Parfois, il est difficile de savoir si un jeu rentre dans la ligne éditoriale de NoFrag. Quand on avait découvert Ballistic.exe en vidéo il y a quelques mois, on avait préféré le mettre de côté en attendant d’en savoir un peu plus. Mais la semaine dernière, à l’occasion du Steam Néo Fest, l’unique développeur du jeu a publié une démo. Il n’en fallait pas plus pour tester le titre à l’esthétique minimaliste, décrit par son créateur comme « Arma without the fun ».
En réalité, il s’agit d’un simulateur de tir extrêmement poussé, dans lequel on doit prendre en compte une foule de paramètres : la distance, le poids de la munition, la puissance de l’arme, le vent, la température du canon… Vous pouvez jeter un œil aux devlogs, vous avez une chance sur deux de trouver ça passionnant. Et une chance sur deux d’avoir envie de vous taillader les veines d’ennui. Lorsque l’on manipule l’arme, on ne peut pas se déplacer, mais ces phases sont entrecoupées de séquences de walking sim à l’ambiance un poil dérangeante et très réussie. En gros, on doit relever des défis pour gagner de l’argent, qui sert ensuite à améliorer ses armes et à en débloquer d’autres. Si le démarrage est particulièrement ardu, notamment à cause de la maniabilité un peu particulière, la difficulté se lisse progressivement. Alors qu’on n’était pas franchement emballés au départ, on s’est finalement surpris à bien accrocher à la proposition.
On vous encourage donc à tester la démo de Ballistic.exe et à l’ajouter à votre liste de souhaits sur Steam s’il vous a plu. Pour l’instant, le jeu est prévu pour un vague 2027.
Début octobre, le studio FakeFish (Barotrauma) a publié une nouvelle vidéo pour présenter Frostrail, un FPS de survie autour d’un train. Si on n’avait pas été très tendres dans les précédentes news, ce trailer relève un peu le niveau. Le design des ennemis est toujours absolument raté et générique, mais la direction artistique globale ressemble enfin à quelque chose. Il y a comme une sorte de filtre rétro qui confère au titre une ambiance plutôt sympa. Dommage que le gameplay ait l’air aussi chiant : les combats font peine à voir et il faudra looter des merdouilles en métal ou des bouts de bois pour réparer son train et l’améliorer. Tout ça pour poursuivre son chemin et recommencer un peu plus loin. Youpi.
À moins que vous ne soyez particulièrement affriolés par les locomotives, on ne voit pas comment Frostrail pourrait convaincre. Peut-être faudrait-il essayer la démo, toujours disponible, mais on vous avoue que le courage nous fait défaut. D’autant que Voidtrain est déjà passé par là : plus original, il n’en était pas mémorable pour autant.
Quoi qu’il en soit, Frostrail est toujours prévu pour le dernier trimestre 2026. Si le kink ferroviaire vous démange, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam et tester sa démo.
Nous étions un peu passés à côté de l’information, probablement ensevelie sous les quinze mille actualités le mois dernier, mais Neon Giant a récemment publié un nouveau Dev Diary consacré à NO LAW. Baptisé Player Agency & Freedom of Approach, il détaille la manière dont le studio envisage la liberté d’action dans son FPS-RPG cyber-noir.
Selon les développeurs, il n’existera ni bonne ni mauvaise façon de progresser dans les rues de Port Désir. Les objectifs pourront être atteints en fonçant dans le tas, en privilégiant la discrétion, ou par le biais de la négociation. Plutôt que de scénariser des chemins précis pour chaque style de jeu, le studio explique avoir privilégié la mise à disposition d’un ensemble de compétences et de gadgets cybernétiques, et travaillé le level design pour laisser le joueur expérimenter, interagir avec l’environnement, ou encore faire les objectifs dans n’importe quel ordre. L’exemple présenté évoque la possibilité de précipiter un ennemi du haut d’un balcon, de le faire exploser, de le neutraliser avec une capacité spéciale ou d’élaborer un plan aussi débile que complexe avant de le déclencher à distance, tout en admirant le résultat. Neon Giant explique vouloir créer des systèmes capables d’interagir naturellement entre eux, au point de permettre des solutions improvisées auxquelles les développeurs eux-mêmes n’auraient pas pensé. Évidemment, après plusieurs visionnages, un détail continue d’attirer notre attention : à aucun moment, immersive sim n’est prononcé. Un choix étonnant de communication, alors qu’ils l’avaient évoqué dans leur précédente vidéo : on a l’impression qu’ils sont réticents à l’utiliser de nouveau, peut-être par peur de perdre le grand public, ou d’être frappé à leur tour par une malédiction.
NO LAW ne dispose toujours pas de fenêtre de sortie, mais si jouer à un immersive Sim, à peu près vous intéresse, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits sur Steam ou l’Epic Games Store.
On vous en avait parlé lors du Future Games Show il y a quelques mois, Whispers in the fog, est un jeu d’horreur psychologique développé en solo par Pasquale Scionti. L’histoire nous place dans la peau d’Adrian, parti à la recherche de son frère disparu dans la ville oubliée de Whispers, qui est envahie par un brouillard omniprésent, des silhouettes inquiétantes, et suffisamment de mystères pour, bien entendu, nous pousser à avancer malgré le bon sens. Une prémisse qui ne débordait pas d’originalité, mais qui peut s’avérer efficace si le développeur arrive à mettre ça correctement en scène.
