Google Unveils Gemini 4 Argon, Retaking Benchmark Lead Over OpenAI and Anthropic
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Ce jour à la Ferme du Hardware, nous vous proposons de découvrir notre test du G.Skill Trident Z5 NeoX RGB DDR5-6000 C36, un kit de 32 Go qui inaugure une petite nouveauté particulièrement intéressante chez AMD : EXPO ULL, pour Ultra Low Latency. L'idée est de conserver le fonctionnement d'un profil EXPO classique, activable en quelques clics dans l'UEFI, mais en allant beaucoup plus loin dans l'optimisation des timings secondaires et tertiaires. Le but est évidemment de grappiller encore quelques performances sans demander à l'utilisateur de passer des heures à régler sa mémoire manuellement. DDR5-6000 C36, Samsung et deux profils EXPO Pour découvrir cette technologie, G.Skill nous a envoyé un kit Trident Z5 NeoX RGB de 32 Go, soit 2 x 16 Go. Nous avons de la DDR5 fonctionnant à 6000 MT/s avec des timings principaux de 36-36-36-76 et une tension de 1,35 V. Les barrettes exploitent des puces Samsung et proposent deux profils directement accessibles depuis l'UEFI : un EXPO classique et un EXPO ULL. Sur notre ROG Crosshair X670E Gene, ce dernier correspond au profil 2. Il suffit donc de sélectionner l'un ou l'autre pour passer d'une configuration classique à la version optimisée, sans avoir à toucher manuellement aux nombreux timings mémoire. […]
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Comment ça, nous serions ironiques, mais pas du tout, voyons ! Reprenons avec un ton plus neutre, plus consensuel, Activision vient de publier un trailer exclusif à la version PC de son jeu, ce qui permet de mettre en valeur les spécificités de celle-ci, avec le support du HDR10+, du 4K, du Ray tracing, des technologies NVIDIA DLSS 4.5, AMD FSR Redstone et Intel XeSS 3, la présence d'un outil de benchmarks et de plus de 800 paramètres différents... N'en jetez plus, nous sommes submergés, mais cela sera-t-il suffisant pour engendrer notre intérêt ? Rien n'est moins sûr ! C'est quel conflit déjà ? Le "nouveau" Call of Duty: Modern Warfare 4 est attendu pour le 23 octobre 2026, mais si vous avez précommandé une version numérique du titre, vous avez le droit à un accès anticipé de la Bêta Ouverte, du 21 au 25 août, suivra une bêta plus ouverte, du 28 août au 1er septembre. La péninsule coréenne entre en guerre tandis que la Corée du Nord lance une invasion de grande envergure qui pourrait bien bouleverser le monde entier dans Call of Duty: Modern Warfare 4. D'un côté, un groupe de jeunes soldats sud-coréens lutte pour survivre sur un front qui recule ; de l'autre, le capitaine Price, animé par un désir de vengeance, mène sa propre guerre en secret pour conserver une longueur d'avance sur ses ennemis. Mais lorsque sa mission clandestine l'amène à croiser la route des forces d'invasion, la guerre bascule dans une spirale incontrôlable. […]
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ATK nous présente sa souris Blazing Sky Phantom, qui cherche à bousculer le marché du premium, avec un tarif de 108 euros, hors promotion, elle est actuellement proposée à -17%, soit un prix final de 89.95 euros (avec des manchons et un tapis de souris offerts) ! Un capot en fibre de carbone ajouré ! Le mulot arbore un capot très ajouré, ainsi que des dessins sur les côtés et un effet texturé sur les boutons. ATK propose divers coloris : bleu, noir, blanc et sable. La souris se distingue par un gabarit et un poids réduits, évalués à 119.7 × 62.5 × 37.3 mm et 44 grammes, une Razer Viper V4 Pro dont le design est proche mesure par exemple 127,1 × 63,9 × 39,9 mm. Le constructeur vante son revêtement, apte à offrir une adhérence totale à la peau de la main du joueur, même dans les instants décisifs, ce qui sous-entend sûrement la présence de sueur ! […]
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De février 2016 à décembre 2019, Brendon Ray Hedrick a travaillé chez EVGA, avant de démissionner pour partir chez VewSonic. Le 28 septembre 2026, il y a donc deux jours maintenant, il a publié un long article sur son site web personnel où il raconte ses années chez EVGA, et surtout pourquoi il a qu...
