Vue lecture

La solution anti Steam Machine d'AOOSTAR est mieux équipée, mais faut rajouter de la RAM et un SSD !

Valve a quelque peu secoué la couscoussière du marché avec sa Steam Machine, une bécane aux dimensions très contenues, avec un CPU Zen 4 custom avec 6 cœurs et 12 threads, et une carte graphique RX 7600M qui déjà en version desktop n'arrachait pas trois pattes à un canard, RDNA 3 étant connu pour av...

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Fatekeeper : du gameplay pour la belle coquille pour le moment un peu vide, mais en accès anticipé

Fatekeeper est un jeu qui mêle action RPG et univers mediéval / fantastique. Nous vous en avions déjà parlé il y a un mois, il est disponible en accès anticipé sur Steam à prix très correct (sous le 10 € quand même, faut-il le souligner), mais là n'est pas sa force. Il est animé par l'Unreal Engine...

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ASUS GeForce RTX 5090 ROG Astral Edition 20 chez LDLC : si vous la voulez il faudra pousser la chansonnette "rou-rouou-rou-rouou".

Il y a seulement deux petits jours de cela, nous vous parlions de l'arrivée proche de la plus énorme carte graphique gaming jamais produite : l'ASUS GeForce RTX 5090 ROG Astral Edition 20, avec ses 36 cm de longueur et 9,4 cm d'épaisseur (4,7 slots). Le 22 juin, le compte officiel ASUS ROG DACH avai...

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Depuis son retour, Claude Fable 5 fait beaucoup moins rêver

Toxicité politique
Depuis son retour, Claude Fable 5 fait beaucoup moins rêver

Depuis son retour, Fable 5 est la cible de critiques virulentes sur ses performances. Le modèle ne semble pas présenter les mêmes capacités qu’avant son blocage, suite à la directive de la Maison-Blanche. Même Mythos 5 semble perdre de sa superbe.

Rappelons rapidement quelques éléments chronologiques. Le 9 juin 2026, Anthropic lance Claude Fable 5, une version de Mythos 5 disposant de garde-fous et présenté alors comme le modèle le plus « capables » de l’histoire de l’entreprise. Trois jours plus tard, une directive de contrôle des exportations, signée par la Maison-Blanche et juridiquement contraignante, force Anthropic à suspendre l’accès aux deux modèles pour tout ressortissant étranger, y compris ses propres employés non-américains. Le décret conduit l’entreprise à un arrêt mondial pour tous les clients, Anthropic ayant jugé impossible de filtrer les utilisateurs par nationalité en temps réel.

Le déclencheur invoqué était un rapport de chercheurs d’Amazon selon lequel Fable 5 aurait pu être manipulé (jailbreaké) pour livrer des informations exploitables dans des cyberattaques. En toile de fond, des soupçons qu’un groupe lié à la Chine ait pu accéder à Mythos, ce qui faisait craindre une rétro-ingénierie ou une distillation par un adversaire étranger.

Fin juin, le Department of Commerce lève ces contrôles. L’accès à Fable 5 est restauré le 1ᵉʳ juillet sur Claude Platform, Claude.ai, Claude Code et Claude Cowork. Mythos 5, lui, reste réservé aux partenaires vérifiés du programme Glasswing, comme on l’a vu avec Mozilla.

Au-delà du temps perdu par Anthropic (environ trois semaines), le retour de Fable 5 ne s’est pas fait sous les cotillons. Ses performances, selon les cas d’utilisation, semblent en fort retrait. Pendant ce temps, l’utilisation des modèles chinois grimpe rapidement.

Kaboum !

Dans la plupart des résultats obtenus avant le retrait de Fable 5, de nombreux sites ont relevé les excellentes performances du modèle, notant souvent un saut générationnel significatif. Parmi les notes obtenues : 80,3 % sur SWE-Bench Pro (contre 69,2 % pour Opus 4.8), 64,5 % sur Humanity’s Last Exam avec outils (contre 57,9 % pour Opus 4.8 et 52,2 % pour GPT-5.5), et ainsi de suite pour tous les benchmarks majeurs (FrontierCode Diamond, OSWorld-Verified, GDPval-AA, Terminal-Bench 2.1), comme relevé notamment par Datacamp.

Pour Every, le résultat était encore plus tranché : Fable 5 était tout simplement « le meilleur modèle de programmation ». La société en tenait pour preuve le score de 91/100 obtenu sur leur propre benchmark « Senior Engineer », contre 63 pour Opus 4.8 et 62 pour GPT-5.5. Même son de cloche chez BenchLM.

C’est là que le tableau se complique singulièrement depuis le 1ᵉʳ juillet. Le retour de Fable 5 s’est accompagné d’un nouveau classificateur de cybersécurité, et selon des données publiées le 2 juillet par la plateforme de test BridgeMind, les scores de débogage TypeScript de Fable 5 se sont effondrés de 70 %, comme relevé par Tech Times.

Pourquoi une telle chute ? A priori, pas parce que le modèle en lui-même est devenu moins performant. La faute semble bien incomber au nouveau classificateur, qui redirige une part des requêtes liées à la programmation vers Opus 4.8, sans que les utilisateurs en soient toujours informés.


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Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Si on ne cherche pas, on ne détecte pas
Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Les chercheurs du Citizen Lab ont pu montrer que l’iPhone de l’ancien eurodéputé grec Stelios Kouloglou a été infecté par le logiciel espion alors qu’il participait à la commission d’enquête qui enquêtait sur Pegasus.

Stelios Kouloglou a été député européen pendant 9 ans, de 2015 à 2024. En analysant son smartphone, les chercheurs du Citizen Lab ont pu constater que celui-ci a été infecté alors qu’il participait, en tant que suppléant, à la commission d’enquête montée en 2022 par le parlement européen. Elle a été créée pour faire la lumière « sur les allégations de violation ou de mauvaise administration dans l’application du droit de l’Union européenne en ce qui concerne l’utilisation de Pegasus et de logiciels de surveillance équivalents ».

Une infection en pleine commission d’enquête

Dans un billet de blog, le Citizen Lab de l’Université de Toronto l’affirme : « Nous avons établi avec un haut degré de certitude que son appareil a été infecté par le logiciel espion Pegasus le 21 octobre 2022 ou aux alentours de cette date, puis à nouveau les 6 et 7 mars 2023 ». Les chercheurs ont retrouvé les traces de l’utilisation du réseau mobile par un processus de Pegasus le 21 octobre 2022. Le smartphone, qui tournait avec la version 15.5 d’ iOS, aurait été piraté à ce moment-là à l’aide de l’exploit zéro clic PWNYOURHOME. Cette attaque a été bloquée officiellement par Apple depuis une version plus récente du système d’exploitation de l’iPhone (iOS 16.3.1).

Les chercheurs du Citizen Lab expliquent avoir aussi constaté une activité liée à Pegasus sur l’appareil du député européen entre le 6 mars 2023 à 09 h 49 et le 7 mars 2023 à 07 h 30. Cela montre que le logiciel espion a bien été utilisé sur l’appareil de Stelios Kouloglou sans pour autant en conclure que ça soit la seule activité du logiciel sur le smartphone.

Au moment de la première trace d’infection de l’iPhone, la commission d’enquête européenne sur Pegasus est très active. Ainsi, elle auditionnait le 26 octobre 2022 Shane Huntley, responsable du groupe de recherche de Google sur les menaces cyber, le même jour des think tanks comme l’EDRi ou THIBER et le lendemain un panel sur « l’impact des logiciels espions sur les droits fondamentaux ». Elle préparait aussi le premier jet de son rapport initial. Elle a aussi organisé des visites dans plusieurs pays, notamment en Grèce et à Chypre, avec la participation de Stelios Kouloglou qui a également aidé à les mettre en place.

