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Firefox 153 intègre nativement des conteneurs pour isoler les sites

Chacun sa boite
Firefox 153 intègre nativement des conteneurs pour isoler les sites

Firefox fournit un joli lâcher de nouveautés, dont la principale est clairement l’arrivée des conteneurs. Ceux-ci existent depuis des années sous forme d’extensions, mais on parle cette fois d’une intégration native pour l’ensemble des sites.

Firefox 153 est l’avant-dernière révision mensuelle. La mouture 154 arrivera le 18 aout, mais la 155 sera là dès le 1ᵉʳ septembre : Mozilla a décidé de suivre le reste de l’industrie sur une publication bimensuelle. Et pour fêter l’évènement (façon de parler), les nouveautés sont assez nombreuses.

Des conteneurs enfin présents par défaut

Le changement le plus significatif est l’intégration native des containers (conteneurs d’onglets), jusqu’ici réservés à l’extension Multi-Account Containers. Mozilla décrit cette fonctionnalité comme permettant de séparer les cookies par container pour utiliser différents comptes sur un même site et limiter le tracking cross-site entre eux.

Quatre containers préconfigurés sont fournis par défaut : Personnel, Banque, Achats et Travail, chacun avec sa couleur représentée par un liseré sur le haut de l’onglet. L’utilisateur peut en créer d’autres, avec nom, couleur et icône personnalisés. Pour accéder aux conteneurs, il suffit de faire un clic droit sur le bouton « + » servant à ouvrir un onglet.

Le même menu permet de se rendre dans le panneau de gestion des conteneurs, où l’on peut configurer ceux existant déjà et en ajouter d’autres. Une option permet même de forcer l’affichage du menu, pour qu’un clic sur « + » propose systématiquement un onglet standard ou un conteneur. Le raccourci Ctrl + T n’est cependant pas affecté et ouvre toujours un onglet classique.

Nombreux petits ajouts

Firefox 153 ajoute bon nombre de nouveautés plus ou moins importantes. Dans l’éditeur PDF par exemple, on peut maintenant ajouter des images en tant que nouvelles pages, ou fusionner des PDF en glissant un fichier directement dans le panneau latéral, plutôt que de passer par le sélecteur de fichier.

On trouve également de nouvelles actions rapides pour la barre d’adresse : taper « labs » ou « experiment » ouvre directement Firefox Labs. Taper « pick color », « color picker » ou « eyedropper » active un sélecteur de couleur permettant de copier n’importe quelle teinte affichée sur une page. Pour rappel, les actions rapides ne se lancent pas par simple validation avec Entrée, car cette manipulation lance toujours la recherche sur les mots saisis. À la place, le menu qui s’ouvre en-dessous fait apparaitre la fonction correspondante, sur laquelle on peut cliquer ou – plus simplement – sélectionner avec Tab avant de faire Entrée.

Firefox 153 se dote en outre d’une fonction de partage par code QR. On y accède par un clic droit sur l’onglet, puis Partager > Générer un code QR. L’icône de géolocalisation s’affiche désormais en rouge quand un site accède à la position, y compris sur les pages de résultats de recherche où elle était auparavant masquée. Côté IA, la fonctionnalité « Smart Window » (le mode IA expérimental de Firefox) permet de choisir le modèle préféré.

La nouvelle mouture présente aussi des apports spécifiques aux plateformes. Sur Windows 10/11, la lecture des vidéos prend enfin en charge le HDR, à condition que l’écran supporte cette capacité bien sûr. Cette prise en charge est pour l’instant limitée aux configurations dotées d’un GPU dédié AMD ou NVIDIA. Sous Linux/GTK, les coins arrondis en bas des fenêtres sont désormais activés par défaut (l’option existait déjà manuellement depuis 2023). Sous macOS, Firefox prend en charge le raccourci système Apple Globe + F pour le plein écran. Et comme toujours avec les nouvelles moutures, Firefox 153 colmate des dizaines de failles de sécurité, dont 17 de sévérité élevée.

Enfin, et c’est clairement un élément important pour une partie des utilisateurs, Firefox 153 est ESR (Extended Support Release). Ces versions sont maintenues par Mozilla pendant 15 mois : une fois par an, avec une période de sûreté de trois mois pour laisser le temps de faire la mise à jour. Durant ces 15 mois, Mozilla s’engage à fournir les correctifs de sécurité sans toucher à l’aspect fonctionnel.