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Mise à jour : Le MiniPC Framework Desktop en version Ryzen AI Max+ Pro 495 avec 192 Go de mémoire vive vient d’ouvrir ses précommandes. Deux solutions s’offrent à vous pour l’acquérir. Le modèle « DIY Edition » à monter vous-même y est proposé à 7 659€. À ce prix, il faudra donc de l’huile de coude mais également un stockage, celui-ci n’est pas compris. L’autre option est le modèle « pre-built » avec un Windows 11 ou une Fedora 44 KDE Plasma installés sur un SSD de 2 To. Là vous partez sur un 8 739€ bien tassé. L’expédition est prévue pour… novembre.

Billet original du 23/07/2026 : Vous reconnaissez le MiniPC Framework Desktop avec sa façade modulaire et son gabarit de 4.5 litres. L’engin a été lancé en février 2025 avec la première génération de processeurs Strix Halo. Les fameux Ryzen AI Max+ Pro 395 secondés par un maximum de mémoire vive.

En 2026, AMD lance le Ryzen AI Max+ Pro 495, une version améliorée du 395 avec quelques poussées de performances assez marginales. La structure est identique avec toujours une architecture Zen 5 développée sur 16 Coeurs et 32 Threads et le circuit graphique Radeon 8065S. Les fréquences ont été très légèrement optimisées de 100 MHz et cela se ressent avec des performances qui ne décollent que très marginalement de l’offre 395…
Mais alors pourquoi passer le Framework Desktop en Ryzen AI Max+ Pro 495 ? Parce que la vraie nouveauté de cette puce est dans l’explosion de sa capacité de gestion mémoire. Si le 395 est capable de manger 128 Go de LPDDR5X au petit-déjeuner, le 495 peut avaler jusqu’à 192 Go de RAM. Un « détail » qui va permettre d’avaler tout cru des LLM beaucoup plus larges pour une exploitation d’IA locale.

Le Framework Desktop à son lancement en février 2025
Il sera donc possible de commander cette nouvelle version du Desktop avec 192 Go de LPDDR5X en échange, bien entendu, d’une jolie somme. La marque n’a pas précisé de prix pour le moment, mais elle n’a pas cessé d’augmenter les tarifs de ses engins au fil des mois pour faire face à la hausse des composants. La version 395+ 128 Go est ainsi passée de 2000$ en début d’année 2025 pour son lancement à 3449$ aujourd’hui.

Le Framework Desktop aujourd’hui
Le marché local fait donc lui aussi le pari de la mémoire vive et assèche également l’offre de mémoire dont il dispose. Non pas que ce soit le plus gourmand par rapport à la production actuelle. Les centres de données IA sont beaucoup, beaucoup plus demandeurs. Mais des engins de ce type participent à creuser la propre tombe du secteur. Le volume des ventes de Framework sur cette machine doit être marginal par rapport aux Top 10 des fabricants de PC… mais la majorité de ces fabricants vont ou ont déjà emboîté le pas de la même stratégie.
Paradoxalement, alors que la mémoire vive est à son tarif le plus haut, les engins de ce type se vendent beaucoup moins bien avec peu de mémoire. C’est finalement assez logique, l’offre PC est très onéreuse en ce moment et acheter un engin avec 32 Go ne résoudra rien de spécial niveau usage par rapport à un engin de la génération précédente. Par contre, la même machine avec 128 ou, désormais, 192 Go de mémoire vive, est beaucoup plus intéressante puisqu’elle ouvre les portes d’une exploitation d’IA locale. Avec 128 Go vous pouvez construire 8 machines équipées de 16 Go, avec 192 Go ce sont 12 machines qui peuvent sortir d’un atelier de montage. Autrement dit, l’augmentation des capacités de gestion de la mémoire vive du Ryzen AI Max+ Pro 495 va encore plus limiter la production de PC globale.

