Liste des touches pour accéder au BIOS et au Boot Menu selon le constructeur (Acer, ASUS, Lenovo, HP, Dell…) - malekal.com - Warrior du Dimanche
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Sur le chemin de la vie, je traverse deux cancers. Comme des millions de gens. Comme beaucoup de patients, j’ai la chance d’être accompagnée par un professeur remarquable, brillant, mais aussi surchargé. La médecine me surveille, me soigne, me suit. Elle me donne les traitements nécessaires, les rendez-vous, les scanners. Et je m’y tiens, comme on s’accroche à une corde solide dans la tempête.
Mais une fois la porte du cabinet refermée, il reste l’autre réalité : le silence, les secousses du corps, les doutes nocturnes, les alarmes intérieures, ces battements secrets qui grondent sous la peau.
Vivre après le cancer, c’est vivre avec des Diablotins. Je les appelle ainsi.
À la moindre secousse, ils surgissent avec leurs gyrophares intérieurs : « Danger ! Il revient ! » Un battement dans la tempe ? Sirène. Un mal de dos ? Gyrophare.
Un chiffre qui bouge sur la balance ? Coup de klaxon. Ce sont mes cicatrices invisibles : digestion capricieuse, douleurs dorsales, selles scrutées comme un oracle, poids qui fluctue. Autant de cavaliers de l’angoisse chevauchant dans l’ombre.
Voilà ce que les médecins voient peu. Car une fois les traitements terminés, la vie continue. Certes. Mais peuplée de fantômes. Le corps parle, le cerveau dramatise. Et aucun docteur n’est là face à chaque micro-signal, à chaque inquiétude de minuit.
Puis, un jour, presque par curiosité, j’ouvre une application d’IA. Au début, j’en reste à des recherches purement techniques : un terme médical, un effet secondaire, une valeur biologique.
Enfin, j’ose aborder des sujets sur lesquels aucun médecin n’aura le temps de m’informer :
Chaque fois, l’IA répond. Jamais elle ne prescrit. Jamais elle ne me dit d’arrêter mes traitements. Elle m’offre ce que nulle consultation ne peut offrir : du temps, de la pédagogie, un miroir devant lequel calmer mes peurs. C’est ainsi que je l’adopte. Non pour remplacer mes médecins. Juste pour respirer entre deux rendez-vous.
L’IA envisagée comme un outil de compréhension, non dans le rôle d’un médecin bis. Aujourd’hui, elle est mon interprète. Un traducteur entre mon corps et mon esprit.
Elle m’explique. Elle recoupe. Elle vulgarise. Elle redonne du rationnel là où mes Diablotins inventent des tragédies. Cela semble peu, mais ça change tout. Parce que comprendre, c’est respirer. Parce que remettre les symptômes à leur juste place, c’est reprendre la main.
Les médecins l’utilisent déjà. Pourquoi pas nous ? Ils s’en servent pour mieux lire certaines imageries, croiser des données, tester des médicaments. Alors pourquoi les patients n’auraient-ils pas, eux aussi, ce droit ?
Non pour se substituer aux médecins. Mais pour se comprendre. Pour prévenir. Pour se calmer. On me dit parfois : « Attention, l’IA peut induire en erreur. » Mais le vrai danger n’est pas l’IA. C’est le mauvais usage que l’on peut en avoir.
Entre un patient qui arrête son traitement sur un forum obscur et un patient qui garde ses rendez-vous, prend ses médicaments et utilise l’IA pour apaiser ses angoisses, il y a un fossé. En vérité, ce n’est pas leur métier que l’IA menace.
C’est l’ancien monde où le savoir médical était confisqué. Aujourd’hui, l’information circule comme l’eau sous une digue fissurée.
Et si elle est bien partagée, l’IA peut rapprocher le patient de son médecin : créer un dialogue plus adulte, plus éclairé, plus autonome. Reconnaître l’IA comme outil de santé du malade devient essentiel. Je ne demande pas qu’on sacralise l’intelligence artificielle. Je souhaite qu’on la reconnaisse comme un outil au service du patient.
