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ActuQueer Orléans: "Notre compte instagram a été s…" - Piaille

Une autre bonne raison de quitter Facebook/Instagram : la censure. On vous bloque définitivement votre compte si vous avez l'audace de signaler l'existence même de Mastodon.

Je copie-colle le message ici:
« Notre compte instagram a été suspendu après que nous ayons signalé notre présence sur Mastodon, voilà voilà.
la suspension qui n'était que temporaire est devenue définitive uniquement contestable devant un tribunal, si vos amis vous demandent pourquoi boycotter insta, vous pouvez nous citer en exemple
"Our technology found your account, or activity on it, doesn’t follow our rules. As a result, our technology took action.
We use the same rules around the world, and for everyone on Instagram"
J'imagine que si nous avions dit "nous sommes aussi sur X" notre compte n'aurait pas été désactivé. »

Voir aussi : https://www.404media.co/meta-is-blocking-links-to-decentralized-instagram-competitor-pixelfed/
(Permalink)
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?

Tristan K. @tristankamin.bsky.social posted:
😎

(bon, perso j'suis en vacs en Irlande et il pleut non-stop donc ça relativise mon flex, mais Cherbourg ftw quand même)

Quoted post from Nicolas Berrod @nicolasberrod.bsky.social:
🥵 Il a fait très chaud aujourd'hui, et ça va s'accentuer jusqu'au pic attendu lundi/mardi.

On devrait même vivre le voire les jours de mai les plus chauds jamais recensés en France, avec une foison de records mensuels et de nuits tropicales.

(via Météo-France)

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TINY11 : Créer ses ISO Windows 11 super light - Wiki - Wiki

Si PAR HASARD vous avez absolument besoin d'une ISO minimaliste de Windows 11 (sans le bloat), voici les instructions pour Tiny 11 : https://github.com/ntdevlabs/tiny11builder
En gros, ça prend l'ISO officielle de Microsoft et le script PowerShell vous re-créé une ISO sans le bloat.
Malheureusement, il faut Windows pour builder un Tiny 11.

EDIT: Chez moi la création de l'ISO se bloque à 65% dans une VM Windows dans VirtualBox. Tant pis.

EDIT: Tant que ça marche encore, on me signale ça pour pouvoir créer un compte local : https://www.localonly.win/

EDIT: On me signale aussi ces logiciels pour alléger Windows:
https://atlasos.net/
https://github.com/Raphire/Win11Debloat
(Permalink)
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Erreur "VirtualBox can't enable the AMD-V extension."

Si vous avez cette erreur dans VirtualBox sous Linux:
"VirtualBox can't enable the AMD-V extension. Please disable the KVM kernel extension, recompile your kernel and reboot (VERR_SVM_IN_USE).
Result Code: NS_ERROR_FAILURE (0X80004005)
Component: ConsoleWrap"

C'est probablement parce que vous avez des modules kvm lancés. Vérifier avec :
💻 lsmod | fgrep 'kvm|svm'

Pour arrêter les modules:
Quitter VirtualBox
💻 sudo systemctl stop libvirtd
💻 sudo systemctl stop virtlogd
💻 sudo rmmod kvm_amd kvm
Relancer VirtualBox.
(Permalink)
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Is AI Profitable Yet?

Magnifique. C'est magnifique.
Quelqu'un a fait une page pour afficher - pour chaque entreprise qui fait de l'IA - les dépenses et les revenus.
Elles perdent toutes, absolument toutes de l'argent. Et pas qu'un peu. On parle de dizaines et de centaines de milliards de dollars.
Ah oui pardon, y'a que NVidia qui s'en met plein les fouilles.
Le retour sur investissement, je n'y crois pas.
(Permalink)
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Official imapsync migration tool

https://github.com/imapsync/imapsync
Sous le coude pour synchroniser (en unidirectionnel uniquement !) deux boîtes mail. Ce logiciel est conçu pour migrer une boîte IMAP d'un compte à un autre, on peut aussi le laisser tourner afin de récupérer par exemple les mails d'une ancienne boîte vers une nouvelle (voir option --delete1). (Utile par exemple avec ces CONNARDS de Yahoo Mail qui on planqué la redirection automatique des mails derrière une option payante à 5,89€ par mois.)

(Thunderbird peut sans problème faire la même chose, mais imapsync est probablement plus léger.)
(Permalink)
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Simplifier !