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Firefox 153 intègre nativement des conteneurs pour isoler les sites

Chacun sa boite
Firefox 153 intègre nativement des conteneurs pour isoler les sites

Firefox fournit un joli lâcher de nouveautés, dont la principale est clairement l’arrivée des conteneurs. Ceux-ci existent depuis des années sous forme d’extensions, mais on parle cette fois d’une intégration native pour l’ensemble des sites.

Firefox 153 est l’avant-dernière révision mensuelle. La mouture 154 arrivera le 18 aout, mais la 155 sera là dès le 1ᵉʳ septembre : Mozilla a décidé de suivre le reste de l’industrie sur une publication bimensuelle. Et pour fêter l’évènement (façon de parler), les nouveautés sont assez nombreuses.

Des conteneurs enfin présents par défaut

Le changement le plus significatif est l’intégration native des containers (conteneurs d’onglets), jusqu’ici réservés à l’extension Multi-Account Containers. Mozilla décrit cette fonctionnalité comme permettant de séparer les cookies par container pour utiliser différents comptes sur un même site et limiter le tracking cross-site entre eux.

Quatre containers préconfigurés sont fournis par défaut : Personnel, Banque, Achats et Travail, chacun avec sa couleur représentée par un liseré sur le haut de l’onglet. L’utilisateur peut en créer d’autres, avec nom, couleur et icône personnalisés. Pour accéder aux conteneurs, il suffit de faire un clic droit sur le bouton « + » servant à ouvrir un onglet.

Le même menu permet de se rendre dans le panneau de gestion des conteneurs, où l’on peut configurer ceux existant déjà et en ajouter d’autres. Une option permet même de forcer l’affichage du menu, pour qu’un clic sur « + » propose systématiquement un onglet standard ou un conteneur. Le raccourci Ctrl + T n’est cependant pas affecté et ouvre toujours un onglet classique.

Nombreux petits ajouts

Firefox 153 ajoute bon nombre de nouveautés plus ou moins importantes. Dans l’éditeur PDF par exemple, on peut maintenant ajouter des images en tant que nouvelles pages, ou fusionner des PDF en glissant un fichier directement dans le panneau latéral, plutôt que de passer par le sélecteur de fichier.

On trouve également de nouvelles actions rapides pour la barre d’adresse : taper « labs » ou « experiment » ouvre directement Firefox Labs. Taper « pick color », « color picker » ou « eyedropper » active un sélecteur de couleur permettant de copier n’importe quelle teinte affichée sur une page. Pour rappel, les actions rapides ne se lancent pas par simple validation avec Entrée, car cette manipulation lance toujours la recherche sur les mots saisis. À la place, le menu qui s’ouvre en-dessous fait apparaitre la fonction correspondante, sur laquelle on peut cliquer ou – plus simplement – sélectionner avec Tab avant de faire Entrée.

Firefox 153 se dote en outre d’une fonction de partage par code QR. On y accède par un clic droit sur l’onglet, puis Partager > Générer un code QR. L’icône de géolocalisation s’affiche désormais en rouge quand un site accède à la position, y compris sur les pages de résultats de recherche où elle était auparavant masquée. Côté IA, la fonctionnalité « Smart Window » (le mode IA expérimental de Firefox) permet de choisir le modèle préféré.

La nouvelle mouture présente aussi des apports spécifiques aux plateformes. Sur Windows 10/11, la lecture des vidéos prend enfin en charge le HDR, à condition que l’écran supporte cette capacité bien sûr. Cette prise en charge est pour l’instant limitée aux configurations dotées d’un GPU dédié AMD ou NVIDIA. Sous Linux/GTK, les coins arrondis en bas des fenêtres sont désormais activés par défaut (l’option existait déjà manuellement depuis 2023). Sous macOS, Firefox prend en charge le raccourci système Apple Globe + F pour le plein écran. Et comme toujours avec les nouvelles moutures, Firefox 153 colmate des dizaines de failles de sécurité, dont 17 de sévérité élevée.

Enfin, et c’est clairement un élément important pour une partie des utilisateurs, Firefox 153 est ESR (Extended Support Release). Ces versions sont maintenues par Mozilla pendant 15 mois : une fois par an, avec une période de sûreté de trois mois pour laisser le temps de faire la mise à jour. Durant ces 15 mois, Mozilla s’engage à fournir les correctifs de sécurité sans toucher à l’aspect fonctionnel.

