Pasqal vient de boucler les formalités qui vont lui permettre de se lancer en bourse à New York. Cotée sur le Nasdaq, la startup française du quantique estime pouvoir compter sur 360 millions de dollars de trésorerie à l’issue de l’opération. L’introduction se fait sur la base d’une valeur d’entreprise fixée à près de 2 milliards de dollars.
Des laboratoires de Palaiseau aux gratte-ciels de Wall Street. Conformément à son plan de bataille dévoilé au printemps, la startup du quantique Pasqal a réalisé début août les opérations préparatoires à son introduction en bourse sur le Nasdaq, le marché états-unien des valeurs technologiques.
Pour ce faire, Pasqal vient de boucler la fusion-absorption d’une société baptisée Bleichroeder Acquisition Corp. II, qui compte un certain Michel Combes parmi ses fondateurs (ancien PDG de SFR). Cette entité est ce que l’on appelle un SPAC (special purpose acquisition company), une coquille vide conçue spécialement pour préparer une introduction en bourse.
Une valorisation à 2 milliards de dollars
L’intégration de Bleichroeder a été bouclée le 25 août, indique Pasqal dans un communiqué. Suite à cette opération, la startup française annonce qu’elle débutera son parcours boursier au Nasdaq aujourd’hui, vendredi 28 août, identifiée par le ticker PSQL.
Cette introduction en bourse doit permettre à Pasqal de lever de l’argent frais sur les marchés. En l’occurrence, l’entreprise estime qu’elle disposera, à l’issue, d’une trésorerie avoisinant les 360 millions de dollars, censée lui permettre d’accélérer « le déploiement mondial de sa plateforme d’informatique quantique, soutenir l’innovation continue et étendre davantage son adoption commerciale dans le monde entier ».
Les modalités de cette IPO ont été précisées le 5 août dernier dans un prospectus préalable, déposé auprès de la SEC, le gendarme états-unien de la bourse. On y apprend que la société se valorise aux alentours de 2 milliards de dollars, soit 100 fois ses revenus 2025 (19,4 millions de dollars de chiffre d’affaires déclarés). Un multiple particulièrement élevé au premier abord, mais qui n’a rien d’inhabituel dans une technologie de rupture comme le quantique.
Dans son prospectus, Pasqal fait d’ailleurs valoir que ce ratio se révèle finalement assez conservateur, une fois comparé aux multiples des sociétés du secteur déjà cotées soit au NYSE (bourse de New York), soit au Nasdaq.
Dans son prospectus, Pasqal résume la valorisation, le chiffre d’affaires annuel 2025 et le ratio capitalisation sur revenus des sociétés du quantique déjà cotées aux États-Unis – capture d’écran Next
Au printemps, Pasqal avait affirmé vouloir rester une société de droit français et conserver son ancrage à Palaiseau. L’entreprise évoquait d’ailleurs le principe d’une double cotation boursière, d’abord à New York, puis à Paris sur Euronext, avec une introduction programmée entre fin 2026 et début 2027.
« Nous avons installé des systèmes quantiques dans des environnements d’exploitation réels, connecté nos processeurs aux infrastructures informatiques déjà utilisées par nos clients et établi une feuille de route reposant sur une plateforme matérielle unique. Celle-ci offre aujourd’hui un calcul quantique analogique de pointe et est conçue pour permettre, à terme, un calcul quantique tolérant aux fautes de premier plan. Nos systèmes fonctionnent dans des datacenters standards et sont conçus pour répondre aux exigences des entreprises. En tant que société cotée, nous disposerons d’une plateforme renforcée pour accélérer notre développement, servir nos clients dans le monde entier et créer une valeur pérenne pour nos actionnaires », déclare Wasiq Bokhari, directeur général de Pasqal.
Pasqal vient de boucler les formalités qui vont lui permettre de se lancer en bourse à New York. Cotée sur le Nasdaq, la startup française du quantique estime pouvoir compter sur 360 millions de dollars de trésorerie à l’issue de l’opération. L’introduction se fait sur la base d’une valeur d’entreprise fixée à près de 2 milliards de dollars.
Des laboratoires de Palaiseau aux gratte-ciels de Wall Street. Conformément à son plan de bataille dévoilé au printemps, la startup du quantique Pasqal a réalisé début août les opérations préparatoires à son introduction en bourse sur le Nasdaq, le marché états-unien des valeurs technologiques.
Pour ce faire, Pasqal vient de boucler la fusion-absorption d’une société baptisée Bleichroeder Acquisition Corp. II, qui compte un certain Michel Combes parmi ses fondateurs (ancien PDG de SFR). Cette entité est ce que l’on appelle un SPAC (special purpose acquisition company), une coquille vide conçue spécialement pour préparer une introduction en bourse.
Une valorisation à 2 milliards de dollars
L’intégration de Bleichroeder a été bouclée le 25 août, indique Pasqal dans un communiqué. Suite à cette opération, la startup française annonce qu’elle débutera son parcours boursier au Nasdaq aujourd’hui, vendredi 28 août, identifiée par le ticker PSQL.
Cette introduction en bourse doit permettre à Pasqal de lever de l’argent frais sur les marchés. En l’occurrence, l’entreprise estime qu’elle disposera, à l’issue, d’une trésorerie avoisinant les 360 millions de dollars, censée lui permettre d’accélérer « le déploiement mondial de sa plateforme d’informatique quantique, soutenir l’innovation continue et étendre davantage son adoption commerciale dans le monde entier ».
Les modalités de cette IPO ont été précisées le 5 août dernier dans un prospectus préalable, déposé auprès de la SEC, le gendarme états-unien de la bourse. On y apprend que la société se valorise aux alentours de 2 milliards de dollars, soit 100 fois ses revenus 2025 (19,4 millions de dollars de chiffre d’affaires déclarés). Un multiple particulièrement élevé au premier abord, mais qui n’a rien d’inhabituel dans une technologie de rupture comme le quantique.
Dans son prospectus, Pasqal fait d’ailleurs valoir que ce ratio se révèle finalement assez conservateur, une fois comparé aux multiples des sociétés du secteur déjà cotées soit au NYSE (bourse de New York), soit au Nasdaq.
Dans son prospectus, Pasqal résume la valorisation, le chiffre d’affaires annuel 2025 et le ratio capitalisation sur revenus des sociétés du quantique déjà cotées aux États-Unis – capture d’écran Next
Au printemps, Pasqal avait affirmé vouloir rester une société de droit français et conserver son ancrage à Palaiseau. L’entreprise évoquait d’ailleurs le principe d’une double cotation boursière, d’abord à New York, puis à Paris sur Euronext, avec une introduction programmée entre fin 2026 et début 2027.
« Nous avons installé des systèmes quantiques dans des environnements d’exploitation réels, connecté nos processeurs aux infrastructures informatiques déjà utilisées par nos clients et établi une feuille de route reposant sur une plateforme matérielle unique. Celle-ci offre aujourd’hui un calcul quantique analogique de pointe et est conçue pour permettre, à terme, un calcul quantique tolérant aux fautes de premier plan. Nos systèmes fonctionnent dans des datacenters standards et sont conçus pour répondre aux exigences des entreprises. En tant que société cotée, nous disposerons d’une plateforme renforcée pour accélérer notre développement, servir nos clients dans le monde entier et créer une valeur pérenne pour nos actionnaires », déclare Wasiq Bokhari, directeur général de Pasqal.
Bluesky vient de mettre en place une option permettant de limiter la visibilité des publications d’un compte dans l’onglet Discover, nourri par l’algorithme de recommandation du réseau social. Accessible via la rubrique Confidentialité et sécurité du profil, elle ne signifie pas que les publications en question deviennent totalement privées, mais elle réduit leur portée auprès de l’audience non abonnée à son compte.
