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Facturation électronique : que faut-il savoir ?

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Facturation électronique : que faut-il savoir ?

Alors que la réforme de la facturation électronique entre en application pour l’essentiel des entreprises, Next détaille les enjeux.

Mise à jour du 2 septembre 2026 :

La réforme vient d’entrer en vigueur : désormais, l’essentiel des entreprises doit passer à la facturation électronique, en s’équipant a minima (pour les plus petites entités) de la possibilité de les recevoir. Si les sociétés ont eu plusieurs mois pour se mettre à jour, il reste du travail : 85 % des 500 dirigeants financiers interrogés sur le sujet par OpinionWay se sont déclarés confiants, et pourtant, 63 % ont admis… qu’ils n’étaient pas tout à fait prêts !


Article du 10 jun 2026 :

Ce 1er septembre 2026, la réforme de la facturation électronique commence à entrer en vigueur en France. En jeu : une adaptation technique et structurelle, qui doit notamment permettre à l’administration de mieux suivre les transactions entre entreprises, et réduire la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais qui agace certains petits entrepreneurs.

Concrètement, l’évolution s’appuie sur deux éléments : l’émission et la réception de factures au format électronique (e-invoicing), et la transmission numérique des éléments de transactions et de paiement à l’administration (e-reporting). Les entités qui le souhaitent peuvent déjà recourir à ce mode de facturation, et ce, depuis juillet 2025.

Mais le calendrier des obligations approchant, toutes les entités concernées gagneraient à se préoccuper de la question d’ici au 1er septembre. En effet, à partir de cette date-là, les grandes entreprises et établissements de taille intermédiaire (ETI) sont dans l’obligation d’émettre leurs factures sous format électronique, ce qui signifie que toute entité avec laquelle ces dernières pourraient échanger, quelle que soit sa taille, doit être en mesure de les recevoir. Pour les acteurs les plus petits, l’émission de factures électroniques ne deviendra en revanche obligatoire qu’à compter du 1er septembre 2027.

Qui est concerné ?

Toutes les entreprises sont concernées, jusqu’aux micro-entreprises, quand bien même leurs activités seraient exonérées de TVA. Le gouvernement vante une « gestion quotidienne facilitée », notamment grâce à l’accélération des échanges de factures et à l’horodatage, qui rend le suivi plus précis, ainsi qu’une productivité plus grande et une amélioration du pilotage de la comptabilité.

Quelles sont les exceptions à la facturation électronique ? 



Si votre entreprise a des clients particuliers, des associations, ou des clients internationaux, ces transactions-là peuvent se maintenir sur un fonctionnement classique. À terme, cela dit, les données de transaction doivent tout de même être transmises à l’administration fiscale. Les fournisseurs de solutions tendent donc à recommander d’émettre des factures compatibles avec les standards établis pour l’e-facturation et l’e-reporting.

Que doivent faire les sociétés relevant d’activités exonérées de TVA ?


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États-Unis : les caméras Flock, détestées depuis tous les bords politiques

Vigilance constante
États-Unis : les caméras Flock, détestées depuis tous les bords politiques

Déployées largement à travers le pays, plébiscitées par les forces de l’ordre mais critiquées pour leurs usages abusifs, les caméras de lecture de plaques minéralogiques et de reconnaissance de véhicules Flock sont devenues un nouveau sujet transpartisan de détestation technologique aux États-Unis.

Comment devient-on la marque la plus détestée d’un pays en quelques mois ? Sur les réseaux sociaux, des appels à vandaliser ou des vidéos représentant des manières de masquer ces caméras ont circulé tout l’été, jusqu’en France, alors même qu’elles ne sont pas installées dans l’Hexagone.

