Plus de 500 films et séries TV du catalogue du Studio Canal vont être supprimés de la bibliothèque des utilisateurs PlayStation ayant pourtant acheté ces contenus. Ils s’attendaient, en toute logique, à pouvoir y accéder pour toujours et à jamais. Ça ne sera plus le cas à compter du 1er septembre.
Une douche froide en temps de canicule, ça fait toujours du bien, mais celle-ci n’est pas la bienvenue. PlayStation a prévenu ses clients que les films et séries TV distribués par Studio Canal ne seront plus visibles à compter du 1er septembre. Pire : les contenus seront tout simplement supprimés des bibliothèques des utilisateurs. Malgré un achat en bonne et due forme…
Image : Sony
Cela représente 551 programmes, dont on trouvera la liste ici. Parmi les contenus concernés : Terminator 2, The Lost City of Z ou encore les deux dernières saisons de Versailles. Mais au-delà des contenus en eux-mêmes, ce qui frappe surtout c’est que ces films et ces séries seront purement et simplement supprimés, sans autre forme de procès.
Les films dématérialisés ne vous appartiennent pas
L’offre de location et d’achats de films et d’épisodes de séries TV a été retirée du PlayStation Store le 1er septembre 2021. Mais un DVD ou un Blu-ray acheté à cette époque pourra toujours être lu, pour peu qu’on possède une platine (ou une PS5 avec lecteur de disque). Ça ne sera plus le cas des contenus du Studio Canal.
Dans les conditions d’utilisation de PlayStation, l’article 13.5 stipule que l’achat d’un « produit numérique » (jeu, musique, film, abonnement) correspond à une « licence individuelle ». La plateforme ajoute : « cela signifie que vous pouvez utiliser un Produit numérique de la façon indiquée par la licence, mais que vous ne possédez pas le Produit numérique en question ».
Personne ne lit ces conditions, mais elles sont très claires sur la nature de l’achat : il s’agit d’une licence, pas d’une propriété pleine et entière. PlayStation peut ainsi suspendre « l’accès à certains ou à l’ensemble des Produits numériques » en cas de violation des conditions ou si le compte est considéré comme compromis. De même, si le compte ayant effectué l’achat est supprimé, clôturé ou suspendu, l’utilisateur « perdra l’accès au produit numérique et ne pourra plus l’utiliser ».
Il n’existe pas, en revanche, de clause explicite disant que PlayStation peut révoquer l’accès à un film acheté uniquement parce qu’un accord de licence avec un studio expire. Ce n’est pas la première fois que le service de Sony supprime ainsi des contenus directement dans les bibliothèques des utilisateurs suite à l’expiration d’un accord de licence. En décembre 2023, les contenus Discovery devaient disparaitre, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse l’entreprise à faire machine arrière.
Plus de 500 films et séries TV du catalogue du Studio Canal vont être supprimés de la bibliothèque des utilisateurs PlayStation ayant pourtant acheté ces contenus. Ils s’attendaient, en toute logique, à pouvoir y accéder pour toujours et à jamais. Ça ne sera plus le cas à compter du 1er septembre.
Une douche froide en temps de canicule, ça fait toujours du bien, mais celle-ci n’est pas la bienvenue. PlayStation a prévenu ses clients que les films et séries TV distribués par Studio Canal ne seront plus visibles à compter du 1er septembre. Pire : les contenus seront tout simplement supprimés des bibliothèques des utilisateurs. Malgré un achat en bonne et due forme…
Image : Sony
Cela représente 551 programmes, dont on trouvera la liste ici. Parmi les contenus concernés : Terminator 2, The Lost City of Z ou encore les deux dernières saisons de Versailles. Mais au-delà des contenus en eux-mêmes, ce qui frappe surtout c’est que ces films et ces séries seront purement et simplement supprimés, sans autre forme de procès.
Les films dématérialisés ne vous appartiennent pas
L’offre de location et d’achats de films et d’épisodes de séries TV a été retirée du PlayStation Store le 1er septembre 2021. Mais un DVD ou un Blu-ray acheté à cette époque pourra toujours être lu, pour peu qu’on possède une platine (ou une PS5 avec lecteur de disque). Ça ne sera plus le cas des contenus du Studio Canal.
Dans les conditions d’utilisation de PlayStation, l’article 13.5 stipule que l’achat d’un « produit numérique » (jeu, musique, film, abonnement) correspond à une « licence individuelle ». La plateforme ajoute : « cela signifie que vous pouvez utiliser un Produit numérique de la façon indiquée par la licence, mais que vous ne possédez pas le Produit numérique en question ».
Personne ne lit ces conditions, mais elles sont très claires sur la nature de l’achat : il s’agit d’une licence, pas d’une propriété pleine et entière. PlayStation peut ainsi suspendre « l’accès à certains ou à l’ensemble des Produits numériques » en cas de violation des conditions ou si le compte est considéré comme compromis. De même, si le compte ayant effectué l’achat est supprimé, clôturé ou suspendu, l’utilisateur « perdra l’accès au produit numérique et ne pourra plus l’utiliser ».
Il n’existe pas, en revanche, de clause explicite disant que PlayStation peut révoquer l’accès à un film acheté uniquement parce qu’un accord de licence avec un studio expire. Ce n’est pas la première fois que le service de Sony supprime ainsi des contenus directement dans les bibliothèques des utilisateurs suite à l’expiration d’un accord de licence. En décembre 2023, les contenus Discovery devaient disparaitre, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse l’entreprise à faire machine arrière.
Les fabricants de mémoire tiennent leur revanche. La demande est telle que ce sont eux, les vendeurs de pelles et de pioches dans cette ruée vers l’or de l’IA. Et pendant ce temps, tous les consommateurs souffrent, avec des hausses de prix vertigineuses sur tous les appareils électroniques… Mais les choses auraient pu être bien différentes si les constructeurs de ces mêmes appareils avaient joué le jeu.
La crise de la mémoire ? C’est de la faute des clients, affirme en substance Sumit Sadana, le directeur commercial de Micron, un des plus grands fournisseurs de mémoire au monde, avec Samsung et SK hynix. Avant que les grands acteurs de l’IA se mettent à acheter de la RAM haut de gamme à tout va pour équiper leurs datacenters, le marché de la mémoire était dans un creux.
Les rois du pétrole
« Nous avons dit à quelques clients qui se montraient très agressifs sur les prix à ce moment-là que ce n’était pas constructif », déplore le dirigeant au Wall Street Journal. Faute d’argent, les fabricants de mémoire, Micron en tête, ont dû suspendre leurs projets d’investissements en 2023 « en raison des prix et de marges vraiment très faibles ».
Évidemment, la situation est complètement inversée aujourd’hui, et Micron partage la couronne de roi du pétrole avec ses deux concurrents. Apple n’a pas été nommément citée par Sadana, mais le constructeur californien est parmi les plus gros clients des fabricants de mémoire. Il utilise ses énormes achats de RAM et de SSD comme levier pour obtenir les prix les plus bas. Une vision court-termiste qui a abouti à l’explosion des prix des appareils Apple la semaine dernière.
« Le secteur de l’électronique grand public fait face à une situation sans précédent. L’expansion rapide des centres de données dédiés à l’IA a provoqué une hausse extraordinaire de la demande en mémoire et en stockage. Nous n’avons jamais vu une augmentation du prix des composants aussi forte, aussi rapidement », s’est justifiée Apple. Avant de menacer de hausses supplémentaires à venir…
Au mois de janvier, Christopher Moore, vice-président de Micron en charge du marketing, avait tenté de défendre l’arrêt des gammes de produits Crucial, destinés au grand public. L’entreprise poursuivait cette activité, mais au travers de ses partenaires constructeurs OEM. Le résultat est à peu près le même, puisque les PC connaissent eux aussi une bouffée de chaleur tarifaire délirante.
Des capacités de production difficiles à construire
Il affirmait aussi que la filière de la mémoire s’efforçait de construire de nouvelles lignes de production. Un processus complexe qui met de nombreux mois avant d’aboutir, car il faut aussi prendre en compte les pénuries de main-d’œuvre, les réglementations et les besoins en énergie. Ce d’autant que la HBM nécessaire aux serveurs IA exige des protocoles délicats et sensibles.
Christopher Moore avait toutefois omis de rappeler que le marché de la mémoire fonctionne par cycles, entre phases d’abondance et périodes de tension. Faire sortir des usines de terre coûte très cher : les fabricants préfèrent donc avancer prudemment, même si cela prolonge les pénuries. Et puis, malgré les annonces de nouvelles capacités, leurs investissements restent sans commune mesure avec les dépenses engagées par les géants du cloud et de l’IA, dont les besoins explosent.
« Les pénuries de mémoire et de stockage prendront beaucoup de temps à se résorber », confirmait Sanjay Mehrotra, directeur général de Micron, durant les derniers résultats financiers de l’entreprise. Il s’attend à une amélioration progressive de l’offre… en 2028. « Nous n’avons actuellement aucune visibilité sur le moment où l’offre de mémoire pourra rattraper la demande croissante », indiquait-il encore au grand désespoir des consommateurs.
En attendant, le fabricant encaisse. L’entreprise a ainsi annoncé un bénéfice de 28,24 milliards de dollars durant son troisième trimestre, contre 1,88 milliard un an plus tôt.
Les fabricants de mémoire tiennent leur revanche. La demande est telle que ce sont eux, les vendeurs de pelles et de pioches dans cette ruée vers l’or de l’IA. Et pendant ce temps, tous les consommateurs souffrent, avec des hausses de prix vertigineuses sur tous les appareils électroniques… Mais les choses auraient pu être bien différentes si les constructeurs de ces mêmes appareils avaient joué le jeu.
