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Troisième fuite confirmée aux impôts, Bercy détaille sa réponse aux attaques

Si vis pacem para bellum
Troisième fuite confirmée aux impôts, Bercy détaille sa réponse aux attaques

Quatre jours après la révélation d’un triple accès illégitime au système d’information des impôts et au lendemain d’un comité interministériel de crise, les représentants de l’État prennent la parole pour expliquer la situation et rassurer… autant que faire se peut. Le ministère de l’Éducation nationale confirme par ailleurs avoir lui aussi été victime d’une intrusion et exfiltration de données fin juillet.

Article mis à jour à 18h34 avec des précisions du ministère de l’Éducation nationale sur l’ « incident de sécurité » dont il avait été victime fin juillet.


Confirmée le 14 août par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), la double intrusion survenue dans le système d’information des impôts a donné lieu, lundi 17 août, à un comité interministériel de crise. Mardi, les services concernés ont fait acte de contrition, et d’une transparence relative, à l’occasion d’un point presse visant à préciser la nature exacte de l’attaque, ou plutôt des attaques, ainsi que les réponses apportées. Au passage, ils ont aussi révélé qu’une troisième intrusion venait d’être détectée au niveau du portail dédié aux successions vacantes.

Trois intrusions confirmées

Amélie Verdier, directrice générale des Finances publiques, a retracé le calendrier des incidents récents, certains aspects du mode opératoire de l’attaquant, en précisant bien s’exprimer dans les limites de l’enquête en cours. « À date, nous parlons de trois fuites, de gravité et d’ampleur très différentes. Aucune d’entre elles n’a permis d’entrer dans un compte fiscal ou de récupérer des codes d’accès », a-t-elle assuré.

Les deux premières intrusions, survenues respectivement en juin et en juillet 2026, ont permis selon les services de la DGFiP de consulter et d’extraire les données de 350 000 particuliers et 250 000 professionnels, ainsi qu’un lot de données cadastrales.

Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques ; David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics ; général Stéphane Bajard, directeur général adjoint de l’ANSSI – capture d’écran

Au niveau des impôts, c’est la base de données des messages échangés entre les agents du service public et les usagers qui aurait été consultée. Cette interface contient, selon Amélie Verdier, un « cartouche résumé » qui présente à l’agent les principales informations fiscales de l’usager, pour faciliter sa compréhension de la demande.

À ce niveau, l’attaque a permis de consulter et d’extraire les données de 350 000 particuliers et 250 000 professionnels. Pour les premiers, sont notamment concernées « des données fiscales telles que le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou le taux de prélèvement à la source ». Sur le volet entreprise, Bercy évoque dans sa FAQ dédiée (PDF) « des données telles que leur raison sociale ou leur SIREN ». Amélie Verdier précise toutefois que comme pour les particuliers, des messages avec l’administration ont pu être consultés, ce qui pourrait se traduire par l’exposition de données fiscales. « Les vérifications sont en cours », déclare-t-elle.

La deuxième fuite relative au cadastre concerne quant à elle des données liées aux parcelles, indique la directrice générale. Les données personnelles de 433 000 personnes seraient concernées à ce stade de l’investigation. « Ce sont des vendeurs, des acheteurs, ou des tiers tels que des notaires ou des professionnels amenés à faire des déclarations dans cette base cadastrale », indique Amélie Verdier.

Enfin, une troisième attaque vient d’être détectée et confirmée, au niveau cette fois du portail des successions vacantes, le service qui permet au détenteur d’une créance envers un défunt de vérifier s’il existe un héritier auprès duquel faire valoir ses droits. « L’attaquant a eu accès à un journal des demandes », indique la directrice générale.

Des comptes utilisateurs compromis

La DGFiP a par ailleurs confirmé que ces accès indus avaient été obtenus au moyen de comptes utilisateurs compromis, réalisés par Internet. Ces accès auraient bien été détectés, et coupés, en juin et en juillet, mais sans que l’exfiltration de données ait été confirmée à ce stade. Bercy dit avoir pris connaissance de la fuite le 12 août, via une alerte de l’ANSSI concomitante de la revendication du ou des pirates auteurs de l’attaque.

Sur la base de données du cadastre, Amélie Verdier parle de la compromission d’un compte avec double authentification. Pour ce qui concerne les échanges fiscaux qui constituent l’attaque la plus préoccupante, elle évoque une « combinaison de compromissions de comptes » qui aurait touché à la fois le profil d’un prestataire externe agréé et celui d’un agent des impôts, avec une passerelle rendue possible par une « brèche » non précisée.

Pourquoi la fuite de données n’a-t-elle pas été détectée avant la revendication, si les comptes utilisés ont bien été fermés pour cause de compromission ? Sur ce point, la DGFiP se range derrière le secret de l’enquête. Tout juste apprendra-t-on que l’attaquant « a d’abord fait des tests manuels qu’il a ensuite massifiés, en restant sous les seuils de détection », et que les investigations menées en juin et en juillet semblent s’être concentrées sur des compromissions classiques, sans envisager cette « combinaison » évoquée par la directrice générale.

Une authentification multi-facteurs généralisée d’ici la fin de l’année

Outre des excuses appuyées aux victimes, et un appel à ne pas stigmatiser les agents des impôts, la directrice des Impôts et le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, ont logiquement assuré que la sécurité des services concernés constituait une « priorité absolue ». L’authentification forte, « déjà bien engagée » selon le ministre, devrait ainsi être généralisée à l’ensemble des agents de Bercy « d’ici la fin de l’année ».

David Amiel évoque également la généralisation des quotas d’accès aux données, la mise en place de capteurs sur tous les systèmes qui en sont encore dépourvus, et une formation cyber renforcée des agents, ainsi que la multiplication d’opérations telles que des campagnes de phishing fictives. Le ministre dit par ailleurs souhaiter un usage renforcé de l’IA à des fins d’exploration défensive. « J’ai demandé à ce qu’on se teste nous-mêmes avec des IA pour nous auto-attaquer et déceler les défaillances ». Pas un mot en revanche de la directive européenne NIS2, dont la transposition en France se fait toujours attendre.

