
Amazon a lancé une nouvelle gamme de Kindle 2026 et décidemment cela bouge dans le petit monde des liseuses en ce moment. Mais si la gamme fait le plein de nouveautés, la chose qui m’intéresse le plus reste cependant totalement accessoire.

La gamme complète de liseuses Kindle 2026 bouge. On découvre de nouveaux modèles qui modifient un détail important du dispositif avec des écrans « edge-to-edge ». Derrière cette appellation se cache simplement une dalle qui va courir de part et d’autre de la liseuse et ne se surélever que très légèrement sur les bords. La petite zone en creux qui faisait la jointure entre la bordure et l’encre numérique, avec un petit relief où s’accumule de la poussière, n’existe plus. On peut d’ailleurs se demander si toute la zone devient tactile ou si seule la partie « encrée » prendra en compte vos gestes. Car la prise en main sera très différente si les bords deviennent réactifs.

Les nouveaux écrans « Edge-to-edge » des Kindle 2026
La nouvelle méthode de construction permet d’affiner les Kindle. Amazon en profite pour rabattre la couleur du fond sur la partie supérieure tout en déclinant ses modèles dans des coques métalliques. Une première qui se conjugue avec l’usage de matériaux recyclés. Amazon en fait d’ailleurs la réclame tout en précisant que le cobalt qui équipe les batteries est lui aussi totalement issu d’une filière de recyclage. Batterie qui sera remplaçable par l’utilisateur. La législation européenne imposant désormais cet élément pour pouvoir faire durer au maximum son produit. Sur ce type d’appareils, c’est en effet une excellente nouvelle, les liseuses n’étant pas vraiment sujettes à une obsolescence aussi rapide que les ordinateurs ou les smartphones.

Kindle 2026
Kindles surprise
Le Kindle 6 pouces génération 2026 est donc plus léger, plus fin, plus transportable que les modèles précédents pour une diagonale identique. Il est plus rapide également, même si, encore une fois, comme pour les Fire TV Stick, cette annonce d’une augmentation de 30% à l’ouverture d’un livre me parait assez grandiloquente. Si un livre met soixante-dix centièmes de seconde à s’ouvrir au lieu d’une seconde, ce n’est pas franchement la mer à boire. Surtout si derrière on va lire pendant une bonne demi-heure. Ces chiffres d’évolution de vitesse d’ouverture de livre me paraissent surtout être un argumentaire poudre-aux-yeux. Reste du concret, le nouveau modèle pèse 140 grammes et mesure 6.8 mm d’épaisseur. L’ancien modèle était 18 grammes plus lourd. Son autonomie atteint les 6 semaines d’usage, en saut de puce. J’y reviendrai plus bas.

Kindle 2026 « aluminium »
Ce nouveau modèle 2026 propose 16 Go de mémoire interne et il est décliné en version aluminium avec 32 Go de stockage. Un élément qu’il va falloir payer et en ce moment la facture a tendance à être un peu problématique. Les prix s’en ressentent.
Le Kindle 2026 16 Go est ainsi proposé à 154.99€ avec pub et 174.99€ sans pub. Le modèle 32 Go en alu grimpe de son côté à 194.99€. On est désormais loin du modèle précédent qui est d’ailleurs toujours proposé à 89.99€ en 16 Go.

Kindle Paperwhite 2026
Fiat Luxe
Les versions précédentes ne sont pas munies d’un éclairage frontal. Pour l’obtenir, il faut aller chercher du côté des modèles « Paperwhite » et de leur écran 7 pouces qui reprennent le nouveau design. Ces versions proposent une étanchéité à l’eau et un éclairage de page réglable en intensité et en couleur pour lire au fond de votre lit comme dans votre baignoire. L’autonomie annoncée est de 12 semaines avec des mathématiques toujours aussi compliquées et en provenance probable d’une planète qui ne tourne pas à la même vitesse que nous autour de son soleil.
Ce sont 12 semaines en ne lisant qu’un certain nombre de minutes par jour et pas plus, ce qui n’a pas beaucoup de sens. Cela pourrait être un an d’autonomie si on décidait de ne lire que 10 secondes par jour. Ce qui conviendra sans doute à un fan de haïku mais qui n’a pas de prise avec la majorité du public. Cette règle de calcul bizarre est commune à tous les fabricants de liseuses.
On retrouve deux variantes de ce modèle et les prix s’envolent un peu plus. Le modèle Kindle Paperwhite 16 Go avec publicité est proposé à 209.99€. La version avec pub passe à 229.99€.

Lire dans son bain ? Dans cette économie !?
Le modèle 32 Go grimpe à 259.99€ et n’est proposé que sans publicité dans une version « signature ». Ici la solution est renforcée par un dos en aluminium qui propose des ports POGO pour se recharger sur un support optionnel. Il embarque également un capteur de luminosité qui ajuste tout seul la puissance de l’éclairage frontal. Sa dalle propose également de tourner les pages en la touchant rapidement deux fois du bout du doigt en plus du geste glissé plus classique. Ces prix élevés font passer la lumière des versions Paperwhite devant les modèles à encre colorée de génération précédente actuellement à moins de 165€. La lumière devient vraiment un luxe.