La crise de la mémoire ? C’est de la faute des clients, affirme en substance Sumit Sadana, le directeur commercial de Micron, un des plus grands fournisseurs de mémoire au monde, avec Samsung et SK hynix. Avant que les grands acteurs de l’IA se mettent à acheter de la RAM haut de gamme à tout va pour équiper leurs datacenters, le marché de la mémoire était dans un creux.
Les rois du pétrole
« Nous avons dit à quelques clients qui se montraient très agressifs sur les prix à ce moment-là que ce n’était pas constructif », déplore le dirigeant au Wall Street Journal. Faute d’argent, les fabricants de mémoire, Micron en tête, ont dû suspendre leurs projets d’investissements en 2023 « en raison des prix et de marges vraiment très faibles ».
Évidemment, la situation est complètement inversée aujourd’hui, et Micron partage la couronne de roi du pétrole avec ses deux concurrents. Apple n’a pas été nommément citée par Sadana, mais le constructeur californien est parmi les plus gros clients des fabricants de mémoire. Il utilise ses énormes achats de RAM et de SSD comme levier pour obtenir les prix les plus bas. Une vision court-termiste qui a abouti à l’explosion des prix des appareils Apple la semaine dernière.
« Le secteur de l’électronique grand public fait face à une situation sans précédent. L’expansion rapide des centres de données dédiés à l’IA a provoqué une hausse extraordinaire de la demande en mémoire et en stockage. Nous n’avons jamais vu une augmentation du prix des composants aussi forte, aussi rapidement », s’est justifiée Apple. Avant de menacer de hausses supplémentaires à venir…
Au mois de janvier, Christopher Moore, vice-président de Micron en charge du marketing, avait tenté de défendre l’arrêt des gammes de produits Crucial, destinés au grand public. L’entreprise poursuivait cette activité, mais au travers de ses partenaires constructeurs OEM. Le résultat est à peu près le même, puisque les PC connaissent eux aussi une bouffée de chaleur tarifaire délirante.
Des capacités de production difficiles à construire
Il affirmait aussi que la filière de la mémoire s’efforçait de construire de nouvelles lignes de production. Un processus complexe qui met de nombreux mois avant d’aboutir, car il faut aussi prendre en compte les pénuries de main-d’œuvre, les réglementations et les besoins en énergie. Ce d’autant que la HBM nécessaire aux serveurs IA exige des protocoles délicats et sensibles.
Christopher Moore avait toutefois omis de rappeler que le marché de la mémoire fonctionne par cycles, entre phases d’abondance et périodes de tension. Faire sortir des usines de terre coûte très cher : les fabricants préfèrent donc avancer prudemment, même si cela prolonge les pénuries. Et puis, malgré les annonces de nouvelles capacités, leurs investissements restent sans commune mesure avec les dépenses engagées par les géants du cloud et de l’IA, dont les besoins explosent.
« Les pénuries de mémoire et de stockage prendront beaucoup de temps à se résorber », confirmait Sanjay Mehrotra, directeur général de Micron, durant les derniers résultats financiers de l’entreprise. Il s’attend à une amélioration progressive de l’offre… en 2028. « Nous n’avons actuellement aucune visibilité sur le moment où l’offre de mémoire pourra rattraper la demande croissante », indiquait-il encore au grand désespoir des consommateurs.
En attendant, le fabricant encaisse. L’entreprise a ainsi annoncé un bénéfice de 28,24 milliards de dollars durant son troisième trimestre, contre 1,88 milliard un an plus tôt.
Ford a décidé de faire appel à la bonne vieille expérience humaine pour corriger les problèmes de qualité qui affectent ses gammes. Le constructeur automobile états-unien a réembauché des centaines de vétérans pour former la jeune génération et améliorer les outils IA incapables de remplacer, à eux seuls, ce savoir-faire.
Aux États-Unis, Ford se traîne depuis des années une mauvaise réputation : un manque de fiabilité. En 2023, l’entreprise a ainsi englouti 4,8 milliards de dollars pour éponger les coûts des prises en charge au titre de la garantie de ses voitures, soit 4 % du chiffre d’affaires du constructeur automobile (trois fois plus élevé que le reste de l’industrie). Ford provisionnait à l’époque 1 203 dollars pour les réparations sous garantie sur chaque véhicule vendu, contre 591 dollars en 2019.
Le coût astronomique de la garantie
Des frais énormes que le groupe s’est engagé à résorber. Et cela passe par le retour sur les lignes de production de vétérans. Ces trois dernières années, l’entreprise a réembauché 350 « anciens », des ex-employés Ford et de fournisseurs. Ils forment les salariés plus jeunes, et surtout ils entraînent les outils IA utilisés par le groupe.
« L’intelligence artificielle est un outil formidable, mais elle ne vaut que par les informations utilisées pour l’entraîner », explique Charles Poon, vice-président de l’ingénierie matérielle du géant de Detroit. « Ces dernières années, nous n’avons pas accordé toute l’attention nécessaire à l’expérience de nos ingénieurs les plus chevronnés, ceux qui nous ont accompagnés sur de nombreux cycles de produits », poursuit-il dans une déclaration reprise par Bloomberg.
Ces ingénieurs capés dirigent désormais des réunions obligatoires où les problèmes de qualité sont passés au crible. « Nous nous étions de plus en plus reposés sur des systèmes automatisés de contrôle qualité », ajoute Kumar Galhotra, le directeur des opérations. Ces spécialistes « traquent les points de défaillance avant même qu’une pièce n’arrive sur la ligne de production ».
L’IA désemparée
Résultat : les coûts liés à la prise en charge de la garantie diminuent, « des centaines et des centaines de millions de dollars », se réjouit Jim Farley, le patron de Ford. L’image de marque en profite aussi. Le dernier classement JD Power sur la qualité initiale des véhicules durant les trois premiers mois suivant l’achat montre que Ford dépasse des références en la matière, dont le modèle à suivre, Toyota. En fait, seules les marques de luxe Porsche et Genesis (la marque haut de gamme de Hyundai) ont fait mieux.
Charles Poon bat sa coulpe : « Nous avons cru, à tort, qu’il suffisait d’introduire de l’intelligence artificielle et d’y intégrer nos exigences de conception pour obtenir un produit de grande qualité ». Pour améliorer certains outils d’automatisation et d’IA, le constructeur a compris qu’il fallait les entraîner « par les personnes les plus expérimentées ». L’histoire ne dit pas encore si l’IA saura garder le cap le jour où les vieux briscards ne seront plus là pour lui tenir la main.
Ford n’en reste pas moins le constructeur automobile américain comptant toujours le plus de rappels ; les coûts liés aux garanties devraient tourner autour du milliard de dollars en 2026. La direction espère toutefois que ce volume va se dégonfler avec les nouveaux modèles.
Ford a décidé de faire appel à la bonne vieille expérience humaine pour corriger les problèmes de qualité qui affectent ses gammes. Le constructeur automobile états-unien a réembauché des centaines de vétérans pour former la jeune génération et améliorer les outils IA incapables de remplacer, à eux seuls, ce savoir-faire.
Aux États-Unis, Ford se traîne depuis des années une mauvaise réputation : un manque de fiabilité. En 2023, l’entreprise a ainsi englouti 4,8 milliards de dollars pour éponger les coûts des prises en charge au titre de la garantie de ses voitures, soit 4 % du chiffre d’affaires du constructeur automobile (trois fois plus élevé que le reste de l’industrie). Ford provisionnait à l’époque 1 203 dollars pour les réparations sous garantie sur chaque véhicule vendu, contre 591 dollars en 2019.
Le coût astronomique de la garantie
Des frais énormes que le groupe s’est engagé à résorber. Et cela passe par le retour sur les lignes de production de vétérans. Ces trois dernières années, l’entreprise a réembauché 350 « anciens », des ex-employés Ford et de fournisseurs. Ils forment les salariés plus jeunes, et surtout ils entraînent les outils IA utilisés par le groupe.
« L’intelligence artificielle est un outil formidable, mais elle ne vaut que par les informations utilisées pour l’entraîner », explique Charles Poon, vice-président de l’ingénierie matérielle du géant de Detroit. « Ces dernières années, nous n’avons pas accordé toute l’attention nécessaire à l’expérience de nos ingénieurs les plus chevronnés, ceux qui nous ont accompagnés sur de nombreux cycles de produits », poursuit-il dans une déclaration reprise par Bloomberg.
Ces ingénieurs capés dirigent désormais des réunions obligatoires où les problèmes de qualité sont passés au crible. « Nous nous étions de plus en plus reposés sur des systèmes automatisés de contrôle qualité », ajoute Kumar Galhotra, le directeur des opérations. Ces spécialistes « traquent les points de défaillance avant même qu’une pièce n’arrive sur la ligne de production ».
L’IA désemparée
Résultat : les coûts liés à la prise en charge de la garantie diminuent, « des centaines et des centaines de millions de dollars », se réjouit Jim Farley, le patron de Ford. L’image de marque en profite aussi. Le dernier classement JD Power sur la qualité initiale des véhicules durant les trois premiers mois suivant l’achat montre que Ford dépasse des références en la matière, dont le modèle à suivre, Toyota. En fait, seules les marques de luxe Porsche et Genesis (la marque haut de gamme de Hyundai) ont fait mieux.
Charles Poon bat sa coulpe : « Nous avons cru, à tort, qu’il suffisait d’introduire de l’intelligence artificielle et d’y intégrer nos exigences de conception pour obtenir un produit de grande qualité ». Pour améliorer certains outils d’automatisation et d’IA, le constructeur a compris qu’il fallait les entraîner « par les personnes les plus expérimentées ». L’histoire ne dit pas encore si l’IA saura garder le cap le jour où les vieux briscards ne seront plus là pour lui tenir la main.
