Nivalis Nights est enfin disponible, et marque l’aboutissement d’un développement mené par ION Lands et suivi de près par une communauté déjà acquise à leur vision cosy du cyberpunk. Un parcours qui aura connu un rebranding de dernière minute, et une communication plutôt parcimonieuse. ION Lands revient avec sa ville verticale et saturée de néons, mais cette fois avec une proposition plus calme, presque contemplative. Cloudpunk avait été accueilli très chaleureusement à sa sortie, et bien qu’à la rédaction, nous n’avions pas eu de temps à nous y consacrer, le jeu a été encensé, notamment pour son ambiance et son écriture, ce qui avait poussé le studio à continuer d’explorer son univers sous un angle différent cette fois-ci. Depuis, l’équipe a régulièrement partagé des devlog, sans jamais vraiment détailler en profondeur les mécaniques du jeu. Un silence qui a attisé notre curiosité autour de ce nouveau titre.
Le jeu nous place dans la peau d’un habitant de Nivalis, une cité cyberpunk en monde ouvert, qui s’étend de l’océan aux nuages. On nous propose de démarrer avec un simple commerce, avant de potentiellement gérer des restaurants, des bars, des clubs, mais également décorer ses appartements à la manière des Sims, pêcher, cultiver (espérons-le, du malt et du houblon), rencontrer les habitants et se perdre dans l’immensité de la ville. Une vision cyberpunk plus douce, plus domestique, mais qui n’échappera pas aux problèmes du quotidien. Les premiers chiffres sont assez encourageants : environ 6 800 joueurs connectés au pic de la journée selon SteamDB. Les avis Steam sont toutefois mitigés pour le moment, et oscillent entre enthousiasme pour l’univers et performances instables, chutes de framerate, ou problèmes d’optimisation.
Si vous souhaitez avoir l’occasion de devenir quelqu’un… dans un jeu, vous pouvez retrouver Nivalis Nights en promo pour la sortie à –20 % (soit 20 €) chez notre partenaire Gamesplanet jusqu’au 12 octobre.
Six Days In Fallujah n’est décidément pas prêt à sortir en 1.0, et cette fois ce n’est même plus une question de gameplay, de réalisme ou une énième polémique sur la représentation de la guerre. Un peu d’histoire. Le jeu, annoncé en 2009 avec une sortie prévue pour l’année suivante, a déjà survécu à une décennie de polémiques, de faillites, de résurrections improbables et de promesses oubliées. Le développement a débuté avec le studio Atomic Games, mais quelques mois après avoir été officialisé, son éditeur, Konami, s’est retiré après la levée de boucliers et les controverses sur le jeu. Une décision suivie de la faillite d’Atomic Games en 2011, et l’arrêt du développement. Quelques années plus tard, Victura et Highwire ont commencé à développer discrètement une nouvelle version, annoncée en 2021. L’early access a débuté en 2023, et bien qu’il restait beaucoup de travail, nous avions apprécié à la rédaction l’expérience. Depuis sa sortie, plusieurs mises à jour importantes ont été publiées, mais aucune feuille de route sérieuse n’a été définie. En dehors de la roadmap 2024, le jeu n’a connu que très peu de nouveaux contenus, si ce n’est amélioration de QoL, et légères évolutions de maps déjà existantes. La dernière mise à jour importante date maintenant de plus d’une année. Un playtest pour la prochaine mise à jour a été annoncé au mois de juin, mais le studio n’a pas donné de nouvelles depuis.
à gauche, la roadmap à la sortie en early access en 2023, à droite, la même roadmap épurée quelques mois plus tard…
On en arrive à l’affaire entre le studio et son éditeur. Le problème a éclaté au début de cette année, après qu’une build de la version 0.6, envoyée pour un jalon majeur, a été rejetée, puis une autre, et encore une autre. L’explication donnée par l’éditeur, Secret Mode, est la suivante : mauvaises performances techniques, longs temps de chargement et problèmes avec l’IA des ennemis. L’éditeur a alors activé ses droits de prise de contrôle prévus dans le contrat négocié l’année dernière en contrepartie d’un financement supplémentaire, et les conséquences sont désastreuses pour le studio. Le développement des jeux vidéo et son financement sont très complexes, et souvent conditionnés à un droit d’étape. Qu’est ce que ça veut dire ? Que l’éditeur a la possibilité, dans des cas précis déterminés et inscrits dans le contrat, d’assumer le contrôle du développement si le développeur n’a pas réussi à respecter les jalons. Dans le cas de Six Days in Fallujah, après deux nouvelles soumissions échouées. Si Secret Mode obtient gain de cause, ce n’est plus 50% mais 75% des revenus qui seront désormais pour l’éditeur, et le studio devra également céder l’IP et le code source du jeu. Victura a, dans un premier temps, essayé de régler le conflit, mais face à l’échec des discussions, le studio accuse désormais Secret Mode d’avoir monté une véritable opération pour lui arracher la propriété et le code source du jeu. Le plus drôle dans l’affaire, c’est le juge de la Haute Cour de justice britannique qui semble s’en battre les couilles ou n’y rien comprendre, et a refusé de donner le contrôle du code source à l’un ou l’autre en attendant un procès.
Le youtubeur BigFryTV donne d’ailleurs, dans sa dernière vidéo, d’autres détails intéressants. Les éléments accessibles du dossier semblent par exemple indiquer que Victura affirme avoir déjà investi plus de 52 millions de dollars sur une période de 8 ans. Pour se donner un ordre de grandeur, le budget de Ready or Not est estimé entre 5 et 10 millions de dollars, et Hell Let Loose à environ 5 millions de dollars. On y apprends également que Secret Mode a demandé à Splash Damage d’évaluer les builds envoyées afin d’appuyer ses propos et sa décision. Une version 0.8 serait d’ailleurs d’ores et déjà dans les cartons, mais en hiatus suite aux problèmes entre le studio et son éditeur. Difficile de choisir entre rire et pleurer, au vu du n’importe-quoi de cette affaire. Mais, lorsqu’on regarde le nombre de joueurs actuels, la sortie en version 1.0 semble être la priorité pour redonner un coup de fouet à la base de joueurs. C’est également peut-être le moyen le plus simple de clôturer le développement désastreux qu’a connu Six Days In Fallujah, et laisser les équipes passer à autre chose.
C’est avec étonnement qu’en préparant le café ce matin, nous avons découvert qu’Ivar Hill, lead developer de Core Decay, a discrètement ajouté de nouvelles images à la page Steam de son FPS de science-fiction avec des éléments d’infiltration et d’immersive-sim. Quelques mois après avoir, sans aucune explications, discrètement supprimé l’essentiel du contenu de la page Steam du jeu, lesite dédiéainsi que le forum, cette modification semble confirmer que le jeu est toujours en développement. Une mise à jour d’autant plus surprenante au vu de l’absence de communication et de mises à jour sur le développement depuis bientôt deux années. Une bonne partie de la communauté, tout comme la rédaction, voit dans le jeu un successeur de l’excellent et cultissime Deus Ex. Les dernières images présentées montrent des améliorations de l’UI, axées sur le confort de vie, et toujours cette direction artistique cyberpunk, néon noir inspirée de l’œuvre d’Ion Storm.
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En attendant, espérons-le, une communication officielle, vous pouvez toujours l’ajouter à votre wishlist via Steam, du moins si la page n’a pas disparu à nouveau d’ici-là au moment où vous lisez ces lignes.
Presque dix ans après ses débuts en accès anticipé, Quake Champions s’apprête à tirer sa révérence. Dans un communiqué signé id Software, XBOX a acté l’arrêt du développement : plus aucune autre mise à jour de contenu ne sortira pour celui qui était le dernier représentant actif de la franchise. C’est la fin d’une ère, mais le jeu était condamné depuis les licenciements chez id Software. Le peu de l’équipe de développement encore active a été licenciée lors des premières restructurations menées par Asha Sharma.
