Ça, c’est fait. Après des mois de rumeurs, Anthropic a confirmé, sans trop de surprise, son intention d’entrer en Bourse (IPO). Le labo IA a déposé un formulaire S-1 auprès de la SEC, le gendarme boursier américain. Le tout de manière confidentielle, comme c’est souvent le cas. En conséquence, le dossier n’a pas été rendu public ; l’entreprise et l’autorité peuvent ainsi discuter à l’abri des regards indiscrets.
Il s’agit d’une première étape, puisque ce dépôt ne signifie pas qu’Anthropic va automatiquement entrer en Bourse. Mais la société se donne la possibilité de le faire une fois l’examen réglementaire terminé.
En l’absence de toute information publique, il est impossible de dire le nombre d’actions qui seront mises sur le marché, ni leur prix. L’opération dépend également de la situation : si les marchés sont agités, si la conjoncture est défavorable, ou si la valorisation attendue n’est pas au rendez-vous, Anthropic peut repousser son projet d’IPO ou tout simplement l’annuler.
Tout laisse cependant penser que cette introduction en Bourse ira à son terme. Le dernier tour de table d’Anthropic lui a permis de réunir 65 milliards de dollars d’argent frais, sur la base d’une valorisation de 965 milliards de dollars. Soit davantage qu’OpenAI (852 milliards de dollars début avril). Le créateur de ChatGPT aurait lui aussi l’intention de se lancer en Bourse d’ici la fin de l’année.
Ça, c’est fait. Après des mois de rumeurs, Anthropic a confirmé, sans trop de surprise, son intention d’entrer en Bourse (IPO). Le labo IA a déposé un formulaire S-1 auprès de la SEC, le gendarme boursier américain. Le tout de manière confidentielle, comme c’est souvent le cas. En conséquence, le dossier n’a pas été rendu public ; l’entreprise et l’autorité peuvent ainsi discuter à l’abri des regards indiscrets.
Il s’agit d’une première étape, puisque ce dépôt ne signifie pas qu’Anthropic va automatiquement entrer en Bourse. Mais la société se donne la possibilité de le faire une fois l’examen réglementaire terminé.
En l’absence de toute information publique, il est impossible de dire le nombre d’actions qui seront mises sur le marché, ni leur prix. L’opération dépend également de la situation : si les marchés sont agités, si la conjoncture est défavorable, ou si la valorisation attendue n’est pas au rendez-vous, Anthropic peut repousser son projet d’IPO ou tout simplement l’annuler.
Tout laisse cependant penser que cette introduction en Bourse ira à son terme. Le dernier tour de table d’Anthropic lui a permis de réunir 65 milliards de dollars d’argent frais, sur la base d’une valorisation de 965 milliards de dollars. Soit davantage qu’OpenAI (852 milliards de dollars début avril). Le créateur de ChatGPT aurait lui aussi l’intention de se lancer en Bourse d’ici la fin de l’année.
Spliiit est dans la panade. Le service de partage d’abonnement a été lourdement condamné par le tribunal judiciaire de Paris, qui s’est largement rangé du côté d’Apple, Disney et Netflix. Outre le versement d’une provision significative, le modèle économique de Spliiit est sévèrement remis en cause.
Apple, Disney et Netflix accusaient Spliiit de parasitisme et de contrefaçon de marques. Leur plainte déposée en 2022 a connu bien des rebondissements. Jonathan Lalinec, le directeur général de Spliiit, avait expliqué en avril à Next que le procès était désormais « sans objet » : « La justice prend du temps, et entre 2021 et 2026, il s’est passé beaucoup de choses du point de vue des éditeurs ». Avant de rappeler que ces plateformes de streaming et services en ligne avaient changé leurs offres, avec l’ajout de formules « abonné supplémentaire ».
Un espoir douché par le tribunal judiciaire de Paris. Le jugement sur le fond a finalement été publié vendredi dernier et partagé par le site L’Informé. S’il n’est pas tendre pour Spliiit, le tribunal a toutefois rejeté l’idée que l’activité même de mise en relation pour partager un abonnement est automatiquement illégale : « l’activité exercée par la société Spliiit […] n’est pas en elle-même illicite ».
Capture d’écran Spliiit.
Dans un communiqué, Spliiit relève que le tribunal a rejeté les accusations de parasitisme et qu’il n’a pas retenu l’argument « selon lequel le partage de frais constituerait, en soi, une commercialisation d’abonnements ».
Le manque à gagner des plaignants
Pour le reste, le tribunal considère que le service a commis des actes de complicité de violation des conditions générales d’utilisation, des actes de concurrence déloyale et de contrefaçon de marques. Spliiit ne peut plus utiliser les marques Apple, Disney et Netflix au-delà de ce qui est strictement nécessaire, ne peut plus proposer de partage d’abonnements lorsqu’il implique une violation des conditions d’utilisation, et doit modifier plusieurs éléments de son site jugés trompeurs ou insuffisamment clairs.
Spliiit doit également verser des dommages et intérêts ; ils sont certes inférieurs à ce que demandaient les plaignants (9,2 millions d’euros), mais en tout, le service doit verser 785 000 euros. Outre les 49 000 euros de frais de procédure, l’entreprise doit verser 10 000 euros à Apple, 20 000 euros à Disney et 30 000 euros à Netflix pour contrefaçon des marques. Des provisions sont exigées pour compenser le manque à gagner subi par les sociétés plaignantes : 25 000 euros pour Apple (iCloud, Apple Music, Apple TV, etc.), 100 000 euros pour Disney, 300 000 euros pour Netflix France et autant pour Netflix International.
Cette notion de manque à gagner se base sur le fait que des consommateurs ont pu choisir de passer par Spliiit « à moindre frais » plutôt que de souscrire directement un abonnement conforme aux règles fixées par les sociétés éditrices. Si l’activité de mise en relation n’est pas illicite en soi, le tribunal estime qu’elle devient fautive lorsqu’elle facilite des partages contraires aux conditions d’utilisation des plateformes.
Le tribunal constate que ces limitations contractuelles font partie intégrante des abonnements proposés par Netflix, Disney ou Apple, et que Spliiit a facilité des usages permettant de les contourner.
Le partage d’abonnements reste licite
Spliiit pourra toujours se consoler en constatant que son activité n’a donc rien d’illégal. La société explique que le débat ne porte pas sur son existence ni sur le principe de partage de frais, « mais sur les conditions dans lesquelles certains abonnements peuvent être partagés au regard des conditions générales d’utilisation définies par chaque service. » Il n’empêche : la condamnation reste lourde. Spliiit prend acte de la décision, mais annonce la contester fermement et « confirme son intention de faire appel ».
L’entreprise estime que « certaines offres peuvent continuer à être proposées sur sa plateforme dans un cadre conforme ». C’est un interstice dans lequel Spliiit a l’intention de se glisser.
Le service de partage d’abonnements avait obtenu une petite victoire en 2022 : dans une ordonnance de référé, le tribunal avait en effet estimé que les règles de partage des streameurs étaient ambiguës et incohérentes, mais renvoyait à une décision sur le fond. Une médiation avait été demandée l’an dernier, sans que les parties parviennent à se mettre d’accord.
Spliiit est dans la panade. Le service de partage d’abonnement a été lourdement condamné par le tribunal judiciaire de Paris, qui s’est largement rangé du côté d’Apple, Disney et Netflix. Outre le versement d’une provision significative, le modèle économique de Spliiit est sévèrement remis en cause.
Apple, Disney et Netflix accusaient Spliiit de parasitisme et de contrefaçon de marques. Leur plainte déposée en 2022 a connu bien des rebondissements. Jonathan Lalinec, le directeur général de Spliiit, avait expliqué en avril à Next que le procès était désormais « sans objet » : « La justice prend du temps, et entre 2021 et 2026, il s’est passé beaucoup de choses du point de vue des éditeurs ». Avant de rappeler que ces plateformes de streaming et services en ligne avaient changé leurs offres, avec l’ajout de formules « abonné supplémentaire ».
Un espoir douché par le tribunal judiciaire de Paris. Le jugement sur le fond a finalement été publié vendredi dernier et partagé par le site L’Informé. S’il n’est pas tendre pour Spliiit, le tribunal a toutefois rejeté l’idée que l’activité même de mise en relation pour partager un abonnement est automatiquement illégale : « l’activité exercée par la société Spliiit […] n’est pas en elle-même illicite ».
Capture d’écran Spliiit.