« Sur Bluesky, cela signifie que vos posts n’apparaîtront que sur le fil d’actu Discover des personnes qui sont abonnées à votre compte. Les autres applis peuvent également choisir de respecter cette préférence dans leurs propres algorithmes de recommandations », indique le service au niveau de l’option dédiée. Un post d’annonce explique la logique: « Nous savons que tout le monde ne souhaite pas devenir viral. Parfois, on publie simplement pour ses abonnés. Cette fonctionnalité fait partie des mises à jour sur lesquelles nous travaillons pour vous offrir plus de contrôle sur votre expérience et vous aider à trouver votre public. »
L’option ne s’applique cependant que sur le périmètre Bluesky : les applications tierces connectées au protocole AT (comme mu.social, récemment testée par Next) peuvent ne pas répercuter ce paramètre.
Une nouvelle option permet de limiter la visibilité des posts auprès des non-abonnés à son compte – capture d’écran Next
La démarche constitue une forme de contrepied par rapport au modèle économique développé par X : pour encourager la souscription d’un abonnement payant, l’ancien Twitter promet en effet que la détention d’un compte Premium permet de booster la visibilité des publications et des réponses apportées à d’autres utilisateurs.
Bluesky a par ailleurs annoncé le 25 août la possibilité de publier des vidéos d’une durée maximale de 10 minutes (contre trois minutes précédemment). Le poids maximum d’un fichier reste cantonné à 300 Mo.
Bluesky vient de mettre en place une option permettant de limiter la visibilité des publications d’un compte dans l’onglet Discover, nourri par l’algorithme de recommandation du réseau social. Accessible via la rubrique Confidentialité et sécurité du profil, elle ne signifie pas que les publications en question deviennent totalement privées, mais elle réduit leur portée auprès de l’audience non abonnée à son compte.
« Sur Bluesky, cela signifie que vos posts n’apparaîtront que sur le fil d’actu Discover des personnes qui sont abonnées à votre compte. Les autres applis peuvent également choisir de respecter cette préférence dans leurs propres algorithmes de recommandations », indique le service au niveau de l’option dédiée. Un post d’annonce explique la logique: « Nous savons que tout le monde ne souhaite pas devenir viral. Parfois, on publie simplement pour ses abonnés. Cette fonctionnalité fait partie des mises à jour sur lesquelles nous travaillons pour vous offrir plus de contrôle sur votre expérience et vous aider à trouver votre public. »
L’option ne s’applique cependant que sur le périmètre Bluesky : les applications tierces connectées au protocole AT (comme mu.social, récemment testée par Next) peuvent ne pas répercuter ce paramètre.
Une nouvelle option permet de limiter la visibilité des posts auprès des non-abonnés à son compte – capture d’écran Next
La démarche constitue une forme de contrepied par rapport au modèle économique développé par X : pour encourager la souscription d’un abonnement payant, l’ancien Twitter promet en effet que la détention d’un compte Premium permet de booster la visibilité des publications et des réponses apportées à d’autres utilisateurs.
Bluesky a par ailleurs annoncé le 25 août la possibilité de publier des vidéos d’une durée maximale de 10 minutes (contre trois minutes précédemment). Le poids maximum d’un fichier reste cantonné à 300 Mo.
C’est désormais officiel : NVIDIA a annoncé le rachat de Hugging Face, le célèbre « GitHub des modèles IA », pour 12,9 milliards de dollars. Le géant des GPU met ainsi la main sur l’un des carrefours incontournables du secteur. Il promet que son acquisition restera ouverte à l’ensemble de l’écosystème.
Mise à jour, 3 septembre, 15 heures : NVIDIA a formellement annoncé le rachat de Hugging Face jeudi en début d’après-midi, pour un montant précis de 12,93 milliards de dollars.« Ensemble, nous allons développer la plateforme Hugging Face, renforcer son infrastructure et élargir l’accès à l’IA pour les développeurs et les institutions du monde entier », affirme Jensen Huang, CEO de NVIDIA, dans un communiqué.
Pour l’occasion, il affiche des chiffres actualisés illustrant la popularité de cette société basée aux États-Unis, fondée par trois Français : « Plus de 18 millions de développeurs, chercheurs et créateurs utilisent Hugging Face pour partager plus de 3 millions de modèles, 500 000 jeux de données et 1 million d’applications. Plus de 200 000 entreprises utilisent la plateforme pour découvrir, évaluer, personnaliser et déployer l’IA ».
NVIDIA assure que la position de Hugging Face vis-à-vis des modèles ouverts ne changera pas d’un pouce, et se présente d’ailleurs comme le premier contributeur de la plateforme en la matière. Pour Julien Chaumond, directeur technique et cofondateur de Hugging Face, c’est précisément cet engagement qui aurait motivé la startup à se tourner vers le géant des cartes graphiques. Sur X, il déclare :
« L’IA se trouve à un tournant décisif. L’IA open source pourrait perdre de son importance dans les années à venir si les grands laboratoires fermés s’en emparent, OU bien elle pourrait devenir le fondement de la prochaine phase de la civilisation humaine. Ces deux issues sont radicalement différentes, et nous devons mobiliser un nombre suffisant de personnes pour maximiser nos chances d’atteindre la seconde. Compte tenu de la position de Jensen Huang sur l’IA open source et de son engagement à la défendre lorsqu’elle était menacée plus tôt cet été, NVIDIA était le seul partenaire que nous avons sérieusement envisagé. HF restera une plateforme indépendante et neutre. »
Publication initiale, 27 août, 16h54 :
La rumeur bruissait depuis quelques jours : Hugging Face, la célèbre plateforme dédiée à l’hébergement de modèles IA et des jeux de données associés, s’est adjoint les services d’une banque d’affaires pour préparer une opération de grande ampleur. Le faisceau de présomptions vient progressivement de se resserrer, pour aboutir à l’information selon laquelle c’est finalement NVIDIA qui se porterait acquéreur de la startup pour une somme évaluée à 12,9 milliards de dollars.
Un hub incontournable pour les modèles IA
Avancé dès dimanche par BusinessInsider comme une hypothèse sérieuse, le bruit de couloir est aujourd’hui présenté comme un fait avéré par le site The Information, même si aucune des deux entreprises ne l’a pour l’instant confirmé publiquement. Roxanne Varza, directrice de Station F à Paris, qui connait bien les dirigeants pour avoir accueilli Hugging Face dès ses débuts, présente aussi le deal comme conclu. L’annonce officielle ne devrait donc pas tarder.
Hugging Face est pour mémoire une startup fondée en 2016 par trois Français (Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf) aujourd’hui basée à New York et disposant d’un bureau à Paris. Après avoir envisagé à ses débuts de créer un chatbot pour adolescents, elle propose aujourd’hui une plateforme dédiée aux développeurs, chercheurs, data scientists et autres professionnels de la donnée qui exploitent des modèles d’IA (principalement générative), et les jeux de données associés à ces derniers.
Hugging Face revendique 18 millions d’utilisateurs, qui accèdent par son intermédiaire à quelque 3 millions de modèles (open source ou non) et plus d’1 million de jeux de données. NVIDIA se prépare donc à mettre la main sur l’un des carrefours les plus empruntés du monde de l’IA, quelques jours après que le géant du paiement Stripe s’est offert la plateforme OpenRouter.
Reste à voir quelle est la finalité de cette prise de contrôle. En tant que répertoire de modèles, Hugging Face se veut en effet agnostique vis-à-vis des technologies ou des architectures de puces mises en œuvre. Sa plateforme a donc aussi bien vocation à accueillir des modèles exploitant CUDA et optimisés pour les cartes NVIDIA que des alternatives pensées pour d’autres matériels, qu’elles soient états-uniennes, européennes ou chinoises. Ce sont d’ailleurs les modèles chinois Qwen ou GLM qui trustent le classement des modèles les plus populaires.
Une précédente proposition refusée au nom de l’indépendance
The Information voit dans l’opération une façon pour NVIDIA de remettre un pied dans l’univers du cloud, en prévoyant par exemple de profiter de la popularité de Hugging Face pour commercialiser l’accès à de la ressource de calcul hébergée soit par ses soins, soit par les entreprises avec lesquelles la firme entretient des logiques d’investissements croisés.
