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Scaleway rachète Qarnot et ses activités HPC récemment placées en redressement judiciaire


Scaleway rachète Qarnot et ses activités HPC récemment placées en redressement judiciaire

Scaleway, filiale du groupe iliad, a annoncé vendredi l’acquisition de Qarnot, un spécialiste du calcul haute performance, très engagé historiquement sur la valorisation de la chaleur fatale. Auréolé de plusieurs levées de fonds, Qarnot venait de se placer sous la protection du tribunal de commerce, dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire.

Scaleway, fournisseur de cloud et d’IA, ajoute une brique calcul haute performance (HPC) à son épais portefeuille de produits : la filiale d’iliad vient en effet d’annoncer l’acquisition de Qarnot, société parisienne (basée à Montrouge) spécialisée dans la fourniture de ressources dédiées à l’ingénierie, à la simulation et à la recherche.

« Avec Qarnot, Scaleway enrichit sa plateforme Cloud & IA de capacités HPC dédiées, un service stratégique de plus en plus recherché par les acteurs industriels et financiers. Cette acquisition renforce également la position de Scaleway en tant que seul fournisseur européen de cloud souverain à proposer, au sein d’une plateforme unique, des services de cloud, d’intelligence artificielle et de calcul haute performance », vante l’acquéreur dans un communiqué (PDF).

HPC et récupération de chaleur

Qarnot cible principalement des clients industriels, notamment dans l’aéronautique, le spatial ou l’énergie, à qui l’entreprise fournit « un accès immédiat à des centaines de cœurs CPU et GPU et la possibilité d’exécuter plusieurs clusters en parallèle ».

Elle décline ses services au travers d’une plateforme qui promet une « intégration fluide avec les principaux solveurs du marché, tels qu’Ansys Fluent, Abaqus et OpenFOAM », comme le décrivait l’entreprise en mai dernier au moment d’annoncer la signature d’un contrat avec l’entreprise toulousaine Aura Aero, engagée dans le développement d’avions électriques.

Outre sa simplicité d’accès, Qarnot revendique « un rapport coût-performance inégalé, avec des tarifs jusqu’à 50 % inférieurs à ceux des fournisseurs cloud traditionnels ». Une partie de cette efficacité découle du positionnement historique de Qarnot, qui planche depuis sa création en 2010 sur la valorisation de la chaleur fatale générée par les ressources informatiques.

L’entreprise s’est en effet fait connaître du grand public par l’intermédiaire de ses radiateurs dissimulant des composants dédiés au calcul et notamment au minage de cryptomonnaies. L’idée se révélait particulièrement séduisante sur le papier : l’utilisateur qui installait un radiateur Qarnot à son domicile pouvait en effet être rémunéré pour le fait d’héberger la machine et d’assurer son alimentation électrique, et profitait en bonus d’un chauffage gratuit. Le concept a séduit plusieurs bailleurs et promoteurs immobiliers, avec des résultats mitigés, comme témoigne Gironde Habitat dans un article de Sud Ouest.

Moins connue, l’activité principale de Qarnot consistait en réalité à développer des systèmes de récupération de chaleur dédiés aux serveurs installés dans l’environnement à la fois dense et contrôlé de datacenters, installés à proximité de sites susceptibles de consommer cette chaleur (réseaux de chauffage urbain par exemple). « Grâce à sa technologie de récupération de chaleur, Qarnot valorise 95 % de la chaleur dégagée par les serveurs et se dispense par ailleurs de systèmes de refroidissement pour évacuer la chaleur des serveurs (ventilation, climatisation, etc), permettant ainsi à ses clients Cloud HPC de bénéficier d’une infrastructure bas carbone », explique ainsi l’entreprise.

Des promesses qui collent logiquement aux problématiques opérationnelles de Scaleway, confronté, comme tous les acteurs du cloud, à la nécessité de montrer patte blanche en matière d’impact environnemental. « Demain, on ne choisira plus une plateforme cloud uniquement pour ses performances, mais pour la façon dont elle gère sa consommation d’énergie. L’expertise de Qarnot dans la récupération de la chaleur fatale nous permet de progresser vers cet objectif », se réjouit Damien Lucas, CEO de Scaleway.

35 millions d’euros levés en 2023

Le parcours de Qarnot est émaillé de plusieurs levées de fonds, dont un tour de table significatif dévoilé début 2023 : l’entreprise avait alors annoncé avoir réuni 35 millions d’euros pour industrialiser son système de récupération de chaleur destiné aux datacenters. La Banque des Territoires participait à l’opération pour le compte de l’État dans le cadre du plan France 2030 (PDF).

Cette manne n’a cependant pas permis à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Ses derniers bilans, consultés par Next, révèlent ainsi des pertes cumulées de 9 millions d’euros entre 2023 et 2024, en dépit d’un chiffre d’affaires qui se redresse légèrement, de 2,68 millions d’euros (2023) à 3 millions d’euros en 2024.

En dépit d’une discrète augmentation de capital début 2025, l’entreprise a fini par se placer sous la protection du tribunal des activités économiques de Nanterre, qui a ouvert le 19 mai dernier une procédure de redressement judiciaire. C’est donc dans ce contexte que s’opère la reprise par Scaleway, avec un calendrier qui laisse supposer une procédure négociée en amont (prépack cession) du jugement. Nous avons demandé des précisions à l’acquéreur sur ce volet, qui n’est pas neutre pour les employés de Qarnot et ses investisseurs, sans réponse pour l’instant.

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Scaleway rachète Qarnot et ses activités HPC récemment placées en redressement judiciaire


Scaleway rachète Qarnot et ses activités HPC récemment placées en redressement judiciaire

Scaleway, filiale du groupe iliad, a annoncé vendredi l’acquisition de Qarnot, un spécialiste du calcul haute performance, très engagé historiquement sur la valorisation de la chaleur fatale. Auréolé de plusieurs levées de fonds, Qarnot venait de se placer sous la protection du tribunal de commerce, dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire.

Scaleway, fournisseur de cloud et d’IA, ajoute une brique calcul haute performance (HPC) à son épais portefeuille de produits : la filiale d’iliad vient en effet d’annoncer l’acquisition de Qarnot, société parisienne (basée à Montrouge) spécialisée dans la fourniture de ressources dédiées à l’ingénierie, à la simulation et à la recherche.

« Avec Qarnot, Scaleway enrichit sa plateforme Cloud & IA de capacités HPC dédiées, un service stratégique de plus en plus recherché par les acteurs industriels et financiers. Cette acquisition renforce également la position de Scaleway en tant que seul fournisseur européen de cloud souverain à proposer, au sein d’une plateforme unique, des services de cloud, d’intelligence artificielle et de calcul haute performance », vante l’acquéreur dans un communiqué (PDF).

HPC et récupération de chaleur

Qarnot cible principalement des clients industriels, notamment dans l’aéronautique, le spatial ou l’énergie, à qui l’entreprise fournit « un accès immédiat à des centaines de cœurs CPU et GPU et la possibilité d’exécuter plusieurs clusters en parallèle ».

Elle décline ses services au travers d’une plateforme qui promet une « intégration fluide avec les principaux solveurs du marché, tels qu’Ansys Fluent, Abaqus et OpenFOAM », comme le décrivait l’entreprise en mai dernier au moment d’annoncer la signature d’un contrat avec l’entreprise toulousaine Aura Aero, engagée dans le développement d’avions électriques.

Outre sa simplicité d’accès, Qarnot revendique « un rapport coût-performance inégalé, avec des tarifs jusqu’à 50 % inférieurs à ceux des fournisseurs cloud traditionnels ». Une partie de cette efficacité découle du positionnement historique de Qarnot, qui planche depuis sa création en 2010 sur la valorisation de la chaleur fatale générée par les ressources informatiques.

L’entreprise s’est en effet fait connaître du grand public par l’intermédiaire de ses radiateurs dissimulant des composants dédiés au calcul et notamment au minage de cryptomonnaies. L’idée se révélait particulièrement séduisante sur le papier : l’utilisateur qui installait un radiateur Qarnot à son domicile pouvait en effet être rémunéré pour le fait d’héberger la machine et d’assurer son alimentation électrique, et profitait en bonus d’un chauffage gratuit. Le concept a séduit plusieurs bailleurs et promoteurs immobiliers, avec des résultats mitigés, comme témoigne Gironde Habitat dans un article de Sud Ouest.