Dans un communiqué, Spliiit relève que le tribunal a rejeté les accusations de parasitisme et qu’il n’a pas retenu l’argument « selon lequel le partage de frais constituerait, en soi, une commercialisation d’abonnements ».
Le manque à gagner des plaignants
Pour le reste, le tribunal considère que le service a commis des actes de complicité de violation des conditions générales d’utilisation, des actes de concurrence déloyale et de contrefaçon de marques. Spliiit ne peut plus utiliser les marques Apple, Disney et Netflix au-delà de ce qui est strictement nécessaire, ne peut plus proposer de partage d’abonnements lorsqu’il implique une violation des conditions d’utilisation, et doit modifier plusieurs éléments de son site jugés trompeurs ou insuffisamment clairs.
Spliiit doit également verser des dommages et intérêts ; ils sont certes inférieurs à ce que demandaient les plaignants (9,2 millions d’euros), mais en tout, le service doit verser 785 000 euros. Outre les 49 000 euros de frais de procédure, l’entreprise doit verser 10 000 euros à Apple, 20 000 euros à Disney et 30 000 euros à Netflix pour contrefaçon des marques. Des provisions sont exigées pour compenser le manque à gagner subi par les sociétés plaignantes : 25 000 euros pour Apple (iCloud, Apple Music, Apple TV, etc.), 100 000 euros pour Disney, 300 000 euros pour Netflix France et autant pour Netflix International.
Cette notion de manque à gagner se base sur le fait que des consommateurs ont pu choisir de passer par Spliiit « à moindre frais » plutôt que de souscrire directement un abonnement conforme aux règles fixées par les sociétés éditrices. Si l’activité de mise en relation n’est pas illicite en soi, le tribunal estime qu’elle devient fautive lorsqu’elle facilite des partages contraires aux conditions d’utilisation des plateformes.
Le tribunal constate que ces limitations contractuelles font partie intégrante des abonnements proposés par Netflix, Disney ou Apple, et que Spliiit a facilité des usages permettant de les contourner.
Le partage d’abonnements reste licite
Spliiit pourra toujours se consoler en constatant que son activité n’a donc rien d’illégal. La société explique que le débat ne porte pas sur son existence ni sur le principe de partage de frais, « mais sur les conditions dans lesquelles certains abonnements peuvent être partagés au regard des conditions générales d’utilisation définies par chaque service. » Il n’empêche : la condamnation reste lourde. Spliiit prend acte de la décision, mais annonce la contester fermement et « confirme son intention de faire appel ».
L’entreprise estime que « certaines offres peuvent continuer à être proposées sur sa plateforme dans un cadre conforme ». C’est un interstice dans lequel Spliiit a l’intention de se glisser.
Le service de partage d’abonnements avait obtenu une petite victoire en 2022 : dans une ordonnance de référé, le tribunal avait en effet estimé que les règles de partage des streameurs étaient ambiguës et incohérentes, mais renvoyait à une décision sur le fond. Une médiation avait été demandée l’an dernier, sans que les parties parviennent à se mettre d’accord.
Microsoft poursuit son travail de fond pour apporter plus de personnalisation, de stabilité et de fiabilité à Windows 11. Le chantier ouvert en début d’année multiplie les nouveautés, grandes et petites. Nouveau point d’étape.
En mars, Microsoft annonçait un retour aux fondamentaux pour Windows 11, après les errements de l’IA à tous crins. L’éditeur a du pain sur la planche, car le système d’exploitation souffre beaucoup de performances en berne et d’une stabilité aux fraises. Les choses ont commencé à s’améliorer avec les premières livraisons des versions bêtas de Windows 11.
La nouvelle fournée pour les utilisateurs inscrits au programme Windows Insider a été présentée, et la grosse nouveauté n’est autre que la possibilité, finalement, de positionner la barre des tâches sur les côtés ou en haut de l’écran. Une fonction réclamée depuis des années, que Microsoft va finalement livrer !
Les miracles existent. Image : Microsoft
Microsoft ajoute la possibilité de choisir l’alignement des icônes selon la position de la barre des tâches, l’affichage des libellés des apps ouvertes pour mieux distinguer les fenêtres, et la possibilité d’opter pour une version plus compacte de la barre pour libérer de l’espace.
Le menu Démarrer gagne lui aussi en flexibilité, puisqu’il sera possible d’afficher ou de masquer les sections « Épinglés », « Recommandés » et « Toutes les applications » de manière indépendante. La taille des menus pourra être modifiée et le nom et la photo de profil de l’utilisateur masqués pour davantage de confidentialité.
L’amélioration de Windows 11 passe aussi par de toutes petites choses. La vue Détails de l’Explorateur de fichiers affiche ainsi le poids des fichiers avec les unités appropriées (ko, Mo, Go) au lieu d’être systématiquement exprimé en ko. La barre d’adresse de ce même Explorateur prend en charge davantage de formats de chemins (notamment ceux contenant des guillemets ou des doubles antislashs : C:\Users\user ou “C:\Users\user”), ce qui facilitera le copier-coller depuis d’autres applications. Des bugs liés au renommage de fichiers ont aussi été corrigés.
Isolation vocale et personnalisation visuelle
Ces améliorations peuvent paraitre anodines, mais ce sont des fonctions dont se servent des millions d’utilisateurs chaque jour. L’accessibilité de Windows 11 est aussi un chantier à ciel ouvert. Du côté des commandes vocales, la nouveauté principale est Voice Isolation, qui réduit l’impact des bruits de fond afin de mieux isoler la voix de l’utilisateur. De quoi améliorer la reconnaissance des commandes vocales même dans un environnement bruyant.
Image : Microsoft
L’éditeur ajoute également de nouvelles options de personnalisation visuelle. Une fonction de teinte d’écran permet notamment d’ajuster les couleurs et l’opacité de l’affichage selon les préférences de l’utilisateur ou les conditions d’éclairage. Il est plus facile de définir un niveau de zoom dans l’outil Loupe, et de modifier le grossissement depuis son interface, sans avoir à fureter au fin fond des réglages de Windows.
Microsoft poursuit en parallèle ses efforts pour améliorer la fiabilité de son système d’exploitation en s’attaquant à un élément souvent invisible mais essentiel : les pilotes matériels. L’éditeur a présenté durant la conférence WinHEC 2026 un nouveau programme, Driver Quality Initiative (DQI), pour renforcer la qualité, la fiabilité et la sécurité des drivers en travaillant avec les constructeurs de périphériques.
Ces nouveautés sont en cours de déploiement via le nouveau canal Experimental du programme Windows Insider.
Microsoft poursuit son travail de fond pour apporter plus de personnalisation, de stabilité et de fiabilité à Windows 11. Le chantier ouvert en début d’année multiplie les nouveautés, grandes et petites. Nouveau point d’étape.
En mars, Microsoft annonçait un retour aux fondamentaux pour Windows 11, après les errements de l’IA à tous crins. L’éditeur a du pain sur la planche, car le système d’exploitation souffre beaucoup de performances en berne et d’une stabilité aux fraises. Les choses ont commencé à s’améliorer avec les premières livraisons des versions bêtas de Windows 11.
La nouvelle fournée pour les utilisateurs inscrits au programme Windows Insider a été présentée, et la grosse nouveauté n’est autre que la possibilité, finalement, de positionner la barre des tâches sur les côtés ou en haut de l’écran. Une fonction réclamée depuis des années, que Microsoft va finalement livrer !
Les miracles existent. Image : Microsoft
Microsoft ajoute la possibilité de choisir l’alignement des icônes selon la position de la barre des tâches, l’affichage des libellés des apps ouvertes pour mieux distinguer les fenêtres, et la possibilité d’opter pour une version plus compacte de la barre pour libérer de l’espace.
Le menu Démarrer gagne lui aussi en flexibilité, puisqu’il sera possible d’afficher ou de masquer les sections « Épinglés », « Recommandés » et « Toutes les applications » de manière indépendante. La taille des menus pourra être modifiée et le nom et la photo de profil de l’utilisateur masqués pour davantage de confidentialité.
L’amélioration de Windows 11 passe aussi par de toutes petites choses. La vue Détails de l’Explorateur de fichiers affiche ainsi le poids des fichiers avec les unités appropriées (ko, Mo, Go) au lieu d’être systématiquement exprimé en ko. La barre d’adresse de ce même Explorateur prend en charge davantage de formats de chemins (notamment ceux contenant des guillemets ou des doubles antislashs : C:\Users\user ou “C:\Users\user”), ce qui facilitera le copier-coller depuis d’autres applications. Des bugs liés au renommage de fichiers ont aussi été corrigés.
