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☕️ NIS2 : l’Europe s’apprêterait à déposer plainte contre la France pour son retard



Selon Politico, la Commission européenne préparerait un dépôt de plainte contre la France, l’Espagne et plusieurs autres pays. La raison ? Le retard pris sur la transposition de la directive NIS2, qui doit entrainer une hausse massive du niveau de cybersécurité sur le Vieux continent.

Toujours selon nos confrères, la Commission prévoirait de porter l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) soit juste avant les congés d’été, soit juste après. Politico cite un responsable de la Commission, qui a souhaité garder l’anonymat.

Illustration : Flock

La Commission n’a pas directement confirmé, le porte-parole Thomas Regnier indiquant simplement que « la Commission pourrait saisir la Cour de justice à l’encontre de certains États membres », puisque le délai de transposition a expiré en octobre 2024. Cependant, Politico cite un responsable français selon lequel le secrétariat général des affaires européennes « prépare sa défense devant la CJUE ».

Pourquoi un tel retard en France ? Parce que la directive NIS2 n’est pas transposée seule. Comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises en 2025, elle s’effectue sur trois textes en même temps : NIS2, qui élargit radicalement le périmètre d’action (de 600 entités sous NIS1 à 15 000), DORA pour la résilience du secteur financier et REC pour les entités critiques.

Or, comme nous le relations en mars dernier, il existe un point de clivage : l’article 16 bis, qui consacre la protection du chiffrement et interdit l’imposition de portes dérobées dans les messageries. La Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) évoquait alors une opposition du gouvernement. Le député Philippe Latombe, impliqué dans la transposition, critiquait pour sa part vertement la DGSI, qui cherchait à supprimer cet article.

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☕️ NIS2 : l’Europe s’apprêterait à déposer plainte contre la France pour son retard



Selon Politico, la Commission européenne préparerait un dépôt de plainte contre la France, l’Espagne et plusieurs autres pays. La raison ? Le retard pris sur la transposition de la directive NIS2, qui doit entrainer une hausse massive du niveau de cybersécurité sur le Vieux continent.

Toujours selon nos confrères, la Commission prévoirait de porter l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) soit juste avant les congés d’été, soit juste après. Politico cite un responsable de la Commission, qui a souhaité garder l’anonymat.

Illustration : Flock

La Commission n’a pas directement confirmé, le porte-parole Thomas Regnier indiquant simplement que « la Commission pourrait saisir la Cour de justice à l’encontre de certains États membres », puisque le délai de transposition a expiré en octobre 2024. Cependant, Politico cite un responsable français selon lequel le secrétariat général des affaires européennes « prépare sa défense devant la CJUE ».

Pourquoi un tel retard en France ? Parce que la directive NIS2 n’est pas transposée seule. Comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises en 2025, elle s’effectue sur trois textes en même temps : NIS2, qui élargit radicalement le périmètre d’action (de 600 entités sous NIS1 à 15 000), DORA pour la résilience du secteur financier et REC pour les entités critiques.

Or, comme nous le relations en mars dernier, il existe un point de clivage : l’article 16 bis, qui consacre la protection du chiffrement et interdit l’imposition de portes dérobées dans les messageries. La Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) évoquait alors une opposition du gouvernement. Le député Philippe Latombe, impliqué dans la transposition, critiquait pour sa part vertement la DGSI, qui cherchait à supprimer cet article.

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[Màj] Pas de Siri AI en Europe : Apple et la Commission s’accusent mutuellement

Hey ? Aïe...
[Màj] Pas de Siri AI en Europe : Apple et la Commission s’accusent mutuellement

Durant la conférence d’ouverture de la WWDC hier soir, Apple a confirmé que la nouvelle version de Siri et ses fonctions IA plus avancées ne seront pas disponibles sur iOS et iPadOS jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué, Apple se justifie : l’entreprise dit avoir tout tenté, essuyant refus après refus. Du côté de la Commission européenne, la réponse est cinglante.

La keynote d’ouverture de la WWDC 2026 a fait la part belle à l’IA. Les fonctions montrées rappellent furieusement ce qu’Apple avait déjà présenté il y a deux ans. Cette fois cependant, l’entreprise s’est assurée que la caméra montrait une utilisation « réelle » de son nouvel assistant Siri AI, délais de réponse inclus.

Siri AI est donc la fameuse version remaniée promise en 2024. Il aura fallu deux ans supplémentaires à Apple pour réaliser sa vision. Les démonstrations étaient donc intéressantes par leur haut niveau d’intégration, mais pas ébouriffantes. Dans sa communication, la société s’est concentrée sur une longue liste de cas pratiques du quotidien.

La disponibilité réelle de Siri AI sera cependant très inégale en Europe.

Oui pour les Mac, non pour les iPhone, iPad (et a priori Apple Watch)

Siri AI sera disponible en Europe pour les Mac, tant qu’ils sont équipés d’au moins une puce M1 (correspondant à la liste de compatibilité de macOS 27, nommé Golden Gate). Le nombre de fonctions dépendra cependant de l’âge de la machine : les fonctions les plus avancées (dont la personnalisation de la voix de Siri) et le LLM local seront réservés aux configurations disposant au moins d’une puce M3 et de 12 Go de mémoire.

Pour les iPhone et iPad, c’est beaucoup plus compliqué. Pourquoi ? Parce qu’ils sont, au sens du DMA, des « gatekeepers ». Des responsabilités supplémentaires incombent à Apple, notamment de s’assurer que certaines fonctions peuvent être exploitées de la même manière par les concurrents. Et pour Apple, c’est bien là que le bât blesse.

La foire à la saucisse

« Nous sommes profondément déçus que nos utilisateurs européens n’aient pas Siri AI sur iPhone ou iPad lorsque nous partagerons nos nouvelles sorties logicielles plus tard cette année. Nous espérons finalement intégrer Siri AI dans l’Union européenne, et nous continuerons à dialoguer avec les régulateurs européens sur la voie à suivre. Cependant, leur refus de s’engager de manière constructive sur des solutions qui préservent la vie privée et la sécurité signifie que nous n’avons pas encore de calendrier pour la disponibilité de Siri AI sur iOS et iPadOS dans l’UE ».

Le ton est donné par Craig Federighi, vice-président senior de l’ingénierie logicielle chez Apple, dans un communiqué publié hier soir. L’entreprise et la Commission européenne ont des vues opposées et assez tranchées sur l’interprétation du DMA, Apple jugeant « extrême » celle de son adversaire. iOS et iPadOS étant des contrôleurs d’accès, une fonction aussi importante que Siri AI devrait être ouverte à tous les concurrents, pour assurer l’interopérabilité.

Si Apple ne nie pas ce point, elle en donne les implications : l’obligation d’accorder aux autres assistants les mêmes accès sur les données privées. Or, Apple insiste depuis deux ans sur son Private Compute Cloud, assurant régulièrement qu’elle-même n’a pas accès aux données des utilisateurs et qu’aucune trace n’est laissée. Il serait alors impossible de garantir la sécurité des utilisateurs, Siri AI étant pensé pour interagir avec l’ensemble des composants, réglages et sources de données dans le système. « Cela inclut la possibilité de lire et d’envoyer des messages, d’effectuer des achats, d’accéder à des fichiers et d’exécuter des actions sur n’importe quelle application », indique Apple.

Apple affirme avoir cherché une voie du milieu

L’entreprise dit avoir cherché à concilier ses nouvelles technologies avec ses obligations européennes dès 2025. Elle indique par exemple avoir proposé une solution nommée Trusted System Agent, pensée comme un intermédiaire de confiance devant s’assurer que les autres assistants puissent accéder aux données « en toute sécurité ».

Apple affirme aussi avoir proposé un lancement de Siri AI en Europe étalé sur 18 mois, pour un déploiement progressif qui aurait – a priori – permis de prendre en compte les retours.

« La Commission européenne a dit non. En fait, la Commission européenne n’a accepté aucune des propositions d’Apple », assène l’entreprise. Selon elle, il y a un « manque de reconnaissance » des risques de sécurité par les régulateurs. Un point sur lequel la société californienne s’était déjà agacée à plusieurs reprises, notamment pour l’ouverture forcée sur les périphériques et la transmission des notifications vers les montres connectées concurrentes.

Mêmes joueurs jouent encore

Les affrontements entre Apple et la Commission européenne durent depuis des années. La firme ne cache pas sa détestation profonde du DMA (Digital Markets Act) et ses obligations liées à iOS, iPadOS et l’App Store mobile.

En mars 2024, trois mois avant une WWDC très optimiste qui lui vaudra bien des problèmes, Apple avait ainsi publié un document de 30 pages expliquant tout le mal qu’elle pensait du règlement européen. Principe point d’accrochage : la Commission européenne ne semblait pas comprendre les risques omniprésents pour la sécurité et la vie privée. Et d’expliquer que les demandes de la Commission revenaient à ouvrir grandes les portes des données de ses utilisateurs à des acteurs sans pitié. Elle s’était déjà plainte des abus de Meta dans ce domaine, au nom de l’interopérabilité.

