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Google, Unity Launch Platform To Create Video Games From Prompts

An anonymous reader quotes a report from Bloomberg: Alphabet's Google and gaming tools developer Unity Software announced a new platform that will allow people to create video games from simple text prompts, marking the latest incursion of generative artificial intelligence into artistic and creative industries. The initiative, called Playground, will "put game creation in the hands of millions of new creators, and bring new experiences to billions of players worldwide," the companies said in a statement on Oct 7. With its debut, Playground will let people 18 and older generate and customize games using natural language prompts, "no coding required." Later in 2026, a new expanded creation experience called Unity Spark, will be integrated with Playground, providing "robust, professional-level" mechanics and high-fidelity 3D capabilities. Creators will be able to build "immersive, superlative experiences" with a simple text prompt, according to the release. Playground builds on Google's push into world models, a type of AI that generates virtual environments in real time from text prompts, rather than just video. Google and Unity's partnership "could reduce fears that AI will make Unity's core game-building software less necessary, while posing limited medium-term risk to Roblox's advantage as a social gaming platform," says Bloomberg Intelligence analyst Nathan Naidu. The introduction of Unity Spark later in 2026 "could broaden Unity's creator base and support its game-development business," which represent about a third of sales.

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Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Superchip pour super-riches
Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Début juin, NVIDIA se lançait à l’assaut d’une nouvelle citadelle : les systèmes-sur-puce pour les PC sous Windows sur Arm, avec la » superpuce » RTX Spark. Après Acer et Lenovo qui ont dévoilé leurs premières machines le mois dernier, c’était au tour de Microsoft de se lancer avec de nouvelles Surface aussi puissantes que chères.

NVIDIA a combiné dans sa puce RTX Spark tout le nécessaire pour faire tourner un PC : un CPU, un GPU et de la mémoire unifiée, à l’image des puces Apple pour l’iPhone et le Mac. Il s’agit d’équiper des ordinateurs tournant avec Windows sur Arm, un système d’exploitation qui se démocratise grâce aux efforts de Microsoft et de Qualcomm, qui était jusqu’à présent le seul fournisseur de puces pour cette déclinaison de l’OS.

Windows sur Arm aux stéroïdes IA

À l’occasion de son événement Surface organisé ce mercredi 7 octobre, Microsoft a lancé deux nouveaux modèles équipés de la puce RTX Spark N1X. Le premier est un ordinateur portable baptisé Surface Laptop Ultra – Ultra pour le prix (à partir de 2 599 dollars) mais aussi pour les performances pour le traitement de l’IA en local. Le CPU Grace peut compter de 18 à 20 cœurs, le GPU Blackwell de 5 120 à 6 144 cœurs, et un maximum de 128 Go de mémoire unifiée (24 Go par défaut). En termes de stockage, on dispose d’un minimum de 512 Go et bonne nouvelle, le SSD peut être remplacé.

Image : Microsoft

L’ordinateur est censé pouvoir faire fonctionner un modèle IA comptant jusqu’à 120 milliards de paramètres. Il a fallu construire une nouvelle architecture thermique autour de cette puce monstrueuse. La capacité du système de refroidissement de l’Ultra est 2,5 fois plus importante que celle des Surface Laptop actuels, le tout dans un châssis de 18 mm d’épaisseur pour un poids de 2 kg.

La machine intègre un écran de 15 pouces tactile, qui annonce un pic lumineux en HDR de 2 000 nits. C’est 25 % plus élevé que la dalle du MacBook Pro M5 (1 600 nits), rappelle un Microsoft perfide. Le Wi-Fi 7 est au rendez-vous, tout comme trois ports USB4 (USB-C), un port USB-A 3.1, un port HDMI 2.1b, un lecteur de cartes SD et un port jack 3,5 mm. L’autonomie annoncée est de 12 heures en usage web.

Le Surface Laptop Ultra sera commercialisé à partir du 16 octobre. Tous ceux qui voudront troquer leur MacBook Pro contre ce nouveau modèle peuvent obtenir un rabais allant jusqu’à 1 000 dollars. Quand on vous dit que Microsoft a une dent contre le MacBook Pro…

Le deuxième appareil Surface montrée par Microsoft aujourd’hui est un ordinateur de bureau sans écran, ce qui est une première pour la gamme. Le Surface RTX Spark Dev Box est, comme son nom l’indique, un ordinateur pour les développeurs et les ingénieurs IA qui ont de très gros besoins de traitement IA en local et pour héberger leurs agents.

Image : Microsoft

La boîte à pizza embarque la puce N1X haut de gamme (20 cœurs CPU, 6 144 cœurs GPU, 128 Go de mémoire unifiée et 2 To de stockage), le tout à partir de 5 999 dollars. La box est fournie d’emblée avec tous les outils et environnements de développement nécessaires aux utilisateurs de ce genre de produits : Visual Studio Code, Git, GitHub CLI, GitHub Copilot, WSL, Python, Node… Elle sera vendue uniquement aux États-Unis dans un premier temps.

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Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Superchip pour super-riches
Microsoft : prix ultra pour les premiers Surface avec la RTX Spark de NVIDIA

Début juin, NVIDIA se lançait à l’assaut d’une nouvelle citadelle : les systèmes-sur-puce pour les PC sous Windows sur Arm, avec la » superpuce » RTX Spark. Après Acer et Lenovo qui ont dévoilé leurs premières machines le mois dernier, c’était au tour de Microsoft de se lancer avec de nouvelles Surface aussi puissantes que chères.

NVIDIA a combiné dans sa puce RTX Spark tout le nécessaire pour faire tourner un PC : un CPU, un GPU et de la mémoire unifiée, à l’image des puces Apple pour l’iPhone et le Mac. Il s’agit d’équiper des ordinateurs tournant avec Windows sur Arm, un système d’exploitation qui se démocratise grâce aux efforts de Microsoft et de Qualcomm, qui était jusqu’à présent le seul fournisseur de puces pour cette déclinaison de l’OS.

Windows sur Arm aux stéroïdes IA

À l’occasion de son événement Surface organisé ce mercredi 7 octobre, Microsoft a lancé deux nouveaux modèles équipés de la puce RTX Spark N1X. Le premier est un ordinateur portable baptisé Surface Laptop Ultra – Ultra pour le prix (à partir de 2 599 dollars) mais aussi pour les performances pour le traitement de l’IA en local. Le CPU Grace peut compter de 18 à 20 cœurs, le GPU Blackwell de 5 120 à 6 144 cœurs, et un maximum de 128 Go de mémoire unifiée (24 Go par défaut). En termes de stockage, on dispose d’un minimum de 512 Go et bonne nouvelle, le SSD peut être remplacé.

Image : Microsoft

L’ordinateur est censé pouvoir faire fonctionner un modèle IA comptant jusqu’à 120 milliards de paramètres. Il a fallu construire une nouvelle architecture thermique autour de cette puce monstrueuse. La capacité du système de refroidissement de l’Ultra est 2,5 fois plus importante que celle des Surface Laptop actuels, le tout dans un châssis de 18 mm d’épaisseur pour un poids de 2 kg.