Détection sans lien avec les institutions européennes

Le Citizen Lab précise ne pas être en mesure de déterminer le client de NSO qui a ciblé Stelios Kouloglou. Les chercheurs pensent cependant que c’est le même commanditaire qui a ciblé des journalistes indépendants et militants russes et biélorusses dont ils avaient déjà analysé les smartphones.

Le plus préoccupant peut-être, c’est que cette analyse a été faite de manière fortuite. Car aucune institution européenne n’est à son origine. En effet, c’est Stelios Kouloglou qui a pris lui-même l’initiative en mai 2026, alors qu’il n’est plus député européen depuis presque 2 ans. Celui-ci a contacté le Citizen Lab alors qu’il a repris ses activités de journaliste et d’écrivain.

« Quand on se rend compte que sa vie privée est scrutée par des personnes malintentionnées, ça énerve », fulmine Stelios Kouloglou interrogé par le Guardian, « c’est un problème majeur qui touche à la corruption, à la justice et à la démocratie ».

Selon le Citizen Lab, « c’est la première fois qu’un membre de la commission d’enquête sur Pegasus est publiquement identifié comme victime du logiciel espion Pegasus alors qu’il siégeait au sein de ce comité ».

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Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Si on ne cherche pas, on ne détecte pas
Un eurodéputé membre de la commission d’enquête sur Pegasus a été espionné par le logiciel

Les chercheurs du Citizen Lab ont pu montrer que l’iPhone de l’ancien eurodéputé grec Stelios Kouloglou a été infecté par le logiciel espion alors qu’il participait à la commission d’enquête qui enquêtait sur Pegasus.

Stelios Kouloglou a été député européen pendant 9 ans, de 2015 à 2024. En analysant son smartphone, les chercheurs du Citizen Lab ont pu constater que celui-ci a été infecté alors qu’il participait, en tant que suppléant, à la commission d’enquête montée en 2022 par le parlement européen. Elle a été créée pour faire la lumière « sur les allégations de violation ou de mauvaise administration dans l’application du droit de l’Union européenne en ce qui concerne l’utilisation de Pegasus et de logiciels de surveillance équivalents ».

Une infection en pleine commission d’enquête

Dans un billet de blog, le Citizen Lab de l’Université de Toronto l’affirme : « Nous avons établi avec un haut degré de certitude que son appareil a été infecté par le logiciel espion Pegasus le 21 octobre 2022 ou aux alentours de cette date, puis à nouveau les 6 et 7 mars 2023 ». Les chercheurs ont retrouvé les traces de l’utilisation du réseau mobile par un processus de Pegasus le 21 octobre 2022. Le smartphone, qui tournait avec la version 15.5 d’ iOS, aurait été piraté à ce moment-là à l’aide de l’exploit zéro clic PWNYOURHOME. Cette attaque a été bloquée officiellement par Apple depuis une version plus récente du système d’exploitation de l’iPhone (iOS 16.3.1).

Les chercheurs du Citizen Lab expliquent avoir aussi constaté une activité liée à Pegasus sur l’appareil du député européen entre le 6 mars 2023 à 09 h 49 et le 7 mars 2023 à 07 h 30. Cela montre que le logiciel espion a bien été utilisé sur l’appareil de Stelios Kouloglou sans pour autant en conclure que ça soit la seule activité du logiciel sur le smartphone.

Au moment de la première trace d’infection de l’iPhone, la commission d’enquête européenne sur Pegasus est très active. Ainsi, elle auditionnait le 26 octobre 2022 Shane Huntley, responsable du groupe de recherche de Google sur les menaces cyber, le même jour des think tanks comme l’EDRi ou THIBER et le lendemain un panel sur « l’impact des logiciels espions sur les droits fondamentaux ». Elle préparait aussi le premier jet de son rapport initial. Elle a aussi organisé des visites dans plusieurs pays, notamment en Grèce et à Chypre, avec la participation de Stelios Kouloglou qui a également aidé à les mettre en place.

Détection sans lien avec les institutions européennes

Le Citizen Lab précise ne pas être en mesure de déterminer le client de NSO qui a ciblé Stelios Kouloglou. Les chercheurs pensent cependant que c’est le même commanditaire qui a ciblé des journalistes indépendants et militants russes et biélorusses dont ils avaient déjà analysé les smartphones.

Le plus préoccupant peut-être, c’est que cette analyse a été faite de manière fortuite. Car aucune institution européenne n’est à son origine. En effet, c’est Stelios Kouloglou qui a pris lui-même l’initiative en mai 2026, alors qu’il n’est plus député européen depuis presque 2 ans. Celui-ci a contacté le Citizen Lab alors qu’il a repris ses activités de journaliste et d’écrivain.

« Quand on se rend compte que sa vie privée est scrutée par des personnes malintentionnées, ça énerve », fulmine Stelios Kouloglou interrogé par le Guardian, « c’est un problème majeur qui touche à la corruption, à la justice et à la démocratie ».

Selon le Citizen Lab, « c’est la première fois qu’un membre de la commission d’enquête sur Pegasus est publiquement identifié comme victime du logiciel espion Pegasus alors qu’il siégeait au sein de ce comité ».

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☕️ Le prix de la licence « à vie » Plex Pass s’envole à 690 euros



Annoncés en mai dernier, les nouveaux tarifs d’abonnement Plex sont désormais effectifs, avec une hausse particulièrement conséquente sur la licence perpétuelle, qualifiée d’abonnement « à vie » : son prix, qui était passé de 120 à 250 dollars en mars 2025, s’envole désormais à 750 dollars !

L’éditeur du célèbre logiciel de gestion multimédia a cette fois tenu compte des écarts de devises, et il affiche pour l’Europe un tarif à 690 euros. C’est trois fois le montant qui était demandé jusqu’ici.

Peut-être pour faciliter la digestion, Plex introduit à cette occasion une nouvelle formule d’abonnement sur cinq ans, facturée 230 euros. Le Plex Pass mensuel reste quant à lui à 6 euros par mois, contre 60 euros pour l’abonnement annuel.

La licence perpétuelle est maintenant affichée à 690 euros – capture d’écran Next

« Cette mise à jour reflète la valeur réelle et continue du logiciel et notre engagement à développer, améliorer et soutenir Plex pour les années à venir », justifie Plex, comme il l’avait déjà fait l’an dernier lors de la précédente augmentation de tarif, qui s’accompagnait d’une nouvelle option payante pour la lecture à distance de contenus personnels. L’éditeur indique d’ailleurs avoir envisagé la suppression de la licence perpétuelle, « étant donné que les abonnements récurrents nous aident à assurer le développement à long terme ».

Si Jellyfin, Kodi et d’autres logiciels open source constituent des alternatives sérieuses pour celles et ceux qui ne souhaitent pas s’acquitter d’un abonnement pour un serveur multimédia domestique, Plex développe de nombreuses fonctionnalités connexes qui justifient, selon l’éditeur, la souscription d’une licence.

Lors de l’annonce initiale de cette hausse de prix, en mai dernier, il listait par exemple la capacité à regrouper automatiquement les fichiers par famille (série TV par exemple), la création et l’édition de listes de lecture depuis l’application mobile, la prise en charge des métadonnées NFO, ou l’ajout d’une option pour avoir le son des dialogues renforcé pendant la lecture d’une vidéo, à l’instar de ce que propose Amazon Prime Video.

Selon les pays, le logiciel donne ainsi accès à des contenus (films et séries) gratuits, à des chaînes de télévision, à des options d’achat ou de location. Plex revendiquait début juin 42 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans 180 pays.