La décision n’est toutefois pas étonnante, le nombre de joueurs oscille depuis maintenant plusieurs années autour de 500. L’explication est simple : le public s’est détourné et n’est plus intéressé par les Arena FPS, et dans un marché plus que saturé et très dynamique, Quake Champions n’a jamais trouvé sa place. Bien que nous avions apprécié la proposition à NoFrag, la dernière news publiée date de 2023, c’est pour dire que même la rédaction a porté peu d’intérêt au jeu, et n’y a passé qu’un nombre d’heures équivalent au QI d’un dirigeant de XBOX. La mise à jour 1.31 qui accompagne l’annonce officialise le passage d’un modèle free-to-play à un modèle payant, passant le prix du jeu à environ 10 € depuis le 23 septembre, mais id Software annonce que les anciens joueurs se voient offrir le jeu dans leur bibliothèque Steam, avec l’essentiel du contenu cosmétique des 30 saisons précédentes. Une décision qui rappellera de sombres heures à certains, mais qui n’a toujours aucun sens.
Le changement de modèle économique est une manière de pousser gentiment les derniers joueurs encore actifs vers la sortie et de laisser crever le jeu en silence. Quelques semaines avant son licenciement, Adam « SyncError » Pyle, lead developer, avait annoncé travailler sur une décentralisation de l’architecture afin de passer à un système de serveurs hébergés par la communauté et un client LAN. Une demande aussi ancienne que le jeu, et qui restera donc lettre morte. Quake Champions, contrairement aux anciens opus, utilise des serveurs propriétaires, là où les joueurs de Quake III Arena et Quake Live pouvaient librement télécharger les exécutables pour monter leurs propres serveurs dédiés. Si les serveurs officiels de Bethesda sont éteints d’ici quelques mois, le jeu deviendra inaccessible. On aurait préféré que le code source soit publié et que le projet soit laissé aux mains de la communauté, qui maintiendra le jeu à l’image de Quake, encore actif 30 ans après sa sortie.
La littérature et NoFrag, ça fait deux. Non pas qu’on déteste les bouquins, mais mettre des mots intelligents exige un effort cérébral nettement plus intense que d’exploser un crâne ou de se foirer avec une grenade. Pourtant, l’évidence s’est imposée d’elle-même après la lecture de deux ouvrages de chez Bitmap Books. Comme la plupart d’entre nous, on est tombés dans les First Person Shooter un peu par hasard. Au détour d’une conversation au lycée, ou d’un article dans Generation 4. Thief: The Dark Project, Deus Ex, Star Wars Jedi Knight: Dark Forces II, et bien d’autres jeux qui ne demandaient rien d’autre qu’une souris, un clavier, et un peu de réflexes. On jouait. On se perdait. On découvrait. Quelques noms, qui encore aujourd’hui, grâce à Nightdive Studios, New Blood Interactive, Devolver Digital, ou la communauté des moddeurs, nous permettent de redécouvrir, comprendre, ou encore, contextualiser. C’est ce que proposent I’m Too Young To Die et Hurt Me Plentyqui ne se contentent pas d’évoquer le FPS, mais qui expliquent pourquoi il est devenu ce qu’il est aujourd’hui.
Half-Life, 1998. Une référence sur bien des éléments de gameplay et level design, encore aujourd’hui.
I’m Too Young To Die
Le premier ouvrage, publié en 2022, couvre la période 1992-2002. Une époque qui n’a pas seulement vu naître le FPS : elle l’a façonné, déformé et transformé. Le livre ne débute pas avec Wolfenstein 3D par hasard. Il commence avec la technologie, les moteurs, les limitations matérielles et les bricolages qui ont ensuite permis à DOOMd’exister, puis à Quaked’expliquer à tout le monde comment on fait un moteur 3D. Le livre ne se contente pas d’expliquer de manière chronologique l’histoire du genre, il va bien plus loin et raconte surtout comment cette période a posé les bases de tout ce qu’on a connu après. Plutôt que de nous pondre un énième bouquin inutile, l’auteur, Stuart Maine – ancien game designer et scénariste, passé notamment par Bullfrog Productions et Psygnosis – décortique le « pourquoi du comment ». Il ne se contente pas d’aligner les faits : il décortique le pourquoi, et montre comment cette décennie charnière a posé les bases de tout ce que le genre a connu par la suite. L’ouvrage met en lumière les tensions entre l’innovation technique et les contraintes matérielles de l’époque, les paris risqués, et les idées qui n’auraient jamais dû fonctionner, mais qui ont parfois été à l’origine de l’évolution du FPS. Chaque année a droit à son chapitre, pensé comme un instantané de ce que signifiait créer un shooter à l’époque. Au fil des pages, on enchaîne les anecdotes techniques, les détails des coulisses et les interviews de figures clés, à l’image de Ken Silverman (le créateur du Build Engine). Les citations sont si bien senties qu’on a parfois l’impression d’être dans la pièce avec les développeurs.
Deus Ex, 2000. Un des meilleurs, si ce n’est le meilleur immersive sim.
Le livre ne s’arrête pas aux jeux qui ont eu la chance d’être commercialisés, il explore aussi les fantômes, les prototypes, les projets avortés et les promesses qui n’ont jamais dépassé la préproduction. Prospero, par exemple, ce projet mystique de Valve influencé par le livre La Tempête de Shakespeare, où l’on devait manipuler des pouvoirs psychiques dans une narration ambitieuse. Bitmap Books raconte comment le studio, encore jeune, a dû sacrifier cette vision pour concentrer toutes ses forces sur Half-Life. Into the Shadows, développé par Triton, promettait une vraie 3D fluide grâce à une capture de mouvement pionnière ; les magazines de 1995 en faisaient une révolution annoncée, mais la technologie n’a pas suivi, et le jeu est devenu un vaporware, ne laissant qu’une démo technique devenue culte. 3D Realms, mené par Georges Broussard et Scott Miller, a travaillé sur la suite de Duke Nukem 3D – dans une premier temps sur l’ID Tech 2, puis sur l’Unreal Engine 1 –, avant de passer presque 15 années à modifier encore et encore le jeu, avec le résultat qu’on connaît tous aujourd’hui. Le livre, en plus d’être généreux et très dense, a un coté pédagogique qui donne envie de relancer des jeux qu’on croyait connaître, mais aussi de découvrir ceux qu’on n’avait jamais vus, comme Dust, ou des licences parfois oubliées comme Soldier of Fortune.
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SiN (1998), un très bon FPS, malheureusement sorti à la même époque que Half-Life.
Thief: The Dark Project (1998), le chef d’œuvre de l'infiltration, encore inégalé aujourd'hui sur la gestion des lumières et du son dans le gameplay.
L'interview de Ken Levine est l'une des plus intéressante du livre.
Unreal (1998), un excellent FPS, oublié par Epic Games, trop occupé avec... Comment ça s'appelle déjà cette merde ?
The Operative: No One Lives Forever (2000), une ambiance débile, des gadgets loufoques, des dialogues idiots, mais de l'action, et une excellente aventure d'espionnage
Daikatana (2000). John Romero's About To Make You His Bitch. On n'a rien d'autre à ajouter.
Duke Nukem 3D (1996), une insolence, une originalité et une créativité sans limites, associées à un level design urbain et réaliste et une interactivité, qui ont contribué au succès du jeu.
Hurt Me Plenty
Le second ouvrage, publié l’année dernière, couvre la période 2003–2010 et propose une lecture très différente. Une évolution logique, à l’image de l’époque. C’est l’ère des budgets colossaux, des campagnes scriptées jusqu’à l’écœurement, de l’essor du multijoueur compétitif et d’une uniformisation mécanique du genre. Une époque que beaucoup regardent encore aujourd’hui avec méfiance, parfois avec dédain, mais souvent avec nostalgie. Le livre documente précisément cette transition : comment le FPS a grandi et mûri, tout en perdant une partie de sa folie initiale. Au fil des pages, on croise près de 200 jeux. Des chefs-d’oeuvre comme DOOM 3, No One Lives Forever 2 ou Crysis côtoient des curiosités comme The Ball, et des catastrophes industrielles comme Boiling Point: Road to Hell ou Turning Point: Fall of Liberty. Des titres oubliés, parce que nuls à chier, mais qui racontent également quelque chose de l’époque.