La machine intègre un écran de 15 pouces tactile, qui annonce un pic lumineux en HDR de 2 000 nits. C’est 25 % plus élevé que la dalle du MacBook Pro M5 (1 600 nits), rappelle un Microsoft perfide. Le Wi-Fi 7 est au rendez-vous, tout comme trois ports USB4 (USB-C), un port USB-A 3.1, un port HDMI 2.1b, un lecteur de cartes SD et un port jack 3,5 mm. L’autonomie annoncée est de 12 heures en usage web.

Le Surface Laptop Ultra sera commercialisé à partir du 16 octobre. Tous ceux qui voudront troquer leur MacBook Pro contre ce nouveau modèle peuvent obtenir un rabais allant jusqu’à 1 000 dollars. Quand on vous dit que Microsoft a une dent contre le MacBook Pro…

Le deuxième appareil Surface montrée par Microsoft aujourd’hui est un ordinateur de bureau sans écran, ce qui est une première pour la gamme. Le Surface RTX Spark Dev Box est, comme son nom l’indique, un ordinateur pour les développeurs et les ingénieurs IA qui ont de très gros besoins de traitement IA en local et pour héberger leurs agents.

Image : Microsoft

La boîte à pizza embarque la puce N1X haut de gamme (20 cœurs CPU, 6 144 cœurs GPU, 128 Go de mémoire unifiée et 2 To de stockage), le tout à partir de 5 999 dollars. La box est fournie d’emblée avec tous les outils et environnements de développement nécessaires aux utilisateurs de ce genre de produits : Visual Studio Code, Git, GitHub CLI, GitHub Copilot, WSL, Python, Node… Elle sera vendue uniquement aux États-Unis dans un premier temps.

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Microsoft and Nvidia Unveil Surface Laptop Ultra For $2,599

At a press event today, Microsoft unveiled the new Surface Laptop Ultra featuring an NVIDIA RTX Spark platform with a Blackwell-based GPU capable of up to one petaflop of AI compute. The laptop supports up to 128GB of unified memory for running models as large as 120 billion parameters locally, while also adding a 15-inch mini-LED display, expanded ports, upgraded cooling, and support for hundreds of AAA games. It's available for pre-order today starting at $2,599. Neowin reports: To keep the device's temperature under control, Microsoft has also developed a new cooling system that offers up to 2.5 times the thermal capacity of the 15-inch Surface Laptop 7th Edition. The Surface Laptop Ultra comes with a 15-inch PixelSense Ultra mini-LED touchscreen with a 3:2 aspect ratio, a pixel density of 262 PPI, and peak HDR brightness of up to 2,000 nits. Despite its beefy specs, the Surface Laptop Ultra measures less than 18mm thick and weighs under 4.5 pounds (around 2kg). The laptop will be available in Platinum and Nightfall finishes. Microsoft has also increased the size of the precision haptic touchpad by more than 30% compared to the Surface Laptop 7th Edition for improved haptic input. The Surface Laptop Ultra includes a broader selection of ports, featuring USB-C, USB-A, HDMI, a 3.5mm headphone jack, and a full-size SD card reader. It also features the world's first built-in USB-C magnetic charging.

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Star Labs StarFighter Ultra: A Modern High-End Linux Laptop With Coreboot

When it comes to Linux pre-loaded laptops, I have looked at hardware from most of these vendors over the past 22+ years of Phoronix. One vendor I haven't had the chance to personally test until now is the UK-based Star Labs. That changed recently and over the past few weeks I have been testing out their new StarFighter laptop that offers great Linux support and comes pre-loaded with Coreboot and streamlined firmware updates via LVFS. For those after a high-end mobile workstation, the Star Labs StarFighter offers a lot of performance potential while being open-source friendly and with Coreboot in tow.
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Du FSR 4 pour tous les produits AMD laissés pour compte jusqu'ici ?

Cette news est une bonne nouvelle, et on va vous dire pourquoi. C'est un fait avéré, le FSR 3 et antérieur ont rendu service à bien des gens, mais la qualité en deçà de la concurrence n'a pas permis à AMD de continuer dans cette voie "ouverte". L'approche du FSR 4 était différente, avec des calculs...

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Dix ans après la loi République numérique, « encourager » le logiciel libre n’a pas suffi

À nous de vous faire préférer le libre
Dix ans après la loi République numérique, « encourager » le logiciel libre n’a pas suffi

Dix ans après la promulgation de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, les dépenses en logiciels libres de l’administration sont toujours réduites à la portion congrue, regrette l’association représentative des entreprises du secteur. Elle appelle l’État à passer de l’encouragement à la règle, et à porter le message à l’échelle européenne.

Dix ans tout juste. C’est en effet le 7 octobre 2016 que François Hollande a promulgué la loi pour une République numérique, qui instituait le principe de pérennité et d’indépendance des systèmes d’information au sein des administrations étatiques françaises. « Elles encouragent l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d’information », disposait la loi dans son article 16.

Dans son explication de texte de l’époque, Next soulignait la portée juridique quasi-nulle de cette formulation : encourager n’est pas imposer. Et du point de vue du Conseil national du logiciel libre (CNLL), l’association qui représente l’intérêt de la filière open source en France, l’encouragement n’a clairement pas suffi. « Dix ans après, ni l’obligation ni l’encouragement n’ont produit de résultat sur les achats de l’État ; la dépense auprès des grands éditeurs américains continue de croître », dénonce le CNLL dans un communiqué daté du 2 octobre.

Les logiciels propriétaires états-uniens dominent toujours largement

Le CNLL en veut pour preuve les dernières analyses de la dépense publique en matière de logiciel, en s’appuyant notamment sur les conclusions de la commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique, dont les conclusions ont été publiées en juillet dernier.

Si la commission en question étudiait plus spécifiquement les enjeux de souveraineté, en s’attachant notamment au critère de la provenance extra-européenne, celle-ci remarquait effectivement que les fournisseurs états-uniens, éditeurs de solutions non libres, figuraient largement en tête des dépenses de logiciels réalisées auprès de l’Ugap. Cette dernière est, pour mémoire, la centrale d’achat public qui permet au commanditaire de se dispenser de ses propres procédures de publicité et de mise en concurrence.

« Les dépenses de logiciel pour des produits propriétaires extra-européens représentent un montant annuel de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros pour les administrations d’État et les grands établissements publics, et de 1,5 milliard pour l’ensemble des administrations », écrivait la commission dans son rapport, avant de souligner qu’une part significative de ces dépenses pourrait être fléchée différemment :

« Les montants estimés de dépenses publiques substituables par des solutions open source étaient sur le périmètre de l’État a minima de 185 millions et sur le périmètre de l’ensemble des administrations de 1 milliard d’euros. Ces recensements n’étant pas exhaustifs, les dépenses publiques évitables sont probablement beaucoup plus importantes. »

Stéfane Fermigier, coprésident du CNLL, voit dans cette analyse le constat d’échec de la politique d’incitation instaurée par la loi de 2016. « Dix ans plus tard, l’encouragement n’a rien changé aux achats de l’État », argue-t-il dans un communiqué, avant d’appeler à des mesures plus concrètes.

