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Jeff Bezos' AI Startup Aims To Build an 'Artificial General Engineer'

Jeff Bezos says his new AI startup, Prometheus, is working toward an "artificial general engineer" capable of helping design complex physical products such as robots, drugs, manufacturing systems, and rocket engines. The Verge reports: The NYT first reported on Prometheus last November, but now Bezos is sharing more information about the startup after a $12 billion funding round, putting the company at a $41 billion valuation. Bezos serves as co-CEO of Prometheus alongside Vik Bajaj, who co-founded Alphabet's health-focused research group, Verily. The startup currently has around 150 employees. The tools Prometheus intends to build could help develop physical products across several industries, including robotics, drug design, and manufacturing, the NYT reports. "Blue Origin is a perfect example of a company that could benefit from the tools that Prometheus is building," Bezos tells the NYT. "Any company that is building sophisticated devices -- like rocket engines -- would benefit greatly from this kind of technology."

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Justice Department Approves Paramount's $111 Billion Acquisition of Warner Bros.

The Justice Department has approved Paramount Skydance's $111 billion acquisition of Warner Bros. Discovery without requiring divestitures or other concessions. The deal still faces scrutiny from state attorneys general. Politico reports: The decision, expected to be announced Friday, paves the way for Paramount to combine with the entertainment and media company behind a vast film and television studio, CNN, and the HBO Max streaming service, which would be combined with Paramount+ to create a new offering boasting about 200 million subscribers. The deal, which would upend the Hollywood ecosystem by combining two historic rival studios, is opposed by many in the entertainment industry who fear it could lead to mass layoffs, among other concerns. After an extensive review, DOJ officials determined the transaction did not pose a threat to competition and declined to challenge it, said the people, who were granted anonymity to discuss sensitive matters. The department approved the merger without requiring any divestitures, behavioral remedies or concessions, according to one of the people. [...] The DOJ's approval does not end the merger's legal scrutiny. California Attorney General Rob Bonta has been reviewing the transaction and could still sue to block the deal despite federal regulators signing off. A spokesperson for Bonta's office told POLITICO earlier this week "the Paramount acquisition of Warner Brothers remains an active investigation." [...] Throughout those discussions, Paramount maintained that the merger would strengthen competition rather than diminish it, creating a media company better positioned to compete with streaming leaders and deep-pocketed technology rivals, according to people familiar with the matter. Hollywood workers fear the merger could trigger another wave of layoffs in an industry already reeling from years of consolidation. Critics argue that billions in promised cost savings will come at the expense of jobs, fewer opportunities for creators and greater concentration of power across film, television and streaming.

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ShinyHunters Hacked 100+ Organizations By Exploiting an Oracle PeopleSoft 0-Day

ShinyHunters claims it exploited a critical Oracle PeopleSoft zero-day to compromise more than 100 organizations, including the University of Nottingham, where it says it stole 40GB of student and billing data. "ShinyHunters posted the UK university on its data leak site on Tuesday before publishing the stolen files later that same day, presumably because the school refused to pay the extortion demand," reports The Register. From the report: "University of Nottingham on our leak site is one of the first publicly confirmed incidents," a ShinyHunters spokesperson told us. "We have only just started outreach to affected orgs and are actively looking to reach an agreement with affected orgs." They didn't say when they planned to post the other 100 or so claimed victims. A Google threat intelligence report published Thursday afternoon corroborated ShinyHunters' claims to have compromised more than 100 organizations. Google said it spotted malicious activity, "consistent with the exploitation of CVE-2026-35273," between May 27 and June 9, and notified more than 100 global orgs "whose IP addresses correlated with potentially vulnerable endpoints." Most of these, we're told, are based in the US and 68 percent are in the higher-education sector. Oracle has released a "patch availability document," but it's unclear whether a patch is currently available.

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Wine 11.11 Released With Wayland Improvements

Alexandre Julliard just released Wine 11.11 as the newest bi-weekly development release of this open-source software that powers Valve's Steam Play (Proton) and allows for running Windows games and applications under Linux as well as other platforms...
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[MàJ] Moteur de recherches de données personnelles : « Le recel de data volées est un crime »

Le mot du jour est : doxing !
[MàJ] Moteur de recherches de données personnelles : « Le recel de data volées est un crime »

Trouver des informations personnelles, bancaires d’une personne aussi facilement que la recette de la tarte aux pommes ? C’est la « promesse » d’un site qui commercialise désormais vos données privées et bancaires, dont l’histoire mérite qu’on s’y attarde. Le gouvernement a saisi la justice.

