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☕️ Apple veut éviter que Siri AI raconte n’importe quoi sur l’actualité



Apple veut donner à la nouvelle version de son assistant le meilleur accès possible à l’actualité. Et le constructeur y mettrait les moyens. D’après le Wall Street Journal, le constructeur informatique veut utiliser les contenus des éditeurs de presse qui permettront à Siri AI de fournir aux utilisateurs des informations à jour.

Image : Apple

Les négociations auraient débuté il y a quelques mois, avec des accords sur plusieurs années et à neuf chiffres (100 millions de dollars et au-delà). Dans le détail, l’entreprise proposerait un plan de rémunération variable : les paiements seraient ainsi versés aux partenaires dès que leurs contenus sont utilisés.

Ce n’est pas la première fois qu’Apple fait appel aux éditeurs de presse pour son intelligence artificielle, mais les précédents accords portaient sur l’entraînement des modèles IA de l’entreprise. Il s’agit cette fois de muscler la capacité de Siri à donner l’heure juste en matière d’actualité. L’assistant n’a jamais été très fortiche en la matière (ni sur le reste, d’ailleurs).

Siri AI fait bien meilleure impression. Alimenté par des modèles basés sur ceux de Gemini, le nouvel assistant se rapproche finalement des chatbots comme ChatGPT ou Copilot. Tout n’est pas parfait, mais la version qui sera proposée dans iOS 27 est infiniment supérieure à celle qui traîne sa pauvre carcasse depuis des années.

Malheureusement, Siri AI ne sera pas disponible dès septembre dans l’Union européenne sur iPhone, iPad et l’Apple Watch, Apple boudant toujours le DMA. En revanche, on pourra s’en servir sur Mac, sous réserve de parler anglais.

Apple a déjà eu une expérience malheureuse en prise en charge de l’actualité par ses systèmes d’IA. Début 2025, les résumés de notifications pour les titres de presse générés par Apple Intelligence se sont révélés catastrophiques, ce qui a forcé l’entreprise à suspendre cette fonction et à revoir sa copie.

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☕️ Apple veut éviter que Siri AI raconte n’importe quoi sur l’actualité



Apple veut donner à la nouvelle version de son assistant le meilleur accès possible à l’actualité. Et le constructeur y mettrait les moyens. D’après le Wall Street Journal, le constructeur informatique veut utiliser les contenus des éditeurs de presse qui permettront à Siri AI de fournir aux utilisateurs des informations à jour.

Image : Apple

Les négociations auraient débuté il y a quelques mois, avec des accords sur plusieurs années et à neuf chiffres (100 millions de dollars et au-delà). Dans le détail, l’entreprise proposerait un plan de rémunération variable : les paiements seraient ainsi versés aux partenaires dès que leurs contenus sont utilisés.

Ce n’est pas la première fois qu’Apple fait appel aux éditeurs de presse pour son intelligence artificielle, mais les précédents accords portaient sur l’entraînement des modèles IA de l’entreprise. Il s’agit cette fois de muscler la capacité de Siri à donner l’heure juste en matière d’actualité. L’assistant n’a jamais été très fortiche en la matière (ni sur le reste, d’ailleurs).

Siri AI fait bien meilleure impression. Alimenté par des modèles basés sur ceux de Gemini, le nouvel assistant se rapproche finalement des chatbots comme ChatGPT ou Copilot. Tout n’est pas parfait, mais la version qui sera proposée dans iOS 27 est infiniment supérieure à celle qui traîne sa pauvre carcasse depuis des années.

Malheureusement, Siri AI ne sera pas disponible dès septembre dans l’Union européenne sur iPhone, iPad et l’Apple Watch, Apple boudant toujours le DMA. En revanche, on pourra s’en servir sur Mac, sous réserve de parler anglais.

Apple a déjà eu une expérience malheureuse en prise en charge de l’actualité par ses systèmes d’IA. Début 2025, les résumés de notifications pour les titres de presse générés par Apple Intelligence se sont révélés catastrophiques, ce qui a forcé l’entreprise à suspendre cette fonction et à revoir sa copie.

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Apple veut rétablir sa commission sur les achats externes aux États-Unis

Proposition épique
Apple veut rétablir sa commission sur les achats externes aux États-Unis

Dans sa saga judiciaire avec Epic, Apple a tenté tous les recours possibles et imaginables, mais n’a pas pu éviter le dépôt d’une proposition sur les achats effectués via des liens externes depuis les applications iOS et iPadOS. Surprise, le constructeur propose aussi un règlement à l’amiable sans donner de détails.

Apple a soumis à la cour fédérale de San Francisco sa proposition sur les commissions (PDF) que l’entreprise souhaite prélever sur les achats réalisés sur une boutique externe ou un site web depuis une application iOS ou iPadOS. Par exemple, si un utilisateur de l’app Spotify veut souscrire à un abonnement Premium, l’app peut le rediriger vers le site du service de streaming. Apple veut prélever une commission sur cette transaction.

Une commission qui pique

Actuellement aux États-Unis, ce scénario est possible depuis deux ans. Mais suite à une décision de justice dévastatrice contre Apple, le constructeur ne peut plus rien prélever sur ces achats externes. Ce dernier cherche depuis, par tous les moyens, à rétablir sa dîme, y compris en faisant appel à la Cour suprême.

En attendant l’examen par la Cour suprême d’une partie du dossier, Apple a donc mis sur la table une proposition qui doit encore être validée (ou non) par la juge Yvonne Gonzalez Rogers.

Comme le rapporte 9to5Mac, le groupe propose 15 % de commission sur les achats externes pour les applications standards, au lieu du taux habituel de 30 %. Les membres du programme Small Business, les développeurs qui réalisent moins d’un million de dollars par an sur l’App Store (ils sont la majorité), seraient soumis à une commission de 5 %, au lieu de 15 %. Les membres des autres programmes plus spécialisés (Video Partner, News Partner, Mini Apps Partner) ainsi que le renouvellement d’abonnement seraient soumis à une commission de 10 %.

Apple justifie cette commission par les coûts de conception des outils et des services pour les développeurs : App Store, outils de développement, API, systèmes d’exploitation, propriété intellectuelle, découverte, marque, sécurité, support, etc. Étonnamment, Apple n’a jamais réclamé ça sur macOS, et n’indique pas non plus qu’une partie de ces coûts est forcément intégrée dans les prix de ses appareils.

Une proposition d’entente à l’amiable

Apple souligne qu’Epic a accepté, dans son accord avec Google, des commissions plus élevées sur les paiements externes : de 10 à 20 % selon les cas. L’entreprise reconnait toutefois que si la cour applique strictement la notion très étroite de « coûts nécessaires » définie par la cour d’appel fédérale du 9ᵉ circuit (dont relève le tribunal de première instance de la juge Yvonne Gonzalez Rogers), cela aboutirait à une commission de quasiment 0 %.

Mais Apple affirme qu’il serait juridiquement et économiquement mauvais d’imposer un tel niveau de commission : « Une commission de 0 % supprimerait [pour Apple] une incitation essentielle et ancienne à réinvestir dans ses outils, technologies et services protégés par la propriété intellectuelle. »

La mention n’a pas échappé à Epic Games, qui a réagi sur les réseaux sociaux à cette proposition : « Epic estime que ces frais dépassent largement le cadre fixé par [la cour d’appel du 9e circuit] pour les frais autorisés, et nous disposons d’environ 60 jours pour déposer notre opposition, étayée par des témoignages d’experts. » L’affaire est donc loin d’être terminée… à moins que la justice accède à la demande d’Apple d’un règlement amiable entre les deux parties.

Dans un second dépôt judiciaire (PDF), Apple propose en effet de tenir des discussions rapidement et en parallèle des procédures de renvoi en cours. Il s’agirait d’utiliser ce cadre confidentiel pour tenter de résoudre le différend, notamment autour de la question délicate des commissions sur les achats externes. Le constructeur assure que cette procédure n’a pas pour but de gagner du temps, et qu’elle pourrait économiser les ressources du tribunal.

Après des années d’attaques parfois en dessous de la ceinture, cette proposition de conciliation est pour le moins étonnante. Mais peut-être qu’Apple sent que l’étau se resserre et cherche une issue de secours honorable. Epic n’a consenti à rien pour le moment.

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Apple veut rétablir sa commission sur les achats externes aux États-Unis

Proposition épique
Apple veut rétablir sa commission sur les achats externes aux États-Unis

Dans sa saga judiciaire avec Epic, Apple a tenté tous les recours possibles et imaginables, mais n’a pas pu éviter le dépôt d’une proposition sur les achats effectués via des liens externes depuis les applications iOS et iPadOS. Surprise, le constructeur propose aussi un règlement à l’amiable sans donner de détails.

Apple a soumis à la cour fédérale de San Francisco sa proposition sur les commissions (PDF) que l’entreprise souhaite prélever sur les achats réalisés sur une boutique externe ou un site web depuis une application iOS ou iPadOS. Par exemple, si un utilisateur de l’app Spotify veut souscrire à un abonnement Premium, l’app peut le rediriger vers le site du service de streaming. Apple veut prélever une commission sur cette transaction.

Une commission qui pique

Actuellement aux États-Unis, ce scénario est possible depuis deux ans. Mais suite à une décision de justice dévastatrice contre Apple, le constructeur ne peut plus rien prélever sur ces achats externes. Ce dernier cherche depuis, par tous les moyens, à rétablir sa dîme, y compris en faisant appel à la Cour suprême.