À 12,9 milliards de dollars annoncée, l’opération devrait offrir une belle culbute aux actionnaires historiques de la startup ainsi qu’à ses fondateurs. Lors de son dernier tour de table en 2023, Hugging Face avait en effet levé 235 millions de dollars sur la base d’une valorisation fixée à 4,5 milliards de dollars. L’opération associait alors les fonds d’investissement de Google, d’IBM, de Salesforce… et de NVIDIA, qui figurait donc déjà au capital de l’entreprise, rappelle Techcrunch.
Certains y verront peut-être une forme de reniement, ou de renoncement, de la part de Hugging Face. En janvier dernier, le Financial Times révélait en effet que la startup avait refusé une proposition d’investissement à hauteur de 500 millions de dollars, formulée, déjà, par NVIDIA. À l’époque, le CEO Clément Delangue et son équipe arguaient, selon le FT, de la nécessité de maintenir une forme d’indépendance vis-à-vis de l’un des principaux fournisseurs du secteur. L’opération aurait valorisé Hugging Face aux alentours de 7 milliards de dollars.
D’après The Information, Hugging Face réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 150 millions de dollars. NVIDIA devrait donc payer 86 fois ce chiffre d’affaires pour mettre la main sur l’entreprise, réalisant au passage la plus grosse acquisition de son histoire.
Le montant est cependant à mettre en regard avec les derniers résultats financiers publiés par la firme au caméléon. Elle a fait état mercredi 26 août au soir d’un chiffre d’affaires de 96,2 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal, en hausse de 18 % sur trois mois et de 106 % sur un an. Il est surtout associé à une rentabilité exceptionnelle, avec une marge brute maintenue aux alentours de 74 %, et près de 60 milliards de dollars de résultat net sur le trimestre.
Hugging Face lance un robot à 400 dollars
Le CEO de Hugging Face s’est offert un petit pied de nez sur ses réseaux sociaux en annonçant jeudi, en majuscules, une « énorme nouvelle ». Là où tout le monde attendait sans doute la confirmation du deal, l’entreprise a dévoilé un nouveau produit issu de l’une de ses acquisitions récentes, la startup bordelaise Pollen Robotics.
Le robot MicroDuck a été développé par la startup bordelaise Pollen Robotics – crédit Hugging Face
Baptisé Microduck, il prend la forme d’un petit robot open source de 25 cm de haut qui peut « marcher, ramasser des objets, se relever après une chute et même faire du roller ». Doté de 15 moteurs, d’une caméra, d’un capteur LiDAR et de sept mouvements préconfigurés, il se destine principalement à l’apprentissage par renforcement et à l’apprentissage de la programmation. Mise à prix : 340 euros hors taxe et frais de livraison, avec de premières livraisons attendues aux alentours de Noël.
C’est désormais officiel : NVIDIA a annoncé le rachat de Hugging Face, le célèbre « GitHub des modèles IA », pour 12,9 milliards de dollars. Le géant des GPU met ainsi la main sur l’un des carrefours incontournables du secteur. Il promet que son acquisition restera ouverte à l’ensemble de l’écosystème.
Mise à jour, 3 septembre, 15 heures : NVIDIA a formellement annoncé le rachat de Hugging Face jeudi en début d’après-midi, pour un montant précis de 12,93 milliards de dollars.« Ensemble, nous allons développer la plateforme Hugging Face, renforcer son infrastructure et élargir l’accès à l’IA pour les développeurs et les institutions du monde entier », affirme Jensen Huang, CEO de NVIDIA, dans un communiqué.
Pour l’occasion, il affiche des chiffres actualisés illustrant la popularité de cette société basée aux États-Unis, fondée par trois Français : « Plus de 18 millions de développeurs, chercheurs et créateurs utilisent Hugging Face pour partager plus de 3 millions de modèles, 500 000 jeux de données et 1 million d’applications. Plus de 200 000 entreprises utilisent la plateforme pour découvrir, évaluer, personnaliser et déployer l’IA ».
NVIDIA assure que la position de Hugging Face vis-à-vis des modèles ouverts ne changera pas d’un pouce, et se présente d’ailleurs comme le premier contributeur de la plateforme en la matière. Pour Julien Chaumond, directeur technique et cofondateur de Hugging Face, c’est précisément cet engagement qui aurait motivé la startup à se tourner vers le géant des cartes graphiques. Sur X, il déclare :
« L’IA se trouve à un tournant décisif. L’IA open source pourrait perdre de son importance dans les années à venir si les grands laboratoires fermés s’en emparent, OU bien elle pourrait devenir le fondement de la prochaine phase de la civilisation humaine. Ces deux issues sont radicalement différentes, et nous devons mobiliser un nombre suffisant de personnes pour maximiser nos chances d’atteindre la seconde. Compte tenu de la position de Jensen Huang sur l’IA open source et de son engagement à la défendre lorsqu’elle était menacée plus tôt cet été, NVIDIA était le seul partenaire que nous avons sérieusement envisagé. HF restera une plateforme indépendante et neutre. »
Publication initiale, 27 août, 16h54 :
La rumeur bruissait depuis quelques jours : Hugging Face, la célèbre plateforme dédiée à l’hébergement de modèles IA et des jeux de données associés, s’est adjoint les services d’une banque d’affaires pour préparer une opération de grande ampleur. Le faisceau de présomptions vient progressivement de se resserrer, pour aboutir à l’information selon laquelle c’est finalement NVIDIA qui se porterait acquéreur de la startup pour une somme évaluée à 12,9 milliards de dollars.
Un hub incontournable pour les modèles IA
Avancé dès dimanche par BusinessInsider comme une hypothèse sérieuse, le bruit de couloir est aujourd’hui présenté comme un fait avéré par le site The Information, même si aucune des deux entreprises ne l’a pour l’instant confirmé publiquement. Roxanne Varza, directrice de Station F à Paris, qui connait bien les dirigeants pour avoir accueilli Hugging Face dès ses débuts, présente aussi le deal comme conclu. L’annonce officielle ne devrait donc pas tarder.
Hugging Face est pour mémoire une startup fondée en 2016 par trois Français (Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf) aujourd’hui basée à New York et disposant d’un bureau à Paris. Après avoir envisagé à ses débuts de créer un chatbot pour adolescents, elle propose aujourd’hui une plateforme dédiée aux développeurs, chercheurs, data scientists et autres professionnels de la donnée qui exploitent des modèles d’IA (principalement générative), et les jeux de données associés à ces derniers.
Hugging Face revendique 18 millions d’utilisateurs, qui accèdent par son intermédiaire à quelque 3 millions de modèles (open source ou non) et plus d’1 million de jeux de données. NVIDIA se prépare donc à mettre la main sur l’un des carrefours les plus empruntés du monde de l’IA, quelques jours après que le géant du paiement Stripe s’est offert la plateforme OpenRouter.
Reste à voir quelle est la finalité de cette prise de contrôle. En tant que répertoire de modèles, Hugging Face se veut en effet agnostique vis-à-vis des technologies ou des architectures de puces mises en œuvre. Sa plateforme a donc aussi bien vocation à accueillir des modèles exploitant CUDA et optimisés pour les cartes NVIDIA que des alternatives pensées pour d’autres matériels, qu’elles soient états-uniennes, européennes ou chinoises. Ce sont d’ailleurs les modèles chinois Qwen ou GLM qui trustent le classement des modèles les plus populaires.
Une précédente proposition refusée au nom de l’indépendance
The Information voit dans l’opération une façon pour NVIDIA de remettre un pied dans l’univers du cloud, en prévoyant par exemple de profiter de la popularité de Hugging Face pour commercialiser l’accès à de la ressource de calcul hébergée soit par ses soins, soit par les entreprises avec lesquelles la firme entretient des logiques d’investissements croisés.