En parallèle, c’est bien sûr l’audit confié à l’ANSSI, dont les résultats sont attendus pour septembre, qui devrait guider la marche à suivre. « Ce diagnostic complètera les enseignements des attaques passées et de la feuille de route cyber élaborée à ma demande au premier semestre », précise David Amiel. 

Quid des vulnérabilités structurelles, liées à l’ancienneté des systèmes d’information (le fameux legacy) ? Bercy affirme plancher de façon continue sur la question, et avoir encore intensifié ses efforts avec un accent particulier sur la cyber depuis son schéma directeur du numérique de 2025, mis à jour à l’été 2026.

La dette technique reste cependant conséquente, même si le rattrapage est sensible. « Notre taux de conformité a doublé depuis 2020, nous sommes passés de 25 % à un peu plus de 50 % », révèle Amélie Verdier. Elle indique par ailleurs que 100 postes sont dédiés aux sujets cyber sur les 5 300 informaticiens de Bercy. Et souligne un volume d’attaques conséquent, avec 6 972 incidents enregistrés et 57 compromissions de comptes enregistrés en 2025.

En attendant que la dette se résorbe, Bercy affirme travailler à réduire au maximum les accès distants susceptibles de favoriser des compromissions (mail ou agendas des fonctionnaires hors du réseau de Bercy par exemple). Et assure prioriser la refonte des fichiers les plus sensibles, comme le Ficoba troué en début d’année.

Information en cours auprès des usagers

Reste à informer les usagers des services fiscaux. Bercy a annoncé lundi soir que les personnes concernées seraient contactées par mail, avec un courrier d’information reproduit ci-dessous. La campagne d’envoi de mails pour les particuliers devrait se terminer à la fin de la semaine. La communication à destination des professionnels débutera quant à elle la semaine prochaine, c’est-à-dire à partir du 24 août.

Courrier de la DGFiP aux victimes des intrusions de juin et juillet 2026 – DGFiP

La Cnil a de son côté confirmé avoir été dûment notifiée, et prie instamment les victimes de ne plus tenter de la saisir de plaintes individuelles « sauf si vous disposez d’éléments spécifiques ou utiles aux investigations en cours ».

Le ministère de l’Éducation nationale confirme une exfiltration de données

Le ou les pirates qui revendiquent l’attaque sur Bercy, cachés derrière le pseudo ZeroBytes, ont par ailleurs affirmé lundi soir disposer d’un jeu de données particulièrement volumineux issu des systèmes informatiques de l’Éducation nationale. Interrogé sur ce point, le général Stéphane Bajard, directeur général adjoint de l’ANSSI, indique que l’agence est engagée aux côtés des équipes du ministère pour analyser l’incident, mais ne confirme ni n’infirme la revendication.

L’entourage du ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a cela dit confirmé à france info qu’il s’agit de l’attaque qui avait fait l’objet d’un communiqué, le 31 juillet dernier. Le ministère avait alors annoncé avoir été « victime d’une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information » dans la nuit du 25 juillet 2026, « à la suite de l’usurpation d’un compte professionnel ».

Le centre opérationnel de sécurité des systèmes d’information du ministère en avait été alerté « dès le 26 juillet », et si l’accès externe au système concerné avait été suspendu « dans les heures qui ont suivi », le ministère reconnaissait que l’intrusion « a pu conduire à l’exfiltration de données à caractère personnel concernant un nombre important de ses agents » :

« Les données susceptibles d’avoir été exfiltrées concernent les agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001. Il s’agit d’éléments d’identité et d’informations professionnelles – statut et fonctions. Pour une partie d’entre eux s’y ajoutent des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale. Ce système d’information ne contient ni données bancaires, ni mots de passe, ni données relatives aux élèves. »

Dans un communiqué, le ministère précise avoir alors déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris et saisi l’ANSSI, ainsi que la CNIL. « Depuis, l’ensemble des personnels susceptibles d’être concernés ont été informés individuellement », précise le communiqué :

« Des publications intervenues hier font état de la mise en ligne de ces données et revendiquent la détention de données relatives à des élèves. Le ministère poursuit ses expertises techniques afin d’établir la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées. »

Le ministère indique par ailleurs travailler avec l’appui de l’ANSSI à un plan de renforcement de la sécurité de ses systèmes d’information, et « appelle chacun à la plus grande vigilance face aux tentatives de fraude qui suivent ce type de publication, en particulier l’hameçonnage et l’usurpation d’identité » :

« Il ne demande jamais par courriel, par téléphone ou par message les identifiants de connexion, les mots de passe ou les coordonnées bancaires. Tout message suspect doit être signalé aux autorités académiques sans y répondre ni cliquer sur les liens qu’il contient. »

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Troisième fuite confirmée aux impôts, Bercy détaille sa réponse aux attaques

Si vis pacem para bellum
Troisième fuite confirmée aux impôts, Bercy détaille sa réponse aux attaques

Quatre jours après la révélation d’un triple accès illégitime au système d’information des impôts et au lendemain d’un comité interministériel de crise, les représentants de l’État prennent la parole pour expliquer la situation et rassurer… autant que faire se peut. Le ministère de l’Éducation nationale confirme par ailleurs avoir lui aussi été victime d’une intrusion et exfiltration de données fin juillet.

Article mis à jour à 18h34 avec des précisions du ministère de l’Éducation nationale sur l’ « incident de sécurité » dont il avait été victime fin juillet.


Confirmée le 14 août par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), la double intrusion survenue dans le système d’information des impôts a donné lieu, lundi 17 août, à un comité interministériel de crise. Mardi, les services concernés ont fait acte de contrition, et d’une transparence relative, à l’occasion d’un point presse visant à préciser la nature exacte de l’attaque, ou plutôt des attaques, ainsi que les réponses apportées. Au passage, ils ont aussi révélé qu’une troisième intrusion venait d’être détectée au niveau du portail dédié aux successions vacantes.