Les dirigeants d’entreprise et anciens hauts fonctionnaires Bertrand Mabille et Michel de Rosen viennent de publier un livre essentiel intitulé Simplifier !. À travers une série d’entretiens avec d’anciens présidents de la République, ministres, élus, hauts fonctionnaires et experts, ils dressent un constat lucide sur la complexité normative et organisationnelle qui entrave notre pays et proposent des pistes concrètes pour en sortir.

Montaigne écrivait dans les Essais qu’« il y a plus de lois en France qu’en tout le reste du monde ». Le constat n’est donc pas nouveau et la France se caractérise par une double complexité organisationnelle et normative. Nos codes dépassent en volume leur équivalent étranger, et souvent de très loin. Quant à l’organisation de notre État, elle se caractérise par un véritable morcellement d’acteurs et de responsabilités. Face à ce constat, les deux auteurs ont cherché à comprendre pourquoi le Moloch administratif français continue de produire de la complexité. Ils en tirent la conclusion que si le constat est partagé, les avis divergent quant aux remèdes à apporter. En réponse, ils proposent une approche globale du problème en souhaitant que les échéances électorales à venir permettent aux candidats de se saisir de cet enjeu crucial pour le pays.

La course perdue de la simplification

Il y a eu, en France, 28 lois de simplification depuis vingt ans. Dans le même temps, les principaux codes ont connu une inflation moyenne de plus de 250 % (celui de l’environnement a même été augmenté de près de 600 % !). Quant à l’organisation politico-administrative – le fameux mille-feuille –, elle ne s’est ni simplifiée ni clarifiée dans ses responsabilités. Le résultat est connu : des délais de construction des logements et des bâtiments deux fois plus longs que dans le reste de l’Europe, une agriculture corsetée par un entrelacs de normes et de procédures, un système de santé au bord de la crise de nerfs, des entreprises étouffées et, plus généralement, des services publics empêchés dans leur bon fonctionnement, nourrissant ainsi le discrédit des politiques publiques auprès des Français.

Apparaissent alors deux paradoxes. Le premier tient dans ce décalage permanent entre l’intention politique répétée de simplification et ses maigres résultats. Le second provient de la persistance, voire de l’amplification, de ce problème français malgré un diagnostic parfaitement établi depuis longtemps. Pour reprendre la formule célèbre de Georges Pompidou, on a continué d’« emmerder les Français » tout en étant conscient des effets délétères de cette complexité sur notre économie, notre quotidien et le fonctionnement de notre démocratie. C’est ce que confient la plupart des témoins du livre, allant de François Hollande, en passant par Édouard Philippe, David Lisnard ou Jean-Pierre Jouyet, au sortir de leur expérience, de leur appréciation de l’importance de la simplification et des perspectives de réforme envisageables.

Chacun de ces échanges met en relief un consensus sur le diagnostic : oui, ce sujet est de première importance ; oui, son impact est réel et oui, il faudrait simplifier. En revanche, au registre des solutions, les avis diffèrent : certains préconisent des mesures drastiques, quand d’autres militent pour un patient travail de détricotage. Mais tous font émerger un certain nombre de facteurs explicatifs de ce phénomène.

Tout d’abord, l’histoire de la nation française et de sa langue, marquée par une volonté centralisatrice et unificatrice forte. Cette machine normative n’est pas nouvelle et un tel biais culturel est difficile à inverser.

Ensuite, le fait que les Français eux-mêmes sont souvent demandeurs de normes. C’est le cas au regard des questions de protection des corps de métiers, des barrières à l’entrée pour les industriels, des questions sanitaires et agricoles ou des besoins de réaction législative immédiate à chaque risque médiatisé.

Enfin, notre administration est formée à agir par le texte. La culture du projet y est faible, et chaque ministre veut promulguer « sa » loi, nourrissant le cercle vicieux de la folie normative.

Une rupture indispensable

Face à ce constat, les auteurs et certains responsables politiques interrogés convergent sur un point : le traitement du problème ne passera ni par un nouveau « choc de simplification », ni par l’abolition symbolique de quelques formulaires CERFA, mais par une transformation complète et profonde de notre système politico-administratif et de notre rapport collectif à la sphère publique. Un chantier titanesque qui suppose plusieurs conditions préalables. La première, sans doute la plus difficile à réunir, implique la formation d’un large consensus dans le pays et un pilotage au plus haut niveau de l’État, avec un alignement indispensable entre gouvernement et Parlement. On sait, hélas, combien en France l’absence de culture du compromis et de capacité à envisager l’union nationale sur la plupart des sujets risque de rendre caduc cet impératif.

