Vue lecture

☕️ MesVaccins.net touché par un vol de données, tous les utilisateurs potentiellement concernés



Le site MesVaccins.net est la dernière victime en date d’un vol de données. La plateforme, qui centralise les données de vaccination et propose un carnet de vaccination numérique, a prévenu ses utilisateurs et donné quelques détails.

Un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles traitées par MesVaccins.net, et en a obtenu une copie. D’après l’enquête toujours en cours, la cyberattaque a compromis des informations d’identification et de contact comme les adresses email et les numéros de téléphone, ainsi que les données d’état civil (dont le numéro de sécurité sociale s’il a été renseigné).

Illustration : Flock

Les mots de passe des comptes étant chiffrés, ils ne sont pas concernés – prudence étant mère de sûreté, le site recommande tout de même de changer de mot de passe. En ce qui concerne les données vaccinales, les informations du profil santé (là encore, s’il a été renseigné) ne sont pas stockées en clair mais « sous forme codée ». Une formulation plutôt vague qui peut inquiéter. MesVaccins.net indique n’avoir identifié aucune exposition directe des informations médicales en clair.

La plateforme n’est pas en mesure d’identifier avec certitude les personnes touchées par ce vol de données. Mais elle considère que l’ensemble des titulaires d’un carnet de vaccination numérique est susceptible d’être concerné par l’incident. Les responsables de MesVaccins.net ont mis en œuvre des mesures de sécurité renforcée pour contenir la fuite, notifié la CNIL (c’est obligatoire) et déposé plainte.

Ces données peuvent être utilisées dans des attaques de phishing. Le site conseille de faire preuve d’une vigilance particulière à la réception d’emails, de SMS ou d’appels téléphoniques inhabituels réclamant des informations personnelles. Vérifiez systématiquement l’identité de l’interlocuteur et ne communiquez aucune information sensible : un conseil qui doit faire office d’hygiène de vie numérique pour tout le monde. Le site du gouvernement sur la cybermalveillance peut aussi être une adresse utile.

Les services de MesVaccins.net, dont le Carnet, sont toujours accessibles et peuvent être utilisés normalement. L’entreprise affirme avoir isolé les systèmes touchés, reconstruit son infrastructure de production, sécurisé davantage l’accès au code source et lancé des audits de sécurité supplémentaires, tout en revoyant ses procédures internes de gestion des accès. Le site est intégré à la plateforme officielle Santé publique France, qui utilise son moteur pour fournir des recommandations vaccinales personnalisées.

  •  

☕️ MesVaccins.net touché par un vol de données, tous les utilisateurs potentiellement concernés



Le site MesVaccins.net est la dernière victime en date d’un vol de données. La plateforme, qui centralise les données de vaccination et propose un carnet de vaccination numérique, a prévenu ses utilisateurs et donné quelques détails.

Un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles traitées par MesVaccins.net, et en a obtenu une copie. D’après l’enquête toujours en cours, la cyberattaque a compromis des informations d’identification et de contact comme les adresses email et les numéros de téléphone, ainsi que les données d’état civil (dont le numéro de sécurité sociale s’il a été renseigné).

Illustration : Flock

Les mots de passe des comptes étant chiffrés, ils ne sont pas concernés – prudence étant mère de sûreté, le site recommande tout de même de changer de mot de passe. En ce qui concerne les données vaccinales, les informations du profil santé (là encore, s’il a été renseigné) ne sont pas stockées en clair mais « sous forme codée ». Une formulation plutôt vague qui peut inquiéter. MesVaccins.net indique n’avoir identifié aucune exposition directe des informations médicales en clair.

La plateforme n’est pas en mesure d’identifier avec certitude les personnes touchées par ce vol de données. Mais elle considère que l’ensemble des titulaires d’un carnet de vaccination numérique est susceptible d’être concerné par l’incident. Les responsables de MesVaccins.net ont mis en œuvre des mesures de sécurité renforcée pour contenir la fuite, notifié la CNIL (c’est obligatoire) et déposé plainte.

Ces données peuvent être utilisées dans des attaques de phishing. Le site conseille de faire preuve d’une vigilance particulière à la réception d’emails, de SMS ou d’appels téléphoniques inhabituels réclamant des informations personnelles. Vérifiez systématiquement l’identité de l’interlocuteur et ne communiquez aucune information sensible : un conseil qui doit faire office d’hygiène de vie numérique pour tout le monde. Le site du gouvernement sur la cybermalveillance peut aussi être une adresse utile.

Les services de MesVaccins.net, dont le Carnet, sont toujours accessibles et peuvent être utilisés normalement. L’entreprise affirme avoir isolé les systèmes touchés, reconstruit son infrastructure de production, sécurisé davantage l’accès au code source et lancé des audits de sécurité supplémentaires, tout en revoyant ses procédures internes de gestion des accès. Le site est intégré à la plateforme officielle Santé publique France, qui utilise son moteur pour fournir des recommandations vaccinales personnalisées.

  •  

2 000 vieux smartphones Pixel vont devenir un mini datacenter

Retraite active pour les bazous
2 000 vieux smartphones Pixel vont devenir un mini datacenter

En cette période de disette de composants informatiques, pourquoi ne pas recycler d’anciens appareils pour construire des serveurs ? L’idée n’est pas neuve, mais le projet de l’université de Californie entend passer à la vitesse supérieure avec un centre de calcul composé de 2 000 smartphones Pixel recyclés.

En moyenne, un utilisateur d’iPhone ou de smartphone Android en change tous les 4 ans, a récemment calculé l’assureur Assurant. Passées ces quatre années, que se passe-t-il pour le vieux modèle ? Il meurt souvent tranquillement au fond d’un tiroir, mais il est possible (et important !) de lui donner une seconde vie : le revendre ou le céder à un proche, ou encore recycler ses composants.

Une seconde carrière pour d’anciens smartphones

Des chercheurs de l’université de Californie à San Diego (UCSD) considèrent qu’un smartphone avec un peu de bouteille reste un ordinateur tout à fait capable. Certes, le châssis peut avoir souffert, et la puissance de batterie n’est plus qu’un lointain souvenir de ce qu’elle était auparavant. Leur idée a été de récupérer la carte mère du téléphone, le processeur, la mémoire et le stockage, pour les intégrer dans un serveur.

Le projet, soutenu par Google, utilise des smartphones Pixel Fold, et l’objectif ne manque pas d’ambition puisque ce sont 2 000 unités qui seront connectées entre elles dans un centre de calcul. L’université espère ainsi disposer d’une puissance de calcul équivalente à une cinquantaine de serveurs conventionnels.

Les appareils ne fonctionneront pas sous Android ; le système d’exploitation sera une distribution Linux pour que les téléphones puissent exécuter des applications serveur. Pour répartir les tâches automatiquement entre les différents appareils, les chercheurs utilisent Kubernetes.

Ryan Kastner, professeur associé en informatique à l’UCSD, a expliqué à The Register que les premiers essais ont été réalisés avec des smartphones non modifiés. Une solution pas idéale : lors des premières réunions avec Google, « leurs ingénieurs nous ont expliqué que, si nous voulions déployer ces appareils dans un centre de données, il était impensable de conserver les batteries — comme d’ailleurs beaucoup d’autres composants — car ils constituent un risque d’incendie ».

les cœurs les plus puissants du Pixel Fold affichent, sur la plupart des tests du benchmark SPEC, de meilleures performances individuelles que ceux d’un serveur de centre de données de référence.

Le processeur Google Tensor G2 du Pixel Fold abrite deux cœurs Cortex-X1 (2,85 GHz), deux cœurs Cortex-A78 (2,35 GHz) et quatre Cortex-A55 (1,8 GHz), un GPU Mali-G710 et 12 Go de mémoire. Prise seule, cette puce est loin des monstres qui motorisent les serveurs avec leurs centaines de Go de RAM, des dizaines de cœurs et des capacités réseau sans commune mesure. Mais combinez-en 25 à 50 smartphones, et vous obtiendrez un serveur conventionnel convenable pour certains types de tâches.

D’autant qu’en performances par cœur, les processeurs des smartphones modernes peuvent rivaliser avec certains serveurs de centre de données. Ce sont surtout la quantité de mémoire et le nombre de cœurs disponibles qui distinguent encore les deux catégories.

Les serveurs sont-ils solubles dans les smartphones ?

L’idée n’est toutefois pas de remplacer les serveurs IA ou les infrastructures de Google. Mais pour des travaux pratiques d’informatique, certains calculs parallèles, la correction automatique de devoirs, de petites applications web ou pour héberger des notebooks Jupyter (des espaces de travail interactifs utilisés pour programmer et analyser des données), ces serveurs bricolos sont aptes à la tâche.

