Vue lecture

Huawei mise sur la loi de Tau (τ) pour développer ses puces… c’est une question de survie

Même pas proposé par le dernier seigneur du temps, déception…
Huawei mise sur la loi de Tau (τ) pour développer ses puces… c’est une question de survie

Pour augmenter les performances et la densité de ses puces, Huawei change d’approche. Au lieu de jouer sur la taille des transistors (les fameux nm), le fabricant prend de la hauteur et sépare son die en deux parties superposées avec sa technologie LogicFolding. Une première puce est prévue cette année et, d’ici 2031, Huawei compte rivaliser avec les procédés de gravure en 1,4 nm (ou 14 angström).

Huawei a présenté cette semaine sa « loi de Tau (τ), permettant des percées dans la densité des transistors et les performances du système », selon son communiqué. Il s’agit d’un « nouveau principe pour guider le développement futur de l’industrie des semi-conducteurs ».

L’entreprise chinoise, placée sur la liste noire des États-Unis (nous y reviendrons), espère que ces puces haut de gamme développées en suivant la loi de τ proposeront « une densité de transistors équivalente à 14 Å (1,4 nm) ». L’agence de presse China Daily (appartenant au Parti communiste chinois et diffusant donc la propagande du régime) ajoute que la « loi de Tau (τ) succède à la loi de Moore ». Huawei veut ainsi passer de l’échelle géométrique à l’échelle temporelle. Enfin, c’est le discours marketing du fabricant.

Vous n’avez pas tout compris ? Pas d’inquiétude, vous êtes au bon endroit, Next vous explique simplement de quoi il s’agit. On commence par définir ce fameux Tau ou τ, au cœur des annonces de Huawei.

Tau : le temps, c’est parfois relatif


Il reste 92% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

  •  

« Bring-up » de Rhea1 : le (très) long chemin du CPU souverain pour les supercalculateurs

Bring me up before you go-go
« Bring-up » de Rhea1 : le (très) long chemin du CPU souverain pour les supercalculateurs

Sept ans : c’est le temps qu’il a fallu à SiPearl pour développer et faire produire son premier processeur. Après des années de retard, il subit ses dernières batteries de tests et devrait être commercialisé en 2026. Ce processeur sera présent dans deux supercalculateurs européens : JUPITER en Allemagne et Alice Recoque en France.

La création de SiPearl remonte à juin 2019, par Philippe Notton qui est aujourd’hui encore aux commandes. L’entreprise se présentait alors comme le « concepteur du microprocesseur qui va équiper le supercalculateur exascale européen ». Le but étant de permettre à l’Europe d’assurer une certaine souveraineté technologique, dans le cadre du projet European Processor Initiative (EPI).

Sept ans plus tard, le premier processeur de l’entreprise – Rhea1 – passe la phase « bring-up », c’est-à-dire la « campagne de validation matérielle ». Elle consiste à vérifier que le processeur, qui a été gravé par TSMC, fonctionne conformément à sa conception. C’est une ultime phase de 12 semaines avant le lancement commercial prévu à la fin de l’année.

Entre ces deux étapes, la route était longue, très longue, marquée par des retards. Next retrace les grandes lignes de l’aventure du processeur européen pour les centres de calcul.

2020, SiPearl passe aux Arm, lancement prévu pour… 2022


Il reste 87% de l'article à découvrir.
Vous devez être abonné•e pour lire la suite de cet article.
Déjà abonné•e ? Générez une clé RSS dans votre profil.

  •  
❌