À 12,9 milliards de dollars annoncée, l’opération devrait offrir une belle culbute aux actionnaires historiques de la startup ainsi qu’à ses fondateurs. Lors de son dernier tour de table en 2023, Hugging Face avait en effet levé 235 millions de dollars sur la base d’une valorisation fixée à 4,5 milliards de dollars. L’opération associait alors les fonds d’investissement de Google, d’IBM, de Salesforce… et de NVIDIA, qui figurait donc déjà au capital de l’entreprise, rappelle Techcrunch.
Certains y verront peut-être une forme de reniement, ou de renoncement, de la part de Hugging Face. En janvier dernier, le Financial Times révélait en effet que la startup avait refusé une proposition d’investissement à hauteur de 500 millions de dollars, formulée, déjà, par NVIDIA. À l’époque, le CEO Clément Delangue et son équipe arguaient, selon le FT, de la nécessité de maintenir une forme d’indépendance vis-à-vis de l’un des principaux fournisseurs du secteur. L’opération aurait valorisé Hugging Face aux alentours de 7 milliards de dollars.
D’après The Information, Hugging Face réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 150 millions de dollars. NVIDIA devrait donc payer 86 fois ce chiffre d’affaires pour mettre la main sur l’entreprise, réalisant au passage la plus grosse acquisition de son histoire.
Le montant est cependant à mettre en regard avec les derniers résultats financiers publiés par la firme au caméléon. Elle a fait état mercredi 26 août au soir d’un chiffre d’affaires de 96,2 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal, en hausse de 18 % sur trois mois et de 106 % sur un an. Il est surtout associé à une rentabilité exceptionnelle, avec une marge brute maintenue aux alentours de 74 %, et près de 60 milliards de dollars de résultat net sur le trimestre.
Hugging Face lance un robot à 400 dollars
Le CEO de Hugging Face s’est offert un petit pied de nez sur ses réseaux sociaux en annonçant jeudi, en majuscules, une « énorme nouvelle ». Là où tout le monde attendait sans doute la confirmation du deal, l’entreprise a dévoilé un nouveau produit issu de l’une de ses acquisitions récentes, la startup bordelaise Pollen Robotics.
Le robot MicroDuck a été développé par la startup bordelaise Pollen Robotics – crédit Hugging Face
Baptisé Microduck, il prend la forme d’un petit robot open source de 25 cm de haut qui peut « marcher, ramasser des objets, se relever après une chute et même faire du roller ». Doté de 15 moteurs, d’une caméra, d’un capteur LiDAR et de sept mouvements préconfigurés, il se destine principalement à l’apprentissage par renforcement et à l’apprentissage de la programmation. Mise à prix : 340 euros hors taxe et frais de livraison, avec de premières livraisons attendues aux alentours de Noël.
La Document Foundation a publié mercredi 26 août la version 26.8 de sa suite bureautique libre et gratuite, LibreOffice. Chacun de ses six outils (Writer, Calc, Draw, Base, Impress et Math) profite d’améliorations et d’optimisations diverses, avec des clients garantis sans IA générative et sans aucun appel réseau nécessaire au fonctionnement.
« Il s’agit d’une position délibérée. Toute organisation traitant des données confidentielles, protégées par le secret professionnel ou personnelles doit savoir où ces données sont stockées, et la seule garantie valable en cas d’audit est qu’elles ne quittent pas le système », justifie la fondation, qui prend donc volontairement le contrepied de l’IA générative omniprésente dans l’environnement Microsoft Office.
Du côté des nouveautés, LibreOffice 26.8 met notamment l’accès sur la qualité de la typographie au sein du traitement de texte Writer. Ce dernier s’enrichit d’un nouvel outil de composition à l’échelle du paragraphe, qui sait réduire ou augmenter dynamiquement l’espace entre les mots des lignes adjacentes pour éviter les écarts disgracieux au sein d’un texte justifié.
L’affichage profite quant à lui d’un mode brouillon, qui permet d’afficher le texte brut sans mise en forme. Pour limiter les fausses manipulations, Writer dispose également d’une nouvelle option pour empêcher le remplacement de la sélection en cours par le texte tapé. Au passage, l’équipe LibreOffice indique que le temps d’ouverture des gros documents contenant des images devrait être amélioré.
L’interface adopte maintenant un code couleur (personnalisable) facilitant l’identification des différents logiciels de la suite.
Writer, Calc ou Impress reprennent le code couleur de la suite Office – crédit TDF
En parallèle des notes de version, qui listent de façon exhaustive les changements apportés aux six logiciels, la Document Foundation souligne avoir commencé à travailler à la prise en charge des nouveaux formats de graphiques (cascade, Pareto, arborescence, etc.) inaugurés par Microsoft et déclinés au travers des fichiers OOXML.
« Ces graphiques ne peuvent pas encore être affichés ni modifiés. LibreOffice affiche un message identifiant le type non pris en charge et conserve la définition sous-jacente, de sorte qu’un fichier ouvert et enregistré dans LibreOffice est renvoyé intact à son application d’origine », précise-t-elle.
Rappelons que la fondation, qui défend le format standardisé ODF (Open Document Format) critique régulièrement OOXML. Elle reproche en effet à Microsoft d’entretenir une impression fallacieuse d’ouverture en ayant réussi à faire d’Office Open XML (OOXML) une norme ISO, tout en implémentant une version différente du format dans ses logiciels.
La fondation a profité de cette publication pour récapituler les derniers chiffres de téléchargements de LibreOffice, qui montrent des volumes en hausse sur les premiers mois de 2026 par rapport aux années précédentes. Un regain d’intérêt que l’on peut sans doute rapprocher au moins partiellement de la problématique liée à la fin de vie de Windows 10 et à l’engouement grandissant pour Linux sur les ordinateurs personnels.
Volume de téléchargements de LibreOffice par mois entre 2024 et 2026. La fondation ne précise pas la ventilation par systèmes d’exploitation – crédit TDF
LibreOffice26.8 est disponible au téléchargement gratuit pour Windows, macOS et Linux, en x86 ou ARM64 et en 120 langues.
La Document Foundation a publié mercredi 26 août la version 26.8 de sa suite bureautique libre et gratuite, LibreOffice. Chacun de ses six outils (Writer, Calc, Draw, Base, Impress et Math) profite d’améliorations et d’optimisations diverses, avec des clients garantis sans IA générative et sans aucun appel réseau nécessaire au fonctionnement.
« Il s’agit d’une position délibérée. Toute organisation traitant des données confidentielles, protégées par le secret professionnel ou personnelles doit savoir où ces données sont stockées, et la seule garantie valable en cas d’audit est qu’elles ne quittent pas le système », justifie la fondation, qui prend donc volontairement le contrepied de l’IA générative omniprésente dans l’environnement Microsoft Office.
Du côté des nouveautés, LibreOffice 26.8 met notamment l’accès sur la qualité de la typographie au sein du traitement de texte Writer. Ce dernier s’enrichit d’un nouvel outil de composition à l’échelle du paragraphe, qui sait réduire ou augmenter dynamiquement l’espace entre les mots des lignes adjacentes pour éviter les écarts disgracieux au sein d’un texte justifié.
L’affichage profite quant à lui d’un mode brouillon, qui permet d’afficher le texte brut sans mise en forme. Pour limiter les fausses manipulations, Writer dispose également d’une nouvelle option pour empêcher le remplacement de la sélection en cours par le texte tapé. Au passage, l’équipe LibreOffice indique que le temps d’ouverture des gros documents contenant des images devrait être amélioré.
L’interface adopte maintenant un code couleur (personnalisable) facilitant l’identification des différents logiciels de la suite.
Writer, Calc ou Impress reprennent le code couleur de la suite Office – crédit TDF
En parallèle des notes de version, qui listent de façon exhaustive les changements apportés aux six logiciels, la Document Foundation souligne avoir commencé à travailler à la prise en charge des nouveaux formats de graphiques (cascade, Pareto, arborescence, etc.) inaugurés par Microsoft et déclinés au travers des fichiers OOXML.