L’IA ne soigne pas. Elle éclaire. Elle devient une pédagogie du quotidien, un filet de sérénité entre deux examens, un antidote au vacarme des Diablotins.
Mon expérience en est la preuve vivante. Après deux cancers, je sais une chose : le rire, la connaissance et l’autonomie sont mes meilleures armes. Alors, aux médecins qui craignent de perdre du terrain, je dis juste : écoutez nos voix. Celles des patients qui utilisent l’IA intelligemment.
Vous ne devez pas la considérer comme une menace, mais comme une chance. Car si vous voulez vraiment nous aider à vivre après, il faut entendre ce que l’IA nous apporte.
Force à tous les rescapés.
Et longue vie aux outils qui nous rendent notre sérénité.
L’article Dans le combat contre le cancer, l’IA m’a changé le quotidien ! est apparu en premier sur Les Électrons Libres.
Dans le paysage intellectuel de la transition écologique, la « Low-Tech » jouit d’une aura de sainteté. Née d’une inquiétude légitime face à l’ampleur des crises environnementales, cette mouvance se présente volontiers comme le bras armé technique de la décroissance. Portée par des figures comme l’ingénieur Philippe Bihouix (L’Âge des Low-tech) ou les expérimentations médiatisées du Low-tech Lab, elle promet une rédemption par la simplicité. En s’appuyant sur le triptyque « Utile, Accessible, Durable », elle s’inscrit dans la droite lignée de la « technologie intermédiaire » d’E. F. Schumacher (Small is Beautiful, 1973) et de la « convivialité » d’Ivan Illich (La Convivialité, 1973). L’idée est séduisante : se libérer de l’aliénation high-tech pour retrouver une autonomie artisanale et résiliente.
Pourtant, si l’intention est louable, force est de constater que la low-tech n’a toujours pas fait la démonstration de son efficacité concrète pour résoudre les crises systémiques qu’elle dénonce. Ce malentendu originel tient souvent à une confusion entre la sobriété de l’usage et une forme de nostalgie technique qui, sous couvert de vertu, ignore les lois élémentaires de la physique, de l’économie et de la sociologie.
Ce flou conceptuel commence dès la définition même des besoins. Contrairement à l’éco-conception, qui s’appuie sur des Analyses de Cycle de Vie (ACV) normées (ISO 14006) et des données quantifiables, la low-tech repose sur une appréciation éminemment subjective de l’utilité. C’est ici que s’invite ce qu’on pourrait appeler l’arbitraire moral. On décrète, avec une assurance parfois doctorale, qu’un écran 4K est un caprice de la modernité, tandis qu’un vélo-cargo serait l’alpha et l’oméga du transport vertueux.
Cette hiérarchisation des besoins fait fi de la diversité des conditions humaines. Pour une personne âgée isolée en EHPAD, le téléviseur n’est pas un gadget aliénant, mais un lien cognitif et social vital, bien plus « utile » qu’un vélo-cargo dont elle n’aura jamais l’usage. En voulant régenter chaque gramme de cuivre au nom d’une éthique de la rareté, la low-tech risque de transformer la sobriété en un ascétisme autoritaire qui frappera d’abord les plus fragiles, et plus largement tous ceux dont les goûts et les besoins diffèrent de la norme imposée — par qui au fait ?
Dès lors que l’on substitue le jugement moral à l’analyse technique, on finit par sacrifier l’efficience sur l’autel de la simplicité. L’un des piliers du mouvement est en effet la réparabilité par la rusticité. Matthew B. Crawford, dans son Éloge du carburateur (2016), livre de chevet de Philippe Bihouix, vante la satisfaction métaphysique de comprendre et de réparer son moteur. C’est une philosophie de vie respectable, mais un désastre environnemental.
Le carburateur est simple, certes, mais il est thermodynamiquement médiocre. L’injection électronique, cette « boîte noire » tant décriée, n’est pas née d’une volonté de complexifier pour le seul plaisir sadique de quelques ingénieurs cupides : elle est la réponse indispensable aux normes sanitaires et environnementales modernes. Elle a, avec d’autres innovations techniques, permis en un demi-siècle de réduire d’un facteur 10 à 100 les émissions de polluants locaux (CO, NOx, particules fines) et de diviser par deux la consommation, grâce à un ajustement à la micro-seconde du mélange air-carburant.