L’équipe explique d’ailleurs que beaucoup de services universitaires tournent déjà sur de très petites machines virtuelles dans le nuage ; un smartphone pourrait assumer ce genre de charge. Les premières expérimentations montrent qu’un cluster de 20 unités peut gérer les pics de travaux soumis par une promotion de plus de 75 étudiants, avec des temps de correction plus rapides que le backend AWS utilisé habituellement (des instances t3.micro équipées de deux vCPU et d’un seul Go de mémoire vive).

Le centre de calcul au complet, avec ses 2 000 smartphones, devrait entrer en service dès cet automne. Il pourrait faire fonctionner une centaine de cours similaires en parallèle. L’installation servira de test grandeur nature, et permettra également de mesurer la fiabilité de matériel grand public utilisé en continu comme infrastructure infonuagique.

Les chercheurs rappellent aussi que la fabrication des appareils informatiques représente une part importante de son empreinte carbone. Or, la carte mère, qui est conservée dans le projet, concentrerait à elle seule près de la moitié des émissions liées à la production d’un smartphone.

En cas de réussite de l’expérience, la vie utile de nombreux smartphones pourrait gagner quelques années – même s’il faut garder en tête que seule une partie des composants est exploitée. Le recyclage reste indispensable pour valoriser le reste de l’appareil.

  •  

2 000 vieux smartphones Pixel vont devenir un mini datacenter

Retraite active pour les bazous
2 000 vieux smartphones Pixel vont devenir un mini datacenter

En cette période de disette de composants informatiques, pourquoi ne pas recycler d’anciens appareils pour construire des serveurs ? L’idée n’est pas neuve, mais le projet de l’université de Californie entend passer à la vitesse supérieure avec un centre de calcul composé de 2 000 smartphones Pixel recyclés.

En moyenne, un utilisateur d’iPhone ou de smartphone Android en change tous les 4 ans, a récemment calculé l’assureur Assurant. Passées ces quatre années, que se passe-t-il pour le vieux modèle ? Il meurt souvent tranquillement au fond d’un tiroir, mais il est possible (et important !) de lui donner une seconde vie : le revendre ou le céder à un proche, ou encore recycler ses composants.

Une seconde carrière pour d’anciens smartphones

Des chercheurs de l’université de Californie à San Diego (UCSD) considèrent qu’un smartphone avec un peu de bouteille reste un ordinateur tout à fait capable. Certes, le châssis peut avoir souffert, et la puissance de batterie n’est plus qu’un lointain souvenir de ce qu’elle était auparavant. Leur idée a été de récupérer la carte mère du téléphone, le processeur, la mémoire et le stockage, pour les intégrer dans un serveur.

Le projet, soutenu par Google, utilise des smartphones Pixel Fold, et l’objectif ne manque pas d’ambition puisque ce sont 2 000 unités qui seront connectées entre elles dans un centre de calcul. L’université espère ainsi disposer d’une puissance de calcul équivalente à une cinquantaine de serveurs conventionnels.

Les appareils ne fonctionneront pas sous Android ; le système d’exploitation sera une distribution Linux pour que les téléphones puissent exécuter des applications serveur. Pour répartir les tâches automatiquement entre les différents appareils, les chercheurs utilisent Kubernetes.

Ryan Kastner, professeur associé en informatique à l’UCSD, a expliqué à The Register que les premiers essais ont été réalisés avec des smartphones non modifiés. Une solution pas idéale : lors des premières réunions avec Google, « leurs ingénieurs nous ont expliqué que, si nous voulions déployer ces appareils dans un centre de données, il était impensable de conserver les batteries — comme d’ailleurs beaucoup d’autres composants — car ils constituent un risque d’incendie ».

les cœurs les plus puissants du Pixel Fold affichent, sur la plupart des tests du benchmark SPEC, de meilleures performances individuelles que ceux d’un serveur de centre de données de référence.

Le processeur Google Tensor G2 du Pixel Fold abrite deux cœurs Cortex-X1 (2,85 GHz), deux cœurs Cortex-A78 (2,35 GHz) et quatre Cortex-A55 (1,8 GHz), un GPU Mali-G710 et 12 Go de mémoire. Prise seule, cette puce est loin des monstres qui motorisent les serveurs avec leurs centaines de Go de RAM, des dizaines de cœurs et des capacités réseau sans commune mesure. Mais combinez-en 25 à 50 smartphones, et vous obtiendrez un serveur conventionnel convenable pour certains types de tâches.

D’autant qu’en performances par cœur, les processeurs des smartphones modernes peuvent rivaliser avec certains serveurs de centre de données. Ce sont surtout la quantité de mémoire et le nombre de cœurs disponibles qui distinguent encore les deux catégories.

Les serveurs sont-ils solubles dans les smartphones ?

L’idée n’est toutefois pas de remplacer les serveurs IA ou les infrastructures de Google. Mais pour des travaux pratiques d’informatique, certains calculs parallèles, la correction automatique de devoirs, de petites applications web ou pour héberger des notebooks Jupyter (des espaces de travail interactifs utilisés pour programmer et analyser des données), ces serveurs bricolos sont aptes à la tâche.

L’équipe explique d’ailleurs que beaucoup de services universitaires tournent déjà sur de très petites machines virtuelles dans le nuage ; un smartphone pourrait assumer ce genre de charge. Les premières expérimentations montrent qu’un cluster de 20 unités peut gérer les pics de travaux soumis par une promotion de plus de 75 étudiants, avec des temps de correction plus rapides que le backend AWS utilisé habituellement (des instances t3.micro équipées de deux vCPU et d’un seul Go de mémoire vive).

Le centre de calcul au complet, avec ses 2 000 smartphones, devrait entrer en service dès cet automne. Il pourrait faire fonctionner une centaine de cours similaires en parallèle. L’installation servira de test grandeur nature, et permettra également de mesurer la fiabilité de matériel grand public utilisé en continu comme infrastructure infonuagique.

Les chercheurs rappellent aussi que la fabrication des appareils informatiques représente une part importante de son empreinte carbone. Or, la carte mère, qui est conservée dans le projet, concentrerait à elle seule près de la moitié des émissions liées à la production d’un smartphone.

En cas de réussite de l’expérience, la vie utile de nombreux smartphones pourrait gagner quelques années – même s’il faut garder en tête que seule une partie des composants est exploitée. Le recyclage reste indispensable pour valoriser le reste de l’appareil.

  •  

☕️ Apple et Tesla rattrapées par une fuite de données chez leur fournisseur Tata Electronics



Tata Electronics, un important fournisseur indien d’Apple et de Tesla, a été ciblé par une cyberattaque. Le groupe de pirates à l’origine de l’effraction a posté sur le dark web des centaines de milliers de documents confidentiels sur les produits des deux constructeurs.

Il y a quelques semaines, Tata Electronics a identifié un « incident de cybersécurité » dans son infrastructure. Les protocoles de sécurité ont été déployés immédiatement, et l’incident n’a eu « aucun impact sur les opérations » de l’entreprise. Néanmoins, les pirates de World Leaks ont tout de même pu subtiliser une belle quantité de documents, pour laquelle ils réclament une rançon.

Tata a informé certains employés de son activité d’assemblage d’iPhone de cette fuite de données la semaine dernière, selon Reuters. Apple, un des principaux clients de l’entreprise, procèderait à une « analyse complète » de l’attaque.

Un butin colossal dérobé chez Tata Electronics

World Leaks affirme avoir publié plus de 200 000 fichiers tirés du vol, ce qui représente 630 Go de données. Plusieurs dossiers portent des noms équivoques (« com.apple.factorydata »), tandis que certains sont liés à des spécifications de matériaux. Un document de 52 pages porte des mentions de propriété intellectuelle d’Apple, qui décrivent des procédures de contrôle qualité pour des composants électroniques d’iPhone.

Image : Tata Electronics

Des informations liées à la production des smartphones d’Apple en Inde semblent aussi concernées. Les données comprendraient ainsi 33 fichiers et dossiers associés au terme « Hosur », qui correspond au principal site d’assemblage d’iPhone de Tata dans l’État du Tamil Nadu. Selon le chercheur en cybersécurité Rajshekhar Rajaharia, une recherche du terme « Apple » dans les données divulguées renvoie 181 fichiers et dossiers.

Apple n’est pas la seule entreprise touchée ; c’est le cas aussi de Tesla, même si les documents volés semblent moins fournis. Les fichiers visibles en ligne font état d’informations sur des composants, ainsi que sur un contrôleur de port de recharge destiné à une mise à jour de la Model Y. On trouverait aussi des documents en lien avec le projet « Highland » du constructeur automobile, dans un dossier « TOP SECRET » daté de 2023. Il contiendrait des dessins techniques connectés à la refonte de la Model 3.