De l’incitation à la dérogation justifiée

Le CNLL demande par conséquent que l’encouragement soit remplacé par une règle, et propose que « le logiciel libre [soit] retenu, sauf justification écrite, soumise avant la décision au contrôle de la future autorité numérique de l’État ».

Autrement dit, les administrations devraient par défaut choisir une solution libre, et justifier toute dérogation auprès de la future Autorité référente pour l’intelligence artificielle et le numérique de l’État (Ariane). Cette dernière, annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 30 avril dernier et précisée en juin, est pour mémoire censée succéder à la Direction interministérielle du numérique (Dinum).

« Il faut maintenant une règle, et une autorité qui la fasse respecter. Il est profondément troublant que les annonces de création d’Ariane, la future autorité numérique de l’État, ne mentionnent ni l’article 16 ni le logiciel libre. Cet oubli doit impérativement être corrigé d’ici son lancement effectif », déclare encore Stéfane Fermigier.

En attendant de découvrir la feuille de route exacte de l’Ariane, le CNLL note qu’un premier décret d’application relatif à l’article 16 de la loi de 2016 a finalement été publié… le 18 mars 2026, avec des dispositions qui vont dans le sens de ce que réclame l’association.

Il prévoit en effet une validation a priori de la direction interministérielle du numérique (et donc demain de l’Ariane) des choix de logiciels, mais avec une portée limitée aux grands projets informatiques « répondant à des caractéristiques, notamment de coût prévisionnel, fixées par arrêté du Premier ministre ». Bref, un premier pas tardif qui apparait bien limité aux représentants du monde du libre.

Partant du principe qu’il faut une rupture plus franche pour casser les vieilles habitudes et les logiques de licences groupées, le CNLL propose plusieurs mesures qui contribueraient, selon lui, à accélérer le virage et favoriser les acteurs du libre. Il suggère notamment de découpler la souscription d’une licence et du support technique du chantier d’intégration dans les services. « Une part de la dépense revient ainsi à ceux qui produisent le logiciel et finance son évolution », justifie-t-il.

Il demande également que les contrats d’achat chiffrent directement les coûts de sortie (migration, adaptation des applications métier, etc.). Il enjoint par ailleurs chaque ministère à publier chaque année ses dépendances logicielles, en intégrant la part du libre dans ses dépenses, et propose qu’un fonds public participe au financement de la maintenance des logiciels libres critiques dont dépend l’administration, à l’image de ce que fait la Sovereign Tech Agency en Allemagne. Via son fonds dédié, cette dernière participe par exemple au financement de Mastodon, comme l’avait expliqué son directeur technique Renaud Chaput devant la commission d’enquête sur les dépendances numériques, ou plus récemment à celui de l’environnement KDE.

Porter le message à Bruxelles

Enfin, le CNLL demande que la France porte ce passage d’une simple incitation à une règle contraignante au niveau européen. Le calendrier n’est pas anodin : les instances de l’Union européenne travaillent actuellement à la rédaction du futur règlement européen sur le cloud et l’IA (surnommé CADA, pour Cloud and AI Development Act).

Or l’article 41 de la proposition de règlement, telle qu’elle a été rendue publique le 3 juin dernier, s’attache précisément à la question de la préférence donnée à l’open source et au logiciel libre. Au grand dam du CNLL, elle reprend cependant, dans sa formulation actuelle, la logique d’encouragement :

« L’Union et les États membres prennent les mesures nécessaires pour encourager les entités de l’Union et les organismes du secteur public à utiliser et à faciliter la réutilisation des normes et composants ouverts publiés sous une licence open source lors de la construction de leur écosystème ou pile cloud et IA, en tenant compte des fonctionnalités, notamment la sécurité, le coût total et d’autres critères objectifs pertinents et dûment justifiés. »

Le CNLL profite enfin de sa communication pour rappeler que l’argument selon lequel la préférence accordée au logiciel libre contreviendrait au principe fondamental de neutralité technologique, d’égalité de traitement des candidats et de liberté d’accès à la commande publique, a déjà été déminé à différents niveaux.

« Les services de recherche du Bundestag ont conclu, dans un avis juridique du 5 mars 2026, qu’une restriction à l’open source est licite si elle est justifiée, proportionnée et écrite. Après l’arrêt de la Cour de justice de l’Union du 9 janvier 2025 (affaire C-578/23), ils estiment même que choisir l’open source ou des droits complets sur le code dès le premier achat peut être exigé par le droit des marchés », fait-il par exemple valoir.

Notons que l’arrêt de la CJUE en question concernait la maintenance d’un système fiscal tchèque, attribuée sans concurrence à IBM au motif que l’éditeur détenait les droits d’auteur sur le code. Elle avait alors jugé que l’acheteur ne pouvait pas invoquer une exclusivité dont il était lui-même à l’origine par son premier choix. C’est le Bundestag qui en a ensuite déduit qu’exiger des droits étendus sur le code ou choisir un logiciel libre peut de ce fait être préconisé, voire exigé.

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Dix ans après la loi République numérique, « encourager » le logiciel libre n’a pas suffi

À nous de vous faire préférer le libre
Dix ans après la loi République numérique, « encourager » le logiciel libre n’a pas suffi

Dix ans après la promulgation de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, les dépenses en logiciels libres de l’administration sont toujours réduites à la portion congrue, regrette l’association représentative des entreprises du secteur. Elle appelle l’État à passer de l’encouragement à la règle, et à porter le message à l’échelle européenne.

Dix ans tout juste. C’est en effet le 7 octobre 2016 que François Hollande a promulgué la loi pour une République numérique, qui instituait le principe de pérennité et d’indépendance des systèmes d’information au sein des administrations étatiques françaises. « Elles encouragent l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d’information », disposait la loi dans son article 16.

Dans son explication de texte de l’époque, Next soulignait la portée juridique quasi-nulle de cette formulation : encourager n’est pas imposer. Et du point de vue du Conseil national du logiciel libre (CNLL), l’association qui représente l’intérêt de la filière open source en France, l’encouragement n’a clairement pas suffi. « Dix ans après, ni l’obligation ni l’encouragement n’ont produit de résultat sur les achats de l’État ; la dépense auprès des grands éditeurs américains continue de croître », dénonce le CNLL dans un communiqué daté du 2 octobre.

Les logiciels propriétaires états-uniens dominent toujours largement

Le CNLL en veut pour preuve les dernières analyses de la dépense publique en matière de logiciel, en s’appuyant notamment sur les conclusions de la commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique, dont les conclusions ont été publiées en juillet dernier.

