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Et si votre Raspberry Pi identifiait les oiseaux de votre jardin ?

Fugleramme est un projet open source très original qui propose d’afficher un cadre photo habité par un écran à encre numérique en niveaux de gris ou couleur. Ce cadre cache un Raspberry Pi et un microphone qui, quand il entend une espèce d’oiseau à proximité, l’identifie et l’affiche.
Si vous vous interrogez sur le nom choisi, Fugleramme est créé par un Norvégien du nom de Arne Giacomo Munthe-Kaas. En norvégien, oiseau se dit Fugl et le mot est construit à la manière de photogramme où une image est générée directement par l’empreinte de l’objet sur un papier réactif. Le but du jeu ici est pour Fugleramme de vous montrer quelles espèces sont présentes dans votre environnement tout en listant l’ensemble des oiseaux qui vous entourent. Pour rendre ce travail esthétique, le projet s’appuie sur des illustrations tirées des planches anciennes tombées dans le domaine public et qui apportent une touche rétro très sympathique. Ces planches ayant en plus le gros avantage de rendre l’identification des espèces plus facile.

Le fonctionnement de Fugleramme est « relativement » simple
Le Raspberry Pi embarqué, un modèle avec 2 Go de mémoire vive, écoute en permanence son environnement. Il est connecté pour cela à un petit micro filaire de type lavalier basique lui même connecté à un câble USB DAC Ugreen qui peut être déporté derrière une fenêtre en le protégeant du mieux possible des intempéries. Sur le Pi le programme de reconnaissance de chant d’oiseau BirdNET-Go est exécuté localement en permanence. Quand une espèce est détectée, Fugleramme prend le relais, trouve l’image correspondant au volatile et la propulse vers un écran à encre numérique. Ici un modèle couleur Pimoroni Inky Impression de 13.3 pouces affichant avec une technologie Spectra 6 E Ink. De la taille d’une feuille de papier A4, cet écran 1600 x 1200 pixels fournit une image détaillée et lisible qui permet d’identifier l’oiseau en plus de ses noms vulgaire et latin.

Le cadre vide au lancement du projet
Le recours à un écran de ce type est évidemment coûteux, l’équipement complet de ce projet est assez cher, mais tout n’est pas indispensable. Ce type de micro est abordable, le Pi 5 peut être récupéré d’un autre projet et vous pouvez utiliser un écran classique HDMI ou même déployer le signalement au travers d’un microserveur intégré sur la carte Raspberry pour l’interroger dans un navigateur.

Le dernier oiseau détecté s’affiche.

Une nouvelle espèce, jamais recensée par le programme auparavant, apparait.
La gestion de BirdNET étant locale, le projet n’a pas besoin d’être connecté. Le seul impératif sera de disposer d’une carte mémoire d’au moins 32 Go pour monter les illustrations du système.