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Comment un simple branchement d’écran illustre un vieux problème de Windows

L'important, c'est le choix
Comment un simple branchement d’écran illustre un vieux problème de Windows

Des propriétaires de moniteurs LG ont constaté qu’après un simple branchement de l’écran, Windows installe silencieusement une application nommée LG Monitor App Installer. Sa seule mission semble être de proposer un essai de l’antivirus McAfee. Le processus détourne une capacité du système à simplifier l’installation des composants et périphériques.

Depuis environ trois semaines, des propriétaires de moniteurs LG (essentiellement la gamme UltraGear) constatent qu’après un simple branchement de l’écran, l’application LG Monitor App Installer apparait d’elle-même, sans boîte de dialogue de consentement. Son comportement observé consiste principalement à afficher un pop-up faisant la promotion d’un essai gratuit de 30 jours de McAfee, qui bascule ensuite vers un abonnement payant (39,99 dollars la première année).

La chaîne YouTube Gamers Nexus a reproduit le phénomène en achetant un moniteur LG UltraGear 34GX900A-B (1 200 dollars) : l’installation apparaît dans le menu Démarrer environ une minute après branchement, et le pop-up McAfee s’est affiché sur 31 des 32 démarrages testés.

Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?

Il ne s’agit pas d’un piratage, mais d’un processus basé sur une fonctionnalité parfaitement documentée depuis Windows 8. Elle est basée sur les métadonnées et se déroule en quatre étapes :

  1. Connexion du périphérique
  2. Récupération des métadonnées associées depuis les serveurs de Microsoft
  3. Téléchargement du pilote via Windows Update
  4. Téléchargement automatique de l’application associée via le Microsoft Store

Il ne faut que trois conditions pour que la chaine se lance, simples à réunir : une connexion internet, un compte Microsoft (permettant le lien avec le Store) et des paramètres non modifiés de Windows.

La simplicité du processus fait son efficacité aussi bien que le lit des critiques. Microsoft reconnait dans sa documentation que « la fonction d’installation automatique ne fournit pas de notification à l’utilisateur lors de l’installation de l’application ». L’éditeur met d’ailleurs en garde les constructeurs : « Certains utilisateurs peuvent trouver cette expérience confuse et frustrante, et attribuer une mauvaise note à votre application ». Il ne croyait pas si bien dire.

Source : Windows Latest

Rien ne va

Windows Latest s’est abondamment penché sur la situation. En creusant, nos confrères se sont rendu compte que LG n’en est pas à son coup d’essai. Un technicien en réparation PC avait ainsi signalé le comportement sur le forum Microsoft Tech Community dès juillet 2025, qualifiant l’app de PUP (« potentially unwanted program ») forcé à chaque branchement d’un moniteur LG en atelier. Le fil n’a cependant jamais reçu de réponse de Microsoft.

Ce qui a rendu le problème visible ces dernières semaines, c’est une mise à jour de l’application dont les notes de version ajoutent explicitement McAfee comme « application supplémentaire », le tout rédigé dans un langage très publicitaire : « Live confidently online with all-in-one protection » (« Vivez en toute confiance en ligne avec une protection tout-en-un »). Pour nos confrères, il s’agit d’un aveu indirect de LG plutôt que d’un simple bug.

Autre problème : les droits de l’application. Comme pointé ici aussi par Windows Latest, LG Monitor App Installer dispose de tous les droits système. Elle peut utiliser toutes les ressources et accéder à la connexion internet.

Selon certains médias, dont Gadget Review, LG aurait retiré le contenu publicitaire McAfee de son application dès le 13 juillet 2026 suite aux critiques, tout en précisant que le processus d’installation silencieuse restait pleinement opérationnel. Or, l’article de Windows Latest, publié ce 21 juillet, documente encore la présence de McAfee dans les notes de version et les captures d’écran du Store à cette date. Il est possible que le retrait ait été partiel, temporaire, ou concerne une région ou une version spécifique. Aucune confirmation officielle de LG n’existe pour trancher.

Source : Windows Latest

Sur la fiche de l’application dans le Store américain, les avis laissés par les utilisateurs reflètent l’agacement généralisé face à la pratique. Il semble toutefois que le ménage ait été fait, car plus aucun avis ne semble présent au moment où nous écrivons ces lignes. Sur Reddit, dans des fils comme r/pcmasterrace et r/LGOLED, le ton dominant est la surprise puis la colère : plusieurs utilisateurs rapportent n’avoir découvert le problème qu’en fouillant manuellement la liste des applications de démarrage.