Kindle Colorsoft 2026
La version Kindle 2026 Colorsoft atteint les 300€
La nouvelle génération Kindle 2026 Colorsoft reprend le nouveau design « edge-to-edge » mais ajoute un éclairage frontal de nouvelle génération censé ne plus affecter les couleurs de l’encre numérique. Plus lumineux, l’écran augmenterait par ailleurs son contraste pour pimenter un peu son rendu. La dalle ne change pas de taille et reste en 7 pouces et l’autonomie annoncée atteint désormais 8 semaines. La résistance à l’eau est toujours garantie.

On appréciera tout de même le fait qu’Amazon ne cherche pas à tricher sur le contraste de ses images d’illustration. D’autres ne sont pas aussi réglos.
Prix de base, 299.99€ en version 16 Go. Presque le double du modèle précédent cité plus haut. Un détail à prendre en compte, le stockage, car ces modèles Colorsoft incitent à la lecture de bandes dessinées, de mangas et autres romans graphiques. Et ces médias sont lourds, beaucoup plus lourds que les livres numériques. Le modèle 32 Go est donc plus confortable en stockage mais passe à 329.99€. Quitte à investir dans un modèle de ce genre, les 30€ de plus ne me semblent pas superflus.

Kinde Click
La guerre des boutons
Je vous bassine depuis quelques semaines avec les miniliseuses. Cela fait quelques mois que le microcosme de ces appareils évolue avec des modèles de toute petite taille qui ont pour eux l’énorme avantage d’avoir des boutons. C’est quelque chose que je recherche depuis des années sur les liseuses car tenir un de ces appareils d’une main et changer de page avec l’autre est peu pratique, voire fatigant dans certaines situations. Ça l’est d’autant plus que la prise en main de ces engins permet d’ajouter facilement un petit contrôle sur la tranche pour le faire. Chose que des marques comme Xteink, Boox, honor et autres ont bien comprise ces derniers temps.
Dernièrement en commentaire on me demandait si ce n’était pas trop pénible de lire sur une miniliseuse. Je répondais que l’affichage s’ajustait de la même manière que sur une grande et qu’on pouvait donc augmenter la taille des caractères au besoin. Le souci posé par une police très grande étant qu’on n’affichait plus que quelques lignes sur la dalle. Et donc qu’on devait changer rapidement de page. Mais je préfère vraiment changer régulièrement de page avec un bouton qui tombe sous mon pouce que de devoir le faire moins souvent en utilisant mes deux mains. Surtout dans les transports, quand ma seconde main est bien occupée à me tenir à un truc pour éviter que je me casse la gueule.

La Xteink V4 en plein effort d’affichage et mon doigt prêt à cliquer à tout moment pour changer de page.
Amazon a donc décidé d’ajouter des boutons. Des boutons accessoires, mais des boutons quand même. Une télécommande baptisée « Kindle Click » permettra de tourner les pages de votre Kindle et de régler sa luminosité à distance. Compatible avec l’ensemble des modèles sortis depuis 2024 après un appairage Bluetooth, elle offrira la possibilité de lire en faisant autre chose. C’est également un accessoire très pratique pour des personnes en situation de handicap pour qui piloter une surface tactile n’est vraiment pas pratique. La petite télécommande Click est proposée à 34.99€. Elle se recharge en USB Type-C. J’ai très hâte de voir débarquer des modèles « noname » compatibles.

Mais le truc le plus intéressant de toutes ces annonces reste bien l’étui proposant des boutons qui se connecte aux broches POGO des modèles Colorsoft et Paperwhite 2026 en version « signature » uniquement. Ce dispositif tout bête se magnétise au dos de la tablette et ajoute de quoi avancer dans votre livre en le tenant d’une seule main. Miracle de la technologie, le bouton physique apparait enfin sur un des types d’appareils qui en a le plus besoin.

Petit problème, le dispositif baptisé « étui tourne-page » est vendu tout de même 79.99€, ce qui picote un peu derrière la nuque. Là encore, j’ai hâte de voir des versions noname sur le marché. Parce qu’entre un étui limité à un usage spécifique sur un modèle vendu fort cher, cela m’ôte l’envie de lire. Et je pense que beaucoup de gros lecteurs3 vont se dire qu’entre un étui à boutons et une miniliseuse, c’est finalement le second appareil le meilleur investissement. Et comme la Xteink X4 Classic est proposée justement également à 79€, le choix est assez vite fait.
Peut-être que la prochaine génération de liseuses de la marque proposera à nouveau des boutons par défaut. Peut-être que ces accessoires donneront des idées aux concurrents. Pour le moment j’ai surtout l’impression que ce sont les prix en hausse qui semblent inspirer les autres acteurs de ce marché. Préparez-vous donc plutôt à une hausse généralisée des tarifs en 2027.
Mais c’est souvent comme cela que ça marche. Il y a une forte fièvre avant l’apparition des boutons.
Dermatologie : les Kindle 2026 peuvent attraper des boutons © MiniMachines.net. 2026