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☕️ Le prix de la licence « à vie » Plex Pass s’envole à 690 euros



Annoncés en mai dernier, les nouveaux tarifs d’abonnement Plex sont désormais effectifs, avec une hausse particulièrement conséquente sur la licence perpétuelle, qualifiée d’abonnement « à vie » : son prix, qui était passé de 120 à 250 dollars en mars 2025, s’envole désormais à 750 dollars !

L’éditeur du célèbre logiciel de gestion multimédia a cette fois tenu compte des écarts de devises, et il affiche pour l’Europe un tarif à 690 euros. C’est trois fois le montant qui était demandé jusqu’ici.

Peut-être pour faciliter la digestion, Plex introduit à cette occasion une nouvelle formule d’abonnement sur cinq ans, facturée 230 euros. Le Plex Pass mensuel reste quant à lui à 6 euros par mois, contre 60 euros pour l’abonnement annuel.

La licence perpétuelle est maintenant affichée à 690 euros – capture d’écran Next

« Cette mise à jour reflète la valeur réelle et continue du logiciel et notre engagement à développer, améliorer et soutenir Plex pour les années à venir », justifie Plex, comme il l’avait déjà fait l’an dernier lors de la précédente augmentation de tarif, qui s’accompagnait d’une nouvelle option payante pour la lecture à distance de contenus personnels. L’éditeur indique d’ailleurs avoir envisagé la suppression de la licence perpétuelle, « étant donné que les abonnements récurrents nous aident à assurer le développement à long terme ».

Si Jellyfin, Kodi et d’autres logiciels open source constituent des alternatives sérieuses pour celles et ceux qui ne souhaitent pas s’acquitter d’un abonnement pour un serveur multimédia domestique, Plex développe de nombreuses fonctionnalités connexes qui justifient, selon l’éditeur, la souscription d’une licence.

Lors de l’annonce initiale de cette hausse de prix, en mai dernier, il listait par exemple la capacité à regrouper automatiquement les fichiers par famille (série TV par exemple), la création et l’édition de listes de lecture depuis l’application mobile, la prise en charge des métadonnées NFO, ou l’ajout d’une option pour avoir le son des dialogues renforcé pendant la lecture d’une vidéo, à l’instar de ce que propose Amazon Prime Video.

Selon les pays, le logiciel donne ainsi accès à des contenus (films et séries) gratuits, à des chaînes de télévision, à des options d’achat ou de location. Plex revendiquait début juin 42 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans 180 pays.

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Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

L'étincelle Spark n'a pas mis le feu
Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

Une salle, deux ambiances. Lors d’un town hall qui s’est tenu ce jeudi, Mark Zuckerberg a déploré le retard pris par Meta dans le développement d’agents IA… tandis que le patron du labo IA interne, Alexandr Wang, a fait miroiter des gains substantiels pour les futurs modèles maison Spark.

Lors d’une réunion générale avec ses employés ce jeudi 2 juillet, la direction de Meta a fait le point sur ses efforts en matière d’IA. D’après les fuites, il y a eu deux sons de cloche. Mark Zuckerberg a ainsi admis que l’entreprise n’allait pas suffisamment vite en matière d’agents IA. « La trajectoire du développement agentique au cours des quatre derniers mois au moins ne s’est pas vraiment accélérée comme nous l’espérions », a-t-il déclaré.

Meta a pourtant mis le paquet pour aller vite, en transférant 7 000 salariés aux équipes chargées du développement de l’IA. Quitte à créer beaucoup d’incompréhension et de colère en interne. À cela s’est ajoutée une énième charrette de licenciements en début d’année (le groupe a supprimé environ 10 % de ses effectifs). Une restructuration lourde qui reposait sur l’idée que les outils d’IA allaient rapidement améliorer la productivité et l’efficacité au travail.

Si Meta a bougé aussi vite, c’est parce que les dirigeants craignaient de ne pas pouvoir s’adapter suffisamment rapidement face aux outils agentiques concurrents, comme Claude Code. Le fondateur de Facebook a reconnu que cette nouvelle organisation n’a pas porté les résultats attendus et qu’elle n’avait pas été aussi « propre » qu’elle aurait dû l’être.

Malgré tout, pas question de changer de cap : le groupe a annoncé un investissement colossal cette année, compris entre 125 et 145 milliards de dollars, pour financer ses infrastructures IA. Mark Zuckerberg espère que les bénéfices finiront par être tangibles dans les trois à six prochains mois.

La petite musique d’Alexandr Wang

Durant le même town hall, Alexandr Wang a joué une toute autre partition. Le transfuge de Scale AI, dans lequel Meta a investi 14 milliards de dollars, est à la tête du Meta Superintelligence Labs. Le labo compte dans ses rangs plusieurs des meilleurs spécialistes mondiaux de l’IA – des profils que Mark Zuckerberg a attiré dans ses filets en leur construisant des ponts d’or.

Wang a annoncé que le prochain modèle IA de Meta, nom de code « Watermelon », est actuellement en cours d’entraînement. « Watermelon mobilise une puissance de calcul très supérieure à celle d’Avocado », a-t-il ajouté. Avocado est le nom de code interne de Muse Spark, le premier nouveau modèle de l’entreprise après le fiasco de Llama.

Ce prochain modèle serait au niveau de GPT-5.5, a-t-il aussi affirmé (OpenAI en est à GPT-5.6, mais en accès limité). La confiance du jeune dirigeant est telle qu’il a fait monter la sauce autour de l’IA de Meta.

Sur les réseaux sociaux, il fait miroiter non seulement une API pour Muse Spark – l’interface n’existe actuellement que sous la forme d’un aperçu privé – mais aussi une mise à jour substantielle. Au menu : « D’importantes améliorations en matière de programmation et de capacités agentiques afin d’être plus compétitif face aux autres modèles de premier plan. » Il a aussi promis que les capacités de code de Muse seront « très bientôt » similaires à celles de Claude Code.

Loue puissance de calcul, pas cher

En attendant les lendemains qui chantent, Meta chercherait à rentabiliser une infrastructure IA de plus en plus imposante, et onéreuse. Selon une indiscrétion de Bloomberg, l’entreprise aurait l’intention de vendre ou de louer de la puissance de calcul et du cloud à d’autres. Une nouvelle activité qui positionnerait Meta en rival d’AWS, Google Cloud et Microsoft Azure.

Une des propositions de Meta serait de vendre un accès à différents modèles IA (dont Muse Spark) hébergés sur des serveurs de Meta, à l’image de ce que propose Bedrock d’AWS. Le groupe pourrait aussi commercialiser des capacités de calcul brutes. Cette nouvelle offre serait gérée par Meta Compute, une structure interne chargée de bâtir les infras IA de l’entreprise.

Dans ce secteur, Meta pourrait aussi se retrouver en concurrence directe face à SpaceX. Google et Anthropic louent ainsi les serveurs de Colossus, le datacenter construit dans le Tennessee par SpaceX pour les besoins initiaux de xAI.

Mark Zuckerberg avait expliqué en mai dernier à des investisseurs que cette activité était « définitivement » envisagée. « Presque chaque semaine, différentes entreprises extérieures viennent nous voir pour nous demander soit de mettre en place un service d’API, soit si nous avons de la puissance de calcul qu’elles pourraient nous acheter avec une prime par rapport au prix auquel nous l’avons acquise », a-t-il ajouté.

Il indiquait aussi que Meta avait pour le moment besoin de cette puissance de calcul pour ses propres besoins. « Si nous en arrivons à un point où nous estimons avoir surdimensionné nos capacités, cela reste une option à notre disposition ».