Moins connue, l’activité principale de Qarnot consistait en réalité à développer des systèmes de récupération de chaleur dédiés aux serveurs installés dans l’environnement à la fois dense et contrôlé de datacenters, installés à proximité de sites susceptibles de consommer cette chaleur (réseaux de chauffage urbain par exemple). « Grâce à sa technologie de récupération de chaleur, Qarnot valorise 95 % de la chaleur dégagée par les serveurs et se dispense par ailleurs de systèmes de refroidissement pour évacuer la chaleur des serveurs (ventilation, climatisation, etc), permettant ainsi à ses clients Cloud HPC de bénéficier d’une infrastructure bas carbone », explique ainsi l’entreprise.

Des promesses qui collent logiquement aux problématiques opérationnelles de Scaleway, confronté, comme tous les acteurs du cloud, à la nécessité de montrer patte blanche en matière d’impact environnemental. « Demain, on ne choisira plus une plateforme cloud uniquement pour ses performances, mais pour la façon dont elle gère sa consommation d’énergie. L’expertise de Qarnot dans la récupération de la chaleur fatale nous permet de progresser vers cet objectif », se réjouit Damien Lucas, CEO de Scaleway.

35 millions d’euros levés en 2023

Le parcours de Qarnot est émaillé de plusieurs levées de fonds, dont un tour de table significatif dévoilé début 2023 : l’entreprise avait alors annoncé avoir réuni 35 millions d’euros pour industrialiser son système de récupération de chaleur destiné aux datacenters. La Banque des Territoires participait à l’opération pour le compte de l’État dans le cadre du plan France 2030 (PDF).

Cette manne n’a cependant pas permis à l’entreprise d’équilibrer ses comptes. Ses derniers bilans, consultés par Next, révèlent ainsi des pertes cumulées de 9 millions d’euros entre 2023 et 2024, en dépit d’un chiffre d’affaires qui se redresse légèrement, de 2,68 millions d’euros (2023) à 3 millions d’euros en 2024.

En dépit d’une discrète augmentation de capital début 2025, l’entreprise a fini par se placer sous la protection du tribunal des activités économiques de Nanterre, qui a ouvert le 19 mai dernier une procédure de redressement judiciaire. C’est donc dans ce contexte que s’opère la reprise par Scaleway, avec un calendrier qui laisse supposer une procédure négociée en amont (prépack cession) du jugement. Nous avons demandé des précisions à l’acquéreur sur ce volet, qui n’est pas neutre pour les employés de Qarnot et ses investisseurs, sans réponse pour l’instant.

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☕️ Xavier Niel va devenir le premier actionnaire de Vodafone



L’opérateur émirati Emirates Telecommunications Corporation, plus connu sous sa marque commerciale Etisalat, ou son logo e&, a annoncé (PDF) vendredi la vente de sa participation dans le groupe Vodafone à une société dédiée intégralement détenue par la famille Niel.

Baptisé Vega, ce véhicule d’investissement se prépare ainsi à acheter l’équivalent de 16,21 % du capital de Vodafone et de 17,13 % des droits de vote, pour une somme d’environ 5,2 milliards d’euros.

À l’issue de l’opération et sous réserve de l’accord des autorités compétentes, Xavier Niel deviendra, via Vega, le premier actionnaire de l’opérateur britannique, présent notamment dans neuf marchés européens (dont l’Italie qui avait déjà motivé une tentative de rapprochement) et six pays d’Afrique.

Patron du groupe iliad, présent en France, en Italie, en Pologne et en Irlande, Xavier Niel étend ainsi sa sphère d’influence sur le marché des télécoms. Il est également actionnaire minoritaire de Millicom, en Amérique latine, et du suédois Tele2.

Logo Vodafone

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☕️ Xavier Niel va devenir le premier actionnaire de Vodafone



L’opérateur émirati Emirates Telecommunications Corporation, plus connu sous sa marque commerciale Etisalat, ou son logo e&, a annoncé (PDF) vendredi la vente de sa participation dans le groupe Vodafone à une société dédiée intégralement détenue par la famille Niel.

Baptisé Vega, ce véhicule d’investissement se prépare ainsi à acheter l’équivalent de 16,21 % du capital de Vodafone et de 17,13 % des droits de vote, pour une somme d’environ 5,2 milliards d’euros.

À l’issue de l’opération et sous réserve de l’accord des autorités compétentes, Xavier Niel deviendra, via Vega, le premier actionnaire de l’opérateur britannique, présent notamment dans neuf marchés européens (dont l’Italie qui avait déjà motivé une tentative de rapprochement) et six pays d’Afrique.

Patron du groupe iliad, présent en France, en Italie, en Pologne et en Irlande, Xavier Niel étend ainsi sa sphère d’influence sur le marché des télécoms. Il est également actionnaire minoritaire de Millicom, en Amérique latine, et du suédois Tele2.

Logo Vodafone

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☕️ La FED crée un groupe de travail sur l’IA et son impact sur l’emploi ou la productivité



La Réserve fédérale des États-Unis (FED) vient de créer cinq groupes de travail, composés de personnalités issues de la société civile et chargés d’aider la banque centrale à élaborer les grands axes de sa politique monétaire. Dans le lot, l’institution met sur un pied un groupe « Productivité et emplois », dédié notamment à l’étude des conséquences de l’intelligence artificielle générative.

Pour ce faire, la FED indique avoir sélectionné trois profils issus du monde de la tech, à commencer par le capital risqueur Marc Andreessen (a16z). Le choix n’est pas anodin : Andreessen (fondateur de Netscape dans les années 90) est l’un des investisseurs les plus actifs sur la scène de l’IA, secteur dont il défend sans relâche le développement depuis des années.

Partisan d’un « techno-optimisme » sans concession, il gravite dans la sphère TESCREAL aux côtés de personnalités comme Peter Thiel, et fait partie de cette nouvelle Silicon Valley conservatrice qui a choisi de soutenir Donald Trump pour son deuxième mandat.

Illustration : Flock

À ses côtés, la FED fait appel à Asha Sharma, la nouvelle CEO de Xbox chez Microsoft, qui pilotait auparavant la branche produit de Microsoft CoreAI, la division chargée des projets d’ingénierie IA de l’éditeur. Cette sélection intervient dans un contexte particulièrement chargé pour Asha Sharma, puisque cette dernière vient d’annoncer un vaste plan de licenciements chez Xbox, qui entraîne au passage cinq des studios de jeux vidéo rachetés par le groupe dans l’inconnu.

Enfin, la FED mobilise un profil plus académique, mais dont les intérêts convergent également avec ceux d’un laboratoire IA : l’économiste Charles Irving Jones, professeur à Stanford, qui a annoncé son détachement chez Anthropic à compter du 30 juin dernier : « Je rejoins l’Institut Anthropic, où je poursuivrai mes recherches sur l’IA et notre avenir économique et donnerai des séminaires et des conférences comme toujours ».

Créé en mars 2026, cet Anthropic Institute a, selon l’entreprise, vocation à étudier, lui aussi, les impacts à long terme de l’intelligence artificielle et de ses derniers développements sur la société.

La FED indique que ses différents groupes de travail ont vocation à travailler de façon indépendante, « avec pour mandat de se fonder sur les preuves, de fournir des commentaires francs et de produire des conclusions rigoureuses » destinées au comité qui pilote les grandes orientations stratégiques.

Rappelons qu’à l’instar de la Banque centrale européenne, la FED a pour mission principale le contrôle de la politique monétaire, avec un double objectif de soutien à la croissance économique (généralement mesuré à l’aune des créations d’emploi ou du taux de chômage) et de gestion de l’inflation.