Ford n’en reste pas moins le constructeur automobile américain comptant toujours le plus de rappels ; les coûts liés aux garanties devraient tourner autour du milliard de dollars en 2026. La direction espère toutefois que ce volume va se dégonfler avec les nouveaux modèles.
Nouvel épisode dans la saga Mythos. Anthropic a reçu la nuit dernière l’autorisation du gouvernement US pour déployer de nouveau Mythos 5 auprès d’organisations et entreprises états-uniennes. Fable 5 pourrait obtenir son feu vert la semaine prochaine.
Dévoilés le 10 juin, Fable 5 et Mythos 5, les modèles IA les plus avancés d’Anthropic, n’ont pas été très longtemps entre les mains des utilisateurs. Deux jours plus tard, Anthropic était obligée d’en fermer l’accès à tous les ressortissants étrangers ; étant dans l’impossibilité de déterminer la nationalité de ses utilisateurs, le labo IA a décidé d’interdire ces modèles à tout le monde.
Depuis, les négociations se poursuivent entre l’administration Trump à l’origine de l’interdiction, et Anthropic. Elles ont fini par porter leurs fruits, du moins pour Mythos 5. Ce modèle est le frère jumeau de Fable 5, mais sans les restrictions d’usage liées à des sujets sensibles, comme la cybersécurité, la biologie, la chimie ou la distillation de modèles IA.
« Aujourd’hui, le gouvernement nous a informés que Mythos 5, notre modèle le plus avancé en cybersécurité, peut être redéployé auprès d’un ensemble d’organisations américaines chargées d’exploiter et de défendre des infrastructures critiques », a expliqué ce vendredi 26 juin l’entreprise sur les réseaux sociaux. L’accès est depuis en phase de rétablissement pour ces organisations.
Fable 5 dans l’antichambre
C’est un premier pas, mais insuffisant : Mythos 5, qui remplace Mythos Preview, se limite en effet aux membres du projet Glasswing. Fable 5 pourrait cependant suivre assez vite. Selon une indiscrétion d’Axios, l’administration Trump pourrait lever son interdiction sur le modèle grand public dans le courant de la semaine prochaine.
Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, a expliqué dans une lettre envoyée ce vendredi, et révélée par Semafor, qu’Anthropic avait travaillé avec le gouvernement sur les risques associés aux deux modèles. Des efforts qui ont permis « des avancées significatives ». L’entreprise s’est par ailleurs engagée à plancher sur « des protocoles, des normes et les modalités de mise à disposition des modèles ».
Cette « libération » des deux modèles sera vécue comme un soulagement par Anthropic et ses utilisateurs. Néanmoins, ce pataquès ne résout pas la demande du labo qui, le 12 juin, réclamait « un processus statutaire transparent, équitable, clair et fondé sur des faits techniques » plutôt que l’opacité actuelle qui « ne respecte pas ces principes ».
Un message similaire envoyé par OpenAI hier, alors que le créateur de ChatGPT lançait GPT-5.6… mais à une poignée restreinte d’organisations, comme l’a exigé le gouvernement. « Nous ne pensons pas que ce type de procédure d’accès gouvernementale doive devenir la norme à long terme », explique OpenAI. « Elle prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin. »
Nouvel épisode dans la saga Mythos. Anthropic a reçu la nuit dernière l’autorisation du gouvernement US pour déployer de nouveau Mythos 5 auprès d’organisations et entreprises états-uniennes. Fable 5 pourrait obtenir son feu vert la semaine prochaine.
Dévoilés le 10 juin, Fable 5 et Mythos 5, les modèles IA les plus avancés d’Anthropic, n’ont pas été très longtemps entre les mains des utilisateurs. Deux jours plus tard, Anthropic était obligée d’en fermer l’accès à tous les ressortissants étrangers ; étant dans l’impossibilité de déterminer la nationalité de ses utilisateurs, le labo IA a décidé d’interdire ces modèles à tout le monde.
Depuis, les négociations se poursuivent entre l’administration Trump à l’origine de l’interdiction, et Anthropic. Elles ont fini par porter leurs fruits, du moins pour Mythos 5. Ce modèle est le frère jumeau de Fable 5, mais sans les restrictions d’usage liées à des sujets sensibles, comme la cybersécurité, la biologie, la chimie ou la distillation de modèles IA.
« Aujourd’hui, le gouvernement nous a informés que Mythos 5, notre modèle le plus avancé en cybersécurité, peut être redéployé auprès d’un ensemble d’organisations américaines chargées d’exploiter et de défendre des infrastructures critiques », a expliqué ce vendredi 26 juin l’entreprise sur les réseaux sociaux. L’accès est depuis en phase de rétablissement pour ces organisations.
Fable 5 dans l’antichambre
C’est un premier pas, mais insuffisant : Mythos 5, qui remplace Mythos Preview, se limite en effet aux membres du projet Glasswing. Fable 5 pourrait cependant suivre assez vite. Selon une indiscrétion d’Axios, l’administration Trump pourrait lever son interdiction sur le modèle grand public dans le courant de la semaine prochaine.
Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce, a expliqué dans une lettre envoyée ce vendredi, et révélée par Semafor, qu’Anthropic avait travaillé avec le gouvernement sur les risques associés aux deux modèles. Des efforts qui ont permis « des avancées significatives ». L’entreprise s’est par ailleurs engagée à plancher sur « des protocoles, des normes et les modalités de mise à disposition des modèles ».
Cette « libération » des deux modèles sera vécue comme un soulagement par Anthropic et ses utilisateurs. Néanmoins, ce pataquès ne résout pas la demande du labo qui, le 12 juin, réclamait « un processus statutaire transparent, équitable, clair et fondé sur des faits techniques » plutôt que l’opacité actuelle qui « ne respecte pas ces principes ».
Un message similaire envoyé par OpenAI hier, alors que le créateur de ChatGPT lançait GPT-5.6… mais à une poignée restreinte d’organisations, comme l’a exigé le gouvernement. « Nous ne pensons pas que ce type de procédure d’accès gouvernementale doive devenir la norme à long terme », explique OpenAI. « Elle prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin. »
Sol, Terra et Luna : les trois versions de GPT-5.6 sont maintenant disponibles, après quelques semaines de purgatoire à la Maison Blanche.
Mise à jour, 9/07 — Après quelques semaines en accès limité, GPT-5.6 a reçu le feu vert de l’administration Trump pour être lancé auprès du grand public.
Article original, 26/06 — GPT-5.6 est finalement disponible, deux mois après la précédente version du grand modèle de langage d’OpenAI. Enfin, disponible… façon de parler. En vertu d’un décret du président Trump, l’entreprise limite le déploiement à quelques organisations et entreprises triées sur le volet. Le labo IA espère pouvoir distribuer le modèle aussi largement que possible « dans les prochaines semaines ».
Une situation loin d’être idéale et qui ne fait pas les affaires d’OpenAI. « Nous ne pensons pas que ce type de processus d’accès gouvernemental doive devenir la norme à long terme », écrit la société. « Il prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin », ajoute-t-elle. OpenAI dit continuer de travailler avec l’administration Trump pour améliorer le cadre prévu du décret présidentiel sur la cybersécurité.
GPT-5.6 : un modèle à voir de loin
Dont acte, il faudra donc se contenter de GPT-5.5 pendant quelques temps avant de pouvoir juger de son successeur sur pièces. Ou plutôt, de ses successeurs car OpenAI a opté pour trois versions de son modèle :
GPT-5.6 Sol est présenté comme le modèle le plus puissant du lot. OpenAI assure qu’il est le plus calé pour les tâches les plus complexes, comme le code, les raisonnements longs, la biologie, la cybersécurité et les usages agentiques. Sol reçoit également les garde-fous les plus costauds (on va y revenir).
GPT-5.6 Terra est le modèle intermédiaire, pensé pour les usages quotidiens avec un équilibre entre performances et coûts. Ses performances devraient le mettre au niveau de GPT-5.5, tout en étant deux fois moins cher, promet OpenAI.
GPT-5.6 Luna est le modèle rapide et abordable de la gamme. Il se destine aux usages où la vitesse et le prix comptent davantage que les performances brutes.
On pourra voir dans cette gamme un certain alignement avec Anthropic et ses modèles Haiku, Sonnet et Opus.
Deux modes de consommation sont proposées : « max », qui donne à GPT-5.6 Sol davantage de temps pour raisonner sur des tâches complexes. Et « ultra », qui mobilise plusieurs agents capables de travailler en parallèle sur des tâches plus lourdes.
GPT-5.6 Sol se veut donc particulièrement performant sur les tâches liées au code. Sur le benchmark Terminal‑Bench 2.1, les versions standard et Ultra affichent des scores légèrement supérieurs à celles de Mythos 5. Mais OpenAI insiste surtout sur les capacités du modèle pour la cybersécurité (recherche de vulnérabilités et leur exploitation). Sol rivalise avec Mythos Preview sur ExploitBench, en n’utilisant qu’un tiers des tokens en sortie.
La sécurité en bandoulière
Ces super-pouvoirs sont sévèrement encadrés, tient à rassurer OpenAI. Toute la chaîne de sécurité autour de GPT-5.6 Sol a été renforcée, avec des garde-fous directement entraînés dans le modèle, des systèmes de détection en temps réel, des contrôles au niveau des comptes et un accès différencié en fonction des usages.
Il s’agit de compliquer la vie des pirates qui voudraient exploiter ces capacités pour pénétrer par effraction dans des infrastructures sensibles. Mais sans bloquer pour autant les travaux légitimes de recherche et de correction de failles, de débug ou de formation. OpenAI ajoute que certaines activités peuvent entraîner une vérification au niveau du compte, pour distinguer un usage défensif licite d’un comportement malveillant répété.