Trois intrusions confirmées

Amélie Verdier, directrice générale des Finances publiques, a retracé le calendrier des incidents récents, certains aspects du mode opératoire de l’attaquant, en précisant bien s’exprimer dans les limites de l’enquête en cours. « À date, nous parlons de trois fuites, de gravité et d’ampleur très différentes. Aucune d’entre elles n’a permis d’entrer dans un compte fiscal ou de récupérer des codes d’accès », a-t-elle assuré.

Les deux premières intrusions, survenues respectivement en juin et en juillet 2026, ont permis selon les services de la DGFiP de consulter et d’extraire les données de 350 000 particuliers et 250 000 professionnels, ainsi qu’un lot de données cadastrales.

Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques ; David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics ; général Stéphane Bajard, directeur général adjoint de l’ANSSI – capture d’écran

Au niveau des impôts, c’est la base de données des messages échangés entre les agents du service public et les usagers qui aurait été consultée. Cette interface contient, selon Amélie Verdier, un « cartouche résumé » qui présente à l’agent les principales informations fiscales de l’usager, pour faciliter sa compréhension de la demande.

À ce niveau, l’attaque a permis de consulter et d’extraire les données de 350 000 particuliers et 250 000 professionnels. Pour les premiers, sont notamment concernées « des données fiscales telles que le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou le taux de prélèvement à la source ». Sur le volet entreprise, Bercy évoque dans sa FAQ dédiée (PDF) « des données telles que leur raison sociale ou leur SIREN ». Amélie Verdier précise toutefois que comme pour les particuliers, des messages avec l’administration ont pu être consultés, ce qui pourrait se traduire par l’exposition de données fiscales. « Les vérifications sont en cours », déclare-t-elle.

La deuxième fuite relative au cadastre concerne quant à elle des données liées aux parcelles, indique la directrice générale. Les données personnelles de 433 000 personnes seraient concernées à ce stade de l’investigation. « Ce sont des vendeurs, des acheteurs, ou des tiers tels que des notaires ou des professionnels amenés à faire des déclarations dans cette base cadastrale », indique Amélie Verdier.

Enfin, une troisième attaque vient d’être détectée et confirmée, au niveau cette fois du portail des successions vacantes, le service qui permet au détenteur d’une créance envers un défunt de vérifier s’il existe un héritier auprès duquel faire valoir ses droits. « L’attaquant a eu accès à un journal des demandes », indique la directrice générale.

Des comptes utilisateurs compromis

La DGFiP a par ailleurs confirmé que ces accès indus avaient été obtenus au moyen de comptes utilisateurs compromis, réalisés par Internet. Ces accès auraient bien été détectés, et coupés, en juin et en juillet, mais sans que l’exfiltration de données ait été confirmée à ce stade. Bercy dit avoir pris connaissance de la fuite le 12 août, via une alerte de l’ANSSI concomitante de la revendication du ou des pirates auteurs de l’attaque.

Sur la base de données du cadastre, Amélie Verdier parle de la compromission d’un compte avec double authentification. Pour ce qui concerne les échanges fiscaux qui constituent l’attaque la plus préoccupante, elle évoque une « combinaison de compromissions de comptes » qui aurait touché à la fois le profil d’un prestataire externe agréé et celui d’un agent des impôts, avec une passerelle rendue possible par une « brèche » non précisée.

Pourquoi la fuite de données n’a-t-elle pas été détectée avant la revendication, si les comptes utilisés ont bien été fermés pour cause de compromission ? Sur ce point, la DGFiP se range derrière le secret de l’enquête. Tout juste apprendra-t-on que l’attaquant « a d’abord fait des tests manuels qu’il a ensuite massifiés, en restant sous les seuils de détection », et que les investigations menées en juin et en juillet semblent s’être concentrées sur des compromissions classiques, sans envisager cette « combinaison » évoquée par la directrice générale.

Une authentification multi-facteurs généralisée d’ici la fin de l’année

Outre des excuses appuyées aux victimes, et un appel à ne pas stigmatiser les agents des impôts, la directrice des Impôts et le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, ont logiquement assuré que la sécurité des services concernés constituait une « priorité absolue ». L’authentification forte, « déjà bien engagée » selon le ministre, devrait ainsi être généralisée à l’ensemble des agents de Bercy « d’ici la fin de l’année ».

David Amiel évoque également la généralisation des quotas d’accès aux données, la mise en place de capteurs sur tous les systèmes qui en sont encore dépourvus, et une formation cyber renforcée des agents, ainsi que la multiplication d’opérations telles que des campagnes de phishing fictives. Le ministre dit par ailleurs souhaiter un usage renforcé de l’IA à des fins d’exploration défensive. « J’ai demandé à ce qu’on se teste nous-mêmes avec des IA pour nous auto-attaquer et déceler les défaillances ». Pas un mot en revanche de la directive européenne NIS2, dont la transposition en France se fait toujours attendre.

En parallèle, c’est bien sûr l’audit confié à l’ANSSI, dont les résultats sont attendus pour septembre, qui devrait guider la marche à suivre. « Ce diagnostic complètera les enseignements des attaques passées et de la feuille de route cyber élaborée à ma demande au premier semestre », précise David Amiel. 

Quid des vulnérabilités structurelles, liées à l’ancienneté des systèmes d’information (le fameux legacy) ? Bercy affirme plancher de façon continue sur la question, et avoir encore intensifié ses efforts avec un accent particulier sur la cyber depuis son schéma directeur du numérique de 2025, mis à jour à l’été 2026.

La dette technique reste cependant conséquente, même si le rattrapage est sensible. « Notre taux de conformité a doublé depuis 2020, nous sommes passés de 25 % à un peu plus de 50 % », révèle Amélie Verdier. Elle indique par ailleurs que 100 postes sont dédiés aux sujets cyber sur les 5 300 informaticiens de Bercy. Et souligne un volume d’attaques conséquent, avec 6 972 incidents enregistrés et 57 compromissions de comptes enregistrés en 2025.