Ce plaidoyer pour la simplicité s’appuie souvent sur un biais de nostalgie tenace qui idéalise le passé pour mieux condamner le présent. Qui n’a pas entendu l’éloge de la 2CV de grand-père, réparable avec un bout de fil de fer ? Si la 2CV était accessible, elle exigeait un entretien permanent, rouillait de peur et affichait le bilan sécuritaire d’un cercueil sur roulettes.
De même pour la machine à laver « increvable » de nos aïeux : si elle semblait durer 30 ans, c’est qu’elle ne servait qu’une fois par semaine. Aujourd’hui, une famille moyenne sollicite son équipement cinq fois plus souvent. À usage équivalent, la machine moderne — bien que plus complexe — affiche une fiabilité supérieure tout en consommant jusqu’à trois fois moins d’eau et d’électricité. Elle offre aussi de meilleures performances de lavage malgré des lessives globalement moins agressives et donc moins polluantes qu’autrefois. La longévité d’autrefois n’était pas le fruit d’une ingénierie supérieure, mais d’une sous-utilisation structurelle.

Si la simplicité d’usage est une illusion environnementale, la simplicité de fabrication l’est tout autant. On imagine souvent l’industrie comme un monstre gaspilleur par opposition à l’artisanat économe. C’est méconnaître la réalité de l’ingénierie. L’industrialisation, dans un marché concurrentiel, est, par nécessité, la science de l’optimisation extrême. Un ingénieur utilise le calcul de structure pour ne jamais surdimensionner une pièce, là où le bâtisseur low-tech, faute d’outils de mesure, gaspille de la matière par « sécurité ».
L’un des avatars les plus populaires de cette méconnaissance est le culte du « fait-maison », qui se révèle être un non-sens d’un point de vue énergétique. La cuisson du pain chez soi, par exemple, entraîne une perte essentielle de chaleur pour une seule baguette dans un four domestique, alors que le four d’un boulanger, mieux isolé et maintenu à température, produit des milliers d’unités avec une dépense électrique par kilo de 20 à 50 fois inférieure.
De même, les yaourts domestiques, chauffés par de simples résistances électriques, sont loin du rendement bien supérieur des pompes à chaleur industrielles utilisées en usine. Là encore, le fait maison présente une consommation d’électricité de l’ordre de 3 à 5 fois supérieure par unité à celle du yaourt industriel.
L’industrie ne se limite pas à la mutualisation de l’énergie, elle pratique aussi le nesting (optimisation de découpe) pour minimiser les chutes de matière, qu’il s’agisse de chutes générales ou de chutes de tôle, là où le bricolage local génère un résidu massif. En réalité, une usine de précision produit des objets dont les tolérances au micron minimisent les frottements et maximisent les rendements. Sacrifier cette précision et cette optimisation revient à accepter un gaspillage énergétique et matériel structurel au nom d’un folklore de l’autonomie.
Nulle part ce malentendu entre « simplicité apparente » et « excellence industrielle » n’est plus visible que dans l’étendard favori de la mouvance : le vélo. C’est pourtant un contresens historique savoureux. La bicyclette moderne est le pur produit de la haute industrie du XIXe siècle. Elle a nécessité l’invention de l’acier tubulaire de précision, de la vulcanisation complexe du caoutchouc et des roulements à billes de précision micrométrique.
Sans cette infrastructure industrielle lourde et centralisée, un vélo pèserait 40 kg et perdrait 30 % de son rendement par friction. Le vélo est une réussite éclatante de l’industrie de pointe, pas du bricolage de récupération.