Fugleramme après quelques jours d’activité
Des images qui participent pour beaucoup à l’idée développée. Le fait d’afficher une branche d’arbre vide quand rien n’est détecté puis d’afficher un tableau comprenant l’ensemble des espèces identifiées au fur et à mesure est une excellente idée. Toutes les espèces de BirdNET ne sont pas illustrées et si vous fabriquez le projet vous-même, vous êtes invités à intégrer une illustration en suivant la méthode proposée.
Vous trouverez toutes les infos sur la page Github du projet qui est une excellente idée à déployer en classe par exemple. Parfait également à offrir à un ornithologue en herbe. En plus du côté didactique du projet, la dimension éducative est excellente pour apprendre à reconnaitre les espèces. C’est également un objet assez charmant dans cette finition haut de gamme avec encre numérique et cadre en bois.
Merci à Nicolas pour le lien !
Et si votre Raspberry Pi identifiait les oiseaux de votre jardin ? © MiniMachines.net. 2026
Oui, Anthropic et OpenAI peuvent lire vos conversations, et depuis longtemps
L’œil de Sauron
Des employés d’Anthropic et d’OpenAI – mais aussi certains de leurs partenaires – peuvent lire vos conversations avec les chatbots, c’est écrit noir sur blanc… à condition de bien lire toutes les petites lignes. Les entreprises ne s’en privent d’ailleurs pas, comme le montre une enquête récente.
Sur Internet, comme dans la vie réelle, nous avons parfois tendance à valider et à signer des contrats et des conditions d’utilisation à la va-vite, sans lire toutes les pages et donc comprendre tous les rouages des services. Il arrive par exemple régulièrement que des internautes s’étonnent de « découvrir » que Google Maps sait où ils sont allés… un service pourtant lancé en 2009 et régulièrement documenté.
Récemment, ce sont les intelligences artificielles génératives qui sont sur le banc des accusées : des humains liraient nos conversations. Oui, c’est même indiqué depuis des années, à condition d’aller fouiller et lire les conditions générales et les foires aux questions.
Certes le « Project Lily » dévoilé par 404 Media montre une quasi-industrialisation du procédé chez OpenAI, mais rien de neuf : l’entreprise de Sam Altman peut lire vos conversations, et ne s’en prive pas. Compte tenu de l’historique des entreprises qui n’ont que peu de considération pour les droits d’auteur, ce n’est pas surprenant.
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Les patrons de l’IA appellent à lever le pied, leurs dépenses disent l’inverse
It's the edge of the world in all of western civilization
L’appel de Dario Amodei à ralentir le rythme de développement des modèles de pointe en l’absence d’une réglementation ne peut pas être décorrélé de la course aux investissements dans laquelle se sont lancées toutes les entreprises du secteur, à commencer par celles dont les CEO ont relayé son propos. À quelques semaines de l’introduction en bourse programmée d’Anthropic, il souligne non pas une contradiction, mais un décalage susceptible d’aggraver les craintes liées à une explosion de la bulle de l’IA générative.
Dernier épisode d’une actualité décidément frénétique quant aux enjeux de long terme liés aux développements de l’intelligence artificielle générative : Dario Amodei, patron d’Anthropic, a publié samedi 12 septembre un article intitulé « We Must Pace the Frontier », dans lequel il argue que l’industrie doit ralentir le rythme auquel elle améliore les capacités des modèles de pointe. Il prend bien soin de souligner qu’il ne s’agit pas d’arrêter l’entraînement de nouveaux modèles ou leur déploiement commercial, mais de prendre le temps nécessaire pour vérifier leur sécurité et leur alignement.
Pour ce faire, il propose de faire confirmer ces vérifications par des évaluateurs tiers disposant d’un droit d’accès complet aux travaux des entreprises concernées. Il suggère dans le même temps que ces dernières harmonisent leurs travaux de vérification, et qu’une coordination internationale planche sur une réglementation adaptée, intégrant les enjeux de compétition avec les régimes non démocratiques.
L’appel d’Amodei a rapidement reçu le soutien public d’Elon Musk, de Sam Altman, de Demis Hassabis (Google DeepMind) puis de Satya Nadella (Microsoft). Un discours dont l’unisson interroge : les cinq entreprises dirigées par ces cosignataires sont financièrement engagées dans la course à l’IA et mobilisent littéralement des centaines de milliards de dollars pour construire ou faire construire les infrastructures nécessaires à l’entraînement et à l’inférence de leurs modèles. Comment, dans ce contexte, peuvent-elles prôner un ralentissement du secteur, et quelle est la valeur réelle de cette prise de position d’un point de vue économique ?
Des paroles, mais peu ou pas d’engagements concrets
La lettre de Dario Amodei ouvre de nombreuses pistes de réflexion (« we should consider… »), mais elle se limite à une seule promesse concrète, qu’Anthropic présente d’ailleurs comme un « engagement unilatéral » : l’ouverture d’un accès « niveau salarié » à des évaluateurs indépendants qui seraient par la suite libres de publier leurs conclusions. L’entreprise se réserverait tout de même le droit de caviarder un certain nombre d’informations, dont celles « commercialement sensibles ». Amodei cite nommément l’institut METR comme l’un de ces auditeurs potentiels, en dépit des critiques formulées à l’encontre de ce dernier suite à la publication de son rapport sur l’incident de cybersécurité survenu entre OpenAI et Hugging Face.
Anthropic n’annonce en revanche aucun engagement concret sur le rythme de publication de nouveaux modèles, ou le ralentissement du déploiement de l’IA générative. Satya Nadella confirme dans sa propre réaction que la réflexion en cours ne remet pas en cause l’orientation stratégique globale : « Il nous faut également accélérer et étendre les avantages de l’IA, afin qu’ils profitent largement aux pays, aux communautés et aux entreprises. Cela nécessite un écosystème novateur où les modèles propriétaires et open source peuvent prospérer ».
Un prétexte utile pour retarder l’IPO d’OpenAI ?
De toutes les prises de position formulées suite à la publication d’Amodei, une seule semble avoir une conséquence économique immédiate. Il s’agit du soutien affiché par Sam Altman. Le patron d’OpenAI a en effet confirmé à Fortune, dans un entretien réalisé le 11 septembre et publié le 12 (voir la vidéo intégrale de l’échange), que les conditions n’étaient pas actuellement réunies pour que l’entreprise procède à son introduction en bourse. « Je pense sincèrement que, compte tenu de la situation actuelle en matière de sécurité, ce serait malvenu de nous introduire en bourse maintenant, et nous ne ressentons aucune pression à ce sujet », déclare Sam Altman, selon qui l’IPO ne devrait finalement pas intervenir en 2026.
Est-ce vraiment la controverse autour des risques soulevés par les modèles de pointe qui motive ce report ? Fortune rappelle à juste titre que le New York Times s’était déjà fait l’écho, en juin dernier, d’un glissement de calendrier décidé en interne. À l’époque, il n’était pas question d’alignement ou de modèles capables d’échapper à la supervision interne. Le report était motivé par des conditions de marché jugées peu favorables à la gigantesque levée de fonds souhaitée par OpenAI.
Sarah Friar, directrice financière d’OpenAI, avait également confirmé mi-août, en interne, cette lecture plus pragmatique qu’éthique. Dans un message adressé aux collaborateurs, elle expliquait que l’entreprise disposait des ressources nécessaires à son développement grâce à sa dernière levée de fonds, et que ce n’était pas grave si Anthropic partait en bourse avant OpenAI.
La décision n’était donc pas nouvelle, mais la façon de la justifier a changé. La combinaison du passage de Sam Altman au micro de Fortune et de la publication de Dario Amodei semble avoir eu quelques répercussions sur les marchés. Corrélation n’est pas causalité dans un environnement aussi complexe, mais l’annonce a notamment fait des vagues au Japon. Le conglomérat Softbank, qui s’est engagé à hauteur de 30 milliards de dollars supplémentaires au capital d’OpenAI cet hiver, a ainsi perdu plus de 10 % à la bourse de Tokyo lundi. Il semble avoir entraîné dans son sillage les valeurs asiatiques de la mémoire vive, dont Samsung, SK hynix et Kioxia.
L’effet s’est ensuite propagé dans le reste du monde : l’indice PHLX Semiconductor Sector, qui réunit 30 des plus grandes sociétés cotées du secteur des semi-conducteurs, a ainsi reculé de 5,86 % sur la seule journée de lundi.