La deuxième implique la conception d’une réforme globale, portant à la fois sur le stock et sur le flux normatif. Comme le rappelle dans le livre Thierry Mandon, l’ancien secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification (2014-2015), on simplifie quelques mesures pendant que de nouvelles normes, bien plus nombreuses, continuent d’être produites.

La troisième implique que ce processus ne se limite pas au droit, mais touche aussi les organisations et les pratiques administratives. Certains sujets, comme l’organisation territoriale, doivent par ailleurs probablement être soumis au référendum.

Mais concrètement ?

Pour réussir à mener à bien cette entreprise pharaonique, les auteurs suggèrent quelques pistes qui méritent d’être considérées. Dans un premier temps, ils proposent de réguler le robinet normatif par une réforme du droit des amendements, dont l’usage a explosé ces dernières années. Il en a en effet été voté davantage en une seule législature française qu’en Allemagne depuis la création de la RFA. L’objectif n’étant pas de museler le Parlement, mais bien de sortir les parlementaires de la course à la notoriété ou à l’obstruction systématique.

La deuxième piste consisterait à revenir à une application stricte des articles 34 et 37 de la Constitution qui stipulent que la loi doit fixer les grands principes et objectifs. C’est ensuite au pouvoir réglementaire de prendre le soin d’en définir les modalités. Le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel doivent redevenir les gardiens rigoureux de cet équilibre. Or, celui-ci a été largement écorné ces dernières années, avec des lois voulant préciser jusqu’au moindre détail d’une norme.

Enfin, les auteurs proposent de passer d’une logique de procédures à une logique d’objectifs. Cela passe par la reconsidération de notre administration et de sa compétence, en la laissant adapter les modalités à la réalité du terrain. Arrêtons ainsi de vouloir fixer par la loi l’angle exact d’une rampe d’accès PMR, quand l’éduction d’un principe d’accessibilité suffit.

Pour Bertrand Mabille et Michel de Rosen, cette philosophie, dont nous embrassons l’ambition, doit guider le grand travail de réécriture de nos 75 codes juridiques. Des propositions allant dans ce sens ont déjà été formulées dans le passé (par Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen sur le Code du travail, ou par Gaspard Koenig, également témoin de l’ouvrage, avec son « projet Portalis »). Ne serait-il pas temps de les mettre en œuvre ? Non dans la perspective d’une libéralisation aveugle et brutale, certains domaines devant rester fortement encadrés. Mais en faisant le pari de la confiance dans le bon sens des individus plutôt que dans une réglementation tatillonne qui prétend tout anticiper.

C’est alors une transformation plus profonde de notre rapport à la chose publique qu’il faut opérer. Sortir d’une relation infantilisante et paternaliste pour redonner de la liberté et de la responsabilité aux acteurs de terrain. Dans un pays marqué par une défiance plus forte qu’ailleurs, le pari est ambitieux. Mais s’il permet de sortir de cette relation névrotique avec nos gouvernants et de redonner de l’air à la société, l’enjeu en vaut sans doute largement la peine.

* Bertrand Mabille et Michel de Rosen, Simplifier !, Éditions Télémaque, 378 pages, 2026

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Cancer infantile : le RN du côté des labos - POLITIS

Entre les enfants cancéreux et les labos, le RN est du côté des labos.
(Et plus généralement, le RN est du côté des riches et des enteprises. Rien à foutre des humains (ils ont voté contre l'augmentation du SMIC, contre l'indexation des salaires sur l'inflation, contre l'inscription du droit à l'avortement dans la constitution, etc.))

Il ne faut pas écouter les discours du RN : Il faut regarder comment ils VOTENT au parlement.
(Permalink)
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Permaculture : miracle écologique ou utopie hors-sol ?

C’est une histoire qui a fait rêver toute une génération. Dans les années 2010, la petite ferme normande du Bec Hellouin, fondée sur la permaculture, devenait le Graal des sphères écologistes, promettant l’abondance sans tracteur, sans chimie et sur une surface minuscule.

Lorsque Charles et Perrine Hervé-Gruyer créent cette ferme, au milieu des années 2000, rien ne laisse encore présager l’engouement qui suivra. Sans formation agricole, mais animés par un idéal de reconnexion à la nature, ils s’installent sur des terres normandes peu fertiles. Les débuts sont difficiles, faits de tâtonnements et d’expérimentations. C’est en 2008 que leur trajectoire bascule avec la découverte d’un concept venu d’Australie : la permaculture. Contraction de « permanent agriculture », cette approche théorisée dans les années 1970 vise à concevoir des méthodes agricoles inspirées du fonctionnement des écosystèmes naturels. Diversité végétale, limitation du travail du sol, réduction des intrants et recherche d’autonomie… la permaculture promet à la fois résilience écologique et abondance alimentaire.