Mise à jour du 13 juin 11h38. Le député Éric Bothorel annonce avoir « saisi hier la Justice pour au moins trois sites qui compilent des fuites de données et les rendent publiques » et rappelle au passage les risques.

Article original du 12 juin 22h00. Depuis plusieurs mois, un moteur de recherche fait tout pour se faire connaître. Se présentant comme un service agrégeant les données publiques et issues des (nombreuses) fuites qui surviennent en France depuis des années, il permet de chercher très simplement les informations d’une personne. Les critiques sur sa licéité et les retombées sur la vie privée n’ont pas manqué.

Avant toute chose, un point important : Next ne donnera ni son URL ni son nom, même s’ils sont facilement trouvables (et nous vous demandons de faire de même dans les commentaires), notamment pour ne pas leur faire la moindre publicité gratuite.

Une fenêtre sur les fuites de données et leurs dangers

Le site apparait sous une forme simple : on s’inscrit avec son email puis on lance une recherche sur un nom et un prénom, par exemple. Les résultats apparaissent sous forme de liste, les données d’une personne étant réunies dans un cadre. On y retrouve les nom, prénom, adresses email, numéros de téléphone mobile et fixe, l’adresse postale et, selon les cas, des informations beaucoup plus sensibles comme le numéro de sécurité sociale et jusqu’à l’IBAN.

Il s’agit de données provenant des fuites de données massives, comme celles des deux prestataires du tiers payant (Viamedis et Almerys), des comptes avec IBAN de Bouygues Telecom et Free, des associations sportives, etc. Certaines sont datées, d’autres plus récentes, mais on peut assez facilement retrouver des personnes en choisissant les bons mots clés. Toujours sur Discord, les « leaks » récupérés sont listés, le premier remonte à octobre 2015 avec des données des impôts français, puis MYM, Carte Jeune Occitanie, CAF, France Travail, etc.

Malheureusement, rien de neuf, aurions-nous presque envie de dire. Les fuites sont monnaie courante depuis des années, les données facilement accessibles sur Internet. Pour Next et des experts en cybersécurité, ce n’est pas une surprise. Ce genre de « service » existe depuis des années, mais ils sont par contre plus underground, au sein de forums spécialisés plus ou moins référencés, dans des groupes de discussions, également sur des sites, mais plus confidentiels.

La « nouveauté » est ici l’accès gratuit, avec une interface propre et simple à utiliser par n’importe qui, avec une certaine viralité (même si elle est difficile à mesurer). C’est une fenêtre ouverte sur un monde qui n’est généralement pas autant sous le feu des projecteurs.

Ce site n’est d’ailleurs pas nouveau, à en croire son Discord au début de l’année : « Notre nom de domaine a récemment été supprimé, ce qui nous a obligés à le changer ». Sur le Discord, on peut également voir des guerres de clocher (ou de cour de récré quand on voit le niveau de certains échanges) sur qui a le meilleur service, qui copie l’autre, qui était là en premier, etc.

Première dose gratuite, maintenant payez (ou faites la promotion)

La période de « gratuité » est désormais terminée : l’accès est payant depuis ce vendredi. Comptez 10 euros par semaine minimum, sachant que « les prix vont augmenter prochainement », prévient le site. Pour payer, « cryptomonnaies, Paypal, PaySafeCard ou en virement bancaire ». Bien évidemment, on ne peut que vous conseiller de ne pas payer.

Cette bascule devait intervenir le 15 juin, mais elle a été faite plus tôt que prévu : « Le projet a pris une trop grande ampleur et certaines personnes jalouses qui se sont intéressées à des choses qui ne les concernaient pas ont tout fait pour essayer de faire fermer le site et nous apporter des soucis », peut-on lire dans les « annonces ».

Le besoin de viralité est d’ailleurs assumé et même monétisé, comme en témoigne le Discord pas plus tard que cette semaine : « Nous recherchons actuellement des personnes motivées pour nous aider à faire connaître xxx sur les réseaux sociaux et les communautés en ligne. Si vous êtes actif sur TikTok, Snapchat, Instagram, Discord ou toute autre plateforme et que vous souhaitez participer à la promotion du projet, n’hésitez pas à nous contacter. En échange d’une aide régulière et sérieuse, nous pourrons offrir un abonnement à l’un de nos plans payants ».