La conséquence pour les utilisateurs européens est claire : il n’est prévu aucun Siri AI pour les iPhone et iPad européens pour l’instant et tout semble au point mort. Comme indiqué précédemment, macOS n’est pas un contrôleur d’accès et n’est donc pas soumis à ces obligations. Le cas de l’Apple Watch reste en suspens : watchOS n’est pas un gatekeeper, mais son fonctionnement dépend étroitement de l’iPhone lié.

Nous avons contacté la Commission européenne et mettrons cette actualité à jour en cas de réponse.

La réponse cinglante de la Commission européenne

Pour la Commission européenne, la situation est tout aussi claire, mais en miroir. Au cours d’une conférence de presse, le porte-parole Thomas Régnier a déclaré : « D’abord, la décision de ne pas déployer Siri AI en Europe vient d’Apple, et d’Apple uniquement. Car absolument rien dans le DMA n’interdit à Apple d’introduire de nouveaux produits en Europe. Ce qui est interdit à Apple, comme à n’importe quel autre contrôleur d’accès, est de verrouiller le marché. Ce n’est pas à eux de décider qui innove en Europe, ni quels outils IA nos citoyens peuvent utiliser ou non. Et c’est précisément là que la DMA et son obligation d’interopérabilité entrent en jeu ».

Qu’en est-il alors des propos avancés par Apple sur les négociations depuis l’année dernière, l’idée d’agents spécifiques et le plan de déploiement sur 18 mois ? Le porte-parole donne une autre version :

« Nous avons quelques contacts avec Apple à ce sujet, cela je peux le confirmer. Mais Apple n’a tout simplement pas été capable de développer des solutions d’interopérabilité au niveau des standards européens essentiels en matière de vie privée et de sécurité. Au lieu d’essayer de trouver une solution adaptée, Apple a simplement fait une demande à la Commission européenne pour être exemptée de ses obligations envers le DMA. Et cela pour au moins 18 mois. Devinez quoi ? Ce n’est pas une option »

Thomas Régner a ajouté que la Commission ne faisait d’exception pour personne. Une situation où chaque camp accuse l’autre de mauvaise volonté.

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[Màj] Pas de Siri AI en Europe : Apple et la Commission s’accusent mutuellement

Hey ? Aïe...
[Màj] Pas de Siri AI en Europe : Apple et la Commission s’accusent mutuellement

Durant la conférence d’ouverture de la WWDC hier soir, Apple a confirmé que la nouvelle version de Siri et ses fonctions IA plus avancées ne seront pas disponibles sur iOS et iPadOS jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué, Apple se justifie : l’entreprise dit avoir tout tenté, essuyant refus après refus. Du côté de la Commission européenne, la réponse est cinglante.

La keynote d’ouverture de la WWDC 2026 a fait la part belle à l’IA. Les fonctions montrées rappellent furieusement ce qu’Apple avait déjà présenté il y a deux ans. Cette fois cependant, l’entreprise s’est assurée que la caméra montrait une utilisation « réelle » de son nouvel assistant Siri AI, délais de réponse inclus.

Siri AI est donc la fameuse version remaniée promise en 2024. Il aura fallu deux ans supplémentaires à Apple pour réaliser sa vision. Les démonstrations étaient donc intéressantes par leur haut niveau d’intégration, mais pas ébouriffantes. Dans sa communication, la société s’est concentrée sur une longue liste de cas pratiques du quotidien.

La disponibilité réelle de Siri AI sera cependant très inégale en Europe.

Oui pour les Mac, non pour les iPhone, iPad (et a priori Apple Watch)

Siri AI sera disponible en Europe pour les Mac, tant qu’ils sont équipés d’au moins une puce M1 (correspondant à la liste de compatibilité de macOS 27, nommé Golden Gate). Le nombre de fonctions dépendra cependant de l’âge de la machine : les fonctions les plus avancées (dont la personnalisation de la voix de Siri) et le LLM local seront réservés aux configurations disposant au moins d’une puce M3 et de 12 Go de mémoire.

Pour les iPhone et iPad, c’est beaucoup plus compliqué. Pourquoi ? Parce qu’ils sont, au sens du DMA, des « gatekeepers ». Des responsabilités supplémentaires incombent à Apple, notamment de s’assurer que certaines fonctions peuvent être exploitées de la même manière par les concurrents. Et pour Apple, c’est bien là que le bât blesse.

La foire à la saucisse

« Nous sommes profondément déçus que nos utilisateurs européens n’aient pas Siri AI sur iPhone ou iPad lorsque nous partagerons nos nouvelles sorties logicielles plus tard cette année. Nous espérons finalement intégrer Siri AI dans l’Union européenne, et nous continuerons à dialoguer avec les régulateurs européens sur la voie à suivre. Cependant, leur refus de s’engager de manière constructive sur des solutions qui préservent la vie privée et la sécurité signifie que nous n’avons pas encore de calendrier pour la disponibilité de Siri AI sur iOS et iPadOS dans l’UE ».

Le ton est donné par Craig Federighi, vice-président senior de l’ingénierie logicielle chez Apple, dans un communiqué publié hier soir. L’entreprise et la Commission européenne ont des vues opposées et assez tranchées sur l’interprétation du DMA, Apple jugeant « extrême » celle de son adversaire. iOS et iPadOS étant des contrôleurs d’accès, une fonction aussi importante que Siri AI devrait être ouverte à tous les concurrents, pour assurer l’interopérabilité.

Si Apple ne nie pas ce point, elle en donne les implications : l’obligation d’accorder aux autres assistants les mêmes accès sur les données privées. Or, Apple insiste depuis deux ans sur son Private Compute Cloud, assurant régulièrement qu’elle-même n’a pas accès aux données des utilisateurs et qu’aucune trace n’est laissée. Il serait alors impossible de garantir la sécurité des utilisateurs, Siri AI étant pensé pour interagir avec l’ensemble des composants, réglages et sources de données dans le système. « Cela inclut la possibilité de lire et d’envoyer des messages, d’effectuer des achats, d’accéder à des fichiers et d’exécuter des actions sur n’importe quelle application », indique Apple.

Apple affirme avoir cherché une voie du milieu

L’entreprise dit avoir cherché à concilier ses nouvelles technologies avec ses obligations européennes dès 2025. Elle indique par exemple avoir proposé une solution nommée Trusted System Agent, pensée comme un intermédiaire de confiance devant s’assurer que les autres assistants puissent accéder aux données « en toute sécurité ».

Apple affirme aussi avoir proposé un lancement de Siri AI en Europe étalé sur 18 mois, pour un déploiement progressif qui aurait – a priori – permis de prendre en compte les retours.

« La Commission européenne a dit non. En fait, la Commission européenne n’a accepté aucune des propositions d’Apple », assène l’entreprise. Selon elle, il y a un « manque de reconnaissance » des risques de sécurité par les régulateurs. Un point sur lequel la société californienne s’était déjà agacée à plusieurs reprises, notamment pour l’ouverture forcée sur les périphériques et la transmission des notifications vers les montres connectées concurrentes.

Mêmes joueurs jouent encore

Les affrontements entre Apple et la Commission européenne durent depuis des années. La firme ne cache pas sa détestation profonde du DMA (Digital Markets Act) et ses obligations liées à iOS, iPadOS et l’App Store mobile.

En mars 2024, trois mois avant une WWDC très optimiste qui lui vaudra bien des problèmes, Apple avait ainsi publié un document de 30 pages expliquant tout le mal qu’elle pensait du règlement européen. Principe point d’accrochage : la Commission européenne ne semblait pas comprendre les risques omniprésents pour la sécurité et la vie privée. Et d’expliquer que les demandes de la Commission revenaient à ouvrir grandes les portes des données de ses utilisateurs à des acteurs sans pitié. Elle s’était déjà plainte des abus de Meta dans ce domaine, au nom de l’interopérabilité.

La conséquence pour les utilisateurs européens est claire : il n’est prévu aucun Siri AI pour les iPhone et iPad européens pour l’instant et tout semble au point mort. Comme indiqué précédemment, macOS n’est pas un contrôleur d’accès et n’est donc pas soumis à ces obligations. Le cas de l’Apple Watch reste en suspens : watchOS n’est pas un gatekeeper, mais son fonctionnement dépend étroitement de l’iPhone lié.

Nous avons contacté la Commission européenne et mettrons cette actualité à jour en cas de réponse.

La réponse cinglante de la Commission européenne

Pour la Commission européenne, la situation est tout aussi claire, mais en miroir. Au cours d’une conférence de presse, le porte-parole Thomas Régnier a déclaré : « D’abord, la décision de ne pas déployer Siri AI en Europe vient d’Apple, et d’Apple uniquement. Car absolument rien dans le DMA n’interdit à Apple d’introduire de nouveaux produits en Europe. Ce qui est interdit à Apple, comme à n’importe quel autre contrôleur d’accès, est de verrouiller le marché. Ce n’est pas à eux de décider qui innove en Europe, ni quels outils IA nos citoyens peuvent utiliser ou non. Et c’est précisément là que la DMA et son obligation d’interopérabilité entrent en jeu ».