« Ces graphiques ne peuvent pas encore être affichés ni modifiés. LibreOffice affiche un message identifiant le type non pris en charge et conserve la définition sous-jacente, de sorte qu’un fichier ouvert et enregistré dans LibreOffice est renvoyé intact à son application d’origine », précise-t-elle.
Rappelons que la fondation, qui défend le format standardisé ODF (Open Document Format) critique régulièrement OOXML. Elle reproche en effet à Microsoft d’entretenir une impression fallacieuse d’ouverture en ayant réussi à faire d’Office Open XML (OOXML) une norme ISO, tout en implémentant une version différente du format dans ses logiciels.
La fondation a profité de cette publication pour récapituler les derniers chiffres de téléchargements de LibreOffice, qui montrent des volumes en hausse sur les premiers mois de 2026 par rapport aux années précédentes. Un regain d’intérêt que l’on peut sans doute rapprocher au moins partiellement de la problématique liée à la fin de vie de Windows 10 et à l’engouement grandissant pour Linux sur les ordinateurs personnels.
Volume de téléchargements de LibreOffice par mois entre 2024 et 2026. La fondation ne précise pas la ventilation par systèmes d’exploitation – crédit TDF
LibreOffice26.8 est disponible au téléchargement gratuit pour Windows, macOS et Linux, en x86 ou ARM64 et en 120 langues.
En hommage à l’acteur Tim Curry, décédé le 25 août à l’âge de 80 ans, le studio Double Fine propose au téléchargement gratuit la version PC du jeu Brütal Legend. L’opération court sur une durée de 666 minutes, et prend fin jeudi 27août à midi, heure de Paris. Pour accéder au jeu (proposé en version Windows, Ubuntu et macOS 32 ou 64 bits), il vous faudra tout de même créer un compte sur la plateforme Itch.io, au travers de laquelle est réalisée l’opération.
Loin de nous l’idée de tomber dans une frénésie de bons plans, mais cet hommage nous paraissait mériter d’être signalé à deux titres. D’abord parce que, comme bon nombre d’entre vous sans doute, nous avons grandi avec les films dans lesquels jouait Tim Curry, de Maman, j’ai encore raté l’avion à Legend en passant par The Rocky Horror Picture Show ou Ça, l’adaptation du roman de Stephen King dans laquelle il prête ses traits au célèbre clown.
Ensuite, parce que Brütal Legend, dirigé par Tim Schafer chez Double Fine Productions, est un drôle d’objet vidéoludique. Sorti en 2009 sur console (Xbox 360 et PS3) avant d’être porté sur PC en 2013, il propose au joueur d’incarner un roadie (technicien qui monte les scènes de concert) téléporté dans un univers aux accents infernaux inspiré du heavy metal.
Brutal Legend – crédit Double Fine Production
Sous les traits de l’acteur Jack Black, on y alterne séquences d’exploration, de beat-them-all et de stratégie, tout au long d’un scénario qui permet de croiser de nombreuses stars du genre, dont Lemmy Kilmister ou Ozzy Osbourne, avant de rencontrer le principal adversaire, Lord Doviculus, à qui Tim Curry prête son visage. Crédité d’un honnête 8/10 par CanardPC à sa sortie, le jeu dispose d’une bande son qui ravira les amateurs du genre.
D’aucuns se souviendront que Tim Curry incarnait également Anatoly Cherdenko, le président soviétique, dans Command and Conquer : Alerte rouge 3.
En hommage à l’acteur Tim Curry, décédé le 25 août à l’âge de 80 ans, le studio Double Fine propose au téléchargement gratuit la version PC du jeu Brütal Legend. L’opération court sur une durée de 666 minutes, et prend fin jeudi 27août à midi, heure de Paris. Pour accéder au jeu (proposé en version Windows, Ubuntu et macOS 32 ou 64 bits), il vous faudra tout de même créer un compte sur la plateforme Itch.io, au travers de laquelle est réalisée l’opération.
Loin de nous l’idée de tomber dans une frénésie de bons plans, mais cet hommage nous paraissait mériter d’être signalé à deux titres. D’abord parce que, comme bon nombre d’entre vous sans doute, nous avons grandi avec les films dans lesquels jouait Tim Curry, de Maman, j’ai encore raté l’avion à Legend en passant par The Rocky Horror Picture Show ou Ça, l’adaptation du roman de Stephen King dans laquelle il prête ses traits au célèbre clown.
Ensuite, parce que Brütal Legend, dirigé par Tim Schafer chez Double Fine Productions, est un drôle d’objet vidéoludique. Sorti en 2009 sur console (Xbox 360 et PS3) avant d’être porté sur PC en 2013, il propose au joueur d’incarner un roadie (technicien qui monte les scènes de concert) téléporté dans un univers aux accents infernaux inspiré du heavy metal.
Brutal Legend – crédit Double Fine Production
Sous les traits de l’acteur Jack Black, on y alterne séquences d’exploration, de beat-them-all et de stratégie, tout au long d’un scénario qui permet de croiser de nombreuses stars du genre, dont Lemmy Kilmister ou Ozzy Osbourne, avant de rencontrer le principal adversaire, Lord Doviculus, à qui Tim Curry prête son visage. Crédité d’un honnête 8/10 par CanardPC à sa sortie, le jeu dispose d’une bande son qui ravira les amateurs du genre.
D’aucuns se souviendront que Tim Curry incarnait également Anatoly Cherdenko, le président soviétique, dans Command and Conquer : Alerte rouge 3.
Amazon a annoncé mercredi 26 août l’acquisition de DuckLabs, la société néerlandaise à qui l’on doit le moteur de base de données SQL DuckDB. À la fois léger et puissant, DuckDB s’est rapidement forgé une réputation d’efficacité pour les tâches liées à l’analyse de données et au traitement de fichiers volumineux. Le logiciel, créé en 2019 et régulièrement mis à jour, est distribué sous licence MIT.
L’acquéreur précise bien qu’il ne rachète pas le projet DuckDB, qui reste open source, mais l’entreprise DuckLabs, et notamment l’expertise de son codirigeant, Mark Raasveldt, créateur du moteur.
« Rejoindre AWS nous donne les ressources et la portée nécessaires pour proposer cette technologie à un nombre beaucoup plus important de développeurs et d’organisations, et pour poursuivre des idées à une échelle que nous aurions eu du mal à atteindre seuls », commentent les deux dirigeants de DuckLabs dans un billet dédié.
L’entreprise, fondée en 2021, compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs, qui délivrent des services d’intégration ou de support associés à DuckDB (ainsi qu’à ses produits satellites, DuckLake et Quack), tout en contribuant au projet principal.
Aperçu de l’interface graphique DuckDB – crédit DuckLabs
DuckLabs rappelle que la gouvernance de DuckDB relève d’une fondation dédiée, déjà soutenue financièrement par AWS. Cette fondation sera bientôt dotée d’un conseil consultatif technique, auquel le géant du cloud devrait logiquement figurer en tant que partie prenante, désormais significative, de l’écosystème associé.
« La fondation à but non lucratif DuckDB continuera de gérer ces projets, et l’équipe de DuckLabs continuera d’y contribuer et restera basée à Amsterdam », assurent les dirigeants, selon qui DuckDB enregistre plus d’un million de téléchargements par jour.
« L’équipe de DuckLabs possède une expertise de pointe en ingénierie de bases de données et une solide expérience dans la création de logiciels plébiscités par les développeurs. Ensemble, nous rendrons l’analyse AWS plus rapide, plus simple et plus économique pour nos clients », déclare de son côté Amazon, qui espère une transaction bouclée d’ici septembre. Le montant de l’acquisition n’a pas été communiqué.
Amazon a annoncé mercredi 26 août l’acquisition de DuckLabs, la société néerlandaise à qui l’on doit le moteur de base de données SQL DuckDB. À la fois léger et puissant, DuckDB s’est rapidement forgé une réputation d’efficacité pour les tâches liées à l’analyse de données et au traitement de fichiers volumineux. Le logiciel, créé en 2019 et régulièrement mis à jour, est distribué sous licence MIT.