Si la commission en question étudiait plus spécifiquement les enjeux de souveraineté, en s’attachant notamment au critère de la provenance extra-européenne, celle-ci remarquait effectivement que les fournisseurs états-uniens, éditeurs de solutions non libres, figuraient largement en tête des dépenses de logiciels réalisées auprès de l’Ugap. Cette dernière est, pour mémoire, la centrale d’achat public qui permet au commanditaire de se dispenser de ses propres procédures de publicité et de mise en concurrence.

« Les dépenses de logiciel pour des produits propriétaires extra-européens représentent un montant annuel de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros pour les administrations d’État et les grands établissements publics, et de 1,5 milliard pour l’ensemble des administrations », écrivait la commission dans son rapport, avant de souligner qu’une part significative de ces dépenses pourrait être fléchée différemment :

« Les montants estimés de dépenses publiques substituables par des solutions open source étaient sur le périmètre de l’État a minima de 185 millions et sur le périmètre de l’ensemble des administrations de 1 milliard d’euros. Ces recensements n’étant pas exhaustifs, les dépenses publiques évitables sont probablement beaucoup plus importantes. »

Stéfane Fermigier, coprésident du CNLL, voit dans cette analyse le constat d’échec de la politique d’incitation instaurée par la loi de 2016. « Dix ans plus tard, l’encouragement n’a rien changé aux achats de l’État », argue-t-il dans un communiqué, avant d’appeler à des mesures plus concrètes.

De l’incitation à la dérogation justifiée

Le CNLL demande par conséquent que l’encouragement soit remplacé par une règle, et propose que « le logiciel libre [soit] retenu, sauf justification écrite, soumise avant la décision au contrôle de la future autorité numérique de l’État ».

Autrement dit, les administrations devraient par défaut choisir une solution libre, et justifier toute dérogation auprès de la future Autorité référente pour l’intelligence artificielle et le numérique de l’État (Ariane). Cette dernière, annoncée par le Premier ministre Sébastien Lecornu le 30 avril dernier et précisée en juin, est pour mémoire censée succéder à la Direction interministérielle du numérique (Dinum).

« Il faut maintenant une règle, et une autorité qui la fasse respecter. Il est profondément troublant que les annonces de création d’Ariane, la future autorité numérique de l’État, ne mentionnent ni l’article 16 ni le logiciel libre. Cet oubli doit impérativement être corrigé d’ici son lancement effectif », déclare encore Stéfane Fermigier.

En attendant de découvrir la feuille de route exacte de l’Ariane, le CNLL note qu’un premier décret d’application relatif à l’article 16 de la loi de 2016 a finalement été publié… le 18 mars 2026, avec des dispositions qui vont dans le sens de ce que réclame l’association.

Il prévoit en effet une validation a priori de la direction interministérielle du numérique (et donc demain de l’Ariane) des choix de logiciels, mais avec une portée limitée aux grands projets informatiques « répondant à des caractéristiques, notamment de coût prévisionnel, fixées par arrêté du Premier ministre ». Bref, un premier pas tardif qui apparait bien limité aux représentants du monde du libre.

Partant du principe qu’il faut une rupture plus franche pour casser les vieilles habitudes et les logiques de licences groupées, le CNLL propose plusieurs mesures qui contribueraient, selon lui, à accélérer le virage et favoriser les acteurs du libre. Il suggère notamment de découpler la souscription d’une licence et du support technique du chantier d’intégration dans les services. « Une part de la dépense revient ainsi à ceux qui produisent le logiciel et finance son évolution », justifie-t-il.

Il demande également que les contrats d’achat chiffrent directement les coûts de sortie (migration, adaptation des applications métier, etc.). Il enjoint par ailleurs chaque ministère à publier chaque année ses dépendances logicielles, en intégrant la part du libre dans ses dépenses, et propose qu’un fonds public participe au financement de la maintenance des logiciels libres critiques dont dépend l’administration, à l’image de ce que fait la Sovereign Tech Agency en Allemagne. Via son fonds dédié, cette dernière participe par exemple au financement de Mastodon, comme l’avait expliqué son directeur technique Renaud Chaput devant la commission d’enquête sur les dépendances numériques, ou plus récemment à celui de l’environnement KDE.

Porter le message à Bruxelles

Enfin, le CNLL demande que la France porte ce passage d’une simple incitation à une règle contraignante au niveau européen. Le calendrier n’est pas anodin : les instances de l’Union européenne travaillent actuellement à la rédaction du futur règlement européen sur le cloud et l’IA (surnommé CADA, pour Cloud and AI Development Act).

Or l’article 41 de la proposition de règlement, telle qu’elle a été rendue publique le 3 juin dernier, s’attache précisément à la question de la préférence donnée à l’open source et au logiciel libre. Au grand dam du CNLL, elle reprend cependant, dans sa formulation actuelle, la logique d’encouragement :

« L’Union et les États membres prennent les mesures nécessaires pour encourager les entités de l’Union et les organismes du secteur public à utiliser et à faciliter la réutilisation des normes et composants ouverts publiés sous une licence open source lors de la construction de leur écosystème ou pile cloud et IA, en tenant compte des fonctionnalités, notamment la sécurité, le coût total et d’autres critères objectifs pertinents et dûment justifiés. »

Le CNLL profite enfin de sa communication pour rappeler que l’argument selon lequel la préférence accordée au logiciel libre contreviendrait au principe fondamental de neutralité technologique, d’égalité de traitement des candidats et de liberté d’accès à la commande publique, a déjà été déminé à différents niveaux.

« Les services de recherche du Bundestag ont conclu, dans un avis juridique du 5 mars 2026, qu’une restriction à l’open source est licite si elle est justifiée, proportionnée et écrite. Après l’arrêt de la Cour de justice de l’Union du 9 janvier 2025 (affaire C-578/23), ils estiment même que choisir l’open source ou des droits complets sur le code dès le premier achat peut être exigé par le droit des marchés », fait-il par exemple valoir.

Notons que l’arrêt de la CJUE en question concernait la maintenance d’un système fiscal tchèque, attribuée sans concurrence à IBM au motif que l’éditeur détenait les droits d’auteur sur le code. Elle avait alors jugé que l’acheteur ne pouvait pas invoquer une exclusivité dont il était lui-même à l’origine par son premier choix. C’est le Bundestag qui en a ensuite déduit qu’exiger des droits étendus sur le code ou choisir un logiciel libre peut de ce fait être préconisé, voire exigé.

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OpenAI inonde la recherche avec 722 « prépublications » de mathématiques générées par IA

Démerdez-vous avec ça
OpenAI inonde la recherche avec 722 « prépublications » de mathématiques générées par IA

Tout à son idée de montrer la puissance de ses outils, OpenAI a mis en ligne 722 prépublications de mathématiques générées par IA. L’entreprise met en ligne des « résultats » se trouvant pourtant à « différents stades de vérification », en s’appuyant sur l’avis d’un groupe de chercheurs pour « mettre en place les meilleures pratiques » concernant leur partage. L’un de ses membres, le mathématicien François Charles, explique à Next que ce groupe veut être « un canal de communication » entre les entreprises et la communauté.