« Lors d’évaluations portant sur Chromium et Firefox, [GPT-5.6 Sol] a identifié des bugs et des éléments pouvant servir à construire un exploit, mais il n’a pas été capable de produire seul une chaîne d’exploitation complète et fonctionnelle dans les conditions testées. »
OpenAI insiste tout particulièrement sur le travail mené pour contrer les tentatives de jailbreak, qui poussent les modèles à contourner leurs mesures de sécurité. Plus de 700 000 heures de calcul (en équivalent GPU A100) ont été consacrées à du red teaming automatisé : les propres modèles d’OpenAI ont tenté de chercher des failles dans les garde-fous.
Il s’agissait de détecter des jailbreaks « universels » qui peuvent fonctionner dans toute sorte de contextes, pas uniquement sur une requête précise. Des experts humains sont également mobilisés, et les tests se poursuivent durant la phase d’aperçu. Les premiers testeurs pourront d’ailleurs buter sur des restrictions qui bloqueront ou refuseront certaines demandes. D’autres requêtes prendront davantage de temps de traitement, afin de procéder à des examens de sécurité supplémentaires.
Tokens raisonnables
Les tarifs intéresseront les entreprises qui font bûcher les agents IA pour produire du code et qui voient les factures s’alourdir invariablement. La grille des prix de GPT-5.6 est la suivante :
GPT-5.6 Sol : 5 $/1 million de tokens en entrée ; 30 $/1M en sortie ;
GPT-5.6 Terra : 2,50 $/1M en entrée ; 15 $/1M en sortie ;
GPT-5.6 Luna : 1 $/1M en entrée ; 6 $/1M en sortie.
Sol a ceci d’intéressant que ses tarifs sont identiques à ceux de GPT-5.5. Quant à Terra, ils sont tout simplement deux fois moins chers, pour des performances annoncées comme similaires. Un caillou dans le jardin d’Anthropic, dont les derniers modèles se montrent très gourmands.
OpenAI ajoute que GPT-5.6 Sol pourra tourner sur l’infrastructure Cerebras avec une vitesse pouvant atteindre 750 tokens par seconde. De quoi offrir des temps de réponses beaucoup plus rapides pour les clients professionnels exigeants disposant des ressources financières nécessaires.
GPT-5.6 améliore aussi le « cache de requêtes », un mécanisme présent depuis octobre 2024 chez OpenAI qui permet de réduire les coûts quand un développeur réutilise plusieurs fois le même contexte dans ses requêtes. Le nouveau modèle conserve les éléments réutilisables d’une requête pendant au moins 30 minutes ; l’écriture dans le cache coûte 1,25 fois plus cher, mais la lecture (la réutilisation) bénéfice de 90 % de remise. C’était 50 % au lancement de cette fonction. Par ailleurs, les développeurs pourront mieux découper leurs prompts pour choisir les parties à garder en cache et à réutiliser ensuite.
Sol, Terra et Luna : les trois versions de GPT-5.6 sont maintenant disponibles, après quelques semaines de purgatoire à la Maison Blanche.
Mise à jour, 9/07 — Après quelques semaines en accès limité, GPT-5.6 a reçu le feu vert de l’administration Trump pour être lancé auprès du grand public.
Article original, 26/06 — GPT-5.6 est finalement disponible, deux mois après la précédente version du grand modèle de langage d’OpenAI. Enfin, disponible… façon de parler. En vertu d’un décret du président Trump, l’entreprise limite le déploiement à quelques organisations et entreprises triées sur le volet. Le labo IA espère pouvoir distribuer le modèle aussi largement que possible « dans les prochaines semaines ».
Une situation loin d’être idéale et qui ne fait pas les affaires d’OpenAI. « Nous ne pensons pas que ce type de processus d’accès gouvernemental doive devenir la norme à long terme », écrit la société. « Il prive des meilleurs outils les utilisateurs, les développeurs, les entreprises, les défenseurs en cybersécurité et les partenaires internationaux qui en ont besoin », ajoute-t-elle. OpenAI dit continuer de travailler avec l’administration Trump pour améliorer le cadre prévu du décret présidentiel sur la cybersécurité.
GPT-5.6 : un modèle à voir de loin
Dont acte, il faudra donc se contenter de GPT-5.5 pendant quelques temps avant de pouvoir juger de son successeur sur pièces. Ou plutôt, de ses successeurs car OpenAI a opté pour trois versions de son modèle :
GPT-5.6 Sol est présenté comme le modèle le plus puissant du lot. OpenAI assure qu’il est le plus calé pour les tâches les plus complexes, comme le code, les raisonnements longs, la biologie, la cybersécurité et les usages agentiques. Sol reçoit également les garde-fous les plus costauds (on va y revenir).
GPT-5.6 Terra est le modèle intermédiaire, pensé pour les usages quotidiens avec un équilibre entre performances et coûts. Ses performances devraient le mettre au niveau de GPT-5.5, tout en étant deux fois moins cher, promet OpenAI.
GPT-5.6 Luna est le modèle rapide et abordable de la gamme. Il se destine aux usages où la vitesse et le prix comptent davantage que les performances brutes.
On pourra voir dans cette gamme un certain alignement avec Anthropic et ses modèles Haiku, Sonnet et Opus.
Deux modes de consommation sont proposées : « max », qui donne à GPT-5.6 Sol davantage de temps pour raisonner sur des tâches complexes. Et « ultra », qui mobilise plusieurs agents capables de travailler en parallèle sur des tâches plus lourdes.
GPT-5.6 Sol se veut donc particulièrement performant sur les tâches liées au code. Sur le benchmark Terminal‑Bench 2.1, les versions standard et Ultra affichent des scores légèrement supérieurs à celles de Mythos 5. Mais OpenAI insiste surtout sur les capacités du modèle pour la cybersécurité (recherche de vulnérabilités et leur exploitation). Sol rivalise avec Mythos Preview sur ExploitBench, en n’utilisant qu’un tiers des tokens en sortie.
La sécurité en bandoulière
Ces super-pouvoirs sont sévèrement encadrés, tient à rassurer OpenAI. Toute la chaîne de sécurité autour de GPT-5.6 Sol a été renforcée, avec des garde-fous directement entraînés dans le modèle, des systèmes de détection en temps réel, des contrôles au niveau des comptes et un accès différencié en fonction des usages.
Il s’agit de compliquer la vie des pirates qui voudraient exploiter ces capacités pour pénétrer par effraction dans des infrastructures sensibles. Mais sans bloquer pour autant les travaux légitimes de recherche et de correction de failles, de débug ou de formation. OpenAI ajoute que certaines activités peuvent entraîner une vérification au niveau du compte, pour distinguer un usage défensif licite d’un comportement malveillant répété.
« Lors d’évaluations portant sur Chromium et Firefox, [GPT-5.6 Sol] a identifié des bugs et des éléments pouvant servir à construire un exploit, mais il n’a pas été capable de produire seul une chaîne d’exploitation complète et fonctionnelle dans les conditions testées. »
OpenAI insiste tout particulièrement sur le travail mené pour contrer les tentatives de jailbreak, qui poussent les modèles à contourner leurs mesures de sécurité. Plus de 700 000 heures de calcul (en équivalent GPU A100) ont été consacrées à du red teaming automatisé : les propres modèles d’OpenAI ont tenté de chercher des failles dans les garde-fous.
Il s’agissait de détecter des jailbreaks « universels » qui peuvent fonctionner dans toute sorte de contextes, pas uniquement sur une requête précise. Des experts humains sont également mobilisés, et les tests se poursuivent durant la phase d’aperçu. Les premiers testeurs pourront d’ailleurs buter sur des restrictions qui bloqueront ou refuseront certaines demandes. D’autres requêtes prendront davantage de temps de traitement, afin de procéder à des examens de sécurité supplémentaires.
Tokens raisonnables
Les tarifs intéresseront les entreprises qui font bûcher les agents IA pour produire du code et qui voient les factures s’alourdir invariablement. La grille des prix de GPT-5.6 est la suivante :
GPT-5.6 Sol : 5 $/1 million de tokens en entrée ; 30 $/1M en sortie ;
GPT-5.6 Terra : 2,50 $/1M en entrée ; 15 $/1M en sortie ;
GPT-5.6 Luna : 1 $/1M en entrée ; 6 $/1M en sortie.
Sol a ceci d’intéressant que ses tarifs sont identiques à ceux de GPT-5.5. Quant à Terra, ils sont tout simplement deux fois moins chers, pour des performances annoncées comme similaires. Un caillou dans le jardin d’Anthropic, dont les derniers modèles se montrent très gourmands.
OpenAI ajoute que GPT-5.6 Sol pourra tourner sur l’infrastructure Cerebras avec une vitesse pouvant atteindre 750 tokens par seconde. De quoi offrir des temps de réponses beaucoup plus rapides pour les clients professionnels exigeants disposant des ressources financières nécessaires.
GPT-5.6 améliore aussi le « cache de requêtes », un mécanisme présent depuis octobre 2024 chez OpenAI qui permet de réduire les coûts quand un développeur réutilise plusieurs fois le même contexte dans ses requêtes. Le nouveau modèle conserve les éléments réutilisables d’une requête pendant au moins 30 minutes ; l’écriture dans le cache coûte 1,25 fois plus cher, mais la lecture (la réutilisation) bénéfice de 90 % de remise. C’était 50 % au lancement de cette fonction. Par ailleurs, les développeurs pourront mieux découper leurs prompts pour choisir les parties à garder en cache et à réutiliser ensuite.