La bande annonce montre une séquence timide de gameplay qui semble mettre l’accent avant tout sur la narration environnementale, entre exploration de bâtiments abandonnés, et découverte d’indices laissés derrière eux par les habitants de la ville. En revanche, ne vous attendez pas à un défouloir. Whispers in the Fog s’appuie principalement sur de l’observation et des énigmes, mais également une mécanique intéressante : The Fog, un brouillard qui s’épaissit et devient nettement plus dense à proximité immédiate d’entités surnaturelles. Une idée plutôt séduisante qui transforme la météo en signal d’alarme environnemental, d’autant que cette brume oppressante restreint brutalement le champ de vision au moment même où la menace se rapproche. Le développeur explique qu’on devra utiliser sa lampe torche pour repousser certaines créatures, privilégier l’évitement ou s’appuyer sur des armes de fortune et quelques munitions distribuées au compte-gouttes. L’ensemble évoque également l’excellent Alan Wake, notamment dans cette façon de mêler enquête, exploration et phénomènes surnaturels au cœur d’environnements forestiers oppressants. Mais une fois le brouillard retombé, la réalité réapparaît : pour le moment, ça ressemble toujours à une grosse démo technique.
Whispers in the Fog n’a toujours pas de date précise. En attendant d’en découvrir un peu plus, vous pouvez toujours jeter un œil à la page Steamdu titre et l’ajouter à votre liste de souhaits s’il vous donne envie.
Annoncé le 6 août dernier pour une sortie seulement deux semaines plus tard, VHOLUME est un projet indé développé par trois Lillois qui nous a immédiatement attiré par son esthétique brutaliste et son gameplay centré sur le parkour, apparemment très fluide. On ne va pas y aller par quatre chemins, le résultat s’est avéré à la hauteur de nos espérances.
Vous incarnez Robert, un homme à la recherche de tickets de rationnement pour sa famille, dans un monde dystopique et bureaucratique. Ce pitch de départ n’est qu’un prétexte à un voyage de parkour, et les rares dialogues avec des PNJ restent complètement optionnels. L’univers, d’inspiration brutaliste, à la fois épuré et mélancolique, constitue le premier point fort de VHOLUME. L’ambiance mystérieuse et envoûtante fonctionne à merveille, renforcée par des musiques planantes très réussies, et un HUD totalement absent par défaut. Tout l’aspect artistique est de haute volée, et le jeu tourne sur une patate malgré l’utilisation de l’Unreal Engine 5.
Si cette esthétique vous rappelle quelque chose, c’est normal. Léonard Lemaitre, l’un des trois développeurs français, avait sorti BABBDI avec son frère en 2022 dans un style visuel très similaire (déjà dans le genre plateforme), puis le très bon Fast FPS multijoueur STRAFTAT en 2024.
Wall running simulator
Le gameplay de VHOLUME tourne uniquement autour du saut et de la glissade. Dès les premières secondes, les sensations sont grisantes, grâce à une prise en main immédiate, et on progresse très rapidement à travers des environnements variés en courant sur les murs et en cherchant parfois son chemin. Quelques niveaux un peu ouverts requièrent de passer devant un certain nombre de PNJ afin de débloquer la sortie. Ce ne sont pas les passages les plus réussis de l’aventure, mais en général, il va seulement s’agir d’atteindre la fin du stage, le plus rapidement possible… ou pas.
En effet, VHOLUME peut totalement s’apprécier comme une expérience contemplative et presque hypnotique, sans chercher à atteindre des temps records. Une personne novice aux jeux de plateformes pourra finir le jeu sans difficulté. Mais les contrôles sont tellement intuitifs que vous allez naturellement vous améliorer au fil du temps. Le principal axe de progression va être la gestion de la glissade, qu’il va falloir activer au bon moment afin d’optimiser sa vitesse.
Le challenge, c’est le joueur qui se le fixe, en essayant par exemple de débloquer les médailles d’or sur toutes les maps, ou en se confrontant aux meilleurs du monde via des leaderboards, avec possibilité d’activer le ghost de n’importe quel joueur. Un mode multi est même présent, dans lequel vous pouvez vous confronter à d’autres participants, mais sans collisions, à la manière d’un Trackmania.
C’est un peu court, jeune homme !
La campagne de VHOLUME comporte 31 niveaux, pour une durée approximative d’1h30. C’est court, mais cela ne s’arrête pas là. Au sein de chaque map, un item caché permet de débloquer un stage supplémentaire, accessible ensuite par le menu, ce qui monte donc le compteur à 62 niveaux. Certains exploitent des gimmicks de gameplay absents des stages principaux, tandis que d’autres vont vous donner un peu plus de fil à retordre. Le jeu inclut également un workshop avec déjà plus d’une centaine de maps proposées. Pour en avoir essayé une quinzaine (les mieux notées par la communauté), je peux vous dire que la qualité est au rendez-vous. Au final, il y a largement de quoi s’occuper une bonne dizaine d’heures, pour un tarif dérisoire de 7 €.
Pump up the VHOLUME
VHOLUME constitue une excellenteexpérience de parkour au gameplay épuré et jouissif.Artistiquement magnifique, l’aventure s’adapte autant aux novices du genre qu’aux acharnés du speedrun. Que vous aimiez les trips contemplatifs ou la plateforme en vue subjective, vous pouvez foncer les yeux fermés.
Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.