Swat 4 (2005), l’ancêtre de Ready Or Not, mais en mieux.
Hurt Me Plenty, à l’image de I’m Too Young to Die, est intéressant avant tout par sa capacité à contextualiser. Le livre ne se contente pas de lister des jeux : il explique pourquoi ils existent, comment ils ont été conçus, et pourquoi ils ont marqué les esprits ou, au contraire, mordu la poussière. Il décortique comment, en dosant magistralement l’action intense et l’immersion continue, Half-Life 2 a posé les bases du FPS solo moderne, inspirant par la suite d’excellents FPS narratifs comme Metro 2033, ou la structuration du multijoueur moderne grâce à Call of Duty 4: Modern Warfare. Le livre explique comment le FPS est passé de la créativité brute à la production industrielle, comment des studios plus modestes ont tenté de résister, pendant que l’Unreal Engine 3 et ses visuels dégueulasses ont imposé de nouveaux standards graphiques, où les exigences des assistés sur consoles ont dicté le gameplay, et où le multijoueur compétitif s’est transformé. Bien que cette période soit souvent décriée, l’ouvrage rappelle qu’il en a émergé tout de même beaucoup : un genre loin d’être figé, qui n’a jamais cessé de se réinventer et de surprendre
Shattered Horizon, 2009. Un FPS se déroulant dans l’espace, original, mais qui n’a pas trouvé son public.
En explorant cette évolution, l’ouvrage dépasse largement les grosses productions pour plonger dans les FPS indépendants et les expériences plus ou moins réussies. On y redécouvre par exemple Zeno Clash, son esthétique surréaliste de rêve fiévreux et son mélange improbable de FPS et de jeu de combat au corps à corps. Cryostasis: Sleep of Reason, qui transformait le froid en mécanique centrale, avec une narration éclatée et une ambiance glaciale. You Are Empty, qui ressemblait à un cauchemar soviétique, bancal, mais fascinant. Loin d’être de simples curiosités, ils racontent une transition : celle d’un genre qui se standardise d’un côté, mais où les indés ont commencé à amener une bouffée d’air frais toujours visible aujourd’hui. Et puis, il y a les expériences ratées ou annulées. Le livre consacre des sections entières à des FPS multijoueurs oubliés, pour le meilleur et pour le pire, à l’image de Kwari – une grosse merde où l’on payait pour tirer, et où chaque balle avait une valeur monétaire, une idée aussi débile que vouée à l’échec. Ou des jeux comme Shattered Horizon, qui tentaient de faire du combat en gravité zéro un nouveau standard, mais qui n’ont jamais trouvé leur public. Entre les FPS prometteurs qui n’ont finalement jamais vu le jour, les prototypes abandonnés et les projets trop ambitieux pour survivre dans une industrie devenue trop lourde, c’est une des parties les plus fascinantes de l’ouvrage.
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DOOM 3 (2004), le "chat noir" de la franchise, mais avec une ambiance stressante et un gameplay oppressant des plus réussies chez id Software.
XIII (2003), adapté de l’œuvre de Jean Van Hamme et William Vance. Le jeu a marqué par sa direction artistique en cel-shading, ainsi que ses onomatopées et des cases de BD affichées à l'écran.
Le livre présente des œuvres originales comme .kkrieger (2004), plus petit jeu de tir en 3D de l'histoire, pesant exactement 96 kilo-octets
Vietcong (2002), un chef-d’œuvre, malheureusement peu connu, au gameplay parfois éclopé, mais avec une ambiance sans pareil.
Boiling Point: Road To Hell (2005), un monde ouvert très ambitieux, de bonnes idées, mais une DA dégueulasse, un gameplay aux fraises, une optimisation désastreuse et une quantité incroyable de bugs.
Call of Duty (2003) a révolutionné le genre en intégrant une mise en scène cinématographique au cœur du gameplay.
On trouve dans les deux livres des interviews qui donnent aux ouvrages une dimension presque orale : Ken Levine détaille la longue genèse de BioShock, expliquant à quel point il a été difficile de vendre l’idée d’une cité sous-marine utopique déchue à des éditeurs déjà lobotomisés qui ne voulaient que des jeux militaires ou de la science-fiction. Minh Le raconte comment est né Counter-Strike, et comment celui-ci a dépassé ses créateurs, passant de mod bricolé dans un coin à l’un des FPS multijoueurs les plus joués au monde. Garry Newman explique l’ironie derrière Garry’s Mod, qui n’était pas un jeu, mais un outil de bidouille, et comment la communauté a transformé ce bac à sable en phénomène culturel massif. Jeep Barnett revient sur l’origine étudiante de Portal, alors appelé Narbacular Drop, et raconte comment Valve a embauché toute l’équipe le jour même, avant de transformer une mécanique expérimentale en un chef‑d’œuvre intégré à l’univers de Gordon Freeman.
Les deux livres sont comme une extension naturelle pour nous : une autre manière de raconter la même histoire, avec d’autres outils, mais la même obsession. On sort de la lecture avec l’envie de relancer quelques jeux, réinstaller des mods ou fouiller d’obscurs dossiers oubliés dans un disque dur, pour se rappeler pourquoi on aime ce genre. Ils ne sont pas parfaits, ils ne sont pas exhaustifs, mais ils rappellent pourquoi on aime les FPS. Et pour des livres qui parlent de jeux sortis il y a vingt ou trente ans, c’est déjà un exploit. En attendant, on vous conseille la lecture de I’m Too Young To Die et Hurt Me Plenty, tous deux disponibles sur le site de Bitmap Books à environ 42 €.
Alors qu’on attendait des annonces exclusives lors du FPS Games Show, Madfingers Games a profité de la Gamescom 2026 pour dévoiler les nouveautés de la prochaine mise à jour de Gray Zone Warfare prévue à l’automne. La version 0.5 s’apprête à ajouter du contenu, de nouvelles mécaniques, et à modifier profondément le gameplay, autant pour les joueurs PvPvE que PvE.
Le premier contenu intéressant qui sera intégré dans cette mise à jour, et qui est attendu depuis un moment par une partie de la communauté, c’est le hideout. On disposera enfin d’un espace où utiliser les objets collectés, construire et améliorer son équipement, et même si Madfingers Games ne parle pas de crafting, difficile d’en faire un élément central du gameplay s’il s’agit simplement d’une base cosmétique à admirer entre deux raids. On peut s’attendre à obtenir encore plus de diversité dans le loot car le studio explique qu’on disposera, par exemple, d’un atelier de démontage avancé, ou d’un laboratoire chimique permettant de produire des substances – parfois pas très légales. Au-delà de son aspect pratique, le hideout est présenté comme un élément clé du lore, débloquant progressivement l’accès à Ground Zero et à la fin du jeu. Les développeurs expliquent qu’il ouvrira des missions auprès des vendeurs, du transport de marchandises craftées et permettre le démontage des technologies militaires afin de les revendre au marché noir. Espérons que l’ensemble soit plus varié que ce que la présentation laisse entendre, parce que pour l’instant, ça ressemble surtout à trois lignes de quêtes recyclées.