En attendant l’examen par la Cour suprême d’une partie du dossier, Apple a donc mis sur la table une proposition qui doit encore être validée (ou non) par la juge Yvonne Gonzalez Rogers.

Comme le rapporte 9to5Mac, le groupe propose 15 % de commission sur les achats externes pour les applications standards, au lieu du taux habituel de 30 %. Les membres du programme Small Business, les développeurs qui réalisent moins d’un million de dollars par an sur l’App Store (ils sont la majorité), seraient soumis à une commission de 5 %, au lieu de 15 %. Les membres des autres programmes plus spécialisés (Video Partner, News Partner, Mini Apps Partner) ainsi que le renouvellement d’abonnement seraient soumis à une commission de 10 %.

Apple justifie cette commission par les coûts de conception des outils et des services pour les développeurs : App Store, outils de développement, API, systèmes d’exploitation, propriété intellectuelle, découverte, marque, sécurité, support, etc. Étonnamment, Apple n’a jamais réclamé ça sur macOS, et n’indique pas non plus qu’une partie de ces coûts est forcément intégrée dans les prix de ses appareils.

Une proposition d’entente à l’amiable

Apple souligne qu’Epic a accepté, dans son accord avec Google, des commissions plus élevées sur les paiements externes : de 10 à 20 % selon les cas. L’entreprise reconnait toutefois que si la cour applique strictement la notion très étroite de « coûts nécessaires » définie par la cour d’appel fédérale du 9ᵉ circuit (dont relève le tribunal de première instance de la juge Yvonne Gonzalez Rogers), cela aboutirait à une commission de quasiment 0 %.

Mais Apple affirme qu’il serait juridiquement et économiquement mauvais d’imposer un tel niveau de commission : « Une commission de 0 % supprimerait [pour Apple] une incitation essentielle et ancienne à réinvestir dans ses outils, technologies et services protégés par la propriété intellectuelle. »

La mention n’a pas échappé à Epic Games, qui a réagi sur les réseaux sociaux à cette proposition : « Epic estime que ces frais dépassent largement le cadre fixé par [la cour d’appel du 9e circuit] pour les frais autorisés, et nous disposons d’environ 60 jours pour déposer notre opposition, étayée par des témoignages d’experts. » L’affaire est donc loin d’être terminée… à moins que la justice accède à la demande d’Apple d’un règlement amiable entre les deux parties.

Dans un second dépôt judiciaire (PDF), Apple propose en effet de tenir des discussions rapidement et en parallèle des procédures de renvoi en cours. Il s’agirait d’utiliser ce cadre confidentiel pour tenter de résoudre le différend, notamment autour de la question délicate des commissions sur les achats externes. Le constructeur assure que cette procédure n’a pas pour but de gagner du temps, et qu’elle pourrait économiser les ressources du tribunal.

Après des années d’attaques parfois en dessous de la ceinture, cette proposition de conciliation est pour le moins étonnante. Mais peut-être qu’Apple sent que l’étau se resserre et cherche une issue de secours honorable. Epic n’a consenti à rien pour le moment.

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Intel pourrait renouer avec ses premières amours, la mémoire

La mémoire dans la peau
Intel pourrait renouer avec ses premières amours, la mémoire

L’explosion des prix de la mémoire donne des idées à Intel. Le directeur général du géant américain des processeurs laisse entendre que le groupe pourrait s’intéresser de nouveau à ce marché longtemps jugé trop banal, mais redevenu stratégique avec l’IA, la HBM et les nouvelles architectures CPU-mémoire.

Ironie de l’histoire, Intel pourrait fabriquer de nouveau de la mémoire. C’était le cœur de son activité à sa naissance, en 1968 : l’entreprise fabriquait en effet des puces SRAM et DRAM jusque dans les années 80, avant de laisser ce marché à ses rivaux japonais. Un mal pour un bien, puisque cela lui a permis de se recentrer sur les microprocesseurs, avec le succès que l’on sait.

Intel est cependant revenu de temps en temps à ses premières amours, la dernière tentative (ratée) en date étant les SSD Optane basées sur la technologie 3D Xpoint. Celle-ci permettait de réduire la latence et d’améliorer l’endurance par rapport à des SSD classiques. Malgré ce positionnement original entre mémoire vive et SSD, l’activité n’a pas connu le succès escompté. Annoncée en 2015, elle est revendue à SK Hynix en 2020 et prend le nom de Soligdim.

Lip-Bu Tan télégraphie les intentions d’Intel

« Avant, j’avais tendance à dire : n’investissez pas dans la mémoire, parce que c’est un marché assez banalisé », a expliqué Lip-Bu Tan, le directeur général d’Intel, au micro du podcast TechSurge. « Mais aujourd’hui, la donne a changé : beaucoup de nouvelles technologies émergent, donc nous regardons ça de près. » Est-ce à dire qu’Intel est prête à remettre au pot de la mémoire ? Tout semble désormais possible dans une industrie où les prix de ces composants attisent les convoitises.

« Nous sommes très enthousiastes face à l’IA agentique et à l’inférence : la demande en CPU est énorme », ajoute-t-il. « Je passe beaucoup de mes journées au téléphone avec des dirigeants qui me disent : “Je veux plus de CPU de votre part.” Nous faisons donc tout notre possible pour répondre à cette demande. »

Lip-Bu Tan. Image : Intel

Pour certains, c’est le macramé ou le sudoku, pour Lip-Bu Tan, l’étude de « nouvelles architectures mémoire » est un de ses sujets de prédilection. Le dirigeant ne s’étendra malheureusement pas sur le sujet, si ce n’est qu’il y a « beaucoup de choses à faire autour du couple CPU-mémoire, notamment avec des techniques d’empilement, mais aussi en explorant de nouvelles architectures mémoire ». Il ajoute que « d’une certaine manière, il n’y a pas encore eu tant d’innovation que cela dans la mémoire, ce qui en fait un domaine très intéressant. »

La mémoire à haute bande passante (HBM), dont la filière IA est très friande, repose sur des piles de puces DRAM placées au plus près du processeur ou de l’accélérateur, dans le même package. Les Xeon CPU Max d’Intel intègrent ainsi jusqu’à 64 Go de HBM dans le package du CPU. L’entreprise ne part donc pas de nulle part. Et Lip-Bu Tan est assez transparent sur ses intentions : « j’ai recruté mon bon ami Seok-Hee Lee, qui a dirigé SK Hynix. Cela vous donne donc une idée de ce à quoi je réfléchis. »

SK Hynix sur tous les fronts

Une embauche confirmée par Lip-Bu Tan le mois dernier. « Au début de sa carrière, il a passé plus de dix ans chez Intel, où il a contribué à plusieurs technologies de procédés critiques de l’entreprise », rappelle le dirigeant. Chez Intel, Seok-Hee Lee supervisera le développement des technologies de packaging avancé et pilotera de nouveaux projets d’intégration système.

SK Hynix est, avec Samsung et Micron, un des grands gagnants du boom de l’IA. Le groupe coréen procède actuellement à une offensive massive – 720 milliards de dollars d’investissements ! – avec plusieurs projets d’envergure détaillés par CNBC. Un « méga-cluster » d’usines de fabrication de mémoire est en construction à Yongin : quatre fabs sont en développement, et le chantier a débuté pour la première.

SK Hynix a également entrepris une importante expansion dans ses salles blanches de Cheongju, un site stratégique pour la production de mémoires. L’entreprise a aussi des billes aux États-Unis, avec une usine de packaging dans l’Indiana (4 milliards de dollars d’investissements). Le site, qui doit ouvrir ses portes en 2028, ne fabriquera pas de mémoire à proprement parler, mais il sera chargé de les empiler et de les interconnecter.

Et puis il y a la filiale Solidigm, restructurée en début d’année pour devenir une « AI Company » aux États-Unis avec un engagement prévu de 10 milliards de dollars. Le projet ne prévoit pas, à ce stade, de nouvelle usine américaine de fabrication.

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Intel pourrait renouer avec ses premières amours, la mémoire

La mémoire dans la peau
Intel pourrait renouer avec ses premières amours, la mémoire

L’explosion des prix de la mémoire donne des idées à Intel. Le directeur général du géant américain des processeurs laisse entendre que le groupe pourrait s’intéresser de nouveau à ce marché longtemps jugé trop banal, mais redevenu stratégique avec l’IA, la HBM et les nouvelles architectures CPU-mémoire.

Ironie de l’histoire, Intel pourrait fabriquer de nouveau de la mémoire. C’était le cœur de son activité à sa naissance, en 1968 : l’entreprise fabriquait en effet des puces SRAM et DRAM jusque dans les années 80, avant de laisser ce marché à ses rivaux japonais. Un mal pour un bien, puisque cela lui a permis de se recentrer sur les microprocesseurs, avec le succès que l’on sait.

Intel est cependant revenu de temps en temps à ses premières amours, la dernière tentative (ratée) en date étant les SSD Optane basées sur la technologie 3D Xpoint. Celle-ci permettait de réduire la latence et d’améliorer l’endurance par rapport à des SSD classiques. Malgré ce positionnement original entre mémoire vive et SSD, l’activité n’a pas connu le succès escompté. Annoncée en 2015, elle est revendue à SK Hynix en 2020 et prend le nom de Soligdim.