Cette fuite tombe à un moment critique pour Apple : Tata Electronics est devenue en quelques années un des piliers de sa stratégie de diversification industrielle. Le constructeur fait assembler en Inde une part de plus en plus importante de ses iPhone destinés au marché mondial. Tata assurerait environ un tiers de la production d’iPhone en Inde, le reste étant confié aux sites indiens opérés par Foxconn. L’entreprise est ainsi devenue l’un des partenaires industriels les plus importants d’Apple en dehors de la Chine.

  •  

☕️ Apple et Tesla rattrapées par une fuite de données chez leur fournisseur Tata Electronics



Tata Electronics, un important fournisseur indien d’Apple et de Tesla, a été ciblé par une cyberattaque. Le groupe de pirates à l’origine de l’effraction a posté sur le dark web des centaines de milliers de documents confidentiels sur les produits des deux constructeurs.

Il y a quelques semaines, Tata Electronics a identifié un « incident de cybersécurité » dans son infrastructure. Les protocoles de sécurité ont été déployés immédiatement, et l’incident n’a eu « aucun impact sur les opérations » de l’entreprise. Néanmoins, les pirates de World Leaks ont tout de même pu subtiliser une belle quantité de documents, pour laquelle ils réclament une rançon.

Tata a informé certains employés de son activité d’assemblage d’iPhone de cette fuite de données la semaine dernière, selon Reuters. Apple, un des principaux clients de l’entreprise, procèderait à une « analyse complète » de l’attaque.

Un butin colossal dérobé chez Tata Electronics

World Leaks affirme avoir publié plus de 200 000 fichiers tirés du vol, ce qui représente 630 Go de données. Plusieurs dossiers portent des noms équivoques (« com.apple.factorydata »), tandis que certains sont liés à des spécifications de matériaux. Un document de 52 pages porte des mentions de propriété intellectuelle d’Apple, qui décrivent des procédures de contrôle qualité pour des composants électroniques d’iPhone.

Image : Tata Electronics

Des informations liées à la production des smartphones d’Apple en Inde semblent aussi concernées. Les données comprendraient ainsi 33 fichiers et dossiers associés au terme « Hosur », qui correspond au principal site d’assemblage d’iPhone de Tata dans l’État du Tamil Nadu. Selon le chercheur en cybersécurité Rajshekhar Rajaharia, une recherche du terme « Apple » dans les données divulguées renvoie 181 fichiers et dossiers.

Apple n’est pas la seule entreprise touchée ; c’est le cas aussi de Tesla, même si les documents volés semblent moins fournis. Les fichiers visibles en ligne font état d’informations sur des composants, ainsi que sur un contrôleur de port de recharge destiné à une mise à jour de la Model Y. On trouverait aussi des documents en lien avec le projet « Highland » du constructeur automobile, dans un dossier « TOP SECRET » daté de 2023. Il contiendrait des dessins techniques connectés à la refonte de la Model 3.

Cette fuite tombe à un moment critique pour Apple : Tata Electronics est devenue en quelques années un des piliers de sa stratégie de diversification industrielle. Le constructeur fait assembler en Inde une part de plus en plus importante de ses iPhone destinés au marché mondial. Tata assurerait environ un tiers de la production d’iPhone en Inde, le reste étant confié aux sites indiens opérés par Foxconn. L’entreprise est ainsi devenue l’un des partenaires industriels les plus importants d’Apple en dehors de la Chine.

  •  

Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

Ouf, les coffres-forts ont tenu bon
Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

LastPass est de nouveau touché par une fuite de données. Le gestionnaire de mots de passe a prévenu ses utilisateurs que des informations personnelles ont été volées non pas sur ses serveurs, mais chez un partenaire. Le résultat est le même : des données clients se sont retrouvées entre les mains d’attaquants.

Le 12 juin, LastPass a été informé d’un incident de sécurité chez Klue, une plateforme tierce utilisée par les équipes commerciales du gestionnaire de mots de passe. Des attaquants ont réussi à obtenir des jetons d’authentification OAuth que Klue conservait pour plusieurs clients, dont LastPass. Ces identifiants ont ensuite été utilisés pour accéder à des données clients de LastPass stockées dans son environnement Salesforce.

Une fuite par procuration

L’incident, qui se limite aux systèmes connectés à Klue, n’a pas affecté les produits, services et infrastructures de LastPass. Les coffres-forts des utilisateurs sont restés en sécurité. L’entreprise a coupé l’accès de ses employés à Klue, renouvelé les jetons d’accès API compromis et lancé une enquête avec Klue et Salesforce. L’affaire a été signalée aux autorités.

Les données compromises concernent des informations CRM et commerciales : nom des clients, numéros de téléphone, adresses email et postales, données des tickets de support, informations commerciales et de vente. LastPass affirme qu’aucun mot de passe maître n’a été compromis. Les informations dérobées pourraient toutefois servir à alimenter des campagnes de hameçonnage ciblé.

LastPass recommande à ses clients de faire preuve d’une vigilance renouvelée sur les courriels, les appels téléphoniques et les demandes d’informations non sollicitées. Elle ne réclamera jamais un mot de passe maître à un utilisateur.

L’entreprise, qui compte plus de 33 millions d’utilisateurs, dont 1,6 million de clients payants (chiffres de 2024), a déjà été touchée par une importante fuite de données en 2022, qui aurait notamment servi à escroquer des détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies.

L’incident de sécurité chez Klue a également touché d’autres sociétés, dont Titanium, Jamf, Gong, HackerOne ou encore Sprout Social.

  •  

Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

Ouf, les coffres-forts ont tenu bon
Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

LastPass est de nouveau touché par une fuite de données. Le gestionnaire de mots de passe a prévenu ses utilisateurs que des informations personnelles ont été volées non pas sur ses serveurs, mais chez un partenaire. Le résultat est le même : des données clients se sont retrouvées entre les mains d’attaquants.

Le 12 juin, LastPass a été informé d’un incident de sécurité chez Klue, une plateforme tierce utilisée par les équipes commerciales du gestionnaire de mots de passe. Des attaquants ont réussi à obtenir des jetons d’authentification OAuth que Klue conservait pour plusieurs clients, dont LastPass. Ces identifiants ont ensuite été utilisés pour accéder à des données clients de LastPass stockées dans son environnement Salesforce.

Une fuite par procuration

L’incident, qui se limite aux systèmes connectés à Klue, n’a pas affecté les produits, services et infrastructures de LastPass. Les coffres-forts des utilisateurs sont restés en sécurité. L’entreprise a coupé l’accès de ses employés à Klue, renouvelé les jetons d’accès API compromis et lancé une enquête avec Klue et Salesforce. L’affaire a été signalée aux autorités.

Les données compromises concernent des informations CRM et commerciales : nom des clients, numéros de téléphone, adresses email et postales, données des tickets de support, informations commerciales et de vente. LastPass affirme qu’aucun mot de passe maître n’a été compromis. Les informations dérobées pourraient toutefois servir à alimenter des campagnes de hameçonnage ciblé.

LastPass recommande à ses clients de faire preuve d’une vigilance renouvelée sur les courriels, les appels téléphoniques et les demandes d’informations non sollicitées. Elle ne réclamera jamais un mot de passe maître à un utilisateur.

L’entreprise, qui compte plus de 33 millions d’utilisateurs, dont 1,6 million de clients payants (chiffres de 2024), a déjà été touchée par une importante fuite de données en 2022, qui aurait notamment servi à escroquer des détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies.

L’incident de sécurité chez Klue a également touché d’autres sociétés, dont Titanium, Jamf, Gong, HackerOne ou encore Sprout Social.

  •  

Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin promet un « choc numérique » à la Justice, et de l’IA

Technosolutionnisme magique
Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin promet un « choc numérique » à la Justice, et de l’IA

Les esprits s’échauffent à la Chancellerie, et ce n’est pas uniquement à cause de la canicule. Au lendemain de la publication du pré-rapport de la mission d’inspection chargée de faire la lumière sur l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin a annoncé « un choc numérique » au ministère de la Justice.

« Zéro papier d’ici six mois » : l’annonce de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a de quoi étonner. Le ministère de la Justice n’est donc pas complètement numérisé et connecté ? Le traitement de la plainte pour viols sur mineure visant Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna, a mis en lumière plusieurs défaillances de la justice, comme l’a pointé le pré-rapport [PDF] de la mission d’inspection (la version définitive est attendue le 5 septembre, avec une étape intermédiaire le 10 juillet).

Courrier mal trié

Est notamment mise en cause la communication entre le parquet de Toulouse, qui s’était dessaisi du dossier au profit de celui d’Auch : la procédure a été transmise par courrier postal avec un scellé, sans envoi en parallèle d’une version dématérialisée. Alors que c’est tout à fait possible, et cela aurait permis d’accélérer la prise en compte rapide de la procédure.