Connu pour la série des jeux coopératifs et asymétriques We Were Here (Forever, Too, Together et Expeditions: The FriendShip), le studio Total Mayhem Games a sorti We Were Here Tomorrow le 20 octobre comme annoncé. Cependant, sur Steam, ce nouvel épisode fait inévitablement l’objet de comparaison avec ses prédécesseurs et divise ainsi les joueurs qui ont laissé une note globale moyenne. Concrètement, les joueurs déçus remontent surtout la répétitivité des puzzles chiants à résoudre, la présence de nombreux bugs et la difficulté à s’orienter dans ce puzzle map. Sinon, les autres joueurs semblent conquis par la nouvelle proposition du studio qui ne fait pas l’unanimité et apprécient la direction artistique ainsi que la résolution d’énigmes nécessitant l’emploi d’outils spécifiques propres à chaque joueur.
À la rédac, nous n’avons pas eu l’occasion de nous pencher dessus, mais si vous vous êtes lancés dans cette aventure coopérative, n’hésitez pas à nous faire part de vos retours. Si vous êtes intéressés par We Were Here Tomorrow, vous pouvez vous le procurer en profitant de la promotion à -10 % jusqu’au 3 novembre sur Steam, soit environ 18 €.
En ce milieu de semaine, Evil Raptor, le studio français derrière le FPS coop Far Far West, a publié un billet de blog Steam pour le déploiement de la nouvelle mise à jour d’Halloween. À cette occasion, toutes les cartes, anciennes comme nouvelle (REDWOOD), ont reçu leurs décorations effrayantes et sont associées à un événement temporaire (du 22 octobre au 12 novembre) qui vous permettent d’obtenir une monnaie spécifique pour débloquer skins, émotes… Également, de nouvelles quêtes et objectifs sont désormais disponibles, ainsi qu’une nouvelle arme, le jetpack, qui a été ajouté à l’arsenal. Pour rendre l’expérience plus satisfaisante, les devs ont mis en place un système de Disturbance qui permet d’augmenter progressivement la difficulté en fonction de vos actions menées (missions secondaires, quêtes et autres).
Si vous avez envie de pimenter vos sessions solos ou coopératives, le Dealmaker est un nouveau pnj présent sur la carte. Il vous offre la possibilité d’obtenir plus d’XP et d’uranium si vous acceptez un deal spécifique ou au hasard, qui varie en fonction de la difficulté choisie (par exemple, pourquoi pas vous prendre un largage de bombes corrosives toutes les x minutes jusqu’à la fin de la partie ?). Après une mission qui s’est passée sans encombre, vos amis et vous-mêmes pouvez faire une course de chevaux accessible depuis le hub (saloon) pour savoir qui a le plus gros e-penis du Far West. Pour terminer, vous avez le classique listing de correctifs et d’équilibrages que vous pouvez découvrir en lisant le présent billet.
Si cette nouvelle maj est plutôt fun, elle l’est encore plus si vous avez des copains ! Si vous souhaitez partir à l’aventure comme un cowboy solitaire ou rejoindre votre dream team qui n’attend plus que vous, vous pouvez vous procurer Far Far West en profitant de la promotion à -29 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit environ 14 €.
Découvert en ce début d’année et sorti en accès anticipé en mai dernier, HYPNOS, le walking sim surréaliste développé par le studio Redlock, quittera son accès anticipé le 29 octobre prochain. Pour rappel, vous incarnerez le vagabond Choron devant explorer la Cité sans Nom pour atteindre la Montagne Sacrée et y retrouver un mystérieux garçon sans visage. Durant votre périple, vous rencontrerez les habitants des lieux avec lesquels vous pourrez interagir, et vos choix influeront sur la suite des événements. Sur Steam, les joueurs ont laissé une note globale très positive en soulignant l’incroyable qualité artistique du jeu. Néanmoins, quelques uns remontent la mauvaise optimisation, la lenteur du gameplay (vu que c’est un walking sim, ça n’a rien d’étonnant !) et quelques bugs.
La direction artistique du jeu est juste sublime, que ce soit les environnements ou le design des personnages. Les musiques ont l’air de très bonne facture en nous immergeant d’emblée dans ce monde pour le moins intriguant. Loin de l’action et des échanges de balles pour la domination d’un point stratégique, HYPNOS se veut plus être un voyage contemplatif entouré de mystères qui ne nous laissent pas indifférents à la rédac. En attendant sa sortie pour cette fin de mois, vous pouvez toujours ajouter HYPNOS à votre liste de souhaits Steam et jouer à la démo toujours disponible, si vous êtes intéressés.
Découvert en ce milieu d’année, Guns of Eschaton se présentait comme une soulslike à la première personne se déroulant dans un Western alternatif imaginé par Viktor Antonov. Pour rappel, c’était le directeur artistique du studio Eschatology Entertainment avant son décès l’année dernière, mais il était surtout connu pour son travail sur des licences telles que Half-Life 2 ou Dishonored. À la rédac, dès la première vidéo gameplay, nous n’étions pas particulièrement convaincus, la faute à un gameplay plutôt mou et ennuyeux. Même la démo, qui était sortie récemment, nous avait conforté dans nos premières impressions et du côté de Steam, le retour des joueurs était également mitigé. Ces derniers s’accordaient à dire que la direction artistique était sublime, mais que l’optimisation et certaines mécaniques de gameplay étaient à revoir. Malgré tout, l’équipe de dev ne change pas ses plans et confirme la sortie de son FPS coopératif pour le 8 décembre prochain au travers d’un nouveau trailer.