Lip-Bu Tan télégraphie les intentions d’Intel

« Avant, j’avais tendance à dire : n’investissez pas dans la mémoire, parce que c’est un marché assez banalisé », a expliqué Lip-Bu Tan, le directeur général d’Intel, au micro du podcast TechSurge. « Mais aujourd’hui, la donne a changé : beaucoup de nouvelles technologies émergent, donc nous regardons ça de près. » Est-ce à dire qu’Intel est prête à remettre au pot de la mémoire ? Tout semble désormais possible dans une industrie où les prix de ces composants attisent les convoitises.

« Nous sommes très enthousiastes face à l’IA agentique et à l’inférence : la demande en CPU est énorme », ajoute-t-il. « Je passe beaucoup de mes journées au téléphone avec des dirigeants qui me disent : “Je veux plus de CPU de votre part.” Nous faisons donc tout notre possible pour répondre à cette demande. »

Lip-Bu Tan. Image : Intel

Pour certains, c’est le macramé ou le sudoku, pour Lip-Bu Tan, l’étude de « nouvelles architectures mémoire » est un de ses sujets de prédilection. Le dirigeant ne s’étendra malheureusement pas sur le sujet, si ce n’est qu’il y a « beaucoup de choses à faire autour du couple CPU-mémoire, notamment avec des techniques d’empilement, mais aussi en explorant de nouvelles architectures mémoire ». Il ajoute que « d’une certaine manière, il n’y a pas encore eu tant d’innovation que cela dans la mémoire, ce qui en fait un domaine très intéressant. »

La mémoire à haute bande passante (HBM), dont la filière IA est très friande, repose sur des piles de puces DRAM placées au plus près du processeur ou de l’accélérateur, dans le même package. Les Xeon CPU Max d’Intel intègrent ainsi jusqu’à 64 Go de HBM dans le package du CPU. L’entreprise ne part donc pas de nulle part. Et Lip-Bu Tan est assez transparent sur ses intentions : « j’ai recruté mon bon ami Seok-Hee Lee, qui a dirigé SK Hynix. Cela vous donne donc une idée de ce à quoi je réfléchis. »

SK Hynix sur tous les fronts

Une embauche confirmée par Lip-Bu Tan le mois dernier. « Au début de sa carrière, il a passé plus de dix ans chez Intel, où il a contribué à plusieurs technologies de procédés critiques de l’entreprise », rappelle le dirigeant. Chez Intel, Seok-Hee Lee supervisera le développement des technologies de packaging avancé et pilotera de nouveaux projets d’intégration système.

SK Hynix est, avec Samsung et Micron, un des grands gagnants du boom de l’IA. Le groupe coréen procède actuellement à une offensive massive – 720 milliards de dollars d’investissements ! – avec plusieurs projets d’envergure détaillés par CNBC. Un « méga-cluster » d’usines de fabrication de mémoire est en construction à Yongin : quatre fabs sont en développement, et le chantier a débuté pour la première.

SK Hynix a également entrepris une importante expansion dans ses salles blanches de Cheongju, un site stratégique pour la production de mémoires. L’entreprise a aussi des billes aux États-Unis, avec une usine de packaging dans l’Indiana (4 milliards de dollars d’investissements). Le site, qui doit ouvrir ses portes en 2028, ne fabriquera pas de mémoire à proprement parler, mais il sera chargé de les empiler et de les interconnecter.

Et puis il y a la filiale Solidigm, restructurée en début d’année pour devenir une « AI Company » aux États-Unis avec un engagement prévu de 10 milliards de dollars. Le projet ne prévoit pas, à ce stade, de nouvelle usine américaine de fabrication.

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Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

Mico bye bye
Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

Grand ménage en cours chez Microsoft. L’éditeur a annoncé un coup de balai pour Copilot, qui va perdre des fonctions jugées inutiles – comme la fameuse mascotte Mico oubliée de tous –, tout en se rapprochant du concept de « superapp ».

Les « superapps », tous les acteurs IA n’ont plus que ça à la bouche. OpenAI a fondu ChatGPT dans Codex (à moins que ce ne soit l’inverse), avec à la clé une certaine confusion dans les fonctionnalités. Anthropic a installé au chausse-pied Cowork dans son application Chat, tandis que l’app Gemini embarque des capacités agentiques.

Et pourquoi pas Copilot ? Microsoft a annoncé un ménage estival pour son chatbot, qui se décline dans une pléthore de versions et se noie sous des fonctions pas franchement pertinentes ni très utilisées. Une rumeur annonçait début juin la volonté de l’éditeur de réduire cette cacophonie : c’est désormais officiel.

Dégraisser le mammouth Copilot

Cela passe par la fusion de l’application Copilot pour le grand public avec celle destinée à Microsoft 365. Les utilisateurs pourront toujours générer du texte et des images, mais aussi accéder aux fichiers, aux contenus et aux logiciels bureautiques d’Office. Il est possible de se connecter dans cette nouvelle app Copilot avec un compte personnel, d’école ou professionnel pour avoir accès à ses courriels, son agenda et ses documents stockés dans le nuage.

Microsoft liste beaucoup de cas en fonction des connexions et des documents, un petit tour sur la page d’explication ne sera pas de trop pour votre cas particulier. L’éditeur met aussi au rebut plusieurs fonctions Copilot : les discussions de groupe ne seront plus disponibles à partir du 18 août. Ce sera aussi le cas de la fonction de création et d’accès aux podcasts.

Plus étonnant, la recherche approfondie fait aussi ses valises pour les comptes grand public. Seuls les utilisateurs Microsoft 365 Premium y auront droit. Les recherches approfondies générées jusqu’au 18 août resteront disponibles par la suite, via l’historique des discussions.

Microsoft retire aussi de la circulation les Copilot Labs, un programme qui permettait de tester des fonctions IA expérimentales. Les contenus qui ont pu être créés sur cette plateforme (clips audio, objets 3D) ne seront plus accessibles.

Enfin, et ce sera probablement un déchirement pour la poignée d’utilisateurs qui s’en servait, Mico va disparaître du mode vocal de Copilot. Ce petit blob animé, dévoilé en octobre dernier, devait donner une « personnalité » amicale au chatbot. Manifestement, le succès n’a pas été au rendez-vous, la fonction est restée au stade de bêta.

Mico continuera cependant de traîner sa carcasse, mais uniquement dans le mode d’apprentissage de Copilot où l’IA agit davantage en tuteur en direct qu’en assistant. Le mode vocal de Copilot demeure lui bien en place.

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Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

Mico bye bye
Microsoft fait le ménage dans Copilot et range la mascotte Mico au placard

Grand ménage en cours chez Microsoft. L’éditeur a annoncé un coup de balai pour Copilot, qui va perdre des fonctions jugées inutiles – comme la fameuse mascotte Mico oubliée de tous –, tout en se rapprochant du concept de « superapp ».

Les « superapps », tous les acteurs IA n’ont plus que ça à la bouche. OpenAI a fondu ChatGPT dans Codex (à moins que ce ne soit l’inverse), avec à la clé une certaine confusion dans les fonctionnalités. Anthropic a installé au chausse-pied Cowork dans son application Chat, tandis que l’app Gemini embarque des capacités agentiques.

Et pourquoi pas Copilot ? Microsoft a annoncé un ménage estival pour son chatbot, qui se décline dans une pléthore de versions et se noie sous des fonctions pas franchement pertinentes ni très utilisées. Une rumeur annonçait début juin la volonté de l’éditeur de réduire cette cacophonie : c’est désormais officiel.

Dégraisser le mammouth Copilot

Cela passe par la fusion de l’application Copilot pour le grand public avec celle destinée à Microsoft 365. Les utilisateurs pourront toujours générer du texte et des images, mais aussi accéder aux fichiers, aux contenus et aux logiciels bureautiques d’Office. Il est possible de se connecter dans cette nouvelle app Copilot avec un compte personnel, d’école ou professionnel pour avoir accès à ses courriels, son agenda et ses documents stockés dans le nuage.

Microsoft liste beaucoup de cas en fonction des connexions et des documents, un petit tour sur la page d’explication ne sera pas de trop pour votre cas particulier. L’éditeur met aussi au rebut plusieurs fonctions Copilot : les discussions de groupe ne seront plus disponibles à partir du 18 août. Ce sera aussi le cas de la fonction de création et d’accès aux podcasts.

Plus étonnant, la recherche approfondie fait aussi ses valises pour les comptes grand public. Seuls les utilisateurs Microsoft 365 Premium y auront droit. Les recherches approfondies générées jusqu’au 18 août resteront disponibles par la suite, via l’historique des discussions.

Microsoft retire aussi de la circulation les Copilot Labs, un programme qui permettait de tester des fonctions IA expérimentales. Les contenus qui ont pu être créés sur cette plateforme (clips audio, objets 3D) ne seront plus accessibles.

Enfin, et ce sera probablement un déchirement pour la poignée d’utilisateurs qui s’en servait, Mico va disparaître du mode vocal de Copilot. Ce petit blob animé, dévoilé en octobre dernier, devait donner une « personnalité » amicale au chatbot. Manifestement, le succès n’a pas été au rendez-vous, la fonction est restée au stade de bêta.

Mico continuera cependant de traîner sa carcasse, mais uniquement dans le mode d’apprentissage de Copilot où l’IA agit davantage en tuteur en direct qu’en assistant. Le mode vocal de Copilot demeure lui bien en place.