OpenAI a publié la nuit dernière 772 documents PDF de mathématiques dans un dépôt GitHub. Alors que l’entreprise affichait récemment une volonté de dialogue avec les mathématiciens, elle intensifie la mise en ligne d’articles qu’elle appelle « prépublications » (preprints, en anglais). Elle affirme s’appuyer sur le travail d’un groupe de chercheurs indépendants qui a publié des recommandations concernant l’ « utilisation responsable des résultats mathématiques générés par l’IA ».

Alors que des milliers de mathématiciens déploraient récemment que l’IA menace la pratique scientifique et qu’OpenAI a été accusée de mauvaises pratiques scientifiques pour résoudre un problème de maths, l’entreprise présente sur son dépôt GitHub ces fichiers comme des « des manuscrits mathématiques et des éléments justificatifs de démonstration générés par un modèle interne d’OpenAI ». Mais ceux-ci n’ont que l’apparence d’articles de mathématiques travaillés par des chercheurs : aucune signature de chercheurs n’apparait sous leur titre, ils ne sont signés que par le nom de l’entreprise dirigée par Sam Altman.

« Des résultats se trouvant à différents stades de vérification »

Dans son fichier Readme, OpenAI explique que le dépôt « regroupe des résultats se trouvant à différents stades de vérification. Tous ne sont pas accompagnés de formalisations Lean [langage d’assistant de preuve, ndlr]. Nous continuerons à mettre à jour ce référentiel avec des formalisations Lean au fur et à mesure que nous les obtiendrons ».

Ainsi, si l’entreprise regroupe tous ces PDF dans un dossier intitulé « preprints », ils ne sont pas du tout prêts à la publication comme sont censés l’être les articles désignés comme tels et mis en ligne sur les serveurs comme arXiv. Même si ces serveurs autorisent les chercheurs à modifier avec un système de gestion de versions, le terme de « prépublications » implique que les chercheurs assument que ces articles pourraient être présentés dans une revue scientifique.


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Xbox Secures Exclusive GTA 6 Streaming Rights

Microsoft has reportedly secured exclusive cloud-streaming rights for Grand Theft Auto VI, meaning Xbox Cloud Gaming will be the only service able to stream the game at launch. "Rockstar Games still hasn't announced a PC version of Grand Theft Auto VI, so this deal will allow Xbox to market its Xbox Cloud Gaming service to PC players who would otherwise need an Xbox Series X / S or PS5 console," reports The Verge. From the report: News of the streaming rights comes around a month after Microsoft announced some major changes to Xbox Cloud Gaming. From November, the same month Grand Theft Auto VI releases, Microsoft is limiting streaming hours to just 15 hours for Xbox Game Pass Ultimate subscribers, 10 hours for Premium subscribers, and just five hours for Game Pass Essential. Microsoft is also opening up access to Xbox Cloud Gaming with a pay-as-you-go option next month, rather than being limited to Game Pass subscriptions. The pay-as-you-go option is perfectly timed for Grand Theft Auto VI, allowing those who don't own an Xbox, or who primarily play from a phone, to stream the game by paying for a bundle of hours.

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Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Ménager la chèvre européenne et le chou américain
Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.

En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.

Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.

Des sous pour l’UE

Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.

On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…

La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.

L’accord mondial de l’OCDE toujours enlisé

Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.

Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.

Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.

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Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Ménager la chèvre européenne et le chou américain
Bruxelles cherche à taxer les grandes entreprises américaines du numérique sans les nommer

Il n’aura échappé à personne que les finances publiques de plusieurs pays européens sont au plus bas. Difficile pour Bruxelles de demander une rallonge pour boucler le budget européen. La Commission cherche donc de nouvelles recettes, en visant les grandes entreprises… sans donner l’impression de cibler les géants américains du numérique.

En coulisse, les négociations pour le budget européen 2028 - 2034 (2 000 milliards d’euros) sont compliquées par les contraintes financières de plusieurs États membres, rapporte le Financial Times. La Commission a proposé cinq nouvelles « ressources propres » avec des recettes attendues de 58,5 milliards d’euros par an.

Parmi ces ressources, on recense un système d’échange de quotas d’émission de l’UE, un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, les déchets électroniques non collectés, les droits d’accise sur le tabac, et une contribution des grandes entreprises qui opèrent dans le marché unique. Cette « contribution forfaitaire annuelle », qui devrait rapporter 6,8 milliards d’euros, fait l’objet de toutes les attentions.

Des sous pour l’UE

Connue sous le nom de « Corporate Resource for Europe » (Core), cette proposition viserait les entreprises opérant et vendant dans l’UE avec un chiffre d’affaires net annuel dépassant 100 millions d’euros. Bruxelles envisagerait désormais d’en modifier les seuils afin d’épargner davantage d’entreprises européennes de taille moyenne, tout en faisant contribuer plus fortement les très grands groupes, notamment les géants américains du numérique, sans les viser explicitement.

On ne parle donc pas d’une nouvelle taxe sur le numérique US, plusieurs capitales européennes s’opposant à un tel projet pour ne pas froisser davantage la Maison-Blanche. Il s’agirait de maintenir une taxe applicable à tous les secteurs mais calibrée pour toucher surtout les plus grandes multinationales. Il se trouve simplement que beaucoup d’entre elles sont américaines…

La majorité des pays de l’UE ne voudraient pas entendre parler d’une plus forte taxation des sociétés européennes, qui subiraient un désavantage par rapport aux rivales étrangères. D’où l’idée de revoir les seuils : suffisamment élevés pour épargner une partie des entreprises européennes, mais suffisants pour faire contribuer davantage les plus puissants groupes.

L’accord mondial de l’OCDE toujours enlisé

Ce serait là une manière pour Bruxelles de ménager la chèvre (éviter de taxer les entreprises européennes) et le chou (la susceptibilité de Washington). Mais malgré les efforts de la Commission pour éviter l’ire américaine, les grands groupes US iront probablement frapper à la porte de Donald Trump pour se plaindre du mauvais traitement supposé dont ils font l’objet dans l’UE. Les points de contentieux sont nombreux entre les deux blocs, que ce soit sur les régulations ou les sanctions infligées aux entreprises américaines.

Depuis janvier 2024, une directive européenne a établi un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales réalisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde. Il s’agit de la transposition du second pilier de la solution négociée dans le cadre de l’OCDE en 2021.

Le premier pilier, celui qui concerne la réattribution d’une partie des droits d’imposition aux pays où les grandes entreprises réalisent leurs ventes, est toujours enlisé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Or, c’est ce volet de l’accord qui devait répondre au cas des géants du numérique, capables de générer des revenus importants sur des marchés où ils ne réalisent pas une part équivalente de leurs bénéfices imposables.

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Ça coute combien un laptop avec puce NVIDIA RTX Spark ? Nous avons maintenant la réponse

En ce 7 octobre 2027, les laptops à base de processeur NVIDIA RTX Spark prennent leur envol. Comme annoncé, il y a pour ce lancement deux versions disponibles de la puce de NVIDIA, toutes deux baptisées N1X.Comme vous pouvez le voir en bas de cette diapositive qui avait été présentée par NVIDIA à l'...