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☕️ La FED crée un groupe de travail sur l’IA et son impact sur l’emploi ou la productivité



La Réserve fédérale des États-Unis (FED) vient de créer cinq groupes de travail, composés de personnalités issues de la société civile et chargés d’aider la banque centrale à élaborer les grands axes de sa politique monétaire. Dans le lot, l’institution met sur un pied un groupe « Productivité et emplois », dédié notamment à l’étude des conséquences de l’intelligence artificielle générative.

Pour ce faire, la FED indique avoir sélectionné trois profils issus du monde de la tech, à commencer par le capital risqueur Marc Andreessen (a16z). Le choix n’est pas anodin : Andreessen (fondateur de Netscape dans les années 90) est l’un des investisseurs les plus actifs sur la scène de l’IA, secteur dont il défend sans relâche le développement depuis des années.

Partisan d’un « techno-optimisme » sans concession, il gravite dans la sphère TESCREAL aux côtés de personnalités comme Peter Thiel, et fait partie de cette nouvelle Silicon Valley conservatrice qui a choisi de soutenir Donald Trump pour son deuxième mandat.

Illustration : Flock

À ses côtés, la FED fait appel à Asha Sharma, la nouvelle CEO de Xbox chez Microsoft, qui pilotait auparavant la branche produit de Microsoft CoreAI, la division chargée des projets d’ingénierie IA de l’éditeur. Cette sélection intervient dans un contexte particulièrement chargé pour Asha Sharma, puisque cette dernière vient d’annoncer un vaste plan de licenciements chez Xbox, qui entraîne au passage cinq des studios de jeux vidéo rachetés par le groupe dans l’inconnu.

Enfin, la FED mobilise un profil plus académique, mais dont les intérêts convergent également avec ceux d’un laboratoire IA : l’économiste Charles Irving Jones, professeur à Stanford, qui a annoncé son détachement chez Anthropic à compter du 30 juin dernier : « Je rejoins l’Institut Anthropic, où je poursuivrai mes recherches sur l’IA et notre avenir économique et donnerai des séminaires et des conférences comme toujours ».

Créé en mars 2026, cet Anthropic Institute a, selon l’entreprise, vocation à étudier, lui aussi, les impacts à long terme de l’intelligence artificielle et de ses derniers développements sur la société.

La FED indique que ses différents groupes de travail ont vocation à travailler de façon indépendante, « avec pour mandat de se fonder sur les preuves, de fournir des commentaires francs et de produire des conclusions rigoureuses » destinées au comité qui pilote les grandes orientations stratégiques.

Rappelons qu’à l’instar de la Banque centrale européenne, la FED a pour mission principale le contrôle de la politique monétaire, avec un double objectif de soutien à la croissance économique (généralement mesuré à l’aune des créations d’emploi ou du taux de chômage) et de gestion de l’inflation.

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☕️ Fidji Simo, numéro 2 d’OpenAI, se met en retrait pour raisons médicales



La Française Fidji Simo, « CEO of applications » chez OpenAI, a annoncé vendredi sa décision de quitter ses fonctions exécutives, au profit d’un poste de conseillère à temps partiel. Elle invoque des raisons médicales : une maladie chronique dont elle souffre depuis au moins sept ans, qui l’avait déjà contrainte à s’arrêter au printemps, et dont les symptômes se sont soudainement exacerbés.

« Durant cette période, il est devenu évident que le chemin du rétablissement serait beaucoup plus long et complexe que je ne l’avais anticipé, et que je devais m’y consacrer pleinement », écrit Fidji Simo sur X. En 2021, cette native de Sète (Hérault) avait révélé être atteinte du syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS).

Sam Altman, CEO d’OpenAI, a réagi, lui aussi sur X. « Je suis vraiment triste à ce sujet et très reconnaissant pour tout ce que Fidji a fait pour OpenAI, et même reconnaissant pour son amitié et pour la personne qu’elle est. Nous lui souhaitons tous le meilleur pour un rétablissement rapide. C’est nul. »

Le départ de Fidji Simo intervient dans un moment charnière pour OpenAI, confrontée à la concurrence grandissante des autres laboratoires d’IA, et à la nécessité de monétiser plus efficacement ses offres d’intelligence artificielle générative, notamment pour préparer l’introduction en bourse souhaitée par Sam Altman.

Fidji Simo – crédit CODA

Les questions de monétisation et de marketing étaient l’une des raisons du recrutement de Fidji Simo, annoncé en mai 2025. Diplômée de HEC Paris et ex-Strategy Manager d’eBay, Fidji Simo était précédemment CEO et présidente de l’entreprise de livraisons alimentaires Instacart, après avoir occupé des fonctions de vice-présidente chez Facebook en charge de la vidéo, des jeux et de la monétisation, puis de son application, jusqu’en 2021.

La dirigeante profite de son message pour réaffirmer sa croyance dans la façon dont la technologie et l’IA peuvent prodiguer des avancées significatives en matière de traitement des maladies. Elle indique rester engagée dans deux projets indépendants d’OpenAI qu’elle porte sur le sujet : la biotech Chronicle Bio, au sein de laquelle elle officie comme directrice, et l’association de recherche CODA (Complex Disorders Alliance), qu’elle a fondée.

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☕️ Fidji Simo, numéro 2 d’OpenAI, se met en retrait pour raisons médicales



La Française Fidji Simo, « CEO of applications » chez OpenAI, a annoncé vendredi sa décision de quitter ses fonctions exécutives, au profit d’un poste de conseillère à temps partiel. Elle invoque des raisons médicales : une maladie chronique dont elle souffre depuis au moins sept ans, qui l’avait déjà contrainte à s’arrêter au printemps, et dont les symptômes se sont soudainement exacerbés.

« Durant cette période, il est devenu évident que le chemin du rétablissement serait beaucoup plus long et complexe que je ne l’avais anticipé, et que je devais m’y consacrer pleinement », écrit Fidji Simo sur X. En 2021, cette native de Sète (Hérault) avait révélé être atteinte du syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS).

Sam Altman, CEO d’OpenAI, a réagi, lui aussi sur X. « Je suis vraiment triste à ce sujet et très reconnaissant pour tout ce que Fidji a fait pour OpenAI, et même reconnaissant pour son amitié et pour la personne qu’elle est. Nous lui souhaitons tous le meilleur pour un rétablissement rapide. C’est nul. »

Le départ de Fidji Simo intervient dans un moment charnière pour OpenAI, confrontée à la concurrence grandissante des autres laboratoires d’IA, et à la nécessité de monétiser plus efficacement ses offres d’intelligence artificielle générative, notamment pour préparer l’introduction en bourse souhaitée par Sam Altman.

Fidji Simo – crédit CODA

Les questions de monétisation et de marketing étaient l’une des raisons du recrutement de Fidji Simo, annoncé en mai 2025. Diplômée de HEC Paris et ex-Strategy Manager d’eBay, Fidji Simo était précédemment CEO et présidente de l’entreprise de livraisons alimentaires Instacart, après avoir occupé des fonctions de vice-présidente chez Facebook en charge de la vidéo, des jeux et de la monétisation, puis de son application, jusqu’en 2021.

La dirigeante profite de son message pour réaffirmer sa croyance dans la façon dont la technologie et l’IA peuvent prodiguer des avancées significatives en matière de traitement des maladies. Elle indique rester engagée dans deux projets indépendants d’OpenAI qu’elle porte sur le sujet : la biotech Chronicle Bio, au sein de laquelle elle officie comme directrice, et l’association de recherche CODA (Complex Disorders Alliance), qu’elle a fondée.

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Chat Control : le Parlement européen rétablit la surveillance volontaire des messageries

Tout est relatif, et cela seul est absolu
Chat Control : le Parlement européen rétablit la surveillance volontaire des messageries

Le Parlement européen a voté jeudi 9 juillet la prolongation de la dérogation qui autorise les grandes plateformes à surveiller volontairement les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs. La demande de rejet a pourtant recueilli 314 votes favorables, soit une majorité relative.

Deux jours après l’approbation de la procédure d’urgence, le Parlement européen s’est exprimé jeudi sur la proposition du Conseil européen visant à restaurer la possibilité offerte aux acteurs du numérique de surveiller les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs (CSAM, pour child sexual abuse material en anglais).

