, la création de logiciels malveillants et le contournement des restrictions ou mesures de sécurité sont prohibés. Meta ne revendique aucun droit de propriété sur les sorties du modèle.

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☕️ #LIDD : Diablo II rencontre Vampire Survivors, adieu productivité



Ça tombe bien que vous ayez cinq minutes (ou le reste de la semaine) devant vous, voici une découverte qui pourrait bien anéantir toute velléité de productivité : Diablo II Survivors est, comme son nom le laisse assez aisément deviner, un clone du hit intemporel de Blizzard combiné au gameplay de Vampire Survivors. Autrement dit : de la dopamine enrobée dans du sucre.

Have you seen this?! I’m addicted. Might be the definitive version of Diablo 2. pic.twitter.com/JjnhhSEWdP

— Paco (@framara) October 14, 2026

Après avoir choisi son héros dans la galerie de Diablo II, il se retrouve assailli de vagues de plus en plus imposantes de créatures redoutables. Pas besoin d’appuyer sur mille boutons pour lancer une attaque, le combattant tire tout seul, il suffit de se déplacer pour éviter les ennemis.

Contrairement à Vampire Survivors, le jeu est malheureusement assez mal équilibré : les monstres envahissent très rapidement l’écran avant même qu’on ait eu le temps de muscler les différentes capacités de son héros. Il est cependant possible de s’équiper avec des armes, armures et potions achetés avec l’or gagné pendant les runs qui ont tendance à se multiplier, le charme old school de Diablo II aidant (ne dites pas ça à mon patron).

D2 Survivors se joue dans un navigateur web, il est aussi possible de télécharger une version Mac et Windows (encore en bêta dans ce dernier cas). Il faudra cependant apporter sa propre version de Diablo II, l’application n’hébergeant pas les assets du jeu original – Blizzard n’ayant rien à voir avec ce projet.

Framara, le développeur du jeu, prend bien soin de déclarer que D2 Survivors n’est pas affilié à Blizzard, mais peut-être que ça ne suffira pas pour garantir la pérennité de son projet. C’est pourquoi mieux vaut en profiter tout de suite !

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☕️ #LIDD : Diablo II rencontre Vampire Survivors, adieu productivité



Ça tombe bien que vous ayez cinq minutes (ou le reste de la semaine) devant vous, voici une découverte qui pourrait bien anéantir toute velléité de productivité : Diablo II Survivors est, comme son nom le laisse assez aisément deviner, un clone du hit intemporel de Blizzard combiné au gameplay de Vampire Survivors. Autrement dit : de la dopamine enrobée dans du sucre.

Have you seen this?! I’m addicted. Might be the definitive version of Diablo 2. pic.twitter.com/JjnhhSEWdP

— Paco (@framara) October 14, 2026

Après avoir choisi son héros dans la galerie de Diablo II, il se retrouve assailli de vagues de plus en plus imposantes de créatures redoutables. Pas besoin d’appuyer sur mille boutons pour lancer une attaque, le combattant tire tout seul, il suffit de se déplacer pour éviter les ennemis.

Contrairement à Vampire Survivors, le jeu est malheureusement assez mal équilibré : les monstres envahissent très rapidement l’écran avant même qu’on ait eu le temps de muscler les différentes capacités de son héros. Il est cependant possible de s’équiper avec des armes, armures et potions achetés avec l’or gagné pendant les runs qui ont tendance à se multiplier, le charme old school de Diablo II aidant (ne dites pas ça à mon patron).

D2 Survivors se joue dans un navigateur web, il est aussi possible de télécharger une version Mac et Windows (encore en bêta dans ce dernier cas). Il faudra cependant apporter sa propre version de Diablo II, l’application n’hébergeant pas les assets du jeu original – Blizzard n’ayant rien à voir avec ce projet.

Framara, le développeur du jeu, prend bien soin de déclarer que D2 Survivors n’est pas affilié à Blizzard, mais peut-être que ça ne suffira pas pour garantir la pérennité de son projet. C’est pourquoi mieux vaut en profiter tout de suite !

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