Isolation vocale et personnalisation visuelle
Ces améliorations peuvent paraitre anodines, mais ce sont des fonctions dont se servent des millions d’utilisateurs chaque jour. L’accessibilité de Windows 11 est aussi un chantier à ciel ouvert. Du côté des commandes vocales, la nouveauté principale est Voice Isolation, qui réduit l’impact des bruits de fond afin de mieux isoler la voix de l’utilisateur. De quoi améliorer la reconnaissance des commandes vocales même dans un environnement bruyant.
Image : Microsoft
L’éditeur ajoute également de nouvelles options de personnalisation visuelle. Une fonction de teinte d’écran permet notamment d’ajuster les couleurs et l’opacité de l’affichage selon les préférences de l’utilisateur ou les conditions d’éclairage. Il est plus facile de définir un niveau de zoom dans l’outil Loupe, et de modifier le grossissement depuis son interface, sans avoir à fureter au fin fond des réglages de Windows.
Microsoft poursuit en parallèle ses efforts pour améliorer la fiabilité de son système d’exploitation en s’attaquant à un élément souvent invisible mais essentiel : les pilotes matériels. L’éditeur a présenté durant la conférence WinHEC 2026 un nouveau programme, Driver Quality Initiative (DQI), pour renforcer la qualité, la fiabilité et la sécurité des drivers en travaillant avec les constructeurs de périphériques.
Ces nouveautés sont en cours de déploiement via le nouveau canal Experimental du programme Windows Insider.
Même si Microsoft s’est décidé à rationaliser la présence (parfois envahissante) de l’IA dans Windows, l’éditeur ne compte pas lâcher l’affaire. Pour remettre de l’ordre dans sa galaxie de Copilot, l’entreprise préparerait une « superapp » regroupant tous ses assistants IA au sein d’une interface unique.
On ne compte plus les Copilot : les déclinaisons de l’IA chez Microsoft sont tellement nombreuses que plus personne n’y comprend rien. GitHub Copilot, Microsoft 365 Copilot, Copilot Cowork, le chatbot grand public Copilot… Difficile de s’y retrouver, les utilisateurs ne savent plus très bien à quoi sert tel ou tel service. Microsoft a commencé à réagir, en réduisant le forcing de Copilot et la surcharge de l’IA dans le système d’exploitation. Mais il reste encore beaucoup de travail pour trouver une cohérence à ce bazar d’IA.
C’est pourquoi l’éditeur plancherait actuellement sur une « superapp », une application unique regroupant tous les Copilot derrière une seule interface. La rumeur rapportée par Fortune consisterait en un guichet unique donnant accès à tous les Copilot de l’utilisateur. À cela s’ajouterait un système d’automatisation à base d’agents IA, baptisé Autopilot.
Le projet n’est pas sans rappeler la propre « superapp » que développe OpenAI, en prenant comme base l’outil de vibe coding Codex. À terme, l’idée est de répondre à l’ensemble des requêtes de l’utilisateur grand public, développeur ou professionnel.
La stratégie de la superapp a du sens pour Microsoft comme pour OpenAI, même si on peut faire valoir qu’une telle application « fourre-tout » peut désorienter les utilisateurs qui cherchent à réaliser une tâche précise. Ou rendre l’ensemble plus difficile à appréhender.
Au mois de mars, le directeur général Satya Nadella nommait un « chef » de Copilot en la personne de Jacob Andreou, qui est chargé de remettre du sens et de l’ordre dans la pléthore de fonctions et de services Copilot. On pourrait entendre parler de cette superapp dès cette semaine, à l’occasion des conférences Build de Microsoft, même s’il ne serait pas question de montrer l’app en elle-même. Celle-ci pourrait cependant ne pas tarder : la rumeur évoque en effet un lancement d’ici la fin de l’été.
Même si Microsoft s’est décidé à rationaliser la présence (parfois envahissante) de l’IA dans Windows, l’éditeur ne compte pas lâcher l’affaire. Pour remettre de l’ordre dans sa galaxie de Copilot, l’entreprise préparerait une « superapp » regroupant tous ses assistants IA au sein d’une interface unique.
On ne compte plus les Copilot : les déclinaisons de l’IA chez Microsoft sont tellement nombreuses que plus personne n’y comprend rien. GitHub Copilot, Microsoft 365 Copilot, Copilot Cowork, le chatbot grand public Copilot… Difficile de s’y retrouver, les utilisateurs ne savent plus très bien à quoi sert tel ou tel service. Microsoft a commencé à réagir, en réduisant le forcing de Copilot et la surcharge de l’IA dans le système d’exploitation. Mais il reste encore beaucoup de travail pour trouver une cohérence à ce bazar d’IA.
C’est pourquoi l’éditeur plancherait actuellement sur une « superapp », une application unique regroupant tous les Copilot derrière une seule interface. La rumeur rapportée par Fortune consisterait en un guichet unique donnant accès à tous les Copilot de l’utilisateur. À cela s’ajouterait un système d’automatisation à base d’agents IA, baptisé Autopilot.
Le projet n’est pas sans rappeler la propre « superapp » que développe OpenAI, en prenant comme base l’outil de vibe coding Codex. À terme, l’idée est de répondre à l’ensemble des requêtes de l’utilisateur grand public, développeur ou professionnel.
La stratégie de la superapp a du sens pour Microsoft comme pour OpenAI, même si on peut faire valoir qu’une telle application « fourre-tout » peut désorienter les utilisateurs qui cherchent à réaliser une tâche précise. Ou rendre l’ensemble plus difficile à appréhender.
Au mois de mars, le directeur général Satya Nadella nommait un « chef » de Copilot en la personne de Jacob Andreou, qui est chargé de remettre du sens et de l’ordre dans la pléthore de fonctions et de services Copilot. On pourrait entendre parler de cette superapp dès cette semaine, à l’occasion des conférences Build de Microsoft, même s’il ne serait pas question de montrer l’app en elle-même. Celle-ci pourrait cependant ne pas tarder : la rumeur évoque en effet un lancement d’ici la fin de l’été.
Brûler des tokens pour se faire bien voir de ses patrons ne sert à rien, mieux vaut se concentrer sur la qualité des produits développés avec l’IA. C’est en substance le message en interne chez Amazon, qui a mis fin à un classement mesurant la quantité de tokens utilisés.
Amazon veut que ses employés utilisent l’IA générative pour développer de nouveaux produits et services ; mais pas en brûlant des tokens sur des tâches sans intérêt. L’entreprise a mis un terme à Kirorank, un classement mesurant l’utilisation de Kiro, une plateforme de développement assisté par IA. Plus un employé utilisait cet outil IA, plus son score grimpait.
Illustration : Flock
Pour gagner des places, certains petits malins avaient commencé à « optimiser » leur usage de l’IA, en lançant des agents IA pour générer artificiellement de l’activité, ce qui leur permettait de consommer un maximum de tokens sans produire davantage de travail « utile ». Cette pratique du « tokenmaxxing » revient cher : les modèles IA ne sont pas gratuits, ils consomment des ressources de calcul que les entreprises doivent payer.
Si des milliers d’employés commencent à faire tourner des agents IA pour des tâches sans valeur ajoutée, la facture grimpe rapidement. Et c’est d’autant plus sensible qu’Amazon est un des principaux acteurs du secteur, avec des investissements massifs pour ses infrastructures (200 milliards rien que cette année).
Dave Treadwell, vice-président d’Amazon, a reconnu que ce classement avait été créé avec de « bonnes intentions », mais qu’il avait produit des effets toxiques. « N’utilisez pas l’IA simplement pour utiliser l’IA », a-t-il indiqué dans un mémo publié par le Financial Times. L’entreprise préfère désormais suivre d’autres indicateurs comme les « déploiements normalisés » qui mesurent si l’IA aide réellement à produire du code utile, plutôt que de simplement compter le volume de tokens brûlés.
« Le tableau de bord bêta n’était pas un outil officiel ni approuvé, et il a depuis été abandonné », a confirmé Amazon dans une déclaration. Ce classement avait été créé par un groupe d’employés « qui souhaitaient sensibiliser leurs collègues à la manière dont l’IA peut accélérer le travail ». L’entreprise préfère se concentrer sur « l’efficacité opérationnelle ».
