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Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Le mot rakuten (楽天) signifie « optimisme » en japonais
Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Rakuten France annonce que faute d’avoir trouvé un repreneur, sa place de marché fermera ses portes fin 2026. Trois candidats s’étaient pourtant portés acquéreurs, mais les garanties proposées n’auraient pas été jugées suffisantes par la direction et le CSE représentant les 180 emplois concernés. Parmi les repreneurs potentiels, Pixmania dénonce cette décision.

Le projet de cession de Rakuten France, présenté aux salariés le 7 avril dernier et dévoilé dans la presse début mai, n’ira finalement pas à son terme. La direction de l’antenne française du géant japonais du commerce en ligne Rakuten a en effet confirmé que sa recherche de repreneur n’avait pas abouti.

« Malgré les efforts déployés par le Groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable permettant d’assurer la poursuite de l’activité de manière pérenne », écrit Rakuten France dans une déclaration transmise à Next vendredi, confirmant l’information révélée la veille par le Figaro.

Des offres jugées insatisfaisantes

L’antenne française annonce dans ce contexte la fermeture de sa place de marché, avec une prise d’effet « à compter de la fin d’année 2026, avec une période de transition permettant aux vendeurs et aux acheteurs de prendre leurs dispositions ». Elle affirme avoir mis en place un plan d’accompagnement « accueilli favorablement » par le CSE de l’entreprise, qui compte environ 180 collaborateurs.

Plusieurs candidats à la reprise s’étaient pourtant manifestés. Dans le lot figurait notamment Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister en 2000, accompagné d’autres anciens dirigeants et d’un fonds d’investissement. Rappelons que le site Priceminister a été racheté en 2010 par le géant japonais Rakuten avant d’être rebaptisé Rakuten France en 2018.

Autres figures du e-commerce français, les frères Rosenblum, fondateurs de Pixmania, figuraient aussi sur les rangs. Fermé en 2020 après une longue période de restructurations et plusieurs changements de main successifs, cet autre site historique du secteur a quant à lui été relancé par ses fondateurs en 2022. Il prend désormais la forme d’une place de marché dédiée notamment aux produits mobiles.

Ces offres n’ont cependant pas été retenues. « Chaque offre reçue a été rigoureusement évaluée, notamment à l’aune des critères suivants : la préservation des emplois, les conditions financières de l’offre et les risques qui y sont associés, ainsi que la capacité du plan de redressement à assurer la pérennité de l’activité à long terme. Aucune des offres reçues ne remplissait ces trois critères », justifie Rakuten France.

Un candidat déçu s’interroge

Pixmania a réagi à cette déclaration vendredi matin sur LinkedIn (PDF), pour contester cette version des faits. « Au contraire, notre candidature répondait pleinement aux trois critères annoncés : sérieux du projet industriel, garanties sur la continuité des emplois repris, et solidité de notre proposition financière », affirme le candidat déçu. Il s’interroge dans le même temps sur la sincérité du processus de cession (obligatoire pour se conformer à la loi Florange), et en appelle aux pouvoirs publics :

« Nous demandons à nos représentants politiques de se saisir de ce dossier et de le soutenir, dans l’intérêt de l’économie française, en veillant à ce que toute la lumière soit faite de manière transparente et juste, afin que les salariés de Rakuten France puissent se déterminer sur leur avenir en toute connaissance de cause. »

D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

Rakuten précise de son côté que cette fermeture ne concerne que l’activité e-commerce et la marketplace associée. « Le Groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités (Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising) et à travers le Centre technologique Rakuten Europe à Paris. »

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Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Le mot rakuten (楽天) signifie « optimisme » en japonais
Rakuten France baissera le rideau d’ici la fin de l’année

Rakuten France annonce que faute d’avoir trouvé un repreneur, sa place de marché fermera ses portes fin 2026. Trois candidats s’étaient pourtant portés acquéreurs, mais les garanties proposées n’auraient pas été jugées suffisantes par la direction et le CSE représentant les 180 emplois concernés. Parmi les repreneurs potentiels, Pixmania dénonce cette décision.