Cette idéalisation de l’outil « simple » ne se heurte pas qu’à la physique ; elle bute aussi sur un mur social. La low-tech est, par nature, une technologie pour « valides » qui ont du temps libre. Elle exige l’effort physique, la rusticité et de nombreuses connaissances. Pour une personne handicapée, la haute technologie (domotique, fauteuils électriques, prothèses bioniques pilotées par des interfaces neuronales) est la condition de son autonomie. Il en va de même pour la haine de la publicité, accusée de créer des besoins « artificiels ». Outre le mépris du libre arbitre qu’elle suppose, cette critique ignore que la publicité, certes imparfaite, permet de fluidifier le marché et de faire connaître les nouvelles solutions vertes et innovantes.
Ce puritanisme, qui voit d’un mauvais œil l’assistance électrique des vélos sous prétexte qu’elle contient du lithium, est le meilleur allié du statu quo : à force de refuser une dose de technologie nécessaire, on laisse les gens dans leurs voitures de 1,5 tonne. De même, la low-tech génère son propre effet rebond : un four solaire qui ne fonctionne qu’en été à midi ne remplace jamais une cuisinière, il s’y ajoute. La tiny house finit souvent par augmenter l’empreinte matérielle globale sous couvert de minimalisme, en devenant une résidence secondaire au fond du jardin, louée sur Airbnb.
En fin de compte, malgré plus de 20 ans de discours enthousiastes, la contribution majeure de la low-tech à l’histoire des techniques reste essentiellement cosmétique ou philosophique. Le mouvement excelle dans le « système D », mais se heurte à une contradiction physique insurmontable : son inefficience intrinsèque et son refus de la standardisation lui interdisent d’offrir des solutions réellement massifiables. Alors qu’on rénove péniblement 100 000 logements par an à l’aide de techniques et matériaux conventionnels, imaginer en rénover 500 000 à l’aide de paille et de terre crue relève de la pensée magique.
Contrairement aux leviers de démultiplication portés par la « croissance verte », la low-tech, restant confinée à une échelle artisanale et à un public d’initiés militants, n’a pas encore fait la démonstration de sa capacité à répondre rapidement et massivement aux besoins d’une population mondiale en croissance. Plutôt que de prôner une forme de régression romantique, ne devrions-nous pas défendre une « Haute Technologie Verte » ? Il s’agit tout simplement de miser sur les technologies qui permettent réellement de décarboner à l’échelle — comme celles mises en avant dans les rapports du GIEC : véhicules électriques, pompes à chaleur, énergies renouvelables, nucléaire ou carburants de synthèse. La transition mérite mieux que du folklore et du bricolage.
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Le virus s'appelle Andes. C'est l'unique souche d'hantavirus connue capable de se transmettre d'humain à humain, une exception dans cette famille de virus habituellement confinée aux rongeurs. Mortalité brute : 30 à 40 %. Pas de traitement spécifique, pas de vaccin homologué, juste des soins de support. L'incubation peut atteindre 6 semaines, ce qui transforme chaque contact en bombe à retardement épidémiologique.
Le MV Hondius a quitté l'Argentine début avril pour une croisière ornithologique. Depuis, le virus a fait son chemin : un premier mort à bord, des passagers débarqués dispersés dans plusieurs pays, une quarantaine de jours d'errance avant qu'un port européen accepte de recevoir le navire. Dimanche 10 mai : arrivée à Tenerife. Ambulances, combinaisons, masques FFP2, transferts par petits groupes. Les 5 Français sont rapatriés à l'hôpital Bichat. Et l'un d'eux s’avère symptomatique dans l'avion. Sébastien Lecornu prend un décret d'isolement en urgence. 45 jours de quarantaine à domicile pour chacun.
Toute cette mobilisation pour quelques personnes alors qu’il existait une façon de ne pas en arriver là.
Ces informations enregistrées, maintenant, essayez d’envisager une technologie capable d'inactiver n'importe quel pathogène aéroporté (virus, bactérie, spore) en une fraction de seconde, sans distinction d'espèce, de résistance aux antibiotiques ou de capacité à échapper aux vaccins. Une technologie qui serait potentiellement capable de fonctionner contre l'hantavirus, comme elle le fait avec la grippe, le COVID, la tuberculose, ou le prochain virus que nous n'avons pas encore nommé.