Les services de Binance ne seront plus disponibles dans l’Union européenne à compter du 1er juillet. La plateforme crypto a décidé d’annuler sa demande de licence MiCA déposée en Grèce, et de tenter sa chance auprès d’un autre régulateur du vieux continent. Un processus qui pourrait durer des mois ; les clients européens de Binance sont priés de préparer la sortie.
À partir du 1er juillet, tous les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP), dont les plateformes d’échange de cryptomonnaies, doivent posséder une licence dans l’Union européenne afin de continuer à opérer normalement. La période transitoire prévue au règlement européen qui encadre les crypto-actifs (MiCA) expirera en effet à cette date, a rappelé [PDF] l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).
Les clients devront trouver une autre plateforme de cryptos
Au-delà, la licence MiCA sera donc nécessaire : Binance en sera privée au moins temporairement. La première plateforme mondiale d’échange de cryptos opère dans plusieurs pays européens, dont la Pologne, l’Italie, l’Espagne et la France, en vertu de licences locales. Mais passé le 1er juillet, ces dernières ne vaudront plus rien, il lui faut absolument un agrément MiCA délivré par un État pour poursuivre son activité européenne.
Binance négociait avec les autorités grecques pour décrocher le précieux sésame, mais la société a préféré retirer sa demande auprès de la Commission hellénique du marché des capitaux. Décision a été prise de frapper à la porte d’un autre État membre – ce serait la France, croit savoir le Financial Times (l’Autorité des marchés financiers n’a rien confirmé).
La demande de licence déposée en Grèce aurait été rejetée la semaine dernière, mais Binance n’aurait pas reçu la décision formelle, rappelle le quotidien américain. En attendant de trouver une solution réglementaire, les services de Binance vont donc être interrompus et la plateforme communique avec ses clients européens pour les informer de la situation. Elle affirme que « [les] fonds restent en sécurité et [sont] protégés ». Le message indique ainsi :
« À partir du 1er juillet 2026, les opérations disponibles seront limitées à celles vous permettant de réduire vos positions et de retirer vos actifs. Pour plus de clarté : tous les crypto-actifs resteront disponibles au retrait, y compris après le 1er juillet 2026, conformément aux exigences réglementaires et de conformité applicables. »
Jouer le jeu
Les clients devront choisir une autre manière de gérer leurs actifs, en les transférant vers un autre prestataire. Binance convient que l’incertitude « peut créer de la confusion et de l’inquiétude », mais rappelle son engagement à suivre les règles dans l’UE et ailleurs. « L’Europe est une région importante » pour l’entreprise, qui veut opérer « dans le cadre clair, équitable et harmonisé prévu par MiCA ».
Pour Binance, le règlement européen crée un cadre « cohérent pour les crypto-actifs dans l’ensemble de l’UE ». Encore faut-il posséder une licence délivrée par un État membre, ce qui devrait être fait « dans les prochains mois ».
La plateforme veut montrer patte blanche auprès des régulateurs, après plusieurs affaires ayant conduit Changpeng Zhao, fondateur et ancien patron de la société, à plaider coupable pour des manquements aux règles américaines de lutte contre le blanchiment d’argent. En avril 2024, il a été condamné à quatre mois de prison, puis a été gracié par Donald Trump.
Si Binance cherche désormais à rester dans les clous des réglementations, ses services n’en seraient pas moins toujours utilisés pour blanchir de l’argent sale. En janvier 2025, une information judiciaire a été ouverte en France sur, entre autres, des infractions de blanchiment aggravé et blanchiment de fraude fiscale.
Les services de Binance ne seront plus disponibles dans l’Union européenne à compter du 1er juillet. La plateforme crypto a décidé d’annuler sa demande de licence MiCA déposée en Grèce, et de tenter sa chance auprès d’un autre régulateur du vieux continent. Un processus qui pourrait durer des mois ; les clients européens de Binance sont priés de préparer la sortie.
À partir du 1er juillet, tous les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP), dont les plateformes d’échange de cryptomonnaies, doivent posséder une licence dans l’Union européenne afin de continuer à opérer normalement. La période transitoire prévue au règlement européen qui encadre les crypto-actifs (MiCA) expirera en effet à cette date, a rappelé [PDF] l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).
Les clients devront trouver une autre plateforme de cryptos
Au-delà, la licence MiCA sera donc nécessaire : Binance en sera privée au moins temporairement. La première plateforme mondiale d’échange de cryptos opère dans plusieurs pays européens, dont la Pologne, l’Italie, l’Espagne et la France, en vertu de licences locales. Mais passé le 1er juillet, ces dernières ne vaudront plus rien, il lui faut absolument un agrément MiCA délivré par un État pour poursuivre son activité européenne.
Binance négociait avec les autorités grecques pour décrocher le précieux sésame, mais la société a préféré retirer sa demande auprès de la Commission hellénique du marché des capitaux. Décision a été prise de frapper à la porte d’un autre État membre – ce serait la France, croit savoir le Financial Times (l’Autorité des marchés financiers n’a rien confirmé).
La demande de licence déposée en Grèce aurait été rejetée la semaine dernière, mais Binance n’aurait pas reçu la décision formelle, rappelle le quotidien américain. En attendant de trouver une solution réglementaire, les services de Binance vont donc être interrompus et la plateforme communique avec ses clients européens pour les informer de la situation. Elle affirme que « [les] fonds restent en sécurité et [sont] protégés ». Le message indique ainsi :
« À partir du 1er juillet 2026, les opérations disponibles seront limitées à celles vous permettant de réduire vos positions et de retirer vos actifs. Pour plus de clarté : tous les crypto-actifs resteront disponibles au retrait, y compris après le 1er juillet 2026, conformément aux exigences réglementaires et de conformité applicables. »
Jouer le jeu
Les clients devront choisir une autre manière de gérer leurs actifs, en les transférant vers un autre prestataire. Binance convient que l’incertitude « peut créer de la confusion et de l’inquiétude », mais rappelle son engagement à suivre les règles dans l’UE et ailleurs. « L’Europe est une région importante » pour l’entreprise, qui veut opérer « dans le cadre clair, équitable et harmonisé prévu par MiCA ».
Pour Binance, le règlement européen crée un cadre « cohérent pour les crypto-actifs dans l’ensemble de l’UE ». Encore faut-il posséder une licence délivrée par un État membre, ce qui devrait être fait « dans les prochains mois ».
La plateforme veut montrer patte blanche auprès des régulateurs, après plusieurs affaires ayant conduit Changpeng Zhao, fondateur et ancien patron de la société, à plaider coupable pour des manquements aux règles américaines de lutte contre le blanchiment d’argent. En avril 2024, il a été condamné à quatre mois de prison, puis a été gracié par Donald Trump.
Si Binance cherche désormais à rester dans les clous des réglementations, ses services n’en seraient pas moins toujours utilisés pour blanchir de l’argent sale. En janvier 2025, une information judiciaire a été ouverte en France sur, entre autres, des infractions de blanchiment aggravé et blanchiment de fraude fiscale.
Branche d’olivier ou coup fourré ? L’administration Trump aurait proposé à l’Union européenne un partenariat sur l’IA, dans le but de créer une alliance pour sécuriser l’approvisionnement en composants indispensables aux datacenters IA.
Washington chercherait à nouer un partenariat avec l’Union européenne sur l’IA. Bloomberg a obtenu un brouillon de la proposition, présentée à plusieurs États membres cette semaine. On peut y lire des mots étonnants provenant de l’administration Trump : « nous partageons l’idée que l’avenir de l’IA doit reposer sur des bases de collaboration de confiance, de sécurité économique, d’innovation et de concurrence loyale ».
L’ennemi de mon ennemi
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les relations transatlantiques ont été pour le moins chahutées. Les tensions commerciales, la pression sur la régulation européenne du numérique et les restrictions d’accès à des technologies américaines ont réduit la confiance à une peau de chagrin. Dans ce contexte, voir Washington parler de « collaboration de confiance » et de « concurrence loyale » a quelque chose de croquignolet.
Plusieurs capitales auraient d’ailleurs exprimé des inquiétudes : elles estiment qu’un tel partenariat servirait de véhicule aux États-Unis pour promouvoir leur propre écosystème IA, au détriment des entreprises européennes du secteur. L’idée serait de créer une alliance en vue de sécuriser la chaîne de production des composants indispensables aux centres de données IA, alors que la concurrence avec la Chine ne faiblit pas.
Les discussions autour d’un partenariat sur l’IA tombent au plus mauvais moment (ou au meilleur, selon le point de vue), quelques semaines après le blocage de Fable 5 et Mythos 5 pour les ressortissants étrangers. Une interdiction provenant des autorités états-uniennes et qui a soulevé des craintes partout en Europe : sur un coup de tête, Donald Trump peut priver le vieux continent d’une technologie américaine.
Que des États membres de l’UE échaudés par la brutalité de Washington voient cette nouvelle initiative américaine d’un mauvais œil n’est donc pas complètement dénué de sens. Malheureusement, les détails sur ce partenariat sont assez ténus. Le projet de déclaration commune tiendrait sur une seule page, qui appelle à une coopération dans trois domaines : le soutien à la recherche et au développement ; l’exportation des technologies IA vers des pays partenaires ; et surtout, la promotion d’une « réglementation favorable à l’innovation ». Un dernier point qui pose question, alors que les États-Unis ferraillent contre le DMA/DSA et les taxes européennes sur les grandes plateformes du numérique, justement au nom de l’innovation.
Dialogue de sourds
La Commission a en tout cas pris son bâton de pèlerin cette semaine, en faisant le voyage dans la capitale américaine. Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la Souveraineté technologique, a abordé le sujet de l’interdiction des derniers modèles IA d’Anthropic « [elle]-même avec l’administration Trump ». Des discussions ont aussi eu lieu avec l’entreprise.