La pression n’en reste pas moins forte pour adopter l’IA dans le travail de tous les jours. Amazon s’est fixé un objectif de 80 % de développeurs devant utiliser cette technologie chaque semaine.
Brûler des tokens pour se faire bien voir de ses patrons ne sert à rien, mieux vaut se concentrer sur la qualité des produits développés avec l’IA. C’est en substance le message en interne chez Amazon, qui a mis fin à un classement mesurant la quantité de tokens utilisés.
Amazon veut que ses employés utilisent l’IA générative pour développer de nouveaux produits et services ; mais pas en brûlant des tokens sur des tâches sans intérêt. L’entreprise a mis un terme à Kirorank, un classement mesurant l’utilisation de Kiro, une plateforme de développement assisté par IA. Plus un employé utilisait cet outil IA, plus son score grimpait.
Illustration : Flock
Pour gagner des places, certains petits malins avaient commencé à « optimiser » leur usage de l’IA, en lançant des agents IA pour générer artificiellement de l’activité, ce qui leur permettait de consommer un maximum de tokens sans produire davantage de travail « utile ». Cette pratique du « tokenmaxxing » revient cher : les modèles IA ne sont pas gratuits, ils consomment des ressources de calcul que les entreprises doivent payer.
Si des milliers d’employés commencent à faire tourner des agents IA pour des tâches sans valeur ajoutée, la facture grimpe rapidement. Et c’est d’autant plus sensible qu’Amazon est un des principaux acteurs du secteur, avec des investissements massifs pour ses infrastructures (200 milliards rien que cette année).
Dave Treadwell, vice-président d’Amazon, a reconnu que ce classement avait été créé avec de « bonnes intentions », mais qu’il avait produit des effets toxiques. « N’utilisez pas l’IA simplement pour utiliser l’IA », a-t-il indiqué dans un mémo publié par le Financial Times. L’entreprise préfère désormais suivre d’autres indicateurs comme les « déploiements normalisés » qui mesurent si l’IA aide réellement à produire du code utile, plutôt que de simplement compter le volume de tokens brûlés.
« Le tableau de bord bêta n’était pas un outil officiel ni approuvé, et il a depuis été abandonné », a confirmé Amazon dans une déclaration. Ce classement avait été créé par un groupe d’employés « qui souhaitaient sensibiliser leurs collègues à la manière dont l’IA peut accélérer le travail ». L’entreprise préfère se concentrer sur « l’efficacité opérationnelle ».
La pression n’en reste pas moins forte pour adopter l’IA dans le travail de tous les jours. Amazon s’est fixé un objectif de 80 % de développeurs devant utiliser cette technologie chaque semaine.
Gros soupçon d’obsolescence programmée chez Microsoft. Les logiciels de la suite Office 2019 pour Mac seront bientôt limités à la lecture et à l’impression de documents. Par conséquent, il sera impossible de les modifier, de les sauvegarder ou de créer de nouveaux fichiers. La seule solution : passer à une version plus récente ou basculer vers l’offre sur abonnement, ce qui implique de mettre la main à la poche.
À compter du 13 juillet, les utilisateurs d’Office 2019 et d’Office 2021 sur Mac, et certains utilisateurs de Microsoft 365 sur macOS, iOS ou iPadOS ne pourront plus modifier ou sauvegarder des documents dans Word, Excel, PowerPoint, Outlook ou OneNote. Les logiciels bureautiques n’offriront plus que la lecture seule des fichiers, ce qui permettra uniquement de voir les documents et de les imprimer. MacGeneration rapporte qu’il s’agit d’un problème de certificat de sécurité.
Image : Microsoft
Pour ce qui concerne Microsoft 365, la version de la suite bureautique sur abonnement, la solution est simple : il suffit de mettre à jour les différents composants logiciels. Une opération qui n’est pas nécessaire sur Windows ou Android, mais qui s’impose sur les systèmes d’exploitation d’Apple. Pour Office 2021, Microsoft recommande également de mettre à jour les applications.
Attention toutefois : la configuration minimale pour pouvoir utiliser Microsoft 365 ou Office 2021 est un Mac sous macOS 12 Monterey (sorti en 2021), ou iOS 17 (sorti en 2023) pour les appareils mobiles. Tout le monde ne veut pas forcément passer ses machines à une version plus récente de leurs systèmes d’exploitation. Pour les appareils incompatibles avec Monterey ou iOS 17, les solutions proposées par l’éditeur ne sont guère réjouissantes : utiliser la version web de Microsoft 365 (gratuite mais avec des fonctions limitées), ou… s’en servir sur un ordinateur compatible.
Mais le vrai problème concerne Office 2019. Comme Office 2021, il s’agit d’une suite vendue sous la forme d’une licence perpétuelle… mais qui n’a de « perpétuelle » que le nom, finalement. Le support de cette mouture a cessé en octobre 2023, ce qui n’empêchait pas — jusqu’à présent — de s’en servir normalement.
À partir de juillet, ses fonctionnalités seront donc réduites au strict minimum. On peut basculer sur la version web gratuite de Microsoft 365, ou pour ceux qui ont besoin de toutes les fonctions de la suite, s’abonner à Microsoft 365 ou acheter Office 2024. L’entreprise suggère aussi de changer d’appareil et d’acquérir un nouveau Mac, iPhone, iPad ou PC… Facile à dire !
Le compte à rebours pour les utilisateurs d’Office 2021 ne va pas tarder, puisque la fin du support est programmée le 13 octobre 2026. Là encore, Microsoft ne devrait pas empêcher de se servir de toutes les fonctions, mais pour combien de temps ? L’éditeur précise tout de même que dans tous les cas, les fichiers ne sont heureusement pas affectés.
Gros soupçon d’obsolescence programmée chez Microsoft. Les logiciels de la suite Office 2019 pour Mac seront bientôt limités à la lecture et à l’impression de documents. Par conséquent, il sera impossible de les modifier, de les sauvegarder ou de créer de nouveaux fichiers. La seule solution : passer à une version plus récente ou basculer vers l’offre sur abonnement, ce qui implique de mettre la main à la poche.
À compter du 13 juillet, les utilisateurs d’Office 2019 et d’Office 2021 sur Mac, et certains utilisateurs de Microsoft 365 sur macOS, iOS ou iPadOS ne pourront plus modifier ou sauvegarder des documents dans Word, Excel, PowerPoint, Outlook ou OneNote. Les logiciels bureautiques n’offriront plus que la lecture seule des fichiers, ce qui permettra uniquement de voir les documents et de les imprimer. MacGeneration rapporte qu’il s’agit d’un problème de certificat de sécurité.
Image : Microsoft
Pour ce qui concerne Microsoft 365, la version de la suite bureautique sur abonnement, la solution est simple : il suffit de mettre à jour les différents composants logiciels. Une opération qui n’est pas nécessaire sur Windows ou Android, mais qui s’impose sur les systèmes d’exploitation d’Apple. Pour Office 2021, Microsoft recommande également de mettre à jour les applications.
Attention toutefois : la configuration minimale pour pouvoir utiliser Microsoft 365 ou Office 2021 est un Mac sous macOS 12 Monterey (sorti en 2021), ou iOS 17 (sorti en 2023) pour les appareils mobiles. Tout le monde ne veut pas forcément passer ses machines à une version plus récente de leurs systèmes d’exploitation. Pour les appareils incompatibles avec Monterey ou iOS 17, les solutions proposées par l’éditeur ne sont guère réjouissantes : utiliser la version web de Microsoft 365 (gratuite mais avec des fonctions limitées), ou… s’en servir sur un ordinateur compatible.
Mais le vrai problème concerne Office 2019. Comme Office 2021, il s’agit d’une suite vendue sous la forme d’une licence perpétuelle… mais qui n’a de « perpétuelle » que le nom, finalement. Le support de cette mouture a cessé en octobre 2023, ce qui n’empêchait pas — jusqu’à présent — de s’en servir normalement.
À partir de juillet, ses fonctionnalités seront donc réduites au strict minimum. On peut basculer sur la version web gratuite de Microsoft 365, ou pour ceux qui ont besoin de toutes les fonctions de la suite, s’abonner à Microsoft 365 ou acheter Office 2024. L’entreprise suggère aussi de changer d’appareil et d’acquérir un nouveau Mac, iPhone, iPad ou PC… Facile à dire !