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Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

L'étincelle Spark n'a pas mis le feu
Chez Meta, l’IA coûte cher et les agents ne vont pas assez vite

Une salle, deux ambiances. Lors d’un town hall qui s’est tenu ce jeudi, Mark Zuckerberg a déploré le retard pris par Meta dans le développement d’agents IA… tandis que le patron du labo IA interne, Alexandr Wang, a fait miroiter des gains substantiels pour les futurs modèles maison Spark.

Lors d’une réunion générale avec ses employés ce jeudi 2 juillet, la direction de Meta a fait le point sur ses efforts en matière d’IA. D’après les fuites, il y a eu deux sons de cloche. Mark Zuckerberg a ainsi admis que l’entreprise n’allait pas suffisamment vite en matière d’agents IA. « La trajectoire du développement agentique au cours des quatre derniers mois au moins ne s’est pas vraiment accélérée comme nous l’espérions », a-t-il déclaré.

Meta a pourtant mis le paquet pour aller vite, en transférant 7 000 salariés aux équipes chargées du développement de l’IA. Quitte à créer beaucoup d’incompréhension et de colère en interne. À cela s’est ajoutée une énième charrette de licenciements en début d’année (le groupe a supprimé environ 10 % de ses effectifs). Une restructuration lourde qui reposait sur l’idée que les outils d’IA allaient rapidement améliorer la productivité et l’efficacité au travail.

Si Meta a bougé aussi vite, c’est parce que les dirigeants craignaient de ne pas pouvoir s’adapter suffisamment rapidement face aux outils agentiques concurrents, comme Claude Code. Le fondateur de Facebook a reconnu que cette nouvelle organisation n’a pas porté les résultats attendus et qu’elle n’avait pas été aussi « propre » qu’elle aurait dû l’être.

Malgré tout, pas question de changer de cap : le groupe a annoncé un investissement colossal cette année, compris entre 125 et 145 milliards de dollars, pour financer ses infrastructures IA. Mark Zuckerberg espère que les bénéfices finiront par être tangibles dans les trois à six prochains mois.

La petite musique d’Alexandr Wang

Durant le même town hall, Alexandr Wang a joué une toute autre partition. Le transfuge de Scale AI, dans lequel Meta a investi 14 milliards de dollars, est à la tête du Meta Superintelligence Labs. Le labo compte dans ses rangs plusieurs des meilleurs spécialistes mondiaux de l’IA – des profils que Mark Zuckerberg a attiré dans ses filets en leur construisant des ponts d’or.

Wang a annoncé que le prochain modèle IA de Meta, nom de code « Watermelon », est actuellement en cours d’entraînement. « Watermelon mobilise une puissance de calcul très supérieure à celle d’Avocado », a-t-il ajouté. Avocado est le nom de code interne de Muse Spark, le premier nouveau modèle de l’entreprise après le fiasco de Llama.

Ce prochain modèle serait au niveau de GPT-5.5, a-t-il aussi affirmé (OpenAI en est à GPT-5.6, mais en accès limité). La confiance du jeune dirigeant est telle qu’il a fait monter la sauce autour de l’IA de Meta.

Sur les réseaux sociaux, il fait miroiter non seulement une API pour Muse Spark – l’interface n’existe actuellement que sous la forme d’un aperçu privé – mais aussi une mise à jour substantielle. Au menu : « D’importantes améliorations en matière de programmation et de capacités agentiques afin d’être plus compétitif face aux autres modèles de premier plan. » Il a aussi promis que les capacités de code de Muse seront « très bientôt » similaires à celles de Claude Code.

Loue puissance de calcul, pas cher

En attendant les lendemains qui chantent, Meta chercherait à rentabiliser une infrastructure IA de plus en plus imposante, et onéreuse. Selon une indiscrétion de Bloomberg, l’entreprise aurait l’intention de vendre ou de louer de la puissance de calcul et du cloud à d’autres. Une nouvelle activité qui positionnerait Meta en rival d’AWS, Google Cloud et Microsoft Azure.

Une des propositions de Meta serait de vendre un accès à différents modèles IA (dont Muse Spark) hébergés sur des serveurs de Meta, à l’image de ce que propose Bedrock d’AWS. Le groupe pourrait aussi commercialiser des capacités de calcul brutes. Cette nouvelle offre serait gérée par Meta Compute, une structure interne chargée de bâtir les infras IA de l’entreprise.

Dans ce secteur, Meta pourrait aussi se retrouver en concurrence directe face à SpaceX. Google et Anthropic louent ainsi les serveurs de Colossus, le datacenter construit dans le Tennessee par SpaceX pour les besoins initiaux de xAI.

Mark Zuckerberg avait expliqué en mai dernier à des investisseurs que cette activité était « définitivement » envisagée. « Presque chaque semaine, différentes entreprises extérieures viennent nous voir pour nous demander soit de mettre en place un service d’API, soit si nous avons de la puissance de calcul qu’elles pourraient nous acheter avec une prime par rapport au prix auquel nous l’avons acquise », a-t-il ajouté.

Il indiquait aussi que Meta avait pour le moment besoin de cette puissance de calcul pour ses propres besoins. « Si nous en arrivons à un point où nous estimons avoir surdimensionné nos capacités, cela reste une option à notre disposition ».

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Google a doublé sa consommation d’eau et d’électricité en trois ans

Quel est le point commun entre Google et le Portugal ?
Google a doublé sa consommation d’eau et  d’électricité en trois ans

En trois ans, Google a doublé ses prélèvements et consommation en eau, ainsi que sa consommation électrique. L’entreprise travaille sur sa gestion des garanties d’origine lui permettant d’afficher un 100 % de renouvelable. Enfin, le rapport détaille la consommation de son intelligence artificielle Gemini.

Google vient de mettre en ligne son rapport environnemental de 2026, avec les chiffres de 2025. L’occasion de faire le point sur la consommation en électricité et en eau du géant américain. Les chiffres sont en très forte hausse avec 37,5 % de plus dans les deux cas en un an, 100 % sur trois ans et près de 200 % en 5 ou 6 ans.

Nous avons ajouté ces chiffres à note carte mondiale des datacenters et des ressources associées. Vous pouvez ainsi voir l’emplacement des datacenters de Google, leur consommation électrique avec l’intensité carbone associés au niveau local, ainsi que les prélèvements en eau avec le niveau de stress hydrique de la zone concernée.

Nous avons également recalculé le WUE de Google, qui ne le communique toujours pas. Sur la base de nos calculs, il est de 1,32 en prenant les prélèvements en eau et de 1,02 avec la consommation. C’est largement au-dessus de Microsoft, Meta, OVHcloud et Scaleway.

En 2025, Google a utilisé 42 415 800 MWh (42,4 TWh) d’électricité rien que pour les datacenters. Pour le reste de ses installations et ses bureaux, la consommation était de 1 170 800 MWh (36 fois moindre), soit un total de 43 586 600 MWh (43,6 TWh).

43,6 TWh pour Google en 2025, soit presque autant que le Portugal

À titre de comparaison, la consommation totale de la France était « seulement » 10 fois supérieure avec 450 TWh environ en 2025. Google n’est pas bien loin du Portugal, dont la consommation était d’un peu plus de 50 TWh pour l’ensemble du pays. En France, selon le bilan 2024 de l’Arcep, l’ensemble des datacenters de l’Hexagone (du moins ceux interrogés) ont consommé 2,7 TWh d’électricité.

Google revendique évidemment que 43 586 600 MWh (soit 100 % de sa consommation) « proviennent » de sources d’énergie renouvelables. Il s’agit de contrats d’achat d’électricité de long terme pour près de 33 TWh, et 10,5 TWh d’électricité renouvelable provenant du réseau électrique.