Chat Control 1.0 approuvé en dépit d’une majorité relative

Une trentaine d’amendements ont été déposés sur la proposition initiale, rejetée par le Parlement européen en première lecture le 26 mars dernier. Le vote a débuté par les amendements de retrait, ceux qui auraient donc conduit le Parlement à rejeter formellement la nouvelle soumission organisée par le Conseil européen. Ces amendements de rejet ont obtenu 314 voix pour, 276 voix contre et 17 abstentions.

La majorité des parlementaires s’est donc exprimée en faveur du rejet, mais le texte fait ici l’objet d’une seconde lecture. C’est donc la majorité absolue, soit 361 suffrages, qui est requise, selon la procédure législative en vigueur. De ce fait, la proposition de « Dérogation temporaire à certaines dispositions de la directive » ePrivacy a donc été adoptée, ce qui réinstaure la possibilité de surveillance jusqu’au 3 avril 2028.

Seule consolation pour les opposants au texte : les amendements spécifiant que les communications chiffrées de bout en bout devaient être exclues du champ de cette dérogation ont été approuvés. La proposition réduisant la durée de la dérogation à un an (soit jusqu’au 3 avril 2027) a quant à elle été rejetée.

314 députés européens ont voté en faveur du rejet, une majorité relative insuffisante en deuxième lecture – capture d’écran Next

« La position du Parlement (texte tel qu’amendé) va désormais être transmise au Conseil, qui dispose de trois mois pour approuver ou rejeter les amendements. Si le Conseil n’accepte pas l’ensemble des amendements, le Parlement et le Conseil entameront une procédure de conciliation afin de parvenir à un accord sur le texte législatif », précise l’institution dans un communiqué.

Un pis-aller en attendant le CSAR

Rappelons que ce vote intervient alors que les discussions achoppent, entre les institutions européennes, autour du « Règlement établissant des règles en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants », dit CSAR, pour Child sexual abuse regulation. Ce texte prendrait la forme d’une réglementation permanente, imposée aux plateformes (alors que la dérogation qui vient d’être prolongée fonctionne sur la base du volontariat) avec, cette fois, de possibles implications sur la sécurité des messageries chiffrées de bout en bout.

De quoi exacerber les craintes des opposants au texte, surnommé Chat Control (1.0 dans sa version dérogatoire, 2.0 dans la mouture définitive envisagée par le CSAR), qui voient dans le vote du 9 juillet un coup de canif porté à la sécurité des communications électroniques, sans réelle efficacité quant à l’objectif de protection des jeunes victimes d’abus.

« Contrôler systématiquement les conversations en ligne est tout aussi inacceptable que d’ouvrir sans discernement le courrier de tout le monde. Depuis cinq ans, ce système défaillant sert de paravent pour retarder les actions concrètes, tout en submergeant les forces de l’ordre de fausses alertes », s’insurge l’ancien député européen Patrick Breyer, qui emmène l’initiative fightchatcontrol.eu.

« La résistance que nous avons constatée aujourd’hui au Parlement était si forte qu’obtenir une majorité pour un système de surveillance de masse permanent et sans suspicion lors de futures négociations relève de l’utopie », veut-il encore croire, même si l’expérience vient de lui donner tort.

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Chat Control : le Parlement européen rétablit la surveillance volontaire des messageries

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Le Parlement européen a voté jeudi 9 juillet la prolongation de la dérogation qui autorise les grandes plateformes à surveiller volontairement les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs. La demande de rejet a pourtant recueilli 314 votes favorables, soit une majorité relative.

Deux jours après l’approbation de la procédure d’urgence, le Parlement européen s’est exprimé jeudi sur la proposition du Conseil européen visant à restaurer la possibilité offerte aux acteurs du numérique de surveiller les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs (CSAM, pour child sexual abuse material en anglais).

Chat Control 1.0 approuvé en dépit d’une majorité relative

Une trentaine d’amendements ont été déposés sur la proposition initiale, rejetée par le Parlement européen en première lecture le 26 mars dernier. Le vote a débuté par les amendements de retrait, ceux qui auraient donc conduit le Parlement à rejeter formellement la nouvelle soumission organisée par le Conseil européen. Ces amendements de rejet ont obtenu 314 voix pour, 276 voix contre et 17 abstentions.

La majorité des parlementaires s’est donc exprimée en faveur du rejet, mais le texte fait ici l’objet d’une seconde lecture. C’est donc la majorité absolue, soit 361 suffrages, qui est requise, selon la procédure législative en vigueur. De ce fait, la proposition de « Dérogation temporaire à certaines dispositions de la directive » ePrivacy a donc été adoptée, ce qui réinstaure la possibilité de surveillance jusqu’au 3 avril 2028.

Seule consolation pour les opposants au texte : les amendements spécifiant que les communications chiffrées de bout en bout devaient être exclues du champ de cette dérogation ont été approuvés. La proposition réduisant la durée de la dérogation à un an (soit jusqu’au 3 avril 2027) a quant à elle été rejetée.

314 députés européens ont voté en faveur du rejet, une majorité relative insuffisante en deuxième lecture – capture d’écran Next

« La position du Parlement (texte tel qu’amendé) va désormais être transmise au Conseil, qui dispose de trois mois pour approuver ou rejeter les amendements. Si le Conseil n’accepte pas l’ensemble des amendements, le Parlement et le Conseil entameront une procédure de conciliation afin de parvenir à un accord sur le texte législatif », précise l’institution dans un communiqué.

Un pis-aller en attendant le CSAR

Rappelons que ce vote intervient alors que les discussions achoppent, entre les institutions européennes, autour du « Règlement établissant des règles en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants », dit CSAR, pour Child sexual abuse regulation. Ce texte prendrait la forme d’une réglementation permanente, imposée aux plateformes (alors que la dérogation qui vient d’être prolongée fonctionne sur la base du volontariat) avec, cette fois, de possibles implications sur la sécurité des messageries chiffrées de bout en bout.

De quoi exacerber les craintes des opposants au texte, surnommé Chat Control (1.0 dans sa version dérogatoire, 2.0 dans la mouture définitive envisagée par le CSAR), qui voient dans le vote du 9 juillet un coup de canif porté à la sécurité des communications électroniques, sans réelle efficacité quant à l’objectif de protection des jeunes victimes d’abus.

« Contrôler systématiquement les conversations en ligne est tout aussi inacceptable que d’ouvrir sans discernement le courrier de tout le monde. Depuis cinq ans, ce système défaillant sert de paravent pour retarder les actions concrètes, tout en submergeant les forces de l’ordre de fausses alertes », s’insurge l’ancien député européen Patrick Breyer, qui emmène l’initiative fightchatcontrol.eu.

« La résistance que nous avons constatée aujourd’hui au Parlement était si forte qu’obtenir une majorité pour un système de surveillance de masse permanent et sans suspicion lors de futures négociations relève de l’utopie », veut-il encore croire, même si l’expérience vient de lui donner tort.

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☕️ Apple passe une commande pluriannuelle de 30 milliards de dollars chez Broadcom



Il y aura du Broadcom dans les prochains iPhone. Apple vient en effet d’annoncer la signature d’un contrat pluriannuel de grande ampleur avec l’équipementier. L’enveloppe prévisionnelle est supérieure à 30 milliards de dollars, et elle devrait conduire, selon Apple, à la production de plus de 15 milliards de puces sur le sol américain.

« Apple travaille en collaboration avec l’administration et les entreprises à travers les États-Unis pour contribuer à la création d’une chaîne d’approvisionnement complète en semi-conducteurs en Amérique, et l’annonce d’aujourd’hui participe à ces efforts », indique la firme de Cupertino.

Rappelons qu’Apple avait promis en février 2025 un plan d’investissement à hauteur de 500 milliards de dollars dans l’économie états-unienne, au moment même où l’administration Trump lançait ses droits de douane sur les produits fabriqués à l’étranger, notamment en Chine.

Six mois plus tard, le groupe dirigé par Tim Cook s’était engagé à flécher 100 milliards de dollars supplémentaires, suite à la volonté affichée par la Maison-Blanche d’imposer des surtaxes de 100 % sur les importations de semi-conducteurs.