Le compte à rebours pour les utilisateurs d’Office 2021 ne va pas tarder, puisque la fin du support est programmée le 13 octobre 2026. Là encore, Microsoft ne devrait pas empêcher de se servir de toutes les fonctions, mais pour combien de temps ? L’éditeur précise tout de même que dans tous les cas, les fichiers ne sont heureusement pas affectés.
Intel se lance sérieusement à l’assaut du marché des consoles portables qui n’a d’yeux que pour AMD. La nouvelle famille de puces Arc G3 va équiper plusieurs nouveautés signées MSI, Acer et OneXPlayer.
Intel avait trempé un doigt de pied dans le marché des consoles portables avec le Core Ultra 155H utilisé par MSI dans la Claw, en 2024. Cette première incursion s’est transformée en désastre, la puce offrant des performances bien en deçà du silicium d’AMD sur des consoles plus anciennes. Intel et MSI avaient rattrapé le coup l’année suivante avec la Claw 8 AI Plus et sa Core Ultra 7 258V.
Intel veut mettre un coup d’arrêt à AMD
Malgré tout, il manquait au catalogue du géant américain une gamme de puces dédiée au jeu portable capable de se mesurer à toute la puissance des Ryzen Z d’AMD. C’est désormais chose faite, avec les Arc G3 et G3 Extreme. Ces deux modèles s’appuient sur l’architecture des Core Ultra Series 3 (Panther Lake), et ils sont fabriqués avec le procédé 18A, le nœud de classe 1,8 nanomètre sur lequel Intel mise beaucoup.
Les deux puces embarquent un CPU doté de 14 cœurs : 2x P (performants), 8x E (efficients) et 4x LP-E (efficients basse consommation). Les cœurs P tournent à un maximum de 4,6 GHz pour l’Arc G3, et 4,7 GHz pour la déclinaison Extreme. Chacun embarque 12 Mo de mémoire cache L3, jusqu’à 96 Go de mémoire LPDDR5X, pour une enveloppe thermique comprise entre 8 et 35 W, et un NPU de 46 TOPS.
Au-delà du processeur, c’est surtout le GPU intégré qui nous intéresse ici. Intel accole un Arc B370 équipé de 10 cœurs Xe3 jusqu’à 2,2 GHz sur le G3, et un Arc B390 avec 12 cœurs jusqu’à 2,3 GHz sur le modèle Extreme. Le groupe ne précise par contre pas la consommation.
Les iGPU du fondeur ont bonne presse et Intel affirme qu’il proposera un suivi 0-day des pilotes pour les nouveaux jeux. À confirmer dans les mois à venir. Les benchmarks d’un portable de démonstration réalisés en début d’année par Tom’s Hardware confirment les bonnes dispositions du composant, avec un framerate solide qui tourne autour de 60 FPS sur des jeux récents en 1080p.
Image : Intel
La question de l’autonomie reste posée, car elle est évidemment essentielle sur les consoles portables. Intel met en avant le support du XeSS 3, la technologie d’upscale maison. Outre l’upscaling IA, le XeSS 3 combine la génération d’images et une latence réduite. C’est la réponse d’Intel aux technologies similaires chez NVIDIA et AMD.
Intel ajoute au lot une fonction de précompilation des shaders depuis le nuage pour une sélection de titres, de quoi en accélérer le lancement (les joueurs sont bien trop souvent soumis à une longue attente, le temps de calculer les shaders). La gamme Arc G3 apporte également le support du Wi-Fi 7 avec prise en charge des fonctions Release 2 d’Intel (censées optimiser les performance et la gestion du trafic réseau), d’une architecture Bluetooth 6 à double antenne, et du Thunderbolt 4 (40 Gbps).
Grosses perfs, gros prix
Intel ne part pas seul dans la bataille, où le retard à combler est considérable face à AMD. Plusieurs constructeurs ont dévoilé leur jeu avec de nouvelles consoles Windows qui seront présentées plus avant durant le Computex : la Predator Atlas 8 chez Acer, la OneXPlayer 3 et la Claw 8 EX AI Plus de MSI.
La Claw 8 EX AI Plus de MSI. Toutes ces consoles fonctionnent sous Windows 11, avec « l’expérience plein écran » Xbox.Predator Atlas 8 d’Acer et OneXPlayer 3
Ces appareils sont bâtis autour des nouvelles puces Intel, même si seul Acer proposera une déclinaison G3 standard. Les batteries sont volumineuses, elles dépassent les 80 Wh, et les écrans ont une fréquence d’images de 120 Hz et plus.
Hélas, les constructeurs ne précisent pas les prix, mais au vu du contexte actuel — Valve vient d’augmenter les prix du Steam Deck de 240 euros… —, il n’y a pas de miracle à attendre. Le revendeur italien Ollo a affiché le modèle de MSI (1 To de SSD, 32 Go de mémoire) à 1 599 euros.
Intel se lance sérieusement à l’assaut du marché des consoles portables qui n’a d’yeux que pour AMD. La nouvelle famille de puces Arc G3 va équiper plusieurs nouveautés signées MSI, Acer et OneXPlayer.
Intel avait trempé un doigt de pied dans le marché des consoles portables avec le Core Ultra 155H utilisé par MSI dans la Claw, en 2024. Cette première incursion s’est transformée en désastre, la puce offrant des performances bien en deçà du silicium d’AMD sur des consoles plus anciennes. Intel et MSI avaient rattrapé le coup l’année suivante avec la Claw 8 AI Plus et sa Core Ultra 7 258V.
Intel veut mettre un coup d’arrêt à AMD
Malgré tout, il manquait au catalogue du géant américain une gamme de puces dédiée au jeu portable capable de se mesurer à toute la puissance des Ryzen Z d’AMD. C’est désormais chose faite, avec les Arc G3 et G3 Extreme. Ces deux modèles s’appuient sur l’architecture des Core Ultra Series 3 (Panther Lake), et ils sont fabriqués avec le procédé 18A, le nœud de classe 1,8 nanomètre sur lequel Intel mise beaucoup.
Les deux puces embarquent un CPU doté de 14 cœurs : 2x P (performants), 8x E (efficients) et 4x LP-E (efficients basse consommation). Les cœurs P tournent à un maximum de 4,6 GHz pour l’Arc G3, et 4,7 GHz pour la déclinaison Extreme. Chacun embarque 12 Mo de mémoire cache L3, jusqu’à 96 Go de mémoire LPDDR5X, pour une enveloppe thermique comprise entre 8 et 35 W, et un NPU de 46 TOPS.
Au-delà du processeur, c’est surtout le GPU intégré qui nous intéresse ici. Intel accole un Arc B370 équipé de 10 cœurs Xe3 jusqu’à 2,2 GHz sur le G3, et un Arc B390 avec 12 cœurs jusqu’à 2,3 GHz sur le modèle Extreme. Le groupe ne précise par contre pas la consommation.
Les iGPU du fondeur ont bonne presse et Intel affirme qu’il proposera un suivi 0-day des pilotes pour les nouveaux jeux. À confirmer dans les mois à venir. Les benchmarks d’un portable de démonstration réalisés en début d’année par Tom’s Hardware confirment les bonnes dispositions du composant, avec un framerate solide qui tourne autour de 60 FPS sur des jeux récents en 1080p.
Image : Intel
La question de l’autonomie reste posée, car elle est évidemment essentielle sur les consoles portables. Intel met en avant le support du XeSS 3, la technologie d’upscale maison. Outre l’upscaling IA, le XeSS 3 combine la génération d’images et une latence réduite. C’est la réponse d’Intel aux technologies similaires chez NVIDIA et AMD.
Intel ajoute au lot une fonction de précompilation des shaders depuis le nuage pour une sélection de titres, de quoi en accélérer le lancement (les joueurs sont bien trop souvent soumis à une longue attente, le temps de calculer les shaders). La gamme Arc G3 apporte également le support du Wi-Fi 7 avec prise en charge des fonctions Release 2 d’Intel (censées optimiser les performance et la gestion du trafic réseau), d’une architecture Bluetooth 6 à double antenne, et du Thunderbolt 4 (40 Gbps).
Grosses perfs, gros prix
Intel ne part pas seul dans la bataille, où le retard à combler est considérable face à AMD. Plusieurs constructeurs ont dévoilé leur jeu avec de nouvelles consoles Windows qui seront présentées plus avant durant le Computex : la Predator Atlas 8 chez Acer, la OneXPlayer 3 et la Claw 8 EX AI Plus de MSI.