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[MàJ] Un pirate a accédé à la plateforme des impôts, des « centaines de milliers d’usagers » concernés

Les contribuables ont peur
[MàJ] Un pirate a accédé à la plateforme des impôts, des « centaines de milliers d’usagers » concernés

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a confirmé les bruits de couloir qui circulaient depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux. Des données concernant des particuliers et des professionnels sont compromises, suite à l’ « accès illégitime » d’un acteur malveillant fin juin.

Les fuites de données se suivent, ne se ressemblent pas… mais elles gardent leur caractère inquiétant. 24 heures après la confirmation que feu Bloctel a laissé filé des centaines de milliers de numéros de téléphone, c’est au tour de la DGFiP d’annoncer qu’un acteur malveillant a eu accès au système d’information des impôts après une usurpation d’identité.

Le communiqué a été publié ce jeudi 13 août en fin de journée, mais l’intrusion remonte à fin juin. Le pirate a revendiqué cet accès hier, mercredi 12 août, ce qui a certainement poussé Bercy à réagir officiellement. Les premières investigations indiquent que l’accès avait été coupé fin juin « dans le cadre du contrôle opéré ». Néanmoins, l’acteur a consulté et extrait des données concernant des particuliers et des professionnels.

La nature et la quantité de ces données ne sont pas précisées. Cependant, les usagers concernés recevront une information individuelle qui spécifiera les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites. Le cas échéant, ils seront également conseillés sur les mesures de vigilance à adopter.

Comme le veut la réglementation, la CNIL va être notifiée de l’incident, et une plainte sera déposée. De nouveaux éléments seront communiqués au fur et à mesure de l’enquête, menée par les équipes de la Direction avec le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS), ainsi qu’avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Mise à jour 14/08 – Le ministère de l’Économie a précisé à Next que le piratage des données de la plateforme des impôts concerne « des centaines de milliers d’usagers », sans plus de précision à l’heure actuelle.

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[MàJ] Un pirate a accédé à la plateforme des impôts, des « centaines de milliers d’usagers » concernés

Les contribuables ont peur
[MàJ] Un pirate a accédé à la plateforme des impôts, des « centaines de milliers d’usagers » concernés

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a confirmé les bruits de couloir qui circulaient depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux. Des données concernant des particuliers et des professionnels sont compromises, suite à l’ « accès illégitime » d’un acteur malveillant fin juin.

Les fuites de données se suivent, ne se ressemblent pas… mais elles gardent leur caractère inquiétant. 24 heures après la confirmation que feu Bloctel a laissé filé des centaines de milliers de numéros de téléphone, c’est au tour de la DGFiP d’annoncer qu’un acteur malveillant a eu accès au système d’information des impôts après une usurpation d’identité.

Le communiqué a été publié ce jeudi 13 août en fin de journée, mais l’intrusion remonte à fin juin. Le pirate a revendiqué cet accès hier, mercredi 12 août, ce qui a certainement poussé Bercy à réagir officiellement. Les premières investigations indiquent que l’accès avait été coupé fin juin « dans le cadre du contrôle opéré ». Néanmoins, l’acteur a consulté et extrait des données concernant des particuliers et des professionnels.

La nature et la quantité de ces données ne sont pas précisées. Cependant, les usagers concernés recevront une information individuelle qui spécifiera les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites. Le cas échéant, ils seront également conseillés sur les mesures de vigilance à adopter.

Comme le veut la réglementation, la CNIL va être notifiée de l’incident, et une plainte sera déposée. De nouveaux éléments seront communiqués au fur et à mesure de l’enquête, menée par les équipes de la Direction avec le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS), ainsi qu’avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Mise à jour 14/08 – Le ministère de l’Économie a précisé à Next que le piratage des données de la plateforme des impôts concerne « des centaines de milliers d’usagers », sans plus de précision à l’heure actuelle.

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Twitch regrette mais assume : les contenus des chaînes entraînent par défaut l’IA d’Amazon

Faut nous comprendre, on peut pas faire autrement
Twitch regrette mais assume : les contenus des chaînes entraînent par défaut l’IA d’Amazon

Twitch exploite les contenus des chaînes des créateurs de contenus pour entraîner les modèles IA d’Amazon. Rien de vraiment étonnant, la plateforme de streaming étant la propriété du géant du commerce en ligne, et puis bien d’autres entreprises font de même avec leurs utilisateurs. Le hic ici, c’est que la fonction est activée par défaut…

Une bonne partie de la communauté des créateurs de Twitch n’apprécie pas – c’est un euphémisme – l’IA générative. Depuis ce mercredi 12 août, c’est donc une vague de colère qui s’abat sur la plateforme, après que celle-ci a activé par défaut l’autorisation d’exploiter le contenu des chaînes pour entraîner les modèles IA d’Amazon. Tout peut y passer : streams, vidéos à la demande, clips, chats de stream, images et textes de la chaîne.

« Votre audio pourrait contribuer à améliorer les modèles de conversion de la parole en texte. Cela permettrait d’améliorer les sous-titres sur Twitch, mais aussi sur l’ensemble des services Amazon », illustre ainsi la FAQ mise en ligne pour l’occasion. Il reste heureusement la possibilité de désactiver l’utilisation des contenus, dans les réglages « Sécurité et confidentialité » de Twitch.

Néanmoins, même en désactivant l’option, les données de discussion dans un chat peuvent tout de même être exploitées pour entraîner les modèles IA d’Amazon si quelqu’un dans le chat a accepté de participer.

Twitch face à la colère des créateurs

La nouveauté n’est pas passée inaperçue. Et Twitch a bien conscience de l’impopularité de l’IA générative chez ses créateurs. Lors d’un stream houleux repris par Aftermath, Mike Minton, directeur produit du service, et Mary Kish, responsable de la communauté, ont tenté d’expliquer cette décision. Devant le barrage de questions sur le caractère « opt-in » de l’option, le directeur produit n’a pas fait mystère de la raison pour laquelle Twitch avait procédé de la sorte.

« Alors, pourquoi est-ce que ce n’est pas une option à activer volontairement ? » a expliqué Mike Minton. « Il y a une réponse honnête, et je pense que la plupart d’entre vous peuvent probablement la comprendre : si c’était à activer volontairement, personne ne le ferait. C’est honnêtement la réponse. » Aucun créateur de Twitch n’autoriserait volontairement de donner ses contenus pour entraîner les modèles IA d’Amazon, c’est pourquoi l’option est activée par défaut.

Voilà qui a au moins le mérite de la franchise. Et de la clarté… même si le reste de la discussion n’a malheureusement pas beaucoup éclairé les créateurs en colère. « C’est un sujet délicat, et je pense que notre communauté a eu la réaction à laquelle je m’attendais de votre part, à savoir que vous n’aimez pas ça », a convenu Mary Kish, qui elle-même a désactivé l’option.

Les mains liées de Twitch

Pourquoi diable avoir activé cette fonction par défaut ? Parce que si Amazon n’exploitait pas les streams pour ses modèles, d’autres entreprises l’auraient fait. « Si des modèles ont été entraînés sur [vos contenus], il se peut que ce soit Amazon, ou pas », a indiqué Mike Minton. « Il s’agissait probablement de l’une des dizaines d’entreprises qui créent des modèles et utilisent tout contenu accessible publiquement qu’elles peuvent trouver. »

Il se trouve que Twitch est la plateforme de streaming dominante, et qu’Amazon est une des plus grandes entreprises de la planète. Autrement dit, ce ne sont pas de petits acteurs soumis aux diktats des mastodontes de leurs secteurs respectifs : ils peuvent imposer leurs propres règles. Hélas, les pauvres n’ont visiblement pas le choix, à en croire Mike Minton :

« Je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais je pense qu’il est assez raisonnable de supposer que presque tout contenu disponible est utilisé pour l’entraînement de modèles, d’une manière ou d’une autre, que ce soit autorisé ou non. Donc je pense que nous devons aussi reconnaître qu’il y a beaucoup d’éléments ici qui échappent même à notre contrôle direct. »

Minuscule consolation : ni Amazon ni Twitch ne revendent les données à des tiers. « Nous ne revendons pas les données à d’autres entreprises qui entraînent des modèles (…) Ce n’est pas ce qui se passe ici. Nous ne tirons aucun profit et ne gagnons pas d’argent en vendant vos données », affirme Minton.

Quant à savoir si Amazon exploitait déjà en douce les contenus des streams pour l’entraînement de son IA, les deux responsables bottent en touche.« Je ne peux pas me prononcer sur ce qu’Amazon utilise ou pas précisement comme contenu concernant l’entrainement », a déclaré Mike Minton. Lui et Mary Kish encouragent les utilisateurs de Twitch à désactiver l’option : « Les chiffres de désinscription nous aideront à réaffirmer que notre communauté n’est pas réceptive à l’IA sous quelque forme que ce soit », a affirmé la responsable de la communauté.

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Twitch regrette mais assume : les contenus des chaînes entraînent par défaut l’IA d’Amazon

Faut nous comprendre, on peut pas faire autrement
Twitch regrette mais assume : les contenus des chaînes entraînent par défaut l’IA d’Amazon

Twitch exploite les contenus des chaînes des créateurs de contenus pour entraîner les modèles IA d’Amazon. Rien de vraiment étonnant, la plateforme de streaming étant la propriété du géant du commerce en ligne, et puis bien d’autres entreprises font de même avec leurs utilisateurs. Le hic ici, c’est que la fonction est activée par défaut…

Une bonne partie de la communauté des créateurs de Twitch n’apprécie pas – c’est un euphémisme – l’IA générative. Depuis ce mercredi 12 août, c’est donc une vague de colère qui s’abat sur la plateforme, après que celle-ci a activé par défaut l’autorisation d’exploiter le contenu des chaînes pour entraîner les modèles IA d’Amazon. Tout peut y passer : streams, vidéos à la demande, clips, chats de stream, images et textes de la chaîne.