You don’t fuck with the Lamang Army
Le studio va également ajouter de nouveaux lieux. Lamang accueillera trois nouvelles zones intégrées à la progression narrative. Radar, une installation construite sous une tour abandonnée, permettra d’explorer des bunkers et d’obtenir un loot plus intéressant que dans les zones habituelles. Asylum, encore peu détaillé, est décrit comme un endroit oppressant, à l’ambiance lourde, où l’on découvrira le passé trouble de Lamang. Quant au Military Camp, situé à la frontière de Ground Zero, il permettra d’affronter des ennemis mieux entraînés et de récupérer du matériel de qualité. Une bonne occasion d’en découdre avec des PNJ cons comme un balai (en moins poilu et plus épais). Malgré les déclarations du studio, qui assure être conscient du problème, l’IA ne semble toujours pas être une priorité, alors qu’elle aurait besoin d’être entièrement repensée, pas bricolée, à l’image de ce qu’a commencé à faire Incursion Red River depuis sa dernière mise à jour
La gestion des modes PvPvE et PvP va également évoluer. Les joueurs pourront enfin disposer d’un PMC par faction, ce qui permettra de jouer avec n’importe quel ami, quelle que soit sa couleur préférée. Madfingers Games n’a pas précisé si l’inventaire et la progression seront partagés, mais cela semble peu probable. La séparation de la progression entre le PvE et le PvPvE est l’autre changement majeur : auparavant, les joueurs pouvaient looter tranquillement en PvE avant d’apporter leur équipement en PvP. Cette possibilité disparaît avec la 0.5, et la communauté accueille étonnamment bien cette décision. Le passage du jeu à l’Unreal Engine 5.7 devrait améliorer les performances globales et, espérons-le, permettre à l’équipe de tirer parti du State Tree introduit en 5.6 pour enfin améliorer l’IA. Le reste des nouveautés n’a pas encore été dévoilé, mais Madfingers promet « the biggest selection of guns in one update ».
On peut également s’attendre à d’autres annonces lors du FPS Games Show le 3 septembre qu’on ne peut que vous conseiller de suivre. En attendant, si le jeu vous intéresse, vous pouvez profiter de l’offre à –30 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 28 €.
Fragmentary Order montre enfin du gameplay après avoir été teasé il y a quelques mois au travers d’un ARG que la rédaction avait trouvé plutôt malin, suivi d’une première bande annonce qui ne montrait que des éléments du lore. Nikita Buyanov, le désormais célèbre mais néanmoins sulfureux créateur d’Escape from Tarkov, désormais à la tête de Rant Gaming Studios, a profité d’une démonstration NVIDIA à la Gamescom 2026 pour lâcher un premier aperçu de son nouveau FPS hardcore sci‑fi, et confirmer que le projet est bien plus ambitieux que son précédent jeu.
La bande annonce montre du gameplay sous Unreal Engine 5, où l’on découvre des environnements sci-fi à l’identité visuelle soignée et très détaillée, ainsi qu’une verticalité plus marquée, dans une une mise en scène nettement supérieure à celle d’Escape From Tarkov. Les sensations de tir, le son des armes et la manière dont le personnage bouge évoquent immédiatement son prédécesseur, mais dans une version modernisée, fluide, débarrassée des lourdeurs techniques du moteur Unity. Les animations, l’éclairage, et la distance de vue semblent également améliorées. Le gameplay présenté est rapide, lisible, au point de donner la sensation parfois d’être dans un épisode de la série Call of Duty, notamment dans la manière dont les armes sont manipulées ou dans la fluidité des transitions entre les actions. Le studio annonce des cartes jusqu’à cinq fois plus grandes que celles d’Escape From Tarkov, avec des sessions pouvant durer deux heures, des véhicules, plusieurs modes de jeu et une structure PvPvE qui dépasse le simple extraction shooter. Une belle promesse.
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Rant Gaming Studios n’a pas communiqué plus de détails, mais confirme qu’une présentation approfondie du gameplay et des mécaniques est prévue pour la fin septembre. On ne peut qu’être enthousiastes face à l’ambition du projet, mais à la rédaction, on oscille entre excitation et interrogation au regard de l’historique de développement d’Escape From Tarkov. En attendant d’en découvrir un peu plus, et de voir si cette ambition se traduira en un jeu aussi solide que prometteur, il faut le reconnaître, Fragmentary Order semble être techniquement supérieur à son aîné, et pourrait peut‑être apporter enfin quelque chose de nouveau au genre des extractions shooters.
La démo de The Citadel Project arrive mi‑septembre, juste avant le Steam Next Fest. Pour l’occasion, une bande annonce a été publiée par le développeur solo, qui façonne son hommage à Thief avec une ambition et un savoir‑faire qui forcent le respect. On y retrouve tout ce qui faisait déjà le sel du projet lors de notre précédent article : un jeu d’infiltration où la faucille et l’arbalète sont vos meilleurs alliés dans l’ombre. Le titre mise sur une approche immersive, des niveaux ouverts, et une ambiance médiévale oppressante qui évoque les ruelles de la Cité Éternelle.
La page Steam a été entièrement refaite, et le jeu a profité d’une longue série de mises à jour depuis sa dernière apparition publique. Le développeur indique avoir repensé l’interface utilisateur pour gagner en lisibilité, tandis qu’il a travaillé sur l’amélioration des IA, des améliorations massives, rendant les gardes plus réactifs, plus crédibles, et nettement moins faciles à berner que dans ses premières builds. Il a aussi ajouté un menu radial pour faciliter l’accès aux outils, et en fin de mission, un résumé statistique pour attribue une note selon vos performances, histoire de flatter ou d’humilier votre ego. Les carreaux d’arbalète pourront être améliorés, transformant par exemple une flèche de mousse en projectile capable d’enraciner un ennemi. En plus des équipements classiques, le développeur a récemment ajouté une nouvelle catégorie d’objets, les Artefacts, qui permettront de modifier subtilement votre style de jeu.
La bande annonce est l’occasion de découvrir un level design qui semble inspiré de son aîné, ou encore de la série de jeux d’infiltration Styx, avec une verticalité offrant des possibilités d’approche différentes selon la manière dont vous souhaitez aborder chaque situation. On y aperçoit une mécanique de renversement qui n’est pas sans rappeler Dark Messiah of Might & Magic, permettant d’utiliser l’environnement pour éliminer discrètement un adversaire. La direction artistique est mise en valeur par un gros travail sur l’ombre et la lumière, et bien qu’elle ne soit pas originale, celle-ci bénéficie d’un soin et d’une attention particulière, donnant une ambiance qui colle parfaitement au lore du jeu. Un dernier détail : les armes comme la faucille auront une certaine durabilité, que le joueur devra gérer en affûtant régulièrement l’arme avec une pierre.
The Citadel Project avance, et avance même très bien, mais le développeur explique qu’il n’a pas encore trouvé d’éditeur intéressé à collaborer sur ce projet. Pour l’aider à financer la suite du développement, un accès anticipé est prévu d’ici la fin de l’année. Une étape nécessaire pour permettre au jeu de poursuivre sa route jusqu’à une version finale qu’on a hâte de découvrir. En attendant la démo le mois prochain, la nouvelle page Steam est d’ores et déjà disponible, et si le jeu vous donne envie, l’ajouter à votre liste de souhaits est un moyen simple et concret de soutenir le développeur.
Hier Valve a fêté ses 30 ans. Le 24 août 1996, Gabe Newell et Mike Harrington, ont décidé de créer un studio de jeux vidéo, Valve Corporation, qui deviendra au fil du temps l’un des développeurs les plus marquants de l’histoire du FPS, mais également le pionnier de la distribution numérique avec la plateforme Steam. Coïncidence, Team Fortress, qui s’apprête à devenir un chef-d’œuvre absolu du FPS en multijoueur, est né le même jour. Une synchronicité presque ironique, lorsqu’on sait que les deux naissances influenceront le monde du jeu vidéo, et bien au-delà.
de Quakeworld Team Fortress
À l’origine, en 1996, trois développeurs australiens nommés Robin Walker, John Cook et Ian Caughley conçoivent un simple mod gratuit pour Quake. Profitant des prouesses techniques inédites du Quake Engine, ils mettent au point un concept simple et efficace, basé sur neuf classes de personnages aux compétences uniques. À une époque dictée par le chacun-pour-soi, celle des deathmatchs, le jeu impose pour la toute première fois un esprit d’équipe et une coopération obligatoire pour décrocher la victoire. Un changement discret mais fondamental pour le FPS multijoueur. Le succès auprès de la communauté est immédiat, et donne naissance à la fois à des cartes incontournables comme 2fort, mais également à de nombreuses versions basées sur d’autres FPS comme Unreal Tournament.