La correction n’est pas exceptionnelle, à plus forte raison quand les tensions sur le pétrole mettent les marchés sous pression. Elle souligne cependant que les entreprises dont les perspectives de croissance reposent sur le développement de l’IA accusent le coup, avec des valorisations en berne par rapport à leurs plus hauts historiques du mois de juin.
Anthropic aurait-elle intérêt à ralentir ?
Hormis le report confirmé par OpenAI, la variable économique n’a pourtant pas fondamentalement changé. Les quatre grands hyperscalers (Amazon, Microsoft, Google, Meta) ont ainsi tous confirmé la révision à la hausse de leurs dépenses d’investissement prévisionnelles lors de la publication de leurs résultats trimestriels début août. Ces dernières dépassent donc désormais les 700 milliards de dollars envisagés à la fin du premier trimestre.
En parallèle des essais et autres lettres de têtes pensantes d’Anthropic, l’éditeur des modèles Claude poursuit d’ailleurs sa propre route vers la bourse. Pour ce faire, il cherche à envoyer des messages rassurants en direction des investisseurs. Or ces messages éclairent d’un jour particulier l’intention de ralentir le développement des modèles de pointe…
D’après le Financial Times, Anthropic a déclaré à un petit groupe de ses actionnaires qu’elle envisageait de réaliser son deuxième trimestre consécutif rentable sur la période en cours. L’entreprise aurait notamment affirmé atteindre une marge brute supérieure à 80 % avant règlement des frais liés à la location d’infrastructures chez ses partenaires et à l’entraînement de ses modèles. Pour tenir le rythme effréné des sorties de nouveaux modèles, Anthropic va maintenant jusqu’à louer des datacenters entiers chez certains de ses concurrents, et ses trajectoires de dépenses se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an.
Toujours d’après le Financial Times, Anthropic aurait revendiqué un chiffre d’affaires de 11,5 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, ce qui porterait son revenu annualisé, c’est-à-dire la projection de chiffre d’affaires annuel estimée à partir de ses revenus actuels, à 65 milliards de dollars, contre 47 milliards de dollars estimés à fin mai 2026.
La croissance est donc réelle, mais en l’état, Anthropic communique un indicateur qui exclut ses principaux coûts, à quelques semaines d’une supposée tournée des investisseurs pour préparer son IPO. Il est bien sûr impossible, sans accès direct aux comptes d’Anthropic, de vérifier où se situe réellement le curseur. Convaincre le secteur de ralentir le développement des modèles de pointe, et donc des coûts d’entraînement associés, permettrait certainement à l’entreprise d’assainir son bilan et d’allouer plus de ressources à son développement commercial.
L’introduction en bourse comme juge de paix ?
L’analyse de la situation est d’autant plus complexe que pour l’instant, tout le monde navigue à vue, précisément parce que les bilans financiers en question restent dans l’ombre. Cette incertitude participe d’ailleurs à l’emballement médiatique du moment, ainsi qu’à l’anxiété grandissante du public vis-à-vis de l’IA et de ses datacenters. Les discours mi-complaisants, mi-frénétiques, sur la guerre à venir entre la Chine et les États-Unis ou sur les modèles échappant à tout contrôle, y trouvent un terreau fertile.
Les marchés, eux, attendent surtout de mesurer la solidité réelle des entreprises de l’IA. Dans ce contexte, la décision d’OpenAI de rester une entreprise privée peut d’ailleurs être interprétée comme une volonté de garder le secret sur la réalité de ses comptes.
L’exemple de l’introduction en bourse de SpaceX est à ce titre éclairant.
☕️ Apple intègre TV et Arcade à iCloud+ dans les marchés émergents
C’est probablement la meilleure affaire Apple du moment, mais malheureusement elle n’est pas disponible en France. L’abonnement payant iCloud+ inclut désormais les services Apple TV et Apple Arcade dans une centaine de pays. Et ce, dès le premier palier d’iCloud+ (0,99 euro par mois), ce qui en fait une alternative extrêmement intéressante par rapport au bouquet Apple One, dont les prix commencent à 19,95 euros pour sensiblement les mêmes prestations (la formule intègre Apple Music).