Retrouver ses proches ? La fausse bonne excuse

Nous avons contacté les gestionnaires du site via le Discord. Plusieurs ont répondu présent, de manière polie. Nous avons pu discuter oralement avec l’un d’eux, qui se fait appeler Zalko, et lui avons posé quelques questions.

Interrogé sur les motivations qui ont mené à la création du site, il nous répond qu’avec plusieurs amis, ils voulaient constituer une base rassemblant « tout ce que l’on peut trouver publiquement et dans les fuites de données ». Il ajoute : « On voulait juste que tout soit au même endroit pour simplifier la vie des gens qui veulent retrouver un proche, un ami ».

Devant les inévitables sujets relatifs à la vie privée, aux dérives comme le doxxing ou encore au caractère légal du service, Zalko est confiant : « Je ne pense pas que ce soit illégal, parce qu’on peut trouver ces données n’importe où. Nous on a simplement rassemblé tout au même endroit. On s’est beaucoup renseigné sur les textes de lois ».

Et sur l’exploitation malveillante d’une telle masse de données ? « Nous on est clairs, on avertit partout que le doxxing et ces autres pratiques sont interdites. Et on a mis en place des protections pour limiter et bloquer le scrapping ».

Nous n’en avons pas appris beaucoup plus, mais la suite a pris rapidement une tournure étrange. Une autre personne, se présentant comme un responsable du site, nous a recommandé de ne pas croire le dénommé Zalko, pourtant rangé dans les « Managers » sur Discord.

Les questions suivantes, notamment sur la licéité du service et son exploitation commerciale, n’ont reçu aucune réponse. « J’ai reçu pour instruction de ne plus vous parler », nous a répondu l’autre personne. Quand on parle de cour de récréation…

 « Sur la forme, c’est manifestement illicite »

Dans un long message signé « l’équipe xxx », les responsables affirment que ce service « est, et a toujours été, un service légal et conforme. Notre outil agrège exclusivement des données publiquement accessibles. Nous ne piratons rien. Nous ne volons rien. Nous ne doxxons personne. Nous ne leakons aucun mail confidentiel. Nous n’intimidons aucun plaignant. Nous ne redirigeons personne vers des sites malveillants. Nous n’avons aucune faille de sécurité exposant les données de nos utilisateurs. Xxx respecte le cadre légal en vigueur, y compris le RGPD. Les données accessibles via notre plateforme sont des données déjà publiques ». Sur un malentendu ?

Concernant le caractère légal d’un tel site, Alexandre Archambault, avocat spécialisé dans le droit du numérique, n’est pas catégorique mais souligne d’importants manques et zones d’ombre. « Sur la forme, c’est manifestement illicite en l’absence de mentions légales conformes à la loi, s’agissant d’un site qui s’adresse au marché français », nous indique l’avocat.

« L’exploitation d’un site internet ne disposant pas de mentions légales conformes à la loi est un délit », ajoute-t-il. Les peines peuvent aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement. S’il s’agit d’une entreprise, l’amende peut s’envoler à 375 000 euros.

Il souligne qu’une telle situation peut relever des dispositions de l’article 323-3-2 du code pénal, avec un risque accru depuis la loi 2025 - 532 du 13 juin 2025. S’agissant d’une structure a priori commerciale, la bande organisée peut être retenue. Les peines encourues changent effectivement d’échelle, puisqu’elles peuvent grimper jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 1 million d’euros d’amende.

Des risques réels : le « recel de data volées est un crime »

Projet Arcadie est plus directe : « Techniquement, c’est du recel et cela a été confirmé par la Cour de cassation dans un arrêt du 18 février 2026 ». Tris Acatrinei se fait l’écho d’Amélie Bonfanti (cabinet Deshoulières Avocats) : « Le fait de bénéficier, en connaissance de cause, d’une information provenant d’un délit peut constituer un recel au sens de l’article 321 - 1, alinéa 2, du Code pénal ».

« L’autre véritable danger réside dans la possibilité qu’une personne très mal intentionnée qui utiliserait ces données, obtenues illégalement, pour faire du mal à quelqu’un d’autre. Dans ce cas, la responsabilité des créateurs de xxx pourrait être engagée », ajoute Projet Arcadie.

Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée du Numérique, affirme à BFMTV avoir saisi la justice en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale : « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

Éric Bothorel a aussi saisi la justice, pour au moins trois sites similaires. Le député rappelle au passage que « sur d’autres affaires similaires, plusieurs personnes ont déjà été déférées. Il faut le redire avec force : le recel de data volées est un crime. Et à ceux qui s’y emploient, parfois très jeunes, ceci n’est pas un jeu »

Passez votre chemin, vraiment !

Rappelons enfin qu’il n’est pas du tout recommandé d’utiliser ce genre de service, notamment car vous ne savez pas ce qu’il adviendra de vos données personnelles. Pendant la phase « gratuite », ce site demandait un simple email pour se connecter (avec confirmation), vous pouviez également demander à retirer des informations.

Non seulement rien ne certifie que cela sera fait, mais même dans le meilleur des cas cela ne les supprime que de ce service… or il en existe des dizaines au bas mot, sans compter les copies des leaks qui sont un peu partout sur Internet. De plus, demander à retirer les données peut confirmer à des pirates que ces données sont encore valables, et qu’elles ont donc une valeur supplémentaire.

Vous voulez savoir si des données personnelles ont fuité ? Il existe des sites fiables, qui ne donnent pas d’informations à n’importe qui. Have I Been Pwned en est un. Entrez votre email et vérifiez dans quels leaks il apparait, avec quelles données associées.

Par exemple, l’un de nos emails est dans cette base qui est disponible sur Internet :

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[MàJ] Moteur de recherches de données personnelles : « Le recel de data volées est un crime »

Le mot du jour est : doxing !
[MàJ] Moteur de recherches de données personnelles : « Le recel de data volées est un crime »

Trouver des informations personnelles, bancaires d’une personne aussi facilement que la recette de la tarte aux pommes ? C’est la « promesse » d’un site qui commercialise désormais vos données privées et bancaires, dont l’histoire mérite qu’on s’y attarde. Le gouvernement a saisi la justice.

Mise à jour du 13 juin 11h38. Le député Éric Bothorel annonce avoir « saisi hier la Justice pour au moins trois sites qui compilent des fuites de données et les rendent publiques » et rappelle au passage les risques.

Article original du 12 juin 22h00. Depuis plusieurs mois, un moteur de recherche fait tout pour se faire connaître. Se présentant comme un service agrégeant les données publiques et issues des (nombreuses) fuites qui surviennent en France depuis des années, il permet de chercher très simplement les informations d’une personne. Les critiques sur sa licéité et les retombées sur la vie privée n’ont pas manqué.

Avant toute chose, un point important : Next ne donnera ni son URL ni son nom, même s’ils sont facilement trouvables (et nous vous demandons de faire de même dans les commentaires), notamment pour ne pas leur faire la moindre publicité gratuite.

Une fenêtre sur les fuites de données et leurs dangers

Le site apparait sous une forme simple : on s’inscrit avec son email puis on lance une recherche sur un nom et un prénom, par exemple. Les résultats apparaissent sous forme de liste, les données d’une personne étant réunies dans un cadre. On y retrouve les nom, prénom, adresses email, numéros de téléphone mobile et fixe, l’adresse postale et, selon les cas, des informations beaucoup plus sensibles comme le numéro de sécurité sociale et jusqu’à l’IBAN.

Il s’agit de données provenant des fuites de données massives, comme celles des deux prestataires du tiers payant (Viamedis et Almerys), des comptes avec IBAN de Bouygues Telecom et Free, des associations sportives, etc. Certaines sont datées, d’autres plus récentes, mais on peut assez facilement retrouver des personnes en choisissant les bons mots clés. Toujours sur Discord, les « leaks » récupérés sont listés, le premier remonte à octobre 2015 avec des données des impôts français, puis MYM, Carte Jeune Occitanie, CAF, France Travail, etc.

Malheureusement, rien de neuf, aurions-nous presque envie de dire. Les fuites sont monnaie courante depuis des années, les données facilement accessibles sur Internet. Pour Next et des experts en cybersécurité, ce n’est pas une surprise. Ce genre de « service » existe depuis des années, mais ils sont par contre plus underground, au sein de forums spécialisés plus ou moins référencés, dans des groupes de discussions, également sur des sites, mais plus confidentiels.