Qu’en est-il alors des propos avancés par Apple sur les négociations depuis l’année dernière, l’idée d’agents spécifiques et le plan de déploiement sur 18 mois ? Le porte-parole donne une autre version :

« Nous avons quelques contacts avec Apple à ce sujet, cela je peux le confirmer. Mais Apple n’a tout simplement pas été capable de développer des solutions d’interopérabilité au niveau des standards européens essentiels en matière de vie privée et de sécurité. Au lieu d’essayer de trouver une solution adaptée, Apple a simplement fait une demande à la Commission européenne pour être exemptée de ses obligations envers le DMA. Et cela pour au moins 18 mois. Devinez quoi ? Ce n’est pas une option »

Thomas Régner a ajouté que la Commission ne faisait d’exception pour personne. Une situation où chaque camp accuse l’autre de mauvaise volonté.

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☕️ La Document Foundation (LibreOffice) s’agace de la présentation d’Euro-Office



La Document Foundation, responsable de la suite libre et open source LibreOffice, vient de publier une lettre ouverte « aux utilisateurs de la suite Office ». Elle prévient : même si des annonces vont dans le sens de la souveraineté numérique, qui a le vent en poupe en Europe, elles ne sont pas les premières.

La fondation s’agace en particulier des annonces relayées dans la presse autour d’Euro-Office, parfois présentée comme la première suite souveraine développée en Europe. Faux, rappelle la fondation : OpenOffice.org a été créée en 2001, en partant du code de StarOffice, puis LibreOffice a pris le relais en 2010. Les deux sont développées en Europe.

Logo de LibreOffice

Une certaine amertume se fait sentir dans la communication de la fondation. Selon elle, les personnes qui militent aujourd’hui pour la souveraineté numérique « sont restées silencieuses en 2006 quand la norme ouverte ISO/IEC ODF […] a été annoncée ». La fondation affirme n’avoir pas été écoutée « pendant toutes ces années », certains membres ayant été « accueillis avec un sourire condescendant » :

« Si l’on peut parler de la souveraineté numérique en Europe aujourd’hui, c’est grâce à The Document Foundation et aux membres de la communauté LibreOffice en général, qui ont maintenu le drapeau des suites bureautiques open source alors que tout le monde prédisait leur disparition, et qui ont continué à développer le seul format véritablement ouvert et standard garantissant la souveraineté numérique, car il offre un contrôle total aux utilisateurs sur le contenu »

La lettre ouverte précise qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre Microsoft, mais que l’entreprise peut tirer parti de cette situation, car la suite Euro-Office doit se servir du format OOXML, présenté comme un standard ouvert, mais contre lequel la fondation s’est toujours battue. Elle avait déjà dénoncé ce choix dans un billet du 2 avril.

La suite Euro-Office a également été critiquée par OnlyOffice, qui a dénoncé « un fork hostile » du code de sa suite (sous AGPL V3). Ses développeurs ont argué qu’ils voulaient prendre leurs propres décisions. Pour rappel, Euro-Office est un projet soutenu notamment par IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et BTactic. Des acteurs de poids qui pourraient peser dans la balance et pourraient « rassurer » les institutions dans ces temps changeants.

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☕️ La Document Foundation (LibreOffice) s’agace de la présentation d’Euro-Office



La Document Foundation, responsable de la suite libre et open source LibreOffice, vient de publier une lettre ouverte « aux utilisateurs de la suite Office ». Elle prévient : même si des annonces vont dans le sens de la souveraineté numérique, qui a le vent en poupe en Europe, elles ne sont pas les premières.

La fondation s’agace en particulier des annonces relayées dans la presse autour d’Euro-Office, parfois présentée comme la première suite souveraine développée en Europe. Faux, rappelle la fondation : OpenOffice.org a été créée en 2001, en partant du code de StarOffice, puis LibreOffice a pris le relais en 2010. Les deux sont développées en Europe.

Logo de LibreOffice

Une certaine amertume se fait sentir dans la communication de la fondation. Selon elle, les personnes qui militent aujourd’hui pour la souveraineté numérique « sont restées silencieuses en 2006 quand la norme ouverte ISO/IEC ODF […] a été annoncée ». La fondation affirme n’avoir pas été écoutée « pendant toutes ces années », certains membres ayant été « accueillis avec un sourire condescendant » :

« Si l’on peut parler de la souveraineté numérique en Europe aujourd’hui, c’est grâce à The Document Foundation et aux membres de la communauté LibreOffice en général, qui ont maintenu le drapeau des suites bureautiques open source alors que tout le monde prédisait leur disparition, et qui ont continué à développer le seul format véritablement ouvert et standard garantissant la souveraineté numérique, car il offre un contrôle total aux utilisateurs sur le contenu »

La lettre ouverte précise qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre Microsoft, mais que l’entreprise peut tirer parti de cette situation, car la suite Euro-Office doit se servir du format OOXML, présenté comme un standard ouvert, mais contre lequel la fondation s’est toujours battue. Elle avait déjà dénoncé ce choix dans un billet du 2 avril.

La suite Euro-Office a également été critiquée par OnlyOffice, qui a dénoncé « un fork hostile » du code de sa suite (sous AGPL V3). Ses développeurs ont argué qu’ils voulaient prendre leurs propres décisions. Pour rappel, Euro-Office est un projet soutenu notamment par IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et BTactic. Des acteurs de poids qui pourraient peser dans la balance et pourraient « rassurer » les institutions dans ces temps changeants.

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☕️ Ubuntu : vers de la reconnaissance vocale pour tous les champs texte



En avril dernier, Canonical a fait part de ses ambitions concernant l’intelligence artificielle dans Ubuntu. Comme signalé notamment par XDA Developers, cette annonce a provoqué des inquiétudes. Jon Seager, vice-président de l’ingénierie chez Canonical, a détaillé la position de l’entreprise fin mai lors du dernier Ubuntu Summit.

La thématique centrale est la compatibilité de l’open source en général avec l’intelligence artificielle, en particulier les modèles. Pour Seager, connaitre les poids est une chose, mais c’est peu en comparaison du niveau de transparence auquel le monde du libre est habitué. L’accent de Canonical est donc mis à la fois sur le type de fonctions que l’IA pourrait amener ou faciliter dans le système, autant que sur la licence qui accompagne le modèle retenu.

Mais quelles fonctions ? Bien que Canonical emploie les éléments de langage courants du secteur, évoquant par exemple l’idée de faire d’Ubuntu un « système agentique », les prétentions de l’éditeur semblent pour l’instant modestes et axées sur l’accessibilité.

Jon Seager a expliqué en effet que le premier cas identifié d’utilisation concrète était la reconnaissance vocale pour interagir avec les champs texte, rapporte OMGUbuntu. Cet apport est prévu pour Ubuntu 26.10, comme toujours si les tests donnent satisfaction dans les temps. L’ingénieur doute que cette méthode puisse être appliquée à l’intégralité des champs, mais la fonction devrait pouvoir s’appliquer à une majorité d’entre eux, avec les bénéfices qu’on imagine en matière d’accessibilité.

La volonté de Canonical semble être de poser les bases pour faciliter l’utilisation des agents dans son système, tout en ajoutant des cas d’usage au compte-gouttes. Cette reconnaissance vocale sera assurée par un LLM local, selon l’éditeur, mais aucune précision n’a été donnée. Le responsable a donné deux autres exemples de fonctions « implicites » : l’amélioration de l’autofocus pour la webcam et de la qualité du son pour le microphone, là encore en local.

Autre point important, ces fonctions seront basées sur un paquet Snap qu’il suffira de supprimer si on ne souhaite pas cette fonction. Canonical n’aborde pas ce point, mais il serait intéressant que l’installeur d’Ubuntu pose la question, car un modèle local consomme souvent plusieurs Go et peut donc alourdir l’empreinte de stockage. Un panneau avec des cases à cocher pour chaque service de type IA serait bienvenu.

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☕️ Ubuntu : vers de la reconnaissance vocale pour tous les champs texte



En avril dernier, Canonical a fait part de ses ambitions concernant l’intelligence artificielle dans Ubuntu. Comme signalé notamment par XDA Developers, cette annonce a provoqué des inquiétudes. Jon Seager, vice-président de l’ingénierie chez Canonical, a détaillé la position de l’entreprise fin mai lors du dernier Ubuntu Summit.

La thématique centrale est la compatibilité de l’open source en général avec l’intelligence artificielle, en particulier les modèles. Pour Seager, connaitre les poids est une chose, mais c’est peu en comparaison du niveau de transparence auquel le monde du libre est habitué. L’accent de Canonical est donc mis à la fois sur le type de fonctions que l’IA pourrait amener ou faciliter dans le système, autant que sur la licence qui accompagne le modèle retenu.