La Claw 8 EX AI Plus de MSI. Toutes ces consoles fonctionnent sous Windows 11, avec « l’expérience plein écran » Xbox.Predator Atlas 8 d’Acer et OneXPlayer 3
Ces appareils sont bâtis autour des nouvelles puces Intel, même si seul Acer proposera une déclinaison G3 standard. Les batteries sont volumineuses, elles dépassent les 80 Wh, et les écrans ont une fréquence d’images de 120 Hz et plus.
Hélas, les constructeurs ne précisent pas les prix, mais au vu du contexte actuel — Valve vient d’augmenter les prix du Steam Deck de 240 euros… —, il n’y a pas de miracle à attendre. Le revendeur italien Ollo a affiché le modèle de MSI (1 To de SSD, 32 Go de mémoire) à 1 599 euros.
Les serveurs des services de streaming musicaux sont pris d’assaut par les morceaux générés par IA. Et ce n’est pas une exagération : Deezer a révélé que 44 % des chansons provenant de ses fournisseurs sont générées par IA. Des volumes ahurissants que l’industrie tout entière devrait apprendre à gérer collectivement, selon Aurélien Hérault, le directeur de l’innovation de la plateforme française.
« Contenu généré par IA » : c’est la petite phrase qui apparait sur les albums qui contiennent des titres identifiés par Deezer comme ayant été générés avec l’aide d’une IA. Le service de streaming communique régulièrement son travail de fond sur une problématique qui touche toutes les plateformes : développement d’un outil de détection mis à disposition de la filière, effort de transparence vis-à-vis des abonnés, et lutte contre les fraudes au streaming qui accompagnent souvent ces chansons IA.
Capture d’écran du message affiché par Deezer sur les contenus générés par IA
Aurélien Hérault est le directeur de l’innovation chez Deezer. Il est à la tête des équipes qui planchent sur les projets R&D de l’entreprise, qu’il s’agisse des algorithmes de recommandations, des fonctions de recherche ou des expérimentations sur de nouvelles technologies. Pour Next, il revient en détail sur le chantier de l’IA.
L’entretien a été édité pour des raisons de concision et de clarté.
Deezer a annoncé que 44 % des chansons téléversées sur les serveurs sont générées par IA, ce qui représente 75 000 chansons chaque jour. D’où viennent toutes ces chansons ? On s’approche du moment où la majorité des morceaux téléversés seront générés par IA.
C’est la raison pour laquelle nous avons développé l’année dernière un détecteur d’IA pour les morceaux uploadés par tous les fournisseurs avec qui nous avons un partenariat. Il y a notamment dans le lot des plateformes qui permettent à des indépendants de livrer du contenu. Et ce qu’on remarque aujourd’hui, c’est le nombre de plus en plus important de morceaux générés par IA. Si vous vous souvenez des chiffres de l’année dernière, on est clairement dans une augmentation continue.
Nous poursuivons nos déploiements sur un certain nombre d’outils. Aujourd’hui, il y a ce qu’on appelle le DDEX, [une organisation] censée répondre à ce genre de problématique : est-ce que c’est un morceau fait par IA ou non ? Aujourd’hui [ce standard de métadonnées] n’est pas encore exploité ou démocratisé chez l’ensemble des acteurs. C’est pour ça qu’on a mis en place nos technologies qui nous permettent de vérifier et de s’assurer si les contenus sont générés par IA ou pas.
Comment Deezer détecte les morceaux générés par IA ?
Il faut savoir que les modèles génératifs sont des modèles prédictifs, statistiques, qui sont entraînés pour générer de la musique ou des vidéos réalistes. Comment faisons-nous pour les détecter ? La production de ces modèles génératifs laisse des traces inaudibles dans le signal audio, caractéristiques de ces modèles. On a développé une technologie capable de détecter ce type de caractéristiques, à partir du signal audio. Ça nous donne une vision assez précise et assez juste de ce qui nous est livré en termes d’IA. Et on continue d’ailleurs à investir et à développer ce type de technologies.
Comment est-ce présenté aux abonnés de la plateforme ?
Il y a un affichage auprès du grand public sur les pages des albums pour informer s’ils contiennent des musiques générées par IA ou pas. C’est une première facette. Et la seconde facette, c’est notre parti-pris d’enlever [le contenu IA] de nos systèmes de recommandation. C’est-à-dire qu’on ne favorise pas ce type de contenu à l’aide de nos algorithmes.
Est-ce qu’il ne serait pas plus simple finalement que Deezer supprime ces chansons du catalogue ?
Il y a plusieurs aspects à prendre en compte. Déjà, on a un aspect légal et des contrats avec nos distributeurs. Une des obligations est que nous devons publier ce qu’on nous donne. C’est quelque chose qui existe depuis les débuts de Deezer. Mais on souhaite aussi apporter de la transparence à nos utilisateurs.
La seule chose que nous faisons, c’est d’identifier ces morceaux pour pouvoir, à l’avenir, faire évoluer le service, comme par exemple bloquer ces titres dans nos recommandations, ou en étant encore plus sévère. On a une approche très analytique du projet. On essaye de vraiment mesurer les impacts avant de faire évoluer le système.
Spotify vient de mettre en place un badge sur les morceaux qui sont effectivement vérifiés et créés par des humains. Quelle est la différence entre les outils utilisés par Spotify et ceux de Deezer ?
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Ça n’aura pas traîné : à peine 40 jours après le lancement d’Opus 4.7, Anthropic remet le couvert avec une nouvelle version de son modèle IA le plus avancé (hors Mythos). Opus 4.8 inaugure une nouvelle fonction pour améliorer la prise en charge des requêtes très complexes, réduire les erreurs, ainsi qu’un nouveau mode « fast » pour brûler moins de tokens.
Impossible d’arrêter le feu roulant des nouveaux modèles chez Anthropic. Opus 4.7 remonte au 16 avril, mais il est déjà passé de mode : son successeur, Opus 4.8, a en effet été annoncé par le labo IA. Le modèle apporte des améliorations « modestes mais tangibles », affirme l’entreprise, à commencer par… une plus grande prudence quand il ne sait pas quelque chose.
Plus d’honnêteté, moins de tokens
Selon les testeurs cités par Anthropic, Opus 4.8 se montre plus honnête : il signale plus facilement ses incertitudes, évite les affirmations qui ne sont pas vérifiées et laisse moins passer de bugs sans les mentionner. « Un problème général avec les modèles d’IA, c’est qu’ils tirent parfois des conclusions hâtives, en affirmant avec assurance avoir progressé dans leur travail alors que les preuves sont minces », explique la startup. Elle affirme que le nouveau modèle est « environ quatre fois moins susceptible » de laisser des défauts non signalés dans le code, par rapport à son prédécesseur.
Autre nouveauté : une fonction expérimentale baptisée « dynamic workflows » pour Claude Code. Le modèle est en mesure de gérer de très gros projets logiciels en parallèle, ce qui lui permet de les découper en petits bouts, de lancer des centaines de sous-agents en simultané et de vérifier automatiquement les résultats avant de répondre. Anthropic donne en exemple une migration massive de bases de code contenant « des centaines de milliers de lignes ».
Image : Anthropic
En termes de benchmarks, Opus 4.8 affiche des gains incrémentaux sur la plupart des tests (+ 4,9 points sur SWE-Bench Pro,+ 8,5 points sur Terminal-Bench…). Anthropic ne fait pas de bond spectaculaire ici, mais améliore l’existant par petites touches et maintient sa position sur les tâches agentiques. C’est cohérent avec la stratégie de la startup qui vise d’abord les développeurs et les entreprises : sur SWE-Bench Pro (agents de programmation), Opus 4.8 est loin devant GPT-5.5 et Gemini 3.1 Pro. Le modèle d’OpenAI reste cependant le patron sur Terminal-Bench, qui mesure des tâches très proches d’un vrai environnement développeur.
Un des changements les plus importants de cette nouvelle livrée est un réglage d’effort dans claude.ai et Cowork. L’utilisateur peut sélectionner le niveau de ressources à consacrer à une réponse : un effort « faible » retournera des réponses moins précises mais le processus de réflexion sera plus rapide et surtout moins coûteux, à l’inverse d’un effort plus élevé. Par défaut, Opus 4.8 est réglé sur un effort élevé, qui offre selon Anthrophic le meilleur équilibre entre « qualité et expérience utilisateur ».