La « nouveauté » est ici l’accès gratuit, avec une interface propre et simple à utiliser par n’importe qui, avec une certaine viralité (même si elle est difficile à mesurer). C’est une fenêtre ouverte sur un monde qui n’est généralement pas autant sous le feu des projecteurs.

Ce site n’est d’ailleurs pas nouveau, à en croire son Discord au début de l’année : « Notre nom de domaine a récemment été supprimé, ce qui nous a obligés à le changer ». Sur le Discord, on peut également voir des guerres de clocher (ou de cour de récré quand on voit le niveau de certains échanges) sur qui a le meilleur service, qui copie l’autre, qui était là en premier, etc.

Première dose gratuite, maintenant payez (ou faites la promotion)

La période de « gratuité » est désormais terminée : l’accès est payant depuis ce vendredi. Comptez 10 euros par semaine minimum, sachant que « les prix vont augmenter prochainement », prévient le site. Pour payer, « cryptomonnaies, Paypal, PaySafeCard ou en virement bancaire ». Bien évidemment, on ne peut que vous conseiller de ne pas payer.

Cette bascule devait intervenir le 15 juin, mais elle a été faite plus tôt que prévu : « Le projet a pris une trop grande ampleur et certaines personnes jalouses qui se sont intéressées à des choses qui ne les concernaient pas ont tout fait pour essayer de faire fermer le site et nous apporter des soucis », peut-on lire dans les « annonces ».

Le besoin de viralité est d’ailleurs assumé et même monétisé, comme en témoigne le Discord pas plus tard que cette semaine : « Nous recherchons actuellement des personnes motivées pour nous aider à faire connaître xxx sur les réseaux sociaux et les communautés en ligne. Si vous êtes actif sur TikTok, Snapchat, Instagram, Discord ou toute autre plateforme et que vous souhaitez participer à la promotion du projet, n’hésitez pas à nous contacter. En échange d’une aide régulière et sérieuse, nous pourrons offrir un abonnement à l’un de nos plans payants ».

Retrouver ses proches ? La fausse bonne excuse

Nous avons contacté les gestionnaires du site via le Discord. Plusieurs ont répondu présent, de manière polie. Nous avons pu discuter oralement avec l’un d’eux, qui se fait appeler Zalko, et lui avons posé quelques questions.

Interrogé sur les motivations qui ont mené à la création du site, il nous répond qu’avec plusieurs amis, ils voulaient constituer une base rassemblant « tout ce que l’on peut trouver publiquement et dans les fuites de données ». Il ajoute : « On voulait juste que tout soit au même endroit pour simplifier la vie des gens qui veulent retrouver un proche, un ami ».

Devant les inévitables sujets relatifs à la vie privée, aux dérives comme le doxxing ou encore au caractère légal du service, Zalko est confiant : « Je ne pense pas que ce soit illégal, parce qu’on peut trouver ces données n’importe où. Nous on a simplement rassemblé tout au même endroit. On s’est beaucoup renseigné sur les textes de lois ».

Et sur l’exploitation malveillante d’une telle masse de données ? « Nous on est clairs, on avertit partout que le doxxing et ces autres pratiques sont interdites. Et on a mis en place des protections pour limiter et bloquer le scrapping ».

Nous n’en avons pas appris beaucoup plus, mais la suite a pris rapidement une tournure étrange. Une autre personne, se présentant comme un responsable du site, nous a recommandé de ne pas croire le dénommé Zalko, pourtant rangé dans les « Managers » sur Discord.

Les questions suivantes, notamment sur la licéité du service et son exploitation commerciale, n’ont reçu aucune réponse. « J’ai reçu pour instruction de ne plus vous parler », nous a répondu l’autre personne. Quand on parle de cour de récréation…

 « Sur la forme, c’est manifestement illicite »

Dans un long message signé « l’équipe xxx », les responsables affirment que ce service « est, et a toujours été, un service légal et conforme. Notre outil agrège exclusivement des données publiquement accessibles. Nous ne piratons rien. Nous ne volons rien. Nous ne doxxons personne. Nous ne leakons aucun mail confidentiel. Nous n’intimidons aucun plaignant. Nous ne redirigeons personne vers des sites malveillants. Nous n’avons aucune faille de sécurité exposant les données de nos utilisateurs. Xxx respecte le cadre légal en vigueur, y compris le RGPD. Les données accessibles via notre plateforme sont des données déjà publiques ». Sur un malentendu ?