La vague vient des États-Unis. Sur place, le constructeur a déployé un réseau de 130 000 caméras capables de scanner les plaques minéralogiques de voitures et de collecter la marque, le modèle et tout autre signe caractéristique de n’importe quel véhicule, dans tous les États à l’exception de l’Alaska. Devant la force et les dysfonctionnements de la base de donnée ainsi constituée, par ailleurs équipée d’outils d’intelligence artificielle, les protestations se multiplient.

8,4 milliards de valorisation pour un réseau de surveillance équipé d’IA

Fondée en 2017, Flock est parvenue à faire adopter largement ses caméras aux États-Unis. Avec 7 000 agences de forces de l’ordre recourant à ses services, soit 40 % des services de police du pays, la société s’est assurée une croissance portant sa valorisation à 8,4 milliards de dollars en avril 2026.

Flock assure avoir permis de résoudre un million d’enquêtes criminelles en un an, d’après Vox. Quant aux forces de l’ordre, elles indiquent que la possibilité de suivre un suspect d’un État à l’autre est un enjeu critique pour résoudre des problématiques aussi variées que des vols de voitures, des disparitions inquiétantes ou des enlèvements d’enfants.

Le problème est qu’un outil aussi puissant fonctionne rarement sans revers. En l’occurrence, les cas de recherches illégales menées grâce à Flock se sont multipliés. Ainsi de la cinquantaine d’officiers de police (connus) recourant à la machine pour suivre les faits et gestes de leurs ex-partenaires, de son usage pour aider les agents de l’ICE (l’agence locale de l’immigration et des douanes), ou encore de la fouille de 80 000 caméras à travers le pays pour retrouver (sans succès) une femme dénoncée par son partenaire pour avoir réalisé un avortement, etc.

Une illustration de l’état de surveillance

Pour toutes ces raisons, Flock est devenue, pour le public, une forme d’incarnation de toutes sortes d’enjeux de surveillance aux États-Unis.

Alors que des spécialistes des droits numériques alertaient de longue date contre les implications de ce type de dispositif en termes de vie privée, la population en a pris une plus large conscience lorsque ces caméras ont été ouvertement détournée de leur usage – outre aider l’ICE au-delà du cadre légal, elles ont pu servir à surveiller certaines manifestations. Dans certains cas, leur usage a par ailleurs été lié à des erreurs judiciaires.

Flock a assuré prendre des mesures pour lutter contre les usages abusifs, dont la réduction de la sauvegarde des données, passant d’un mois à une semaine (l’entreprise admet elle-même que 90 % des recherches ont lieu dans la semaine qui suit l’enregistrement), et la création d’un mode particulier dédié aux enquêtes ouvertes. Dans ces cas-là, les données recherchées et collectées sont stockées plus longtemps. Garrett Langley, le directeur de l’entreprise, a même admis avoir mis trop de temps à réagir aux usages abusifs de ses outils.

Pour autant, les mesures proposées peinent à convaincre, alors que l’entreprise semble maintenir ou réinstaller des caméras après que des collectivités ont mis fin à leurs contrats. Dans certains cas, les villes concernées se contentent de signer de nouveaux contrats avec des concurrents du fournisseur originel.

Résultats, certains citoyens décident de s’attaquer par eux-mêmes au mobilier installé par Flock. Ils s’en prennent aux poteaux sur lesquels les caméras sont installées, d’autres appellent à utiliser l’art pour boucher la vue (quand ils ne se font pas passer pour Darth Vader afin de mieux s’y opposer). Des projets collaboratifs, comme DeFlock, visent à répertorier les caméras de lecture de plaques partout aux États-Unis.

Des représentants de tous bords renoncent à Flock

L’opposition populaire est telle que, à l’instar de la multiplication des centres de données, les caméras Flock deviennent un nouveau sujet technologique capable de réunir les bords politiques les plus opposés aux États-Unis. Dans la population, républicains et démocrates tombent en effet d’accord sur leur détestation de ces dispositifs.