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Quakeworld Team Fortress (1996)
Quake 3 Fortress (1999)
Team Fortress Classic (1999)
Unreal Fortress (2000)
Unreal Fortress Evolution (2004)
Enemy Territory Fortress (2005)
Quake 4: Fortress (2006)
Team Fortress 2: Brotherhood of Arms (annulé)
Team Fortress : Invasion (annulé)
Fortress Forever (2007)
Team Fortress 2 (2007)
Doom Fortress (2010)
Fortress One (2010)
Team Fortress 2 Classified (2026)
Open Fortress (en développement)
L’engouement au fil des années pousse Valve à proposer à notre trio d’acheter le projet et d’intégrer les équipes de Bellevue. La transition vers une suite officielle s’avère pourtant un véritable chemin de croix, marqué par de profonds bouleversements de game design. Après avoir sorti Team Fortress Classic en 1999 sur le moteur de Half-Life, l’équipe s’enfonce dans un enfer de développement qui va durer neuf longues années. Durant cette période d’incertitude, le projet change maintes fois d’orientation. En 1998, Valve dévoile d’abord une version ultra-réaliste baptisée Team Fortress 2: Brotherhood of Arms. Cette mouture devait intégrer de vraies armes militaires (comme le FAMAS), une classe Commandant offrant une vue aérienne tactique pour diriger l’équipe, ainsi qu’une classe Officier dont la survie conditionnait directement le moral et la vitesse des troupes. Face à la difficulté technique de différencier visuellement les silhouettes des douze classes prévues dans ce schéma réaliste, Valve abandonne le projet pour concevoir une version de transition orientée science-fiction nommée Team Fortress 2: Invasion, avant de faire à nouveau feuille blanche et de se tourner vers la polyvalence du moteur Source, et enfin créer ce qui deviendra Team Fortress 2. Un développement compliqué, mais qui donnera naissance à une identité artistique et mécanique unique.
Team Fortress 2 en 2008.
à Team Fortress 2
Le titre est publié en 2007 au sein de la compilation The Orange Box. Le design et la direction artistique étonnent à l’époque par l’esthétique cartoon inspirée de l’illustrateur J.C. Leyendecker, mais aussi par son univers incroyablement absurde. Valve, comme à son habitude, décide d’inclure à son jeu un lore complètement loufoque à travers des bandes dessinées numériques, narrant la guerre stupide entre deux frères milliardaires, Redmond et Blutarch Mann. Une démarche narrative atypique pour un FPS compétitif, qui contribue à ancrer le jeu dans une culture propre. Le génie marketing du studio, fidèle à ses expérimentations de l’époque, a été les courts-métrages Meet the Team. Une série de vidéos qui, encore aujourd’hui, étonnent par leur réalisation et leur humour, présentant les classes de soldats disponibles dans le jeu, réalisés via l’outil Source Filmmaker. Si une vidéo m’a marquée à l’époque, et arrive encore à me faire rire aujourd’hui, c’est Meet the Spy. Un véritable chef-d’œuvre d’écriture et d’animation, parodiant le cinéma d’espionnage tout en illustrant la paranoïa caractéristique des mécaniques d’infiltration de la classe du Spy. Un moment culte qui a largement dépassé le cadre du jeu.
Au fil des années, l’évolution du jeu a été jalonnée de mises à jour majeures, de nouveaux modes de jeu comme Payload, Arena, King of the Hill, ou de mises à jour communautaires comme la WAR! Update opposant le Soldier et le Demoman à coups de répliques acérées pour l’obtention de nouveaux équipements exclusifs. Le jeu a également intégré des modifications qui ont redéfini son modèle économique et communautaire. La plus célèbre, considérée comme l’un des changements majeurs de son histoire, mais également la plus détestée par une bonne partie de la communauté, Classless, introduit les dix-huit premiers chapeaux cosmétiques et pose les bases d’une économie encore aujourd’hui florissante basée sur le marché Steam. Le jeu innovera également en lançant son premier événement d’Halloween, une mise à jour d’abord modeste apportant la provocation Thriller, des citrouilles de bonbons et des sacs effrayants, ouvrant la voie aux gigantesques célébrations annuelles de Scream Fortress. Ces événements ont façonné une culture communautaire où humour, compétition et créativité se mêlent. Malgré une communauté solide, le nombre de joueurs de Team Fortress 2 n’était très probablement pas dans les objectifs de Valve. L’année 2011 sera celle du passage au modèle Free-to-Play, mais également celle où le studio commencera à délaisser progressivement son bébé au profit de Dota 2 et Counter-Strike, laissant l’intrigue des comics définitivement inachevée. Pire encore, au tournant des années 2020, le jeu a subi une invasion massive de bots et de cheaters, sans aucune réaction de Valve. Face à ce quasi-abandon, les joueurs se sont mobilisés à travers des campagnes massives sur les réseaux sociaux pour pousser Valve, qui a fini par réagir à gros coups de Valve Hammer avec des vagues de bannissements sans précédent dans l’histoire du jeu.
Scream Fortress, un événement à l’image de Team Fortress 2, complètement barré.
Pourtant, même si le studio continue à organiser des événements comme des LAN ou des tournois, Valve s’appuie désormais sur la communauté pour faire vivre le jeu depuis plusieurs années. Que ce soit avec des maps communautaires officialisées dans le jeu, ou encore en travaillant parfois avec des moddeurs comme cela a été le cas après avoir ouvert la voie à la création et la publication de projets comme Team Fortress 2 Classified. À ses côtés, d’autres initiatives communautaires majeures comme Open Fortress continuent de s’efforcer de proposer de nouvelles choses. Pour célébrer dignement les 30 ans de la franchise, Valve étant peut-être trop occupé avec The International, l’équipe de développement de Team Fortress 2 Classified a déployé l’événement TF2C – Team Fortress 30th. Au programme : des maps rétro rendant hommage aux origines sur Quake, une direction artistique nostalgique et la résurrection complète du mode Randomizer dont les statistiques d’armes aléatoires s’affichent désormais directement dans les menus, et bien d’autres choses à découvrir sur le site dédié à l’événement.
Trente ans après ses premiers pas dans l’ombre de Quake, la franchise est toujours là, et est considérée comme le père spirituel du Hero Shooter moderne. De Overwatchà Valorant, en passant par Rainbow Six Siège, tous les grands succès multijoueurs actuels découlent directement des choix de game design instaurés en 1996 par trois petits gars.
Dans la masse des jeux annoncés pendant le Steam’s Cyberpunk Fest, Mandated Fate s’est distingué dans la tétrachiée de projets dont notre intérêt n’a pas dépassé le visuel de l’artwork de leur page Steam. Développé en solo par Thibault Billerot, unique développeur du studio français Tetrarchy Studios, le titre se présente comme un thriller narratif, situé dans une uchronie de 1985 dominée par un empire technocratique obsédé par la surveillance et la loyauté. L’ambiance semble inspirée de Blade Runner, avec son mélange de néo‑noir et de rétro‑futurisme, où une entité en pleine expansion, l’Empire technologique, cherche à découvrir une mystérieuse particule anti‑gravité pour asseoir sa domination spatiale. Et dès qu’on commence à parler d’empire, on dérive tout de suite vers un système qui exigera de vous et des autres concitoyens une obéissance et une unité absolue. C’est un élément central du gameplay, puisque chacune de vos actions influencera votre loyauté aux yeux des autorités locales, qui sourient encore moins que l’équipe d’Eidos Montréal lorsqu’on leur demande si un nouveau Deus Ex est en production.
On incarne, dans Mandated Fate, un inspecteur impérial chargé d’enquêter sur un meurtre qui, évidemment, va nous entraîner dans un écheveau d’intrigues politiques et idéologiques. L’histoire repose sur une idée simple : dans un régime où tout est consigné, archivé, vérifié, la vérité est un problème administratif. L’enquête va nous plonger dans un district où les dissidents murmurent, où les loyalistes vous observent comme un formulaire de laisser-passer A38, et où chaque conversation peut faire basculer votre Merit Score, cette jauge officielle qui mesure votre utilité pour l’Empire. Le gameplay alterne entre exploration, interrogatoires, choix moraux et manipulation. Le développeur semble chercher à créer une ambiance où l’on avance en doutant : de soi, des autres, et du système qui vous emploie. Une enquête où chaque réponse peut être une erreur, et chaque silence une faute.