« Votre audio pourrait contribuer à améliorer les modèles de conversion de la parole en texte. Cela permettrait d’améliorer les sous-titres sur Twitch, mais aussi sur l’ensemble des services Amazon », illustre ainsi la FAQ mise en ligne pour l’occasion. Il reste heureusement la possibilité de désactiver l’utilisation des contenus, dans les réglages « Sécurité et confidentialité » de Twitch.

Néanmoins, même en désactivant l’option, les données de discussion dans un chat peuvent tout de même être exploitées pour entraîner les modèles IA d’Amazon si quelqu’un dans le chat a accepté de participer.

Twitch face à la colère des créateurs

La nouveauté n’est pas passée inaperçue. Et Twitch a bien conscience de l’impopularité de l’IA générative chez ses créateurs. Lors d’un stream houleux repris par Aftermath, Mike Minton, directeur produit du service, et Mary Kish, responsable de la communauté, ont tenté d’expliquer cette décision. Devant le barrage de questions sur le caractère « opt-in » de l’option, le directeur produit n’a pas fait mystère de la raison pour laquelle Twitch avait procédé de la sorte.

« Alors, pourquoi est-ce que ce n’est pas une option à activer volontairement ? » a expliqué Mike Minton. « Il y a une réponse honnête, et je pense que la plupart d’entre vous peuvent probablement la comprendre : si c’était à activer volontairement, personne ne le ferait. C’est honnêtement la réponse. » Aucun créateur de Twitch n’autoriserait volontairement de donner ses contenus pour entraîner les modèles IA d’Amazon, c’est pourquoi l’option est activée par défaut.

Voilà qui a au moins le mérite de la franchise. Et de la clarté… même si le reste de la discussion n’a malheureusement pas beaucoup éclairé les créateurs en colère. « C’est un sujet délicat, et je pense que notre communauté a eu la réaction à laquelle je m’attendais de votre part, à savoir que vous n’aimez pas ça », a convenu Mary Kish, qui elle-même a désactivé l’option.

Les mains liées de Twitch

Pourquoi diable avoir activé cette fonction par défaut ? Parce que si Amazon n’exploitait pas les streams pour ses modèles, d’autres entreprises l’auraient fait. « Si des modèles ont été entraînés sur [vos contenus], il se peut que ce soit Amazon, ou pas », a indiqué Mike Minton. « Il s’agissait probablement de l’une des dizaines d’entreprises qui créent des modèles et utilisent tout contenu accessible publiquement qu’elles peuvent trouver. »

Il se trouve que Twitch est la plateforme de streaming dominante, et qu’Amazon est une des plus grandes entreprises de la planète. Autrement dit, ce ne sont pas de petits acteurs soumis aux diktats des mastodontes de leurs secteurs respectifs : ils peuvent imposer leurs propres règles. Hélas, les pauvres n’ont visiblement pas le choix, à en croire Mike Minton :

« Je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais je pense qu’il est assez raisonnable de supposer que presque tout contenu disponible est utilisé pour l’entraînement de modèles, d’une manière ou d’une autre, que ce soit autorisé ou non. Donc je pense que nous devons aussi reconnaître qu’il y a beaucoup d’éléments ici qui échappent même à notre contrôle direct. »

Minuscule consolation : ni Amazon ni Twitch ne revendent les données à des tiers. « Nous ne revendons pas les données à d’autres entreprises qui entraînent des modèles (…) Ce n’est pas ce qui se passe ici. Nous ne tirons aucun profit et ne gagnons pas d’argent en vendant vos données », affirme Minton.

Quant à savoir si Amazon exploitait déjà en douce les contenus des streams pour l’entraînement de son IA, les deux responsables bottent en touche.« Je ne peux pas me prononcer sur ce qu’Amazon utilise ou pas précisement comme contenu concernant l’entrainement », a déclaré Mike Minton. Lui et Mary Kish encouragent les utilisateurs de Twitch à désactiver l’option : « Les chiffres de désinscription nous aideront à réaffirmer que notre communauté n’est pas réceptive à l’IA sous quelque forme que ce soit », a affirmé la responsable de la communauté.

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Google DeepMind transforme la langue des signes en texte sur les Pixel 11

La parole est aux mains
Google DeepMind transforme la langue des signes en texte sur les Pixel 11

La réorganisation de Google DeepMind n’empêche pas le labo IA du géant du web de continuer à produire des technologies inédites. À l’occasion de la présentation de la nouvelle gamme Pixel 11, DeepMind a dévoilé un nouveau modèle qui transcrit la langue des signes en texte.

Les Pixel 11 sont les premiers smartphones Android à intégrer le modèle SL2T (pour « sign-language-to-text »). Développé par Google DeepMind, il permet aux sourds et aux malentendants de signer devant leur téléphone au lieu de saisir du texte. Il devient donc possible de chercher quelque chose sur internet, d’écrire des messages, d’interagir avec Gemini ou de répondre dans le fil d’une conversation en utilisant la langue des signes.

Les testeurs de Google affirment que cette fonction d’accessibilité est bien plus naturelle, plus rapide et plus agréable que de taper du texte. L’ASL, la langue des signes américaine, est la première à être prise en charge. D’autres langues sont dans les tuyaux, tout comme le support d’appareils supplémentaires.

Les mains dans le cambouis

Comme l’explique Google, les langues des signes – il en existe plus de 200 – sont de « vraies langues », chacune ayant sa propre grammaire et son propre lexique, qui utilise non seulement les mains bien sûr, mais aussi le visage et les mouvements de la tête, le torse et l’espace.

Le développement d’un modèle SL2T doit franchir deux obstacles : d’une, le défi linguistique, puisque les langues des signes ne sont pas la transcription mot à mot d’une langue orale. De deux, un défi visuel : le modèle doit en effet comprendre des mouvements complexes du corps, des mains, du visage, de la position du corps, le tout étant très rapide et parfois simultané.

Image : Google

Google rappelle l’existence de « gants de traduction », une des premières tentatives de transcrire la langue des signes en texte. Une tentative « fondamentalement limitée » puisque les langues des signes ne sont pas de « l’anglais [ou du français] avec les mains ». Le modèle mis au point par DeepMind doit répondre à ces deux problématiques.

Le modèle SL2T a été entraîné sur plus de 100 000 heures de données de 50 langues des signes (un quart de ce volume d’heures ayant été consacré à l’ASL). « L’entraînement conjoint sur diverses langues, dialectes et niveaux de maîtrise permet au modèle d’apprendre des structures sous-jacentes communes, ce qui l’a amené à surpasser les modèles monolingues dans nos expériences », explique l’équipe.

En attendant la LSF

La traduction ne s’appuie pas sur le flux vidéo brut, afin de protéger la vie privée de l’utilisateur. Un modèle spécialisé, MediaPipe Holistic, suit les points de repères du corps ; le traitement est réalisé en local, sur l’appareil. Il envoie ces points de repère au serveur, tandis que la vidéo est immédiatement supprimée.

Les coordonnées corporelles sont ensuite analysées et transformées en texte. « Traduire directement à partir des points de repère supprime les limites artificielles de vocabulaire et permet à la qualité de traduction de progresser directement avec la quantité de données », ajoute Google qui s’enorgueillit de n’avoir pas utilisé de gloses. Ces annotations intermédiaires, très utilisées dans les travaux sur la traduction des langues des signes, sont jugées insuffisantes pour capturer la richesse de ces langages.

En termes de performances, Google affirme que SL2T décroche les meilleurs résultats sur les principaux tests de traduction de l’ASL vers l’anglais (à l’instar de FLEURS-ASL). Le modèle a aussi été optimisé pour des usages du monde réel, où il faut une latence faible, éviter les hallucinations, sans oublier de prendre en compte les signeurs gauchers.

Pour développer la suite, Google a créé l’AI Sign Language Advisory Committee (AISLAC), qui regroupe des organisations internationales de sourds et malentendants, ainsi que des spécialistes du sujet. Un rapport d’impact a également été publié à l’occasion du lancement de cette version 1.0 du modèle SL2T.

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Google DeepMind transforme la langue des signes en texte sur les Pixel 11

La parole est aux mains
Google DeepMind transforme la langue des signes en texte sur les Pixel 11

La réorganisation de Google DeepMind n’empêche pas le labo IA du géant du web de continuer à produire des technologies inédites. À l’occasion de la présentation de la nouvelle gamme Pixel 11, DeepMind a dévoilé un nouveau modèle qui transcrit la langue des signes en texte.

Les Pixel 11 sont les premiers smartphones Android à intégrer le modèle SL2T (pour « sign-language-to-text »). Développé par Google DeepMind, il permet aux sourds et aux malentendants de signer devant leur téléphone au lieu de saisir du texte. Il devient donc possible de chercher quelque chose sur internet, d’écrire des messages, d’interagir avec Gemini ou de répondre dans le fil d’une conversation en utilisant la langue des signes.