Sur les travaux de code, ce niveau d’effort consomme le même volume de tokens qu’Opus 4.7 par défaut, « mais avec de meilleures performances ». Cette question des tokens est devenu très sensible, Opus 4.7 se montrant très gourmand en la matière. Une critique qui n’a pas échappé à Anthropic : les limites d’utilisation dans Claude Code ont été relevées pour les niveaux d’effort supérieurs.
Toujours dans cette même optique, Anthropic a révisé fortement à la baisse le coût du mode « rapide » pour Opus 4.8, désormais trois fois moins onéreux que son équivalent sur Opus 4.7. Ce mode, qui travaille 2,5 fois plus vite, revient maintenant à 10 dollars par million de tokens en entrée, et 50 dollars par million de tokens en sortie. C’est trois fois moins cher que pour les précédents modèles (30/150 dollars). Les tarifs pour un usage standard d’Opus 4.8 ne changent pas : 5 dollars par million de tokens en entrée, 25 dollars en sortie.
Enfin, fidèle à une stratégie marketing bien rodée, Anthropic fait miroiter le lancement « dans les prochaines semaines » de modèles grand public basés sur Mythos, le fameux LLM tellement balaise qu’il n’est distribué qu’au compte-goutte au travers du projet Glasswing.
L’entreprise explique que le développement de garde-fous avance bien. Ces mécanismes de sécurité seraient nécessaires pour éviter que les capacités de Mythos ne puissent servir aux pirates pour exploiter des failles. Ces nouveautés et cette agitation autour de Mythos est de bon aloi, alors qu’Anthropic s’apprête selon les rumeurs à se lancer en bourse d’ici la fin de l’année, alors même que l’entreprise vient de boucler une nouvelle levée de fonds record.
Ça n’aura pas traîné : à peine 40 jours après le lancement d’Opus 4.7, Anthropic remet le couvert avec une nouvelle version de son modèle IA le plus avancé (hors Mythos). Opus 4.8 inaugure une nouvelle fonction pour améliorer la prise en charge des requêtes très complexes, réduire les erreurs, ainsi qu’un nouveau mode « fast » pour brûler moins de tokens.
Impossible d’arrêter le feu roulant des nouveaux modèles chez Anthropic. Opus 4.7 remonte au 16 avril, mais il est déjà passé de mode : son successeur, Opus 4.8, a en effet été annoncé par le labo IA. Le modèle apporte des améliorations « modestes mais tangibles », affirme l’entreprise, à commencer par… une plus grande prudence quand il ne sait pas quelque chose.
Plus d’honnêteté, moins de tokens
Selon les testeurs cités par Anthropic, Opus 4.8 se montre plus honnête : il signale plus facilement ses incertitudes, évite les affirmations qui ne sont pas vérifiées et laisse moins passer de bugs sans les mentionner. « Un problème général avec les modèles d’IA, c’est qu’ils tirent parfois des conclusions hâtives, en affirmant avec assurance avoir progressé dans leur travail alors que les preuves sont minces », explique la startup. Elle affirme que le nouveau modèle est « environ quatre fois moins susceptible » de laisser des défauts non signalés dans le code, par rapport à son prédécesseur.
Autre nouveauté : une fonction expérimentale baptisée « dynamic workflows » pour Claude Code. Le modèle est en mesure de gérer de très gros projets logiciels en parallèle, ce qui lui permet de les découper en petits bouts, de lancer des centaines de sous-agents en simultané et de vérifier automatiquement les résultats avant de répondre. Anthropic donne en exemple une migration massive de bases de code contenant « des centaines de milliers de lignes ».
Image : Anthropic
En termes de benchmarks, Opus 4.8 affiche des gains incrémentaux sur la plupart des tests (+ 4,9 points sur SWE-Bench Pro,+ 8,5 points sur Terminal-Bench…). Anthropic ne fait pas de bond spectaculaire ici, mais améliore l’existant par petites touches et maintient sa position sur les tâches agentiques. C’est cohérent avec la stratégie de la startup qui vise d’abord les développeurs et les entreprises : sur SWE-Bench Pro (agents de programmation), Opus 4.8 est loin devant GPT-5.5 et Gemini 3.1 Pro. Le modèle d’OpenAI reste cependant le patron sur Terminal-Bench, qui mesure des tâches très proches d’un vrai environnement développeur.
Un des changements les plus importants de cette nouvelle livrée est un réglage d’effort dans claude.ai et Cowork. L’utilisateur peut sélectionner le niveau de ressources à consacrer à une réponse : un effort « faible » retournera des réponses moins précises mais le processus de réflexion sera plus rapide et surtout moins coûteux, à l’inverse d’un effort plus élevé. Par défaut, Opus 4.8 est réglé sur un effort élevé, qui offre selon Anthrophic le meilleur équilibre entre « qualité et expérience utilisateur ».
Sur les travaux de code, ce niveau d’effort consomme le même volume de tokens qu’Opus 4.7 par défaut, « mais avec de meilleures performances ». Cette question des tokens est devenu très sensible, Opus 4.7 se montrant très gourmand en la matière. Une critique qui n’a pas échappé à Anthropic : les limites d’utilisation dans Claude Code ont été relevées pour les niveaux d’effort supérieurs.
Toujours dans cette même optique, Anthropic a révisé fortement à la baisse le coût du mode « rapide » pour Opus 4.8, désormais trois fois moins onéreux que son équivalent sur Opus 4.7. Ce mode, qui travaille 2,5 fois plus vite, revient maintenant à 10 dollars par million de tokens en entrée, et 50 dollars par million de tokens en sortie. C’est trois fois moins cher que pour les précédents modèles (30/150 dollars). Les tarifs pour un usage standard d’Opus 4.8 ne changent pas : 5 dollars par million de tokens en entrée, 25 dollars en sortie.
Enfin, fidèle à une stratégie marketing bien rodée, Anthropic fait miroiter le lancement « dans les prochaines semaines » de modèles grand public basés sur Mythos, le fameux LLM tellement balaise qu’il n’est distribué qu’au compte-goutte au travers du projet Glasswing.
L’entreprise explique que le développement de garde-fous avance bien. Ces mécanismes de sécurité seraient nécessaires pour éviter que les capacités de Mythos ne puissent servir aux pirates pour exploiter des failles. Ces nouveautés et cette agitation autour de Mythos est de bon aloi, alors qu’Anthropic s’apprête selon les rumeurs à se lancer en bourse d’ici la fin de l’année, alors même que l’entreprise vient de boucler une nouvelle levée de fonds record.
La présentation début mars du MacBook Neo a secoué l’industrie PC. Apple a su construire un ordinateur portable solide et suffisamment performant pour les tâches du quotidien, le tout au prix imbattable (pour un Mac portable) de 699 euros. Et même 599 euros pour les étudiants. Le succès a manifestement été au rendez-vous, les délais de livraison s’étant rapidement allongés peu après le lancement, pour revenir à des délais plus raisonnables (1 à 2 semaines).
Le constructeur de Cupertino a pris de court ses rivaux, qui ne sont pas aidés par une crise de la mémoire dévastatrice pour les marges. Qualcomm relève pourtant le gant, avec une nouvelle puce Snapdragon C. Cette « plateforme » d’entrée de gamme va motoriser des PC portables sous Windows à prix plancher : à partir de 300 dollars… Acer, HP et Lenovo devraient proposer leurs premiers modèles dans le courant de l’année.
Image : Qualcomm
Qualcomm promet une bonne réactivité pour des ordinateurs silencieux, qui tiennent une journée loin d’une prise électrique, et qui ne se transforment pas en radiateur d’appoint au moindre lancement de Chrome. En termes de performances, il ne faut pas s’attendre à monts et merveilles : les applications ou les jeux 3D très gourmands ne seront pas à leur place ici. En revanche, la navigation web, le streaming vidéo et le travail bureautique ne devraient pas poser de problème au quotidien.
Qualcomm oblige, la Snapdragon C embarque aussi des capacités IA en local avec un NPU intégré, même si l’entreprise n’en dit guère plus sur le sujet… ni d’ailleurs sur la fiche technique. Les futurs PC équipés de cette puce ne répondront pas à la liste d’exigences Copilot+, notamment les 40 TOPS pour le NPU.
Qualcomm a aussi indiqué que le processeur de la puce Snapdragon C n’était pas composé de cœurs Oryon, qui sont les moteurs des CPU des Snapdragon X plus haut de gamme, mais des Kryo que l’on retrouve dans des smartphones.