La démo, disponible depuis peu, nous a permis de découvrir la capitale impériale et ses ruelles rétro‑futuristes. Les premières minutes suffisent à confirmer que l’ambiance fonctionne : la direction artistique impose immédiatement son identité, l’esthétique visuelle très marquée et résolument néo‑noir, mêlant avec élégance architecture classique et atmosphère cyberpunk assumée. Le level design donne une vraie sensation d’immensité malgré une exploration encore limitée, et la ville dégage ce mélange de gigantisme et d’oppression propre aux dystopies bien construites. L’immersion est solide, mais en revanche, le storytelling ne fonctionne pas encore : on ne ressent pas cette promesse que chaque conversation ou chaque choix influe réellement sur l’histoire. L’onboarding est inexistant : on est lâché dans le décor, prié de comprendre seul ce que l’Empire attend de nous. On a rencontré quelques bugs de touches, de collisions qui nous font traverser le décor, surtout une optimisation encore à travailler, puisqu’on dépasse difficilement les 60 fps malgré une fluidité correcte. Rien de dramatique, mais on espère que la prochaine démo soit plus complète, et aussi soignée que l’univers qu’elle met en scène.
Pour l’instant, pas encore de date de sortie annoncée. Mais en attendant, vous pouvez toujours essayer la démo, et ajouter Mandated Fate à votre liste de souhaits depuis sa page Steam.
Les studios chinois semblent avoir fait de la Seconde Guerre mondiale leur nouveau terrain de jeu favori. Après The Defiant, évoqué il y quelques semaines, un autre FPS axé sur la guerre sino-japonaise pointe le bout de sa baïonnette : Fourteen Years of Flames. Développé par Fenghuo Studio, le jeu ne fait pas les choses à moitié et propose de revivre l’intégralité de la résistance chinoise à travers une vaste fresque de quatorze années. L’aventure débutera dès l’incident de Mukden en 1931, pour s’achever lors de la capitulation japonaise en 1945.
Fourteen Years of Flames se présente comme un FPS solo résolument narratif, avec une structure qui ne cache pas ses inspirations du côté des grands noms du genre comme Call of Duty. La bande annonce ne laisse d’ailleurs que très peu de doute : la mise en scène cinématographique est intense, brutale, et on y retrouve la violence d’un conflit qui a touché des millions de personnes. Fenghuo Studio semble également avoir le soucis du détail et de la reconstitution historique, comme semble en témoigner le travail sur les armes, les uniformes et les véhicules de l’époque.
Les séquences de gameplay dévoilées promettent une grande diversité de situations. On y aperçoit de l’infiltration en pleine mer, des affrontements d’envergure en terrain découvert, et en milieu urbain, ainsi que des missions d’assassinat au cœur d’environnements dotés d’une direction artistique particulièrement soignée. C’est visuellement impressionnant, ça explose de partout, et on y retrouve l’ambiance recherchée dans un FPS solo sur la seconde guerre mondiale. Le feeling des armes semble plutôt solide, mais à la rédaction nous préférons attendre un peu de gameplay avant de se faire un avis.
Fourteen Years of Flames dispose d’ores et déjà d’une page Steam, et vous pouvez ajouter le jeu à votre liste de souhaits s’il vous intéresse.
GSC Game World a dévoilé, à quelques jours de la sortie de S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope, le contenu de la mise à jour accompagnant le jeu : Back to the Zone – Update 2.0 : une mise à jour gratuite présentée comme la plus importante depuis la sortie de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl. La longue description de l’ensemble, qui sera disponible le 20 août 2026, laisse entrevoir une mise à jour plus ambitieuse qu’un simple correctif.
L’une des modifications majeures concerne l’éclairage, entièrement retravaillé pour offrir une ambiance plus cohérente dans les extérieurs, les intérieurs et les souterrains. Ombres, reflets et végétation profiteront désormais des améliorations de l’Unreal Engine 5.5.4, afin d’atténuer les irrégularités qui pouvaient rompre l’immersion, sans toucher à l’identité visuelle du jeu. Le système A‑Life a lui aussi été retravaillé, d’après l’équipe de développement, afin de rendre le quotidien des habitants de la Zone plus cohérent et plus naturel. Trois paires de jumelles seront d’ailleurs ajoutées au jeu, offrant une bonne occasion d’observer de loin si le système A‑Life fonctionne réellement. Pour l’instant, on reste prudents, mais on espère enfin retrouver l’impression d’un monde autonome et une optimisation correcte, surtout depuis que les développeurs ont admis, après la sortie du jeu en 2024, que le système était complètement cassé et que le problème venait de la difficulté à optimiser le jeu.
Le menu des statistiques intégré au PDA avec la mise à jour 2.0
La mise à jour introduit également les Custom Rules, qui permettront d’adapter plusieurs paramètres de difficulté, économie, anomalies, agressivité, tout cela afin de personnaliser l’expérience selon ses envies. Le brouillard, comme présenté dans notre précédent article, devient un véritable élément de gameplay. D’autres effets météo semblent aussi avoir été retravaillés, ce qui devrait influencer notre visibilité, notre perception sonore, ainsi que le comportement des ennemis, selon les développeurs. Le PDA accueillera une page de statistiques, un petit ajout bien sympathique. La mise à jour ne présente pas de gros changement pour les mutants, mais les Bloodsucker et les Flesh adopteront une apparence différente selon leur environnement. Une retouche discrète, mais qui diversifie la faune dans la Zone. En parallèle de la mise à jour, GSC Game World s’apprête également à mettre à jour le Zone Kit, son ensemble d’outils destiné aux moddeurs, en y incluant des outils destinés à la narration, l’audio et la localisation. L’objectif semble être de permettre la création de contenus complets, doublés et structurés, ouvrant la voie à des projets plus ambitieux que de simples ajustements.
Dans l’ensemble, la mise à jour donne l’impression d’une mise à plat réfléchie, où l’équipe corrige ce qui devait l’être, affine ce qui pouvait l’être et ajoute ce qui ne dénature pas l’expérience. S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope et la mise à jour 2.0 qui l’accompagnera sont prévus pour le 20 août. En attendant, vous pouvez d’ores et déjà ajouter le DLC à votre liste de souhaits, et retrouver le jeu original sur Steam, l’Epic Games Store, GOG, ou chez notre partenaire Gamesplanet à environ 60 €.
Digixart, le studio montpelliérain à l’origine du walking sim Road 96, ainsi que de l’excellent Tides of Tomorrow – une aventure narrative multijoueur asynchrone que nous avions particulièrement appréciée – a publié un énigmatique teaser lors du THQ Nordic – Digital Showcase 2026, intitulé Get Back On the Road. Quelques secondes suffisent à comprendre que le studio prépare un nouveau jeu dans l’univers de Road 96. Nous n’avions pas eu l’occasion de réaliser un test à l’époque, mais néanmoins, nous l’avions tout de même essayé à la rédaction. Comme certains de nos lecteurs, nous avions apprécié le jeu pour son histoire et son concept, sa direction artistique, ainsi que la qualité de son écriture et ses dialogues. Mais ce sont surtout ses choix et l’aspect roguelite qui donnaient cette saveur particulière et une très bonne immersion.
Le court extrait met en scène un échange entre John et Fanny, deux des protagonistes du jeu original, dans une atmosphère presque suspendue, comme si le temps s’était arrêté. La mise en scène, volontairement minimaliste, laisse le personnage de Fanny occuper tout l’espace, et ce choix narratif suggère que Get Back On the Road pourrait s’intéresser à ce qu’elle devient après les événements tumultueux de Road 96.