Le projet de cession de Rakuten France, présenté aux salariés le 7 avril dernier et dévoilé dans la presse début mai, n’ira finalement pas à son terme. La direction de l’antenne française du géant japonais du commerce en ligne Rakuten a en effet confirmé que sa recherche de repreneur n’avait pas abouti.

« Malgré les efforts déployés par le Groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable permettant d’assurer la poursuite de l’activité de manière pérenne », écrit Rakuten France dans une déclaration transmise à Next vendredi, confirmant l’information révélée la veille par le Figaro.

Des offres jugées insatisfaisantes

L’antenne française annonce dans ce contexte la fermeture de sa place de marché, avec une prise d’effet « à compter de la fin d’année 2026, avec une période de transition permettant aux vendeurs et aux acheteurs de prendre leurs dispositions ». Elle affirme avoir mis en place un plan d’accompagnement « accueilli favorablement » par le CSE de l’entreprise, qui compte environ 180 collaborateurs.

Plusieurs candidats à la reprise s’étaient pourtant manifestés. Dans le lot figurait notamment Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister en 2000, accompagné d’autres anciens dirigeants et d’un fonds d’investissement. Rappelons que le site Priceminister a été racheté en 2010 par le géant japonais Rakuten avant d’être rebaptisé Rakuten France en 2018.

Autres figures du e-commerce français, les frères Rosenblum, fondateurs de Pixmania, figuraient aussi sur les rangs. Fermé en 2020 après une longue période de restructurations et plusieurs changements de main successifs, cet autre site historique du secteur a quant à lui été relancé par ses fondateurs en 2022. Il prend désormais la forme d’une place de marché dédiée notamment aux produits mobiles.

Ces offres n’ont cependant pas été retenues. « Chaque offre reçue a été rigoureusement évaluée, notamment à l’aune des critères suivants : la préservation des emplois, les conditions financières de l’offre et les risques qui y sont associés, ainsi que la capacité du plan de redressement à assurer la pérennité de l’activité à long terme. Aucune des offres reçues ne remplissait ces trois critères », justifie Rakuten France.

Un candidat déçu s’interroge

Pixmania a réagi à cette déclaration vendredi matin sur LinkedIn (PDF), pour contester cette version des faits. « Au contraire, notre candidature répondait pleinement aux trois critères annoncés : sérieux du projet industriel, garanties sur la continuité des emplois repris, et solidité de notre proposition financière », affirme le candidat déçu. Il s’interroge dans le même temps sur la sincérité du processus de cession (obligatoire pour se conformer à la loi Florange), et en appelle aux pouvoirs publics :

« Nous demandons à nos représentants politiques de se saisir de ce dossier et de le soutenir, dans l’intérêt de l’économie française, en veillant à ce que toute la lumière soit faite de manière transparente et juste, afin que les salariés de Rakuten France puissent se déterminer sur leur avenir en toute connaissance de cause. »

D’après le baromètre trimestriel Fevad/Médiamétrie, Rakuten France totalisait quelque 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels sur son site au troisième trimestre 2025. Une audience significative, mais inférieure de moitié à celles des nouvelles plateformes vedettes de type Shein et Temu, sans même parler de Vinted ou Leboncoin (30,2 millions de visiteurs uniques par mois) sur la seconde main.

Rakuten précise de son côté que cette fermeture ne concerne que l’activité e-commerce et la marketplace associée. « Le Groupe Rakuten reste engagé en France et en Europe à travers ses autres entités (Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber et Rakuten Advertising) et à travers le Centre technologique Rakuten Europe à Paris. »

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Les traders vont pouvoir payer pour accéder plus vite aux messages de Donald Trump

Huggy les bons tuyaux peut aller se rhabiller
Les traders vont pouvoir payer pour accéder plus vite aux messages de Donald Trump

Truth Social, le réseau social lancé par Donald Trump, va lancer en août une API sur abonnement permettant de disposer d’un accès accéléré aux messages des comptes les plus influents sur la plateforme, dont ceux du président des États-Unis. L’outil cible explicitement le monde de la finance et notamment les traders de Wall Street.