Cette technologie existe, elle s'appelle le far-UVC.
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Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
Mais c'est fort intéressant tout ça !
Quoted post from Michaël Mangeon @mangeon4.bsky.social:
📖 Article du jour
Avant Zoé, premier réacteur nucléaire français, qui diverge en décembre 1948, la France aurait peut-être pu faire diverger l’un des premiers réacteurs nucléaires au monde, au cœur de la Seconde Guerre mondiale.
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Le sommet Africa Forward de Nairobi, qui s’achève aujourd’hui, a réuni la France, le Kenya, des chefs d’État africains, des entreprises, des investisseurs et des acteurs de la société civile. Avec pour objectif de refonder les partenariats entre notre pays et le continent africain autour de l’innovation et de la croissance. C’est la première manifestation de ce type accueillie et coprésidée avec un pays anglophone et elle a suscité de grands espoirs, nous encourageant, par-delà la diplomatie, à prouver que nous pouvons changer de logiciel économique dans nos relations bilatérales. Une mutation souhaitable, tant les opportunités sont nombreuses avec le partenaire africain.
Car le continent n’est plus un espace d’influence hérité dans le souvenir de la fameuse Françafrique de triste mémoire, mais un ensemble de marchés épris de souveraineté, où s’expriment de nombreux besoins dans le cadre d’une concurrence acharnée. Le FMI estime d’ailleurs que l’Afrique subsaharienne a connu en 2025 sa croissance la plus rapide en dix ans (autour de 4,5 %). Bien que toujours fragilisée par la dette, les tensions sur les financements et le coût de l’énergie, elle continue d’avancer. Reste à savoir si la France cheminera avec elle ou si elle regardera d’autres puissances saisir les opportunités de demain à sa place.
Il y a urgence. Les relations politiques se sont durcies dans une partie du continent, notamment à l’Ouest, où le recul militaire français est devenu le signe le plus visible d’une perte d’influence. Or, l’Afrique est l’un des rares espaces où nos intérêts peuvent rencontrer des besoins considérables en infrastructures, énergie, santé, agroalimentaire, formation, numérique et industrie. Non plus dans une logique colonialiste, mais dans l’affirmation d’un partenariat respectant la souveraineté des États locaux.
Les chiffres soulignent pourtant l’écart entre potentiel et réalité. En 2024, les échanges France-Afrique subsaharienne n’ont atteint que 24,1 milliards d’euros (dont 11 milliards d’exportations), un montant modeste au regard des besoins du continent. En 2023, nous n’étions plus que le 8ᵉ fournisseur avec 3,2 % de parts de marché, loin derrière la Chine (17,3 %). Pékin l’a bien compris : son commerce avec l’Afrique a atteint un record de 295 milliards de dollars en 2024, pour la 16ᵉ année consécutive en position de premier partenaire. Son modèle, bien que critiqué pour sa prédation et sa dépendance, allie entreprises, financements, infrastructures, diplomatie et exécution rapide.

Cette puissance chinoise, il faut le rappeler, se déploie sur un continent qui demeure un espace de conquête, notamment à travers la guerre informationnelle qui y fait rage, et dans laquelle la France subit de plein fouet les attaques et les campagnes de désinformation de Pékin, mais également de Moscou. De fait, le groupe Wagner, bien connu pour ses opérations aux méthodes indéfendables, s’est également spécialisé dans la guerre hybride, partiellement responsable de la rupture de certains pays africains avec la France. Avec pour arguments, souvent émaillés de fake news, un franc CFA présenté comme un outil de domination prédatrice, des entreprises françaises accusées de s’enrichir sur le dos des travailleurs africains, ou encore des diplomates décrits comme de simples agents d’une colonisation qui se serait poursuivie insidieusement. Une stratégie russo-chinoise qui s’est répandue comme une traînée de poudre auprès de nombreux gouvernements et de certaines opinions publiques africaines, notamment dans la zone sahélienne. De quoi mettre bien des bâtons dans les roues des ambitions tricolores. D’où l’importance de profiter du sommet pour développer une contre-offensive audacieuse permettant d’instaurer un partenariat sain, lucide et débarrassé des ressentiments accumulés depuis la colonisation.