La dérive mystique de la permaculture

J’approfondis

Pour Charles et Perrine, c’est une révélation. Le couple fait alors un pari radical, celui d’abandonner la chimie et la mécanisation pour cultiver presque entièrement à la main, sur de très petites surfaces densifiées à l’extrême. Inspirée du micro-maraîchage bio-intensif, leur méthode multiplie les associations de plantes et les rotations rapides afin de maximiser les rendements au mètre carré. Autour des cultures, arbres, haies et étangs sont aménagés pour créer un microclimat protecteur. Et pour compenser la pauvreté des sols, d’importantes quantités de fumier sont utilisées afin de fabriquer des terres extrêmement riches en matière organique. Apparaissent alors les fameuses buttes de culture, mais aussi les « couches chaudes » : une technique consistant à cultiver sur une épaisse couche de fumier frais dont la décomposition produit de la chaleur, permettant de réchauffer le sol et d’avancer les récoltes en saison froide.

Permaculture : recyclage ou révolution ?

J’approfondis

Success-story

Et le pari est gagnant. Pionnière de la permaculture en France, la ferme du Bec Hellouin connaît un succès fulgurant. Succès agronomique d’abord, avec des récoltes affichant des rendements étonnamment élevés au regard des faibles moyens techniques mobilisés. Mais surtout, succès médiatique et culturel : le modèle fascine et séduit rapidement les milieux écologistes, qui y voient une alternative crédible à la très décriée « agro-industrie intensive ». Puis vient ce qui va véritablement transformer l’expérience en phénomène de société : la caution scientifique. En 2011, l’Inra — devenu depuis l’Inrae — lance une étude sur place sous la direction de l’agronome François Léger. Pendant quatre ans, les chercheurs observent, mesurent et chronomètrent le fonctionnement d’une parcelle-test de 1 000 m². Lorsque les résultats sont publiés, l’enthousiasme est immense dans les milieux militants. L’étude conclut qu’un revenu net mensuel de 898 à 1 571 euros peut être dégagé pour environ 43 heures de travail hebdomadaire. Pour beaucoup, la démonstration est faite : le modèle serait économiquement viable. La machine médiatique s’emballe aussitôt. Documentaires, conférences et articles se multiplient. Des milliers de néo-ruraux et de citadins s’inscrivent à des formations parfois très coûteuses pour apprendre à construire des buttes, associer les cultures ou tresser du saule. Le Bec Hellouin semble désormais adoubé par la science. Pour ses défenseurs, cette ferme prouverait qu’il est possible de tourner le dos à un siècle d’agronomie moderne et de nourrir le monde grâce à une agriculture réconciliée avec la nature.

Hélas, en y regardant de plus près, le miracle tenait davantage du mirage.