Concernant le caractère légal d’un tel site, Alexandre Archambault, avocat spécialisé dans le droit du numérique, n’est pas catégorique mais souligne d’importants manques et zones d’ombre. « Sur la forme, c’est manifestement illicite en l’absence de mentions légales conformes à la loi, s’agissant d’un site qui s’adresse au marché français », nous indique l’avocat.

« L’exploitation d’un site internet ne disposant pas de mentions légales conformes à la loi est un délit », ajoute-t-il. Les peines peuvent aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement. S’il s’agit d’une entreprise, l’amende peut s’envoler à 375 000 euros.

Il souligne qu’une telle situation peut relever des dispositions de l’article 323-3-2 du code pénal, avec un risque accru depuis la loi 2025 - 532 du 13 juin 2025. S’agissant d’une structure a priori commerciale, la bande organisée peut être retenue. Les peines encourues changent effectivement d’échelle, puisqu’elles peuvent grimper jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 1 million d’euros d’amende.

Des risques réels : le « recel de data volées est un crime »

Projet Arcadie est plus directe : « Techniquement, c’est du recel et cela a été confirmé par la Cour de cassation dans un arrêt du 18 février 2026 ». Tris Acatrinei se fait l’écho d’Amélie Bonfanti (cabinet Deshoulières Avocats) : « Le fait de bénéficier, en connaissance de cause, d’une information provenant d’un délit peut constituer un recel au sens de l’article 321 - 1, alinéa 2, du Code pénal ».

« L’autre véritable danger réside dans la possibilité qu’une personne très mal intentionnée qui utiliserait ces données, obtenues illégalement, pour faire du mal à quelqu’un d’autre. Dans ce cas, la responsabilité des créateurs de xxx pourrait être engagée », ajoute Projet Arcadie.

Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée du Numérique, affirme à BFMTV avoir saisi la justice en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale : « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

Éric Bothorel a aussi saisi la justice, pour au moins trois sites similaires. Le député rappelle au passage que « sur d’autres affaires similaires, plusieurs personnes ont déjà été déférées. Il faut le redire avec force : le recel de data volées est un crime. Et à ceux qui s’y emploient, parfois très jeunes, ceci n’est pas un jeu »

Passez votre chemin, vraiment !

Rappelons enfin qu’il n’est pas du tout recommandé d’utiliser ce genre de service, notamment car vous ne savez pas ce qu’il adviendra de vos données personnelles. Pendant la phase « gratuite », ce site demandait un simple email pour se connecter (avec confirmation), vous pouviez également demander à retirer des informations.

Non seulement rien ne certifie que cela sera fait, mais même dans le meilleur des cas cela ne les supprime que de ce service… or il en existe des dizaines au bas mot, sans compter les copies des leaks qui sont un peu partout sur Internet. De plus, demander à retirer les données peut confirmer à des pirates que ces données sont encore valables, et qu’elles ont donc une valeur supplémentaire.

Vous voulez savoir si des données personnelles ont fuité ? Il existe des sites fiables, qui ne donnent pas d’informations à n’importe qui. Have I Been Pwned en est un. Entrez votre email et vérifiez dans quels leaks il apparait, avec quelles données associées.

Par exemple, l’un de nos emails est dans cette base qui est disponible sur Internet :

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Google Sues Chinese Cybercrime Operation That Used Gemini AI To Send Scam Texts

An anonymous reader quotes a report from TechCrunch: Google is suing to dismantle the infrastructure behind an alleged massive AI-powered cybercrime operation. On Friday, the tech giant announced a lawsuit against an alleged Chinese cybercrime network called Outsider Enterprise, which Google says uses AI in its campaigns to send scam text messages impersonating Google and other brands to steal passwords and credit card numbers. Outsider Enterprise has financially scammed "hundreds of thousands of victims" with losses "estimated in the millions." The group deployed 9,000 fake websites, 1 million fraudulent web domains, and 2.5 million texts sent to Android users in a two-week period, according to Google. "55,000 spam texts were flagged by Android users in just two weeks this past May -- that's more than two text spam complaints a minute," Google said. Google said it uses "AI-powered tools to fight AI-powered scams", which enable the company to detect scams and alert users of suspicious calls and text messages, leading to the interception of more than 10 billion scam messages a month. The company said it has been collaborating with AT&T, T-Mobile, and Verizon to block the scam text messages and said it is coordinating with the FBI, which is taking unspecified law enforcement actions.