Donald Trump s’était alors enorgueilli de cette décision, oubliant peut-être un peu vite qu’Apple avait déjà formulé de tels plans d’investissements en 2018 (350 milliards de dollars sur cinq ans) et en 2021 (430 milliards sur cinq ans).

Ce nouveau contrat devrait quoi qu’il en soit soutenir la propre politique d’investissement de Broadcom. Ce dernier devrait en effet injecter 1,5 milliard de dollars dans son usine de Fort Collins (Colorado) pour répondre à cette nouvelle demande d’Apple. Il y produira des composants radio avancés, dont des filtres FBAR (Film Bulk Acoustic Resonator).

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☕️ Apple passe une commande pluriannuelle de 30 milliards de dollars chez Broadcom



Il y aura du Broadcom dans les prochains iPhone. Apple vient en effet d’annoncer la signature d’un contrat pluriannuel de grande ampleur avec l’équipementier. L’enveloppe prévisionnelle est supérieure à 30 milliards de dollars, et elle devrait conduire, selon Apple, à la production de plus de 15 milliards de puces sur le sol américain.

« Apple travaille en collaboration avec l’administration et les entreprises à travers les États-Unis pour contribuer à la création d’une chaîne d’approvisionnement complète en semi-conducteurs en Amérique, et l’annonce d’aujourd’hui participe à ces efforts », indique la firme de Cupertino.

Rappelons qu’Apple avait promis en février 2025 un plan d’investissement à hauteur de 500 milliards de dollars dans l’économie états-unienne, au moment même où l’administration Trump lançait ses droits de douane sur les produits fabriqués à l’étranger, notamment en Chine.

Six mois plus tard, le groupe dirigé par Tim Cook s’était engagé à flécher 100 milliards de dollars supplémentaires, suite à la volonté affichée par la Maison-Blanche d’imposer des surtaxes de 100 % sur les importations de semi-conducteurs.

Donald Trump s’était alors enorgueilli de cette décision, oubliant peut-être un peu vite qu’Apple avait déjà formulé de tels plans d’investissements en 2018 (350 milliards de dollars sur cinq ans) et en 2021 (430 milliards sur cinq ans).

Ce nouveau contrat devrait quoi qu’il en soit soutenir la propre politique d’investissement de Broadcom. Ce dernier devrait en effet injecter 1,5 milliard de dollars dans son usine de Fort Collins (Colorado) pour répondre à cette nouvelle demande d’Apple. Il y produira des composants radio avancés, dont des filtres FBAR (Film Bulk Acoustic Resonator).

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☕️ Vivaldi 8.1 corrige une longue liste de bugs



Six semaines après la sortie de Vivaldi 8.0 et de sa nouvelle interface, l’équipe livre une version de maintenance, estampillée 8.1, qui intervient principalement pour corriger les erreurs de jeunesse et optimiser le fonctionnement du navigateur. « Cette année est considérée comme une année à moustiques, nous avons donc amené notre spray », plaisante Jon von Tetzchner, CEO et cofondateur de Vivaldi, dans un billet d’annonce.

Outre sa promesse de design unifié au sein des différents éléments de l’interface, Vivaldi 8.0 introduisait en effet de nombreuses petites nouveautés au niveau de la gestion des onglets et de la capacité à masquer automatiquement des éléments non utilisés.

Vivaldi passe en version 8.1, avec déploiement automatique de la mise à jour – capture d’écran Next

Ces fonctionnalités, prometteuses pour les internautes qui aiment pouvoir paramétrer de façon très poussée leur navigateur, ont toutefois entraîné leur lot de dysfonctionnements, comme en témoigne les copieuses notes de version publiées par l’éditeur.

Vivaldi 8.1 passe pour l’occasion sur la branche 150 de Chromium, ce qui se traduit par la disparition des derniers éléments permettant aux extensions basées sur le Manifest V2 de fonctionner.

L’éditeur en profite pour rappeler aux éventuels déçus qu’il embarque son propre outil de blocage des publicités et des outils de suivi comportemental. « Il n’est pas nécessaire d’installer une extension tierce pour accélérer le chargement des pages web et protéger vos appareils contre l’espionnage malveillant », fait valoir Jon von Tetzchner.

Sous Linux, Vivaldi 8.1 profite également d’une version patchée de FFmpeg pour assurer la prise en charge des codecs propriétaires de type H.264 ou AAC.

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☕️ Vivaldi 8.1 corrige une longue liste de bugs



Six semaines après la sortie de Vivaldi 8.0 et de sa nouvelle interface, l’équipe livre une version de maintenance, estampillée 8.1, qui intervient principalement pour corriger les erreurs de jeunesse et optimiser le fonctionnement du navigateur. « Cette année est considérée comme une année à moustiques, nous avons donc amené notre spray », plaisante Jon von Tetzchner, CEO et cofondateur de Vivaldi, dans un billet d’annonce.

Outre sa promesse de design unifié au sein des différents éléments de l’interface, Vivaldi 8.0 introduisait en effet de nombreuses petites nouveautés au niveau de la gestion des onglets et de la capacité à masquer automatiquement des éléments non utilisés.

Vivaldi passe en version 8.1, avec déploiement automatique de la mise à jour – capture d’écran Next

Ces fonctionnalités, prometteuses pour les internautes qui aiment pouvoir paramétrer de façon très poussée leur navigateur, ont toutefois entraîné leur lot de dysfonctionnements, comme en témoigne les copieuses notes de version publiées par l’éditeur.

Vivaldi 8.1 passe pour l’occasion sur la branche 150 de Chromium, ce qui se traduit par la disparition des derniers éléments permettant aux extensions basées sur le Manifest V2 de fonctionner.

L’éditeur en profite pour rappeler aux éventuels déçus qu’il embarque son propre outil de blocage des publicités et des outils de suivi comportemental. « Il n’est pas nécessaire d’installer une extension tierce pour accélérer le chargement des pages web et protéger vos appareils contre l’espionnage malveillant », fait valoir Jon von Tetzchner.

Sous Linux, Vivaldi 8.1 profite également d’une version patchée de FFmpeg pour assurer la prise en charge des codecs propriétaires de type H.264 ou AAC.

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[MàJ] Interdiction des réseaux sociaux aux -15 ans : passé en CMP, le texte sera voté mardi

No kids zone
[MàJ] Interdiction des réseaux sociaux aux -15 ans : passé en CMP, le texte sera voté mardi

Le gouvernement prend acte des réserves émises par la Commission européenne, mais estime que l’avis circonstancié rendu par cette dernière porte sur deux points de détail qui n’invalident pas la proposition d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il maintient son objectif d’une mise en œuvre dès la rentrée de septembre.

Mise à jour, 21 juillet, 8 heures : conformément aux vœux du gouvernement, le texte a fait l’objet d’un examen express par une commission mixte paritaire (CMP) chargée d’harmoniser les versions issues du Sénat et de l’Assemblée nationale tout en prenant en compte les observations formulées par la Commission européenne.

Réunie lundi 20 juillet, cette CMP a accouché d’un nouveau texte discuté et voté mardi 21 juillet à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la dernière séance publique de la session extraordinaire du Parlement.

Le texte issu de la CMP revient pour l’essentiel à la version proposée par le gouvernement. Il supprime les deux points introduits par le Sénat sur lesquels l’Europe tiquait, à savoir la constitution d’une liste de réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans établie sur avis de l’Arcom, et la possibilité d’une dérogation supervisée par les représentants légaux de l’enfant mineur.

« Je me félicite de l’accord trouvé par les parlementaires en CMP sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Demain, la France sera le premier pays d’Europe à instaurer une majorité numérique pour mieux protéger nos enfants en ligne », s’est réjouie lundi la ministre déléguée chargée du Numérique, Anne Le Hénanff.

Publication initiale, 8 juillet, 10h24 :

Le cabinet de la ministre déléguée au Numérique et à l’IA, Anne Le Hénanff, s’est dit mardi optimiste quant à la possibilité de faire promulguer, au 1er septembre, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et ce malgré les réserves exprimées par la Commission européenne dans son avis circonstancié, rendu public lundi 7 juillet.