Comme dit précédemment, l’univers de Guns of Eschaton est plutôt original et beau, que ce soit pour les environnements ou les boss. On comprend qu’après plus de trois ans de développement, le studio souhaite sortir son jeu et probablement passer à autre chose. Mais ne devrait-il pas reporter de quelques mois pour au moins peaufiner l’optimisation à défaut du gameplay qui divise les joueurs ? Par ailleurs, à l’occasion du Steam Neo Fest de ce mois d’octobre, la démo a été mise à jour, si vous souhaitez tester ou à nouveau donner sa chance au jeu. En attendant le 8 décembre prochain, vous pouvez ajouter Guns of Eschaton à votre liste de souhaits Steam, si la lenteur et la difficulté d’un soulslike FPS ne vous rebutent pas.
Comme annoncé le mois dernier, Deep Dish Dungeon, le dunjeon crawler coopératif à la première personne développé par le studio Behold, est sorti en accès anticipé ce 13 octobre. Sur Steam, les avis sont plutôt positifs et soulignent en grande partie l’aspect exploration en équipe qui fait tout le sel du jeu. Que ce soit la résolution d’énigmes, la préparation de repas ou encore la direction artistique, la communauté semble convaincue. À contrario, d’autres joueurs remontent la présence de bugs plus ou moins agaçants (notamment la perte du stuff qui ruine une partie), la taille de l’inventaire trop contraignante, les mécaniques de combats simplistes, la courte durée de vie et une expérience solo plus ardue qu’en coop. Néanmoins, les devs ont été plutôt réactifs concernant la perte de stuff qui pourrissait la vie des joueurs en publiant un patch dans le courant de cette semaine.
Pour du rétro, le jeu a l’air plutôt beau et semble prendre tout son sens en explorant des donjons avec des amis. À la rédac, on avait joué à la démo qui s’avérait sympa au final avec son côté survie, même si la partie cuisine nous avait un peu rebuté aux premiers abords. Si vos camarades et vous-même êtes intéressés, vous pouvez vous procurer Deep Dish Dungeon en profitant de la promotion à -20 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit un peu moins de 13 €. Également, la démo est toujours disponible pour vous faire votre propre avis.
Alors que l’on aurait pu penser que l’arrivée d’une 1.0 devait être marquée à minima par une bande-annonce tape à l’œil, Misterial Games, le studio derrière Stygian: Outer Gods, a préféré un simple billet de blog Steam annonçant l’arrivée de la 1.0 pour le 26 octobre prochain et d’une édition collector incluant des goodies qui seront vendus séparément. Les détails concernant le contenu de cette build sont plutôt maigres (même pas quelques screenshots, c’est triste !), mais vous pouvez au moins à vous attendre au dernier chapitre avec son lot de puzzles, d’artefacts, d’ennemis et d’armes, ainsi que le boss final pour clôturer le tout. Les devs ont informé également qu’il y aura des promotions à venir pour ne pas vous ruiner.
À la rédac, notre expert MathMoite avait plutôt aimé l’accès anticipé Stygian: Outer Gods à sa sortie et peut-être que l’on vous fera un bref retour lors d’un NoScope, sait-on jamais ? En attendant le déploiement de la 1.0 prévu pour le début de semaine prochaine, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam, GoG ou l’Epic Games Store (à venir). Également, si vous êtes intéressés, vous pouvez profiter de la promotion à -20 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit un peu moins de 23 €, et nous soutenir au passage.
Après avoir lancé des playtests et une démo, DERELIKT, le rétro-FPS d’horreur se déroulant dans l’espace, n’avait toujours pas de date de sortie. Ce n’est qu’en ce début de semaine, sans crier gare (ni de billet de blog Steam, ni de publication officielle sur la chaîne YouTube de l’éditeur Hyperstrange) qu’une nouvelle bande-annonce révèle le 13 novembre prochain. Ainsi, il n’y aura pas à attendre longtemps pour arpenter les couloirs d’une station de recherche, ainsi que la surface rocheuse d’un astéroïde peuplé d’aliens. Entre quelques séquences de gunfights nerveux et la présence d’une mystérieuse créature, on y découvre également de nouveaux environnements, puzzles et ennemis ressemblant soit à une énorme limace avec des dents, soit à un sphère flottante avec des yeux. Le gunplay a l’air bon et nerveux. L’aspect horrifique semble plutôt bien retranscrit avec un côté parfois claustrophobique.
À la rédac, on se prépare déjà mentalement pour faire face aux horreurs cosmiques tapis dans l’ombre. En attendant la sortie de DERELIKT prévue pour le mois de novembre, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits Steam ou GoG et jouer à la démo toujours disponible ici.