Pour l’heure, rien de concret : aucune date de sortie, aucune confirmation que Get Back On the Road sera le titre définitif. Si vous souhaitez découvrir Road 96 en attendant d’en découvrir plus, le jeu est actuellement en promotion chez notre partenaire Gamesplanet à -83%, soit moins de 4€.
The Atrium, développé en solo par FlyingPenguin, est un FPS roguelite où l’on se réveille après une longue chute au fond d’une grotte qui, à première vue, n’a rien d’abandonnée mais n’a clairement pas envie de vous laisser repartir. Le pitch tient en une phrase : pour remonter, il faut creuser plus profondément, ce qui est évidemment la pire idée possible, mais la seule que votre personnage semble avoir sur le moment. Creuser comme un dératé, creuser là où personne n’a envie d’aller, creuser toujours plus profond jusqu’à comprendre ce qui se cache au fond de la grotte avant que tout ne s’effondre.
Le jeu repose sur une ambiance anxiogène, une progression incrémentale et une cave qui semble vous observer à mesure que vous avancez, comme si elle attendait le moment idéal pour vous broyer. Chaque outil que vous débloquez ressemble à une tentative désespérée de repousser l’inévitable. Le développeur promet une montée en puissance à coups d’outils de plus en plus absurdes, du simple pic à la foreuse laser, et une tension qui grimpe à chaque descente. La boucle de gameplay repose sur un cycle quotidien : descendre, miner, ramasser des ressources, remonter, améliorer son équipement, puis replonger encore plus loin. Un rythme qui ferait passer une journée dans une fosse du Nord–Pas‑de‑Calais pour une promenade de santé, avec cette impression permanente que la grotte vous regarde comme un vieux terril qui a vu disparaître trop de mineurs. Chaque descente ressemble à une journée de travail dans une galerie mal étayée, où l’on vous assure que « non, vraiment, c’est pas dangereux », juste avant que tout ne menace de s’effondrer sur votre tête.
Pas encore de date de sortie, mais The Atrium dispose d’une page Steam depuis laquelle vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits, si vous êtes intéressés.
On ne l’attendait pas, mais l’annonce est finalement tombée hier à la QuakeCon : Quake reçoit une nouvelle campagne officielle, Dawn of the Machine, développée par MachineGames et disponible gratuitement pour tous les possesseurs de la version remastérisée. Une surprise d’autant plus marquante que, dans notre article précédent, nous regrettions qu’id Software n’ait rien fait pour célébrer les 30 ans de la licence. C’est désormais chose faite, et de manière particulièrement généreuse. MachineGames, déjà auteur de Dimension of the Machine sortie en 2021 avec le remaster de Quake, revient avec une campagne complète de 19 cartes, une nouvelle carte multijoueur, une bande‑son inédite et une structure de progression entièrement repensée. Le studio y réaffirme son amour pour la série, porté par son fameux « Quake Club », une équipe interne qui développe du contenu Quake sur son temps libre.
Cette nouvelle extension propose une aventure plus ambitieuse que les précédentes. Dawn of the Machine abandonne le système de hub utilisé dans Dimension of the Machine pour adopter une progression linéaire où santé, munitions et améliorations persistent d’un niveau à l’autre, renforçant la tension et la cohésion de la campagne. Le Ranger se retrouve à explorer une dimension fracturée où chaque zone dissimule des accès verrouillés qu’il faudra débloquer en récupérant des artefacts anciens, ouvrant ainsi des sections jusqu’ici inaccessibles, riches en détours inattendus, combats supplémentaires et secrets bien enfouis. Le monde regorge également de bonus durables comme des augmentations de vitalité ou de réserves d’armes qui modifient subtilement la manière d’aborder les affrontements sans transformer Quake en roguelite. À cela s’ajoutent des déclinaisons inédites de l’arsenal, dont la Super Hache, qui déchaîne la foudre lors de frappes successives, et le Canon laser, qui tire des projectiles à ricochet dont les impacts rebondissent sur les surfaces pour frapper les ennemis sous des angles improbables. MachineGames introduit en parallèle de nouveaux adversaires, Rocket Ogre, Demo Dog, Blood Shambler, et quelques surprises supplémentaires qui devraient répondre aux attentes de la communauté. Les 19 cartes promettent un mélange d’horreur, d’action et de folie fidèle à l’esprit du Quake original, tout en cherchant à surprendre les joueurs aguerris.
Pour les curieux, un making-of est disponible, ainsi qu’une vidéo de 15 minutes réalisée par nos confrères de Digital Foundry. On y découvre notamment comment le Quake Club s’est organisé pour créer cette campagne en parallèle de projets plus lourds comme Indiana Jones and the Great Circle, comment l’équipe a défini ses objectifs – célébrer les 30 ans, surprendre les joueurs, et s’amuser – et comment la simplicité technique de Quake permet à chacun de toucher à tous les aspects du développement, du level design au scripting. Le document revient aussi sur les inspirations thématiques, les défis liés à la structure linéaire et la volonté de rester fidèle à l’essence du jeu sans tomber dans la nostalgie figée. Un aperçu passionnant, mais qui ne dévoile pas tout, laissant aux lecteurs le plaisir de découvrir les coulisses et le jeu dans leur intégralité.
Difficile de ne pas se réjouir de cette annonce. Non seulement Quake fête enfin dignement ses 30 ans, mais MachineGames prouve une fois de plus que la licence mérite bien plus qu’un statut d’icône entretenue par sa communauté, aussi passionnée soit-elle, comme nous l’expliquions encore récemment. On espère désormais que cette dynamique ouvrira la voie à un véritable retour de la série, au travers d’une suite à Quake 4 (2005). Après Dawn of the Machine, difficile de ne pas rêver d’un nouveau Quake. On organisera dès qu’on le pourra une soirée avec la communauté pour se faire un avis sur Dawn of The Machine. Si vous êtes intéressés, le jeu est actuellement en promotion sur Steam, et chez notre partenaire Gamesplanet en promo à –62 %, soit 3,8 €.
GSC Game World a partagé une nouvelle vidéo de S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope, le premier DLC de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl. La vidéo, d’une durée de 8 minutes, montre du gameplay inédit au sein de deux des nouveaux environnements prévus dans l’extension. L’aventure, annoncée comme non-linéaire et d’une douzaine d’heures, s’inscrit directement dans l’histoire principale. Les joueurs y incarneront de nouveau Skif, plongé au cœur d’un conflit opposant les factions du Devoir et de la Liberté.
La vidéo s’ouvre sur Iron Forest, un environnement totalement inédit dans la série. On y découvre une vaste zone industrielle abritant d’anciennes installations électriques abandonnées, toujours sources d’anomalies et de phénomènes mystérieux. L’occasion également d’apprécier la nouvelle atmosphère brumeuse et dense, réduisant fortement la visibilité. Les jeux de lumière et d’ombres y gagnent en réalisme, promettant des séquences d’exploration particulièrement oppressantes. La gestion de l’éclairage semble tirer pleinement parti de Lumen, même si l’on constate immédiatement que les ombres projetées par la lampe torche n’en bénéficient pas encore, et que la transition lumineuse entre intérieur et extérieur des bâtiments reste imparfaite. Cette ambiance visuelle fait partie de la refonte graphique rendue possible par la transition vers Unreal Engine 5.5.4, qui sera intégrée via la mise à jour gratuite 2.0. La seconde partie de la vidéo nous emmène au cœur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, entre salles de machines, bâtiments administratifs et autres zones abandonnées. Le gameplay présenté reste principalement orienté vers l’exploration, malgré quelques affrontements peu inspirés contre des zombies. GSC Game World nous a toutefois réservé une surprise en fin de vidéo : un premier aperçu d’un nouvel ennemi, visiblement bien plus redoutable.