Ce d’autant qu’une fois à Auch, cette procédure a été mal triée et n’a pas été enregistrée comme urgente. « La procédure prioritaire qui aurait dû être enregistrée le jour de son entrée au [Bureau d’ordre pénal] a été classée dans le stock des affaires à enregistrer sans caractère d’urgence, en raison d’une erreur de tri, par un service affecté d’un retard important d’enregistrements de procédures papier », explique le rapport. Le parquet de Toulouse n’a pas insisté sur le caractère prioritaire du dossier – pas de coup de fil ou de courriel.

Interrogé par France Info, Gérald Darmanin promet « un choc numérique au ministère de la Justice ». Un « choc » qui a commencé « depuis un an » affirme-t-il, avant d’expliquer que les deux juridictions possèdent bien des boîtes email, et que les parquets de Toulouse et d’Auch ont internet, « je tiens à vous rassurer ». Seuls deux tribunaux sur 160 étaient numérisés à son arrivée au ministère en 2024, indique-t-il aussi, contre la quasi-totalité aujourd’hui.

Un des problèmes qui se pose à la Justice, c’est le manque de moyens, et le garde des Sceaux ne le cache pas : « ce n’est pas si facile que ça avec les moyens que m’a donnés le président de la République ». Une manière polie de pousser l’Élysée à prendre ses responsabilités… « On a encore entre 20 et 30 % de papier dans les juridictions », déplore-t-il encore.

L’IA à tout faire

Une autre solution : faire appel à l’IA. « On va tout scanner [avec] l’intelligence artificielle dans toutes les juridictions. C’est une réponse structurelle à des difficultés qui existent partout ». L’IA peut-elle raisonnablement être la réponse aux difficultés du ministère ? Il est permis d’en douter, ne serait-ce que pour les problèmes de sécurité des données que cette technologie pose.

Gérald Darmanin en convient d’ailleurs, en notant aussi que les données de la Justice sont « très sensibles » et qu’il n’est pas question de les stocker ailleurs qu’en France. Mais il n’en démord pas : « Il faut des outils informatiques modernes qui répondent à la façon dont l’IA est utilisée par les avocats ou les notaires ou les citoyens ».

Sébastien Lecornu a présenté mi-juin la feuille de route de l’État pour intégrer l’IA dans les rouages de l’administration. Le ministère de la Justice va pouvoir accéder aux technologies « les plus avancées » développées par le ministère des Armées.

  •  

Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin promet un « choc numérique » à la Justice, et de l’IA

Technosolutionnisme magique
Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin promet un « choc numérique » à la Justice, et de l’IA

Les esprits s’échauffent à la Chancellerie, et ce n’est pas uniquement à cause de la canicule. Au lendemain de la publication du pré-rapport de la mission d’inspection chargée de faire la lumière sur l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin a annoncé « un choc numérique » au ministère de la Justice.

« Zéro papier d’ici six mois » : l’annonce de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a de quoi étonner. Le ministère de la Justice n’est donc pas complètement numérisé et connecté ? Le traitement de la plainte pour viols sur mineure visant Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna, a mis en lumière plusieurs défaillances de la justice, comme l’a pointé le pré-rapport [PDF] de la mission d’inspection (la version définitive est attendue le 5 septembre, avec une étape intermédiaire le 10 juillet).

Courrier mal trié

Est notamment mise en cause la communication entre le parquet de Toulouse, qui s’était dessaisi du dossier au profit de celui d’Auch : la procédure a été transmise par courrier postal avec un scellé, sans envoi en parallèle d’une version dématérialisée. Alors que c’est tout à fait possible, et cela aurait permis d’accélérer la prise en compte rapide de la procédure.

Ce d’autant qu’une fois à Auch, cette procédure a été mal triée et n’a pas été enregistrée comme urgente. « La procédure prioritaire qui aurait dû être enregistrée le jour de son entrée au [Bureau d’ordre pénal] a été classée dans le stock des affaires à enregistrer sans caractère d’urgence, en raison d’une erreur de tri, par un service affecté d’un retard important d’enregistrements de procédures papier », explique le rapport. Le parquet de Toulouse n’a pas insisté sur le caractère prioritaire du dossier – pas de coup de fil ou de courriel.

Interrogé par France Info, Gérald Darmanin promet « un choc numérique au ministère de la Justice ». Un « choc » qui a commencé « depuis un an » affirme-t-il, avant d’expliquer que les deux juridictions possèdent bien des boîtes email, et que les parquets de Toulouse et d’Auch ont internet, « je tiens à vous rassurer ». Seuls deux tribunaux sur 160 étaient numérisés à son arrivée au ministère en 2024, indique-t-il aussi, contre la quasi-totalité aujourd’hui.

Un des problèmes qui se pose à la Justice, c’est le manque de moyens, et le garde des Sceaux ne le cache pas : « ce n’est pas si facile que ça avec les moyens que m’a donnés le président de la République ». Une manière polie de pousser l’Élysée à prendre ses responsabilités… « On a encore entre 20 et 30 % de papier dans les juridictions », déplore-t-il encore.

L’IA à tout faire

Une autre solution : faire appel à l’IA. « On va tout scanner [avec] l’intelligence artificielle dans toutes les juridictions. C’est une réponse structurelle à des difficultés qui existent partout ». L’IA peut-elle raisonnablement être la réponse aux difficultés du ministère ? Il est permis d’en douter, ne serait-ce que pour les problèmes de sécurité des données que cette technologie pose.

Gérald Darmanin en convient d’ailleurs, en notant aussi que les données de la Justice sont « très sensibles » et qu’il n’est pas question de les stocker ailleurs qu’en France. Mais il n’en démord pas : « Il faut des outils informatiques modernes qui répondent à la façon dont l’IA est utilisée par les avocats ou les notaires ou les citoyens ».

Sébastien Lecornu a présenté mi-juin la feuille de route de l’État pour intégrer l’IA dans les rouages de l’administration. Le ministère de la Justice va pouvoir accéder aux technologies « les plus avancées » développées par le ministère des Armées.

  •  

« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots

Un petit boulot pour les robots
« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots

Le géant chinois du commerce en ligne JD.com veut remplacer ses centaines de milliers de livreurs par des robots. Richard Liu, fondateur et président du groupe, ne veut cependant laisser personne « sans manger ni travail ».

« Tôt ou tard », les livreurs de JD.com seront remplacés par des robots, a prévenu Richard Liu, le président de l’entreprise, un des plus importants acteurs du commerce en ligne en Chine. « À l’avenir, lorsque les robots livreront les colis, tôt ou tard viendra un jour où les livreurs ne seront pratiquement plus nécessaires », a-t-il expliqué durant le forum des PDG de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) à Shenzhen.

Plusieurs projets pilotes ont déjà démarré en Chine : livraison de repas à l’aéroport de Shenzhen, directement jusqu’aux portes d’embarquement ; d’autres réapprovisionnent les supérettes en empruntant les trains de banlieue.

Le casse-tête social des robots livreurs

Richard Liu n’est cependant pas allé jusqu’à prédire quand les robots prendront la place de ses livreurs. Néanmoins, il l’a martelé : « Ce seront assurément des robots qui livreront les colis », a-t-il indiqué dans une déclaration reprise par le Financial Times. Mais il assure aussi qu’il ne laissera personne sur le bord du chemin : « Je ne veux vraiment pas que nos 700 000 collègues se retrouvent sans revenus, sans emploi. » Comment résoudre cette quadrature du cercle ?

Pour lui, les métiers liés à la maintenance des robots devraient se multiplier, « parce que les robots sont des machines (…) et qu’ils finiront toujours, à un moment ou à un autre, par tomber en panne ». La technologie doit « améliorer la vie des êtres humains » et rendre le travail « plus intéressant », indique Liu qui ne veut pas « priver les personnes de leur droit au travail ».

En attendant, JD.com va faire bûcher 120 établissements de formation pour lancer le processus de reconversion des livreurs vers ces nouveaux métiers.

Il n’y a bien sûr pas qu’en Chine que les entreprises de commerce en ligne s’intéressent aux robots de livraison. Amazon travaille ce dossier depuis des années : en 2019 par exemple, le mastodonte américain avait lancé une expérimentation de robots autonomes Scout pour livrer des colis sur le dernier kilomètre dans un quartier au nord de Seattle.

En mars dernier, Amazon s’offrait les services de Rivr, une start-up suisse issue du laboratoire de robotique de l’ETH de Zurich. La jeune pousse conçoit des robots de livraison, là aussi pour parcourir les derniers mètres entre le camion et le client.