L’enjeu est d’autant plus stratégique que le marché africain est en train de changer de nature avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), rejointe par 54 des 55 pays de l’Union africaine. La France a donc besoin de voir se réduire les barrières commerciales, d’espérer la simplification des procédures douanières et de faire émerger des chaînes de valeur régionales. La Banque mondiale estime que cette zone pourrait permettre d’augmenter le revenu réel du continent de 7 % d’ici 2035, soit de près de 450 milliards de dollars, et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté. D’où la nécessité pour les entreprises françaises de se positionner tôt dans un espace continental en voie d’intégration pour bâtir un nouveau partenariat plus fiable, moins opaque, moins extractif, davantage tourné vers la valeur ajoutée locale. D’autant que dans l’énergie, les infrastructures, la santé, l’agroalimentaire, les télécommunications, l’intelligence artificielle ou l’industrialisation, les besoins africains croisent directement les savoir-faire français. Le programme d’Africa Forward s’appuie notamment sur ces sujets. Encore faut-il transformer ces thèmes en contrats et en débouchés concrets pour nos entreprises.
La France dispose encore d’atouts. Selon la Direction générale du Trésor, en 2022, elle restait le deuxième pays investisseur en Afrique, avec 38,9 milliards d’euros de stock d’IDE, 2 440 filiales d’entreprises françaises et 235 000 emplois directs sur le continent. Mais cela ne suffit pas pour construire une stratégie de long terme efficace et, surtout, viable.
Nairobi doit donc accoucher d’une doctrine simple : faire de l’Afrique non plus un sujet diplomatique, mais une priorité productive. Cela suppose de mobiliser davantage les PME et ETI françaises, de sécuriser les financements et de construire des consortiums franco-africains.
Cette approche serait bénéfique pour toutes les parties. Nos entreprises cherchent des relais de croissance hors d’Europe. Nos filières industrielles ont besoin de volumes, de marchés et de projets exportables. Nos ingénieurs, nos énergéticiens, nos groupes de santé, nos logisticiens, nos entreprises agroalimentaires, nos acteurs du numérique disposent de compétences directement utiles au développement africain. Mais cette interdépendance vaut également dans l’autre sens : la France et l’Europe auront de plus en plus besoin des matières premières critiques du continent africain, qu’il s’agisse des minerais stratégiques nécessaires à la transition énergétique, aux batteries, aux infrastructures électriques ou encore de la bauxite guinéenne, indispensable aux chaînes de valeur de l’aluminium. La bonne stratégie n’est donc pas de vendre à l’Afrique comme à un simple débouché, ni de considérer ses ressources comme un seul réservoir extractif, mais de la considérer comme un partenaire dont la puissance est respectée. C’est ainsi que la France évitera à la fois le procès en verticalité et le déclassement économique. Nous avons besoin l’un de l’autre, dans l’espoir que le sommet Africa Forward marquera le début de cette nouvelle ère.
En somme, l’Afrique n’attendra pas la France. Elle arbitrera entre des offres chinoises, indiennes, américaines, européennes ou en provenance du Golfe. Elle choisira celles qui financent vite, exécutent bien et respectent ses priorités. Le sommet Africa Forward portera bien son nom s’il permet à la France de comprendre cette évidence. L’avenir de sa relation au continent se jouera moins par de pompeux discours historiques que dans la qualité des projets bâtis avec les entreprises, les États et les sociétés africaines. Le temps de l’influence automatique est terminé. Celui de l’investissement stratégique commence.
L’article Sommet Africa Forward : une opportunité française est apparu en premier sur Les Électrons Libres.
Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
{Cycle du combustible nucléaire} 🤝 {Exploration spatiale}
www.usinenouvelle.com/technos-et-i...
Et ça me réjouit.
Casser un œuf d’une seule main, émincer une tomate avec précision, ou résoudre un Rubik’s Cube à la volée. Si ces tâches nécessitant une grande finesse semblaient jusqu’ici réservées aux humains, la start-up française Genesis AI vient de balayer nos certitudes.