En attendant que la dette se résorbe, Bercy affirme travailler à réduire au maximum les accès distants susceptibles de favoriser des compromissions (mail ou agendas des fonctionnaires hors du réseau de Bercy par exemple). Et assure prioriser la refonte des fichiers les plus sensibles, comme le Ficoba troué en début d’année.

Information en cours auprès des usagers

Reste à informer les usagers des services fiscaux. Bercy a annoncé lundi soir que les personnes concernées seraient contactées par mail, avec un courrier d’information reproduit ci-dessous. La campagne d’envoi de mails pour les particuliers devrait se terminer à la fin de la semaine. La communication à destination des professionnels débutera quant à elle la semaine prochaine, c’est-à-dire à partir du 24 août.

Courrier de la DGFiP aux victimes des intrusions de juin et juillet 2026 – DGFiP

La Cnil a de son côté confirmé avoir été dûment notifiée, et prie instamment les victimes de ne plus tenter de la saisir de plaintes individuelles « sauf si vous disposez d’éléments spécifiques ou utiles aux investigations en cours ».

Le ministère de l’Éducation nationale confirme une exfiltration de données

Le ou les pirates qui revendiquent l’attaque sur Bercy, cachés derrière le pseudo ZeroBytes, ont par ailleurs affirmé lundi soir disposer d’un jeu de données particulièrement volumineux issu des systèmes informatiques de l’Éducation nationale. Interrogé sur ce point, le général Stéphane Bajard, directeur général adjoint de l’ANSSI, indique que l’agence est engagée aux côtés des équipes du ministère pour analyser l’incident, mais ne confirme ni n’infirme la revendication.

L’entourage du ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a cela dit confirmé à france info qu’il s’agit de l’attaque qui avait fait l’objet d’un communiqué, le 31 juillet dernier. Le ministère avait alors annoncé avoir été « victime d’une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information » dans la nuit du 25 juillet 2026, « à la suite de l’usurpation d’un compte professionnel ».

Le centre opérationnel de sécurité des systèmes d’information du ministère en avait été alerté « dès le 26 juillet », et si l’accès externe au système concerné avait été suspendu « dans les heures qui ont suivi », le ministère reconnaissait que l’intrusion « a pu conduire à l’exfiltration de données à caractère personnel concernant un nombre important de ses agents » :

« Les données susceptibles d’avoir été exfiltrées concernent les agents du ministère ayant exercé en académie depuis 2001. Il s’agit d’éléments d’identité et d’informations professionnelles – statut et fonctions. Pour une partie d’entre eux s’y ajoutent des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale. Ce système d’information ne contient ni données bancaires, ni mots de passe, ni données relatives aux élèves. »

Dans un communiqué, le ministère précise avoir alors déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris et saisi l’ANSSI, ainsi que la CNIL. « Depuis, l’ensemble des personnels susceptibles d’être concernés ont été informés individuellement », précise le communiqué :

« Des publications intervenues hier font état de la mise en ligne de ces données et revendiquent la détention de données relatives à des élèves. Le ministère poursuit ses expertises techniques afin d’établir la nature exacte et l’étendue des données exfiltrées. »

Le ministère indique par ailleurs travailler avec l’appui de l’ANSSI à un plan de renforcement de la sécurité de ses systèmes d’information, et « appelle chacun à la plus grande vigilance face aux tentatives de fraude qui suivent ce type de publication, en particulier l’hameçonnage et l’usurpation d’identité » :

« Il ne demande jamais par courriel, par téléphone ou par message les identifiants de connexion, les mots de passe ou les coordonnées bancaires. Tout message suspect doit être signalé aux autorités académiques sans y répondre ni cliquer sur les liens qu’il contient. »

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Windows 11 : Microsoft s’attaque au chantier du clic droit de l’Explorateur de fichiers

Faster. Stronger. Better.
Windows 11 : Microsoft s’attaque au chantier du clic droit de l’Explorateur de fichiers

Dans le cadre de ses travaux sur l’optimisation de l’Explorateur de fichiers de Windows 11, Microsoft annonce des évolutions à venir pour le menu qui s’ouvre au clic droit. L’éditeur reconnait l’existence de frictions, et promet un menu à la fois plus réactif, moins encombré et plus facilement personnalisable.

La plupart des utilisateurs de Windows 11 ont déjà été confrontés au moins temporairement au problème : un clic droit sur un fichier stocké sur le Bureau, et une désagréable latence avant que ne s’ouvre enfin le menu contextuel associé. Ce retard à l’allumage pourrait-il bientôt n’être qu’un mauvais souvenir ? C’est en tout cas ce que promet Microsoft. L’éditeur a en effet annoncé lundi 17 août, sur le blog Windows Insiders, avoir lancé la refonte du menu contextuel dans le cadre de ses travaux d’optimisation de l’Explorateur de fichiers.

Un clic droit plus rapide

« Nous avons analysé les causes des nombreux blocages, ralentissements et latences rencontrés par les utilisateurs et éliminé des dizaines de sources potentielles d’interruptions. Par conséquent, vous constaterez moins de blocages et de scintillements lors de la navigation, du renommage de fichiers, de la sélection de fichiers multiples ou de la navigation entre les fichiers », promet Microsoft.

À première vue, le nouveau menu ne renverse pas exactement la table. Le changement le plus visible concerne la façon dont sont appelées les applications contextuelles (déterminées en fonction du type de fichier).

Les fonctions natives de l’Explorateur de fichiers (Ouvrir, Copier, etc.) sont toujours au premier plan, mais les interactions avec d’autres logiciels sont quant à elles reléguées dans un sous-menu, ce qui permet à la fois d’alléger l’interface et probablement d’accélérer légèrement le rendu : « le désordre n’est pas seulement un problème visuel ; il ralentit le menu car chaque application qui ajoute ses propres options peut demander au menu un travail supplémentaire à chaque ouverture ».