Le sénateur républicain Josh Hawley a lancé une enquête sur le fonctionnement des outils de l’entreprise, tandis que son collègue Ron DeSantis a publiquement qualifié ces technologies de « hors de contrôle ». Toujours côté républicain, le gouverneur du Texas a cité différents cas d’usage abusif de l’outil, rapporte TechCrunch, à commencer par celui d’un officier de police texan, poursuivi pour avoir consulté la base de données de Flock afin de suivre des personnes sans autorisation, pour justifier une récente décision visant à minimiser le recours aux outils de l’entreprise. Côté démocrate, Bernie Sanders s’est aussi exprimé pour critiquer Flock et la « surveillance de masse par IA ».

Concrètement, plusieurs États travaillent désormais à couper leurs liens avec Flock, alors que soixante villes ont déjà mis fin à leurs contrats avec l’entreprise. Le ministère des Transports de Floride cite notamment des « rapports inquiétants de messages, des problèmes de gestion des données et de la vie privée, et des pratiques de surveillance » pour motiver sa décision, qui oblige l’État à se séparer de ses caméras dans les 30 prochaines jours. En Pennsylvanie, le gouverneur démocrate Josh Sapiro a quant à lui appelé à la rédaction d’une loi bipartisane pour les interdire à travers l’État.

Mais la pression populaire n’évolue pas sans contestation des principaux concernés : à San Francisco, l’entreprise travaille par exemple activement à minimiser les voix qui s’opposent à elle. À l’approche des élections de mi-mandat, prévues pour ce mois de novembre, nul doute que la gestion de ces caméras animera les débats américains.

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États-Unis : les caméras Flock, détestées depuis tous les bords politiques

Vigilance constante
États-Unis : les caméras Flock, détestées depuis tous les bords politiques

Déployées largement à travers le pays, plébiscitées par les forces de l’ordre mais critiquées pour leurs usages abusifs, les caméras de lecture de plaques minéralogiques et de reconnaissance de véhicules Flock sont devenues un nouveau sujet transpartisan de détestation technologique aux États-Unis.

Comment devient-on la marque la plus détestée d’un pays en quelques mois ? Sur les réseaux sociaux, des appels à vandaliser ou des vidéos représentant des manières de masquer ces caméras ont circulé tout l’été, jusqu’en France, alors même qu’elles ne sont pas installées dans l’Hexagone.

La vague vient des États-Unis. Sur place, le constructeur a déployé un réseau de 130 000 caméras capables de scanner les plaques minéralogiques de voitures et de collecter la marque, le modèle et tout autre signe caractéristique de n’importe quel véhicule, dans tous les États à l’exception de l’Alaska. Devant la force et les dysfonctionnements de la base de donnée ainsi constituée, par ailleurs équipée d’outils d’intelligence artificielle, les protestations se multiplient.

8,4 milliards de valorisation pour un réseau de surveillance équipé d’IA

Fondée en 2017, Flock est parvenue à faire adopter largement ses caméras aux États-Unis. Avec 7 000 agences de forces de l’ordre recourant à ses services, soit 40 % des services de police du pays, la société s’est assurée une croissance portant sa valorisation à 8,4 milliards de dollars en avril 2026.

Flock assure avoir permis de résoudre un million d’enquêtes criminelles en un an, d’après Vox. Quant aux forces de l’ordre, elles indiquent que la possibilité de suivre un suspect d’un État à l’autre est un enjeu critique pour résoudre des problématiques aussi variées que des vols de voitures, des disparitions inquiétantes ou des enlèvements d’enfants.

Le problème est qu’un outil aussi puissant fonctionne rarement sans revers. En l’occurrence, les cas de recherches illégales menées grâce à Flock se sont multipliés. Ainsi de la cinquantaine d’officiers de police (connus) recourant à la machine pour suivre les faits et gestes de leurs ex-partenaires, de son usage pour aider les agents de l’ICE (l’agence locale de l’immigration et des douanes), ou encore de la fouille de 80 000 caméras à travers le pays pour retrouver (sans succès) une femme dénoncée par son partenaire pour avoir réalisé un avortement, etc.