Mais quelles fonctions ? Bien que Canonical emploie les éléments de langage courants du secteur, évoquant par exemple l’idée de faire d’Ubuntu un « système agentique », les prétentions de l’éditeur semblent pour l’instant modestes et axées sur l’accessibilité.

Jon Seager a expliqué en effet que le premier cas identifié d’utilisation concrète était la reconnaissance vocale pour interagir avec les champs texte, rapporte OMGUbuntu. Cet apport est prévu pour Ubuntu 26.10, comme toujours si les tests donnent satisfaction dans les temps. L’ingénieur doute que cette méthode puisse être appliquée à l’intégralité des champs, mais la fonction devrait pouvoir s’appliquer à une majorité d’entre eux, avec les bénéfices qu’on imagine en matière d’accessibilité.

La volonté de Canonical semble être de poser les bases pour faciliter l’utilisation des agents dans son système, tout en ajoutant des cas d’usage au compte-gouttes. Cette reconnaissance vocale sera assurée par un LLM local, selon l’éditeur, mais aucune précision n’a été donnée. Le responsable a donné deux autres exemples de fonctions « implicites » : l’amélioration de l’autofocus pour la webcam et de la qualité du son pour le microphone, là encore en local.

Autre point important, ces fonctions seront basées sur un paquet Snap qu’il suffira de supprimer si on ne souhaite pas cette fonction. Canonical n’aborde pas ce point, mais il serait intéressant que l’installeur d’Ubuntu pose la question, car un modèle local consomme souvent plusieurs Go et peut donc alourdir l’empreinte de stockage. Un panneau avec des cases à cocher pour chaque service de type IA serait bienvenu.

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Dis Next, c’est quoi une API ? Un SDK ?

Avec de vrais morceaux de bœuf dedans
Dis Next, c’est quoi une API ? Un SDK ?

On voit souvent les termes « API » et « SDK ». De quoi s’agit-il ? De briques de développement devenues incontournables aujourd’hui. On vous explique tout ça calmement.

Nous sommes cernés par les API depuis longtemps. Quand vous utilisez la fonction de partage pour envoyer un article à des amis depuis votre téléphone, envoyez un emoji, installez une application, faites un clic droit, copiez puis collez un contenu, Uber affiche un plan, réalisez un paiement en ligne sur un site marchand, programmez des envois d’emails…

Pour résumer à gros traits, une API – Application Programming Interface – est une brique élémentaire à laquelle on fait appel pour initier une opération. Dans le cas d’un site marchand par exemple, que vous souhaitiez payer par carte bancaire directement ou via un prestataire comme Paypal, tout est géré par des API. Les sociétés concernées les fournissent et documentent, afin que les sites puissent les employer « telles quelles ».

Vous avez demandé un bœuf bourguignon ?

L’analogie qui revient le plus souvent pour expliquer le fonctionnement est celle du restaurant. Vous entrez, vous vous asseyez et vous commandez un plat au serveur. Vous ne savez pas ce qui se passe en cuisine, ni comment l’établissement est organisé. Vous n’avez pas besoin de connaître son infrastructure électrique ou sa consommation d’eau, son nombre d’employés ou le type d’ustensiles utilisés, si le bœuf mijote dans une cocotte en fonte ou une casserole en inox. Tout ce que vous savez, c’est que le serveur va vous apporter un bœuf bourguignon, c’est sa mission.

Ici, le serveur représente l’API : il vient vous exposer les possibilités. Il accepte vos demandes si elles cadrent avec ce que le restaurant a à offrir, via un langage spécifique. Et oui : si vous commencez à parler du temps qu’il fait, le serveur va certainement s’en aller, car ces informations ne l’intéressent pas, ou en tout cas ne correspondent pas à sa tâche. Vous indiquez donc un ou plusieurs éléments figurant sur le menu, le serveur s’en va, transmet vos instructions, et vous pouvez déguster un bœuf bourguignon, sans avoir eu besoin de le préparer vous-même. De même, la cuisine ne sait pas qui vous êtes, elle n’a pas besoin de le savoir : elle sait simplement qu’elle doit fournir un bœuf bourguignon.

C’est le principe général de l’API : exposer des capacités, que d’autres peuvent utiliser pour éviter de tout refaire à chaque fois. Elle permet à deux systèmes (au sens large) de collaborer sans que l’un ait besoin de connaître les détails de l’autre. Ce fonctionnement est aujourd’hui omniprésent. Par exemple, si vous ouvrez une application ou un site affichant une carte routière, il est très probable que celle-ci soit fournie par Google ou OpenStreetMap, via une API que l’application doit simplement appeler.

DirectX, un bon exemple

Pour celles et ceux qui ont connu les années 1990, vous vous souvenez peut-être de l’arrivée de DirectX sur Windows. Une petite révolution dans le monde des jeux vidéo, car DirectX est un lot d’API exposant les capacités du matériel de l’ordinateur. Avant, par exemple pour jouer à Doom 2, il fallait que le jeu sache précisément à quel matériel s’adresser, ce qui entraînait parfois des problèmes, notamment sur le son.


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☕️ Proton accélère son Drive et confirme l’arrivée d’un client Linux



Dans un billet de blog daté du 4 juin, Proton a annoncé d’importantes améliorations pour son service de stockage dans le cloud, Drive. Chiffré de bout en bout, comme le reste des services proposés par l’entreprise suisse, Drive a été reconstruit sur la base d’un nouveau SDK (Software Development Kit) pour l’ensemble des plateformes.

Selon Proton, il y a deux avantages principaux. D’une part, une meilleure intégration sur ces plateformes. D’autre part, une accélération significative des opérations : deux fois plus rapides pour les téléchargements, trois fois pour les téléversements et quatre fois pour les chiffrements/déchiffrements. Ce dernier point permet une réduction franche de la consommation et de la chaleur sur les smartphones Android et iOS. Un bon point, car les performances initiales laissaient à désirer.

Le SDK doit aussi permettre le support d’un plus grand nombre de plateformes – « et oui, y compris Linux », ajoute Proton. Si l’on savait que Proton travaillait à fournir d’autres clients, c’est la première fois que Linux est clairement mentionné. Cependant, aucune date ni information supplémentaire n’est donnée. Pour rappel, le client pour Windows était sorti en juillet 2023 et celui pour macOS quatre mois plus tard.

Le SDK est également open source, sous licence MIT et disponible sur GitHub. On peut s’en servir via les langages C# et TypeScript, avec des liaisons pour Kotlin et Swift (respectivement pour Android et iOS). Le SDK est prévu pour s’interfacer avec d’autres applications, mais Proton précise qu’il n’est pas prêt pour la production dans ce cas de figure.

Proton indique que toutes ces améliorations peuvent se « ressentir » aujourd’hui, mais leur disponibilité n’est pas tout à fait claire, ni si toutes les plateformes sont concernées. Nous avons demandé des éclaircissements à l’entreprise et mettrons cette actualité à jour en cas de réponse.

Mise à jour de 15h30 : Proton nous a confirmé que tous les clients avaient été mis à jour, il suffit de s’assurer que les dernières versions sont installées sur vos appareils.

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☕️ Proton accélère son Drive et confirme l’arrivée d’un client Linux



Dans un billet de blog daté du 4 juin, Proton a annoncé d’importantes améliorations pour son service de stockage dans le cloud, Drive. Chiffré de bout en bout, comme le reste des services proposés par l’entreprise suisse, Drive a été reconstruit sur la base d’un nouveau SDK (Software Development Kit) pour l’ensemble des plateformes.

Selon Proton, il y a deux avantages principaux. D’une part, une meilleure intégration sur ces plateformes. D’autre part, une accélération significative des opérations : deux fois plus rapides pour les téléchargements, trois fois pour les téléversements et quatre fois pour les chiffrements/déchiffrements. Ce dernier point permet une réduction franche de la consommation et de la chaleur sur les smartphones Android et iOS. Un bon point, car les performances initiales laissaient à désirer.

Le SDK doit aussi permettre le support d’un plus grand nombre de plateformes – « et oui, y compris Linux », ajoute Proton. Si l’on savait que Proton travaillait à fournir d’autres clients, c’est la première fois que Linux est clairement mentionné. Cependant, aucune date ni information supplémentaire n’est donnée. Pour rappel, le client pour Windows était sorti en juillet 2023 et celui pour macOS quatre mois plus tard.

Le SDK est également open source, sous licence MIT et disponible sur GitHub. On peut s’en servir via les langages C# et TypeScript, avec des liaisons pour Kotlin et Swift (respectivement pour Android et iOS). Le SDK est prévu pour s’interfacer avec d’autres applications, mais Proton précise qu’il n’est pas prêt pour la production dans ce cas de figure.