Comme prévu, la saison 2 de WARDOGS a démarré le 15 octobre dernier. On vous avait déjà parlé des modifications prévues, mais si vous voulez le détail complet, un patch note a également été publié. À noter que depuis, d’autres ajustements ont déjà pu être effectués, comme la suppression du bonus d’XP et d’argent accordé à l’équipe bleue : tout le monde se ruait dessus, ce qui ne faisait que déplacer le problème chez les rouges. Dans les grandes lignes, on peut citer l’arrivée de la pluie, qui change complètement la distance d’engagement, une réorganisation des déblocages d’équipement ou encore l’ajout de batteries pour utiliser les lunettes thermiques. On remarquera aussi le region lock basé sur le ping, qui ne semble malheureusement pas vraiment fonctionner. En effet, lors de notre session en live de la semaine dernière sur la chaîne Twitch de NoFrag, des cheaters chinois affichant plus de 120 ms de ping sont régulièrement venus perturber la soirée. Malgré cela, l’expérience de cette nouvelle saison a été plutôt bonne. Peut-être que cette fois-ci, c’est nous qui sommes trop indulgents…
Les plaintes des joueurs sont tout de même nombreuses, comme l’indiquent les 62 % d’avis positifs uniquement sur les derniers jours. Le reproche qui revient le plus souvent concerne la progression, jugée trop rapide : les tryharders ont la possibilité de sortir des lance-grenades, alors que la majorité des autres n’a pas encore débloqué la moindre nouvelle arme. En plus, il s’avère qu’un bug sur les compétences de pilotage a permis à des petits malins d’accéder au tank en quelques heures, rendant le wipe (remise à zéro du compte) d’autant plus frustrant pour les honnêtes joueurs. Heureusement, le sujet a été pris en main par les devs afin d’annuler ce grind abusif. Ce qu’ils n’ont pas réussi à endiguer, en revanche, c’est le cheat. Très efficace pour empêcher le jeu de fonctionner sous Linux, leur solution Elytra ne gêne apparemment toujours pas trop les connards avec des wallhacks et des aimbots. Même s’il n’y a qu’un faible pourcentage de nuisibles, avec des serveurs de 100 utilisateurs, les chances d’en avoir un dans une partie sont malheureusement grandes. Tout le monde attend désormais une réaction de Bulkhead, qui reste particulièrement silencieux sur la question.
Le 13 octobre dernier, Valor Mortis est sorti sur Steam. On avait été très étonnés par l’annonce d’un soulslike napoléonien par le studio polonais One More Level (Ghostrunner, Ghostrunner 2) en août 2025, mais la pré-alpha et la démo nous avaient convaincus. La version complète semble satisfaire les joueurs, puisque les avis Steam sont plutôt positifs. Tout n’est pas rose cependant : le jeu a l’air perclus de bugs, comme l’indiquent nos confrères de Gamekult. Heureusement, les développeurs restent sur le pont et ont déjà publié un premier patch. D’autre part, la difficulté pourrait également être un peu mal dosée, notamment du côté des boss, au point de bloquer les joueurs les plus nuls dans leur progression.
À la rédac, vous avez peut-être suivi le live de MathMoite sur la chaîne Twitch de NoFrag, dans lequel il trouvait l’expérience très bonne, malgré le positionnement parfois étrange de certains ennemis. Des problèmes d’équilibrage gênants, mais rien qui ne puisse être corrigé dans les prochaines semaines.
Si vous ne voulez pas attendre notre verdict définitif, vous pouvez d’ores et déjà retrouver Valor Mortissur Steam au prix de 40 €.
La semaine dernière, Odd Town, développé par le studio The Flying Baguette, est sorti comme prévu ce 15 octobre et a connu un démarrage plutôt difficile. En effet, cet immersive sim se déroulant dans une petite ville française n’a pas attiré foule. En dépit des quelques avis positifs sur Steam, les joueurs soulignent que le concept de base, bien que prometteur, n’est pas assez travaillé. Les utilisateurs mécontents remontent la présence de bugs, une durée de vie très courte et un gameplay qui manque de profondeur. Au moins, ils s’accordent tous à dire que la direction artistique du jeu est réussie. Également, il est à noter que le français n’est pas présent, ce qui est bien dommage et aurait pu contribuer davantage au côté dépaysant. D’autre part, le développeur a utilisé l’IA générative pour quelques aspects au début du développement, et s’il est résolu à remplacer tous ces éléments, il en reste encore actuellement, notamment du côté des dialogues.
À la rédac, on n’a pas eu le temps de se pencher dessus car trop occupés par le Stunfest (et notre NoScope du 24/10 à 20h30, venez nous voir !) qui se déroulera du 23 au 25 octobre. Si vous êtes intéressés par Odd Town, ce dernier bénéficie toujours de sa promotion de lancement à -10% sur Steam ou GoG jusqu’à demain, soit un peu moins de 13 € pour le premier et environ 10 € pour le deuxième.
Comme annoncé lors de la Gamescom 2026, Boltgun 2, suite directe de Warhammer 40 000: Boltgun et développé par le même studio Auroch Digital, est sorti ce 14 octobre pour le plus grand plaisir des purgeurs d’hérétiques de l’Empereur. Même si l’engouement est moindre que son prédécesseur, cela n’empêche pas à ce nouvel épisode d’avoir une note globale très positive de la part des utilisateurs Steam. Cependant, les Ultramarines élites trouvent le jeu trop facile et ennuyeux avec la présence de bugs – certes moins nombreux qu’une vague de Tyranides – et d’une optimisation corrompue ne rendant pas honneur à sa sainte-machine de guerre bénie par l’Omnimessie. Les devs ont déjà pris note de ces premiers retours et travaillent sur un patch correctif qui sera déployé prochainement.
À la rédac, l’Ultramarine Loulou s’est lancé dans cette purge afin d’éradiquer la corruption et vous fera un retour de ses mémoires de guerre prochainement. Si vous n’avez pas la patience d’attendre ce récit glorieux entaché de quelques morts au passage, vous pouvez vous procurer Warhammer 40 000: Boltgun 2 chez notre partenaire gamesplanet avec une réduction de 10 %, soit 23 €.