Henna Virkkunen a également répété que l’UE devait avoir accès à ces modèles avancés pour identifier les vulnérabilités dans le code logiciel, tout en affirmant que l’Europe devait aussi être en mesure de développer ses propres capacités en la matière. Un « plan d’action pour le continent IA » avait été présenté il y a un peu plus d’un an, mais les technologies avancent beaucoup plus vite que les réglementations.
Les États-Unis ont l’art de manier la carotte et le bâton. Car en parallèle, le projet de loi MATCH Act en cours de discussion au Congrès vise à empêcher les fabricants chinois de puces d’accéder à certains équipements occidentaux de production de semi-conducteurs. De quoi frapper de plein fouet ASML, le géant néerlandais de la lithographie, dont les machines sont au cœur de la fabrication des puces les plus avancées.
Sjoerd Sjoerdsma, le ministre du Commerce du pays, a rencontré ce mardi son homologue américain, Howard Lutnick, ainsi que des représentants politiques pour faire entendre la voix des Pays-Bas. Le texte est actuellement en discussion au Congrès. « Il est exceptionnel que je vienne ici exposer largement nos préoccupations devant le Congrès », a-t-il déclaré, toujours à Bloomberg. « Nous le faisons parce que ces préoccupations sont importantes et parce que les enjeux pour les Pays-Bas pourraient être très élevés. »
Le ministre veut lui aussi empêcher des technologies sensibles de se retrouver « là où elles pourraient nuire à notre sécurité ». Mais pour lui, cela doit se faire sur une base volontaire. « Si cela implique des mesures de coercition par-delà les frontières et l’Atlantique, eh bien, c’est à nous, en tant que pays, d’en décider. Nous trouvons donc cela vraiment regrettable », conclut-il.
Branche d’olivier ou coup fourré ? L’administration Trump aurait proposé à l’Union européenne un partenariat sur l’IA, dans le but de créer une alliance pour sécuriser l’approvisionnement en composants indispensables aux datacenters IA.
Washington chercherait à nouer un partenariat avec l’Union européenne sur l’IA. Bloomberg a obtenu un brouillon de la proposition, présentée à plusieurs États membres cette semaine. On peut y lire des mots étonnants provenant de l’administration Trump : « nous partageons l’idée que l’avenir de l’IA doit reposer sur des bases de collaboration de confiance, de sécurité économique, d’innovation et de concurrence loyale ».
L’ennemi de mon ennemi
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les relations transatlantiques ont été pour le moins chahutées. Les tensions commerciales, la pression sur la régulation européenne du numérique et les restrictions d’accès à des technologies américaines ont réduit la confiance à une peau de chagrin. Dans ce contexte, voir Washington parler de « collaboration de confiance » et de « concurrence loyale » a quelque chose de croquignolet.
Plusieurs capitales auraient d’ailleurs exprimé des inquiétudes : elles estiment qu’un tel partenariat servirait de véhicule aux États-Unis pour promouvoir leur propre écosystème IA, au détriment des entreprises européennes du secteur. L’idée serait de créer une alliance en vue de sécuriser la chaîne de production des composants indispensables aux centres de données IA, alors que la concurrence avec la Chine ne faiblit pas.
Les discussions autour d’un partenariat sur l’IA tombent au plus mauvais moment (ou au meilleur, selon le point de vue), quelques semaines après le blocage de Fable 5 et Mythos 5 pour les ressortissants étrangers. Une interdiction provenant des autorités états-uniennes et qui a soulevé des craintes partout en Europe : sur un coup de tête, Donald Trump peut priver le vieux continent d’une technologie américaine.
Que des États membres de l’UE échaudés par la brutalité de Washington voient cette nouvelle initiative américaine d’un mauvais œil n’est donc pas complètement dénué de sens. Malheureusement, les détails sur ce partenariat sont assez ténus. Le projet de déclaration commune tiendrait sur une seule page, qui appelle à une coopération dans trois domaines : le soutien à la recherche et au développement ; l’exportation des technologies IA vers des pays partenaires ; et surtout, la promotion d’une « réglementation favorable à l’innovation ». Un dernier point qui pose question, alors que les États-Unis ferraillent contre le DMA/DSA et les taxes européennes sur les grandes plateformes du numérique, justement au nom de l’innovation.
Dialogue de sourds
La Commission a en tout cas pris son bâton de pèlerin cette semaine, en faisant le voyage dans la capitale américaine. Henna Virkkunen, vice-présidente chargée de la Souveraineté technologique, a abordé le sujet de l’interdiction des derniers modèles IA d’Anthropic « [elle]-même avec l’administration Trump ». Des discussions ont aussi eu lieu avec l’entreprise.
Henna Virkkunen a également répété que l’UE devait avoir accès à ces modèles avancés pour identifier les vulnérabilités dans le code logiciel, tout en affirmant que l’Europe devait aussi être en mesure de développer ses propres capacités en la matière. Un « plan d’action pour le continent IA » avait été présenté il y a un peu plus d’un an, mais les technologies avancent beaucoup plus vite que les réglementations.
Les États-Unis ont l’art de manier la carotte et le bâton. Car en parallèle, le projet de loi MATCH Act en cours de discussion au Congrès vise à empêcher les fabricants chinois de puces d’accéder à certains équipements occidentaux de production de semi-conducteurs. De quoi frapper de plein fouet ASML, le géant néerlandais de la lithographie, dont les machines sont au cœur de la fabrication des puces les plus avancées.
Sjoerd Sjoerdsma, le ministre du Commerce du pays, a rencontré ce mardi son homologue américain, Howard Lutnick, ainsi que des représentants politiques pour faire entendre la voix des Pays-Bas. Le texte est actuellement en discussion au Congrès. « Il est exceptionnel que je vienne ici exposer largement nos préoccupations devant le Congrès », a-t-il déclaré, toujours à Bloomberg. « Nous le faisons parce que ces préoccupations sont importantes et parce que les enjeux pour les Pays-Bas pourraient être très élevés. »
Le ministre veut lui aussi empêcher des technologies sensibles de se retrouver « là où elles pourraient nuire à notre sécurité ». Mais pour lui, cela doit se faire sur une base volontaire. « Si cela implique des mesures de coercition par-delà les frontières et l’Atlantique, eh bien, c’est à nous, en tant que pays, d’en décider. Nous trouvons donc cela vraiment regrettable », conclut-il.
Meta veut laisser à l’IA les clés de la modération sur ses réseaux sociaux. Ou tout du moins, d’une très grande partie. Les LLM sont appelés à trancher toujours plus de contenus, de publicités et de recours d’utilisateurs, au moment même où le groupe cherche à réduire ses coûts.
La modération humaine a vécu chez Meta. L’entreprise a l’intention de la remplacer par de l’IA générative qui sera chargée d’évaluer les contenus, les publicités, ainsi que les recours des utilisateurs. Selon plusieurs sources du Financial Times, Meta aurait remplacé environ 50 % des demandes de révision humaine par des LLM cette année. L’objectif est d’aller encore plus loin : possiblement plus de 90 % pour certains types de contenus d’ici la fin de l’année.
L’IA peut-elle résoudre l’équation de la modération ?
Les premiers tests réalisés par Meta depuis le mois de mars montrent qu’en moyenne, l’IA commettrait 13 % d’erreurs en moins que les humains quand il s’agit d’intervenir sur des contenus enfreignant les règles de modération. Elle identifierait 10 % d’infractions réelles en plus. « L’objectif de ce travail est d’améliorer nos efforts d’application des règles, et nous déployons ces systèmes d’IA plus avancés dès lors que nous sommes certains qu’ils obtiennent systématiquement de meilleurs résultats que nos méthodes actuelles de modération des contenus », a assuré l’entreprise au FT.
Mais ces mêmes sources anonymes indiquent que les modèles IA continuent de se tromper, par exemple en retirant ou en limitant la visibilité de contenus pourtant inoffensifs. C’est notamment le cas pour la satire, les évolutions de langage, les contenus ambigus. Autre écueil, l’entreprise n’aurait pas établi la manière de mesurer les performances de ces systèmes. Meta conteste et affirme avoir des processus de contrôle solides, avec des évaluations continues et des échantillons vérifiés par des humains. Le groupe a beaucoup à prouver ici, après qu’un agent IA maison a permis à des malandrins de pirater 34 000 comptes Instagram…
Ce passage à la modération par IA n’est pas non plus un moyen de réduire les coûts, affirme encore le groupe, il s’agit d’exploiter une technologie qui évolue rapidement. Cela reste à voir : Meta s’est engagé dans un vaste plan d’économies, occasionnant des milliers de licenciements. Y compris au sein des équipes dédies à l’IA. Les sous-traitants chargés de la modération voient eux aussi leurs contrats se réduire ou ne pas être renouvelés.
Dernier point et pas des moindres, la modération des publicités. En novembre dernier, une enquête de Reuters montrait qu’environ 10 % du chiffre d’affaires annuel (de 2024) provenait de réclames pour des arnaques ou des produits interdits. Confier davantage de décisions de modération de la pub à l’IA a de quoi inquiéter, surtout si les garde-fous ne sont pas irréprochables.
Ce passage à l’IA sur la question aussi sensible de la modération de contenus sera une épreuve de feu pour Muse Spark. En interne, les équipes utilisent Gemini, mais il leur a été demandé de passer au nouveau modèle du labo IA de Meta.