Par ces nouveaux usages, l’IA étouffe littéralement à petit feu le marché d’un PC personnel classique. Le fait que les sociétés qui font ce marché foncent dans ce déploiement spécifique est totalement compréhensible, mais cela va tendre encore plus fortement les stocks. Et, par effet rebond, pousser encore plus les prix à la hausse. Un effet dont se plaint en permanence Framework puisque cela affecte son secteur d’activité principal par la hausse constante des prix. La dernière mise à jour de leur blog à ce sujet date… d’hier.
Et oui, le serpent se mord la queue.
Framework pousse son Desktop vers le Ryzen AI Max+ Pro 495 et 192 Go de mémoire © MiniMachines.net. 2026
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Malgré les dispositions de la directive relative à l’efficacité énergétique, un consortium de journalistes démontre l’incapacité, voire la mauvaise volonté de la Commission européenne et des États membres à faire la transparence sur les impacts environnementaux des centres de données. Lighthouse Reports se tourne désormais vers la Convention d’Aarhus, qui impose des obligations juridiques de transparence à ses signataires.
Quel est l’impact environnemental des centres de données installés en Europe ? La question est répétée, de manière lancinante, auprès des opérateurs européens ou internationaux, auprès des géants numériques qui multiplient les projets, y compris en France : en Alsace, dans le Centre Val-De-Loire, en Seine-et-Marne, auprès des administrations.
Et, quand bien même les règlements européens prévoient que les centres de données envoient les données relatives à leur usage en eau, en électricité, leur recours aux énergies renouvelables ou leur réutilisation de chaleur fatale à la Commission européenne, seulement 36 % les transmettent effectivement. Comme Next le détaillait récemment, sur ces données finalement récupérées, seulement 70,1 % sont jugées fiables. Ne parlons même pas des bilans volontaires des géants du Net qui ne sont loin de donner toutes les informations importantes et contiennent en plus des erreurs.
Alors que l’Europe vient de proposer officiellement un barème de notation des centres de données de A à G, en fonction de leurs impacts, le consortium Investigate Europe révélait au mois d’avril que les pratiques de confidentialité adoptées par Bruxelles correspondent directement aux demandes formulées par Microsoft et Digital Europe, le lobby du numérique dont Meta, CapGemini, NVIDIA et Google comptent parmi les membres.
Pour obtenir malgré tout des informations plus précises, un autre consortium d’investigation, Lighthouse Reports, s’est tourné vers la justice. Au fil de plusieurs mois d’enquête, celui-ci constate, dans les pages de Mediapart, d’El Confidencial, d’Il Manifesto et d’autres médias européens, qu’un voile de silence s’oppose à la publication d’informations précises sur les impacts environnementaux des centres de données.
Son réseau d’enquêteurs a soumis des demandes d’accès aux documents administratifs des 27 États membres pour demander la publication des informations relatives à tous les indicateurs prévus par la directive relative à l’efficacité énergétique (DEE).
Ce texte a été révisé en septembre 2023, moins d’un an après le lancement public de ChatGPT (OpenAI), à peine six mois après celui de Claude (Anthropic). C’est en vertu de ces dispositions que les citoyennes et citoyens européens peuvent demander l’accès aux données relatives à la consommation énergétique et d’eau des centres de données, à leurs émissions de chaleur fatale, à l’énergie nécessaire pour refroidir les bâtiments, au type de réfrigérants et de systèmes d’air conditionné utilisés, etc.
En octobre 2025, alors qu’un rapport technique de la Commission décrivait le reporting et la transparence des consommations énergétiques comme « fondamentalement important pour l’estimation correcte de la soutenabilité », Lighthouse reports indique avoir constaté un refus global de transmettre ces éléments.
Dans un courrier échangé avec la Commission, la Slovénie indique par exemple n’avoir « rien reçu » et demande conseil sur la manière de faire. Au total, dix pays indiquent ne pas disposer des informations en question – ce qui signifie qu’ils ne contrôlent pas les impacts environnementaux des centres de données de leur territoire.