« La Commission européenne pointe le fait que nous sommes fondés à agir. Niveau calendrier, nous sommes donc toujours sur une entrée en vigueur au 1er septembre, conformément à l’ambition du président de la République. Ce délai nous permet de continuer les travaux parlementaires, et notamment de convoquer une commission mixte paritaire, ce que nous allons faire dans la suite de la session extraordinaire », a déclaré le cabinet lors d’un point presse téléphonique.

Deux dispositions ajoutées par le Sénat en question

Si Bruxelles ne remet pas en cause les velléités françaises de limiter l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, l’avis rendu par la Commission pointe toutefois deux dispositions considérées comme non compatibles avec le droit européen. Les deux points concernés ne figuraient pas dans la proposition de loi initialement votée à l’Assemblée nationale, souligne le cabinet.

Ajoutées lors de la lecture du texte au Sénat, le 31 mars dernier, elles concernent respectivement la création d’une liste des réseaux sociaux interdits aux mineurs de moins de 15 ans, et la possibilité d’un accès dérogatoire sous réserve de l’accord parental. Le cabinet d’Anne Le Hénanff avait alerté dans la foulée du vote d’un risque d’incompatibilité avec le droit européen.

L’avis rendu par Bruxelles semble lui donner raison. « Sur ces deux points, l’avis nous dit que la mise en œuvre serait contraire aux pratiques d’harmonisation maximales du DSA, puisqu’on viendrait imposer de nouvelles contraintes aux plateformes, ce qui ne peut être fait qu’au niveau européen », décrit Bercy.

Dans la petite loi issue du Sénat, il est prévu que l’interdiction s’applique à une liste de réseaux sociaux « établie par un arrêté du ministre chargé du numérique pris après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ».

« L’Arcom n’est pas fondée à établir des critères qui viendraient discriminer les plateformes, on ne peut pas qualifier de façon individuelle les acteurs », déchiffre à ce sujet le cabinet ministériel.

La dérogation qui permettrait à un mineur de moins de 15 ans d’accéder à un réseau « s’il peut justifier de l’accord préalable exprès d’au moins l’un de ses administrateurs légaux » poserait quant à elle un problème dans la mesure où elle imposerait aux plateformes la mise en place d’un dispositif de recueil du consentement spécifique à la France. « C’est contraire au principe du pays d’origine de la directive e-commerce », résument les conseillers d’Anne Le Hénanff.

Rappelons que ce principe prévoit qu’une société obéisse aux règles du pays dans lequel elle est implantée pour tout ce qui relève du « domaine coordonné », c’est-à-dire la façon dont le service fonctionne (par opposition à d’autres aspects plus spécifiques comme la fiscalité, la livraison, etc.).

Un calendrier (très) serré

L’examen des travaux de la Commission mixte paritaire (CMP) est d’ores et déjà à l’ordre du jour du 21 juillet de l’Assemblée nationale. Les deux chambres ont donc environ deux semaines pour réunir cette CMP et la faire plancher vers une proposition harmonisée répondant aux deux objections formulées par Bruxelles, avant le vote final.

Extrait de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale issu de la conférence des présidents du 6 juillet dernier – capture d’écran Next

En cas de succès, il ne sera pas nécessaire de solliciter un nouvel avis de la Commission, estime Bercy, ce qui permettrait donc d’envisager une promulgation expresse à la rentrée de septembre. La vérification d’âge s’appliquerait alors à l’ensemble des services qui répondent à la double définition de réseau social selon le DMA et de plateforme en ligne selon le DSA.

Le cas échéant, il restera à juger sur pièces de la qualité des dispositifs de vérification d’âge mis en œuvre. L’expérience acquise avec les sites pornographiques permet pour l’instant de douter de leur efficacité…

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[MàJ] Interdiction des réseaux sociaux aux -15 ans : passé en CMP, le texte sera voté mardi

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[MàJ] Interdiction des réseaux sociaux aux -15 ans : passé en CMP, le texte sera voté mardi

Le gouvernement prend acte des réserves émises par la Commission européenne, mais estime que l’avis circonstancié rendu par cette dernière porte sur deux points de détail qui n’invalident pas la proposition d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il maintient son objectif d’une mise en œuvre dès la rentrée de septembre.

Mise à jour, 21 juillet, 8 heures : conformément aux vœux du gouvernement, le texte a fait l’objet d’un examen express par une commission mixte paritaire (CMP) chargée d’harmoniser les versions issues du Sénat et de l’Assemblée nationale tout en prenant en compte les observations formulées par la Commission européenne.

Réunie lundi 20 juillet, cette CMP a accouché d’un nouveau texte discuté et voté mardi 21 juillet à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la dernière séance publique de la session extraordinaire du Parlement.

Le texte issu de la CMP revient pour l’essentiel à la version proposée par le gouvernement. Il supprime les deux points introduits par le Sénat sur lesquels l’Europe tiquait, à savoir la constitution d’une liste de réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans établie sur avis de l’Arcom, et la possibilité d’une dérogation supervisée par les représentants légaux de l’enfant mineur.

« Je me félicite de l’accord trouvé par les parlementaires en CMP sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Demain, la France sera le premier pays d’Europe à instaurer une majorité numérique pour mieux protéger nos enfants en ligne », s’est réjouie lundi la ministre déléguée chargée du Numérique, Anne Le Hénanff.

Publication initiale, 8 juillet, 10h24 :

Le cabinet de la ministre déléguée au Numérique et à l’IA, Anne Le Hénanff, s’est dit mardi optimiste quant à la possibilité de faire promulguer, au 1er septembre, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et ce malgré les réserves exprimées par la Commission européenne dans son avis circonstancié, rendu public lundi 7 juillet.

« La Commission européenne pointe le fait que nous sommes fondés à agir. Niveau calendrier, nous sommes donc toujours sur une entrée en vigueur au 1er septembre, conformément à l’ambition du président de la République. Ce délai nous permet de continuer les travaux parlementaires, et notamment de convoquer une commission mixte paritaire, ce que nous allons faire dans la suite de la session extraordinaire », a déclaré le cabinet lors d’un point presse téléphonique.

Deux dispositions ajoutées par le Sénat en question

Si Bruxelles ne remet pas en cause les velléités françaises de limiter l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, l’avis rendu par la Commission pointe toutefois deux dispositions considérées comme non compatibles avec le droit européen. Les deux points concernés ne figuraient pas dans la proposition de loi initialement votée à l’Assemblée nationale, souligne le cabinet.

Ajoutées lors de la lecture du texte au Sénat, le 31 mars dernier, elles concernent respectivement la création d’une liste des réseaux sociaux interdits aux mineurs de moins de 15 ans, et la possibilité d’un accès dérogatoire sous réserve de l’accord parental. Le cabinet d’Anne Le Hénanff avait alerté dans la foulée du vote d’un risque d’incompatibilité avec le droit européen.

L’avis rendu par Bruxelles semble lui donner raison. « Sur ces deux points, l’avis nous dit que la mise en œuvre serait contraire aux pratiques d’harmonisation maximales du DSA, puisqu’on viendrait imposer de nouvelles contraintes aux plateformes, ce qui ne peut être fait qu’au niveau européen », décrit Bercy.

Dans la petite loi issue du Sénat, il est prévu que l’interdiction s’applique à une liste de réseaux sociaux « établie par un arrêté du ministre chargé du numérique pris après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ».

« L’Arcom n’est pas fondée à établir des critères qui viendraient discriminer les plateformes, on ne peut pas qualifier de façon individuelle les acteurs », déchiffre à ce sujet le cabinet ministériel.

La dérogation qui permettrait à un mineur de moins de 15 ans d’accéder à un réseau « s’il peut justifier de l’accord préalable exprès d’au moins l’un de ses administrateurs légaux » poserait quant à elle un problème dans la mesure où elle imposerait aux plateformes la mise en place d’un dispositif de recueil du consentement spécifique à la France. « C’est contraire au principe du pays d’origine de la directive e-commerce », résument les conseillers d’Anne Le Hénanff.