C’est marrant, on parlait plus tôt dans la journée de Heathen, et des RPG dungeon crawler en première personne. Si vous êtes familiers avec cette typologie de jeux, vous avez probablement au moins entendu parler de Legend of Grimrock, véritable référence moderne du genre, qui plonge le joueur dans des dédales issus tout droit des jeux des années 80-90, à la Dungeon Master. On s’intéresse aujourd’hui au projet en cours de développement du co-créateur de Grimrock, Antti Tiihonen, qui travaille en solo sur le titre Reconfigure. Le dev au très joli CV (Noita, Control, Alan Wake…) recherche actuellement de nouveaux playtesters pour lui faire des retours sur du contenu inédit.
Le soft a pour particularité – outre l’aspect visuel tout à fait hors du commun de son univers futuriste – un gameplay versatile qui veut mélanger les composantes d’un RPG, d’un FPS et d’un puzzle game, tout en mettant à l’honneur l’exploration. Une proposition pour le moins ambitieuse, sur le papier. Nous vous avions fait part d’une analyse plus détaillée à ce sujet quelques mois plus tôt, après la diffusion d’un premier trailer. Avant Reconfigure, Antti a fait ses armes sur le genre puzzle game à travers le très apprécié Stuffo the Puzzle Bot (à priori reçu avec enthousiasme pour des raisons indépendantes de la créativité audacieuse de son titre).
Ayant annoncé il y a quelques jours la complétion d’une nouvelle build contenant des player skills, de nouveaux ennemis, énigmes et niveaux inédits, le développeur indé fait sur Bluesky un appel aux playtesters volontaires pour donner leur avis sur l’état actuel du jeu. Une bonne manière de se faire une idée sur le titre tout en filant un coup de main. Bien entendu, ça ne coûte rien (à part du temps), alors si l’envie vous prend de jeter un oeil au projet Reconfigure, on ne peut que vous inviter à vous rendre sur la page Steam du jeu, d’où vous pourrez en apprendre un peu plus, ajouter le soft à votre wishlist ou encore vous inscrire au fameux playtest.
Le titre est taquin, mais très franchement, il serait de mauvaise foi d’affirmer que Heathen n’a pas un indéniable charme. Seulement voilà, lorsque dans la première minute du nouveau trailer, le lead dev affirme que le point de différenciation de son jeu réside dans l’idée d’un action RPG en vue subjective, il y a de quoi se demander si le concept n’est pas un peu léger. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous citer les jeux cultes qui partagent cette même base de gameplay, mais ne serait-ce que récemment, des titres comme Raidborn ou Monomyth arrivent régulièrement avec une proposition très similaire. Et encore, estimons-nous heureux de ne pas avoir droit ici à un énième roguelike, roguelite ou que sais-je (on sature à force, non ?).
Heathen, pour rappel, c’est donc un RPG en vue à la première personne au cours duquel on contrôlera un personnage en quête de vengeance dans ses allers et retours au plus profond des entrailles insondables et pleines de microbes d’un interminable donjon généré procéduralement pour notre plus grand plaisir. Entre deux expéditions, on retournera dans la petite bourgade fort accueillante (c’est faux) de Saltgrave, qui nous permettra de… Eh bien de faire tous les trucs qu’on fait dans toutes les villes de RPG, j’vais pas vous faire un dessin.
…
En fait si, je vais vous faire un dessin :
Mais trêve de persiflage, si on s’attarde un peu sur les quelques éléments abordés et/ou visibles dans ce nouveau trailer de gameplay, plusieurs choses sont malgré tout dignes d’intérêt. L’élément le plus flagrant, c’est le moteur physique du soft. Clairement, le système de démembrement a l’air satisfaisant, et – si l’on en croit les dires de la voix off – mécaniquement exploitable, ce qui peut être très fun. L’ambiance visuelle est assez sympathique, même si les pièces ont toujours l’air relativement vides et répétitives, comme on l’avait noté il y a de cela quelques mois. On a également plusieurs classes de départ, et les spécificités liées aux compétences et à la progression de chacune d’elles donnent envie d’en savoir plus.
Même si Christopher Yabsley ne s’en cache pas une seule seconde, l’inspiration Diablo premier du nom est particulièrement marquée au niveau de la structure du titre, mais aussi et surtout côté interface de jeu et identité visuelle globale. Des partis pris compréhensibles, mais qui ne sauveront pas Heathen si la satisfaction de l’exploration n’est pas au rendez-vous souris en main. On croise les doigts pour que la démo qui pointera prochainement le bout de son nez nous rassure quelque peu sur la solidité de la proposition, qui a de quoi en séduire plus d’un tant que l’exécution est bonne. Direction la page Steam du jeu pour en savoir un peu plus, s’il vous donne envie.
Cela faisait un petit moment qu’on n’avait pas vu une nouvelle adaptation des œuvres de Clive Barker. Du mémorable Undying en 2001 au mitigé Jericho en 2007, on attendait avec curiosité l’adaptation de son univers le plus viscéral : Hellraiser. Avant de devenir un classique du cinéma d’horreur des années 80, Hellraiser est né sur le papier en 1986 avec la nouvelle The Hellbound Heart. C’est à ce monument que s’attaque aujourd’hui Saber Interactive dans Clive Barker’s Hellraiser: Revival, avec l’aval direct de l’écrivain britannique. Voir débarquer les Cénobites et la redoutable boîte de Lemarchand dans un FPS orienté action-horreur était un pari risqué, mais les premières minutes de jeu ont montré une fidélité absolue. C’est sans concession, poisseux, malsain et viscéral, mais jamais gratuit. Hellraiser: Revival embrasse sans détour la noirceur originelle de Barker, où gore, cuir et chair lacérée s’assument pleinement sans jamais rougir.