Non content de s’enrichir directement en spéculant sur l’impact des annonces de Donald Trump, son consortium familial a trouvé une nouvelle façon de s’enrichir : il va désormais vendre, sur abonnement, un accès accéléré aux déclarations du président des États-Unis.

Trump Media & Technology Group (TMTG), la maison-mère du réseau Truth Social, vient en effet d’annoncer le lancement au 1ᵉʳ août prochain d’une API (interface de programmation) permettant de recevoir de façon accélérée les messages des comptes les plus influents qui postent sur la plateforme.

Une offre « initiés » taillée pour le trading haute fréquence

Le premier d’entre eux est nul autre que Donald Trump lui-même, dont les déclarations politiques (droits de douane, coup d’État au Venezuela, évolution des négociations avec l’Iran autour du détroit d’Ormuz, etc.) font régulièrement tanguer les marchés boursiers.

Et c’est bien un avantage stratégique sur la fluctuation des marchés que se prépare à vendre l’entreprise à ses nouveaux clients institutionnels. « Les marchés réagissent déjà aux publications de Truth Social », affirme Kevin McGurn, CEO par intérim de TMTG, dans un communiqué (PDF), avant de décrire la promesse de cette nouvelle offre :

« Truth API fournit un flux direct, sous licence et en temps réel des publications les plus influentes de la plateforme, tout en faisant progresser notre stratégie de monétiser nos actifs propriétaires grâce à un flux de revenus récurrents à forte marge. À mesure que l’adoption se développe, nous prévoyons que Truth API deviendra une source de revenus significative et continue pour l’entreprise, créant ainsi une valeur durable pour les actionnaires. » 

Truth API vise spécifiquement les acteurs de la finance et en particulier les banques et entreprises qui pratiquent le trading algorithmique à haute fréquence. Via des outils semi-automatisés, ces dernières tentent de prévoir les évolutions du marché boursier pour acheter et vendre des titres en une fraction de seconde, de façon à capter un maximum de valeur, à la hausse comme à la baisse.

« Truth API est conçu pour les organisations les plus affectées par le coût d’un retard dans la transmission d’informations. Cela inclut les sociétés de trading haute fréquence et algorithmique qui nécessitent un flux de données à faible latence et lisible par machine plutôt qu’un suivi manuel », confirme TMTG. L’entreprise n’a communiqué publiquement ni sur le prix de la licence associée, ni sur la teneur réelle de l’avance que confère l’API par rapport à la consultation tout public de Truth Social.

Trump a pour mémoire créé Truth Social après avoir été banni de Twitter (aujourd’hui X), à la suite de l’assaut sur le Capitole à Washington par certains de ses partisans le 6 janvier 2021, et l’utilise depuis comme principal canal de communication directe. Depuis le début de son second mandat, il a démontré à plusieurs reprises sa capacité à influencer de façon significative les marchés boursiers au travers de messages publiés sur Truth Social.

L’exemple le plus probant remonte sans doute à avril 2025, quand le président des États-Unis a directement appelé ses abonnés à acheter des actions avant d’annoncer la suspension des droits de douane qu’il venait d’instaurer sur les importations émanant de dizaines de pays. La nouvelle avait logiquement été accueillie de façon très positive par les marchés, entraînant un rebond immédiat des cours : ceux qui avaient suivi le conseil formulé quelques heures plus tôt ont donc immédiatement vu la valeur de leurs investissements boursiers s’envoler.