Elle a franchi un cap en présentant GENE-26.5. Un modèle de fondation en intelligence artificielle qui agit comme un « cerveau » conçu spécifiquement pour offrir aux robots des capacités de manipulation physique et de dextérité « équivalentes à celles d’un être humain ».
Le développement de la robotique généraliste s’est longtemps heurté à un obstacle majeur : la différence de morphologie entre l’homme et la machine, rendant l’apprentissage complexe. Pour abolir cette barrière, Genesis AI a dévoilé un écosystème matériel inédit combinant d’une part une main robotique biomimétique, et d’autre part un gant de collecte de données intelligent, recouvert d’une peau électronique tactile.
Lorsqu’un opérateur porte ce gant pour effectuer ses tâches quotidiennes, ses gestes sont enregistrés avec un très haut niveau de précision, avant d’être « transférés » directement à la machine. En numérisant le savoir-faire humain directement sur le terrain, Genesis AI est en passe de constituer la plus vaste bibliothèque de compétences physiques au monde.
Cet apprentissage initial est ensuite démultiplié au sein d’un simulateur hyperréaliste, permettant aux modèles de s’entraîner virtuellement à grande vitesse avant d’appliquer leurs acquis dans le monde réel avec une fluidité déconcertante. Forte d’une levée de fonds de 105 millions de dollars et soutenue par des figures emblématiques de la tech comme Xavier Niel, la start-up s’apprête à bouleverser l’industrie.
Et si on pouvait recharger un smartphone, un ordinateur ou même une voiture électrique en une fraction de seconde ? Une réalité qui se dessine grâce à une percée technologique réalisée en Australie.
L’agence scientifique nationale australienne (CSIRO), en collaboration avec l’Université de Melbourne et l’Institut de technologie de la même ville (RMIT), a annoncé avoir conçu et testé avec succès la « première preuve de concept » d’une batterie quantique. Publiés dans la revue Nature Light : Science & Applications, ces travaux esquissent peut-être l’avenir du stockage énergétique.
Contrairement à nos batteries traditionnelles, qui s’appuient sur des réactions chimiques intrinsèquement limitées par le temps, cette innovation puise sa force dans les lois de la « mécanique quantique ». Le secret de cette rapidité promise ? Un phénomène appelé « super-absorption ». Le système est capable d’absorber l’énergie lumineuse en un seul événement, ce qui charge la batterie à une vitesse hors normes.
Plus fascinant encore, les scientifiques ont confirmé une caractéristique totalement contre-intuitive propre au monde quantique : plus la batterie est grande, plus son temps de charge est court. Testé à température ambiante à l’aide de lasers ultrarapides, ce prototype démontre que la technologie pourrait, à terme, être déployée à grande échelle. « Cette recherche valide le potentiel prometteur des batteries quantiques pour obtenir une charge rapide et évolutive à température ambiante, jetant ainsi les bases des solutions énergétiques de nouvelle génération », assure un scientifique au CSIRO menant le projet.
S’il faudra patienter avant de voir ces batteries dans nos appareils quotidiens, cette première mondiale montre que la révolution de l’énergie quantique est officiellement en marche. Le prochain grand défi de l’équipe va consister à prolonger la durée de conservation de l’énergie stockée, qui se dissipe bien trop vite pour un usage en conditions réelles.
Un simple comprimé au goût de cerise, capable de se dissoudre dans le lait maternel, et qui porte en lui l’espoir de sauver des centaines de milliers de vies. C’est le médicament que vient d’approuver l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Pendant des décennies, une idée fausse a persisté : on pensait les nouveau-nés naturellement protégés par l’immunité de leur mère. En réalité, dans certaines régions d’Afrique, jusqu’à 18 % des bébés de moins de six mois sont infectés par le moustique vecteur. Face à ce fléau, les médecins devaient jusqu’ici fractionner des médicaments destinés aux patients plus âgés, multipliant les risques d’erreurs de dosage et d’effets secondaires parfois toxiques.