L’entreprise affirme aussi avoir produit 0,02 TWh en propre sur ses sites, via des installations photovoltaïques principalement. Google revendique en effet 24 800 MWh produits, contre 20 500 MWh un an auparavant, soit une hausse de 21 %. La production avait été doublée en 2024 par rapport à 2023 (10 700 MWh).

Les certificats passent d’une moyenne globale à une granularité horaire


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ONEXPLAYER X2 : la tablette sous Intel Arc G3 Extreme

La ONEXPLAYER X2 est une tablette de jeu avec des manettes détachables, un format qui se veut pratique aussi bien pour consulter des données, jouer que travailler.

Avec la ONEXPLAYER X2 , le constructeur retourne dans le giron d’Intel. Son premier modèle OneXplayer X1 annoncé en 2023 devait sortir sous puce Meteor Lake. Le constructeur avait pourtant fini par commercialiser une version AMD en juin 2024 avant de finir par proposer une version X1 Air sous Lunar Lake en juillet 2025 puis une version Super X sous Strix Halo en décembre de la même année.

Cette ONEXPLAYER X2 qui s’associe au processeur Intel Arc G3 Extreme semble donc répondre à un unique cahier des charges, celui du meilleur choix possible en ce moment. Meilleures performances, meilleure disponibilité et meilleure autonomie pour construire ce type d’appareil. One Netbook, qui est aux commandes, ne semble pas avoir trop d’états d’âme concernant ses partenaires et va où le meilleur vent le porte.

ONEXPLAYER X2

Une ONEXPLAYER X2 qui ressemble encore énormément aux précédents modèles

On garde donc exactement les mêmes éléments qu’auparavant. Une tablette de 10.95 pouces de diagonale qui affiche en 2560 x 1600 pixels avec un rafraîchissement de 120 Hz et une colorimétrie à 100% de la norme DCI-P3. Des accessoires de jeu permettent de l’enfermer dans un format très spécifique. Il est toujours possible de détacher les deux poignées pour les réunir dans un format manette détachée de l’écran. Cela permet également d’employer la tablette comme solution classique ou de la positionner sur un support magnétique proposant également un clavier pour pianoter. Le tout fonctionnant sous Windows 11, on pourra retrouver l’univers classique du système d’exploitation.

L’unique différence semble donc venir des entrailles de l’engin avec, pour ce modèle 2026, l’emploi d’une puce Intel Arc G3 Extreme. Processeur que l’on a croisé jusqu’ici dans des consoles de jeu mobiles. Le choix est logique puisque ce sont les mêmes enjeux qui sont en place ici. La proposition d’Intel fonctionne dans une enveloppe de 8 à 35 watts de TDP ce qui est parfait pour le format tablette. Cette puce développe 2 cœurs Performance, 8 cœurs Efficaces et 4 coeurs à très basse consommation et surtout une solution graphique Arc B390 12 coeurs. La puce est évidemment refroidie activement.

La tablette rassemble 48 Go de mémoire vive LPDDR5x et stocke ses données sur un port M.2 2280 qui accueille un SSD de 1 To en format NVMe PCIe 4.0 x4. La batterie intégrée est une 65 Wh qui ne donne pas de détails d’autonomie réelle. Des éléments comme une petite webcam avec infrarouge ou un capteur d’empreintes sont également intégrés pour de la reconnaissance biométrique.

La connectique est assez large pour un format tablette avec deux ports USB4 permettant de recharger la ONEXPLAYER X2 mais aussi de déporter un signal vidéo en DisplayPort. Un USB 3.2 Type-A est présent ainsi qu’un lecteur de cartes MicroSDXC rapide. Un module Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 est également disponible.

Évidemment le prix n’est pas des plus accessibles avec un ticket d’entrée de 1899$ HT pour la seule et unique version en 48 Go / 1 To. Cela nous donne quelque chose comme 1990€ avec juste une conversion et un ajout de 20% de TVA. Les expéditions sont prévues ce début juillet, dès que l’engin sera réellement en stock, son tarif devrait grimper à 2099€.

Si le prix est compréhensible au vu de la situation des composants, cela fait quand même un engin assez compliqué à acheter. Avec 835 grammes, un encombrement assez conséquent de 25.2 x 16.3 cm sans compter les accessoires que sont les manettes et un système de ventilation qui promet – honnêtement d’ailleurs – un bruit de 47 dB, l’engin est à la fois très spécialisé et peu accessible pour son usage. 

Arc Série G : les puces ultramobile pour PC-consoles d’Intel enfin officialisées

ONEXPLAYER X2 : la tablette sous Intel Arc G3 Extreme © MiniMachines.net. 2026

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Samsung s'apprête à lancer un SSD 990 PCIe 4.0 premier prix, mais a encore raté son lancement

On va finir par se demander si ce n'est pas volontaire tant Samsung est coutumier des apparitions de nouvelles fiches produits ou communiqués de presse de lancement, avant que tout ne disparaisse d'un coup de son site, pour finalement réapparaitre quelques jours ou semaines plus tard. Cette fois, c'...

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Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

Clim’ bait
Tout savoir de la clim : enjeux environnementaux, techniques et sociétaux

Dans la première partie de notre dossier, nous avons expliqué ce qu’était une climatisation et comment elle fonctionne. Nous pouvons désormais passer au gros morceau : analyse technique et environnementale, en apportant un maximum de réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Commençons par évacuer les questions basiques : oui, la climatisation sauve des vies dans les hôpitaux, les EHPAD. De manière générale, elle est indispensable pour toutes les personnes vulnérables pendant les épisodes de canicule. Celle de 2003 avait causé une surmortalité sur le mois d’août d’environ 15 000 décès.

La canicule de juin 2026 (qui a montré que les belles promesses de 2003 ne sont pas toutes tenues) et celle à venir dans les prochains jours rappellent que les risques sont toujours là. Le réchauffement climatique entraîne une hausse de ces événements ; ils sont de plus en plus fréquents et longs, et cela va s’aggraver dans les années à venir.

Attention à un point important : la climatisation permet de traiter les symptômes, sans pour autant s’attaquer aux causes (le réchauffement climatique). C’est un pansement pour continuer à vivre, pas un médicament. On ne le répétera jamais assez : la climatisation ne supprime pas la chaleur, elle la déplace.

Comme nous allons le voir, la climatisation a un coût électrique, environnemental et sociétal. En France, nous avons de la chance sur la partie électricité : elle est en quasi-totalité bas-carbone. La question environnementale est plus compliquée avec des gaz polluants et des îlots de chaleur. Enfin, sur la partie sociétale, les locataires ou les ménages les plus modestes ont plus de mal à installer des climatiseurs dans de bonnes conditions (bruit, performances…).

C’est la version ultra-simplifiée de cet article, la version longue détaille longuement les trois axes. De nombreuses personnes se posent la question de savoir s’il faut ou non sauter le pas. Next vous aide à comprendre les enjeux et ensuite à décider en connaissance de cause, en fonction des besoins et moyens.

En France, 24 % des particuliers sont équipés d’une clim

Déjà quelques chiffres pour la France : en 2016/2017, 14 % des particuliers étaient équipés de la clim, selon des statistiques d’EDF reprises par l’ADEME. La France est passée à 18 % en 2023 et 24 % en 2025. Dans ce dernier cas, « 13 % disposent d’une seule pièce climatisée et 11 % en ont plusieurs ». Les personnes les plus aisées sont celles qui ont davantage sauté le pas, de même pour ceux dans le sud. Rien de surprenant dans les deux cas.

Les chiffres sont éloquents sur la présence ou non de la clim :

  • Type d’habitation : 31 % des propriétaires de maisons, contre 20 % en logement collectif.
  • Catégorie socio professionnelle : 37 % des libéraux, cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 19 % des ménages dont la personne de référence est sans emploi ou inactive.
  • Lieu : 47 % des habitants du Sud-Est et de la Corse, 11 % en Bretagne.