Proton indique que toutes ces améliorations peuvent se « ressentir » aujourd’hui, mais leur disponibilité n’est pas tout à fait claire, ni si toutes les plateformes sont concernées. Nous avons demandé des éclaircissements à l’entreprise et mettrons cette actualité à jour en cas de réponse.

Mise à jour de 15h30 : Proton nous a confirmé que tous les clients avaient été mis à jour, il suffit de s’assurer que les dernières versions sont installées sur vos appareils.

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Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

I want to believe
Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

Depuis plusieurs mois, Microsoft travaille sur son projet « K2 » : une reconstruction de Windows 11 sur des bases plus saines. Entre autres améliorations sur la fiabilité et les performances, des confirmations tombent depuis la conférence Build. En ligne de mire cette fois, les applications natives et le menu contextuel.

Finalement, Microsoft était bien au courant des nombreuses critiques sur son système. De notre côté, nous les avons régulièrement épinglées, qu’il s’agisse des performances, des nombreux soucis de fiabilité (notamment au travers des mises à jour mensuelles), ou encore des incohérences d’interface. Sur ce point, Windows 11 est toujours coupé en deux, avec une couche de peinture fraiche sur les éléments déjà revisités par Windows 10, mais aussi de nombreux panneaux datant toujours de Windows 7, voire de XP.

Ces derniers temps, Microsoft annonce cependant des modifications importantes. On a ainsi pu voir le début d’un recul pour les fonctions liées à l’IA, la possibilité de repousser les mises à jour mensuelles autant de temps que l’on souhaite, une meilleure gestion des nouvelles versions de pilotes et firmwares distribuées par Windows Update, une accélération des performances sur les performances courantes, ou encore le retour du placement libre pour la barre des tâches.

Natif ! Natif ! Natif !

En mars, on a appris par l’intermédiaire du développeur Rudy Huyn qu’une équipe spécifique était constituée pour travailler sur de nouvelles applications et expériences pour Windows. Interrogé sur le type de technologie utilisée, il a confirmé qu’il s’agissait de code natif.

Un changement important, car l’un des problèmes de Microsoft actuellement est l’utilisation abondante de contenus web. Le nouvel Outlook est essentiellement une version web encapsulée par exemple, même chose pour Teams et l’application Copilot.

Le code natif signifie un code pensé pour être exécuté par le processeur via du langage machine. Le contenu web, lui, est interprété par un navigateur, Edge et son composant WebView 2 dans le cas présent. Les PWA (Progressive Web App) et autres applications Electron ont l’avantage de simplifier grandement le développement, puisque le même contenu web va s’exécuter partout ou presque de la même manière. Mais il est aussi plus lent, moins réactif et ne respecte que rarement les canons esthétiques de la plateforme utilisée.

Ce point a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs sessions techniques pendant la Build. Par exemple, comme signalé par Windows Central, une session datée du 3 juin a montré comment utiliser des agents pour simplifier la création d’applications natives basées sur WinUI 3 (framework d’interface utilisateur), améliorer les applications existantes ou migrer d’anciennes versions vers des technologies « modernes ». Microsoft a d’ailleurs introduit un agent dédié pour GitHub Copilot et Claude Code.

WinUI contient tous les contrôles standard pour les applications Windows

Et cette fois, il n’est pas juste question de dire aux autres quoi faire. En mars déjà, Microsoft confirmait que WinUI allait être utilisé pour un plus grand nombre de composants dans Windows, y compris le menu Démarrer, actuellement conçu avec React Native (oui).

Et pour mieux marquer ce changement, WinUI 3 devient officiellement « WinUI », sans numéro de version, pour démontrer que seul ce framework sera utilisé désormais. Des améliorations vont être apportées à certains problèmes courants, notamment les zones noires qui peuvent apparaitre quand on redimensionne une fenêtre, comme mentionné hier par Windows Latest. Microsoft a même promis que WinUI était le seul framework sur lequel l’éditeur travaillerait désormais. On attend donc de voir les résultats.

Cap sur le menu contextuel

Le menu contextuel de Windows 11 a cristallisé bien des critiques dans Windows 11. Particulièrement peu réactif à l’ouverture, il est souvent pointé du doigt pour son manque de lisibilité et le regroupement d’un grand nombre de fonctions dans la catégorie « Afficher d’autres options », tout en bas. Une arborescence peu claire quand on cherche un élément précis, malgré l’ajout par Microsoft de pictogrammes pour mieux mettre en avant des actions courantes.

Le 4 juin, en réponse à un tweet critiquant une nouvelle fois ce menu, Marcus Ash (responsable design chez Microsoft) a répondu que Microsoft travaillait « à rendre les menus contextuels plus rapides, plus simples par défaut, configurables selon ce que vous utilisez le plus ». Rien n’a été dit sur l’usage éventuel de WinUI, mais des améliorations de performances et de personnalisation sur un élément aussi important seront de toute façon bienvenues.

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Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

I want to believe
Vers des applications natives et un menu contextuel personnalisable pour Windows 11

Depuis plusieurs mois, Microsoft travaille sur son projet « K2 » : une reconstruction de Windows 11 sur des bases plus saines. Entre autres améliorations sur la fiabilité et les performances, des confirmations tombent depuis la conférence Build. En ligne de mire cette fois, les applications natives et le menu contextuel.

Finalement, Microsoft était bien au courant des nombreuses critiques sur son système. De notre côté, nous les avons régulièrement épinglées, qu’il s’agisse des performances, des nombreux soucis de fiabilité (notamment au travers des mises à jour mensuelles), ou encore des incohérences d’interface. Sur ce point, Windows 11 est toujours coupé en deux, avec une couche de peinture fraiche sur les éléments déjà revisités par Windows 10, mais aussi de nombreux panneaux datant toujours de Windows 7, voire de XP.

Ces derniers temps, Microsoft annonce cependant des modifications importantes. On a ainsi pu voir le début d’un recul pour les fonctions liées à l’IA, la possibilité de repousser les mises à jour mensuelles autant de temps que l’on souhaite, une meilleure gestion des nouvelles versions de pilotes et firmwares distribuées par Windows Update, une accélération des performances sur les performances courantes, ou encore le retour du placement libre pour la barre des tâches.

Natif ! Natif ! Natif !

En mars, on a appris par l’intermédiaire du développeur Rudy Huyn qu’une équipe spécifique était constituée pour travailler sur de nouvelles applications et expériences pour Windows. Interrogé sur le type de technologie utilisée, il a confirmé qu’il s’agissait de code natif.

Un changement important, car l’un des problèmes de Microsoft actuellement est l’utilisation abondante de contenus web. Le nouvel Outlook est essentiellement une version web encapsulée par exemple, même chose pour Teams et l’application Copilot.

Le code natif signifie un code pensé pour être exécuté par le processeur via du langage machine. Le contenu web, lui, est interprété par un navigateur, Edge et son composant WebView 2 dans le cas présent. Les PWA (Progressive Web App) et autres applications Electron ont l’avantage de simplifier grandement le développement, puisque le même contenu web va s’exécuter partout ou presque de la même manière. Mais il est aussi plus lent, moins réactif et ne respecte que rarement les canons esthétiques de la plateforme utilisée.

Ce point a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs sessions techniques pendant la Build. Par exemple, comme signalé par Windows Central, une session datée du 3 juin a montré comment utiliser des agents pour simplifier la création d’applications natives basées sur WinUI 3 (framework d’interface utilisateur), améliorer les applications existantes ou migrer d’anciennes versions vers des technologies « modernes ». Microsoft a d’ailleurs introduit un agent dédié pour GitHub Copilot et Claude Code.

WinUI contient tous les contrôles standard pour les applications Windows

Et cette fois, il n’est pas juste question de dire aux autres quoi faire. En mars déjà, Microsoft confirmait que WinUI allait être utilisé pour un plus grand nombre de composants dans Windows, y compris le menu Démarrer, actuellement conçu avec React Native (oui).

Et pour mieux marquer ce changement, WinUI 3 devient officiellement « WinUI », sans numéro de version, pour démontrer que seul ce framework sera utilisé désormais. Des améliorations vont être apportées à certains problèmes courants, notamment les zones noires qui peuvent apparaitre quand on redimensionne une fenêtre, comme mentionné hier par Windows Latest. Microsoft a même promis que WinUI était le seul framework sur lequel l’éditeur travaillerait désormais. On attend donc de voir les résultats.

Cap sur le menu contextuel

Le menu contextuel de Windows 11 a cristallisé bien des critiques dans Windows 11. Particulièrement peu réactif à l’ouverture, il est souvent pointé du doigt pour son manque de lisibilité et le regroupement d’un grand nombre de fonctions dans la catégorie « Afficher d’autres options », tout en bas. Une arborescence peu claire quand on cherche un élément précis, malgré l’ajout par Microsoft de pictogrammes pour mieux mettre en avant des actions courantes.