Windows 11 sera bientôt doté d’un menu clic droit optimisé – crédit Microsoft

Un menu (enfin) personnalisable

Alors que le clic droit offre aujourd’hui une entrée « Autres options » qui permet d’afficher la liste complète des interactions possibles, le futur menu devrait proposer une option de personnalisation, également accessible via les réglages. On pourra par exemple activer ou masquer de façon permanente les options courantes telles que « Copier en tant que chemin d’accès », pratique pour les adeptes de la ligne de commande, la rotation pour les images, la compression dans une archive, etc.

« Certaines de ces commandes, comme Imprimer, n’étaient pas disponibles dans le menu contextuel de Windows 11 auparavant et peuvent désormais être activées si vous le souhaitez », ajoute l’éditeur, capture d’écran à l’appui. Cerise sur le gâteau pour ceux qui ont encore les habitudes de Windows 10 et des éditions antérieures, une option permettra de forcer l’affichage systématique du bouton Propriétés en dernière position.

Le clic droit s’enrichit également d’une possibilité de personnalisation – crédit Microsoft

Comme souvent, ces changements seront d’abord proposés aux utilisateurs inscrits au programme Windows Insiders, pour plusieurs semaines de tests à grande échelle, avant d’éventuels ajustements et le déploiement à grande échelle chez tous les utilisateurs, probablement au travers de la future mise à jour Windows 11 26H2.

Ce chantier autour du clic droit paraitra sans doute anecdotique à certains, mais il confirme, dans la foulée des dernières évolutions présentées fin juillet, que Microsoft prend au sérieux sa promesse, maintes fois répétée depuis le printemps, de peaufiner la copie de Windows 11 en matière de réduction des frictions et d’amélioration des performances.

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Windows 11 : Microsoft s’attaque au chantier du clic droit de l’Explorateur de fichiers

Faster. Stronger. Better.
Windows 11 : Microsoft s’attaque au chantier du clic droit de l’Explorateur de fichiers

Dans le cadre de ses travaux sur l’optimisation de l’Explorateur de fichiers de Windows 11, Microsoft annonce des évolutions à venir pour le menu qui s’ouvre au clic droit. L’éditeur reconnait l’existence de frictions, et promet un menu à la fois plus réactif, moins encombré et plus facilement personnalisable.

La plupart des utilisateurs de Windows 11 ont déjà été confrontés au moins temporairement au problème : un clic droit sur un fichier stocké sur le Bureau, et une désagréable latence avant que ne s’ouvre enfin le menu contextuel associé. Ce retard à l’allumage pourrait-il bientôt n’être qu’un mauvais souvenir ? C’est en tout cas ce que promet Microsoft. L’éditeur a en effet annoncé lundi 17 août, sur le blog Windows Insiders, avoir lancé la refonte du menu contextuel dans le cadre de ses travaux d’optimisation de l’Explorateur de fichiers.

Un clic droit plus rapide

« Nous avons analysé les causes des nombreux blocages, ralentissements et latences rencontrés par les utilisateurs et éliminé des dizaines de sources potentielles d’interruptions. Par conséquent, vous constaterez moins de blocages et de scintillements lors de la navigation, du renommage de fichiers, de la sélection de fichiers multiples ou de la navigation entre les fichiers », promet Microsoft.

À première vue, le nouveau menu ne renverse pas exactement la table. Le changement le plus visible concerne la façon dont sont appelées les applications contextuelles (déterminées en fonction du type de fichier).

Les fonctions natives de l’Explorateur de fichiers (Ouvrir, Copier, etc.) sont toujours au premier plan, mais les interactions avec d’autres logiciels sont quant à elles reléguées dans un sous-menu, ce qui permet à la fois d’alléger l’interface et probablement d’accélérer légèrement le rendu : « le désordre n’est pas seulement un problème visuel ; il ralentit le menu car chaque application qui ajoute ses propres options peut demander au menu un travail supplémentaire à chaque ouverture ».

Windows 11 sera bientôt doté d’un menu clic droit optimisé – crédit Microsoft

Un menu (enfin) personnalisable

Alors que le clic droit offre aujourd’hui une entrée « Autres options » qui permet d’afficher la liste complète des interactions possibles, le futur menu devrait proposer une option de personnalisation, également accessible via les réglages. On pourra par exemple activer ou masquer de façon permanente les options courantes telles que « Copier en tant que chemin d’accès », pratique pour les adeptes de la ligne de commande, la rotation pour les images, la compression dans une archive, etc.

« Certaines de ces commandes, comme Imprimer, n’étaient pas disponibles dans le menu contextuel de Windows 11 auparavant et peuvent désormais être activées si vous le souhaitez », ajoute l’éditeur, capture d’écran à l’appui. Cerise sur le gâteau pour ceux qui ont encore les habitudes de Windows 10 et des éditions antérieures, une option permettra de forcer l’affichage systématique du bouton Propriétés en dernière position.

Le clic droit s’enrichit également d’une possibilité de personnalisation – crédit Microsoft

Comme souvent, ces changements seront d’abord proposés aux utilisateurs inscrits au programme Windows Insiders, pour plusieurs semaines de tests à grande échelle, avant d’éventuels ajustements et le déploiement à grande échelle chez tous les utilisateurs, probablement au travers de la future mise à jour Windows 11 26H2.

Ce chantier autour du clic droit paraitra sans doute anecdotique à certains, mais il confirme, dans la foulée des dernières évolutions présentées fin juillet, que Microsoft prend au sérieux sa promesse, maintes fois répétée depuis le printemps, de peaufiner la copie de Windows 11 en matière de réduction des frictions et d’amélioration des performances.

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Les tarifs s’envolent pour les serveurs dédiés chez OVHcloud

RAMaggedon
Les tarifs s’envolent pour les serveurs dédiés chez OVHcloud

OVHcloud procède actuellement à sa deuxième hausse de prix de l’année, avec des tarifs qui s’envolent aussi bien sur les serveurs dédiés que sur l’offre de cloud public. L’hébergeur applique ces tarifs majorés en trois temps, et invite les clients disposant déjà d’une offre à prolonger leur contrat pour profiter d’une hausse réduite.