L’acquéreur précise bien qu’il ne rachète pas le projet DuckDB, qui reste open source, mais l’entreprise DuckLabs, et notamment l’expertise de son codirigeant, Mark Raasveldt, créateur du moteur.
« Rejoindre AWS nous donne les ressources et la portée nécessaires pour proposer cette technologie à un nombre beaucoup plus important de développeurs et d’organisations, et pour poursuivre des idées à une échelle que nous aurions eu du mal à atteindre seuls », commentent les deux dirigeants de DuckLabs dans un billet dédié.
L’entreprise, fondée en 2021, compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs, qui délivrent des services d’intégration ou de support associés à DuckDB (ainsi qu’à ses produits satellites, DuckLake et Quack), tout en contribuant au projet principal.
Aperçu de l’interface graphique DuckDB – crédit DuckLabs
DuckLabs rappelle que la gouvernance de DuckDB relève d’une fondation dédiée, déjà soutenue financièrement par AWS. Cette fondation sera bientôt dotée d’un conseil consultatif technique, auquel le géant du cloud devrait logiquement figurer en tant que partie prenante, désormais significative, de l’écosystème associé.
« La fondation à but non lucratif DuckDB continuera de gérer ces projets, et l’équipe de DuckLabs continuera d’y contribuer et restera basée à Amsterdam », assurent les dirigeants, selon qui DuckDB enregistre plus d’un million de téléchargements par jour.
« L’équipe de DuckLabs possède une expertise de pointe en ingénierie de bases de données et une solide expérience dans la création de logiciels plébiscités par les développeurs. Ensemble, nous rendrons l’analyse AWS plus rapide, plus simple et plus économique pour nos clients », déclare de son côté Amazon, qui espère une transaction bouclée d’ici septembre. Le montant de l’acquisition n’a pas été communiqué.
L’événement est tel qu’il mérite bien que nous nous autorisions un brin de clickbait : Apple vient de revoir à la baisse, et dans des proportions substantielles, le prix de sa célèbre « chiffonnette ».
Historiquement affiché à 25 euros dans la version européenne de sa boutique en ligne (un prix déjà très compétitif face au carré Hermès), cet élément de tissu siglé de la célèbre pomme se négocie désormais à 10 euros tout rond, TVA incluse, soit une ristourne de tout de même 60 %.
Habemus chiffonnettam – crédit Apple
En ces temps d’inflation galopante, la nouvelle mérite assurément d’être célébrée. Ladite chiffonnette chante une ode à la lutte contre l’obsolescence programmée. Sur sa fiche, on apprend ainsi que cet élégant tissu synthétique est compatible avec plus de 140 appareils Apple, dont toute la famille iPhone, à l’exception des modèles Edge, 3G et 4 dont la gloire n’est finalement pas immarcescible.
L’annonce est d’autant plus fracassante que la susnommée chiffonnette semble n’avoir rien perdu de ses formidables qualités. D’après Apple, elle est ainsi toujours « constituée d’un matériau non abrasif doux au toucher », et sait toujours nettoyer « n’importe quel écran Apple, y compris les écrans nano‑texturés, de façon efficace et sûre ». Rien à voir donc avec les microfibres suédées du vulgus pecum.
Cerise sur la chiffonnette : contrairement aux nouveaux Mac Mini et Mac Studio, le meilleur ennemi de vos doigts tout graisseux est immédiatement disponible.
L’événement est tel qu’il mérite bien que nous nous autorisions un brin de clickbait : Apple vient de revoir à la baisse, et dans des proportions substantielles, le prix de sa célèbre « chiffonnette ».
Historiquement affiché à 25 euros dans la version européenne de sa boutique en ligne (un prix déjà très compétitif face au carré Hermès), cet élément de tissu siglé de la célèbre pomme se négocie désormais à 10 euros tout rond, TVA incluse, soit une ristourne de tout de même 60 %.
Habemus chiffonnettam – crédit Apple
En ces temps d’inflation galopante, la nouvelle mérite assurément d’être célébrée. Ladite chiffonnette chante une ode à la lutte contre l’obsolescence programmée. Sur sa fiche, on apprend ainsi que cet élégant tissu synthétique est compatible avec plus de 140 appareils Apple, dont toute la famille iPhone, à l’exception des modèles Edge, 3G et 4 dont la gloire n’est finalement pas immarcescible.
L’annonce est d’autant plus fracassante que la susnommée chiffonnette semble n’avoir rien perdu de ses formidables qualités. D’après Apple, elle est ainsi toujours « constituée d’un matériau non abrasif doux au toucher », et sait toujours nettoyer « n’importe quel écran Apple, y compris les écrans nano‑texturés, de façon efficace et sûre ». Rien à voir donc avec les microfibres suédées du vulgus pecum.
Cerise sur la chiffonnette : contrairement aux nouveaux Mac Mini et Mac Studio, le meilleur ennemi de vos doigts tout graisseux est immédiatement disponible.
Le projet open source Nitter et l’une de ses instances XCancel constituent une alternative pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications X (anciennement Twitter) sans renvoyer de trafic vers la plateforme sociale détenue par Elon Musk, devoir y créer un compte ou nourrir son réservoir de données marketing.
Problème : Nitter et XCancel ne sont plus accessibles : les deux adresses indiquent avoir dû suspendre leurs opérations, suite à la réception d’une ordonnance de cessation et d’abstention (cease and desist) émanant de X.
« Le 24 août 2026, la société X Corp. a envoyé des mises en demeure exigeant la fermeture définitive des instances de Nitter et du dépôt du projet. nitter.net est hors ligne et le développement est temporairement suspendu. Je consulte un avocat et ne ferai aucun autre commentaire pour le moment. Merci à tous ceux qui ont utilisé, hébergé, empaqueté, fait un don ou contribué à Nitter au cours des sept dernières années », écrit ainsi zedeus, le responsable de Nitter, dont le dépôt GitHub a été placé en statut archivé mardi 25 août.
Le mainteneur de Nitter annonce la suspension du service – capture d’écran
Même son de cloche chez XCancel :
« Le lundi 24 août à 20h00 heure de New York, nous avons reçu une lettre de X Corp. nous demandant de cesser immédiatement le service XCancel. Le service XCancel est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Nous consultons nos avocats et ne communiquerons pas plus de détails pour le moment. Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée durant ces deux années d’utilisation de XCancel. »
Dans le viseur d’Elon Musk dès 2023, Nitter avait déjà subi un premier coup d’arrêt début 2024. À l’époque, ce sont des modifications apportées par X aux interfaces de programmation (API) utilisées par Nitter pour collecter les messages qui avaient entravé la bonne marche de l’outil, conduisant à sa mise en pause.
L’actuel mainteneur, zedeus, avait repris Nitter en main en février 2025. « Héberger une instance est actuellement complexe et coûteux, mais pas impossible. Pour une petite instance privée, c’est assez simple et gratuit, mais une grande instance publique est une autre histoire », expliquait-il alors.
Le projet open source Nitter et l’une de ses instances XCancel constituent une alternative pour tous les internautes qui souhaitent consulter ou partager des publications X (anciennement Twitter) sans renvoyer de trafic vers la plateforme sociale détenue par Elon Musk, devoir y créer un compte ou nourrir son réservoir de données marketing.
Problème : Nitter et XCancel ne sont plus accessibles : les deux adresses indiquent avoir dû suspendre leurs opérations, suite à la réception d’une ordonnance de cessation et d’abstention (cease and desist) émanant de X.
« Le 24 août 2026, la société X Corp. a envoyé des mises en demeure exigeant la fermeture définitive des instances de Nitter et du dépôt du projet. nitter.net est hors ligne et le développement est temporairement suspendu. Je consulte un avocat et ne ferai aucun autre commentaire pour le moment. Merci à tous ceux qui ont utilisé, hébergé, empaqueté, fait un don ou contribué à Nitter au cours des sept dernières années », écrit ainsi zedeus, le responsable de Nitter, dont le dépôt GitHub a été placé en statut archivé mardi 25 août.