Les testeurs de Google affirment que cette fonction d’accessibilité est bien plus naturelle, plus rapide et plus agréable que de taper du texte. L’ASL, la langue des signes américaine, est la première à être prise en charge. D’autres langues sont dans les tuyaux, tout comme le support d’appareils supplémentaires.

Les mains dans le cambouis

Comme l’explique Google, les langues des signes – il en existe plus de 200 – sont de « vraies langues », chacune ayant sa propre grammaire et son propre lexique, qui utilise non seulement les mains bien sûr, mais aussi le visage et les mouvements de la tête, le torse et l’espace.

Le développement d’un modèle SL2T doit franchir deux obstacles : d’une, le défi linguistique, puisque les langues des signes ne sont pas la transcription mot à mot d’une langue orale. De deux, un défi visuel : le modèle doit en effet comprendre des mouvements complexes du corps, des mains, du visage, de la position du corps, le tout étant très rapide et parfois simultané.

Image : Google

Google rappelle l’existence de « gants de traduction », une des premières tentatives de transcrire la langue des signes en texte. Une tentative « fondamentalement limitée » puisque les langues des signes ne sont pas de « l’anglais [ou du français] avec les mains ». Le modèle mis au point par DeepMind doit répondre à ces deux problématiques.

Le modèle SL2T a été entraîné sur plus de 100 000 heures de données de 50 langues des signes (un quart de ce volume d’heures ayant été consacré à l’ASL). « L’entraînement conjoint sur diverses langues, dialectes et niveaux de maîtrise permet au modèle d’apprendre des structures sous-jacentes communes, ce qui l’a amené à surpasser les modèles monolingues dans nos expériences », explique l’équipe.

En attendant la LSF

La traduction ne s’appuie pas sur le flux vidéo brut, afin de protéger la vie privée de l’utilisateur. Un modèle spécialisé, MediaPipe Holistic, suit les points de repères du corps ; le traitement est réalisé en local, sur l’appareil. Il envoie ces points de repère au serveur, tandis que la vidéo est immédiatement supprimée.

Les coordonnées corporelles sont ensuite analysées et transformées en texte. « Traduire directement à partir des points de repère supprime les limites artificielles de vocabulaire et permet à la qualité de traduction de progresser directement avec la quantité de données », ajoute Google qui s’enorgueillit de n’avoir pas utilisé de gloses. Ces annotations intermédiaires, très utilisées dans les travaux sur la traduction des langues des signes, sont jugées insuffisantes pour capturer la richesse de ces langages.

En termes de performances, Google affirme que SL2T décroche les meilleurs résultats sur les principaux tests de traduction de l’ASL vers l’anglais (à l’instar de FLEURS-ASL). Le modèle a aussi été optimisé pour des usages du monde réel, où il faut une latence faible, éviter les hallucinations, sans oublier de prendre en compte les signeurs gauchers.

Pour développer la suite, Google a créé l’AI Sign Language Advisory Committee (AISLAC), qui regroupe des organisations internationales de sourds et malentendants, ainsi que des spécialistes du sujet. Un rapport d’impact a également été publié à l’occasion du lancement de cette version 1.0 du modèle SL2T.

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La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

L'IA n'est pas un médecin
La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

S’il est bien difficile de développer de nouveaux capteurs de suivi de la santé, il est toujours possible d’exploiter au mieux ceux existants. La Pixel Watch 5 fraîchement annoncée par Google n’apporte pas grand chose de neuf dans le registre matériel. En revanche la montre connectée s’appuie sur ses composants existants, et une bonne rasade d’IA, pour détecter des signaux inédits.

Au premier regard, difficile de distinguer une Pixel Watch 4 d’une Pixel Watch 5. La lecture de la fiche technique ne nous renseigne pas tellement plus : en dehors d’une puce un peu plus véloce (la Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated), de 64 Go de stockage (le double du modèle précédent) et 3 de Go de mémoire (1 de plus), la nouvelle montre connectée de Google ressemble en tout point à sa prédécesseure – si ce n’est qu’elle coûte 20 euros plus cher.

Google a préféré miser sur le logiciel et les capteurs déjà présents dans ses montres pour annoncer plusieurs nouveautés en matière de santé. Deux en particulier ressortent du lot : la détection de tendances à la hausse de la pression artérielle, et l’alerte en cas de signes de résistance à l’insuline.

La première analyse les changements de la tension artérielle par rapport à la valeur de référence, la seconde suit des tendances susceptibles d’indiquer une évolution de la résistance à l’insuline, sans mesurer directement la glycémie ni le taux d’insuline. Ces deux fonctions seront disponibles cet automne. La mesure de la résistance à l’insuline est particulièrement intrigante, c’est une première dans le domaine des montres connectées grand public ; les constructeurs investissent en effet beaucoup pour développer une solution de surveillance de la glycémie sans piqûre.

Mesure non invasive de la glycémie : si loin, si proche

Google n’y est pas encore tout à fait, puisque cet outil ne mesure pas la glycémie en continu, il ne propose pas non plus d’afficher les niveaux de glucose dans le sang. Néanmoins, c’est un premier pas et une voie intéressante qu’emprunte l’entreprise ici, celle d’un suivi des facteurs physiologiques considérés comme des indicateurs de l’effort fourni par le corps humain pour produire de l’énergie à partir des aliments ingérés.

Les mesures relevées par les capteurs de la montre (accéléromètre, cardiofréquencemètre, température cutanée), secondées par l’IA, permettent à Google d’évaluer cet effort. Les modèles IA ont été entraînés « sur des milliards de minutes de données de capteurs » obtenues auprès de plus de 100 000 utilisateurs ayant donné leur accord. « En général, ces variations de votre niveau de résistance à l’insuline sont très subtiles », explique Francis Ho, directeur produit Pixel Watch, auprès de Bloomberg.

« La plupart des adultes ne pensent pas vraiment à surveiller cet indicateur, mais s’il n’est pas pris en charge, il peut évoluer vers des pathologies plus graves », ajoute-t-il. Non prise en charge, une résistance élevée à l’insuline peut favoriser l’apparition d’un prédiabète puis d’un diabète de type 2.

Google le précise dans les notes de bas de page : ces fonctions ne sont pas des dispositifs médicaux, elles ne servent pas à diagnostiquer, traiter ou guérir des maladies. En ce qui concerne l’alerte des signaux de résistance à l’insuline, ce n’est pas un outil de dépistage du diabète ni de surveillance de la glycémie en temps réel.

« N’utilisez pas ce produit pour gérer votre diabète, et ne vous fiez pas aux informations qu’il fournit pour modifier votre traitement ou vos taux d’insuline », insiste le constructeur qui recommande de consulter un vrai médecin. Ça va mieux en le disant bien sûr, et c’est aussi un moyen de se protéger contre d’éventuelles poursuites.

Ces fonctions santé sont regroupées sous l’ombrelle Health Guardian, qui proposera des résumés mensuels pour ces métriques. S’y ajoutera la tendance de la qualité respiratoire pendant le sommeil. Toujours sur un registre très anxiogène, la Pixel Watch 5 propose aussi de détecter la perte de pouls ce qui, le cas échéant, peut déclencher un appel vers les services d’urgence. Des secours qui pourront aussi être appelés en cas de détection d’une urgence respiratoire (baisse persistante du taux d’oxygène).

Les résumés mensuels seront disponibles aussi sur le nouveau bracelet sans écran Fitbit Air.

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La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

L'IA n'est pas un médecin
La Pixel Watch 5 détecte les signes de résistance à l’insuline

S’il est bien difficile de développer de nouveaux capteurs de suivi de la santé, il est toujours possible d’exploiter au mieux ceux existants. La Pixel Watch 5 fraîchement annoncée par Google n’apporte pas grand chose de neuf dans le registre matériel. En revanche la montre connectée s’appuie sur ses composants existants, et une bonne rasade d’IA, pour détecter des signaux inédits.

Au premier regard, difficile de distinguer une Pixel Watch 4 d’une Pixel Watch 5. La lecture de la fiche technique ne nous renseigne pas tellement plus : en dehors d’une puce un peu plus véloce (la Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated), de 64 Go de stockage (le double du modèle précédent) et 3 de Go de mémoire (1 de plus), la nouvelle montre connectée de Google ressemble en tout point à sa prédécesseure – si ce n’est qu’elle coûte 20 euros plus cher.

Google a préféré miser sur le logiciel et les capteurs déjà présents dans ses montres pour annoncer plusieurs nouveautés en matière de santé. Deux en particulier ressortent du lot : la détection de tendances à la hausse de la pression artérielle, et l’alerte en cas de signes de résistance à l’insuline.

La première analyse les changements de la tension artérielle par rapport à la valeur de référence, la seconde suit des tendances susceptibles d’indiquer une évolution de la résistance à l’insuline, sans mesurer directement la glycémie ni le taux d’insuline. Ces deux fonctions seront disponibles cet automne. La mesure de la résistance à l’insuline est particulièrement intrigante, c’est une première dans le domaine des montres connectées grand public ; les constructeurs investissent en effet beaucoup pour développer une solution de surveillance de la glycémie sans piqûre.

Mesure non invasive de la glycémie : si loin, si proche

Google n’y est pas encore tout à fait, puisque cet outil ne mesure pas la glycémie en continu, il ne propose pas non plus d’afficher les niveaux de glucose dans le sang. Néanmoins, c’est un premier pas et une voie intéressante qu’emprunte l’entreprise ici, celle d’un suivi des facteurs physiologiques considérés comme des indicateurs de l’effort fourni par le corps humain pour produire de l’énergie à partir des aliments ingérés.