Comment continuer à livrer de nouveaux serveurs à prix correct quand les tarifs des composants s’envolent ? Pour Octave Klaba, patron d’OVHcloud, l’équation n’est soutenable qu’en répercutant une partie de cette hausse sur les clients finaux. Et c’est ainsi que le 10 août dernier, l’hébergeur roubaisien a annoncé sur X sa deuxième révision tarifaire de l’année 2026, motivée une nouvelle fois par les difficultés d’approvisionnement en mémoire vive et en stockage.

« En effet, comme il y a 3 - 4 mois, en avril/mai, nous suivons la même idée : limiter les évolutions de prix unitaire du Public Cloud et du Baremetal, et être capables de livrer le matériel pour vos nouvelles commandes, justifie Octave Klaba, selon qui l’exercice se révèle pour le moins acrobatique : il nous faut passer le bon volume de commandes, mois par mois, sur 12 mois, sans aucune garantie du prix d’achat et sans savoir quelle sera la vraie demande de nos clients. »

Appel à l’engagement payé d’avance

Dans la foulée de ce coup de semonce, OVHcloud a publié lundi 17 août le détail précis des nouveaux tarifs qui s’appliquent sur son offre de serveurs dédiés. Ce récapitulatif arrive un brin tard, puisqu’une partie des hausses de prix a déjà été appliquée. L’hébergeur indique en effet que les nouveaux tarifs sont effectifs au 1er juillet pour les options liées à la mémoire vive et au stockage, au 11 août pour les nouvelles commandes de configurations serveurs, et au 1er octobre pour les renouvellements.

Le calendrier n’est pas anodin : OVHcloud encourage explicitement les clients existants à profiter de la fenêtre qui s’ouvre jusqu’au 1er octobre pour prolonger leurs contrats, et sécuriser le tarif associé. « Le nouveau prix s’applique au renouvellement suivant. Pour figer votre prix dans la durée, vous pouvez souscrire un engagement payé d’avance, c’est-à-dire le règlement intégral de la période à la souscription », écrit l’entreprise.

Nouveaux dédiés :+ 127 % d’augmentation médiane sur la RAM

Dans son billet, OVHcloud fait vœu de transparence, en listant l’ensemble de ses références, réparties entre les gammes Gen 2024 et Gen 2026, et en juxtaposant les anciens tarifs en vigueur à ceux qui s’appliquent depuis le 11 août.

L’hébergeur promet que la hausse n’est qu’une simple répercussion du prix du serveur équivalent vendu neuf, avec un barème réduit appliqué aux machines déjà installées. Les Kimsufi, So you Start, Rise et les dédiés antérieurs à la Gen 2024 échappent à la révision tarifaire. Octave Klaba résumait le mouvement de la façon suivante dans son message du 10 août :

« Voici la hausse moyenne par référence :
· Kimsufi, So You Start, Rise : 0 %
· Game : Gen 2024 : 0 %, Gen 2026 :+ 87 %
· Advance : Gen 2024 :+ 26 %, Gen 2026 :+ 49 %
· Scale : Gen 2024 :+ 37 %, Gen 2026 :+ 40 %
· High Grade : Gen 2024 :+ 26 %, Gen 2026 :+ 59 %
Soit + 28 % en moyenne sur la Gen 2024, et + 51 % sur la Gen 2026.
 »

Pour les options déjà installées sur le parc existant, les ordres de grandeur sont résumés dans le tableau ci-dessous, qui indique une augmentation de 127 % sur les prix de la mémoire vive (en médiane) pour les nouvelles commandes, à comparer à des hausses de respectivement 20 % et 40 % pour les machines déjà installées.

Augmentation des tarifs appliqués sur les options mémoire et stockage à compter du 11 août 2026 – capture d’écran

« Sur une barrette de mémoire, un client déjà équipé paie une hausse trois à six fois plus faible qu’un client qui commande la même option neuve. Plus votre serveur est équipé, plus l’écart joue en votre faveur. Pour les nouvelles commandes, la hausse dépend fortement de l’option retenue : de 68 % à 652 % sur la mémoire, et de 8 % à 166 % sur le stockage », analyse OVHcloud.

Évolution de la tarification sur les instances Public Cloud

Sur son offre de cloud public (Infrastructure as a service, donc instances à la demande, à la différence des offres standardisées VPS dont le prix a déjà augmenté en avril), OVHcloud a choisi d’appliquer une hausse plus discrète, elle aussi résumée dans un post sur X, en attendant un billet de blog censé détailler plus précisément les choses.

En façade, le prix horaire de la puissance de calcul mise à disposition ne bouge pas, mais l’hébergeur annonce désormais facturer certaines options précédemment incluses comme le stockage Block Storage, ou la mise à disposition de l’adresse IP. « Résultat : de + 1,4 % à+ 21,9 % selon le gabarit. Beaucoup sur les petites instances, presque rien sur les grosses, parce que l’IP et le disque coûtent le même montant fixe pour tous », décrit Octave Klaba, selon qui cette stratégie reviendrait finalement à se calquer sur ce que pratique déjà la concurrence.

Depuis la hausse spectaculaire du printemps, les VPS semblent pour l’instant épargnés par cette nouvelle vague. Reste à savoir jusqu’à quand. « Nous ne savons pas encore le niveau de prix de la RAM et des disques en 2027, mais la probabilité que les prix continuent à augmenter est très forte. Nous pensons que cette situation va durer jusqu’en 2028, avec un retour à la normale espéré en 2029 », écrit le CEO, qui évoque un pilotage au trimestre, et laisse donc entendre que de futures hausses de prix sont encore possibles.