Un modèle économique fragile

La douche froide n’est d’ailleurs pas venue des défenseurs de l’agro-industrie, mais bien du camp écologiste lui-même. Dès 2015, l’association belge Barricade, un lieu d’émancipation pourtant farouchement engagé dans la promotion des alternatives environnementales et sociales, a publié une critique au vitriol de l’étude de l’Inra. Que des militants, a priori alliés naturels de ce genre d’initiative, pointent ainsi les failles du projet en dit long sur l’ampleur du trompe-l’œil. Le premier biais majeur soulevé par l’association concerne la surface. Les fameux 1 000 m² étudiés par les chercheurs correspondent au périmètre « strictement cultivé ». Les allées, les chemins de circulation, les zones de lavage ou les locaux de stockage en ont été exclus. Or, dans le monde réel, pour cultiver 1 000 m² de planches, un maraîcher a besoin d’au moins le double de terrain. Calculer la rentabilité sur ce seul mouchoir de poche gonfle artificiellement les rendements au mètre carré et interdit toute comparaison honnête avec d’autres exploitations. Plus problématique encore : la méthode de calcul des revenus. L’étude de l’Inra ne se base pas sur le chiffre d’affaires réel (l’argent effectivement encaissé), mais sur une « valeur récoltée ». En clair, les chercheurs ont multiplié l’ensemble de la production sortie de terre par un prix de vente estimé. Ce calcul intègre donc les légumes abîmés, invendus, donnés ou mis au compost. En économie, confondre ce que l’on produit et ce que l’on parvient à vendre est une erreur fondamentale qui fausse toute notion de rentabilité. Mais que cultive-t-on exactement au Bec Hellouin ? Pas de quoi remplir les assiettes du grand public. Pour qu’une si petite surface génère autant de valeur, la ferme a dû opérer des choix drastiques. Fini les légumes de garde essentiels pour se nourrir l’hiver (pommes de terre, carottes de conservation, oignons), trop gourmands en espace et trop peu rémunérateurs. La ferme s’est hyperspécialisée dans les cultures à cycle court et à très haute valeur ajoutée : jeunes pousses, « mini-légumes » et fleurs comestibles, vendus à prix d’or à une clientèle de niche, notamment composée de restaurants gastronomiques. Un modèle luxueux, parfaitement incapable de répondre aux enjeux de la sécurité alimentaire globale. Enfin, les critiques mettent le doigt sur le véritable moteur financier du Bec Hellouin. Loin du mythe du paysan vivant de ses seules récoltes, le modèle économique de la ferme s’appuie massivement sur une hybridation de ses activités. La rentabilité réelle du site est portée par le tourisme vert, les visites payantes, la vente de best-sellers et, surtout, l’école de permaculture. Des dizaines de stagiaires s’y pressent chaque année pour des formations courtes, non diplômantes, mais facturées au prix fort. L’écosystème du Bec Hellouin s’avère au final redoutablement lucratif, mais il vend davantage un concept, un idéal de vie, qu’un modèle agricole reproductible.

Dopage au crottin

Si le modèle économique pose question, le miracle agronomique cache lui aussi un angle mort particulièrement gênant. Pour comprendre comment 1 000 m² de terre peu fertile ont pu générer des récoltes aussi abondantes, particulièrement en hiver et au début du printemps, il faut regarder sous les légumes. Le secret de cette productivité hors norme tient à la technique des « couches chaudes ». Pour chauffer les serres et accélérer la pousse des légumes primeurs — les plus chers —, la ferme engloutit des quantités faramineuses de fumier de cheval, généreusement fourni par le centre équestre voisin. Un rapport interne au Bec Hellouin, publié en 2017 et consacré à l’étude des flux de matières organiques de la ferme, dévoile des chiffres qui donnent le vertige. On y apprend qu’en 2016, 780 kilos d’azote (contenus dans des dizaines de tonnes de fumier et de compost) ont été déversés sur les cultures. Or, la réglementation environnementale (la fameuse directive Nitrates) est stricte : pour éviter la pollution des nappes phréatiques, il est interdit de dépasser 170 kg d’azote par hectare et par an. Comment la ferme échappe-t-elle à l’illégalité ? Par un habile tour de passe-passe administratif. Le domaine du Bec Hellouin s’étend en réalité sur une vingtaine d’hectares. Pour son calcul réglementaire, la ferme a « lissé » l’apport de ces 780 kg d’azote sur près de 4,7 hectares de surface agricole, incluant des herbages et des prés-vergers qui n’ont pourtant pas reçu une once de ce fumier. Sur le papier, la moyenne tombe ainsi à 167 kg par hectare. Le bilan légal est sauvé de justesse. Mais dans les faits, l’immense majorité de ce fumier était concentrée sur les seuls jardins bio-intensifs. Sur la parcelle de 1 000 m² étudiée par l’Inra, entre 148 et 540 kg d’azote ont ainsi été épandus. C’est entre 9 et 30 fois le plafond légal autorisé. Un véritable dopage agronomique, loin de l’image d’une agriculture sobre et autonome, et qui fait peser un risque bien réel de lessivage des sols et de pollution des eaux.

Le retour du servage ?

Et les sols ne sont pas les seuls à fonctionner sous perfusion. Car derrière l’image d’une agriculture « sans intrants » se cache une autre ressource consommée en quantités colossales : le travail humain. L’étude de l’Inra chiffre entre 1 400 et 2 100 le nombre d’heures strictement nécessaires pour cultiver ces fameux 1 000 m², un total qui grimpe à 3 000 heures en incluant l’administratif et la vente. Ramené à l’hectare, cela représente un vertigineux total de 14 000 à 21 000 heures de labeur manuel. Il faudrait ainsi mobiliser sept à huit personnes à temps plein pour cultiver un seul hectare, là où le maraîchage biologique mécanisé n’en requiert qu’une. Poussons le raisonnement mathématique à l’échelle du pays. Si l’on voulait appliquer ce modèle aux 530 000 hectares dédiés aux fruits et légumes en France, il faudrait embaucher plus de 3,5 millions de travailleurs. C’est cinq fois plus que le nombre total d’agriculteurs en activité aujourd’hui, toutes filières confondues ! Surtout, cette armée utopique ne suffirait même pas à nous nourrir. Ce modèle ultra-densifié n’est rentable que sur des végétaux à haute valeur ajoutée (jeunes pousses, fleurs comestibles). Il est structurellement inadapté à la production des denrées caloriques de base (blé, maïs, pommes de terre), qui exigent de vastes surfaces et la force de la mécanisation. La permaculture vendue par le Bec Hellouin ne nourrit pas une nation. Elle approvisionne une niche.