Rappelons que ce principe prévoit qu’une société obéisse aux règles du pays dans lequel elle est implantée pour tout ce qui relève du « domaine coordonné », c’est-à-dire la façon dont le service fonctionne (par opposition à d’autres aspects plus spécifiques comme la fiscalité, la livraison, etc.).

Un calendrier (très) serré

L’examen des travaux de la Commission mixte paritaire (CMP) est d’ores et déjà à l’ordre du jour du 21 juillet de l’Assemblée nationale. Les deux chambres ont donc environ deux semaines pour réunir cette CMP et la faire plancher vers une proposition harmonisée répondant aux deux objections formulées par Bruxelles, avant le vote final.

Extrait de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale issu de la conférence des présidents du 6 juillet dernier – capture d’écran Next

En cas de succès, il ne sera pas nécessaire de solliciter un nouvel avis de la Commission, estime Bercy, ce qui permettrait donc d’envisager une promulgation expresse à la rentrée de septembre. La vérification d’âge s’appliquerait alors à l’ensemble des services qui répondent à la double définition de réseau social selon le DMA et de plateforme en ligne selon le DSA.

Le cas échéant, il restera à juger sur pièces de la qualité des dispositifs de vérification d’âge mis en œuvre. L’expérience acquise avec les sites pornographiques permet pour l’instant de douter de leur efficacité…

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☕️ Retour de Chat Control 1.0 : le Parlement européen vote la procédure d’urgence



Le Parlement européen a voté mardi 7 juillet la demande de décision d’urgence qui va lui permettre de se prononcer à nouveau sur la dérogation visant à autoriser, à nouveau, les grands acteurs du numérique à surveiller volontairement les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs (CSAM, pour child sexual abuse material en anglais).

Du fait de cette procédure d’urgence, le sujet sera réexaminé jeudi 9 juillet, ce qui donnera donc lieu à un nouveau vote, sur le fond cette fois. La dérogation a été votée à 331 voix pour, 304 voix contre et 11 abstentions.

D’après la communication transmise par la Commission au Parlement européen (PDF), cette dérogation « vise à éviter toute autre lacune dans le cadre temporaire, en attendant la finalisation des négociations sur le cadre à long terme destiné à prévenir et à combattre les abus sexuels sur enfants en ligne ».

Le principe de cette dérogation avait été rejeté par le Parlement européen en mars dernier, mais il a été remis sur la table par le Conseil européen, qui s’est dit favorable à une reconduction pour deux ans, soit jusqu’au 3 avril 2028.

Un œil symbolisant l'Union européenne, et les dissensions et problèmes afférents
Illustration : Flock

On distingue pour mémoire deux textes dans cette affaire, qui remonte à 2021, comme le rappellent ses opposants sur fightchatcontrol.eu. D’un côté, cette nouvelle dérogation, surnommée Chat Control 1.0, qui cherche à prolonger l’autorisation de surveillance volontaire dont disposaient les réseaux sociaux et qui ne courait que jusqu’au 3 avril dernier.

De l’autre, le « Règlement établissant des règles en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants », dit CSAR, pour Child sexual abuse regulation, et qualifié de Chat Control 2.0 par ses opposants.

Ce texte prendrait la forme d’une réglementation permanente, imposée aux plateformes (alors que la dérogation fonctionne sur la base du volontariat) et avec de possibles implications sur la sécurité des messageries chiffrées de bout en bout. Le texte, présenté en 2022, achoppe actuellement à l’étape du trilogue, mais les négociations se poursuivent.

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☕️ Retour de Chat Control 1.0 : le Parlement européen vote la procédure d’urgence



Le Parlement européen a voté mardi 7 juillet la demande de décision d’urgence qui va lui permettre de se prononcer à nouveau sur la dérogation visant à autoriser, à nouveau, les grands acteurs du numérique à surveiller volontairement les communications électroniques pour y détecter les contenus relevant d’abus sexuels sur mineurs (CSAM, pour child sexual abuse material en anglais).

Du fait de cette procédure d’urgence, le sujet sera réexaminé jeudi 9 juillet, ce qui donnera donc lieu à un nouveau vote, sur le fond cette fois. La dérogation a été votée à 331 voix pour, 304 voix contre et 11 abstentions.

D’après la communication transmise par la Commission au Parlement européen (PDF), cette dérogation « vise à éviter toute autre lacune dans le cadre temporaire, en attendant la finalisation des négociations sur le cadre à long terme destiné à prévenir et à combattre les abus sexuels sur enfants en ligne ».

Le principe de cette dérogation avait été rejeté par le Parlement européen en mars dernier, mais il a été remis sur la table par le Conseil européen, qui s’est dit favorable à une reconduction pour deux ans, soit jusqu’au 3 avril 2028.

Un œil symbolisant l'Union européenne, et les dissensions et problèmes afférents
Illustration : Flock

On distingue pour mémoire deux textes dans cette affaire, qui remonte à 2021, comme le rappellent ses opposants sur fightchatcontrol.eu. D’un côté, cette nouvelle dérogation, surnommée Chat Control 1.0, qui cherche à prolonger l’autorisation de surveillance volontaire dont disposaient les réseaux sociaux et qui ne courait que jusqu’au 3 avril dernier.

De l’autre, le « Règlement établissant des règles en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants », dit CSAR, pour Child sexual abuse regulation, et qualifié de Chat Control 2.0 par ses opposants.

Ce texte prendrait la forme d’une réglementation permanente, imposée aux plateformes (alors que la dérogation fonctionne sur la base du volontariat) et avec de possibles implications sur la sécurité des messageries chiffrées de bout en bout. Le texte, présenté en 2022, achoppe actuellement à l’étape du trilogue, mais les négociations se poursuivent.

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Reddit utilise l’IA pour se protéger du spam généré par IA

Fight fire with fire
Reddit utilise l’IA pour se protéger du spam généré par IA

Reddit affirme que ses outils de modération automatisés, sous-tendus par des grands modèles de langage, parviennent à endiguer une part significative des contenus promotionnels et du spam généré par IA.

Reddit et l’IA, c’est un peu je t’aime moi non plus. Très virulente lorsqu’il s’agit de défendre ses droits face à l’exploitation de ses contenus pour l’entraînement des grands modèles de langage (LLM), l’entreprise exploite massivement les capacités d’automatisation de l’intelligence artificielle pour servir ses propres desseins.

Après avoir généralisé l’usage de la traduction automatisée, notamment pour faire ressortir des contenus anglophones dans la version française de Google, la plateforme affirme avoir considérablement musclé ses capacités de modération face au spam et aux contenus publicitaires.

« Un nouveau front dans une guerre ancienne »

Pour Reddit, créée en 2005, le spam et le détournement à des fins marketing n’ont rien de nouveau, mais l’avènement de l’IA générative a, comme ailleurs sur le Web, considérablement accentué le phénomène. « Dans la mesure où les tactiques des acteurs malveillants ont évolué, nos systèmes ont évolué pour les arrêter », résume l’entreprise. Steve Huffman, CEO de Reddit, a décrit le phénomène (incarné notamment par la vague du GEO, le référencement via les LLM) comme « un nouveau front dans une guerre ancienne ».

Reddit explique ainsi avoir mis en œuvre des outils IA pour accélérer la détection des comptes et contenus dédiés au spam :

« Nous analysons les signaux dès la création d’un compte afin de bloquer les acteurs suspects avant même qu’ils ne publient quoi que ce soit. Pour ceux qui le font malgré tout, nous utilisons des modèles de langage (LLM) pour détecter les schémas subtils et coordonnés de faux comportements et de surenchère artificielle que les anciens systèmes ne parvenaient pas à repérer ».

Sur les derniers mois, la plateforme estime avoir réussi à bloquer l’équivalent de 23 millions d’affichages de spam par jour, en agissant donc de façon proactive avant que les contenus concernés aient été vus par un internaute. Pour ce faire, elle supprimerait 25 000 posts ou commentaires par jour, et indique avoir révoqué (supprimé) 2 millions de votes considérés comme non authentiques sur les trois derniers mois.