Le 4 juin, en réponse à un tweet critiquant une nouvelle fois ce menu, Marcus Ash (responsable design chez Microsoft) a répondu que Microsoft travaillait « à rendre les menus contextuels plus rapides, plus simples par défaut, configurables selon ce que vous utilisez le plus ». Rien n’a été dit sur l’usage éventuel de WinUI, mais des améliorations de performances et de personnalisation sur un élément aussi important seront de toute façon bienvenues.

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☕️ Nintendo prépare bien une Switch 2 avec batterie remplaçable en Europe



Comme le rapporte NintendoLife, une discrète mise à jour vient d’avoir lieu sur le site de Nintendo. Dans la page consacrée à la conformité avec les directives et règlements de l’Union européenne, on trouve une nouvelle entrée.

Elle concerne le règlement 2023/1542 dédié aux batteries, Nintendo se disant entièrement conforme avec tout ce qui touche à la chaine de retraitement des batteries et l’absence d’utilisation de certains métaux dangereux.

Plus intéressant, Nintendo ajoute :

« En outre, ce règlement exige qu’à compter du 18 février 2027, les batteries intégrées dans certains appareils et vendues dans l’UE doivent pouvoir être facilement remplacées par les utilisateurs finaux à tout moment durant le cycle de vie du produit. Nintendo met en œuvre des mesures pour se conformer à ces exigences en préparant des versions de produits conformes au règlement. Concernant les produits actuels dont le numéro de modèle commence par « BEE », les futures versions conformes auront des numéros de modèle uniques ainsi que le code supplémentaire « OSM » visible sur l’emballage, les désignant comme des produits distincts à des fins réglementaires »

Le constructeur japonais prépare donc bien une nouvelle version de la Switch 2 avec batterie remplaçable pour l’Union européenne. Ce n’est pas totalement une surprise : en mars dernier, le site japonais Nikkei assurait déjà qu’un tel travail était en cours dans l’entreprise.

Cette batterie remplaçable facilement sera une franche amélioration. Nintendo n’est pas le constructeur le plus porté sur la réparabilité, comme avait pu le constater iFixit lors de son démontage de la Switch 2 où l’on découvre que la batterie de l’appareil est solidement collée.

Cette confirmation répond également à une rumeur apparue en début d’année, qui voulait justement que Nintendo prépare une révision de sa console munie d’un code produit « OSM », sans que l’on sache alors de quoi il s’agissait.

Rappelons qu’en Europe (et dans le reste du monde), le tarif de la Switch 2 connaitra une hausse en septembre, en passant de 469,99 à 499,99 euros.

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☕️ Nintendo prépare bien une Switch 2 avec batterie remplaçable en Europe



Comme le rapporte NintendoLife, une discrète mise à jour vient d’avoir lieu sur le site de Nintendo. Dans la page consacrée à la conformité avec les directives et règlements de l’Union européenne, on trouve une nouvelle entrée.

Elle concerne le règlement 2023/1542 dédié aux batteries, Nintendo se disant entièrement conforme avec tout ce qui touche à la chaine de retraitement des batteries et l’absence d’utilisation de certains métaux dangereux.

Plus intéressant, Nintendo ajoute :

« En outre, ce règlement exige qu’à compter du 18 février 2027, les batteries intégrées dans certains appareils et vendues dans l’UE doivent pouvoir être facilement remplacées par les utilisateurs finaux à tout moment durant le cycle de vie du produit. Nintendo met en œuvre des mesures pour se conformer à ces exigences en préparant des versions de produits conformes au règlement. Concernant les produits actuels dont le numéro de modèle commence par « BEE », les futures versions conformes auront des numéros de modèle uniques ainsi que le code supplémentaire « OSM » visible sur l’emballage, les désignant comme des produits distincts à des fins réglementaires »

Le constructeur japonais prépare donc bien une nouvelle version de la Switch 2 avec batterie remplaçable pour l’Union européenne. Ce n’est pas totalement une surprise : en mars dernier, le site japonais Nikkei assurait déjà qu’un tel travail était en cours dans l’entreprise.

Cette batterie remplaçable facilement sera une franche amélioration. Nintendo n’est pas le constructeur le plus porté sur la réparabilité, comme avait pu le constater iFixit lors de son démontage de la Switch 2 où l’on découvre que la batterie de l’appareil est solidement collée.

Cette confirmation répond également à une rumeur apparue en début d’année, qui voulait justement que Nintendo prépare une révision de sa console munie d’un code produit « OSM », sans que l’on sache alors de quoi il s’agissait.

Rappelons qu’en Europe (et dans le reste du monde), le tarif de la Switch 2 connaitra une hausse en septembre, en passant de 469,99 à 499,99 euros.

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Le Chips Act 2.0 dessine une nouvelle philosophie industrielle européenne

Pas de chips sans cacahuètes
Le Chips Act 2.0 dessine une nouvelle philosophie industrielle européenne

La Commission européenne vient de présenter le Chips Act 2.0 dans le cadre d’un paquet plus large sur la souveraineté technologique européenne. La première version du texte n’ayant pas eu les résultats escomptés, la Commission remet le couvert. Mais il ne s’agit pas d’une simple mise à jour : l’Europe passe d’une réaction rapide sur une situation de crise à une nouvelle philosophie industrielle.

Le Tech Sovereignty Package a été mis en ligne par la Commission européenne le 3 juin. On y trouve le Chips Act 2.0, pièce maitresse de l’ensemble qui vise à renforcer l’indépendance et la souveraineté européennes. Le nouveau règlement – qui doit encore faire l’objet de négociations avec le Parlement et le Conseil de l’Union – est accompagné d’autres textes, dont un règlement sur le cloud et l’IA, un plan stratégique pour un écosystème numérique ouvert basé sur l’open source et une feuille de route pour la « digitalisation » et l’IA dans le secteur énergétique.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de dépendre des autres pour les technologies qui assurent le fonctionnement de nos hôpitaux, la stabilité de nos réseaux énergétiques et la sécurité de nos services. Il s’agit de protéger nos citoyens, de défendre nos intérêts et de faire nos propres choix. L’Europe a le talent, l’excellence en matière de recherche, la base industrielle et le marché unique. Ensemble, nous devons transformer ces atouts en souveraineté technologique », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Dans son communiqué, la Commission précise que l’Europe « reste fortement dépendante de fournisseurs extérieurs […] pour les technologies numériques de base », alors même que la demande de puissance augmente avec la généralisation de l’IA. Cette fois, il s’agit d’aller plus loin que d’aligner des milliards d’euros pour inviter quelques grosses entreprises. D’autant que la situation a largement évolué, notamment avec l’annulation par Intel de son plan d’installation de deux vastes usines sur le Vieux Continent.

Déjà une version 2 ?

On peut s’étonner : pourquoi déjà une version 2, alors que le premier Chips Act a été voté en grande pompe en 2022, avec une entrée en vigueur complète en 2023 ? Parce que le texte manquait d’ampleur et tentait surtout de répondre à des problématiques urgentes dans un monde post-Covid. Si l’objectif n’a pas changé – renforcer l’industrie européenne des semi-conducteurs et réduire les dépendances stratégiques –, la vision de ce qui doit être fait semble plus mature.

Selon la Commission, la première version a permis de soulever 43 milliards d’euros d’investissements publics et privés et de créer 46 000 emplois directs et indirects. La capacité de recherche européenne dans le domaine des semi-conducteurs aurait également été renforcée.

Mais le grand objectif du premier Chips Act était de parvenir à une part de marché de 20 % dans la production des semi-conducteurs d’ici 2030. En avril 2025, la Cour des comptes européenne rendait cependant un verdict brutal : le score visé était « déconnecté de la réalité », avec au mieux une part de 11,7 % à cette échéance. Fin mai, Emmanuel Macron indiquait lui-même que cet objectif ne serait pas atteint.

En outre, le premier règlement ne s’occupait que des besoins immédiats du secteur, sans planification à long terme. Enfin, et c’était le plus gros reproche, le Chips Act premier du nom ne visait que les plus grosses entreprises. Conséquence, tout abandon ou même retard dans la planification affectait durement l’objectif. On en revient à l’exemple d’Intel et ses usines allemandes abandonnées.

Mais le plus gros reproche fait à cette première version était l’absence de réponse au problème du « lab-to-fab gap » : le fossé entre la qualité élevée de la recherche européenne et sa capacité de production industrielle, alors même que l’Europe possède des géants mondiaux comme ASML (gravure par photolithographie). Les analyses menées lors des consultations publiques d’Eurochambres (Association des Chambres de Commerce et d’Industrie Européennes) ont révélé (PDF) que ce premier texte manquait de profondeur géopolitique à long terme et se concentrait de manière trop étroite sur le subventionnement massif de quelques méga-usines isolées.