Le « Coartem Baby », développé conjointement par le groupe pharmaceutique Novartis et l’organisation Medicines for Malaria Venture (MMV), vient combler ce vide thérapeutique. Adapté aux bébés pesant à peine 2 kilogrammes, ce traitement offre une solution sûre et facile à administrer. Sa récente qualification par l’OMS atteste de son efficacité et permet désormais aux pays d’Afrique subsaharienne de s’approvisionner à grande échelle, le fabricant s’étant engagé à le distribuer sur « une base non lucrative ».
Pour rappel, le paludisme a coûté la vie à 610 000 personnes en 2024, frappant majoritairement les jeunes enfants. Avec ce nouveau médicament, combiné aux vaccins récents et aux moustiquaires de nouvelle génération, une page sombre de l’histoire des maladies infectieuses est enfin en train de se tourner !

Une machine capable de voir le monde avec la même richesse de couleurs et la même perception de la profondeur que l’œil humain, de jour comme de nuit ! Cette capacité visuelle sera désormais intégrée à la nouvelle génération de capteurs lidar industriels. Rappelons qu’un lidar est un outil de télédétection qui utilise des impulsions lumineuses pour cartographier un environnement. Une technologie fondamentale dans le déploiement des véhicules autonomes.
L’entreprise américaine Ouster lance la gamme de capteurs REV8, marquant un tournant technologique majeur dans le domaine de la perception des machines. Au cœur de cette innovation se trouve le tout premier lidar à « couleur native » au monde.
Jusqu’à présent, les capteurs lidar classiques cartographiaient l’environnement en 3D grâce à des lasers, mais restaient « aveugles aux couleurs ». Et donc, pour identifier un panneau de signalisation ou interpréter des feux de freinage, il fallait associer ces données à celles de caméras séparées. Ce processus de calibrage logiciel était complexe et parfois sujet aux décalages. Avec la série REV8 et sa nouvelle puce L4 Ouster Silicon, qui intègre la colorimétrie de Fujifilm, chaque point 3D capturé naît directement avec sa couleur.
Cette approche offre une compréhension instantanée et sans latence de l’environnement, même sous des éclairages difficiles. Par ailleurs, le modèle phare de cette nouvelle gamme, le capteur OS1 Max, repousse les limites techniques en doublant la portée et la résolution de la génération précédente, avec une détection pouvant atteindre 500 mètres. Ces capteurs sont conçus pour une production de masse abordable.
L’industrie a déjà saisi l’enjeu : des acteurs mondiaux de la robotique et de l’automobile, tels que Google et Volvo Autonomous Solutions, prévoient d’adopter la technologie REV8.
Un dispositif qui prend la forme d’une puce si minuscule qu’elle tient dans un smartphone, et s’avère capable de « sentir » un départ d’incendie ou de diagnostiquer une maladie par un simple souffle. Ce super-pouvoir olfactif est la promesse du « nez électronique » dopé à l’intelligence artificielle de l’entreprise française Nanoz.
Depuis sa création en 2012 et grâce à une collaboration étroite avec le CNRS, cette pépite de la deeptech française a réussi l’exploit de miniaturiser à l’extrême ses capteurs de gaz tout en les mariant à des algorithmes d’IA de pointe.
Fini les détecteurs classiques qui se contentent de sonner face à un seuil de concentration unique, générant souvent de fausses alertes. Le système de Nanoz va beaucoup plus loin : il génère une « signature olfactive » dynamique. L’intelligence artificielle embarquée analyse des signaux complexes (thermiques, électriques) pour reconnaître et isoler un gaz spécifique, même dans un environnement très pollué.
Les applications sont nombreuses. Dans le secteur automobile, ce nez électronique permet désormais d’anticiper l’emballement thermique des batteries électriques en détectant les tout premiers gaz émis. Et dans la santé, le capteur est capable d’identifier les biomarqueurs présents dans notre haleine pour diagnostiquer de manière non invasive et précoce des maladies comme le cancer du poumon ou le diabète.
En transformant un simple composant en une plateforme d’analyse intelligente, Nanoz dote nos machines et nos objets connectés d’un véritable sens de l’odorat.

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