Et si plusieurs pays, dont la France, voient leurs commissions chargées de la transparence rendre des avis positifs sur la diffusion de ces informations, plusieurs entreprises citent le secret des affaires pour éviter de les partager.
Faute de meilleur résultat, de la part des États membres comme de la Commission, Lighthouse Reports a entrepris d’interroger le comité de conformité à la Convention d’Aarhus. Signé en 1998, ce traité international garantit en effet que le public accède aux informations environnementales.
En France, l’entité chargée de collecter et de transmettre ces données à la Commission européenne est l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep). Auprès de Mediapart, le ministère de la Transition écologique n’en souligne pas moins la nécessaire « mise en balance » à effectuer entre l’intérêt de diffuser les informations environnementales relatives à ces établissements et la « protection des intérêts commerciaux ainsi que la confidentialité des informations des exploitants ».
Concrètement, cela signifie que l’Arcep peut fournir les « données relatives aux performances énergétiques et environnementales », mais pas les informations administratives qui permettraient de les relier aux bons bâtiments. En l’espèce, le journal français indique avoir finalement reçu un tableau de « près de 163 lignes et 28 colonnes », mais dont « tous les indicateurs sont mélangés, selon un ordre aléatoire ». Impossible, dans ces conditions, d’attribuer correctement les impacts énergétiques, de température ou de consommation d’eau.
Cette logique kafkaïenne est d’ailleurs loin de ne concerner que les médias : présidente du groupe Les Écologistes à l’Assemblée nationale, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités du système numérique, Cyrielle Chatelain indique avoir elle aussi eu maille à partir avec le secret des affaires. Citant les commandes réalisées par les administrations auprès de fournisseurs états-uniens comme Microsoft ou Oracle, elle qualifie la situation de « délirante », dans la mesure où il devient impossible de publier des informations relatives à l’usage de l’argent public.
Dans les autres pays, la situation n’est pas meilleure : l’Allemagne a ainsi mis neuf mois avant d’envoyer sa réponse, qui renvoyait les journalistes vers une base de données publique, par ailleurs incomplète. L’Italie a déclaré ne pas disposer des éléments demandés, quand bien même le pays les avait transmis à Bruxelles. Aux Pays-Bas, l’Agence néerlandaise des entreprises, chargée de collecter les informations, a transmis une liste de 104 bâtiments, alors que l’association locale des data centers déclarait compter 185 centres de données commerciaux d’une capacité de 500 kW minimum sur le territoire.
« Nous ne pensons pas que ce mur de silence soit le fruit du hasard, écrit Lighthouse Reports dans le mémoire soumis ce 28 septembre à la commission de la transparence de la Convention d’Aarhus. Au contraire, on observe chez les décideurs politiques de toute l’Union européenne une volonté claire et constante de nier ou d’entraver l’accès aux informations relatives aux performances des centres de données et à leurs impacts environnementaux, et d’en brouiller la compréhension. » Depuis 2023, relève le consortium d’enquêteurs, le budget du principal lobby des centres de données en Europe, la European Data Centre Association, a été multiplié par huit.
Alors qu’au début des années 2020, l’essentiel des géants numériques avaient pris des engagements pour lutter contre leurs impacts environnementaux, six ans et une vague de l’IA plus tard, même les financiers des sociétés spécialisées dans les technologies climatiques ne s’en cachent plus : « la décarbonation est morte ». C’est du moins ce qu’a lancé Sophie Purdom, fondatrice de la société de capital-risque Planeteer, au Wall Street Journal. Plutôt que de se concentrer sur le financement de solutions dédiées à lutter contre les émissions carbone, son secteur se focalise, lui aussi, sur l’IA. Autrement dit, dans ce cas précis : sur les manières de fournir son infrastructure, en particulier les centres de données, en énergie.