Au-delà des livreurs, une enquête du New York Times en octobre dernier indiquait que l’avènement de la robotique allait éviter à Amazon 600 000 nouvelles embauches d’ici 2033. L’entreprise aurait comme objectif d’automatiser 75 % des opérations réalisées dans ses entrepôts.

Aux États-Unis comme en Chine et ailleurs, l’avènement des robots livreurs risque de mettre à mal une grande partie de la « gig economy », autrement dit les travailleurs indépendants à la tâche. En Chine, cette économie des petits boulots occupe 320 millions de travailleurs, d’après le centre de recherche chinois sur les nouvelles formes de travail. Ces derniers représenteraient environ 40 % de l’emploi urbain du pays.

Image : JD.com

JD.com opère la plateforme d’e-commerce Joybuy dans plusieurs pays européens, dont la France. Le service possède sa propre logistique entre entrepôts et livreurs regroupés sous la bannière JoyExpress, qui compte une centaine de salariés dans l’Hexagone. Il n’est pas question de les remplacer (pour l’instant) par des robots.

  •  

« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots

Un petit boulot pour les robots
« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots

Le géant chinois du commerce en ligne JD.com veut remplacer ses centaines de milliers de livreurs par des robots. Richard Liu, fondateur et président du groupe, ne veut cependant laisser personne « sans manger ni travail ».

« Tôt ou tard », les livreurs de JD.com seront remplacés par des robots, a prévenu Richard Liu, le président de l’entreprise, un des plus importants acteurs du commerce en ligne en Chine. « À l’avenir, lorsque les robots livreront les colis, tôt ou tard viendra un jour où les livreurs ne seront pratiquement plus nécessaires », a-t-il expliqué durant le forum des PDG de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) à Shenzhen.

Plusieurs projets pilotes ont déjà démarré en Chine : livraison de repas à l’aéroport de Shenzhen, directement jusqu’aux portes d’embarquement ; d’autres réapprovisionnent les supérettes en empruntant les trains de banlieue.

Le casse-tête social des robots livreurs

Richard Liu n’est cependant pas allé jusqu’à prédire quand les robots prendront la place de ses livreurs. Néanmoins, il l’a martelé : « Ce seront assurément des robots qui livreront les colis », a-t-il indiqué dans une déclaration reprise par le Financial Times. Mais il assure aussi qu’il ne laissera personne sur le bord du chemin : « Je ne veux vraiment pas que nos 700 000 collègues se retrouvent sans revenus, sans emploi. » Comment résoudre cette quadrature du cercle ?

Pour lui, les métiers liés à la maintenance des robots devraient se multiplier, « parce que les robots sont des machines (…) et qu’ils finiront toujours, à un moment ou à un autre, par tomber en panne ». La technologie doit « améliorer la vie des êtres humains » et rendre le travail « plus intéressant », indique Liu qui ne veut pas « priver les personnes de leur droit au travail ».

En attendant, JD.com va faire bûcher 120 établissements de formation pour lancer le processus de reconversion des livreurs vers ces nouveaux métiers.

Il n’y a bien sûr pas qu’en Chine que les entreprises de commerce en ligne s’intéressent aux robots de livraison. Amazon travaille ce dossier depuis des années : en 2019 par exemple, le mastodonte américain avait lancé une expérimentation de robots autonomes Scout pour livrer des colis sur le dernier kilomètre dans un quartier au nord de Seattle.

En mars dernier, Amazon s’offrait les services de Rivr, une start-up suisse issue du laboratoire de robotique de l’ETH de Zurich. La jeune pousse conçoit des robots de livraison, là aussi pour parcourir les derniers mètres entre le camion et le client.

Au-delà des livreurs, une enquête du New York Times en octobre dernier indiquait que l’avènement de la robotique allait éviter à Amazon 600 000 nouvelles embauches d’ici 2033. L’entreprise aurait comme objectif d’automatiser 75 % des opérations réalisées dans ses entrepôts.

Aux États-Unis comme en Chine et ailleurs, l’avènement des robots livreurs risque de mettre à mal une grande partie de la « gig economy », autrement dit les travailleurs indépendants à la tâche. En Chine, cette économie des petits boulots occupe 320 millions de travailleurs, d’après le centre de recherche chinois sur les nouvelles formes de travail. Ces derniers représenteraient environ 40 % de l’emploi urbain du pays.

Image : JD.com

JD.com opère la plateforme d’e-commerce Joybuy dans plusieurs pays européens, dont la France. Le service possède sa propre logistique entre entrepôts et livreurs regroupés sous la bannière JoyExpress, qui compte une centaine de salariés dans l’Hexagone. Il n’est pas question de les remplacer (pour l’instant) par des robots.

  •  

☕️ Le patron de la fintech Cred prend les commandes de WhatsApp



Meta s’est offert le nouveau patron de WhatsApp, assez littéralement. En signant un chèque de 900 millions de dollars, le géant des réseaux a non seulement acheté un gros morceau de la fintech Cred, mais aussi Kunal Shah, fondateur de cette entreprise indienne. Il va donc devenir le directeur de la messagerie, à la place de Will Cathcart en poste depuis sept ans.

« WhatsApp n’a jamais été dans une position aussi solide, et cela m’a semblé être le bon moment pour passer la main », écrit-il sur les réseaux sociaux. Il se dit « fier » d’avoir proposé une messagerie chiffrée de bout en bout à trois milliards d’utilisateurs : « Nous l’avons étendue aux discussions de groupe, aux appareils compagnons et à de nouvelles interfaces, tout en défendant le droit de chacun à des conversations privées partout dans le monde. »

Crédit Greg Bulla (@gregbulla)

Will Cathcart reste chez Meta, où il va occuper un « nouveau poste », annonce Mark Zuckerberg. Il travaillera à « la création de nouveaux produits à partir de zéro », ajoute-t-il. Mais la vedette du jour est Kunal Shah, le fondateur de Cred, qui va apporter « un esprit de bâtisseur et une vision internationale qui lui seront précieux pour prendre les commandes de la plus grande application de messagerie au monde. »

Meta s’offre un dirigeant à coups de milliards

Cred est une fintech indienne créée en 2018, elle se présente comme une plateforme de paiements qui récompense ses clients en réglant leurs dettes en temps et en heure. Elle compte 17 millions de clients en Inde, où son catalogue de services s’étend jusqu’aux prêts, aux assurances, au commerce et à la gestion de patrimoine. Le chiffre d’affaires annuel s’élève à environ 325 millions de dollars. L’entreprise a enregistré son premier trimestre dans le vert cette année.

Meta fait désormais partie des actionnaires minoritaires de la start-up (à hauteur de 20 %), par l’entremise d’un investissement de 900 millions de dollars qui valorise Cred à hauteur de 4,5 milliards. La société a connu des jours meilleurs : à son pic en 2022, sa valorisation avait grimpé à 6,4 milliards, rappelle TNW.

L’opération ressemble beaucoup à celle réalisée l’an dernier avec Scale AI : Meta a dépensé 14 milliards de dollars pour acquérir 49 % de la jeune pousse… et surtout son directeur général, Alexandr Wang. Il dirige désormais le « Meta Superintelligence Lab » chargé de développer les grands modèles de langage de l’entreprise.

Kunal Shah prend la tête d’une plateforme de messagerie en bonne santé, mais que Meta aimerait rentabiliser davantage. La dernière initiative en date a été le lancement d’un abonnement payant pour des options cosmétiques et une poignée de fonctionnalités supplémentaires. Le groupe américain espère aussi imposer la solution de paiement de WhatsApp en Inde, un pays où la messagerie est très populaire. WhatsApp Pay n’a cependant jamais vraiment percé derrière les mastodontes Google Pay et le régional de l’étape, PhonePe.

  •  

☕️ Le patron de la fintech Cred prend les commandes de WhatsApp



Meta s’est offert le nouveau patron de WhatsApp, assez littéralement. En signant un chèque de 900 millions de dollars, le géant des réseaux a non seulement acheté un gros morceau de la fintech Cred, mais aussi Kunal Shah, fondateur de cette entreprise indienne. Il va donc devenir le directeur de la messagerie, à la place de Will Cathcart en poste depuis sept ans.