Un vieux « problème »

On peut remédier à la situation de plusieurs manières. D’une part, l’application peut être désinstallée et il ne semble pas qu’elle revienne d’elle-même. C’est au moins ça de gagné. D’autre part, on peut interdire à Windows de déclencher ce type d’action de manière définitive, mais il faut plonger dans les politiques de groupe.

Commencez par appuyer sur Win + R, écrivez « gpedit.msc » et validez avec Entrée. Rendez-vous ensuite dans Configuration ordinateur > Modèles d’administration > Système > Installation de périphériques. Cherchez la ligne « Empêcher le téléchargement automatique des applications associées aux métadonnées de l’appareil », double-cliquez dessus et sélectionnez « Activé » en haut à gauche de la fenêtre qui s’est ouverte. À compter de maintenant, plus aucune installation de ce type n’aura lieu.

Il est « dommage » d’en arriver là, car le mécanisme en lui-même peut faire gagner du temps. Les personnes possédant des périphériques Logitech par exemple savent qu’en branchant une souris ou un clavier, un popup propose l’installation de l’application Logi+, qui sert à régler finement ces appareils. Seulement, il s’agit d’une proposition que l’on peut refuser, pas d’une installation automatique et silencieuse.

De nombreux autres constructeurs proposent des mécanismes équivalents. MSI et Gigabyte, par exemple, font apparaitre ce genre de petite fenêtre pour proposer l’installation d’une suite d’utilitaires pour leurs cartes mères. Encore une fois, il s’agit d’une simple proposition, qui ne réapparait le plus souvent qu’après une mise à jour majeure de Windows (par exemple après la dernière 25H2 de Windows 11).

Le mécanisme peut donc être utile, mais il n’a pas été pensé pour ce type de cas. Il est probable que les remontées au vitriol des utilisateurs aient déclenché une conversation sur le sujet entre les deux entreprises. Après tout, ce type d’incident peut rejaillir facilement sur Microsoft pour avoir fourni le mécanisme de base.

Que faudrait-il faire ? Plusieurs pistes peuvent aisément être imaginées pour régler le problème à la racine. La plus radicale est de supprimer ce comportement de Windows. On peut le faire manuellement (comme nous l’avons vu), mais Microsoft ne ferait-elle pas mieux de désactiver ces liens automatiques ? L’entreprise pourrait recourir à des solutions intermédiaires, en serrant davantage la vis pour les constructeurs qui abusent du mécanisme, par exemple en rendant obligatoire la validation de l’utilisateur et en limitant les droits de ces applications.

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Comment un simple branchement d’écran illustre un vieux problème de Windows

L'important, c'est le choix
Comment un simple branchement d’écran illustre un vieux problème de Windows

Des propriétaires de moniteurs LG ont constaté qu’après un simple branchement de l’écran, Windows installe silencieusement une application nommée LG Monitor App Installer. Sa seule mission semble être de proposer un essai de l’antivirus McAfee. Le processus détourne une capacité du système à simplifier l’installation des composants et périphériques.

Depuis environ trois semaines, des propriétaires de moniteurs LG (essentiellement la gamme UltraGear) constatent qu’après un simple branchement de l’écran, l’application LG Monitor App Installer apparait d’elle-même, sans boîte de dialogue de consentement. Son comportement observé consiste principalement à afficher un pop-up faisant la promotion d’un essai gratuit de 30 jours de McAfee, qui bascule ensuite vers un abonnement payant (39,99 dollars la première année).

La chaîne YouTube Gamers Nexus a reproduit le phénomène en achetant un moniteur LG UltraGear 34GX900A-B (1 200 dollars) : l’installation apparaît dans le menu Démarrer environ une minute après branchement, et le pop-up McAfee s’est affiché sur 31 des 32 démarrages testés.

Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?

Il ne s’agit pas d’un piratage, mais d’un processus basé sur une fonctionnalité parfaitement documentée depuis Windows 8. Elle est basée sur les métadonnées et se déroule en quatre étapes :

  1. Connexion du périphérique
  2. Récupération des métadonnées associées depuis les serveurs de Microsoft
  3. Téléchargement du pilote via Windows Update
  4. Téléchargement automatique de l’application associée via le Microsoft Store

Il ne faut que trois conditions pour que la chaine se lance, simples à réunir : une connexion internet, un compte Microsoft (permettant le lien avec le Store) et des paramètres non modifiés de Windows.