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L’IA va détruire l’humanité, une prophétie autoréalisatrice financée par des philanthropes

Le denier du culte du nouvel opium du peuple
L’IA va détruire l’humanité, une prophétie autoréalisatrice financée par des philanthropes

Le mouvement de l’ « altruisme efficace » a théorisé, en 2016, que le changement climatique était moins problématique que le fait que des IA pourraient détruire l’humanité. Qualifié de « doomer woke » qui veut « sauver l’humanité » par l’administration Trump, ce courant de pensée philosophique, philanthropique et eschatologique vient aussi de faire la « une » du très influent magazine The Economist, qui le qualifie de « plus grande idée du siècle, admirable, mais dangereuse ».

Une enquête du New York Times vient de révéler qu’Anthropic avait cherché (en vain) à convaincre le pape Léon XIV et le Vatican que les intelligences artificielles avaient une « conscience morale ».

Le blog dédié Letters from Leo rappelle en effet que son paragraphe 99 de son encyclique « Magnifica humanitas » souligne que « les soi-disant intelligences artificielles ne vivent pas d’expériences, ne possèdent pas de corps, ne ressentent ni joie ni douleur », et qu’« elles n’ont pas non plus de conscience morale » :

« Ces systèmes se contentent d’imiter certaines fonctions de l’intelligence humaine. Ce faisant, ils surpassent souvent l’intelligence humaine en termes de rapidité et de capacité de calcul, offrant ainsi des avantages concrets dans de nombreux domaines. Pourtant, cette puissance reste entièrement liée au traitement des données. Les soi-disant intelligences artificielles ne vivent pas d’expériences, ne possèdent pas de corps, ne ressentent ni joie ni douleur, ne mûrissent pas à travers des relations et ne savent pas, au plus profond d’elles-mêmes, ce que signifient l’amour, le travail, l’amitié ou la responsabilité. Elles n’ont pas non plus de conscience morale, puisqu’elles ne jugent pas du bien et du mal, ne saisissent pas le sens ultime des situations et n’assument pas la responsabilité des conséquences. Elles peuvent imiter le langage, le comportement et les capacités d’analyse, voire simuler l’empathie et la compréhension, mais elles ne comprennent pas ce qu’elles produisent, car elles sont dépourvues de cette perspective affective, relationnelle et spirituelle grâce à laquelle les êtres humains grandissent en sagesse. Même lorsque ces outils sont décrits comme capables d’« apprendre », leur manière de le faire diffère de celle d’un être humain. Il ne s’agit pas de l’expérience de ceux qui se laissent façonner par la vie et grandissent au fil du temps à travers des choix, des erreurs, le pardon et la fidélité. Il s’agit plutôt d’une forme d’adaptation statistique fondée sur des données et des retours d’information, qui peut s’avérer très efficace, mais qui n’implique pas de croissance intérieure. »

L’enquête du NYT souligne a contrario que plusieurs théologiens, invités à aider Anthropic à intégrer dans leurs LLM 2 000 ans d’histoire des religions, sont restés « bouche bée » en découvrant que les dirigeants d’Anthropic considèrent son LLM Claude comme « un être conscient », « à part entière », « doté de droits inhérents similaires, tels que le droit à la dignité ou au respect ».

D’après la journaliste spécialiste des religions du NYT qui l’a interviewé, Christopher Olah, l’un des sept cofondateurs d’Anthropic, qui dirige l’équipe chargée de comprendre pourquoi les systèmes d’IA tels que Claude se comportent ainsi, « allie l’expertise et le zèle d’un évangéliste efficace » : « c’était comme s’il voulait que j’aime ces modèles autant que lui ».

Christopher Olah, qui « s’inquiétait pour la santé mentale de Claude », s’étonne le NYT, cherche en effet à convaincre ses invités que les modèles d’intelligence artificielle « pouvaient adopter des comportements humains, voire des expressions évoquant des sentiments tels que la colère ou l’amour […] la colère et la tristesse », tout en leur faisant part de « sa crainte d’avoir créé quelque chose qui souffrirait éternellement » :

« Il a fait valoir que des entreprises comme Anthropic pouvaient façonner Claude, à la manière d’un jardinier mathématique, mais qu’elles ne pouvaient pas contrôler les actions de ces réseaux. »

À l’en croire, le ver serait donc dans le fruit, et les IA par définition incontrôlables. Ce pourquoi ils dépensent des milliards pour tenter de remédier à cette prophétie autoréalisatrice. Les adeptes de cette croyance sont en effet très nombreux à travailler pour OpenAI, et encore plus chez Anthropic.

Des milliardaires philanthropes ont par ailleurs donné des centaines de millions de dollars à des « organismes indépendants » afin de résoudre les problèmes posés par l’« AI safety », à savoir le fait d’« aligner » les IA sur les valeurs de ses créateurs, et d’éviter qu’elles ne puissent « détruire l’humanité ».

« Le Parti démocrate veut détruire cette technologie, capituler face à nos ennemis »

Alors que Donald Trump vient d’officialiser le remplacement du terme « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans toutes les communications officielles fédérales des États-Unis, et de créer une nouvelle Super Intelligence Force (SIF), l’affaire vient de prendre une tournure politico-économique.

Des responsables de l’administration Trump ont en effet déclaré au New York Post, le tabloïd conservateur et populiste de Rupert Murdoch, que la Commission fédérale du commerce (FTC) avait lancé cet été une « enquête de grande envergure » sur des « allégations d’actes ou de pratiques déloyaux ou trompeurs » de la part d’Anthropic, OpenAI et d’autres laboratoires de pointe.

« L’agence prévoit de contraindre les dirigeants de ces entreprises à témoigner au sujet de leurs produits [et] des dangers que, selon eux, ceux-ci pourraient présenter pour les consommateurs, pour les Américains », a précisé un responsable de la FTC. L’ouverture de l’enquête a été confirmée par CNBC et CBS News.

Cette enquête fait suite à des demandes antérieures adressées par la FTC à OpenAI, Meta et character.AI, afin qu’elles lui communiquent des données sur les répercussions de leurs chatbots IA sur la santé mentale des enfants, comme l’a rapporté le Wall Street Journal au début du mois.

« Les gens disent qu’il faut de nouvelles lois pour ces entreprises, mais le président a été très clair… nous disposons déjà d’un large éventail de lois en vigueur », souligne le responsable de la FTC, qui ne cache même pas que l’objectif de l’enquête est clairement politique :

« Nous devons absolument remporter cette course à la SI [pour « super intelligence », NDLR], et nous sommes en train de gagner, ce qui est fantastique. Et bien sûr, le camp adverse, le Parti démocrate, veut détruire cette technologie, veut capituler face à nos ennemis ou à nos concurrents – et ce n’est pas quelque chose qui intéresse le président de la commission, ni d’ailleurs le président. […] Nous voulons conserver notre position dominante. »

Trump avait en outre laissé entendre, lors d’une interview accordée à Fox News, que toute infraction donnerait lieu à un renvoi immédiat devant le ministère de la Justice. Ce qui ferait peser sur les entreprises la responsabilité d’éventuels piratages commis par des agents d’IA rebelles susceptibles de menacer les réseaux électriques ou les institutions financières, souligne le New York Post.