Comme le rappelle The Hill, Donald Trump détient environ 53 % de TMTG, via une participation qu’il a transférée à un trust familial en décembre 2024, quelques semaines avant sa deuxième investiture à la Maison-Blanche. Reste à voir si la SEC, le gendarme de la bourse outre-Atlantique, ou le Congrès, trouveront quelque chose à redire à cette offre, qui permet donc à un président élu de monétiser lui-même la connaissance que lui confère son mandat.

Hasard du calendrier, un opérateur de la Maison-Blanche chargé de la gestion du prompteur de Donald Trump fait depuis peu l’objet d’une enquête de la Commodity Futures Trading Commission, l’agence chargée de la régulation des bourses de commerce : il aurait profité de sa connaissance anticipée des déclarations du président pour réaliser quelque 100 000 dollars de gains sur la plateforme de paris Kalshi.

Un précédent fâcheux dans les cryptomonnaies

En attendant une éventuelle réaction des institutions concernées et pendant que le vice-président JD Vance fait appel à un hélicoptère du Secret Service pour emmener son fils à ses cours de golf, la sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren vient de demander, par écrit, à la Maison-Blanche, une extension de la période couverte par la récente déclaration de patrimoine du président des États-Unis.

Sa déclaration 2025, mise en ligne le 30 juin dernier, a en effet révélé que la famille de Donald Trump avait engrangé environ 1,4 milliard de dollars grâce à ses activités dans le monde des cryptomonnaies, notamment via le contrat de licence qui a permis le lancement du coin Trump.

« Votre déclaration de patrimoine soulève des questions essentielles quant à la pertinence pour les présidents, les vice-présidents, les hauts responsables de l’administration, les membres du Congrès et leurs familles de tirer profit du secteur des cryptomonnaies, au moment même où le Sénat américain débat d’une législation sur la structure du marché des cryptomonnaies susceptible d’accroître la valeur de vos avoirs en cryptomonnaies », s’inquiète la sénatrice. Donald Trump a pris plusieurs décisions très favorables aux cryptos durant son second mandat, à commencer par la création d’une réserve fédérale en bitcoin.

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Les traders vont pouvoir payer pour accéder plus vite aux messages de Donald Trump

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Truth Social, le réseau social lancé par Donald Trump, va lancer en août une API sur abonnement permettant de disposer d’un accès accéléré aux messages des comptes les plus influents sur la plateforme, dont ceux du président des États-Unis. L’outil cible explicitement le monde de la finance et notamment les traders de Wall Street.

Non content de s’enrichir directement en spéculant sur l’impact des annonces de Donald Trump, son consortium familial a trouvé une nouvelle façon de s’enrichir : il va désormais vendre, sur abonnement, un accès accéléré aux déclarations du président des États-Unis.

Trump Media & Technology Group (TMTG), la maison-mère du réseau Truth Social, vient en effet d’annoncer le lancement au 1ᵉʳ août prochain d’une API (interface de programmation) permettant de recevoir de façon accélérée les messages des comptes les plus influents qui postent sur la plateforme.

Une offre « initiés » taillée pour le trading haute fréquence

Le premier d’entre eux est nul autre que Donald Trump lui-même, dont les déclarations politiques (droits de douane, coup d’État au Venezuela, évolution des négociations avec l’Iran autour du détroit d’Ormuz, etc.) font régulièrement tanguer les marchés boursiers.

Et c’est bien un avantage stratégique sur la fluctuation des marchés que se prépare à vendre l’entreprise à ses nouveaux clients institutionnels. « Les marchés réagissent déjà aux publications de Truth Social », affirme Kevin McGurn, CEO par intérim de TMTG, dans un communiqué (PDF), avant de décrire la promesse de cette nouvelle offre :

« Truth API fournit un flux direct, sous licence et en temps réel des publications les plus influentes de la plateforme, tout en faisant progresser notre stratégie de monétiser nos actifs propriétaires grâce à un flux de revenus récurrents à forte marge. À mesure que l’adoption se développe, nous prévoyons que Truth API deviendra une source de revenus significative et continue pour l’entreprise, créant ainsi une valeur durable pour les actionnaires. » 

Truth API vise spécifiquement les acteurs de la finance et en particulier les banques et entreprises qui pratiquent le trading algorithmique à haute fréquence. Via des outils semi-automatisés, ces dernières tentent de prévoir les évolutions du marché boursier pour acheter et vendre des titres en une fraction de seconde, de façon à capter un maximum de valeur, à la hausse comme à la baisse.