La simplicité du processus fait son efficacité aussi bien que le lit des critiques. Microsoft reconnait dans sa documentation que « la fonction d’installation automatique ne fournit pas de notification à l’utilisateur lors de l’installation de l’application ». L’éditeur met d’ailleurs en garde les constructeurs : « Certains utilisateurs peuvent trouver cette expérience confuse et frustrante, et attribuer une mauvaise note à votre application ». Il ne croyait pas si bien dire.

Source : Windows Latest

Rien ne va

Windows Latest s’est abondamment penché sur la situation. En creusant, nos confrères se sont rendu compte que LG n’en est pas à son coup d’essai. Un technicien en réparation PC avait ainsi signalé le comportement sur le forum Microsoft Tech Community dès juillet 2025, qualifiant l’app de PUP (« potentially unwanted program ») forcé à chaque branchement d’un moniteur LG en atelier. Le fil n’a cependant jamais reçu de réponse de Microsoft.

Ce qui a rendu le problème visible ces dernières semaines, c’est une mise à jour de l’application dont les notes de version ajoutent explicitement McAfee comme « application supplémentaire », le tout rédigé dans un langage très publicitaire : « Live confidently online with all-in-one protection » (« Vivez en toute confiance en ligne avec une protection tout-en-un »). Pour nos confrères, il s’agit d’un aveu indirect de LG plutôt que d’un simple bug.

Autre problème : les droits de l’application. Comme pointé ici aussi par Windows Latest, LG Monitor App Installer dispose de tous les droits système. Elle peut utiliser toutes les ressources et accéder à la connexion internet.

Selon certains médias, dont Gadget Review, LG aurait retiré le contenu publicitaire McAfee de son application dès le 13 juillet 2026 suite aux critiques, tout en précisant que le processus d’installation silencieuse restait pleinement opérationnel. Or, l’article de Windows Latest, publié ce 21 juillet, documente encore la présence de McAfee dans les notes de version et les captures d’écran du Store à cette date. Il est possible que le retrait ait été partiel, temporaire, ou concerne une région ou une version spécifique. Aucune confirmation officielle de LG n’existe pour trancher.

Source : Windows Latest

Sur la fiche de l’application dans le Store américain, les avis laissés par les utilisateurs reflètent l’agacement généralisé face à la pratique. Il semble toutefois que le ménage ait été fait, car plus aucun avis ne semble présent au moment où nous écrivons ces lignes. Sur Reddit, dans des fils comme r/pcmasterrace et r/LGOLED, le ton dominant est la surprise puis la colère : plusieurs utilisateurs rapportent n’avoir découvert le problème qu’en fouillant manuellement la liste des applications de démarrage.

Un vieux « problème »

On peut remédier à la situation de plusieurs manières. D’une part, l’application peut être désinstallée et il ne semble pas qu’elle revienne d’elle-même. C’est au moins ça de gagné. D’autre part, on peut interdire à Windows de déclencher ce type d’action de manière définitive, mais il faut plonger dans les politiques de groupe.

Commencez par appuyer sur Win + R, écrivez « gpedit.msc » et validez avec Entrée. Rendez-vous ensuite dans Configuration ordinateur > Modèles d’administration > Système > Installation de périphériques. Cherchez la ligne « Empêcher le téléchargement automatique des applications associées aux métadonnées de l’appareil », double-cliquez dessus et sélectionnez « Activé » en haut à gauche de la fenêtre qui s’est ouverte. À compter de maintenant, plus aucune installation de ce type n’aura lieu.

Il est « dommage » d’en arriver là, car le mécanisme en lui-même peut faire gagner du temps. Les personnes possédant des périphériques Logitech par exemple savent qu’en branchant une souris ou un clavier, un popup propose l’installation de l’application Logi+, qui sert à régler finement ces appareils. Seulement, il s’agit d’une proposition que l’on peut refuser, pas d’une installation automatique et silencieuse.

De nombreux autres constructeurs proposent des mécanismes équivalents. MSI et Gigabyte, par exemple, font apparaitre ce genre de petite fenêtre pour proposer l’installation d’une suite d’utilitaires pour leurs cartes mères. Encore une fois, il s’agit d’une simple proposition, qui ne réapparait le plus souvent qu’après une mise à jour majeure de Windows (par exemple après la dernière 25H2 de Windows 11).