« WhatsApp n’a jamais été dans une position aussi solide, et cela m’a semblé être le bon moment pour passer la main », écrit-il sur les réseaux sociaux. Il se dit « fier » d’avoir proposé une messagerie chiffrée de bout en bout à trois milliards d’utilisateurs : « Nous l’avons étendue aux discussions de groupe, aux appareils compagnons et à de nouvelles interfaces, tout en défendant le droit de chacun à des conversations privées partout dans le monde. »

Crédit Greg Bulla (@gregbulla)

Will Cathcart reste chez Meta, où il va occuper un « nouveau poste », annonce Mark Zuckerberg. Il travaillera à « la création de nouveaux produits à partir de zéro », ajoute-t-il. Mais la vedette du jour est Kunal Shah, le fondateur de Cred, qui va apporter « un esprit de bâtisseur et une vision internationale qui lui seront précieux pour prendre les commandes de la plus grande application de messagerie au monde. »

Meta s’offre un dirigeant à coups de milliards

Cred est une fintech indienne créée en 2018, elle se présente comme une plateforme de paiements qui récompense ses clients en réglant leurs dettes en temps et en heure. Elle compte 17 millions de clients en Inde, où son catalogue de services s’étend jusqu’aux prêts, aux assurances, au commerce et à la gestion de patrimoine. Le chiffre d’affaires annuel s’élève à environ 325 millions de dollars. L’entreprise a enregistré son premier trimestre dans le vert cette année.

Meta fait désormais partie des actionnaires minoritaires de la start-up (à hauteur de 20 %), par l’entremise d’un investissement de 900 millions de dollars qui valorise Cred à hauteur de 4,5 milliards. La société a connu des jours meilleurs : à son pic en 2022, sa valorisation avait grimpé à 6,4 milliards, rappelle TNW.

L’opération ressemble beaucoup à celle réalisée l’an dernier avec Scale AI : Meta a dépensé 14 milliards de dollars pour acquérir 49 % de la jeune pousse… et surtout son directeur général, Alexandr Wang. Il dirige désormais le « Meta Superintelligence Lab » chargé de développer les grands modèles de langage de l’entreprise.

Kunal Shah prend la tête d’une plateforme de messagerie en bonne santé, mais que Meta aimerait rentabiliser davantage. La dernière initiative en date a été le lancement d’un abonnement payant pour des options cosmétiques et une poignée de fonctionnalités supplémentaires. Le groupe américain espère aussi imposer la solution de paiement de WhatsApp en Inde, un pays où la messagerie est très populaire. WhatsApp Pay n’a cependant jamais vraiment percé derrière les mastodontes Google Pay et le régional de l’étape, PhonePe.

  •  

La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

Ça pique
La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

On attendait le coup de bambou, et comme redouté, il est arrivé ! Valve a finalement dévoilé les prix de la Steam Machine, sa nouvelle console de salon. Ils sont salés, crise de la mémoire oblige.

La Steam Machine est (presque) là ! Enfin, si vous avez le budget pour. Et si vous avez la chance d’être tiré au sort par Valve… La console de salon, présentée en novembre dernier, commençait à se faire attendre, mais le constructeur n’a pas pu faire autrement que de se dépatouiller de la crise actuelle qui frappe la mémoire vive et le stockage.

Un prix d’entrée de gamme qui n’en est pas un

Les prix de ces composants sont tellement élevés – et ce n’est pas terminé – que les constructeurs n’ont pas d’autre choix : leurs appareils doivent suivre la marche forcée. Tim Cook a ainsi prévenu d’une hausse à venir pour les produits d’Apple. C’est le cas aussi chez Valve, qui n’imaginait pas devoir proposer la Steam Machine d’entrée de gamme à 1 039 euros. Il s’agit du modèle de 512 Go, livré sans manette.

Le bundle complet, avec un Steam Controller et deux façades, revient à 1 428 euros. Image : Valve

Selon une indiscrétion d’IGN, la console de base devait coûter à l’origine autour de 750 dollars, soit une cinquantaine de dollars de plus qu’une Xbox Series X ou une PS5. Un tarif mine de rien plutôt avantageux, sachant que la Steam Machine est aussi un PC Linux de bureau, pour peu qu’on y branche un moniteur, un clavier et une souris. Mais évidemment, au-delà du seuil des mille dollars, c’est une autre histoire.

La version 2 To est commercialisée à 1 359 euros, toujours sans manette. Valve propose des bundles avec le Steam Controller, il faut alors ajouter à la facture 69 euros, ce qui représente une petite économie de 30 euros par rapport au prix de la manette seule.

Dans un billet de blog, Valve explique le raisonnement derrière la grille tarifaire de la Machine. « Nous pensions avoir une vision solide de l’évolution de ces couts au fil du temps lorsque nous avons commencé nos approvisionnements pour la Steam Machine en 2023 », écrit l’entreprise. Mais la vision de prix qui ont « principalement tendance à baisser avec le temps à mesure que de nouvelles technologies émergent » est tombée à côté de la plaque cette fois.

« L’année écoulée a marqué une rupture rapide et importante, spécialement en ce qui concerne les composants de mémoire vive et de stockage. Les raisons en sont multiples, mais toutes affectent directement le matériel informatique, et ce, absolument partout. Il en résulte globalement que notre objectif initial pour le prix de la Steam Machine n’est plus viable. Les prix que nous annonçons aujourd’hui reflètent donc les conditions mondiales actuelles de fabrication. Ou, plus précisément, le coût des composants tels que nous les avons négociés au cours des six derniers mois. »

Pour Valve, il n’est pas question de subventionner la Steam Machine. Dans sa FAQ, le constructeur considère en effet l’appareil non pas comme une console, mais comme « une extension du jeu sur PC ». Pas question donc d’adhérer au modèle économique traditionnel des fabricants du secteur (comme Sony, Microsoft ou Nintendo) « qui consiste à vendre le matériel à perte, puis à compenser ces pertes grâce aux services par abonnement ou à la vente de jeux réservés à la plateforme ».

À court terme, cela peut avoir du sens, mais « les écosystèmes ouverts [comme le PC] sont plus avantageux pour la clientèle sur le long terme ». Pour Valve, « l’histoire du jeu sur PC le démontre : depuis des décennies, l’ouverture de l’écosystème PC est le principal moteur de l’innovation matérielle et logicielle. » La Steam Machine s’inscrit dans cette philosophie : « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Est-ce que tout cela vaut les 1 000 euros et plus demandés pour la Steam Machine ?

Malgré des prix difficiles à avaler, Valve ne prend aucun risque avec les scalpers et a mis en place un système de tirage aléatoire. Il faut s’y inscrire avant le 25 juin, et croiser les doigts très fort pour être sélectionné dans la liste des réservations. Dès lors, une Steam Machine a été réservée au nom de l’heureux élu. À mesure que les unités seront prêtes à être expédiées, les personnes sur cette liste recevront un courriel contenant l’option d’achat. Le premier lot d’unités sera envoyé dès le 29 juin.

Image : Valve

Avec quoi repart-on ? Avec une console au design presque cubique, équipée d’une puce AMD Zen « partiellement sur-mesure » équipée de 6 cœurs/12 threads, d’un GPU d’AMD lui aussi « custom » avec 28 CU (Compute Units) RDNA3, 16 Go de mémoire DDR5, 8 Go de mémoire vidéo GDDR6, un SSD NVMe de 512 Go ou 2 To, un slot pour carte microSD, le support du Wi-Fi 6E, du Bluetooth 5.3 et du Gigabit Ethernet.

Une barre lumineuse en façade fait office d’indicateur d’état (pour la progression des téléchargements par exemple), à personnaliser selon les envies. Tout comme la façade : on peut la retirer pour la remplacer par une plus à son goût, bon ou mauvais. La console fonctionne évidemment sur SteamOS, et on peut la basculer sur un mode bureau (environnement KDE Plasma) avec une interface proche de celle d’un PC classique.

C’est d’ailleurs là que Valve tente de justifier son positionnement tarifaire. Contrairement à une console classique, la Steam Machine peut aussi servir d’ordinateur traditionnel, capable d’exécuter des applications Linux classiques. Il est même possible d’installer Windows pour ceux qui le souhaitent.

Une console de salon qui fait aussi PC

Durant la présentation de la Steam Machine l’an dernier, Valve a promis une expérience de jeu 4K à 60 FPS. Dans les faits, il faudra compter sur l’upscale FSR pour y parvenir. Les premiers tests montrent que la promesse n’est pas totalement hors de portée. IGN a obtenu entre 50 et 60 images par seconde dans la plupart des jeux testés en 4K avec FSR, à condition d’accepter des réglages graphiques moyens. Cyberpunk 2077 atteint ainsi 64 FPS après quelques ajustements, tandis que Forza Horizon 6 frôle les 60 FPS dans les mêmes conditions.

The Verge dresse un constat similaire. Le site estime que la machine est davantage à l’aise en 1440p qu’en 4K native, mais souligne la stabilité de ses performances, notamment sur les téléviseurs compatibles VRR. Des titres exigeants comme Indiana Jones et le Cercle ancien, Returnal ou encore Cyberpunk 2077 restent parfaitement jouables depuis un canapé grâce à l’upscaling.