Dans certains pays, comme le rapporte 9to5Mac, les abonnés iCloud+ pourront même accéder à des stations de radio Apple Music sans pub. Ils auront même droit à un rabais sur l’abonnement au service de streaming, s’ils souhaitent aller plus loin. Autant dire qu’Apple abandonne l’idée de vendre Apple One dans une bonne partie du monde.
La nouvelle offre iCloud+ vise des pays émergents ou qui n’ont pas le même pouvoir d’achat que dans l’UE ou les États-Unis. En Europe au sens large, les marchés ciblés sont l’Albanie, l’Arménie, la Bosnie Herzégovine, le Kosovo, le Montenegro, la Serbie, la Géorgie, la Turquie ou encore l’Ukraine. Cette nouvelle offre a aussi ceci d’intéressant qu’elle ouvre les programmes d’Apple TV à 59 marchés supplémentaires.
Cet été, Apple a relevé les prix de plusieurs de ses services : Apple Music, Apple TV et Apple One ont augmenté leurs différents tarifs. Pour le moment, ces hausses ne se sont pas répercutées en Europe. iCloud+ comprend du stockage en ligne supplémentaire (50 Go pour 0,99 euro par mois), et des fonctions de sécurité comme Relais privé pour naviguer sur le web sans laisser de trace et « Masquer mon adresse email » pour ne pas divulguer sa vraie adresse.
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GeForce RTX 5090 FE : NVIDIA refuserait le SAV car le numéro de série de la carte s'est effacé !