Le Chips Act 2.0 veut rectifier le tir

Si le premier règlement s’attaquait surtout à l’offre, le nouveau s’attèle à tout ce qui l’entoure. Car même si de nouvelles grandes usines apparaissent, elles ne seront jamais rentables si la demande ne suit pas : il faut un lot de clients ancrés pour générer un flux de commandes stable


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Microsoft a désormais son propre modèle de raisonnement

Vieux motard
Microsoft a désormais son propre modèle de raisonnement

Durant sa conférence BUILD, Microsoft a présenté une nouvelle série de modèles MAI. L’entreprise se dote pour la première fois d’un modèle de raisonnement, présenté comme idéal par sa taille moyenne et son coût maitrisé.

Cela peut paraître étonnant, mais Microsoft – qui a investi plusieurs milliards de dollars très tôt dans OpenAI – ne disposait d’aucun modèle de raisonnement. Jusqu’à présent, l’entreprise s’était surtout positionnée comme championne des relais pour d’autres modèles, laissant par exemple un accès à ChatGPT et plus récemment Claude via sa myriade d’assistants Copilot.

La situation a cependant changé : Anthropic a largement grimpé en puissance, tout particulièrement dans le développement, tandis qu’OpenAI suit sa propre trajectoire et se montre beaucoup plus autonome. La firme de Redmond a tout intérêt à manifester sa propre indépendance, avec à la clé une gamme plus complète de modèles.

Place à MAI-Thinking-1

La famille MAI (Microsoft AI) accueille plusieurs nouveaux venus présentés pendant la conférence BUILD, dont MAI-Thinking-1 présenté hier. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un modèle de raisonnement de taille intermédiaire, de type MoE (Mixture of Experts), avec 35 milliards de paramètres actifs et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens, soit l’équivalent d’un document de 600 pages selon Microsoft.

L’entreprise met clairement en avant un entrainement du modèle depuis zéro : aucune distillation et à partir de données commercialement licenciées et « propres ». MAI-Thinking-1 n’est donc pas censé s’appuyer sur les traces de raisonnement d’autres modèles, particulièrement concurrents. Il s’agit d’une construction indépendante.

Le modèle atteint 97 % sur AIME 2025 et 94,5 % sur AIME 2026, deux benchmarks évaluant le raisonnement mathématique et scientifique multi-étapes. Sur SWE-Bench Pro, benchmark d’ingénierie logicielle, Microsoft affirme qu’il égale Claude Opus 4.6 sur les tâches de codage. Dans des évaluations indépendantes en aveugle menées par Surge (partenaire indépendant de Microsoft), MAI-Thinking-1 a été préféré à Claude Sonnet 4.6. Ce dernier, le modèle par défaut pour Claude, est largement utilisé comme point de comparaison dans les chiffres donnés par Microsoft.

CNBC rapporte qu’une démonstration a présenté des résultats supérieurs à ceux de GPT-5.5 d’OpenAI avec un modèle ajusté sur les données de McKinsey, avec un coût annoncé comme dix fois inférieur. Il faut pour l’instant croire l’éditeur sur parole, car le modèle n’est disponible qu’en préversion privée via Microsoft Foundry. Sur la partie raisonnement, les tokens seront tarifés à la consommation, là encore sans plus de détails. Le modèle est également inclus dans GitHub Copilot Enterprise et une version pour les enclaves Azure Confidential Computing est prévue.

Six autres « nouveaux » modèles dans la famille MAI

Bien que MAI-Thinking-1 ait eu la part du lion pendant la présentation, la famille MAI a également reçu six autres modèles, en majorité des évolutions de ceux existant déjà.

MAI-Image-2.5 et MAI-Image-2.5 Flash débarquent ainsi pour la génération d’images. Microsoft évoque une hausse significative de la qualité, avec de meilleurs résultats que Nano Banana 2, avec une édition et des contrôles précis. La version classique vise la fidélité maximale et des performances « de qualité professionnelle », tandis que la version Flash – sans surprise – sacrifie une partie de cette qualité pour une plus grande rapidité des résultats. MAI-Image-2.5 est en cours de déploiement dans PowerPoint et OneDrive. Côté tarifs, MAI-Image-2.5 coûte 5 dollars par million de tokens pour les entrées texte, 8 dollars pour les entrées image et 47 dollars pour les sorties image. Pour la version Flash, les tarifs sont de 1,75 dollar pour les entrées texte et image, et de 33 dollars pour les sorties image.

MAI-Transcribe-1.5 est présenté de son côté comme le meilleur modèle de transcription au monde (tout simplement), avec une précision de pointe dans 43 langues, surpassant Gemini et les modèles phares d’OpenAI. Il est censé produire des transcriptions cinq fois plus rapidement que les modèles concurrents, et sera disponible dans GitHub Copilot, Dynamics 365 Contact Center et Foundry, avec un support prochain du streaming. Côté développeurs, il est accessible via Azure Speech au prix de 22 dollars le million de caractères.

Pour les autres modèles, il s’agit surtout de disponibilité. MAI-Voice-2 et sa variante Flash sont ainsi disponibles dans une quinzaine de langues supplémentaires avec de nouvelles options de voix. MAI-Code-1, modèle de codage présenté comme très efficace en inférence et optimisé pour GitHub, est disponible dans Copilot et Visual Studio Code. Son déploiement dans Copilot (tous niveaux) a commencé mardi 2 juin.

Aion, des modèles conçus pour l’exécution locale

Bien que moins mis en avant, deux nouveaux modèles nommés Aion ont aussi été présentés pour l’exécution locale.

Le premier, Aion Instruct, doit prendre le relai de l’actuel Windows OS SLM. Il se veut plus petit (4 milliards de paramètres), plus rapide et surtout plus efficace. Il doit alimenter tout ce qui touche à l’intelligence textuelle quotidienne, c’est-à-dire les résumés, la réécriture, la détection d’intention ou encore l’accessibilité.

Disponible dès maintenant dans le canal Insider d’Edge à des fins de tests pour les développeurs, il sera également accessible depuis les API de Windows. Contrairement aux modèles fournis jusqu’ici par Microsoft dans ce cas de figure, aucun NPU n’est requis : Aion Instruct est fait pour fonctionner partout, sur CPU. Enfin, une version open source doit arriver courant juillet sur Hugging Face.

Aion Plan est à la fois plus ambitieux et plus restreint. Disposant de 14 milliards de paramètres et d’une fenêtre de contexte de 32 000 tokens, de capacités de raisonnement et pouvant appeler des outils (tool-calling), il se veut le champion du flux agentique local. En revanche, il ne sera pas disponible avant plusieurs mois, et la présence d’un NPU semble cette fois requise.

Dans les deux cas, les modèles sont gratuits à l’usage, les opérations étant réalisées par la machine.

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Microsoft a désormais son propre modèle de raisonnement

Vieux motard
Microsoft a désormais son propre modèle de raisonnement

Durant sa conférence BUILD, Microsoft a présenté une nouvelle série de modèles MAI. L’entreprise se dote pour la première fois d’un modèle de raisonnement, présenté comme idéal par sa taille moyenne et son coût maitrisé.

Cela peut paraître étonnant, mais Microsoft – qui a investi plusieurs milliards de dollars très tôt dans OpenAI – ne disposait d’aucun modèle de raisonnement. Jusqu’à présent, l’entreprise s’était surtout positionnée comme championne des relais pour d’autres modèles, laissant par exemple un accès à ChatGPT et plus récemment Claude via sa myriade d’assistants Copilot.

La situation a cependant changé : Anthropic a largement grimpé en puissance, tout particulièrement dans le développement, tandis qu’OpenAI suit sa propre trajectoire et se montre beaucoup plus autonome. La firme de Redmond a tout intérêt à manifester sa propre indépendance, avec à la clé une gamme plus complète de modèles.

Place à MAI-Thinking-1

La famille MAI (Microsoft AI) accueille plusieurs nouveaux venus présentés pendant la conférence BUILD, dont MAI-Thinking-1 présenté hier. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un modèle de raisonnement de taille intermédiaire, de type MoE (Mixture of Experts), avec 35 milliards de paramètres actifs et une fenêtre de contexte de 256 000 tokens, soit l’équivalent d’un document de 600 pages selon Microsoft.

L’entreprise met clairement en avant un entrainement du modèle depuis zéro : aucune distillation et à partir de données commercialement licenciées et « propres ». MAI-Thinking-1 n’est donc pas censé s’appuyer sur les traces de raisonnement d’autres modèles, particulièrement concurrents. Il s’agit d’une construction indépendante.

Le modèle atteint 97 % sur AIME 2025 et 94,5 % sur AIME 2026, deux benchmarks évaluant le raisonnement mathématique et scientifique multi-étapes. Sur SWE-Bench Pro, benchmark d’ingénierie logicielle, Microsoft affirme qu’il égale Claude Opus 4.6 sur les tâches de codage. Dans des évaluations indépendantes en aveugle menées par Surge (partenaire indépendant de Microsoft), MAI-Thinking-1 a été préféré à Claude Sonnet 4.6. Ce dernier, le modèle par défaut pour Claude, est largement utilisé comme point de comparaison dans les chiffres donnés par Microsoft.