Comme souvent, le système ne va pas sans quelques heurts. Sur r/reddithelp, le canal dédié aux demandes d’aide, on a ainsi vu se multiplier ces dernières semaines les messages interrogeant des décisions de modération automatisées.

La modération assistée par IA s’étend également aux contenus non publicitaires, mais relevant des discours de haine ou des messages violents. Sur ce volet, Reddit affirme que ses systèmes automatisés sont capables d’intervenir « en moins de cinq secondes », ce qui permettrait de limiter de 40 % l’exposition des internautes, avec une baisse de plus de 40 % du nombre de faux positifs.

« Notre objectif est simple : limiter l’impact des personnes malveillantes et la diffusion de leurs contenus. Nous n’attendons pas que le contenu atteigne la communauté pour déterminer s’il est nuisible. Notre action la plus efficace se déroule avant même qu’un utilisateur ne voie une publication », estime la plateforme.

Pour Reddit, cette modération automatisée ne va pas à l’encontre des grands principes de fonctionnement de la plateforme, à savoir une visibilité conditionnée par les votes des utilisateurs (flèches vers le haut ou vers le bas) et surtout une importante modération humaine assurée bénévolement, souvent par des internautes impliqués dans une communauté donnée.

C’est d’ailleurs vers cette communauté de modérateurs que Reddit se tourne pour traiter un phénomène plus diffus que connaissent bien les adeptes de LinkedIn : la prolifération de posts à faible valeur ajoutée publiés par des humains avec l’aide de l’IA.

Reddit bientôt désignée comme VLOP par la Commission européenne ?

Entre juillet et décembre 2025, la modération a posteriori (après publication) a concerné 154 millions de publications et commentaires. Les actions se répartissaient à 52,7 % entre les modérateurs bénévoles et à 44,7 % pour les équipes internes à l’entreprise, d’après le rapport de transparence annuel de Reddit. La modération automatisée représentait 3,9 millions d’actions, soit 2,5 % des contenus supprimés. La plateforme a, sur cette période, enregistré quelque 2,2 milliards de nouveaux posts et commentaires.

L’entreprise voit une forme d’impératif dans la mise en place d’outils automatisés supplémentaires. Chaque trimestre, elle rappelle dans le chapitre « risques » de sa communication financière à quel point sa santé dépend de son attractivité pour les annonceurs et donc de sa capacité à lutter efficacement contre les contenus problématiques ou illégaux.

En Europe, Reddit se prépare par ailleurs à devoir faire face aux obligations spécifiques liées au règlement sur les services numériques (DSA) : au détour d’une publication réglementaire (PDF), elle révèle en effet avoir déclaré en février dernier à la Commission européenne le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels qui qualifie les très grandes plateformes (VLOP, pour Very large online platform). « Si la Commission européenne désigne Reddit comme une VLOP, nous serons soumis à des règles et obligations de conformité supplémentaires », prévient-elle.

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Reddit utilise l’IA pour se protéger du spam généré par IA

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Reddit utilise l’IA pour se protéger du spam généré par IA

Reddit affirme que ses outils de modération automatisés, sous-tendus par des grands modèles de langage, parviennent à endiguer une part significative des contenus promotionnels et du spam généré par IA.

Reddit et l’IA, c’est un peu je t’aime moi non plus. Très virulente lorsqu’il s’agit de défendre ses droits face à l’exploitation de ses contenus pour l’entraînement des grands modèles de langage (LLM), l’entreprise exploite massivement les capacités d’automatisation de l’intelligence artificielle pour servir ses propres desseins.

Après avoir généralisé l’usage de la traduction automatisée, notamment pour faire ressortir des contenus anglophones dans la version française de Google, la plateforme affirme avoir considérablement musclé ses capacités de modération face au spam et aux contenus publicitaires.

« Un nouveau front dans une guerre ancienne »

Pour Reddit, créée en 2005, le spam et le détournement à des fins marketing n’ont rien de nouveau, mais l’avènement de l’IA générative a, comme ailleurs sur le Web, considérablement accentué le phénomène. « Dans la mesure où les tactiques des acteurs malveillants ont évolué, nos systèmes ont évolué pour les arrêter », résume l’entreprise. Steve Huffman, CEO de Reddit, a décrit le phénomène (incarné notamment par la vague du GEO, le référencement via les LLM) comme « un nouveau front dans une guerre ancienne ».

Reddit explique ainsi avoir mis en œuvre des outils IA pour accélérer la détection des comptes et contenus dédiés au spam :

« Nous analysons les signaux dès la création d’un compte afin de bloquer les acteurs suspects avant même qu’ils ne publient quoi que ce soit. Pour ceux qui le font malgré tout, nous utilisons des modèles de langage (LLM) pour détecter les schémas subtils et coordonnés de faux comportements et de surenchère artificielle que les anciens systèmes ne parvenaient pas à repérer ».

Sur les derniers mois, la plateforme estime avoir réussi à bloquer l’équivalent de 23 millions d’affichages de spam par jour, en agissant donc de façon proactive avant que les contenus concernés aient été vus par un internaute. Pour ce faire, elle supprimerait 25 000 posts ou commentaires par jour, et indique avoir révoqué (supprimé) 2 millions de votes considérés comme non authentiques sur les trois derniers mois.

Comme souvent, le système ne va pas sans quelques heurts. Sur r/reddithelp, le canal dédié aux demandes d’aide, on a ainsi vu se multiplier ces dernières semaines les messages interrogeant des décisions de modération automatisées.

La modération assistée par IA s’étend également aux contenus non publicitaires, mais relevant des discours de haine ou des messages violents. Sur ce volet, Reddit affirme que ses systèmes automatisés sont capables d’intervenir « en moins de cinq secondes », ce qui permettrait de limiter de 40 % l’exposition des internautes, avec une baisse de plus de 40 % du nombre de faux positifs.

« Notre objectif est simple : limiter l’impact des personnes malveillantes et la diffusion de leurs contenus. Nous n’attendons pas que le contenu atteigne la communauté pour déterminer s’il est nuisible. Notre action la plus efficace se déroule avant même qu’un utilisateur ne voie une publication », estime la plateforme.

Pour Reddit, cette modération automatisée ne va pas à l’encontre des grands principes de fonctionnement de la plateforme, à savoir une visibilité conditionnée par les votes des utilisateurs (flèches vers le haut ou vers le bas) et surtout une importante modération humaine assurée bénévolement, souvent par des internautes impliqués dans une communauté donnée.

C’est d’ailleurs vers cette communauté de modérateurs que Reddit se tourne pour traiter un phénomène plus diffus que connaissent bien les adeptes de LinkedIn : la prolifération de posts à faible valeur ajoutée publiés par des humains avec l’aide de l’IA.

Reddit bientôt désignée comme VLOP par la Commission européenne ?

Entre juillet et décembre 2025, la modération a posteriori (après publication) a concerné 154 millions de publications et commentaires. Les actions se répartissaient à 52,7 % entre les modérateurs bénévoles et à 44,7 % pour les équipes internes à l’entreprise, d’après le rapport de transparence annuel de Reddit. La modération automatisée représentait 3,9 millions d’actions, soit 2,5 % des contenus supprimés. La plateforme a, sur cette période, enregistré quelque 2,2 milliards de nouveaux posts et commentaires.

L’entreprise voit une forme d’impératif dans la mise en place d’outils automatisés supplémentaires. Chaque trimestre, elle rappelle dans le chapitre « risques » de sa communication financière à quel point sa santé dépend de son attractivité pour les annonceurs et donc de sa capacité à lutter efficacement contre les contenus problématiques ou illégaux.

En Europe, Reddit se prépare par ailleurs à devoir faire face aux obligations spécifiques liées au règlement sur les services numériques (DSA) : au détour d’une publication réglementaire (PDF), elle révèle en effet avoir déclaré en février dernier à la Commission européenne le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels qui qualifie les très grandes plateformes (VLOP, pour Very large online platform). « Si la Commission européenne désigne Reddit comme une VLOP, nous serons soumis à des règles et obligations de conformité supplémentaires », prévient-elle.

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