Le mainteneur de Nitter annonce la suspension du service – capture d’écran
Même son de cloche chez XCancel :
« Le lundi 24 août à 20h00 heure de New York, nous avons reçu une lettre de X Corp. nous demandant de cesser immédiatement le service XCancel. Le service XCancel est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Nous consultons nos avocats et ne communiquerons pas plus de détails pour le moment. Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée durant ces deux années d’utilisation de XCancel. »
Dans le viseur d’Elon Musk dès 2023, Nitter avait déjà subi un premier coup d’arrêt début 2024. À l’époque, ce sont des modifications apportées par X aux interfaces de programmation (API) utilisées par Nitter pour collecter les messages qui avaient entravé la bonne marche de l’outil, conduisant à sa mise en pause.
L’actuel mainteneur, zedeus, avait repris Nitter en main en février 2025. « Héberger une instance est actuellement complexe et coûteux, mais pas impossible. Pour une petite instance privée, c’est assez simple et gratuit, mais une grande instance publique est une autre histoire », expliquait-il alors.
La mutuelle Solimut, qui revendique 535 000 adhérents, a indiqué lundi avoir identifié « une cyberattaque ayant entrainé une violation de données personnelles en début de journée ce dimanche 23 août 2026 ». Sur son site, elle indique que ses équipes ont rapidement mis un terme à l’intrusion, et s’attellent désormais à « inventorier de façon précise le périmètre touché ».
Solimut affirme par ailleurs avoir déjà notifié la cyberattaque auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et se préparer à en faire de même auprès de la CNIL « dans les délais attendus ». Elle promet par ailleurs qu’une communication plus précise sera adressée à ses adhérents une fois les investigations menées à leur terme. En attendant, elle invite « les adhérentes et les adhérents à être prudents dans les prochains jours sur les sollicitations qu’ils pourraient recevoir en cas de prises de contact par mail ou par téléphone d’entités externes à la mutuelle ».
L’avertissement prend la forme d’une annonce affichée en popup sur le site de Solimut – capture d’écran Next
Ce message fait suite à la publication, samedi 22 août, d’une annonce proposant à la vente un jeu de données extrait des systèmes de Solimut. D’après cette revendication, le lot répertorierait des informations relatives à 1,2 million d’assurés, dont plus d’un million de bulletins de salaire et quelque 770 000 comptes bancaires.
Le compte X qui se revendique du pseudonyme ZeroBytes, impliqué dans le récent trio d’attaques sur les systèmes de la DGFiP, a publiquement interpellé Solimut dimanche 23 août, évoquant une injection SQL ayant « permis l’extraction de 4 401 062 lignes, dont 779 750 IBAN et 1 366 638 NIR ».
La mutuelle Solimut, qui revendique 535 000 adhérents, a indiqué lundi avoir identifié « une cyberattaque ayant entrainé une violation de données personnelles en début de journée ce dimanche 23 août 2026 ». Sur son site, elle indique que ses équipes ont rapidement mis un terme à l’intrusion, et s’attellent désormais à « inventorier de façon précise le périmètre touché ».
Solimut affirme par ailleurs avoir déjà notifié la cyberattaque auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et se préparer à en faire de même auprès de la CNIL « dans les délais attendus ». Elle promet par ailleurs qu’une communication plus précise sera adressée à ses adhérents une fois les investigations menées à leur terme. En attendant, elle invite « les adhérentes et les adhérents à être prudents dans les prochains jours sur les sollicitations qu’ils pourraient recevoir en cas de prises de contact par mail ou par téléphone d’entités externes à la mutuelle ».
L’avertissement prend la forme d’une annonce affichée en popup sur le site de Solimut – capture d’écran Next
Ce message fait suite à la publication, samedi 22 août, d’une annonce proposant à la vente un jeu de données extrait des systèmes de Solimut. D’après cette revendication, le lot répertorierait des informations relatives à 1,2 million d’assurés, dont plus d’un million de bulletins de salaire et quelque 770 000 comptes bancaires.
Le compte X qui se revendique du pseudonyme ZeroBytes, impliqué dans le récent trio d’attaques sur les systèmes de la DGFiP, a publiquement interpellé Solimut dimanche 23 août, évoquant une injection SQL ayant « permis l’extraction de 4 401 062 lignes, dont 779 750 IBAN et 1 366 638 NIR ».
Si les voeux étaient des poissons, nous lancerions tous des filets
Promulguée lundi par Emmanuel Macron, la loi instaurant l’interdiction des téléphones portables au lycée a été publiée au Journal Officiel. La mesure dispose donc désormais d’un cadre juridique, à temps pour la rentrée de septembre, mais de sérieux doutes planent toujours sur la capacité des établissements scolaires à la mettre en œuvre dans un délai aussi court.
Maintes fois répétée par le chef de l’État, la promesse de l’interdiction du téléphone portable au lycée à temps pour la rentrée de septembre est finalement tenue, au moins sur le papier. Lundi, Emmanuel Macron a en effet annoncé, sur X, avoir promulgué la loi associée. « Une école sans téléphone, c’est retrouver la sérénité de l’apprentissage », a-t-il déclaré.
Quelques heures plus tôt, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon avait confirmé l’imminence de cette promulgation, en sortie de conseil des ministres. Évoquant la censure partielle de la loi « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » par le Conseil constitutionnel, elle avait néanmoins estimé que « l’interdiction des portables dans les lycées pourra être effective dès la rentrée avec un cadre juridique stable, consolidé et législatif ». Cette mesure, portée par l’article 3 de la loi, n’a en effet pas été censurée par les Sages.
Interdire et sensibiliser
Après la promulgation, place à la publication : la « loi n° 2026 - 813 du 24 août 2026 » figure bien au chapitre du Journal Officiel daté du mardi 25 août. Amputée de sa principale composante liée à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, elle dispose explicitement que l’interdiction des portables, déjà en vigueur en primaire et au collège, s’étend désormais aux lycées.
Pour ce faire, elle modifie l’article L511-5 du Code de l’éducation, en renvoyant la mise en œuvre de la mesure au règlement intérieur de l’établissement concerné et en prévoyant une exception possible pour les formations supérieures dispensées au sein des lycées (classes préparatoires notamment) :
« Les modalités d’application de cette interdiction et les exceptions à celle-ci sont déterminées par le règlement intérieur en cohérence avec le projet d’école ou d’établissement. Dans les lycées dispensant des formations de l’enseignement supérieur, le règlement intérieur peut prévoir des dispositions particulières pour les étudiants. »
La nouvelle loi ajoute également au projet d’école ou d’établissement un pan spécifiquement lié à « l’utilisation des technologies numériques au sein de l’école ou de l’établissement ainsi que des actions menées auprès des élèves, du personnel et des parents en matière de sensibilisation aux effets nocifs d’une exposition non raisonnée aux écrans et au caractère addictif des réseaux sociaux, notamment au regard des enjeux de santé publique ».
Un vœu pieux ?
Du cadre juridique à la mise en œuvre effective de l’interdiction, il y a cependant un pas, que de nombreux syndicats du monde enseignant estiment difficile, voire impossible, à franchir dans de bonnes conditions. Nombre d’entre eux alertent depuis des mois sur la nécessité d’une concertation préalable avec la communauté éducative et sur le caractère contestable de la mesure, qualifiée de simpliste au regard des enjeux complexes qu’elle recouvre.
De façon plus prosaïque, certains remarquent que le calendrier n’est pas tenable : fermés pendant l’été, les établissements n’ont tout simplement pas le temps de procéder aux formalités nécessaires à la modification de leur règlement intérieur. « Les établissements attaquent une année dans laquelle la règle n’est pas écrite dans le règlement intérieur, sauf ceux qui avaient peut-être tenté d’anticiper quelque chose, mais ça reste très très parcellaire », regrette par exemple François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d’établissement, cité par l’AFP.