Voilà une histoire qui va faire grincer quelques dents chez les propriétaires de cartes graphiques Founders Edition. Un utilisateur affirme que NVIDIA a refusé la prise en charge sous garantie de sa GeForce RTX 5090 FE pour une raison assez improbable : le numéro de série présent sur le bracket métallique de la carte se serait progressivement effacé et serait désormais illisible. Le problème, c'est que le propriétaire dispose toujours de la boîte d'origine ainsi que de sa preuve d'achat et que, selon lui, la carte a été achetée directement auprès de la boutique NVIDIA au Royaume-Uni. Des écrans noirs à pleine charge L'histoire a été rapportée sur Reddit par l'utilisateur Willing-Avocado-4830. Sa GeForce RTX 5090 Founders Edition aurait presque un an et aurait récemment commencé à rencontrer des problèmes avec des écrans noirs lorsque la carte graphique fonctionne à pleine charge. Le propriétaire a donc contacté NVIDIA afin de demander une prise en charge en SAV. La carte a été envoyée au constructeur et l'utilisateur affirme avoir ensuite attendu plus d'un mois sans véritable nouvelle. Il y a quelques jours, un représentant de NVIDIA lui aurait finalement indiqué que sa demande de RMA avait été refusée et que sa RTX 5090 allait lui être retournée. Problème supplémentaire, aucune raison n'aurait initialement été donnée pour expliquer ce refus. Après avoir de nouveau contacté NVIDIA, l'utilisateur aurait finalement appris que le problème venait du numéro de série gravé ou imprimé sur le bracket métallique, devenu trop effacé pour être lisible. […]
Lire la suiteLe processeur Nova Lake-S à gros GPU intégré repoussé par Intel jusqu'à la génération suivante, comme un air de déjà vu ?
En juillet 2025, le leaker Jaykihn affirmait qu'Intel réfléchissait à une véritable réponse aux processeurs "Halo" d'AMD, baptisée Nova Lake-AX. Nous parlons donc ici d'un processeur qui disposerait d'un GPU intégré "énorme". En mai 2026, plusieurs sources (qui restent des rumeurs, il faut bien le p...
Ugreen MagFlow Pro : une batterie trop bling-bling ?

La Ugreen MagFlow Pro est une batterie mobile comme il en existe des milliers sur le marché. Pour la distinguer, le constructeur a trouvé une solution assez originale. Au lieu de jouer sur les chiffres – qui ne sont pas ici forcément en sa faveur – il a décidé de jouer sur l’esthétique.

UGREEN MagFlow Qi2
Cette Ugreen MagFlow Pro ne propose pas plus de capacité, ni une puissance de charge révolutionnaire. Il s’agit d’un modèle 10 000 mAh avec une accroche magnétique type MagSafe et une charge QI2 25 Watts. Son câble USB Type-C intégré affiche une charge Power Delivery en 45 watts. Des capacités très communes que l’on trouve sur des dizaines de modèles du marché à des prix très variés. Ici, le constructeur se positionne sur une approche haut de gamme puisque la batterie est proposée à 129.99€ prix public. Un prix très élevé, la même marque n’hésite pas à vendre le modèle ci-dessus, aux capacités quasi équivalentes pour 59.99€ en promo en ce moment même. Toujours 10 000 mAh, toujours QI2 25W mais une charge câblée qui ne grimpe qu’à 35 Watts. Un petit sacrifice pour un prix divisé par deux.
Ce qui change donc ici ce ne sont donc pas les fonctions de base de la batterie ni même sa marque ou sa garantie, ce qui fait la différence entre les deux modèles s’explique en un seul mot : marketing.
J’aime bien Ugreen et j’aime beaucoup leurs produits et c’est exactement pour cela que je garde un certain recul face aux annonces des salons comme l’IFA. Prendre le temps de réfléchir à ce qui est proposé exactement comme le ferait un acheteur potentiel du produit. Au lieu de fondre bouche bée devant les charmes du marketing sur le vif. Bon, à ce stade du billet, je pense qu’il est temps de présenter la Ugreen MagFlow Pro en images pour que vous puissiez mieux comprendre.