Tout au long de l’aventure, vous allez suivre l’histoire d’Aidan Lynch, un ancien taulard membre d’un gang criminel affilié aux Hellraisers. Son quotidien tournait jusqu’ici autour de la drogue, de l’alcool et du sexe : un profil autodestructeur taillé sur mesure pour attirer les foudres de la boîte de Lemarchand. Lorsque lui et sa compagne Sunny finissent par activer le cube mécanique, Aidan voit débarquer les Cénobites. Pris au piège, Sunny se retrouve esclave de la douleur, et son corps n’est rapidement plus qu’un tas d’os et de chairs en lambeaux. Pour espérer la sauver et lui rendre son enveloppe humaine, le marché imposé par les Cénobites est simple : vous allez devoir leur rapporter les trois cœurs des fidèles de Léviathan. Une quête viscérale qui embarque notre homme dans une descente aux enfers monumentale où règnent la souffrance et le sadisme, et où tous les interdits sont mis en avant. On retrouve dans cette trame énormément de similitudes avec la mythologie Hellraiser. Les Cénobites y sont ultra bien représentés : les quatre figures emblématiques du Dédale sont bel et bien de la partie et nous accompagnent dans notre parcours avec plus ou moins de bienveillance. Dans l’ensemble, l’histoire demeure particulièrement fidèle à l’œuvre d’origine et ravira sans mal les fans de cette saga devenue culte.
Un air de Village
Hellraiser: Revival n’est pas un simple FPS horrifique. C’est aussi un jeu d’action aux mécaniques de survival horror bien connues. Les inspirations évidentes puisées du côté de Resident Evil Village sont très présentes. Pour autant, le titre propose différents rythmes. On alterne ainsi entre des phases d’exploration orientées horreur, des puzzles à résoudre, et des séquences d’action beaucoup plus musclées. Vous passerez bien évidemment par le fameux monde du Labyrinthe où des séquences de plateforme et des courses-poursuites seront au rendez-vous. Lors de l’aventure, à plusieurs reprises, le jeu imposera des moments de respiration avec une gestion d’inventaire obligatoire. Celui-ci étant limité, vous ne pourrez pas tout transporter et, même en augmentant la capacité de stockage, vous serez obligé de déposer votre matériel dans des caisses de stockage mises à disposition près de la marchande. En fouillant les recoins de chaque zone, on glane des pièces de monnaie et divers objets. On déverrouille des coffres et on déniche divers trésors destinés à être revendus. Le pécule ainsi amassé permet ensuite d’acheter du soin, de précieuses munitions, des plans de fabrication, mais aussi d’améliorer l’arsenal – armes de mêlée comme armes à distance. La boucle de progression et les allers-retours réguliers rappellent bien évidemment les aventures mouvementées d’Ethan Winters dans RE Village. Même si l’aventure se veut assez linéaire, on retrouve le principe du hub, où l’on part explorer une zone avant de revenir au point central pour y ouvrir une porte.
Côté mobilité, la prise en main propose l’essentiel : sprint, glissade et possibilité d’effectuer un demi-tour instantané. Pour un FPS orienté action et infiltration, on regrette toutefois l’impossibilité de se pencher sur les côtés. Se décaler à découvert nous expose bien trop facilement à la vue des ennemis, d’autant que lors des gunfights, ces derniers n’hésitent pas à se mettre à couvert et à se pencher pour nous canarder. Autre concession déroutante : l’impossibilité pure et simple de sauter, l’action étant ici remplacée par un dash d’esquive taillé pour éviter les attaques au corps-à-corps. Au-delà des combats, cette absence de saut engendre une sacrée frustration dans l’exploration. À l’image de Silent Hill: Townfall, on se retrouve régulièrement bloqué devant une simple caisse ou des obstacles ridicules d’à peine un mètre de haut qu’il est impossible d’enjamber ou d’escalader.
Tout dans le cuir, rien dans le canon
Lors des affrontements, même s’il est possible d’éliminer discrètement un ennemi ou deux au couteau, la furtivité montre vite ses limites. La fête se termine généralement en bain de sang, parsemé de membres coupés et de cadavres inertes. On peut également manipuler les flammes pour transformer la moindre menace en torche plus ou moins humaine. Ainsi, on prendra plaisir à préparer des pièges à ours et à verser de l’essence sur le sol pour se préparer à une future embuscade. Le corps-à-corps s’avère gratifiant et plutôt efficace, même s’il demande de s’exposer. On jongle entre deux catégories d’instruments : les armes contondantes (battes, masses) et les armes tranchantes (scies, machettes). Les premières servent principalement à fracasser les protections et armures des créatures, ouvrant une brèche pour que les secondes puissent enfin découper la chair dignement. Attention toutefois à l’usure : chaque arme de mêlée dispose d’une jauge de durabilité, et il faudra les entretenir et les renforcer à l’aide de kits d’amélioration.