Une illustration de l’état de surveillance

Pour toutes ces raisons, Flock est devenue, pour le public, une forme d’incarnation de toutes sortes d’enjeux de surveillance aux États-Unis.

Alors que des spécialistes des droits numériques alertaient de longue date contre les implications de ce type de dispositif en termes de vie privée, la population en a pris une plus large conscience lorsque ces caméras ont été ouvertement détournée de leur usage – outre aider l’ICE au-delà du cadre légal, elles ont pu servir à surveiller certaines manifestations. Dans certains cas, leur usage a par ailleurs été lié à des erreurs judiciaires.

Flock a assuré prendre des mesures pour lutter contre les usages abusifs, dont la réduction de la sauvegarde des données, passant d’un mois à une semaine (l’entreprise admet elle-même que 90 % des recherches ont lieu dans la semaine qui suit l’enregistrement), et la création d’un mode particulier dédié aux enquêtes ouvertes. Dans ces cas-là, les données recherchées et collectées sont stockées plus longtemps. Garrett Langley, le directeur de l’entreprise, a même admis avoir mis trop de temps à réagir aux usages abusifs de ses outils.

Pour autant, les mesures proposées peinent à convaincre, alors que l’entreprise semble maintenir ou réinstaller des caméras après que des collectivités ont mis fin à leurs contrats. Dans certains cas, les villes concernées se contentent de signer de nouveaux contrats avec des concurrents du fournisseur originel.

Résultats, certains citoyens décident de s’attaquer par eux-mêmes au mobilier installé par Flock. Ils s’en prennent aux poteaux sur lesquels les caméras sont installées, d’autres appellent à utiliser l’art pour boucher la vue (quand ils ne se font pas passer pour Darth Vader afin de mieux s’y opposer). Des projets collaboratifs, comme DeFlock, visent à répertorier les caméras de lecture de plaques partout aux États-Unis.

Des représentants de tous bords renoncent à Flock

L’opposition populaire est telle que, à l’instar de la multiplication des centres de données, les caméras Flock deviennent un nouveau sujet technologique capable de réunir les bords politiques les plus opposés aux États-Unis. Dans la population, républicains et démocrates tombent en effet d’accord sur leur détestation de ces dispositifs.

Le sénateur républicain Josh Hawley a lancé une enquête sur le fonctionnement des outils de l’entreprise, tandis que son collègue Ron DeSantis a publiquement qualifié ces technologies de « hors de contrôle ». Toujours côté républicain, le gouverneur du Texas a cité différents cas d’usage abusif de l’outil, rapporte TechCrunch, à commencer par celui d’un officier de police texan, poursuivi pour avoir consulté la base de données de Flock afin de suivre des personnes sans autorisation, pour justifier une récente décision visant à minimiser le recours aux outils de l’entreprise. Côté démocrate, Bernie Sanders s’est aussi exprimé pour critiquer Flock et la « surveillance de masse par IA ».

Concrètement, plusieurs États travaillent désormais à couper leurs liens avec Flock, alors que soixante villes ont déjà mis fin à leurs contrats avec l’entreprise. Le ministère des Transports de Floride cite notamment des « rapports inquiétants de messages, des problèmes de gestion des données et de la vie privée, et des pratiques de surveillance » pour motiver sa décision, qui oblige l’État à se séparer de ses caméras dans les 30 prochaines jours. En Pennsylvanie, le gouverneur démocrate Josh Sapiro a quant à lui appelé à la rédaction d’une loi bipartisane pour les interdire à travers l’État.

Mais la pression populaire n’évolue pas sans contestation des principaux concernés : à San Francisco, l’entreprise travaille par exemple activement à minimiser les voix qui s’opposent à elle. À l’approche des élections de mi-mandat, prévues pour ce mois de novembre, nul doute que la gestion de ces caméras animera les débats américains.

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