UGREEN MagFlow Pro
La Ugreen MagFlow Pro et son « refroidissement liquide »
Ce qui différencie cette batterie des autres modèles de la marque, c’est la vision que l’utilisateur a d’un refroidissement liquide en façade. Un ensemble de tubes qui laissent entrevoir la circulation d’un produit via de petites « bulles ». Cette solution baptisée « CryoPulse » par Ugreen est originale et très sympathique mais ne semble pas spécialement plus pertinente qu’un simple bout d’aluminium avec des ailettes. La marque annonce assez fièrement des chiffres. « 10°C de moins » et « 44% d’accumulation de chaleur en moins ». Elle parle d’une « micropompe intelligente » également.

En regardant les astérisques, on découvre que ces 10°C en moins ne mènent à rien. Le test effectué par le constructeur estime que les résultats obtenus peuvent varier. Que le matériel a été testé sur un iPhone 17 Pro Max employé dans une pièce à 25°C sans que cela ne soit reflété par aucune conclusion ni résultat. Les 44% de chaleur en moins ne sont également corrélés à aucun test qui expliquerait ce chiffre.

Les seules informations tangibles sont que le système est visible, qu’il est séduisant, qu’il consomme très peu d’énergie avec 0.02 watt et qu’il génère un tout petit peu de bruit en fonctionnement. Je doute qu’il y ait la moindre « pompe » dans l’appareil. Il s’agit surtout de repenser le principe de caloduc et de le rendre visible pour l’utilisateur.
Ce que je veux mettre en évidence, c’est que la batterie Ugreen MagFlow Pro coute probablement assez cher à fabriquer. Et cela parce que la marque a choisi une technologie spécifique pour mettre en valeur un aspect cosmétique plus qu’utile. On paye pour avoir une batterie originale. Pas pour avoir plus de charge. Il faut bien avoir cela en tête avant de se laisser séduire par l’objet.

Cela n’empêche pas la Ugreen MagFlow Pro d’être intéressante sur ses autres postes. Le fait de pouvoir la recharger rapidement avec une entrée 30 Watts Power Delivery qui la remettra totalement sur pied en 2 heures.

La possibilité de charger jusqu’à trois appareils en simultané en utilisant la fonction Qi2, le câble USB type-C et le port USB Type-C est également un gros avantage en mobilité. Même si la capacité limitée de la batterie ne permettra pas de recharger autre chose que de petits accessoires comme un casque ou une montre. La marque promet également des fonctions de surveillance de charge, de nombre de cycles, de chauffe et tout un tas de fonctions de sécurité qui sont également présentes dans ses autres batteries de ce type.

Pour être tout à fait honnête, un point clé de cette offre vient de son petit écran de contrôle situé sur la tranche qui proposera des fonctions intéressantes pour se renseigner sur la vie de la batterie, son état et sa capacité. Ce n’est pas forcément indispensable, mais c’est plus évolué que les 4 LEDs habituelles ou le chiffre qui apparait sur la UGREEN MagFlow Qi2.
Ce qu’il faut donc retenir ici, c’est que la méthode employée par le constructeur s’appuie sur des promesses réalisées dans leur laboratoire sans aucune garantie de fonctionnement dans le monde réel. Ces résultats sont mis en avant par la démonstration visible du fonctionnement de leur produit mais pas par un argumentaire plus scientifique. Le recours à ce fonctionnement « liquide » n’a probablement pas plus d’intérêt qu’un simple morceau de métal plus épais. Cela n’enlève rien au charme particulier de cet objet, mais il faut en avoir conscience. Cette offre est probablement équivalente à l’ajout de 25% sur votre note si vous décidez de vous asseoir en terrasse pour boire un verre au lieu de rester au comptoir. Le cadre est plus sympa mais la boisson reste la même.
La Ugreen MagFlow Pro 10 mAh est proposée en ce moment à 105.99€ au lieu de 129.99€ sur Amazon. Cela reste encore et toujours bien plus cher qu’une version classique de la batterie Ugreen Maflow Q2 en 10 000 mAh à 59.99€ sans le bling-bling…
Ugreen MagFlow Pro : une batterie trop bling-bling ? © MiniMachines.net. 2026