Les mesures relevées par les capteurs de la montre (accéléromètre, cardiofréquencemètre, température cutanée), secondées par l’IA, permettent à Google d’évaluer cet effort. Les modèles IA ont été entraînés « sur des milliards de minutes de données de capteurs » obtenues auprès de plus de 100 000 utilisateurs ayant donné leur accord. « En général, ces variations de votre niveau de résistance à l’insuline sont très subtiles », explique Francis Ho, directeur produit Pixel Watch, auprès de Bloomberg.

« La plupart des adultes ne pensent pas vraiment à surveiller cet indicateur, mais s’il n’est pas pris en charge, il peut évoluer vers des pathologies plus graves », ajoute-t-il. Non prise en charge, une résistance élevée à l’insuline peut favoriser l’apparition d’un prédiabète puis d’un diabète de type 2.

Google le précise dans les notes de bas de page : ces fonctions ne sont pas des dispositifs médicaux, elles ne servent pas à diagnostiquer, traiter ou guérir des maladies. En ce qui concerne l’alerte des signaux de résistance à l’insuline, ce n’est pas un outil de dépistage du diabète ni de surveillance de la glycémie en temps réel.

« N’utilisez pas ce produit pour gérer votre diabète, et ne vous fiez pas aux informations qu’il fournit pour modifier votre traitement ou vos taux d’insuline », insiste le constructeur qui recommande de consulter un vrai médecin. Ça va mieux en le disant bien sûr, et c’est aussi un moyen de se protéger contre d’éventuelles poursuites.

Ces fonctions santé sont regroupées sous l’ombrelle Health Guardian, qui proposera des résumés mensuels pour ces métriques. S’y ajoutera la tendance de la qualité respiratoire pendant le sommeil. Toujours sur un registre très anxiogène, la Pixel Watch 5 propose aussi de détecter la perte de pouls ce qui, le cas échéant, peut déclencher un appel vers les services d’urgence. Des secours qui pourront aussi être appelés en cas de détection d’une urgence respiratoire (baisse persistante du taux d’oxygène).

Les résumés mensuels seront disponibles aussi sur le nouveau bracelet sans écran Fitbit Air.

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Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Google lance un mouchard
Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Comme depuis quelques années maintenant, Google révèle au cœur de l’été sa nouvelle gamme Pixel. Au menu de la fournée 2026 : de nouveaux smartphones et montres connectées, mais aussi un rival direct à l’AirTag d’Apple.

On ne change pas une équipe qui gagne : Google n’a pas forcé son talent avec la nouvelle gamme Pixel 11 qui ressemble fort à la précédente génération. Le constructeur a toutefois intégré une petite nouveauté matérielle baptisée HiLight, réservée aux modèles Pro (Pixel 11 Pro, Pro XL et Pro Fold). Il s’agit d’un anneau de LED RVB intégré au module flash au dos des smartphones ; il s’illumine discrètement quand un contact préféré appelle (cela fonctionne aussi avec WhatsApp), ou lors d’une discussion avec Gemini.

HiLight est encore très limité, les autres applications ne peuvent pas l’utiliser pour envoyer des alertes lumineuses. Google n’a pas indiqué s’il comptait ouvrir cette diode à d’autres éditeurs. Sur le plan matériel, tous les modèles fonctionnent avec une nouvelle puce Tensor G6 doublée d’une puce de sécurité Titan M3 censée offrir une « sécurité proactive » grâce à la cryptographie post-quantique de Google.

La principale amélioration concerne le traitement IA en local. Le constructeur annonce un gain de performance TPU de 50 % par rapport au Tensor G5 pour des fonctions Gemini d’assistance proactive et pour la traduction en temps réel. La puce est également mise à contribution pour des fonctions photos de nuit et le zoom numérique. Les détails techniques sur la Tensor G6 sont très maigres, mais selon les fuites recensées par ArsTechnica, la puce compterait sept cœurs Arm custom… soit un de moins que la Tensor G5.

Le processeur de la puce se veut 25 % plus rapide pour la navigation web et jusqu’à 20 % d’efficacité énergétique. C’est une bonne nouvelle, sachant que les capacités des batteries des nouveaux smartphones sont moins importantes que chez leurs prédécesseurs, d’environ 100 mAh. Le Pixel 11 Pro Fold laisse même 200 mAh sur le carreau. Ça n’empêche pas Google d’assurer que ses appareils sont capables de tenir plus de 30 heures sur une seule charge (24 heures pour le pliant).

Google met chaque année le paquet sur les capacités photo de ses smartphones, même s’il y a un très gros travail d’optimisation et d’amélioration logicielle et par IA derrière chaque image. Les Pixel 11 et Pro Fold intègrent un nouveau capteur de 48 mégapixels qui capture davantage de lumière. Ces modèles peuvent aussi zoomer numériquement jusqu’à x30 ; jusqu’à x120 sur les versions Pro et Pro XL, qui bénéficient en outre d’un capteur principal de 50 mpx avec une plus grande ouverture encore.

Image : Google

En matière d’autonomie, une nouveauté est à noter : le mode Extreme Charging qui permet de remplumer 75 % de batterie en 30 minutes, en filaire avec le chargeur 45W de Google (pas fourni). Le mode suspend l’activité en arrière-plan ainsi que les applications non essentielles. La recharge sans fil est aussi disponible via le nouveau chargeur Pixelsnap (Qi2 25W), elle est plus rapide de 29 %.

Les écrans affichent une luminosité maximale 3 600 nits, exception faite du Pixel 11 de base qui se contente de 3 000 nits. Autre curiosité de la gamme : si ce modèle n’embarque toujours que 12 Go de mémoire (c’était déjà le cas du Pixel 10), les Pixel 11 Pro et Pro XL sont eux aussi proposés avec cette dotation dans leur version de base, avec 256 Go de stockage. Le Pixel 10 Pro de l’an dernier emportait 16 Go de base. Pour avoir plus de RAM, il faut s’offrir l’option à 512 Go de stockage, évidemment plus chère.

Un porte-parole de Google a expliqué à Engadget que « l’industrie tech traverse une grave pénurie de RAM provoquée par les fournisseurs » – sans préciser que l’entreprise fait partie du problème – « et nous avons dû ajuster les prix des Pixel 11 ainsi que leurs configurations de mémoire vive afin d’en atténuer les effets tout en offrant le maximum de valeur à nos clients ». Il ajoute : « grâce aux optimisations logicielles et matérielles, vous pouvez vous attendre à des performances plus rapides et plus fluides sur les modèles Pro de cette année par rapport aux versions comparables de l’an dernier équipées de 256 Go de stockage SSD. »

Ce qui nous emmène logiquement vers les prix, qui globalement sont 100 euros plus élevés que pour la gamme 2025. Mais Google rattrape un peu le coup en doublant le stockage de base pour les Pixel 10 et 10 Pro (mais pas le XL), qui embarquaient par défaut 128 Go.

  • Pixel 11 : à partir de 999 euros avec 256 Go de stockage et 12 Go de RAM (1 129 euros avec 512 Go/12 Go)
  • Pixel 11 Pro : à partir de 1 199 euros 256/12 (1 329 euros avec 512 Go/16, 1 589 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro XL : à partir de 1 399 euros 256/12 (1 529 euros avec 512 Go/16, 1 789 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro Fold : à partir de 1 999 euros 256/16 (2 129 euros avec 512 Go/16, 2 289 euros avec 1 To/16)

Ces smartphones auront droit à 7 ans de mises à jour Android.

Google a également levé le voile sur la Pixel Watch 5, qui ne réinvente pas la roue. On garde les mêmes et on recommence, ou presque, avec des tailles de boîtiers similaires (41 et 45 mm). La puce, une Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated, est 20 % plus rapide que le modèle de l’an dernier. Le GPS s’améliore également, en particulier dans les zones urbaines denses. Il n’y a pas de nouveau capteur santé, néanmoins la montre peut mesurer plus de 50 types d’entraînements. Les tarifs débutent à 419 euros.

Image : Google

Enfin, la petite (littéralement) nouveauté du jour est un traqueur, le Pixel Tag, qui vient marcher directement sur les platebandes de l’AirTag d’Apple. L’objet, dont la commercialisation (29 dollars l’unité) est prévue pour novembre, s’appuie sur le réseau Localiser de Google, qui compte plus d’un milliard d’appareils dans le monde. La puce Ultra-Wideband des smartphones leur permettra de localiser précisément un mouchard.

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Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Google lance un mouchard
Pixel 11 : Google augmente les prix et ajoute une petite LED pour Gemini

Comme depuis quelques années maintenant, Google révèle au cœur de l’été sa nouvelle gamme Pixel. Au menu de la fournée 2026 : de nouveaux smartphones et montres connectées, mais aussi un rival direct à l’AirTag d’Apple.

On ne change pas une équipe qui gagne : Google n’a pas forcé son talent avec la nouvelle gamme Pixel 11 qui ressemble fort à la précédente génération. Le constructeur a toutefois intégré une petite nouveauté matérielle baptisée HiLight, réservée aux modèles Pro (Pixel 11 Pro, Pro XL et Pro Fold). Il s’agit d’un anneau de LED RVB intégré au module flash au dos des smartphones ; il s’illumine discrètement quand un contact préféré appelle (cela fonctionne aussi avec WhatsApp), ou lors d’une discussion avec Gemini.