Le mécanisme peut donc être utile, mais il n’a pas été pensé pour ce type de cas. Il est probable que les remontées au vitriol des utilisateurs aient déclenché une conversation sur le sujet entre les deux entreprises. Après tout, ce type d’incident peut rejaillir facilement sur Microsoft pour avoir fourni le mécanisme de base.

Que faudrait-il faire ? Plusieurs pistes peuvent aisément être imaginées pour régler le problème à la racine. La plus radicale est de supprimer ce comportement de Windows. On peut le faire manuellement (comme nous l’avons vu), mais Microsoft ne ferait-elle pas mieux de désactiver ces liens automatiques ? L’entreprise pourrait recourir à des solutions intermédiaires, en serrant davantage la vis pour les constructeurs qui abusent du mécanisme, par exemple en rendant obligatoire la validation de l’utilisateur et en limitant les droits de ces applications.

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Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

Brand new war
Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

Hugging Face a publié le 16 juillet 2026 une divulgation d’incident au sujet d’une intrusion dans une partie de son infrastructure de production. Selon l’entreprise, cette intrusion présentait une caractéristique inédite : elle a été pilotée de bout en bout par un système d’agent IA autonome.

Au constat de cette intrusion, Hugging Face en a opposé un autre : l’incident a été détecté et analysé en grande partie par la propre IA de l’éditeur.

Dans son compte rendu, l’entreprise indique avoir identifié un accès non autorisé à un ensemble limité de jeux de données internes et à plusieurs identifiants utilisés par ses services, tout en précisant que l’évaluation de l’impact sur les données de partenaires ou clients était encore en cours. Point important pour l’écosystème : aucune preuve d’altération des modèles, datasets (lots de données) ou Spaces publics destinés aux utilisateurs n’a été trouvée. La chaîne d’approvisionnement logicielle (images de conteneurs, paquets publiés) a été vérifiée et a été déclarée comme saine.

Comment les pirates sont-ils entrés ?

Le point d’entrée se situe dans le pipeline de traitement des datasets. Un jeu de données malveillant a exploité deux chemins d’exécution de code dans le traitement des datasets : un chargeur de dataset à exécution de code distant et une injection de template dans une configuration de dataset, avec pour finalité l’exécution du code sur un worker de traitement.

À partir de ce point d’ancrage, les pirates ont progressé vers un accès au niveau du nœud, récupéré des identifiants cloud et de cluster, puis se sont déplacés latéralement dans plusieurs clusters internes pendant plusieurs jours.

Mais qui a attaqué ? On ne le sait pas encore, mais l’entreprise évoque une campagne menée par un framework d’agents autonomes, semblant construit sur un harnais de recherche en sécurité offensive de type agentique, bien que le LLM utilisé reste inconnu à ce stade. Ce framework a exécuté plusieurs milliers d’actions individuelles à travers un ensemble de sandbox (bacs à sable) éphémères, avec un serveur C&C (command-and-control) auto-migrant hébergé sur des services publics. Hugging Face, c’est la matérialisation concrète du scénario d’« attaquant agentique » anticipé par le secteur.

Les actions entreprises

Comme toujours dans ce genre d’annonce, l’entreprise liste les actions entreprises pour juguler le problème et éviter qu’il se reproduise.

Hugging Face dit ainsi avoir corrigé les chemins d’exécution de code du dataset ayant permis l’accès initial, supprimé le point d’ancrage des pirates, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et regénéré les identifiants affectés, déclenché une rotation préventive plus large des secrets (mots de passe et autres informations identifiantes), déployé des garde-fous et contrôles d’admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour qu’un signal de sévérité élevée déclenche une alerte en quelques minutes, tous les jours. L’entreprise ajoute travailler avec des spécialistes externes en analyse de ce type d’incident (forensic) et a signalé l’incident aux autorités judiciaires.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Hugging Face est attaquée et qu’une partie de ses infrastructures est compromise. En juin 2024, la société avait averti qu’un sous-ensemble de secrets avait été dérobé et que des accès non autorisés avaient été détectés dans un certain nombre de Spaces. Elle recommandait alors l’actualisation de tous les jetons et clés d’authentification.