De même, il est peu probable que ces portables emportent 16 Go de RAM ou un SSD confortable, au vu des prix ahurissants des composants. Pour être certifié Copilot+, un PC doit aussi avoir au moins 16 Go de mémoire et de 250 Go de SSD, pour rappel (en plus des 40 TOPS du NPU). Le MacBook Neo se contente de 8 Go de mémoire vive et ne monte pas au-delà de 512 Go de stockage.
C’est d’ailleurs confirmé par Acer avec son Aspire Go 15 annoncé en même temps que le Snapdragon C : il ne proposera que « jusqu’à 8 Go de mémoire » (laissant entendre que des modèles avec encore moins de RAM pourraient voir le jour) avec jusqu’à 512 Go de stockage. Pour la partie GPU c’est comme d’habitude : Adreno, sans aucune indication supplémentaire. Acer ne donne pas de prix ni de date de disponibilité pour l’instant.
Il faudra maintenant voir sur pièce ce que donne un PC Windows doté de la Snapdragon C. Sur le plan des performances bien sûr, mais aussi les finitions : pour 300 dollars, difficile d’en demander trop sur les matériaux ou la qualité de l’écran.
La présentation début mars du MacBook Neo a secoué l’industrie PC. Apple a su construire un ordinateur portable solide et suffisamment performant pour les tâches du quotidien, le tout au prix imbattable (pour un Mac portable) de 699 euros. Et même 599 euros pour les étudiants. Le succès a manifestement été au rendez-vous, les délais de livraison s’étant rapidement allongés peu après le lancement, pour revenir à des délais plus raisonnables (1 à 2 semaines).
Le constructeur de Cupertino a pris de court ses rivaux, qui ne sont pas aidés par une crise de la mémoire dévastatrice pour les marges. Qualcomm relève pourtant le gant, avec une nouvelle puce Snapdragon C. Cette « plateforme » d’entrée de gamme va motoriser des PC portables sous Windows à prix plancher : à partir de 300 dollars… Acer, HP et Lenovo devraient proposer leurs premiers modèles dans le courant de l’année.
Image : Qualcomm
Qualcomm promet une bonne réactivité pour des ordinateurs silencieux, qui tiennent une journée loin d’une prise électrique, et qui ne se transforment pas en radiateur d’appoint au moindre lancement de Chrome. En termes de performances, il ne faut pas s’attendre à monts et merveilles : les applications ou les jeux 3D très gourmands ne seront pas à leur place ici. En revanche, la navigation web, le streaming vidéo et le travail bureautique ne devraient pas poser de problème au quotidien.
Qualcomm oblige, la Snapdragon C embarque aussi des capacités IA en local avec un NPU intégré, même si l’entreprise n’en dit guère plus sur le sujet… ni d’ailleurs sur la fiche technique. Les futurs PC équipés de cette puce ne répondront pas à la liste d’exigences Copilot+, notamment les 40 TOPS pour le NPU.
Qualcomm a aussi indiqué que le processeur de la puce Snapdragon C n’était pas composé de cœurs Oryon, qui sont les moteurs des CPU des Snapdragon X plus haut de gamme, mais des Kryo que l’on retrouve dans des smartphones.
De même, il est peu probable que ces portables emportent 16 Go de RAM ou un SSD confortable, au vu des prix ahurissants des composants. Pour être certifié Copilot+, un PC doit aussi avoir au moins 16 Go de mémoire et de 250 Go de SSD, pour rappel (en plus des 40 TOPS du NPU). Le MacBook Neo se contente de 8 Go de mémoire vive et ne monte pas au-delà de 512 Go de stockage.
C’est d’ailleurs confirmé par Acer avec son Aspire Go 15 annoncé en même temps que le Snapdragon C : il ne proposera que « jusqu’à 8 Go de mémoire » (laissant entendre que des modèles avec encore moins de RAM pourraient voir le jour) avec jusqu’à 512 Go de stockage. Pour la partie GPU c’est comme d’habitude : Adreno, sans aucune indication supplémentaire. Acer ne donne pas de prix ni de date de disponibilité pour l’instant.
Il faudra maintenant voir sur pièce ce que donne un PC Windows doté de la Snapdragon C. Sur le plan des performances bien sûr, mais aussi les finitions : pour 300 dollars, difficile d’en demander trop sur les matériaux ou la qualité de l’écran.
C’est la mort dans l’âme que la France voit partir un de ses plus grands fleurons technologiques, qui va déménager au Luxembourg : Atari, ou plutôt les actionnaires de l’éditeur mythique de jeux vidéo, ont en effet décidé de voir si l’herbe était plus verte du côté du Grand-Duché. Au-delà de cette accroche certes un rien dramatique, une petite explication s’impose…
Les actionnaires d’Atari ont parlé : le siège juridique de la société va quitter la France pour s’installer au Luxembourg, une décision approuvée à plus de 95 % lors de l’assemblée générale du 27 mai (PDF). L’entreprise change de « nationalité juridique », sans citer de raison particulière.
Game jamais over
On peut raisonnablement penser que ce n’est pas pour profiter de l’air plus frais du Luxembourg, mais plutôt du cadre juridique et financier jugé plus flexible qu’en France. Le Grand-Duché est très utilisé par les groupes européens cotés. Les actionnaires ayant voté contre ce déménagement peuvent quitter le navire en cédant leurs parts à la société ; les sommes seront versées au plus tard à la fin du mois de septembre. Les actionnaires ont aussi la possibilité de les revendre sur le marché.
Ce n’est que le dernier avatar d’une histoire qui compte autant de rebondissements qu’une partie de Pong. Atari, c’est évidemment une entreprise créée en Californie en 1972 par Nolan Bushnell et Ted Dabney. Elle devient célèbre avec ses bornes d’arcade, des jeux fondateurs comme Asteroids et Breakout, et surtout la console Atari 2600. Atari devient un des plus grands noms du secteur, une marque synonyme de jeu vidéo aux États-Unis.
Atari a lancé en 2024 une réédition de la console 7800, sortie à l’origine en 1986.
Les années 80 n’ont pas été tendres pour l’entreprise, avec le crash du secteur en 1983, puis la scission l’année suivante entre Atari Games (la branche arcade) et Atari Corporation (la branche consoles et ordinateurs) opérée par le propriétaire de l’époque, le groupe Warner. Des branches historiques qui finissent par disparaitre progressivement du paysage après une stratégie hasardeuse de cessions tous azimuts pour la première, et des flops monumentaux (les consoles Lynx et Jaguar) pour la seconde.
En 1996, après l’échec de la Jaguar, Atari Corp fusionne avec JTS, un constructeur de disques dur. Deux ans plus tard, Hasbro Interactive rachète l’entité, rebaptisée Atari Interactive, et se fait oublier. Atari Games est rachetée en 1996 par Midway Games, qui retire la marque des bornes d’arcade pour éviter toute confusion avec Atari Interactive. De fait, cela signe l’arrêt de mort d’Atari Games.
Comment dit-on Atari en français ?
C’est en 2001 qu’Atari revient sur le devant de la scène… en France. L’éditeur historique français Infogrames s’offre en effet Hasbro Interactive, et donc les droits sur la marque Atari. Deux ans plus tard (et en résumé car c’est infiniment plus compliqué que ça…), Infogrames adopte le nom Atari, qui n’entretient plus aucun rapport avec l’entreprise originelle. Le groupe essuie de lourdes pertes ainsi que la faillite de la filiale américaine en 2013.
Depuis quelques années, Atari a repris du poil de la bête en suivant une feuille de route axée sur le rétro-gaming : l’éditeur lance régulièrement des remakes de ses jeux les plus célèbres, commercialise des consoles (et du merchandising) rétro, et a multiplié les acquisitions de catalogues et de petits studios spécialisés dans la restauration et la préservation de vieux jeux.
La stratégie est payante. Pour son exercice fiscal 2026, Atari prévoit un chiffre d’affaires de 51 millions de dollars, avec une croissance organique de 40 % environ. C’est la troisième année consécutive de croissance, avec des revenus au plus haut niveau depuis plus de dix ans. On est loin des cadors de l’industrie, mais le redressement n’en reste pas moins spectaculaire pour ce qui était considéré il y a encore peu comme une société zombie. Et ce déménagement signale aussi qu’Atari cherche à se positionner comme un groupe à visée internationale, tout en profitant de la fiscalité avantageuse du Luxembourg.