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Les tarifs s’envolent pour les serveurs dédiés chez OVHcloud

RAMaggedon
Les tarifs s’envolent pour les serveurs dédiés chez OVHcloud

OVHcloud procède actuellement à sa deuxième hausse de prix de l’année, avec des tarifs qui s’envolent aussi bien sur les serveurs dédiés que sur l’offre de cloud public. L’hébergeur applique ces tarifs majorés en trois temps, et invite les clients disposant déjà d’une offre à prolonger leur contrat pour profiter d’une hausse réduite.

Comment continuer à livrer de nouveaux serveurs à prix correct quand les tarifs des composants s’envolent ? Pour Octave Klaba, patron d’OVHcloud, l’équation n’est soutenable qu’en répercutant une partie de cette hausse sur les clients finaux. Et c’est ainsi que le 10 août dernier, l’hébergeur roubaisien a annoncé sur X sa deuxième révision tarifaire de l’année 2026, motivée une nouvelle fois par les difficultés d’approvisionnement en mémoire vive et en stockage.

« En effet, comme il y a 3 - 4 mois, en avril/mai, nous suivons la même idée : limiter les évolutions de prix unitaire du Public Cloud et du Baremetal, et être capables de livrer le matériel pour vos nouvelles commandes, justifie Octave Klaba, selon qui l’exercice se révèle pour le moins acrobatique : il nous faut passer le bon volume de commandes, mois par mois, sur 12 mois, sans aucune garantie du prix d’achat et sans savoir quelle sera la vraie demande de nos clients. »

Appel à l’engagement payé d’avance

Dans la foulée de ce coup de semonce, OVHcloud a publié lundi 17 août le détail précis des nouveaux tarifs qui s’appliquent sur son offre de serveurs dédiés. Ce récapitulatif arrive un brin tard, puisqu’une partie des hausses de prix a déjà été appliquée. L’hébergeur indique en effet que les nouveaux tarifs sont effectifs au 1er juillet pour les options liées à la mémoire vive et au stockage, au 11 août pour les nouvelles commandes de configurations serveurs, et au 1er octobre pour les renouvellements.

Le calendrier n’est pas anodin : OVHcloud encourage explicitement les clients existants à profiter de la fenêtre qui s’ouvre jusqu’au 1er octobre pour prolonger leurs contrats, et sécuriser le tarif associé. « Le nouveau prix s’applique au renouvellement suivant. Pour figer votre prix dans la durée, vous pouvez souscrire un engagement payé d’avance, c’est-à-dire le règlement intégral de la période à la souscription », écrit l’entreprise.

Nouveaux dédiés :+ 127 % d’augmentation médiane sur la RAM

Dans son billet, OVHcloud fait vœu de transparence, en listant l’ensemble de ses références, réparties entre les gammes Gen 2024 et Gen 2026, et en juxtaposant les anciens tarifs en vigueur à ceux qui s’appliquent depuis le 11 août.

L’hébergeur promet que la hausse n’est qu’une simple répercussion du prix du serveur équivalent vendu neuf, avec un barème réduit appliqué aux machines déjà installées. Les Kimsufi, So you Start, Rise et les dédiés antérieurs à la Gen 2024 échappent à la révision tarifaire. Octave Klaba résumait le mouvement de la façon suivante dans son message du 10 août :

« Voici la hausse moyenne par référence :
· Kimsufi, So You Start, Rise : 0 %
· Game : Gen 2024 : 0 %, Gen 2026 :+ 87 %
· Advance : Gen 2024 :+ 26 %, Gen 2026 :+ 49 %
· Scale : Gen 2024 :+ 37 %, Gen 2026 :+ 40 %
· High Grade : Gen 2024 :+ 26 %, Gen 2026 :+ 59 %
Soit + 28 % en moyenne sur la Gen 2024, et + 51 % sur la Gen 2026.
 »

Pour les options déjà installées sur le parc existant, les ordres de grandeur sont résumés dans le tableau ci-dessous, qui indique une augmentation de 127 % sur les prix de la mémoire vive (en médiane) pour les nouvelles commandes, à comparer à des hausses de respectivement 20 % et 40 % pour les machines déjà installées.

Augmentation des tarifs appliqués sur les options mémoire et stockage à compter du 11 août 2026 – capture d’écran

« Sur une barrette de mémoire, un client déjà équipé paie une hausse trois à six fois plus faible qu’un client qui commande la même option neuve. Plus votre serveur est équipé, plus l’écart joue en votre faveur. Pour les nouvelles commandes, la hausse dépend fortement de l’option retenue : de 68 % à 652 % sur la mémoire, et de 8 % à 166 % sur le stockage », analyse OVHcloud.

Évolution de la tarification sur les instances Public Cloud

Sur son offre de cloud public (Infrastructure as a service, donc instances à la demande, à la différence des offres standardisées VPS dont le prix a déjà augmenté en avril), OVHcloud a choisi d’appliquer une hausse plus discrète, elle aussi résumée dans un post sur X, en attendant un billet de blog censé détailler plus précisément les choses.

En façade, le prix horaire de la puissance de calcul mise à disposition ne bouge pas, mais l’hébergeur annonce désormais facturer certaines options précédemment incluses comme le stockage Block Storage, ou la mise à disposition de l’adresse IP. « Résultat : de + 1,4 % à+ 21,9 % selon le gabarit. Beaucoup sur les petites instances, presque rien sur les grosses, parce que l’IP et le disque coûtent le même montant fixe pour tous », décrit Octave Klaba, selon qui cette stratégie reviendrait finalement à se calquer sur ce que pratique déjà la concurrence.

Depuis la hausse spectaculaire du printemps, les VPS semblent pour l’instant épargnés par cette nouvelle vague. Reste à savoir jusqu’à quand. « Nous ne savons pas encore le niveau de prix de la RAM et des disques en 2027, mais la probabilité que les prix continuent à augmenter est très forte. Nous pensons que cette situation va durer jusqu’en 2028, avec un retour à la normale espéré en 2029 », écrit le CEO, qui évoque un pilotage au trimestre, et laisse donc entendre que de futures hausses de prix sont encore possibles.