IA contre IA

Le sujet est devenu courant depuis plusieurs mois : l’IA générative, et plus particulièrement les agents, provoquent une rupture dans le domaine de la cybersécurité. Le sujet est particulièrement prégnant depuis l’arrivée du modèle Mythos d’Anthropic, accessible depuis le fameux projet Glasswing, auquel seules des organisations triées sur le volet peuvent accéder. Ce fut notamment le cas de Mozilla.

Hugging Face indique ainsi avoir utilisé son propre pipeline de triage basé sur des LLM pour corréler les signaux de sécurité et détecter la compromission. Pour reconstituer l’attaque, l’entreprise a fait tourner des agents d’analyse LLM sur l’intégralité du journal d’actions de l’attaquant, comprenant plus de 17 000 événements enregistrés. Elle dit avoir réussi à reconstituer la chronologie, à extraire les indicateurs de compromission, à cartographier les identifiants touchés et à séparer l’impact réel de l’activité leurre.

Elle évoque également un « problème d’asymétrie » intéressant. Hugging Face a d’abord tenté d’utiliser des modèles frontières via des API commerciales, mais ces requêtes nécessitaient de soumettre de larges volumes de commandes d’attaque réelles, des charges utiles d’exploitation et des éléments C&C. Résultat ? Elles ont été bloquées par les garde-fous de sécurité des fournisseurs, incapables de distinguer les requêtes d’un analyste travaillant à la réponse à un incident de celles d’un attaquant.

Une « leçon » à tirer, selon Hugging Face

En conséquence, Hugging Face a fini par faire tourner l’analyse forensic sur le modèle chinois GLM 5.2, dont les poids ouverts ont fait couler pas mal d’encre (le cas se reproduit avec Kimi K3). Le LLM a été exécuté sur la propre infrastructure de l’entreprise, en local, sans lien avec l’extérieur.

Hugging Face en tire justement une leçon opérationnelle : mieux vaut disposer d’un modèle capable, exécutable sur sa propre infrastructure, validé et prêt avant un incident, autant pour éviter le blocage par les garde-fous que pour empêcher que les données de l’attaquant et les identifiants quittent l’environnement. Elle ajoute cependant qu’il ne s’agit pas d’un argument contre les mesures de sécurité des modèles hébergés, et indique avoir partagé ce retour avec les fournisseurs concernés.

« Les outils offensifs autonomes pilotés par l’IA ne sont plus théoriques. Cela réduit le coût de gestion d’une campagne large, patiente et en plusieurs étapes, et cela fonctionne à la vitesse de la machine. Défendre une plateforme en ligne signifie désormais traiter la surface de données et de modèles comme une surface d’attaque de premier ordre, et utiliser l’IA en défense pour suivre le rythme. Nous continuerons à y investir et à partager ce que nous apprenons », conclut Hugging Face.

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Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

Brand new war
Attaquée par un agent IA autonome, Hugging Face a analysé les traces avec un LLM local

Hugging Face a publié le 16 juillet 2026 une divulgation d’incident au sujet d’une intrusion dans une partie de son infrastructure de production. Selon l’entreprise, cette intrusion présentait une caractéristique inédite : elle a été pilotée de bout en bout par un système d’agent IA autonome.

Au constat de cette intrusion, Hugging Face en a opposé un autre : l’incident a été détecté et analysé en grande partie par la propre IA de l’éditeur.

Dans son compte rendu, l’entreprise indique avoir identifié un accès non autorisé à un ensemble limité de jeux de données internes et à plusieurs identifiants utilisés par ses services, tout en précisant que l’évaluation de l’impact sur les données de partenaires ou clients était encore en cours. Point important pour l’écosystème : aucune preuve d’altération des modèles, datasets (lots de données) ou Spaces publics destinés aux utilisateurs n’a été trouvée. La chaîne d’approvisionnement logicielle (images de conteneurs, paquets publiés) a été vérifiée et a été déclarée comme saine.

Comment les pirates sont-ils entrés ?

Le point d’entrée se situe dans le pipeline de traitement des datasets. Un jeu de données malveillant a exploité deux chemins d’exécution de code dans le traitement des datasets : un chargeur de dataset à exécution de code distant et une injection de template dans une configuration de dataset, avec pour finalité l’exécution du code sur un worker de traitement.

À partir de ce point d’ancrage, les pirates ont progressé vers un accès au niveau du nœud, récupéré des identifiants cloud et de cluster, puis se sont déplacés latéralement dans plusieurs clusters internes pendant plusieurs jours.