« Truth API est conçu pour les organisations les plus affectées par le coût d’un retard dans la transmission d’informations. Cela inclut les sociétés de trading haute fréquence et algorithmique qui nécessitent un flux de données à faible latence et lisible par machine plutôt qu’un suivi manuel », confirme TMTG. L’entreprise n’a communiqué publiquement ni sur le prix de la licence associée, ni sur la teneur réelle de l’avance que confère l’API par rapport à la consultation tout public de Truth Social.

Trump a pour mémoire créé Truth Social après avoir été banni de Twitter (aujourd’hui X), à la suite de l’assaut sur le Capitole à Washington par certains de ses partisans le 6 janvier 2021, et l’utilise depuis comme principal canal de communication directe. Depuis le début de son second mandat, il a démontré à plusieurs reprises sa capacité à influencer de façon significative les marchés boursiers au travers de messages publiés sur Truth Social.

L’exemple le plus probant remonte sans doute à avril 2025, quand le président des États-Unis a directement appelé ses abonnés à acheter des actions avant d’annoncer la suspension des droits de douane qu’il venait d’instaurer sur les importations émanant de dizaines de pays. La nouvelle avait logiquement été accueillie de façon très positive par les marchés, entraînant un rebond immédiat des cours : ceux qui avaient suivi le conseil formulé quelques heures plus tôt ont donc immédiatement vu la valeur de leurs investissements boursiers s’envoler.

Comme le rappelle The Hill, Donald Trump détient environ 53 % de TMTG, via une participation qu’il a transférée à un trust familial en décembre 2024, quelques semaines avant sa deuxième investiture à la Maison-Blanche. Reste à voir si la SEC, le gendarme de la bourse outre-Atlantique, ou le Congrès, trouveront quelque chose à redire à cette offre, qui permet donc à un président élu de monétiser lui-même la connaissance que lui confère son mandat.

Hasard du calendrier, un opérateur de la Maison-Blanche chargé de la gestion du prompteur de Donald Trump fait depuis peu l’objet d’une enquête de la Commodity Futures Trading Commission, l’agence chargée de la régulation des bourses de commerce : il aurait profité de sa connaissance anticipée des déclarations du président pour réaliser quelque 100 000 dollars de gains sur la plateforme de paris Kalshi.

Un précédent fâcheux dans les cryptomonnaies

En attendant une éventuelle réaction des institutions concernées et pendant que le vice-président JD Vance fait appel à un hélicoptère du Secret Service pour emmener son fils à ses cours de golf, la sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren vient de demander, par écrit, à la Maison-Blanche, une extension de la période couverte par la récente déclaration de patrimoine du président des États-Unis.

Sa déclaration 2025, mise en ligne le 30 juin dernier, a en effet révélé que la famille de Donald Trump avait engrangé environ 1,4 milliard de dollars grâce à ses activités dans le monde des cryptomonnaies, notamment via le contrat de licence qui a permis le lancement du coin Trump.

« Votre déclaration de patrimoine soulève des questions essentielles quant à la pertinence pour les présidents, les vice-présidents, les hauts responsables de l’administration, les membres du Congrès et leurs familles de tirer profit du secteur des cryptomonnaies, au moment même où le Sénat américain débat d’une législation sur la structure du marché des cryptomonnaies susceptible d’accroître la valeur de vos avoirs en cryptomonnaies », s’inquiète la sénatrice. Donald Trump a pris plusieurs décisions très favorables aux cryptos durant son second mandat, à commencer par la création d’une réserve fédérale en bitcoin.

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