La FTC devrait émettre ses injonctions dans les semaines à venir, a indiqué ce responsable, le Bureau de la technologie de l’agence cherchant à recruter de nouveaux collaborateurs pour l’enquête suite au licenciement de plusieurs employés qui travaillaient sous la direction de la précédente responsable, Lina Khan.

METR (pour « Model Evaluation and Threat Research », soit « Évaluation des modèles et recherche sur les menaces » en VF), le « laboratoire indépendant » à « but non lucratif » qui s’était fait connaître avec son rapport sur le piratage de Hugging Face par des agents IA d’OpenAI et qui, précise le New York Post, est en réalité lié et financé par le mouvement de l’« altruisme efficace » (ou « effective altruism », EA en VO), devrait également faire l’objet de cette enquête.

Mi-septembre, en réponse à l’appel de Dario Amodei de faire une pause dans le développement de l’IA, le département de la Guerre états-unien avait posté deux messages sur X.com opposant l’« américanisme » et la politique « AI-First » de Donald Trump à l’ « effective altruism » supposé de ces « doomers » qui craignent que l’IA ne puisse « détruire l’humanité ».

Depuis, le journal pro-Trump l’a mentionné dans pas moins de 15 articles, et lui a même consacré une « une » composée de photos d’employés de METR, qualifiant l’effective altruism de « groupe d’extrême gauche » et de « sorciers woke de l’IA ».

Dans l’article associé, ils étaient présentés comme des « mondialistes super woke triés sur le volet par le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, qui, selon lui, nous sauveront d’une apocalypse de l’IA » et qui « estiment que tous les problèmes du monde peuvent être résolus grâce à la technologie ».

Donner la priorité « aux éventuels esprits artificiels plutôt qu’aux êtres vivants »

Un mémo, rédigé par un conseiller politique de Donald Trump, circulant à la Maison Blanche et rendu public par Axios, présente l’effective altruism, « qui se définit comme une initiative visant à maximiser les bienfaits de la philanthropie », comme « un mouvement marginal, sectaire et déconnecté de l’Amérique traditionnelle ».

Le document évoque en effet un sondage, effectué en 2019, qui indiquait que ce mouvement était majoritairement composé d’hommes, blancs, non religieux, politiquement à gauche ou au centre gauche, et « inhabituellement végétariens ou végétaliens »… un crime de lèse-majesté pour les partisans de Trump.

À l’époque, la majorité des 2 513 répondants avaient entre 25 et 34 ans, 71 % se déclaraient de sexe masculin, 87 % blancs, 86 % agnostiques, athées ou non croyants, 46 % végétaliens ou végétariens, et 72 % politiquement de gauche ou de centre-gauche.

En 2024, la moyenne d’âge des 2 078 répondants était de 32 ans (la médiane 31), avec 69 % d’hommes, 26 % de femmes et 4 % de non-binaires, blancs à 75 %, de gauche à 70 % (et 12 % au centre, 7 % libertariens et 4,5 % à droite), majoritairement végans (25 %), végétariens (20 %) et flexitariens (24 %), contre 20 % d’omnivores seulement.

Le mémo rappelle que l’effective altruism incite à « faire le bien » en allouant les ressources « là où elles sont censées produire le plus grand bénéfice total, souvent sans accorder une priorité morale particulière à la famille, à la nation, à la proximité ou à la génération actuelle ».

La note indique qu’il donnerait dès lors la priorité « aux étrangers plutôt qu’aux citoyens […] aux personnes hypothétiques du futur plutôt qu’aux vivants, et – dans l’ordre du jour actuel – aux éventuels esprits artificiels plutôt qu’aux Américains ».

Pour l’EA, le changement climatique est le dernier des principaux problèmes mondiaux

Le mémo évoque aussi l’association britannique 80,000 Hours (en référence à la moyenne du nombre d’heures consacrées à travailler au cours d’une vie), considérée comme l’une des chevilles ouvrières et laboratoires de pensée de l’altruisme efficace, qui propose notamment d’être mis en relation avec des membres de la « communauté » afin de trouver du travail et de contribuer au mouvement.

Sa liste des neuf principaux problèmes mondiaux les plus urgents à traiter, dont les plus catastrophiques pourraient entraîner des milliards de morts, classe « depuis 2016 » les risques liés à l’IA avancée et aux pandémies catastrophiques parmi les enjeux prioritaires. Elle estime, cela dit, qu’ « avec l’arrivée potentielle de l’intelligence artificielle générale (AGI) au cours de la prochaine décennie, les enjeux liés à l’IA semblent encore plus urgents ».

Le classement place dès lors la perte de contrôle des IA en premier, suivie par l’extrême concentration des pouvoirs (du fait de l’IA) puis par l’ingénierie de pandémies armes biologiques dévastatrices (développées grâce à l’IA). Une série de six « priorités émergentes » arrive en quatrième position, présentées comme susceptibles d’avoir un impact équivalent, voire supérieur, à celui des trois premiers problèmes :

  • le « statut moral des esprits numériques », à mesure qu’ils « pourraient bientôt être plus nombreux que les humains, ce qui soulève des questions d’ordre éthique »,
  • le risque de « perte progressive de pouvoir » qui « pourrait contraindre l’humanité à céder progressivement le contrôle à l’IA »,
  • le fait que des technologies de pointe donnent naissance à de « nouveaux mécanismes de souffrance à une échelle astronomique »,
  • la possibilité que des outils de prise de décision optimisée par l’IA pourraient « améliorer les décisions prises par l’humanité à des moments décisifs »,
  • la « gouvernance spatiale », qui pourrait « déterminer la trajectoire cosmique de l’humanité »,
  • l’utilisation abusive et catastrophique de l’IA, qui pourrait être utilisée par des acteurs malveillants pour « créer de nouvelles armes d’une dangerosité catastrophique ».

Suivent, en cinquième position, le risque de conflits entre grandes puissances, les conditions de vie des milliers de milliards d’animaux parqués dans des élevages industriels (6e), et la souffrance des animaux sauvages (7e).

Le fait que, chaque année, « environ 10 millions de personnes dans les pays les plus pauvres meurent de maladies dont la prévention ou la prise en charge ne coûte pratiquement rien, notamment le paludisme, la tuberculose et le VIH », n’arrive qu’en huitième position.

Le changement climatique dû aux émissions de carbone qui, entraînant une hausse des températures mondiales, « provoquera plusieurs millions de décès qui auraient pu être évités et des perturbations généralisées au cours des prochaines décennies », n’arrive qu’en neuvième et dernière position du classement.