Et ailleurs dans le monde ? L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié en 2018 une étude (sur des données de 2016) : « Le taux d’équipement des ménages en climatisation varie énormément d’un pays à l’autre, allant d’environ 4 % en Inde et moins de 10 % en Europe, à plus de 90 % aux États-Unis et au Japon, et proche de 100 % dans quelques pays du Moyen-Orient. En Chine, près de 60 % des ménages possèdent désormais au moins un climatiseur ».

Le trio de tête était : 570 millions de clims en Chine, 375 millions aux États-Unis et 150 millions au Japon. La puissance frigorifique installée aux États-Unis et en Chine dépasse les 2 000 GW, tandis que l’Europe est à près de 200 GW. Par contre, l’Europe est à plus de 600 GW pour la partie commerces et autres locaux professionnels.

L’ADEME ajoute que, en France, « la consommation dans le résidentiel associée à la climatisation reste marginale à l’heure actuelle. En effet, elle représente autour de 1 % de la consommation en énergie finale du secteur ». Les clims réversibles et les PAC sont évidemment utilisées plus longtemps puisqu’elles chauffent aussi en hiver, mais elles prennent la place des autres systèmes de chauffage (gaz, électricité, bois, fioul…). En été, elles viennent s’ajouter, pas remplacer.

L’ADEME donne des chiffres : « En France métropolitaine, pour le secteur résidentiel, les consommations d’énergie sont évaluées par le modèle développé dans le cadre de la présente étude à environ 4,9 TWh en 2020 ». 3,8 TWh viennent des maisons individuelles, 1,1 TWh des appartements. Toujours selon l’agence, « 79 % de ceux qui utilisent leurs systèmes de climatisation le font fonctionner durant les heures les plus chaudes, uniquement la nuit ou de manière très ponctuelle ».

Dans le secteur tertiaire, c’est plus du double puisque les consommations d’énergie totales sont estimées à 10,6 TWh en 2020. La moitié vient des bureaux, puis des commerces (2,8 TWh), des cafés, hôtels et restaurants à 0,8 TWh et de la santé en quatrième position avec 0,67 TWh. Les datacenters étaient à 0,26 TWh.

Après l’état des lieux, les questions.

La clim consomme-t-elle beaucoup d’électricité ?

Version courte : oui, bien évidemment, mais ce n’est pas spécialement un souci en France car nous sommes excédentaires et exportateurs d’électricité. De plus, elle provient en quasi-totalité de sources renouvelables et nucléaires, elle est donc très peu carbonée. Ce n’est pas le cas partout en Europe ni dans le monde.


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Ventilateurs, clims, pompes à chaleur (PAC) et thermodynamique : avez-vous les bases ?

Moi, j’ai une grande cave !
Ventilateurs, clims, pompes à chaleur (PAC) et thermodynamique : avez-vous les bases ?

C’est le sujet brûlant du moment : la climatisation. On lit un peu de tout et parfois du n’importe quoi, nous avons donc décidé de faire le point sur le sujet. Dans cette première partie, on pose les bases et les définitions, avec quelques rappels de thermodynamique. Dans la suite de notre dossier, nous analyserons en profondeur le fonctionnement des clims, puis leurs effets environnementaux, notamment leur rôle dans l’apparition d’îlots de chaleur.

Comme dirait Pete « Maverick » Mitchell lors de son retour à l’académie, commençons par ce que vous pensez savoir sous la forme de quelques rappels importants sur la thermodynamique.

Un frigo ou un ventilateur réchauffent une pièce

Un ventilateur ne chasse pas la chaleur d’une pièce, il brasse de l’air. Pourquoi alors une sensation de frais ? Le vent qui arrive sur vous enlève la fine couche d’air chaud et humide qui s’est constituée autour de votre peau et augmente l’évaporation de la sueur, ce qui donne une sensation de fraîcheur.

Mais attention, dans une pièce fermée, un ventilateur fait inexorablement monter (très légèrement) la température moyenne. C’est contre-intuitif pour certains, mais c’est un fait. L’électricité consommée (qui vient de l’extérieur) finit en chaleur par différents procédés : échauffement du moteur, frottements, turbulences… Cette chaleur ne peut pas sortir de la pièce. L’ajout de chaleur dans une pièce fermée entraîne une hausse de la température, impossible qu’il en soit autrement.

C’est pareil pour un réfrigérateur : laisser la porte ouverte donne une sensation de frais devant, mais le moteur à l’arrière va davantage tourner pour refroidir le frigo, et donc dégager plus de chaleur. Laisser la porte du frigo ouverte dans une pièce fermée augmente donc la température de la pièce. C’est simple : mettre en marche un moteur consomme de l’énergie, qui finit sous forme de chaleur à un moment ou à un autre. Dura lex, sed lex… même en physique. Avec un rafraîchisseur d’air (nous allons y revenir), c’est aussi le taux d’humidité qui augmente.

Enfin, avec la climatisation, c’est différent. La chaleur ne disparaît pas, elle est déplacée à l’extérieur de la pièce, dans la rue. Soit via la gaine des climatisations monoblocs, soit via le module extérieur des splits. Dans tous les cas, c’est important de le répéter : la chaleur ne disparaît pas, sinon le problème du réchauffement climatique serait réglé depuis longtemps.

Ventilateur, rafraîchisseur et climatiseur : quelles différences ?


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Taxe petits colis : la double peine européenne

Sans surprise, la promesse d’une taxe petits colis « indolore » pour les acheteurs mais qui aurait forcé les plateformes à revoir leur modèle économique n’a pas fait long feu. Ce sont bien les clients finaux qui ont vu les prix augmenter de manière importante sur leurs achats. La taxe promettait d’impacter les plateformes sans impacter les consommateurs, mais évidemment cette promesse n’avait aucun sens économique.

Si vous faites vos emplettes de matériel électronique en ligne, vous connaissez probablement AliExpress. Le temple de la vente internationale, la place de marché planétaire, le lieu de pèlerinage des composants. Un site souvent cité dans le lot des trois que l’on met en avant pour justifier la taxe sur les petits colis avec Shein et Temu. Mais AliExpress propose bien davantage que des vêtements et des gadgets. Le site est la référence en électronique pour trouver des composants absolument indisponibles en France. Des références exotiques qu’aucune boutique ne propose plus.

Ce chargeur de batterie commandé en mai 2026 à 1.52€ les deux pièces pour un projet a largement augmenté de tarif. Ce type de produit est proposé dans ces eaux tarifaires depuis de nombreuses années.

En novembre 2019 par exemple, lors d’une promo, j’ai acheté 10 unités identiques de ce même produit pour 1.86 €. Chacun de ces modules ne coûtait que quelques centimes.

La taxe petits colis fait mal

Le même chargeur chez le même commerçant que pour ma dernière commande est passé à 5.29€ les deux pièces. La taxe petits colis « indolore » est bien passée par là.

Tout le monde commande au même endroit, tout le monde est taxé

AliExpress facture de la TVA aux acheteurs européens avant de la reverser aux différents pays concernés. La place de marché joue le jeu depuis des années en laissant apparaitre sur chaque commande le prix des taxes suivant les pays. La différence principale entre un achat en France ou en Europe dans un magasin d’électronique et un achat sur AliExpress, c’est que le site européen se fournit en amont chez un des fabricants qui vend lui directement sur AliExpress… Vous évitez donc un intermédiaire.