En janvier 2025, Mark Zuckerberg amorçait un nouveau virage pour la modération sur les réseaux sociaux de son entreprise pour « revenir à nos racines autour de la liberté d’expression ». Arrêt des programmes de vérification des faits, plus grande permissivité pour la désinformation ainsi qu’aux insultes envers les femmes et les minorités autorisées, « notes de communauté » comme sur X/Twitter…
Ces changements, réalisés au moment où Donald Trump revenait au pouvoir, ont effectivement libéré une certaine parole. Les menaces violentes, les discours de haine et le harcèlement ont explosé à l’encontre des représentants du monde politique américain.
Meta veut laisser à l’IA les clés de la modération sur ses réseaux sociaux. Ou tout du moins, d’une très grande partie. Les LLM sont appelés à trancher toujours plus de contenus, de publicités et de recours d’utilisateurs, au moment même où le groupe cherche à réduire ses coûts.
La modération humaine a vécu chez Meta. L’entreprise a l’intention de la remplacer par de l’IA générative qui sera chargée d’évaluer les contenus, les publicités, ainsi que les recours des utilisateurs. Selon plusieurs sources du Financial Times, Meta aurait remplacé environ 50 % des demandes de révision humaine par des LLM cette année. L’objectif est d’aller encore plus loin : possiblement plus de 90 % pour certains types de contenus d’ici la fin de l’année.
L’IA peut-elle résoudre l’équation de la modération ?
Les premiers tests réalisés par Meta depuis le mois de mars montrent qu’en moyenne, l’IA commettrait 13 % d’erreurs en moins que les humains quand il s’agit d’intervenir sur des contenus enfreignant les règles de modération. Elle identifierait 10 % d’infractions réelles en plus. « L’objectif de ce travail est d’améliorer nos efforts d’application des règles, et nous déployons ces systèmes d’IA plus avancés dès lors que nous sommes certains qu’ils obtiennent systématiquement de meilleurs résultats que nos méthodes actuelles de modération des contenus », a assuré l’entreprise au FT.
Mais ces mêmes sources anonymes indiquent que les modèles IA continuent de se tromper, par exemple en retirant ou en limitant la visibilité de contenus pourtant inoffensifs. C’est notamment le cas pour la satire, les évolutions de langage, les contenus ambigus. Autre écueil, l’entreprise n’aurait pas établi la manière de mesurer les performances de ces systèmes. Meta conteste et affirme avoir des processus de contrôle solides, avec des évaluations continues et des échantillons vérifiés par des humains. Le groupe a beaucoup à prouver ici, après qu’un agent IA maison a permis à des malandrins de pirater 34 000 comptes Instagram…
Ce passage à la modération par IA n’est pas non plus un moyen de réduire les coûts, affirme encore le groupe, il s’agit d’exploiter une technologie qui évolue rapidement. Cela reste à voir : Meta s’est engagé dans un vaste plan d’économies, occasionnant des milliers de licenciements. Y compris au sein des équipes dédies à l’IA. Les sous-traitants chargés de la modération voient eux aussi leurs contrats se réduire ou ne pas être renouvelés.
Dernier point et pas des moindres, la modération des publicités. En novembre dernier, une enquête de Reuters montrait qu’environ 10 % du chiffre d’affaires annuel (de 2024) provenait de réclames pour des arnaques ou des produits interdits. Confier davantage de décisions de modération de la pub à l’IA a de quoi inquiéter, surtout si les garde-fous ne sont pas irréprochables.
Ce passage à l’IA sur la question aussi sensible de la modération de contenus sera une épreuve de feu pour Muse Spark. En interne, les équipes utilisent Gemini, mais il leur a été demandé de passer au nouveau modèle du labo IA de Meta.
En janvier 2025, Mark Zuckerberg amorçait un nouveau virage pour la modération sur les réseaux sociaux de son entreprise pour « revenir à nos racines autour de la liberté d’expression ». Arrêt des programmes de vérification des faits, plus grande permissivité pour la désinformation ainsi qu’aux insultes envers les femmes et les minorités autorisées, « notes de communauté » comme sur X/Twitter…
Ces changements, réalisés au moment où Donald Trump revenait au pouvoir, ont effectivement libéré une certaine parole. Les menaces violentes, les discours de haine et le harcèlement ont explosé à l’encontre des représentants du monde politique américain.
Le club du DMA pourrait bientôt s’ouvrir à deux nouveaux venus : Amazon Web Services (AWS) et Azure de Microsoft. La Commission européenne penche en effet pour une inscription de ces deux infrastructures cloud au tableau du règlement sur les marchés numériques.
Depuis septembre 2023 et la mise en œuvre du DMA, la Commission européenne a désigné 7 contrôleurs d’accès et 23 services de plateformes essentiels. De nouveaux entrants sont régulièrement nommés, comme Booking et iPadOS en 2024, d’autres en sortent, à l’image de la Marketplace de Facebook en juin dernier.
Un nuage indispensable à l’économie européenne
Bruxelles prépare une possible extension du DMA au cloud, et a deux services en ligne de mire : AWS d’Amazon, et Azure de Microsoft. Les deux entreprises sont déjà des contrôleurs d’accès, mais leurs plateformes infonuagiques n’ont pas encore été épinglées. Ce n’est pas encore une désignation définitive : « nous pensons qu’AWS et Azure devraient être considérés comme des gatekeepers au titre du DMA », à ce stade de l’enquête débutée en novembre 2025.
Il se trouve qu’AWS et Azure ne rempliraient pas les seuils quantitatifs habituels du DMA – typiquement les critères de taille, d’utilisateurs, etc. Mais le règlement permet quand même à la Commission d’ouvrir une enquête de marché et de désigner un acteur si elle estime qu’il joue, dans les faits, un rôle de passage obligé. Et ça semble bien le cas : AWS et Azure sont, respectivement, le premier et le deuxième service d’informatique cloud dans l’UE.
Or, le cloud est devenu une infrastructure centrale dans l’économie numérique, constate Teresa Ribera, vice-présidente en charge de la Concurrence. « L’importance de ces services ne fera que croître, raison pour laquelle il est essentiel de veiller au bon fonctionnement et à la compétitivité du marché, ainsi qu’à des conditions équitables pour tous les fournisseurs de services cloud », ajoute-t-elle.
Ces plateformes peuvent donc constituer des points d’accès importants, même si elles ne sont pas aussi visibles du grand public que l’App Store d’Apple, ou que le moteur de recherche de Google.
La défense d’Amazon et de Microsoft
Le régulateur insiste également sur les éléments classiques du DMA : ces deux acteurs ont une position solidement installée, ils peuvent profiter d’effets de verrouillage des marchés, les coûts demeurent élevés pour la migration, et l’avènement de l’IA générative permet de renforcer encore leurs positions. Une entreprise européenne qui construit ses services sur AWS ou Azure peut avoir du mal à partir ailleurs.
« Aujourd’hui, nous considérons, à titre préliminaire, que les services cloud respectifs d’Amazon et de Microsoft, AWS et Azure, devraient relever du DMA », assène Teresa Ribera. Amazon et Microsoft ont la possibilité de répondre à la position européenne, consulter le dossier et se défendre. Si la Commission confirme son analyse, elle adoptera une décision formelle. À partir de là, AWS et Azure auraient six mois pour se conformer aux obligations du DMA. Cela signifie qu’ils feront face à une série d’obligations (interopérabilité, restrictions pour empêcher le verrouillage des clients…).
Microsoft déplore auprès de Bloomberg que l’activité cloud d’Alphabet n’est pas visée par la même procédure. « Ignorer la puissance croissante de Google Cloud et de Gemini risque de fausser le marché de manière dommageable », déclare le géant.
Les « conclusions préliminaires ignorent l’étendue des services cloud disponibles pour les clients européens et risquent de décourager l’investissement et l’innovation en Europe », affirme de son côté Amazon. AWS avait lancé en début d’année son projet de « cloud souverain » pour l’Europe.
Le club du DMA pourrait bientôt s’ouvrir à deux nouveaux venus : Amazon Web Services (AWS) et Azure de Microsoft. La Commission européenne penche en effet pour une inscription de ces deux infrastructures cloud au tableau du règlement sur les marchés numériques.
Depuis septembre 2023 et la mise en œuvre du DMA, la Commission européenne a désigné 7 contrôleurs d’accès et 23 services de plateformes essentiels. De nouveaux entrants sont régulièrement nommés, comme Booking et iPadOS en 2024, d’autres en sortent, à l’image de la Marketplace de Facebook en juin dernier.
Un nuage indispensable à l’économie européenne
Bruxelles prépare une possible extension du DMA au cloud, et a deux services en ligne de mire : AWS d’Amazon, et Azure de Microsoft. Les deux entreprises sont déjà des contrôleurs d’accès, mais leurs plateformes infonuagiques n’ont pas encore été épinglées. Ce n’est pas encore une désignation définitive : « nous pensons qu’AWS et Azure devraient être considérés comme des gatekeepers au titre du DMA », à ce stade de l’enquête débutée en novembre 2025.
Il se trouve qu’AWS et Azure ne rempliraient pas les seuils quantitatifs habituels du DMA – typiquement les critères de taille, d’utilisateurs, etc. Mais le règlement permet quand même à la Commission d’ouvrir une enquête de marché et de désigner un acteur si elle estime qu’il joue, dans les faits, un rôle de passage obligé. Et ça semble bien le cas : AWS et Azure sont, respectivement, le premier et le deuxième service d’informatique cloud dans l’UE.
Or, le cloud est devenu une infrastructure centrale dans l’économie numérique, constate Teresa Ribera, vice-présidente en charge de la Concurrence. « L’importance de ces services ne fera que croître, raison pour laquelle il est essentiel de veiller au bon fonctionnement et à la compétitivité du marché, ainsi qu’à des conditions équitables pour tous les fournisseurs de services cloud », ajoute-t-elle.