À Cannes, lors du sommet DataCloud qui réunissait les pontes de l’industrie des centres de données, le PDG de la société américaine QTS DataCenter, Thomas Greason, s’est de son côté moqué des « hommes des cavernes » (« Citizens against virtually everything », dont les initiales forment, en anglais, le mot CAVE, caverne). L’idée : faire passer les citoyens qui seraient « contre tout », et surtout contre les data centers, pour des gens du passé.
Malgré les dispositions de la directive relative à l’efficacité énergétique, un consortium de journalistes démontre l’incapacité, voire la mauvaise volonté de la Commission européenne et des États membres à faire la transparence sur les impacts environnementaux des centres de données. Lighthouse Reports se tourne désormais vers la Convention d’Aarhus, qui impose des obligations juridiques de transparence à ses signataires.
Quel est l’impact environnemental des centres de données installés en Europe ? La question est répétée, de manière lancinante, auprès des opérateurs européens ou internationaux, auprès des géants numériques qui multiplient les projets, y compris en France : en Alsace, dans le Centre Val-De-Loire, en Seine-et-Marne, auprès des administrations.
Et, quand bien même les règlements européens prévoient que les centres de données envoient les données relatives à leur usage en eau, en électricité, leur recours aux énergies renouvelables ou leur réutilisation de chaleur fatale à la Commission européenne, seulement 36 % les transmettent effectivement. Comme Next le détaillait récemment, sur ces données finalement récupérées, seulement 70,1 % sont jugées fiables. Ne parlons même pas des bilans volontaires des géants du Net qui ne sont loin de donner toutes les informations importantes et contiennent en plus des erreurs.
Alors que l’Europe vient de proposer officiellement un barème de notation des centres de données de A à G, en fonction de leurs impacts, le consortium Investigate Europe révélait au mois d’avril que les pratiques de confidentialité adoptées par Bruxelles correspondent directement aux demandes formulées par Microsoft et Digital Europe, le lobby du numérique dont Meta, CapGemini, NVIDIA et Google comptent parmi les membres.
Pour obtenir malgré tout des informations plus précises, un autre consortium d’investigation, Lighthouse Reports, s’est tourné vers la justice. Au fil de plusieurs mois d’enquête, celui-ci constate, dans les pages de Mediapart, d’El Confidencial, d’Il Manifesto et d’autres médias européens, qu’un voile de silence s’oppose à la publication d’informations précises sur les impacts environnementaux des centres de données.
Son réseau d’enquêteurs a soumis des demandes d’accès aux documents administratifs des 27 États membres pour demander la publication des informations relatives à tous les indicateurs prévus par la directive relative à l’efficacité énergétique (DEE).
Ce texte a été révisé en septembre 2023, moins d’un an après le lancement public de ChatGPT (OpenAI), à peine six mois après celui de Claude (Anthropic). C’est en vertu de ces dispositions que les citoyennes et citoyens européens peuvent demander l’accès aux données relatives à la consommation énergétique et d’eau des centres de données, à leurs émissions de chaleur fatale, à l’énergie nécessaire pour refroidir les bâtiments, au type de réfrigérants et de systèmes d’air conditionné utilisés, etc.
En octobre 2025, alors qu’un rapport technique de la Commission décrivait le reporting et la transparence des consommations énergétiques comme « fondamentalement important pour l’estimation correcte de la soutenabilité », Lighthouse reports indique avoir constaté un refus global de transmettre ces éléments.
Dans un courrier échangé avec la Commission, la Slovénie indique par exemple n’avoir « rien reçu » et demande conseil sur la manière de faire. Au total, dix pays indiquent ne pas disposer des informations en question – ce qui signifie qu’ils ne contrôlent pas les impacts environnementaux des centres de données de leur territoire.

Et si plusieurs pays, dont la France, voient leurs commissions chargées de la transparence rendre des avis positifs sur la diffusion de ces informations, plusieurs entreprises citent le secret des affaires pour éviter de les partager.
Faute de meilleur résultat, de la part des États membres comme de la Commission, Lighthouse Reports a entrepris d’interroger le comité de conformité à la Convention d’Aarhus. Signé en 1998, ce traité international garantit en effet que le public accède aux informations environnementales.