Utiliser le cube consomme de la souffrance. Celle-ci se régénère en éliminant les cibles. La boîte de Lemarchand confère des pouvoirs de télékinésie permettant de projeter violemment des scies circulaires, ou d’autres joyeusetés tranchantes directement dans le buffet des assaillants. Une mécanique qui dynamise les combats en offrant aux joueurs une alternative quand on manque de munitions.
Concernant les armes à feu, les sensations de tir ne constituent clairement pas la force du titre. Pourtant, l’arsenal mis à disposition est plutôt complet : pistolet, revolver, fusil à pompe, AK et pistolet-mitrailleur. Tous peuvent recevoir diverses améliorations pour gonfler leurs caractéristiques, qu’il s’agisse de monter des viseurs ou de leur greffer des munitions inflammables. Le bât blesse en revanche sur le feeling : les détonations sont assez timides et l’ensemble des armes accuse un certain manque de punch souris en main. Mais des interactions avec le décor permettent d’infliger de lourds dégâts au lieu de simplement vider ses chargeurs en reculant.
Le bestiaire, quant à lui, est assez limité. On retrouvera les fidèles cultistes au goût vestimentaire douteux et des immondices d’un autre monde. Leur apparence varie selon la puissance de l’ennemi. Du côté des boss, on se retrouve la plupart du temps face à des sacs à PV dont les attaques deviennent vite prévisibles. Les affrontements prennent systématiquement place dans des arènes fermées, gavées de ressources et de caisses de ravitaillement. Des ressources utiles dans les plus grosses difficultés du jeu ou celles-ci se font rares. Même si les duels se bonifient au fil des heures, il est un peu frustrant de devoir patienter jusqu’à l’ultime boss pour avoir enfin droit à un combat qui a de la gueule et du répondant.
Un sans-faute pour Pinhead, pas pour Unreal Engine
Côté technique et réalisation, la plus grande réussite du titre réside sans conteste dans sa direction artistique et son level design, qui rendent un hommage vibrant à l’univers créé par Clive Barker. L’une des véritables forces de la progression est ce changement permanent entre le monde réel et le Dédale. Si le monde réel pose le cadre, le Labyrinthe, lui, s’impose comme la véritable pièce maîtresse du jeu : une identité visuelle magistrale et malsaine, où l’architecture sublime chaque détour. C’est ultra détaillé et particulièrement soigné visuellement. Les longs couloirs et cette infinité de béton sont fidèles à l’univers. Aussi, on appréciera – ou pas – la présence de nudité sans détour et du BDSM. Un parti pris suffisamment rare dans les production actuelles. Mention spéciale au passage dans un club fétichiste, une séquence à la fois dérangeante et hilarante, qui marche du feu de dieu.
Sur le plan des performances pures, le bilan s’avère un poil plus mitigé. Sans être aux fraises, l’Unreal Engine montre encore ses limites habituelles, avec de fâcheux stutters et des petits freezes qui viennent parfois gâcher la fête, surtout lors des transitions ou des arrivées d’ennemis. Rien d’absolument rédhibitoire pour clore l’aventure, mais on espère que les prochains correctifs viendront raboter ces aspérités techniques. L’ambiance sonore, pour sa part, est vraiment réussie. Le travail sur les effets d’ambiance et les bruits de chair triturée renforce l’angoisse en permanence. Le doublage s’avère lui aussi particulièrement solide, avec une mention spéciale incontournable pour Pinhead : le fait que Doug Bradley, son interprète original, soit revenu prêter sa voix, ancre définitivement le jeu dans sa mythologie et procurera des frissons chez les puristes.
Du plaisir dans la douleur, mais pas partout
Saber Interactive ne signe pas un chef-d’œuvre intemporel du FPS, mais livre une adaptation infiniment plus respectueuse et viscérale que ce à quoi les adaptations de films d’horreur nous ont habitués. En piochant sans vergogne dans la formule éprouvée de Resident Evil Village, Hellraiser: Revival s’assure une boucle d’exploration prenante, transcendée par une direction artistique remarquable et un sound design de qualité. Dommage que le tableau soit terni par un gunplay un peu plat, des boss prévisibles et une mobilité qui vient briser l’immersion sur certains obstacles. On regrettera également l’absence d’un mode New Game Plus, pourtant classique absolu du survival-horror. Les fans d’horreur et surtout de Clive Barker y trouveront quand même largement leur compte : un spectacle d’une noirceur fascinante, voire irrésistible, tellement bien mis en scène qu’on adore s’en délecter, tout en remerciant le ciel de ne pas être attaché au crochet. Entre cuir noir, piercings, chairs écorchées, crochets, scarifications et chaînes, tout est parfaitement assumé et confère au titre une identité unique pour un jeu vidéo.
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Désormais édité par Retrovibe, Cop Bastard, le rétro-FPS se déroulant dans les rues du Japon, a dévoilé hier sa date de sortie, soit le 29 octobre prochain. Ici, il est juste de question de prendre les armes pour plomber du yakuza et repeindre les allées de leur sang. Il ne faut surtout pas oublier de conclure tout cela en leur crachant à la figure. Comme vous l’aurez compris, ce rétro-FPS ne semble pas briller par la profondeur de son scénario. L’IA ennemie est toujours aux abonnés absents et le gunplay a l’air de faire mouche grâce aux énormes giclées d’hémoglobine. Même si la boucle de gameplay paraît redondante, on pourrait tout de même bien s’amuser pendant quelques heures.
En attendant la sortie de Cop Bastard pour la fin de ce mois, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits Steam ou GoG et également jouer à la démo toujours disponible.