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☕️ Cursor (SpaceX) lance Origin, une alternative synchronisée à GitHub



Cursor, désormais officiellement intégré à SpaceX, a ouvert lundi 17 août les portes d’un nouveau service baptisé Origin et dédié à l’hébergement de code. S’il est clairement présenté comme une alternative à l’incontournable GitHub (propriété de Microsoft), Origin joue toutefois la carte de la compatibilité maximale : les dépôts Origin sont ainsi synchronisés « en temps réel » avec ceux de GitHub.

Pourquoi dans ce contexte fournir un service supplémentaire ? Cursor présente Origin comme une « forge de l’ère agentique », optimisée donc pour le travail du code assisté ou automatisé par des agents IA. Lors de sa première présentation au public, en juin dernier, Cursor avait notamment mis en avant la capacité d’Origin à encaisser jusqu’à 22,6 commits par seconde tout en maintenant 81 000 envois et 295 000 clonages par heure sur un seul dépôt.

Origin s’appuie principalement sur les travaux de Graphite, startup éditrice d’une plateforme de revue de code construite « sur » GitHub et rachetée par Cursor en décembre 2025. « La frontière entre l’endroit où vous écrivez du code et celui où vous collaborez dessus semble de plus en plus arbitraire, et nous pensons pouvoir créer beaucoup de choses en réduisant cette distance », expliquait Cursor à l’époque.

L’entreprise prolonge aujourd’hui cette logique d’intégration renforcée. « Votre code, vos PR et vos agents sont désormais centralisés au même endroit. Posez à Cursor des questions sur le code que vous consultez. Cursor peut vous répondre, apporter des modifications, mettre à jour des PR ou pousser une branche », décrit-elle dans son billet d’annonce. Origin dispose déjà d’intégrations à Vercel, Depot et Buildkite, et d’autres arriveront bientôt, promet-elle encore.

Origin fonctionne (pour l’instant) comme un miroir de GitHub – crédit Cursor

Origin fait l’objet d’un déploiement progressif chez tous les utilisateurs de Cursor disposant d’un forfait payant. La plateforme est proposée par défaut, avec un opt-out pour les organisations en entreprises. Reste à voir quelle proportion des utilisateurs de Cursor sera encline à confier l’ensemble de ses projets aux infrastructures et plateformes désormais propriété de SpaceX.

Une chose est sûre : Cursor a bien choisi son moment pour ouvrir les portes d’Origin. GitHub a en effet souffert d’importants problèmes de disponibilité lundi, neuf jours seulement après sa précédente panne globale datée du 6 août. En avril dernier, la plateforme avait présenté ses excuses aux utilisateurs pour ses problèmes récurrents de fiabilité ou de performance. Elle incriminait alors l’essor des agents IA, dont l’action se traduit par une augmentation significative des requêtes et donc des charges de travail associées. De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux qui clament qu’une plateforme de révision conçue pour les humains n’est plus adaptée aux flux de la fameuse « ère agentique »…

Le fonctionnement et la mise en route d’Origin sont présentés dans une doc dédiée.

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☕️ Cursor (SpaceX) lance Origin, une alternative synchronisée à GitHub



Cursor, désormais officiellement intégré à SpaceX, a ouvert lundi 17 août les portes d’un nouveau service baptisé Origin et dédié à l’hébergement de code. S’il est clairement présenté comme une alternative à l’incontournable GitHub (propriété de Microsoft), Origin joue toutefois la carte de la compatibilité maximale : les dépôts Origin sont ainsi synchronisés « en temps réel » avec ceux de GitHub.

Pourquoi dans ce contexte fournir un service supplémentaire ? Cursor présente Origin comme une « forge de l’ère agentique », optimisée donc pour le travail du code assisté ou automatisé par des agents IA. Lors de sa première présentation au public, en juin dernier, Cursor avait notamment mis en avant la capacité d’Origin à encaisser jusqu’à 22,6 commits par seconde tout en maintenant 81 000 envois et 295 000 clonages par heure sur un seul dépôt.

Origin s’appuie principalement sur les travaux de Graphite, startup éditrice d’une plateforme de revue de code construite « sur » GitHub et rachetée par Cursor en décembre 2025. « La frontière entre l’endroit où vous écrivez du code et celui où vous collaborez dessus semble de plus en plus arbitraire, et nous pensons pouvoir créer beaucoup de choses en réduisant cette distance », expliquait Cursor à l’époque.

L’entreprise prolonge aujourd’hui cette logique d’intégration renforcée. « Votre code, vos PR et vos agents sont désormais centralisés au même endroit. Posez à Cursor des questions sur le code que vous consultez. Cursor peut vous répondre, apporter des modifications, mettre à jour des PR ou pousser une branche », décrit-elle dans son billet d’annonce. Origin dispose déjà d’intégrations à Vercel, Depot et Buildkite, et d’autres arriveront bientôt, promet-elle encore.

Origin fonctionne (pour l’instant) comme un miroir de GitHub – crédit Cursor

Origin fait l’objet d’un déploiement progressif chez tous les utilisateurs de Cursor disposant d’un forfait payant. La plateforme est proposée par défaut, avec un opt-out pour les organisations en entreprises. Reste à voir quelle proportion des utilisateurs de Cursor sera encline à confier l’ensemble de ses projets aux infrastructures et plateformes désormais propriété de SpaceX.

Une chose est sûre : Cursor a bien choisi son moment pour ouvrir les portes d’Origin. GitHub a en effet souffert d’importants problèmes de disponibilité lundi, neuf jours seulement après sa précédente panne globale datée du 6 août. En avril dernier, la plateforme avait présenté ses excuses aux utilisateurs pour ses problèmes récurrents de fiabilité ou de performance. Elle incriminait alors l’essor des agents IA, dont l’action se traduit par une augmentation significative des requêtes et donc des charges de travail associées. De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux qui clament qu’une plateforme de révision conçue pour les humains n’est plus adaptée aux flux de la fameuse « ère agentique »…

Le fonctionnement et la mise en route d’Origin sont présentés dans une doc dédiée.

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