En réalité, les deux testeurs considèrent que la machine se situe globalement au niveau d’une PS5 ou d’une Xbox Series X. The Verge constate toutefois que certains jeux affichent une image plus nette sur la console de Sony, malgré un tarif près de deux fois inférieur. Ces premiers retours saluent en revanche le système de refroidissement mis au point par Valve. Malgré son format compact, la Steam Machine se montre particulièrement discrète, y compris en charge. Personne ne veut d’un gros ventilateur qui hurle à la mort à côté de la télé.

En revanche, les joueurs devront souvent mettre les mains dans les réglages graphiques pour trouver le bon équilibre entre qualité d’image et fluidité, là où une PlayStation ou une Xbox masque généralement cette complexité aux utilisateurs. Valve compte ici sur la bonne volonté des développeurs pour faciliter la vie des clients de la Steam Machine, en proposant des réglages « clés en main ».

  •  

La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

Ça pique
La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

On attendait le coup de bambou, et comme redouté, il est arrivé ! Valve a finalement dévoilé les prix de la Steam Machine, sa nouvelle console de salon. Ils sont salés, crise de la mémoire oblige.

La Steam Machine est (presque) là ! Enfin, si vous avez le budget pour. Et si vous avez la chance d’être tiré au sort par Valve… La console de salon, présentée en novembre dernier, commençait à se faire attendre, mais le constructeur n’a pas pu faire autrement que de se dépatouiller de la crise actuelle qui frappe la mémoire vive et le stockage.

Un prix d’entrée de gamme qui n’en est pas un

Les prix de ces composants sont tellement élevés – et ce n’est pas terminé – que les constructeurs n’ont pas d’autre choix : leurs appareils doivent suivre la marche forcée. Tim Cook a ainsi prévenu d’une hausse à venir pour les produits d’Apple. C’est le cas aussi chez Valve, qui n’imaginait pas devoir proposer la Steam Machine d’entrée de gamme à 1 039 euros. Il s’agit du modèle de 512 Go, livré sans manette.

Le bundle complet, avec un Steam Controller et deux façades, revient à 1 428 euros. Image : Valve

Selon une indiscrétion d’IGN, la console de base devait coûter à l’origine autour de 750 dollars, soit une cinquantaine de dollars de plus qu’une Xbox Series X ou une PS5. Un tarif mine de rien plutôt avantageux, sachant que la Steam Machine est aussi un PC Linux de bureau, pour peu qu’on y branche un moniteur, un clavier et une souris. Mais évidemment, au-delà du seuil des mille dollars, c’est une autre histoire.

La version 2 To est commercialisée à 1 359 euros, toujours sans manette. Valve propose des bundles avec le Steam Controller, il faut alors ajouter à la facture 69 euros, ce qui représente une petite économie de 30 euros par rapport au prix de la manette seule.

Dans un billet de blog, Valve explique le raisonnement derrière la grille tarifaire de la Machine. « Nous pensions avoir une vision solide de l’évolution de ces couts au fil du temps lorsque nous avons commencé nos approvisionnements pour la Steam Machine en 2023 », écrit l’entreprise. Mais la vision de prix qui ont « principalement tendance à baisser avec le temps à mesure que de nouvelles technologies émergent » est tombée à côté de la plaque cette fois.

« L’année écoulée a marqué une rupture rapide et importante, spécialement en ce qui concerne les composants de mémoire vive et de stockage. Les raisons en sont multiples, mais toutes affectent directement le matériel informatique, et ce, absolument partout. Il en résulte globalement que notre objectif initial pour le prix de la Steam Machine n’est plus viable. Les prix que nous annonçons aujourd’hui reflètent donc les conditions mondiales actuelles de fabrication. Ou, plus précisément, le coût des composants tels que nous les avons négociés au cours des six derniers mois. »

Pour Valve, il n’est pas question de subventionner la Steam Machine. Dans sa FAQ, le constructeur considère en effet l’appareil non pas comme une console, mais comme « une extension du jeu sur PC ». Pas question donc d’adhérer au modèle économique traditionnel des fabricants du secteur (comme Sony, Microsoft ou Nintendo) « qui consiste à vendre le matériel à perte, puis à compenser ces pertes grâce aux services par abonnement ou à la vente de jeux réservés à la plateforme ».

À court terme, cela peut avoir du sens, mais « les écosystèmes ouverts [comme le PC] sont plus avantageux pour la clientèle sur le long terme ». Pour Valve, « l’histoire du jeu sur PC le démontre : depuis des décennies, l’ouverture de l’écosystème PC est le principal moteur de l’innovation matérielle et logicielle. » La Steam Machine s’inscrit dans cette philosophie : « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Est-ce que tout cela vaut les 1 000 euros et plus demandés pour la Steam Machine ?

Malgré des prix difficiles à avaler, Valve ne prend aucun risque avec les scalpers et a mis en place un système de tirage aléatoire. Il faut s’y inscrire avant le 25 juin, et croiser les doigts très fort pour être sélectionné dans la liste des réservations. Dès lors, une Steam Machine a été réservée au nom de l’heureux élu. À mesure que les unités seront prêtes à être expédiées, les personnes sur cette liste recevront un courriel contenant l’option d’achat. Le premier lot d’unités sera envoyé dès le 29 juin.

Image : Valve

Avec quoi repart-on ? Avec une console au design presque cubique, équipée d’une puce AMD Zen « partiellement sur-mesure » équipée de 6 cœurs/12 threads, d’un GPU d’AMD lui aussi « custom » avec 28 CU (Compute Units) RDNA3, 16 Go de mémoire DDR5, 8 Go de mémoire vidéo GDDR6, un SSD NVMe de 512 Go ou 2 To, un slot pour carte microSD, le support du Wi-Fi 6E, du Bluetooth 5.3 et du Gigabit Ethernet.

Une barre lumineuse en façade fait office d’indicateur d’état (pour la progression des téléchargements par exemple), à personnaliser selon les envies. Tout comme la façade : on peut la retirer pour la remplacer par une plus à son goût, bon ou mauvais. La console fonctionne évidemment sur SteamOS, et on peut la basculer sur un mode bureau (environnement KDE Plasma) avec une interface proche de celle d’un PC classique.

C’est d’ailleurs là que Valve tente de justifier son positionnement tarifaire. Contrairement à une console classique, la Steam Machine peut aussi servir d’ordinateur traditionnel, capable d’exécuter des applications Linux classiques. Il est même possible d’installer Windows pour ceux qui le souhaitent.

Une console de salon qui fait aussi PC

Durant la présentation de la Steam Machine l’an dernier, Valve a promis une expérience de jeu 4K à 60 FPS. Dans les faits, il faudra compter sur l’upscale FSR pour y parvenir. Les premiers tests montrent que la promesse n’est pas totalement hors de portée. IGN a obtenu entre 50 et 60 images par seconde dans la plupart des jeux testés en 4K avec FSR, à condition d’accepter des réglages graphiques moyens. Cyberpunk 2077 atteint ainsi 64 FPS après quelques ajustements, tandis que Forza Horizon 6 frôle les 60 FPS dans les mêmes conditions.

The Verge dresse un constat similaire. Le site estime que la machine est davantage à l’aise en 1440p qu’en 4K native, mais souligne la stabilité de ses performances, notamment sur les téléviseurs compatibles VRR. Des titres exigeants comme Indiana Jones et le Cercle ancien, Returnal ou encore Cyberpunk 2077 restent parfaitement jouables depuis un canapé grâce à l’upscaling.

En réalité, les deux testeurs considèrent que la machine se situe globalement au niveau d’une PS5 ou d’une Xbox Series X. The Verge constate toutefois que certains jeux affichent une image plus nette sur la console de Sony, malgré un tarif près de deux fois inférieur. Ces premiers retours saluent en revanche le système de refroidissement mis au point par Valve. Malgré son format compact, la Steam Machine se montre particulièrement discrète, y compris en charge. Personne ne veut d’un gros ventilateur qui hurle à la mort à côté de la télé.

En revanche, les joueurs devront souvent mettre les mains dans les réglages graphiques pour trouver le bon équilibre entre qualité d’image et fluidité, là où une PlayStation ou une Xbox masque généralement cette complexité aux utilisateurs. Valve compte ici sur la bonne volonté des développeurs pour faciliter la vie des clients de la Steam Machine, en proposant des réglages « clés en main ».

  •  

☕️ Cybersécurité : les Five Eyes sonnent l’alerte sur les modèles IA les plus avancés



Les agences de cybersécurité des Five Eyes n’ont pas l’habitude de communiquer publiquement, mais elles ont fait une exception. Nous ne serions qu’à quelques mois d’un modèle IA de frontière capable de démultiplier les capacités des attaquants comme des défenseurs.