En France, l’entité chargée de collecter et de transmettre ces données à la Commission européenne est l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep). Auprès de Mediapart, le ministère de la Transition écologique n’en souligne pas moins la nécessaire « mise en balance » à effectuer entre l’intérêt de diffuser les informations environnementales relatives à ces établissements et la « protection des intérêts commerciaux ainsi que la confidentialité des informations des exploitants ».
Concrètement, cela signifie que l’Arcep peut fournir les « données relatives aux performances énergétiques et environnementales », mais pas les informations administratives qui permettraient de les relier aux bons bâtiments. En l’espèce, le journal français indique avoir finalement reçu un tableau de « près de 163 lignes et 28 colonnes », mais dont « tous les indicateurs sont mélangés, selon un ordre aléatoire ». Impossible, dans ces conditions, d’attribuer correctement les impacts énergétiques, de température ou de consommation d’eau.
Cette logique kafkaïenne est d’ailleurs loin de ne concerner que les médias : présidente du groupe Les Écologistes à l’Assemblée nationale, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités du système numérique, Cyrielle Chatelain indique avoir elle aussi eu maille à partir avec le secret des affaires. Citant les commandes réalisées par les administrations auprès de fournisseurs états-uniens comme Microsoft ou Oracle, elle qualifie la situation de « délirante », dans la mesure où il devient impossible de publier des informations relatives à l’usage de l’argent public.
Dans les autres pays, la situation n’est pas meilleure : l’Allemagne a ainsi mis neuf mois avant d’envoyer sa réponse, qui renvoyait les journalistes vers une base de données publique, par ailleurs incomplète. L’Italie a déclaré ne pas disposer des éléments demandés, quand bien même le pays les avait transmis à Bruxelles. Aux Pays-Bas, l’Agence néerlandaise des entreprises, chargée de collecter les informations, a transmis une liste de 104 bâtiments, alors que l’association locale des data centers déclarait compter 185 centres de données commerciaux d’une capacité de 500 kW minimum sur le territoire.
« Nous ne pensons pas que ce mur de silence soit le fruit du hasard, écrit Lighthouse Reports dans le mémoire soumis ce 28 septembre à la commission de la transparence de la Convention d’Aarhus. Au contraire, on observe chez les décideurs politiques de toute l’Union européenne une volonté claire et constante de nier ou d’entraver l’accès aux informations relatives aux performances des centres de données et à leurs impacts environnementaux, et d’en brouiller la compréhension. » Depuis 2023, relève le consortium d’enquêteurs, le budget du principal lobby des centres de données en Europe, la European Data Centre Association, a été multiplié par huit.
Alors qu’au début des années 2020, l’essentiel des géants numériques avaient pris des engagements pour lutter contre leurs impacts environnementaux, six ans et une vague de l’IA plus tard, même les financiers des sociétés spécialisées dans les technologies climatiques ne s’en cachent plus : « la décarbonation est morte ». C’est du moins ce qu’a lancé Sophie Purdom, fondatrice de la société de capital-risque Planeteer, au Wall Street Journal. Plutôt que de se concentrer sur le financement de solutions dédiées à lutter contre les émissions carbone, son secteur se focalise, lui aussi, sur l’IA. Autrement dit, dans ce cas précis : sur les manières de fournir son infrastructure, en particulier les centres de données, en énergie.
À Cannes, lors du sommet DataCloud qui réunissait les pontes de l’industrie des centres de données, le PDG de la société américaine QTS DataCenter, Thomas Greason, s’est de son côté moqué des « hommes des cavernes » (« Citizens against virtually everything », dont les initiales forment, en anglais, le mot CAVE, caverne). L’idée : faire passer les citoyens qui seraient « contre tout », et surtout contre les data centers, pour des gens du passé.
Microsoft commence à activer Windows 11 26H2, aussi appelée Windows 11 2026 Update. Le déploiement concerne les PC compatibles sous Windows 11 24H2 et 25H2... [Tout lire] Read more of this story at Slashdot.