CNBC rapporte qu’une démonstration a présenté des résultats supérieurs à ceux de GPT-5.5 d’OpenAI avec un modèle ajusté sur les données de McKinsey, avec un coût annoncé comme dix fois inférieur. Il faut pour l’instant croire l’éditeur sur parole, car le modèle n’est disponible qu’en préversion privée via Microsoft Foundry. Sur la partie raisonnement, les tokens seront tarifés à la consommation, là encore sans plus de détails. Le modèle est également inclus dans GitHub Copilot Enterprise et une version pour les enclaves Azure Confidential Computing est prévue.

Six autres « nouveaux » modèles dans la famille MAI

Bien que MAI-Thinking-1 ait eu la part du lion pendant la présentation, la famille MAI a également reçu six autres modèles, en majorité des évolutions de ceux existant déjà.

MAI-Image-2.5 et MAI-Image-2.5 Flash débarquent ainsi pour la génération d’images. Microsoft évoque une hausse significative de la qualité, avec de meilleurs résultats que Nano Banana 2, avec une édition et des contrôles précis. La version classique vise la fidélité maximale et des performances « de qualité professionnelle », tandis que la version Flash – sans surprise – sacrifie une partie de cette qualité pour une plus grande rapidité des résultats. MAI-Image-2.5 est en cours de déploiement dans PowerPoint et OneDrive. Côté tarifs, MAI-Image-2.5 coûte 5 dollars par million de tokens pour les entrées texte, 8 dollars pour les entrées image et 47 dollars pour les sorties image. Pour la version Flash, les tarifs sont de 1,75 dollar pour les entrées texte et image, et de 33 dollars pour les sorties image.

MAI-Transcribe-1.5 est présenté de son côté comme le meilleur modèle de transcription au monde (tout simplement), avec une précision de pointe dans 43 langues, surpassant Gemini et les modèles phares d’OpenAI. Il est censé produire des transcriptions cinq fois plus rapidement que les modèles concurrents, et sera disponible dans GitHub Copilot, Dynamics 365 Contact Center et Foundry, avec un support prochain du streaming. Côté développeurs, il est accessible via Azure Speech au prix de 22 dollars le million de caractères.

Pour les autres modèles, il s’agit surtout de disponibilité. MAI-Voice-2 et sa variante Flash sont ainsi disponibles dans une quinzaine de langues supplémentaires avec de nouvelles options de voix. MAI-Code-1, modèle de codage présenté comme très efficace en inférence et optimisé pour GitHub, est disponible dans Copilot et Visual Studio Code. Son déploiement dans Copilot (tous niveaux) a commencé mardi 2 juin.

Aion, des modèles conçus pour l’exécution locale

Bien que moins mis en avant, deux nouveaux modèles nommés Aion ont aussi été présentés pour l’exécution locale.

Le premier, Aion Instruct, doit prendre le relai de l’actuel Windows OS SLM. Il se veut plus petit (4 milliards de paramètres), plus rapide et surtout plus efficace. Il doit alimenter tout ce qui touche à l’intelligence textuelle quotidienne, c’est-à-dire les résumés, la réécriture, la détection d’intention ou encore l’accessibilité.

Disponible dès maintenant dans le canal Insider d’Edge à des fins de tests pour les développeurs, il sera également accessible depuis les API de Windows. Contrairement aux modèles fournis jusqu’ici par Microsoft dans ce cas de figure, aucun NPU n’est requis : Aion Instruct est fait pour fonctionner partout, sur CPU. Enfin, une version open source doit arriver courant juillet sur Hugging Face.

Aion Plan est à la fois plus ambitieux et plus restreint. Disposant de 14 milliards de paramètres et d’une fenêtre de contexte de 32 000 tokens, de capacités de raisonnement et pouvant appeler des outils (tool-calling), il se veut le champion du flux agentique local. En revanche, il ne sera pas disponible avant plusieurs mois, et la présence d’un NPU semble cette fois requise.

Dans les deux cas, les modèles sont gratuits à l’usage, les opérations étant réalisées par la machine.

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Windows 11 récupère les coreutils, findutils et grep

Grep party
Windows 11 récupère les coreutils, findutils et grep

Mardi soir avait lieu la conférence d’ouverture de la BUILD, la grand-messe annuelle de Microsoft pour les développeurs. Entre autres annonces liées inévitablement à l’IA et aux agents, l’entreprise a mis à disposition des outils que personne n’attendait vraiment : les coreutils pour Windows.

Les coreutils, pour GNU Core Utilities, sont un ensemble logiciel fournissant des commandes standardisées et basées sur Unix pour le shell, autrement dit pour la ligne de commande. Ils contiennent des instructions connues comme chmod pour modifier les permissions d’un fichier, mkdir pour créer un répertoire, rm pour supprimer des fichiers ou encore des outils de manipulation du texte comme printf.

Au cours des derniers mois, les coreutils sont revenus sur le devant de la scène via le projet uutils, une réécriture en Rust des outils. Nous avions d’ailleurs interrogé Sylvestre Ledru, directeur de l’ingénierie chez Mozilla et lead sur le projet, sur lequel les projecteurs s’étaient subitement braqués, Canonical ayant intégré uutils dans Ubuntu 25.10.

Microsoft recompile pour Windows

C’est précisément ce projet que Microsoft a utilisé pour Windows, en compilant uutils pour son propre système. Dans la foulée, Microsoft a d’ailleurs débordé, ajoutant findutils et grep à l’ensemble. Ce dernier est particulièrement connu et utilisé, fournissant un moyen simple et puissant de retrouver du texte. C’est d’ailleurs lui que Microsoft met en avant dans sa courte vidéo de présentation.

Interrogé sur le sujet, Sylvestre Ledru se montre enthousiaste : « Je suis très heureux de voir Microsoft utiliser et mettre en avant uutils, annoncer l’utilisation de nos outils, ainsi que leur contribution de la réécriture de grep en Rust au projet. C’est une belle reconnaissance du travail de la communauté. Leur implication va notamment nous aider à améliorer encore la portabilité sur Windows ».

Les coreutils pour Windows peuvent être récupérés depuis GitHub ou s’installer via la commande WinGet suivante :

winget install Microsoft.Coreutils

Microsoft prévient que certains outils peuvent entrer en conflit avec ceux déjà présentes dans CMD et PowerShell, un tableau est fourni pour lister les problèmes. À noter que PowerShell doit être installé en version 7.4 minimum.

Les conflits potentiels identifiés selon Microsoft – capture d’écran
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Windows 11 récupère les coreutils, findutils et grep

Grep party
Windows 11 récupère les coreutils, findutils et grep

Mardi soir avait lieu la conférence d’ouverture de la BUILD, la grand-messe annuelle de Microsoft pour les développeurs. Entre autres annonces liées inévitablement à l’IA et aux agents, l’entreprise a mis à disposition des outils que personne n’attendait vraiment : les coreutils pour Windows.

Les coreutils, pour GNU Core Utilities, sont un ensemble logiciel fournissant des commandes standardisées et basées sur Unix pour le shell, autrement dit pour la ligne de commande. Ils contiennent des instructions connues comme chmod pour modifier les permissions d’un fichier, mkdir pour créer un répertoire, rm pour supprimer des fichiers ou encore des outils de manipulation du texte comme printf.

Au cours des derniers mois, les coreutils sont revenus sur le devant de la scène via le projet uutils, une réécriture en Rust des outils. Nous avions d’ailleurs interrogé Sylvestre Ledru, directeur de l’ingénierie chez Mozilla et lead sur le projet, sur lequel les projecteurs s’étaient subitement braqués, Canonical ayant intégré uutils dans Ubuntu 25.10.

Microsoft recompile pour Windows

C’est précisément ce projet que Microsoft a utilisé pour Windows, en compilant uutils pour son propre système. Dans la foulée, Microsoft a d’ailleurs débordé, ajoutant findutils et grep à l’ensemble. Ce dernier est particulièrement connu et utilisé, fournissant un moyen simple et puissant de retrouver du texte. C’est d’ailleurs lui que Microsoft met en avant dans sa courte vidéo de présentation.

Interrogé sur le sujet, Sylvestre Ledru se montre enthousiaste : « Je suis très heureux de voir Microsoft utiliser et mettre en avant uutils, annoncer l’utilisation de nos outils, ainsi que leur contribution de la réécriture de grep en Rust au projet. C’est une belle reconnaissance du travail de la communauté. Leur implication va notamment nous aider à améliorer encore la portabilité sur Windows ».

Les coreutils pour Windows peuvent être récupérés depuis GitHub ou s’installer via la commande WinGet suivante :

winget install Microsoft.Coreutils

Microsoft prévient que certains outils peuvent entrer en conflit avec ceux déjà présentes dans CMD et PowerShell, un tableau est fourni pour lister les problèmes. À noter que PowerShell doit être installé en version 7.4 minimum.

Les conflits potentiels identifiés selon Microsoft – capture d’écran
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