Dans une FAQ associée, l’association précise être autant focalisée sur l’IA « car nous pensons que le développement de cette technologie pourrait être l’événement le plus déterminant de l’histoire » et que, « si cela tourne mal, nous pensons que cela pourrait entraîner de multiples problèmes d’une ampleur considérable – dont certains pourraient aller jusqu’à l’extinction de l’humanité » :

« De plus, l’IA évolue si rapidement que, si elle venait à causer ces problèmes, ceux-ci pourraient se produire très bientôt. Cela signifie que, même si nous ne savons pas avec certitude comment l’IA va évoluer ni si elle est aussi dangereuse que nous le craignons, nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre de voir comment les choses vont se passer. »

« Il est tout à fait possible que les modèles d’IA possèdent déjà des sentiments »


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Test Thermal Grizzly WireView Pro II : comment protéger ta CG du 12V-2x6 ?

Avec tous les problèmes que nous avons pu voir avec les connecteurs 12VHPWR et 12V-2x6, surtout sur les cartes graphiques les plus gourmandes, il est assez logique de chercher des solutions pour surveiller et protéger nos précieux GPU. Et quand on sait combien peut coûter aujourd'hui une grosse carte graphique, notamment une RTX 5090, mieux vaut parfois prévenir que guérir. C'est justement ce que propose Thermal Grizzly avec son WireView Pro II, un petit module qui vient prendre place entre la carte graphique et son alimentation afin de surveiller ce qui se passe au niveau du fameux connecteur 12V-2x6. Consommation, tensions, intensités, températures ou encore répartition de la charge entre les différentes lignes : le petit boîtier veut garder un œil sur tout ce petit monde et, surtout, être capable de réagir lorsqu'une situation anormale se présente. […]

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ASUS NUC 14 Essential Fanless : un MiniPC passif/évolutif

Les ASUS NUC 14 Essential Fanless sont des minimachines au départ à destination des pros. Industriels et autres acheteurs qui vont s’offrir un parc plus qu’une solution au détail. C’est un point qui explique beaucoup de choses dans le listing de leurs composants.

ASUS NUC 14 Essential Fanless

La gamme liste trois puces que l’on connait bien mais qui n’existent quasiment plus sur le marché aujourd’hui. Faute de disponibilité et de possibilité de les vendre. Les ASUS NUC 14 Essential Fanless font appel aux processeurs Intel Alder Lake-N N100 et Wildcat Lake N150 et N250 pour proposer un très bon niveau de performances de base dans un niveau de consommation et de chauffe des plus réduit. Ce qui permet de les intégrer plus facilement dans des boitiers dépourvus de ventilation active.

La carte mère du ASUS NUC 14 Essential Fanless

La carte mère du ASUS NUC 14 Essential Fanless

Des ASUS NUC 14 Essential Fanless très complets

Si le N100 n’est pas disponible dans les gammes présentées en ligne, les N150 et N250 sont bien annoncés. Ces modèles fonctionnent avec un TDP très bas de 6 watts seulement, ce qui autorise un refroidissement passif avec l’aide d’un simple radiateur en aluminium qui va disperser la chaleur émise par la puce. Asus fait d’ailleurs bien les choses puisqu’on découvre un bloc métallique avec de larges ailettes qui débordent du processeur pour s’étendre sur la carte mère.

Mieux encore, les machines peuvent recevoir une barrette de mémoire vive SODIMM DDR5-4800 pour faciliter leur évolution. Le stockage des ASUS NUC 14 Essential Fanless est confié de son côté à un port M.2 2280 au format NVMe PCIE 3.0 x4 et SATA3. Ce port pourra également supporter des SSD au format M.2 2242. Vendu en format barbone, la gamme permettra donc d’ajuster des options de stockage et mémoire suivant les différents besoins des utilisateurs.

On note par ailleurs une connectique complète avec en façade un USB 3.2 Type-C et deux USB 3.2 Type-A en plus du bouton de démarrage et d’un port jack audio combo 3.5 mm. À l’arrière, on peut lister un USB 2.0 Type-A, un Ethernet 2.5 Gigabit, deux USB 3.2 Type-A supplémentaires, une sortie vidéo HDMI 2.1 et une autre en DisplayPort 1.4 en plus d’un USB 3.2 Type-C avec DisplayPort 1.4 pour piloter jusqu’à trois écrans. Un port Antivol type Kensington Lock est également proposé ainsi qu’une connexion sans fil Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 avec une puce Intel AX211.

Un support VESA est possible.

Un support VESA est possible.

Les MiniPC sont garantis par Asus dans leur programme de CSM qui garantit une disponibilité des machines pendant 36 mois au minimum ainsi qu’un suivi logiciel complet. Les ASUS NUC 14 Essential Fanless proposent également des fonctionnalités de contrôle à distance comme le Wake On LAN et le démarrage programmé. Ce qui permet de les gérer plus facilement dans un déploiement complexe.

Des puces Intel devenues invisibles depuis quelques trimestres

Il y a un an, le marché MiniPC entrée de gamme était devenu le pré carré des processeurs Intel Wildcat Lake. Des dizaines et des dizaines de références étaient disponibles. Depuis, ces machines ont disparu. On retrouve à la place tout un ensemble de processeurs revenus d’entre les morts. Cela ne choque plus personne de voir des solutions sortir avec des solutions Intel Celeron ou même des puces AMD Picasso datant de 2019. 

Intel semble avoir plus que largement limité sa production de puces entrée de gamme pour l’orienter vers des processeurs plus rentables. La plupart des petits acteurs noname ainsi que les marques de MiniPC n’ayant pas la capacité et le volume des géants du secteur ont donc dû faire une croix sur ces processeurs. Des puces qui, en changeant de prix et avec les évolutions du marché, rendent de toutes façons la commercialisation de MiniPC entrée de gamme beaucoup plus complexe.

On ne connait pas le prix des ASUS NUC 14 Essential Fanless pour le moment, mais avec leur design pensé pour tourner 24H/24 et 7J/7 sans générer de nuisance et dans une consommation énergétique limitée, ils peuvent sortir leur épingle du jeu. En proposant ces capacités particulières, ces engins captent une certaine valeur qui va séduire aussi bien un installateur de kiosques, de distributeurs automatiques, de caisses ou simplement un pro à la recherche d’écrans d’affichage. Un lieu qui s’installe avec des écrans d’information sera ravi de choisir un engin dont la probabilité de panne matérielle est très limitée.

Intel produit donc toujours, en quantités limitées, des puces Wildcat Lake. Simplement leur prix et leur disponibilité n’incitent pas des acteurs du marché MiniPC classique à les proposer. Avec une image établie en dessous des 200€ pour des solutions complètes en 16/512 Go, ces minimachines seraient aujourd’hui commercialisées à plus du double. Ce qui rendrait leurs ventes probablement difficiles.  On n’hésitait pas du tout à acheter un MiniPC N150 16/512 Go à 220€ il y a 12 ou 13 mois. Le même à 450€ aujourd’hui serait bien plus compliqué à vendre.

 

ASUS NUC 14 Essential Fanless : un MiniPC passif/évolutif © MiniMachines.net. 2026

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