Mais qui a attaqué ? On ne le sait pas encore, mais l’entreprise évoque une campagne menée par un framework d’agents autonomes, semblant construit sur un harnais de recherche en sécurité offensive de type agentique, bien que le LLM utilisé reste inconnu à ce stade. Ce framework a exécuté plusieurs milliers d’actions individuelles à travers un ensemble de sandbox (bacs à sable) éphémères, avec un serveur C&C (command-and-control) auto-migrant hébergé sur des services publics. Hugging Face, c’est la matérialisation concrète du scénario d’« attaquant agentique » anticipé par le secteur.

Les actions entreprises

Comme toujours dans ce genre d’annonce, l’entreprise liste les actions entreprises pour juguler le problème et éviter qu’il se reproduise.

Hugging Face dit ainsi avoir corrigé les chemins d’exécution de code du dataset ayant permis l’accès initial, supprimé le point d’ancrage des pirates, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et regénéré les identifiants affectés, déclenché une rotation préventive plus large des secrets (mots de passe et autres informations identifiantes), déployé des garde-fous et contrôles d’admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour qu’un signal de sévérité élevée déclenche une alerte en quelques minutes, tous les jours. L’entreprise ajoute travailler avec des spécialistes externes en analyse de ce type d’incident (forensic) et a signalé l’incident aux autorités judiciaires.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Hugging Face est attaquée et qu’une partie de ses infrastructures est compromise. En juin 2024, la société avait averti qu’un sous-ensemble de secrets avait été dérobé et que des accès non autorisés avaient été détectés dans un certain nombre de Spaces. Elle recommandait alors l’actualisation de tous les jetons et clés d’authentification.

IA contre IA

Le sujet est devenu courant depuis plusieurs mois : l’IA générative, et plus particulièrement les agents, provoquent une rupture dans le domaine de la cybersécurité. Le sujet est particulièrement prégnant depuis l’arrivée du modèle Mythos d’Anthropic, accessible depuis le fameux projet Glasswing, auquel seules des organisations triées sur le volet peuvent accéder. Ce fut notamment le cas de Mozilla.

Hugging Face indique ainsi avoir utilisé son propre pipeline de triage basé sur des LLM pour corréler les signaux de sécurité et détecter la compromission. Pour reconstituer l’attaque, l’entreprise a fait tourner des agents d’analyse LLM sur l’intégralité du journal d’actions de l’attaquant, comprenant plus de 17 000 événements enregistrés. Elle dit avoir réussi à reconstituer la chronologie, à extraire les indicateurs de compromission, à cartographier les identifiants touchés et à séparer l’impact réel de l’activité leurre.

Elle évoque également un « problème d’asymétrie » intéressant. Hugging Face a d’abord tenté d’utiliser des modèles frontières via des API commerciales, mais ces requêtes nécessitaient de soumettre de larges volumes de commandes d’attaque réelles, des charges utiles d’exploitation et des éléments C&C. Résultat ? Elles ont été bloquées par les garde-fous de sécurité des fournisseurs, incapables de distinguer les requêtes d’un analyste travaillant à la réponse à un incident de celles d’un attaquant.

Une « leçon » à tirer, selon Hugging Face

En conséquence, Hugging Face a fini par faire tourner l’analyse forensic sur le modèle chinois GLM 5.2, dont les poids ouverts ont fait couler pas mal d’encre (le cas se reproduit avec Kimi K3). Le LLM a été exécuté sur la propre infrastructure de l’entreprise, en local, sans lien avec l’extérieur.

Hugging Face en tire justement une leçon opérationnelle : mieux vaut disposer d’un modèle capable, exécutable sur sa propre infrastructure, validé et prêt avant un incident, autant pour éviter le blocage par les garde-fous que pour empêcher que les données de l’attaquant et les identifiants quittent l’environnement. Elle ajoute cependant qu’il ne s’agit pas d’un argument contre les mesures de sécurité des modèles hébergés, et indique avoir partagé ce retour avec les fournisseurs concernés.

« Les outils offensifs autonomes pilotés par l’IA ne sont plus théoriques. Cela réduit le coût de gestion d’une campagne large, patiente et en plusieurs étapes, et cela fonctionne à la vitesse de la machine. Défendre une plateforme en ligne signifie désormais traiter la surface de données et de modèles comme une surface d’attaque de premier ordre, et utiliser l’IA en défense pour suivre le rythme. Nous continuerons à y investir et à partager ce que nous apprenons », conclut Hugging Face.

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