Une société qui revend du matériel stocké en Europe, cela a du sens, et suivant notamment la disponibilité de ce que vous achetez, il est parfois valable de commander dans une boutique spécialisée plus locale. Pour un projet urgent ou un dépannage rapide, commander en Chine va poser un souci de délai avec souvent entre 10 et 15 jours entre la commande et la réception de votre composant. Avoir un relais qui stocke les pièces et qui vous livre en 2 ou 3 jours est donc parfaitement justifié, et cela entre en ligne de compte pour comprendre le prix proposé. Ainsi, il n’est pas rare de voir des éléments vendus 1 ou 2 € les 10 unités sur AliExpress se retrouver à 5 ou 6 € en local. On paye le fait que le produit soit proche. Une boutique comme MC Hobby en Belgique est également une mine d’or de conseils et de compétences. Éléments dont il faut apprendre à se passer ailleurs. Tout cela justifie leurs tarifs.

Mais pour beaucoup d’autres produits, notamment en électronique, on fait du réassort. On va commander un paquet de résistances, de condensateurs, d’interrupteurs, de LEDs et autres. Et là, la distance n’est plus un problème. 

Depuis l’entrée en vigueur de la taxe Européenne sur les petits colis, les prix d’AliExpress ont largement augmenté. Les 3 € de taxe par type de produit que doivent payer les marchands se font sentir… Et les paniers ont explosé. Si les chantres de la Fast Fasion sont finalement peu impactés avec des vêtements qui sont passés de 12 € en moyenne à 15 €, les vendeurs de composants et leurs clients sont beaucoup plus exposés.

Un projet électronique classique avec une dizaine de composants vendus quelques euros chacun il y a un mois est désormais surtaxé de dix fois 3 € supplémentaires. Un panier de produits qui coûtait 15 € au total est passé à… 45 €. Le fait que le législateur ait choisi de taxer aveuglément les produits de 3 € par type de produit a un impact énorme sur certains achats et presque aucun sur d’autres. 

L'idée vaporeuse des acteurs / payeurs qui cache bien mal le fait que le consommateur paye, parfois injustement, plusieurs fois la taxe.

L’idée vaporeuse des acteurs / payeurs qui cache bien mal le fait que le consommateur paye, parfois injustement, plusieurs fois la taxe.

La double peine de la taxe petits colis et de la TVA

Mais le pire est que cette augmentation de prix pratiquée par les vendeurs pour absorber la taxe petits colis est largement amplifiée par la TVA qui apparait par-dessus. Ainsi mon projet qui ne coutait que 15 € de composants en juin 2026 avec 20% de TVA coute désormais 45 € en juillet 2026 avec… toujours 20% de TVA. Je paye largement plus de taxes que de produits et je paye en plus une taxe sur cette taxe.

Pire que cela, les vendeurs n’ayant aucune idée de comment gérer cette taxe, le client final est impacté même si les produits ne devraient pas être taxés.

 

Un exemple ? En février dernier, j’ai commandé ces LEDs WS2812 pour un projet. Elles étaient proposées à 3,09 € les 5 pièces. TVA comprise.

Aujourd’hui, les mêmes LEDs du même vendeur sont proposées à 6.19€ TTC. La taxe petits colis a largement fait augmenter le prix.

Mais si je rajoute un autre lot de LEDs du même type, vendues par un autre commerçant qui a lui-même appliqué une hausse de tarif pour compenser la nouvelle taxe, je me retrouve donc à devoir la payer deux fois. Je ne peux pas y échapper alors que le texte prévoit bien que ces deux produits identiques devraient être taxés une seule et unique fois. Le fait que les vendeurs aient appliqué l’augmentation sur le prix des produits en amont ne me laisse pas le choix. 

L’impact de cette taxe sur les petits colis est particulièrement visible lorsque l’on achète des lots. Si la plateforme AliExpress n’a pas – pour le moment – la possibilité de gérer les produits en provenance de plusieurs commerçants pour fusionner les taxes sur des éléments de nomenclature identiques, les vendeurs ont de leur côté bien compris le procédé. Ci-dessus, un module de chargement de batterie 18650. À la pièce, il est proposé à 4.09€. Il y a encore quelques jours, il était vendu entre 50 et 70 cents.

Mais si j’en commande 10 unités, la taxe petit colis est diluée dans le lot. Et là, le prix à la pièce « fond » à 0,74 centimes. Et c’est logique puisque les 3 € de taxe sont divisés par 10, cela n’impacte donc plus que de 30 cents chaque produit. Pour 20 unités, le prix de chaque élément est de 55 centimes… Et on tombe à 0,44 centimes par 100.

Le mécanisme de la taxe vise à côté et ne résoud rien

Rien n’est prévu dans le mécanisme de cette taxe pour améliorer la surveillance des produits entrant dans l’Union européenne. Les 3 € par colis sont dérisoires par rapport à leur trafic. Les 5.8 milliards de colis de ce type réceptionnés dans l’UE en 2025 ne vont pas diminuer et la taxe ne suffira jamais à permettre aux agents de vérifier la qualité des produits importés. Le résultat de ce changement est donc uniquement une entrée d’argent pour les États membres.

La taxe sera plus ou moins visible sur les paniers, mais ne va vraiment pas impacter les secteurs de la même manière. Je reste persuadé qu’une entreprise de Fast Fashion comme Shein ou de gadgets comme TEMU ne sera pas empêchée par l’apparition de la taxe petits colis. Encore une fois, leurs prix vont augmenter de manière bien moins visible que d’autres secteurs parce qu’ils vendent essentiellement des produits finis. Et surtout ces marques ont la possibilité de cumuler les éléments identiques, taxés une unique fois, en mettant en avant l’intérêt d’en commander plusieurs via des incitations et des réductions. Autrement dit, si le prix de leurs produits vont bien augmenter de manière marginale, ils peuvent finalement faire de la taxe petits colis un argument d’achat pour augmenter leurs ventes.

Acheter un pantalon à 15 € le premier et, en ajoutant, un second pantalon à 15 €, voir apparaitre une « ristourne » de 3 € sur le second qui sera uniquement liée au fait que la taxe petits colis ne s’applique qu’une seule fois par type de produit. Ou proposer un T-shirt à 15 € pièce et en faire la promotion pour une paire à… 27 €. Tout cela ne prendra probablement que quelques jours pour être mis en place par la Fast Fashion si ce n’est pas déjà fait.

Pour les composants électroniques ou l’informatique et autres produits vendus sur AliExpress, la donne est différente. Chaque produit a augmenté de manière importante et la TVA est collectée sur la totalité de ceux-ci. Le résultat de cette taxe petits colis risque donc de ne pas donner les résultats espérés. On aura d’un côté les acteurs principalement visés parce qu’ils vendent des produits non conformes à nos règles, qui ne vont pratiquement rien sentir. Et de l’autre, des vendeurs annexes  qui payent la TVA et qui fournissent déjà les boutiques Européennes de composants qui vont impacter énormément les Européens.

Non seulement cette taxe petits colis ne va probablement rien résoudre au problème de la Fast Fashion et des produits non conformes, mais il commence déjà à coûter très cher au client final qui paye plusieurs fois ces 3 € de manière injustifiée. Le seul moyen de compensation est assez triste, il consiste à diluer la taxe en achetant plus de produits que nécessaire… Soit en augmentant le nombre des éléments pour répartir la taxe, soit en dépassant les 150€ à partir desquels elle n’est plus en vigueur. Au vu de l’impact de ces 3 € multipliés à l’infini sur les paniers d’électronique, il va être rapidement beaucoup rentable de commander énormément de produits plutôt que projet par projet. Et donc faire transiter encore plus de produits…  Pas vraiment, je suppose, le résultat escompté.

Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens

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Taxe petits colis : la double peine européenne © MiniMachines.net. 2026

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Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Patte blanche
Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Microsoft déploie actuellement plusieurs changements importants pour son application Authenticator, qui sert de second facteur pour la sécurité des comptes (Microsoft et tiers). La plus visible est le rejet des appareils ayant fait l’objet d’un jailbreak, aussi bien sur Android que sur iOS, via une détection spécifique sur certains comptes.

Authenticator est une application de Microsoft servant à protéger les comptes créés pour les services de l’entreprise et ceux sur les services tiers, quand l’authentification à deux facteurs peut être activée. Vous avez peut-être noté des changements récemment ou vu un message vous avertissant d’une modification à venir.

Entreprises, écoles : adieu aux appareils jailbreakés

La plus grosse modification concerne les appareils ayant reçu un jailbreak. Qu’il s’agisse de smartphones Android ou d’iPhone, la procédure permet d’obtenir des capacités et droits supplémentaires, en vue de débloquer des cas d’usages qui ne sont normalement pas prévus par le constructeur ou l’éditeur.

Microsoft a ainsi introduit une détection de root pour Android et de jailbreak pour iOS dans son application Authenticator. Dans un avenir proche, quand une telle configuration sera détectée, l’application refusera de fonctionner.

Source : Microsoft

Il y a plusieurs précisions importantes. D’une part, cette modification ne concerne que les comptes scolaires et d’entreprises. Les particuliers ne sont pas touchés par la mesure et rien n’est prévu dans ce domaine.

D’autre part, cette mesure avait en fait été annoncée en mars, mais l’éditeur a publié le 30 juin des précisions sur le portail Microsoft 365 Enterprise, comme le signale Windows Latest. On y apprend notamment que le déploiement est en cours depuis peu et qu’il se déroule en plusieurs phases : d’abord un avertissement affiché à l’ouverture de l’application avec un bouton « Continuer », puis une bannière persistante, et finalement le blocage total, avec impossibilité de se connecter avec l’application et d’ajouter de nouveaux comptes.

Enfin, Microsoft précise que ce comportement sera actif sur tous les comptes concernés et qu’il n’existe aucune politique centralisée pour le désactiver. Le blocage total devrait avoir été répercuté d’ici fin juillet.

Plus de choix multiples dans les demandes de connexion

Microsoft a été l’une des premières entreprises à mettre en place l’authentification à deux facteurs pour ses services, en simplifiant au passage la manœuvre. Plutôt que de demander un code à six chiffres ou de simplement confirmer la demande de connexion, il fallait indiquer le nombre (à deux chiffres) inscrit sur l’écran du nouvel appareil parmi trois proposés sur le téléphone. Une solution à mi-chemin entre la friction des six chiffres et la confirmation un peu trop simple.

Ce comportement est en train de changer, comme l’a remarqué Windows Central. Vous l’avez peut-être remarqué durant les dernières semaines, un autre déploiement est en cours sur les comptes personnels : la sélection des trois nombres est remplacée par un champ obligeant à écrire manuellement le bon nombre. Les comptes entreprise et éducation ont déjà reçu ce changement plus tôt dans l’année.

Les raisons données sont simples : puisque l’opération permettait de choisir entre trois nombres, un pirate avait mathématiquement une chance sur trois de tomber sur le bon, s’il avait réussi à intercepter la demande. Avec le changement, il n’y a plus qu’une chance sur 100.

Il doit également permettre de lutter contre la « fatigue MFA », qui consiste à spammer l’utilisateur de demandes en espérant qu’il approuve par erreur ou devine le bon chiffre. Les approbations accidentelles sont aussi un problème : avec seulement trois chiffres à l’écran, il est possible de taper le bon par inadvertance en ouvrant l’app ou en manipulant le téléphone dans une poche. La saisie manuelle réduit fortement ces deux risques.

Pour rappel, Microsoft s’est débarrassée des SMS plus tôt dans l’année.

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Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Patte blanche
Microsoft Authenticator ne veut plus d’appareils jailbreakés en entreprise

Microsoft déploie actuellement plusieurs changements importants pour son application Authenticator, qui sert de second facteur pour la sécurité des comptes (Microsoft et tiers). La plus visible est le rejet des appareils ayant fait l’objet d’un jailbreak, aussi bien sur Android que sur iOS, via une détection spécifique sur certains comptes.

Authenticator est une application de Microsoft servant à protéger les comptes créés pour les services de l’entreprise et ceux sur les services tiers, quand l’authentification à deux facteurs peut être activée. Vous avez peut-être noté des changements récemment ou vu un message vous avertissant d’une modification à venir.

Entreprises, écoles : adieu aux appareils jailbreakés

La plus grosse modification concerne les appareils ayant reçu un jailbreak. Qu’il s’agisse de smartphones Android ou d’iPhone, la procédure permet d’obtenir des capacités et droits supplémentaires, en vue de débloquer des cas d’usages qui ne sont normalement pas prévus par le constructeur ou l’éditeur.

Microsoft a ainsi introduit une détection de root pour Android et de jailbreak pour iOS dans son application Authenticator. Dans un avenir proche, quand une telle configuration sera détectée, l’application refusera de fonctionner.

Source : Microsoft

Il y a plusieurs précisions importantes. D’une part, cette modification ne concerne que les comptes scolaires et d’entreprises. Les particuliers ne sont pas touchés par la mesure et rien n’est prévu dans ce domaine.

D’autre part, cette mesure avait en fait été annoncée en mars, mais l’éditeur a publié le 30 juin des précisions sur le portail Microsoft 365 Enterprise, comme le signale Windows Latest. On y apprend notamment que le déploiement est en cours depuis peu et qu’il se déroule en plusieurs phases : d’abord un avertissement affiché à l’ouverture de l’application avec un bouton « Continuer », puis une bannière persistante, et finalement le blocage total, avec impossibilité de se connecter avec l’application et d’ajouter de nouveaux comptes.

Enfin, Microsoft précise que ce comportement sera actif sur tous les comptes concernés et qu’il n’existe aucune politique centralisée pour le désactiver. Le blocage total devrait avoir été répercuté d’ici fin juillet.

Plus de choix multiples dans les demandes de connexion

Microsoft a été l’une des premières entreprises à mettre en place l’authentification à deux facteurs pour ses services, en simplifiant au passage la manœuvre. Plutôt que de demander un code à six chiffres ou de simplement confirmer la demande de connexion, il fallait indiquer le nombre (à deux chiffres) inscrit sur l’écran du nouvel appareil parmi trois proposés sur le téléphone. Une solution à mi-chemin entre la friction des six chiffres et la confirmation un peu trop simple.

Ce comportement est en train de changer, comme l’a remarqué Windows Central. Vous l’avez peut-être remarqué durant les dernières semaines, un autre déploiement est en cours sur les comptes personnels : la sélection des trois nombres est remplacée par un champ obligeant à écrire manuellement le bon nombre. Les comptes entreprise et éducation ont déjà reçu ce changement plus tôt dans l’année.

Les raisons données sont simples : puisque l’opération permettait de choisir entre trois nombres, un pirate avait mathématiquement une chance sur trois de tomber sur le bon, s’il avait réussi à intercepter la demande. Avec le changement, il n’y a plus qu’une chance sur 100.

Il doit également permettre de lutter contre la « fatigue MFA », qui consiste à spammer l’utilisateur de demandes en espérant qu’il approuve par erreur ou devine le bon chiffre. Les approbations accidentelles sont aussi un problème : avec seulement trois chiffres à l’écran, il est possible de taper le bon par inadvertance en ouvrant l’app ou en manipulant le téléphone dans une poche. La saisie manuelle réduit fortement ces deux risques.

Pour rappel, Microsoft s’est débarrassée des SMS plus tôt dans l’année.

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