HiLight est encore très limité, les autres applications ne peuvent pas l’utiliser pour envoyer des alertes lumineuses. Google n’a pas indiqué s’il comptait ouvrir cette diode à d’autres éditeurs. Sur le plan matériel, tous les modèles fonctionnent avec une nouvelle puce Tensor G6 doublée d’une puce de sécurité Titan M3 censée offrir une « sécurité proactive » grâce à la cryptographie post-quantique de Google.

La principale amélioration concerne le traitement IA en local. Le constructeur annonce un gain de performance TPU de 50 % par rapport au Tensor G5 pour des fonctions Gemini d’assistance proactive et pour la traduction en temps réel. La puce est également mise à contribution pour des fonctions photos de nuit et le zoom numérique. Les détails techniques sur la Tensor G6 sont très maigres, mais selon les fuites recensées par ArsTechnica, la puce compterait sept cœurs Arm custom… soit un de moins que la Tensor G5.

Le processeur de la puce se veut 25 % plus rapide pour la navigation web et jusqu’à 20 % d’efficacité énergétique. C’est une bonne nouvelle, sachant que les capacités des batteries des nouveaux smartphones sont moins importantes que chez leurs prédécesseurs, d’environ 100 mAh. Le Pixel 11 Pro Fold laisse même 200 mAh sur le carreau. Ça n’empêche pas Google d’assurer que ses appareils sont capables de tenir plus de 30 heures sur une seule charge (24 heures pour le pliant).

Google met chaque année le paquet sur les capacités photo de ses smartphones, même s’il y a un très gros travail d’optimisation et d’amélioration logicielle et par IA derrière chaque image. Les Pixel 11 et Pro Fold intègrent un nouveau capteur de 48 mégapixels qui capture davantage de lumière. Ces modèles peuvent aussi zoomer numériquement jusqu’à x30 ; jusqu’à x120 sur les versions Pro et Pro XL, qui bénéficient en outre d’un capteur principal de 50 mpx avec une plus grande ouverture encore.

Image : Google

En matière d’autonomie, une nouveauté est à noter : le mode Extreme Charging qui permet de remplumer 75 % de batterie en 30 minutes, en filaire avec le chargeur 45W de Google (pas fourni). Le mode suspend l’activité en arrière-plan ainsi que les applications non essentielles. La recharge sans fil est aussi disponible via le nouveau chargeur Pixelsnap (Qi2 25W), elle est plus rapide de 29 %.

Les écrans affichent une luminosité maximale 3 600 nits, exception faite du Pixel 11 de base qui se contente de 3 000 nits. Autre curiosité de la gamme : si ce modèle n’embarque toujours que 12 Go de mémoire (c’était déjà le cas du Pixel 10), les Pixel 11 Pro et Pro XL sont eux aussi proposés avec cette dotation dans leur version de base, avec 256 Go de stockage. Le Pixel 10 Pro de l’an dernier emportait 16 Go de base. Pour avoir plus de RAM, il faut s’offrir l’option à 512 Go de stockage, évidemment plus chère.

Un porte-parole de Google a expliqué à Engadget que « l’industrie tech traverse une grave pénurie de RAM provoquée par les fournisseurs » – sans préciser que l’entreprise fait partie du problème – « et nous avons dû ajuster les prix des Pixel 11 ainsi que leurs configurations de mémoire vive afin d’en atténuer les effets tout en offrant le maximum de valeur à nos clients ». Il ajoute : « grâce aux optimisations logicielles et matérielles, vous pouvez vous attendre à des performances plus rapides et plus fluides sur les modèles Pro de cette année par rapport aux versions comparables de l’an dernier équipées de 256 Go de stockage SSD. »

Ce qui nous emmène logiquement vers les prix, qui globalement sont 100 euros plus élevés que pour la gamme 2025. Mais Google rattrape un peu le coup en doublant le stockage de base pour les Pixel 10 et 10 Pro (mais pas le XL), qui embarquaient par défaut 128 Go.

  • Pixel 11 : à partir de 999 euros avec 256 Go de stockage et 12 Go de RAM (1 129 euros avec 512 Go/12 Go)
  • Pixel 11 Pro : à partir de 1 199 euros 256/12 (1 329 euros avec 512 Go/16, 1 589 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro XL : à partir de 1 399 euros 256/12 (1 529 euros avec 512 Go/16, 1 789 euros avec 1 To/16)
  • Pixel 11 Pro Fold : à partir de 1 999 euros 256/16 (2 129 euros avec 512 Go/16, 2 289 euros avec 1 To/16)

Ces smartphones auront droit à 7 ans de mises à jour Android.

Google a également levé le voile sur la Pixel Watch 5, qui ne réinvente pas la roue. On garde les mêmes et on recommence, ou presque, avec des tailles de boîtiers similaires (41 et 45 mm). La puce, une Qualcomm Snapdragon W5 Gen 2 Accelerated, est 20 % plus rapide que le modèle de l’an dernier. Le GPS s’améliore également, en particulier dans les zones urbaines denses. Il n’y a pas de nouveau capteur santé, néanmoins la montre peut mesurer plus de 50 types d’entraînements. Les tarifs débutent à 419 euros.

Image : Google

Enfin, la petite (littéralement) nouveauté du jour est un traqueur, le Pixel Tag, qui vient marcher directement sur les platebandes de l’AirTag d’Apple. L’objet, dont la commercialisation (29 dollars l’unité) est prévue pour novembre, s’appuie sur le réseau Localiser de Google, qui compte plus d’un milliard d’appareils dans le monde. La puce Ultra-Wideband des smartphones leur permettra de localiser précisément un mouchard.

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☕️ Gemini dans le club très fermé des services Google au milliard d’utilisateurs



Google peut s’enorgueillir de compter dans son catalogue 14 services et produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs : Gemini fait désormais partie de ce club, comme s’en réjouit Sundar Pichai, le directeur général d’Alphabet et de Google. Le dirigeant parle de l’application Gemini, ce qui exclut les utilisateurs qui se servent de cette IA ailleurs (Google a pris l’habitude d’insérer Gemini partout où c’est possible, parfois au chausse-pied).

La performance est quand même à relativiser, sachant que l’app Gemini est préinstallée sur les smartphones Android. Évidemment, c’est un sérieux avantage qui aide à recruter des utilisateurs. Josh Woodward, le chef de Gemini, confirme qu’Android est la plateforme dominante et de loin, puisque Gemini compte plus de 100 millions d’utilisateurs sur iOS.

Il donne aussi quelques précisions et statistiques d’usage sur Gemini. En vrac : les utilisateurs avancés sur macOS envoient des requêtes deux fois plus souvent que les utilisateurs d’autres plateformes, 63 % des utilisateurs parlent à Gemini, l’IA génère plus de 150 millions d’images chaque jour, elle peut automatiser des actions dans une quarantaine d’apps.

Image : Google

En ce qui concerne les 13 autres produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs, ils avaient été révélés durant l’édition 2026 de la Google I/O en mai dernier. Il s’agit de la recherche Google, Gmail, Google Drive, Chrome, Google Maps, Google Play, Google Calendar, Google Photos, Android, Google Discover, Google Lens, YouTube et Google Messages.

Gemini n’est pas la seule application IA qui ait atteint ce seuil psychologique. OpenAI a révélé au détour d’un billet de blog posté le 6 août que ChatGPT dépassait également le milliard d’utilisateurs. Comme l’indique The Verge, le chatbot aurait en fait franchi cette étape dès le mois de juin.

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☕️ Gemini dans le club très fermé des services Google au milliard d’utilisateurs



Google peut s’enorgueillir de compter dans son catalogue 14 services et produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs : Gemini fait désormais partie de ce club, comme s’en réjouit Sundar Pichai, le directeur général d’Alphabet et de Google. Le dirigeant parle de l’application Gemini, ce qui exclut les utilisateurs qui se servent de cette IA ailleurs (Google a pris l’habitude d’insérer Gemini partout où c’est possible, parfois au chausse-pied).

La performance est quand même à relativiser, sachant que l’app Gemini est préinstallée sur les smartphones Android. Évidemment, c’est un sérieux avantage qui aide à recruter des utilisateurs. Josh Woodward, le chef de Gemini, confirme qu’Android est la plateforme dominante et de loin, puisque Gemini compte plus de 100 millions d’utilisateurs sur iOS.

Il donne aussi quelques précisions et statistiques d’usage sur Gemini. En vrac : les utilisateurs avancés sur macOS envoient des requêtes deux fois plus souvent que les utilisateurs d’autres plateformes, 63 % des utilisateurs parlent à Gemini, l’IA génère plus de 150 millions d’images chaque jour, elle peut automatiser des actions dans une quarantaine d’apps.

Image : Google

En ce qui concerne les 13 autres produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs, ils avaient été révélés durant l’édition 2026 de la Google I/O en mai dernier. Il s’agit de la recherche Google, Gmail, Google Drive, Chrome, Google Maps, Google Play, Google Calendar, Google Photos, Android, Google Discover, Google Lens, YouTube et Google Messages.

Gemini n’est pas la seule application IA qui ait atteint ce seuil psychologique. OpenAI a révélé au détour d’un billet de blog posté le 6 août que ChatGPT dépassait également le milliard d’utilisateurs. Comme l’indique The Verge, le chatbot aurait en fait franchi cette étape dès le mois de juin.

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