L’alliance Five Eyes, composée des agences de renseignement des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, préfère travailler dans la discrétion. Mais exceptionnellement, elle a publié un communiqué sur les dangers que font peser les modèles IA de frontière.

Illustration : Flock

« Les modèles d’IA les plus avancés devraient dépasser les attentes actuelles du secteur et transformer en profondeur les capacités offensives comme défensives dans le cyberespace », écrivent-elles dans une déclaration reprise par The Guardian. « L’horizon n’est pas de plusieurs années, mais de quelques mois. » Et ces modèles posent des risques qui « ne peuvent plus être considérés comme une question purement technique », préviennent-elles.

Ces modèles constituent désormais « un risque stratégique pour les entreprises et une responsabilité directe des dirigeants. Une mobilisation de l’ensemble des organisations et de la société est nécessaire ». En résumé, selon les Five Eyes, les avancées de l’IA vont faciliter l’accès à des capacités offensives pour les acteurs malveillants, tout en rendant les cyberattaques plus rapides et plus sophistiquées.

L’avertissement ne tombe pas au hasard : mi-juin, le gouvernement américain interdisait à Anthropic de donner accès à ses modèles les plus performants – Fable 5 et Mythos 5 – à « tout ressortissant étranger, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis ». L’entreprise a préféré couper le robinet à l’ensemble de ses clients.

Le communiqué n’est pas sans rappeler le discours d’Anthropic qui, depuis la présentation de Mythos, multiplie les déclarations catastrophistes sur les possibilités de ces modèles très performants. Une manière pour le labo IA de faire sa promo, mais au vu des premiers résultats obtenus via le projet Glasswing (chez Firefox, par exemple), les capacités de détection des failles de sécurité de Mythos ne sont pas à prendre à la légère.

Reste à voir maintenant de quelle manière cet appel des Five Eyes va être entendu par le reste du monde. Les États-Unis semblent jusqu’à présent vouloir faire à leur façon, sans prendre en compte les intérêts de leurs alliés. Cette déclaration commune pourrait tout de même indiquer une certaine inflexion de l’isolationnisme états-unien en la matière.

  •  

☕️ Cybersécurité : les Five Eyes sonnent l’alerte sur les modèles IA les plus avancés



Les agences de cybersécurité des Five Eyes n’ont pas l’habitude de communiquer publiquement, mais elles ont fait une exception. Nous ne serions qu’à quelques mois d’un modèle IA de frontière capable de démultiplier les capacités des attaquants comme des défenseurs.

L’alliance Five Eyes, composée des agences de renseignement des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, préfère travailler dans la discrétion. Mais exceptionnellement, elle a publié un communiqué sur les dangers que font peser les modèles IA de frontière.

Illustration : Flock

« Les modèles d’IA les plus avancés devraient dépasser les attentes actuelles du secteur et transformer en profondeur les capacités offensives comme défensives dans le cyberespace », écrivent-elles dans une déclaration reprise par The Guardian. « L’horizon n’est pas de plusieurs années, mais de quelques mois. » Et ces modèles posent des risques qui « ne peuvent plus être considérés comme une question purement technique », préviennent-elles.

Ces modèles constituent désormais « un risque stratégique pour les entreprises et une responsabilité directe des dirigeants. Une mobilisation de l’ensemble des organisations et de la société est nécessaire ». En résumé, selon les Five Eyes, les avancées de l’IA vont faciliter l’accès à des capacités offensives pour les acteurs malveillants, tout en rendant les cyberattaques plus rapides et plus sophistiquées.

L’avertissement ne tombe pas au hasard : mi-juin, le gouvernement américain interdisait à Anthropic de donner accès à ses modèles les plus performants – Fable 5 et Mythos 5 – à « tout ressortissant étranger, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis ». L’entreprise a préféré couper le robinet à l’ensemble de ses clients.

Le communiqué n’est pas sans rappeler le discours d’Anthropic qui, depuis la présentation de Mythos, multiplie les déclarations catastrophistes sur les possibilités de ces modèles très performants. Une manière pour le labo IA de faire sa promo, mais au vu des premiers résultats obtenus via le projet Glasswing (chez Firefox, par exemple), les capacités de détection des failles de sécurité de Mythos ne sont pas à prendre à la légère.

Reste à voir maintenant de quelle manière cet appel des Five Eyes va être entendu par le reste du monde. Les États-Unis semblent jusqu’à présent vouloir faire à leur façon, sans prendre en compte les intérêts de leurs alliés. Cette déclaration commune pourrait tout de même indiquer une certaine inflexion de l’isolationnisme états-unien en la matière.

  •  

☕️ ChatGPT va illustrer ses réponses avec les photos de Getty Images



Les résultats d’une recherche web sur ChatGPT pourront désormais s’enrichir d’images provenant du catalogue Getty. L’agence photo états-unienne a annoncé un accord avec OpenAI qui permet au chatbot d’utiliser des contenus de la banque d’images dans ses réponses.

« Des contenus visuels de haute qualité et sous licence rendent la recherche et la découverte alimentées par l’IA plus utiles et plus fiables », explique Craig Peters, directeur général de Getty Images. « Ce partenariat avec OpenAI reflète cette conviction commune, et ensemble nous offrirons des expériences visuelles plus riches aux utilisateurs de ChatGPT. »

C’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de ChatGPT qui s’en servent comme moteur de recherche. Ils pourront bénéficier d’une iconographie plus riche, qui ne fera pas appel à des images générées par IA. Pour OpenAI, c’est également tout bénéfice : générer des images photoréalistes coûte cher en ressources, et les résultats ne sont évidemment jamais à la hauteur des photos originales (elles peuvent aussi alimenter la désinformation).

Mais c’est surtout pour Getty que l’accord est intéressant, en particulier pour son cours de Bourse : l’action de l’entreprise a en effet dévissé de 55 % depuis le début de l’année. Les investisseurs craignent que les images générées par ChatGPT et les autres IA ne finissent par remplacer purement et simplement les agences photo.

L’annonce de l’accord avec OpenAI a permis à l’action de rebondir de plus de 100 % en pre-market. On ignore les conditions financières du deal, qui ne précise pas si le labo IA pourra entraîner ses modèles avec la bibliothèque de Getty. L’agence a déjà eu maille à partir avec un labo IA, en l’occurrence Stability AI, créateur de Stable Diffusion. Une plainte avait été déposée en 2023 à Londres.

La même année, Getty lançait un nouvel outil de génération d’images entraîné à partir de son énorme fonds photos (hors photos d’actualités). En octobre 2025, Getty accordait ses violons avec Perplexity afin que le moteur IA de réponses puisse exploiter la banque de photos.

  •  

☕️ ChatGPT va illustrer ses réponses avec les photos de Getty Images



Les résultats d’une recherche web sur ChatGPT pourront désormais s’enrichir d’images provenant du catalogue Getty. L’agence photo états-unienne a annoncé un accord avec OpenAI qui permet au chatbot d’utiliser des contenus de la banque d’images dans ses réponses.

« Des contenus visuels de haute qualité et sous licence rendent la recherche et la découverte alimentées par l’IA plus utiles et plus fiables », explique Craig Peters, directeur général de Getty Images. « Ce partenariat avec OpenAI reflète cette conviction commune, et ensemble nous offrirons des expériences visuelles plus riches aux utilisateurs de ChatGPT. »

C’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de ChatGPT qui s’en servent comme moteur de recherche. Ils pourront bénéficier d’une iconographie plus riche, qui ne fera pas appel à des images générées par IA. Pour OpenAI, c’est également tout bénéfice : générer des images photoréalistes coûte cher en ressources, et les résultats ne sont évidemment jamais à la hauteur des photos originales (elles peuvent aussi alimenter la désinformation).

Mais c’est surtout pour Getty que l’accord est intéressant, en particulier pour son cours de Bourse : l’action de l’entreprise a en effet dévissé de 55 % depuis le début de l’année. Les investisseurs craignent que les images générées par ChatGPT et les autres IA ne finissent par remplacer purement et simplement les agences photo.

L’annonce de l’accord avec OpenAI a permis à l’action de rebondir de plus de 100 % en pre-market. On ignore les conditions financières du deal, qui ne précise pas si le labo IA pourra entraîner ses modèles avec la bibliothèque de Getty. L’agence a déjà eu maille à partir avec un labo IA, en l’occurrence Stability AI, créateur de Stable Diffusion. Une plainte avait été déposée en 2023 à Londres.

La même année, Getty lançait un nouvel outil de génération d’images entraîné à partir de son énorme fonds photos (hors photos d’actualités). En octobre 2025, Getty accordait ses violons avec Perplexity afin que le moteur IA de réponses puisse exploiter la banque de photos.

  •  
❌