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Touchscreen Macbook '100% Confirmed,' Says Reputable Leaker

A leaker with a strong Apple rumor track record says a touchscreen MacBook is "100% confirmed. If true, it would mark a major reversal for Apple, which has long argued that the Mac is built for indirect input rather than reaching up to touch a vertical screen. MacRumors reports: Instant Digital has a good track record for Apple rumors and has provided some strikingly accurate information in the past, so it's always worth noting what they have to say about Apple's plans. The claim is also backed by several recent reports. [...] Touchscreen support is expected to be one of several major upgrades coming to Apple's next-generation high-end MacBook Pro models. Other rumored features include M6 Pro and M6 Max chips, an OLED display, a Dynamic Island (i.e., no notch), and a thinner design. The new laptops could also adopt MacBook Ultra branding. Notably, macOS 27 Golden Gate also introduces a more touch-friendly interface, since Apple's Sidecar feature now allows users to tap and interact with macOS interface elements using a finger on their iPad. Apple apparently is not going to advertise the new MacBook Pro/Ultra as a touch-first device like the iPad -- it will be "touch-friendly, not touch-first," according to [Bloomberg's Mark Gurman]. In that sense, Apple will let customers use touch and mouse gestures interchangeably for all functions. Further reading: Steve Jobs Was Wrong About Touchscreen Laptops (2012)

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Microsoft Surface Flaw Allowed Unprotected Devices To Be Bricked By a Single Packet

Longtime Slashdot reader Dotnaught shares a report from The Register: For the past 90 days, Microsoft has been quietly patching a firmware flaw in Surface devices that allowed the hardware to be bricked with a single packet, though only for those who have disabled Secure Core and Secure Boot. And the company's Copilot AI software inadvertently helped identify the faulty firmware. According to Jack Darcy, a security researcher based in Australia, his instance of Microsoft Copilot stumbled across the bug after being asked to adjust the screen backlighting on a Surface device. The Copilot-conjured Python script ended up rendering the researcher's laptop inoperable by overwriting the embedded controller firmware. "Copilot autonomously created and executed four progressively aggressive Python scripts during a probe for backlight control values that sent raw SSAM ioctl commands (SSAM_CDEV_REQUEST = 0xC028A501) directly to the SAM microcontroller through the SAM software path," Darcy explained to The Register. [...] "We appreciate the work of Jack Darcy and The Register for reporting this issue under a coordinated vulnerability disclosure," a Microsoft spokesperson said in a statement. "Our investigation found that a deprecated UEFI interface could trigger a boot loop on some devices. To trigger this loop, the user must have administrator privileges and have already disabled the Secure Boot security feature. We have released updates to address the issue for most impacted devices." That means managed devices are not at risk. But those using Linux, or Windows users who have disabled Secure Core and Secure Boot for gaming, or who use custom Windows drivers, or who have USB boot enabled, may still be vulnerable if their systems haven't received the update. We're uncertain about the range of Surface devices affected. Our source said it appears to be all of them (Surface Laptops 3-6, Surface Book 1-3) except for Surface Go models. ARM variants, however, have not been tested. The report notes that Microsoft is planning to move the Surface stack to a more secure architecture based on Rust code. "Our most recent Surface for Business hardware features a major architectural shift in terms of improved reliability and security that spans our embedded controller, UEFI, but also some of our drivers," said David Abzarian, chief architect for Microsoft Surface. "We're investing in the most secure foundation for a PC by building our embedded controller firmware from the ground up in Rust (as part of leveraging and contributing to the Open Device Partnership (ODP)) in addition to a rewrite of the UEFI DXE Core in Rust; these projects are known as Secure EC and Project Patina respectively." "We're also not only shipping some of our drivers written in Rust, but also helping co-develop the framework Windows Drivers in Rust (WDR) to help enable a broad set of partners in the Windows ecosystem to capitalize on these benefits. I will also note that all of these efforts are open-source promoting one of our key security principles around transparency."