Ces plateformes peuvent donc constituer des points d’accès importants, même si elles ne sont pas aussi visibles du grand public que l’App Store d’Apple, ou que le moteur de recherche de Google.
La défense d’Amazon et de Microsoft
Le régulateur insiste également sur les éléments classiques du DMA : ces deux acteurs ont une position solidement installée, ils peuvent profiter d’effets de verrouillage des marchés, les coûts demeurent élevés pour la migration, et l’avènement de l’IA générative permet de renforcer encore leurs positions. Une entreprise européenne qui construit ses services sur AWS ou Azure peut avoir du mal à partir ailleurs.
« Aujourd’hui, nous considérons, à titre préliminaire, que les services cloud respectifs d’Amazon et de Microsoft, AWS et Azure, devraient relever du DMA », assène Teresa Ribera. Amazon et Microsoft ont la possibilité de répondre à la position européenne, consulter le dossier et se défendre. Si la Commission confirme son analyse, elle adoptera une décision formelle. À partir de là, AWS et Azure auraient six mois pour se conformer aux obligations du DMA. Cela signifie qu’ils feront face à une série d’obligations (interopérabilité, restrictions pour empêcher le verrouillage des clients…).
Microsoft déplore auprès de Bloomberg que l’activité cloud d’Alphabet n’est pas visée par la même procédure. « Ignorer la puissance croissante de Google Cloud et de Gemini risque de fausser le marché de manière dommageable », déclare le géant.
Les « conclusions préliminaires ignorent l’étendue des services cloud disponibles pour les clients européens et risquent de décourager l’investissement et l’innovation en Europe », affirme de son côté Amazon. AWS avait lancé en début d’année son projet de « cloud souverain » pour l’Europe.
En l’absence de chiffres officiels, on se gardera bien d’affirmer que personne n’achète plus de Xbox depuis longtemps… Mais il semble assez clair que la PS5 écrase le marché des consoles de salon. Et cela risque d’être encore plus le cas à compter du 1er août : Microsoft a en effet annoncé une nouvelle hausse des prix pour ses consoles – la troisième en deux ans.
Xbox est à nouveau obligée d’augmenter les prix de ses consoles. Cette fois, la hausse varie de 100 dollars (pour les modèles 512 Go) à 150 dollars à compter du 1er août, et concerne le monde entier. Le modèle 2 To va quant à lui purement et simplement disparaitre. Vu son prix actuel, une nouvelle hausse l’aurait probablement fait flirter un peu trop dangereusement avec le seuil psychologique des 1 000 dollars. Xbox n’a pour l’instant communiqué qu’en dollars, on ne sait donc pas encore avec précision comment la hausse sera répercutée dans les différentes zones telles que l’Europe.
Les Xbox poussées vers la sortie
En prenant en compte un taux de change à parité, cette augmentation ferait passer la Series S (512 Go) à 450 euros, soit 50 euros de moins seulement que la Xbox Series X au lancement fin 2020. La petite console blanche était alors vendue 300 euros : une époque bien révolue.
Les prix des Xbox au 25 juin. Capture d’écran du site Xbox
La Series X (1 To) avec son lecteur de disques devrait de son côté être proposée à 750 euros, contre 600 euros en ce moment. Des prix vraiment très élevés pour des consoles sorties il y a six ans. Et qui auraient dû baisser au fil du temps, comme ceux des autres générations de consoles avant elles.
Cette nouvelle grille tarifaire risque en tout cas d’enterrer définitivement la carrière commerciale de ces modèles, au moment où la nouvelle direction de Xbox cherche justement à revitaliser sa gamme d’appareils. Malheureusement, la réalité est têtue : « Nous espérions qu’une nouvelle hausse ne serait pas nécessaire, et nous avons passé les derniers mois à travailler avec nos fournisseurs pour trouver des solutions », explique l’entreprise.
Pas d’alternative aux hausses
En vain : le prix des composants de stockage et de la mémoire ont été « multipliés par plus de 2,5 », déplore le constructeur, qui s’attend à un « nouveau doublement d’ici fin 2027 ». Pas la peine de chercher très loin les coupables : Microsoft fait partie des grands acteurs de l’IA qui dévorent ces composants pour garnir leurs centres de données… Xbox poursuit :
« Toute l’industrie de l’électronique grand public est aux prises avec la crise actuelle des composants, mais ses effets sont particulièrement lourds pour les consoles. Contrairement aux smartphones, aux ordinateurs, aux enceintes et à d’autres appareils grand public, les consoles ne sont généralement pas vendues avec une marge, mais plutôt à un prix inférieur à leur coût de fabrication. »
Histoire de ne pas complètement fermer la porte à la poignée de consommateurs encore désireux de s’équiper d’une Xbox, l’entreprise propose plusieurs solutions : le reconditionné officiel qui permet de faire encore quelques bonnes affaires, mais la boutique n’est pas souvent approvisionnée ; un système de paiement fractionné « acheter maintenant, payer plus tard » ; une offre de financement avec Amazon à 0 % sur 12 mois.
Le constructeur travaille aussi avec des distributeurs sur des programmes qui permettront d’acheter des consoles d’occasion. Les joueurs pourront faire reprendre les Xbox qu’ils n’utilisent plus auprès d’enseignes participantes, contre un chèque ou un crédit. Les consoles seront ensuite vendues à prix réduit.
Microsoft avait procédé à une hausse de prix en mai 2025, puis à une deuxième limitée aux États-Unis en septembre. La crise de la mémoire force tous les constructeurs à réviser leurs prix à la hausse. La Steam Machine, qui devait tourner autour des 750 dollars, sera ainsi commercialisée plus de 1 000 euros. Dans un autre secteur, Apple a également appliqué de sérieuses hausses sur ses Mac et iPad.
En l’absence de chiffres officiels, on se gardera bien d’affirmer que personne n’achète plus de Xbox depuis longtemps… Mais il semble assez clair que la PS5 écrase le marché des consoles de salon. Et cela risque d’être encore plus le cas à compter du 1er août : Microsoft a en effet annoncé une nouvelle hausse des prix pour ses consoles – la troisième en deux ans.
Xbox est à nouveau obligée d’augmenter les prix de ses consoles. Cette fois, la hausse varie de 100 dollars (pour les modèles 512 Go) à 150 dollars à compter du 1er août, et concerne le monde entier. Le modèle 2 To va quant à lui purement et simplement disparaitre. Vu son prix actuel, une nouvelle hausse l’aurait probablement fait flirter un peu trop dangereusement avec le seuil psychologique des 1 000 dollars. Xbox n’a pour l’instant communiqué qu’en dollars, on ne sait donc pas encore avec précision comment la hausse sera répercutée dans les différentes zones telles que l’Europe.
Les Xbox poussées vers la sortie
En prenant en compte un taux de change à parité, cette augmentation ferait passer la Series S (512 Go) à 450 euros, soit 50 euros de moins seulement que la Xbox Series X au lancement fin 2020. La petite console blanche était alors vendue 300 euros : une époque bien révolue.
Les prix des Xbox au 25 juin. Capture d’écran du site Xbox
La Series X (1 To) avec son lecteur de disques devrait de son côté être proposée à 750 euros, contre 600 euros en ce moment. Des prix vraiment très élevés pour des consoles sorties il y a six ans. Et qui auraient dû baisser au fil du temps, comme ceux des autres générations de consoles avant elles.
Cette nouvelle grille tarifaire risque en tout cas d’enterrer définitivement la carrière commerciale de ces modèles, au moment où la nouvelle direction de Xbox cherche justement à revitaliser sa gamme d’appareils. Malheureusement, la réalité est têtue : « Nous espérions qu’une nouvelle hausse ne serait pas nécessaire, et nous avons passé les derniers mois à travailler avec nos fournisseurs pour trouver des solutions », explique l’entreprise.
Pas d’alternative aux hausses
En vain : le prix des composants de stockage et de la mémoire ont été « multipliés par plus de 2,5 », déplore le constructeur, qui s’attend à un « nouveau doublement d’ici fin 2027 ». Pas la peine de chercher très loin les coupables : Microsoft fait partie des grands acteurs de l’IA qui dévorent ces composants pour garnir leurs centres de données… Xbox poursuit :
« Toute l’industrie de l’électronique grand public est aux prises avec la crise actuelle des composants, mais ses effets sont particulièrement lourds pour les consoles. Contrairement aux smartphones, aux ordinateurs, aux enceintes et à d’autres appareils grand public, les consoles ne sont généralement pas vendues avec une marge, mais plutôt à un prix inférieur à leur coût de fabrication. »
Histoire de ne pas complètement fermer la porte à la poignée de consommateurs encore désireux de s’équiper d’une Xbox, l’entreprise propose plusieurs solutions : le reconditionné officiel qui permet de faire encore quelques bonnes affaires, mais la boutique n’est pas souvent approvisionnée ; un système de paiement fractionné « acheter maintenant, payer plus tard » ; une offre de financement avec Amazon à 0 % sur 12 mois.
Le constructeur travaille aussi avec des distributeurs sur des programmes qui permettront d’acheter des consoles d’occasion. Les joueurs pourront faire reprendre les Xbox qu’ils n’utilisent plus auprès d’enseignes participantes, contre un chèque ou un crédit. Les consoles seront ensuite vendues à prix réduit.
Microsoft avait procédé à une hausse de prix en mai 2025, puis à une deuxième limitée aux États-Unis en septembre. La crise de la mémoire force tous les constructeurs à réviser leurs prix à la hausse. La Steam Machine, qui devait tourner autour des 750 dollars, sera ainsi commercialisée plus de 1 000 euros. Dans un autre secteur, Apple a également appliqué de sérieuses hausses sur ses Mac et iPad.