La véritable leçon du Bec Hellouin n’est peut-être pas celle que l’on croit. Oui, cette ferme démontre qu’il est possible de produire beaucoup sur de petites surfaces, en recréant des écosystèmes riches. Mais elle montre surtout qu’aucune agriculture ne fonctionne sans intrants, sans énergie ou sans contraintes physiques. Derrière le rêve d’une production « naturelle » affranchie de la modernité, on retrouve simplement d’autres dépendances : du fumier importé, une main-d’œuvre massive, et une clientèle capable de payer très cher des produits de niche. La permaculture peut être une formidable source d’inspiration agronomique. Mais vouloir en faire le modèle destiné à nourrir 70 millions de Français relève moins de l’écologie… que du romantisme.

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CoMaps : Randonnez, pédalez, conduisez hors-connexion - Déplacez-vous en toute confidentialité | CoMaps

Bon je refais de la pub pour CoMaps, parce qu'ils le méritent.
- C'est une bonne application GPS utilisable à pied, en voiture, en vélo.
- contrairement à Google elle ne collecte pas vos données personnelles ni votre position.
- elle est légère et réactive, même sur les vieux téléphones.
- elle est facile à utiliser.
- les cartes peuvent être stockées à l'avance dans le téléphone, donc aucune consommation de données mobiles si vous le souhaitez.
- l'application peut donc même vous guider en mode avion ou dans les endroits d'où vous n'avez pas de réseau.
- cartes très complètes basées sur OpenStreetMap.
- possibilité de sauvegarde quotidienne automatique de vos favoris.
- possibilité d'exporter/importer vos favoris vers/depuis d'autres application (import/export kml, import gpx)
- possibilité d'enregistrer des traces, et d'exporter/importer (format gpx).
- possibilité d'utiliser la puce GPS *sans* les services Google (pour éviter de donner votre position à Google).
- vous pouvez même suggérer des corrections de la carte à OpenStreetMap directement depuis l'application, ou laisser une note aux contributeurs OpenStreetMap.
- Si vous avez un compte OpenStreetMap, vous pouvez même apporter des ajouts et corrections directement depuis l'application.

Alors bien sûr elle n'est pas parfaite ni aussi complète qu'OsmAnd, mais elle fait un *excellent* boulot.
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Adieu Visa et Mastercard : 130 millions d'Européens basculent vers un paiement 100 % souverain dès 2026 - Les Numériques

Ahum.
- du point de vue client, il faut obligatoirement un smartphone Apple ou Google, et non rooté. Donc américain.
- du point de vue serveur, ça tourne sur l'infra d'AWS (Amazon). Donc américain aussi.
Donc on est encore très loin d'une solution 100% souveraine.
Mais au moins l'initiative est là.
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Google Search as you know it is over | TechCrunch

Merdification de la recherche Google : Fini les listes de liens en résultats. Désormais Google va vous imposer un agent IA.

EDIT: Un autre article sur le sujet : https://tante.cc/2026/05/20/on-google-declaring-war-on-the-web/

EDIT: Et la manière dont Google va monétiser cette nouvelle interface est encore plus malaisante (encore plus opaque que les précédentes) : https://matthiasott.com/notes/ad-infinitum
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Linux se paie Windows : la latence des jeux chute grâce à l'open source

L'opensource brise le monopole des constructeurs : « low_latency_layer [...] permet d’activer les technologies de réduction de latence ultra-rapides Nvidia Reflex 2 et AMD Anti-Lag 2 sur n’importe quel GPU, faisant fi des barrières de marques imposées par les constructeurs. Que vous possédiez une carte AMD, Nvidia ou Intel, vous allez pouvoir activer l’option de réduction de latence de votre choix. »

Et le tout en explosant les perfs par rapport à Windows. 👌
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