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Sam Bankman-Fried Loses Bid To Overturn Crypto Fraud Conviction

Sam Bankman-Fried lost his appeal to overturn his FTX fraud conviction and 25-year sentence. Reuters reports: In a unanimous decision, a three-judge panel of the Manhattan-based 2nd U.S. Circuit Court of Appeals said prosecutors' evidence against Bankman-Fried "was, conservatively stated, robust." "While he was publicly reassuring customers, investors and regulators that FTX customer funds were safe, he was simultaneously using FTX as his own personal piggy bank, spending customer funds on real estate, political contributions, and investments," Circuit Judge Barrington Parker wrote on behalf of the panel. Bankman-Fried's lawyers did not immediately respond to a request for comment. They may next ask all the active judges on the 2nd Circuit to hear the case, or ask the U.S. Supreme Court to take up the case. Bankman-Fried is also seeking a pardon from President Donald Trump, according to the Justice Department's Office of the Pardon Attorney. Bankman-Fried was sentenced to 25 years in prison in 2024 for "masterminding one of the largest financial frauds in American history," wrote US District Judge Lewis Kaplan. He was convicted on all charges, including wire fraud, conspiracy to commit securities fraud, commodities fraud, and money laundering.

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Faut-il s'attendre à ce que les prix de la RAM continuent à augmenter d'ici la fin 2026 ?

En début de semaine, nous vous avons partagé les prévisions de Lexar et AMD concernant l'évolution future des prix de la RAM. Si AMD se projetait surtout sur le long terme et l'année 2028, Lexar de son côté avait un discours alarmant concernant la suite de l'année 2026. Selon la firme, les prix des...

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Nouveaux forfaits B&You : le 150 Go 5G dès 10,99 €/mois

Bouygues Telecom rafraîchit sa gamme sans engagement ce 12 juin. Les nouveaux forfaits B&You s’articulent autour d’un 150 Go 5G à 10,99 €/mois, qui remplace le 130 Go. Les gammes Voyage évoluent aussi. Voici le détail des offres et des remises Pure Fibre. Article sponsorisé. Ce contenu inclut un lien partenaire vers Bouygues Telecom ; […]

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Bouygues Telecom numéro 2 : l’ambition affichée après le rachat de SFR

Avec le rachat de SFR, Bouygues Telecom deviendrait le numéro 2 français des télécoms. Et son ambition ne s’arrête pas là. Dans Les Echos, Olivier Roussat, patron du groupe Bouygues, vise ouvertement la première place sur le grand public. Voici ce qu’il faut retenir de cette interview. Un numéro 2 assumé Grand public : tout […]

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24 Heures du Mans 2026 : sur quelle chaîne et programme TV

Pour savoir sur quelle chaîne regarder les 24h du Mans 2026, la réponse tient en un mot : L’Équipe. La chaîne diffuse l’intégralité de la course en clair sur la TNT, sans abonnement supplémentaire. Elle programme plus de 18 heures de direct les 13 et 14 juin, dont l’Hyperpole en exclusivité. Voici le programme complet […]

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Infineon to Open German Chip Fab as Part of EU Sovereignty Push

Infineon is set to open a $5.8 billion power-chip fab in Dresden on July 2, backed by about $1.1 billion in EU Chips Act subsidies. The plant will make power semiconductors for AI data centers and could eventually add up to $5.8 billion in annual revenue as demand for AI infrastructure strains global electricity systems. Bloomberg reports: Infineon, traditionally a chipmaker for the automotive industry, has increasingly benefited from soaring demand for power chips used in AI data centers, which will be produced at the new facility. "The AI data centers currently being built and planned around the world will consume twice as much electricity in 2030 as they do today," [said Chief Operating Officer Alexander Gorski]. "That's as much as the entire Federal Republic of Germany." Chip production at the Dresden fab will be scaled over time depending on demand, potentially adding as much as 5 billion euros in revenue per year, Gorski said, declining to comment on when full capacity will be reached. The company has invested around 2 billion euros on construction and the remaining amount will be spent over time to add more machines to the fab, he added. The new facility is "a key catalyst," Bank of America analysts including Didier Scemama wrote in a note last week. Demand from Al customers is materially above Infineon's current capacity, they said, adding the imbalance could improve in the 2027 and 2028 financial years. The analysts raised their Al power revenue forecast for the company by 500 million euros to 4.5 billion euros for 2028. Infineon expects data center-related revenue to rise from around 1.5 billion euros in fiscal 2026 -- roughly 10% of sales -- to 2.5 billion euros in 2027, it said last month. The hundreds of billions of dollars being invested in AI are driving the rapid expansion of data center capabilities around the world. Infineon doesn't produce advanced AI chips, like those designed by Nvidia. But the power semiconductors it plans to produce in Dresden are still needed for AI infrastructure.

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