De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a tenté de préparer le terrain, mais bien tard au regard de la fermeture estivale des lycées. Son vademecum dédié à l’interdiction des portables (PDF), daté de juin 2026, rappelle d’ailleurs le processus de mise à jour du règlement intérieur :
« Les élèves doivent être consultés notamment dans le cadre du conseil des délégués pour la vie lycéenne. (…) L’inscription de l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés, ainsi que les dérogations éventuelles, dans le règlement intérieur doit ensuite être adoptée par le conseil d’administration (article R. 421 - 20) avant transmission de la délibération au recteur d’académie (article R. 421 - 55). »
S’il prône l’accompagnement pédagogique, ce vademecum invite également les chefs d’établissement à réfléchir au régime de sanctions à appliquer en cas de non-respect de l’interdiction. « Ces réponses doivent être adaptées à chaque situation (c’est-à-dire graduées, personnalisées et proportionnées). Il peut s’agir d’une punition, notamment de la confiscation de l’objet voire d’une sanction disciplinaire », résume-t-il.
Une circulaire du ministère, datée du 2 juillet, invitait quant à elle à faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre de l’interdiction pour ne pas pénaliser le fonctionnement du lycée. « Ainsi, des dérogations limitatives peuvent être prévues pour permettre des usages pédagogiques ou s’adapter à certaines nécessités administratives ou organisationnelles telles que le fonctionnement du centre de documentation et d’information, du service de restauration ou d’hébergement ». Les lycéens apprécieront certainement.
L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans toujours dans le viseur
Sur le sujet plus sensible de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et donc de la vérification d’âge systématique qu’elle imposerait aux utilisateurs de ces derniers, le gouvernement accuse réception de la censure du Conseil constitutionnel, mais dit maintenir son objectif.
« En parallèle, il y a des initiatives européennes, il y a la mission qui a été donnée au Premier ministre de réfléchir et d’avancer sur un travail qui prendrait en compte les remarques du Conseil constitutionnel. (…) L’objectif du président de la République d’avoir un cadre stabilisé d’ici au printemps prochain pour protéger nos enfants et nos jeunes est évidemment un objectif que nous continuons à poursuivre », a déclaré Maud Bregeon.
Si les voeux étaient des poissons, nous lancerions tous des filets
Promulguée lundi par Emmanuel Macron, la loi instaurant l’interdiction des téléphones portables au lycée a été publiée au Journal Officiel. La mesure dispose donc désormais d’un cadre juridique, à temps pour la rentrée de septembre, mais de sérieux doutes planent toujours sur la capacité des établissements scolaires à la mettre en œuvre dans un délai aussi court.
Maintes fois répétée par le chef de l’État, la promesse de l’interdiction du téléphone portable au lycée à temps pour la rentrée de septembre est finalement tenue, au moins sur le papier. Lundi, Emmanuel Macron a en effet annoncé, sur X, avoir promulgué la loi associée. « Une école sans téléphone, c’est retrouver la sérénité de l’apprentissage », a-t-il déclaré.
Quelques heures plus tôt, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon avait confirmé l’imminence de cette promulgation, en sortie de conseil des ministres. Évoquant la censure partielle de la loi « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » par le Conseil constitutionnel, elle avait néanmoins estimé que « l’interdiction des portables dans les lycées pourra être effective dès la rentrée avec un cadre juridique stable, consolidé et législatif ». Cette mesure, portée par l’article 3 de la loi, n’a en effet pas été censurée par les Sages.
Interdire et sensibiliser
Après la promulgation, place à la publication : la « loi n° 2026 - 813 du 24 août 2026 » figure bien au chapitre du Journal Officiel daté du mardi 25 août. Amputée de sa principale composante liée à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans, elle dispose explicitement que l’interdiction des portables, déjà en vigueur en primaire et au collège, s’étend désormais aux lycées.
Pour ce faire, elle modifie l’article L511-5 du Code de l’éducation, en renvoyant la mise en œuvre de la mesure au règlement intérieur de l’établissement concerné et en prévoyant une exception possible pour les formations supérieures dispensées au sein des lycées (classes préparatoires notamment) :
« Les modalités d’application de cette interdiction et les exceptions à celle-ci sont déterminées par le règlement intérieur en cohérence avec le projet d’école ou d’établissement. Dans les lycées dispensant des formations de l’enseignement supérieur, le règlement intérieur peut prévoir des dispositions particulières pour les étudiants. »
La nouvelle loi ajoute également au projet d’école ou d’établissement un pan spécifiquement lié à « l’utilisation des technologies numériques au sein de l’école ou de l’établissement ainsi que des actions menées auprès des élèves, du personnel et des parents en matière de sensibilisation aux effets nocifs d’une exposition non raisonnée aux écrans et au caractère addictif des réseaux sociaux, notamment au regard des enjeux de santé publique ».
Un vœu pieux ?
Du cadre juridique à la mise en œuvre effective de l’interdiction, il y a cependant un pas, que de nombreux syndicats du monde enseignant estiment difficile, voire impossible, à franchir dans de bonnes conditions. Nombre d’entre eux alertent depuis des mois sur la nécessité d’une concertation préalable avec la communauté éducative et sur le caractère contestable de la mesure, qualifiée de simpliste au regard des enjeux complexes qu’elle recouvre.
De façon plus prosaïque, certains remarquent que le calendrier n’est pas tenable : fermés pendant l’été, les établissements n’ont tout simplement pas le temps de procéder aux formalités nécessaires à la modification de leur règlement intérieur. « Les établissements attaquent une année dans laquelle la règle n’est pas écrite dans le règlement intérieur, sauf ceux qui avaient peut-être tenté d’anticiper quelque chose, mais ça reste très très parcellaire », regrette par exemple François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d’établissement, cité par l’AFP.
De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a tenté de préparer le terrain, mais bien tard au regard de la fermeture estivale des lycées. Son vademecum dédié à l’interdiction des portables (PDF), daté de juin 2026, rappelle d’ailleurs le processus de mise à jour du règlement intérieur :
« Les élèves doivent être consultés notamment dans le cadre du conseil des délégués pour la vie lycéenne. (…) L’inscription de l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés, ainsi que les dérogations éventuelles, dans le règlement intérieur doit ensuite être adoptée par le conseil d’administration (article R. 421 - 20) avant transmission de la délibération au recteur d’académie (article R. 421 - 55). »
S’il prône l’accompagnement pédagogique, ce vademecum invite également les chefs d’établissement à réfléchir au régime de sanctions à appliquer en cas de non-respect de l’interdiction. « Ces réponses doivent être adaptées à chaque situation (c’est-à-dire graduées, personnalisées et proportionnées). Il peut s’agir d’une punition, notamment de la confiscation de l’objet voire d’une sanction disciplinaire », résume-t-il.
Une circulaire du ministère, datée du 2 juillet, invitait quant à elle à faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre de l’interdiction pour ne pas pénaliser le fonctionnement du lycée. « Ainsi, des dérogations limitatives peuvent être prévues pour permettre des usages pédagogiques ou s’adapter à certaines nécessités administratives ou organisationnelles telles que le fonctionnement du centre de documentation et d’information, du service de restauration ou d’hébergement ». Les lycéens apprécieront certainement.
L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans toujours dans le viseur
Sur le sujet plus sensible de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et donc de la vérification d’âge systématique qu’elle imposerait aux utilisateurs de ces derniers, le gouvernement accuse réception de la censure du Conseil constitutionnel, mais dit maintenir son objectif.
« En parallèle, il y a des initiatives européennes, il y a la mission qui a été donnée au Premier ministre de réfléchir et d’avancer sur un travail qui prendrait en compte les remarques du Conseil constitutionnel. (…) L’objectif du président de la République d’avoir un cadre stabilisé d’ici au printemps prochain pour protéger nos enfants et nos jeunes est évidemment un objectif que nous continuons à poursuivre », a déclaré Maud Bregeon.