On présente régulièrement des productions de développeurs indépendants à la rédaction. Souvent, au détour d’une conversation ou d’une discussion, on découvre des jeux comme Lost Arsenal qui attire tout de suite notre attention. Le titre est présenté par Marginal Error, son développeur solo, comme un jeu d’action/mêlée à la première personne, avec une touche de plateforme, où vous parcourez votre château en bannissant les sbires invoqués par un mage envahisseur. Comment ne pas tout de suite être attiré ? D’autant plus lorsqu’on découvre que la mécanique principale est que toutes les armes que vous obtenez peuvent être lancées et téléportées, offrant des options de mobilité hors du commun. Une idée peut-être inspirée du très exigeant Shady Knight, lui aussi développé en solo et sorti en 2024.
La bande annonce montre un gameplay très nerveux, où l’on mise avant tout sur la mobilité, la vitesse et la maîtrise des armes pour réussir des mouvements et exécutions aussi exigeants que spectaculaires. Le pouvoir unique de chaque arme, qui sera modifiable à tout moment au cours de la partie dans votre arsenal (appelé Le Magasin), ainsi que le level design des niveaux, semblent apporter une vraie dynamique à la boucle de gameplay, utile pour éviter au jeu de souffrir d’une monotonie au bout de quelques heures. La direction artistique est également soignée, et possède une identité graphique marquée. On y découvre un univers stylisé et coloré, mêlant fantasy et esthétique cel-shading, associé à une architecture médiévale, à la fois sombre, mais qui conserve une lisibilité nécessaire à un gameplay rapide.
Lost Arsenal s’annonce comme un FPS frénétique qui pourrait offrir des combats particulièrement originaux. Un titre à surveiller de près si vous aimez le style, l’exigence et montrer votre skill à vos proches. Le titre n’a pas encore de date de sortie, mais il est déjà possible de rejoindre le playtest ou d’ajouter le jeu à sa liste de souhaits depuis Steam.
Si vous faisiez partie de ceux qui préféraient Escape From Tarkov en solo, préparez vos mouchoirs. C’est au travers d’un communiqué de DrakiaXYZ, l’un des principaux développeurs de SP Tarkov et l’une des figures les plus actives du projet, que la communauté a appris une triste nouvelle, mais néanmoins pas étonnante.SP Tarkov, qui avait le culot d’être jouable, stable, modifiable, mais surtout de permettre de jouer en PVE solo et coopératif, sans les serveurs en carton, sans les cheaters et sans les décisions lunaires de Nikita, va s’arrêter dans sa forme actuelle, le 12 août.L’équipe actuelle se retire complètement du projet. Pas à cause d’un drame interne, mais parce que Battlestate Games, à défaut de s’occuper des cheaters, s’est soudainement aperçu qu’un site utilisait le mot « Tarkov ». Six ans après, le studio a envoyé un joli courrier aux développeurs de SP Tarkov pour leur rappeler que la marque Tarkov ne leur appartient pas, et que l’utiliser dans un nom de domaine ou sur un site web, après une longue réflexion, bah… c’est non. Le studio exige un changement de nom, un changement de branding. On ne sait pas ce qui est le plus surprenant : qu’ils aient remarqué quelque chose, ou qu’ils aient réagi. Un message publié le 4 août essaye toutefois de rassurer les joueurs. On y apprend que la version 4.1 était déjà prévue comme la dernière de l’équipe, que le Discord et les mods ne disparaîtront pas, que le projet est open‑source et que n’importe qui peut continuer le projet. On ne changera pas la communauté, comme à chaque fois dans ce genre de situation, elle se déchire. On a d’un coté, ceux qui estiment que l’équipe a réagi de manière excessive, qu’un simple changement de nom aurait été suffisant. De l’autre, ceux qui accusent Battlestate d’avoir tué un projet qui faisait mieux qu’eux sur certains aspects. Et au milieu, d’autres, qui se demandent comment ils vont continuer à jouer sans subir les wipes, les serveurs russes, ou les desyncs.
Qu’on le veuille ou non, la réalité est simple : Battlestate possède l’IP. Le studio a toujours laissé le projet exister dans une zone grise, et cette fois-ci, elle était devenue trop foncée. SP Tarkov ne meurt pas, mais il perd son infrastructure, son équipe et son nom. Autant dire que le patient respire encore, mais sans assistance, sans perfusion, sans médecin, mais la communauté peut encore récupérer ses organes. Si vous voulez encore profiter des tutos et des installateurs automatiques avant le 12 août, vous pouvez jeter un œil au wiki et à la Forge avant que ceux-ci ne disparaissent d’ici là.
On en avait parlé il y a maintenant plus de 6 mois, mais nous étions depuis sans nouvelles de The Defiant, un FPS très ambitieux qui entend nous replonger dans la Seconde Guerre mondiale en abordant un front rarement représenté dans le jeu vidéo : le conflit sino‑japonais de 1937 à 1945. Comme nous l’avions souligné, ce cadre historique demeure largement inexploré, ce qui offre à Hoothanes – le studio derrière le projet – une excellente opportunité de démontrer le potentiel des productions AAA chinoises dans le domaine du FPS. C’est à l’occasion du salon ChinaJoy 2026, organisé à Shanghai, qu’une version jouable du titre a été présentée au public, lequel a pu s’essayer au jeu, espérons‑le, au clavier plutôt qu’à la manette.
Cette présentation a également permis d’apprendre que le jeu dispose désormais d’un éditeur : 4Divinity (éditeur de Guns of Eschaton, mais également distributeur en Asie de S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl et Atomic Heart). On sait également que le titre sera disponible sur PlayStation 5 et Xbox Series, pour les personnes peu fréquentables. Hoothanes développe The Defiant avec l’Unreal Engine 5, et si la nouvelle bande annonce dévoile des environnements soignés, une mise en scène très cinématographique et une atmosphère oppressante, la rédaction préfère attendre de voir un peu plus de gameplay avant de se faire un avis. Nos confrères d’IGN ont pu prendre le jeu en main, et leurs premières impressions semblent plutôt positives. Selon l’article, The Defiant se structure en quatre segments narratifs, chacun consacré à un combattant différent et à un environnement propre, ce qui entraîne des mécaniques de jeu apparemment très variées d’un chapitre à l’autre. Autre information surprenante : un mode PVE serait prévu pour la sortie, même si très peu de détails ont été communiqués pour le moment, et aucune fenêtre de lancement n’a encore été annoncée.
En attendant d’en découvrir davantage, il est déjà possible d’ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam.
VOID Interactive a publié un nouveau Development Briefing avec une annonce, qui, en substance, annonce… les prochains devlogs. L’équipe explique qu’elle prépare une grosse mise à jour pour Ready Or Not, et qu’elle souhaite dévoiler progressivement les nouveautés, ce qui est une manière polie de dire : on n’a pas fini, mais regardez, on communique, donc soyez sages. Le tout est servi avec l’enthousiasme habituel, saupoudré d’une petite culpabilité, comme si VOID Interactive savait très bien que les joueurs attendent depuis des mois des correctifs qui n’arrivent jamais, malgré le gros travail effectué sur la mise à jour Boiling Point.
Le cœur de l’annonce, c’est évidemment l’arrivée du Mission Editor, un outil qui va enfin permettre de bricoler les missions originales sans passer par d’obscurs scripts ou modifications. Les joueurs pourront désormais ajuster le comportement des suspects, leur apparence, mais également leur armement ou leur propension à se cacher, à fuir, ou à se faire exploser. L’équipe SWAT de Los Suenos bénéficiera d’une personnalisation plus limitée, essentiellement centrée sur la réactivité des coéquipiers. Une amélioration bienvenue, même si elle ne règle pas le problème persistant depuis Los Suenos Stories, à savoir des coéquipiers qui se mettent très souvent en travers d’un passage ou dans notre ligne de tir. Les civils deviennent également paramétrables. La mission A New America est un peu trop facile ? Il suffira d’ajouter davantage de civils et d’augmenter leur niveau de panique, ça n’en sera que plus drôle… ou pas. La santé du joueur, le nombre de bandages, les pièges, les portes verrouillées, ou les bombes pourront également être ajustés, de quoi faire varier une mission entre promenade tranquille et cauchemar méthodique.
L’ensemble constitue une belle promesse : un bac à sable où les joueurs pourront concevoir leurs propres scénarios, du supermarché rempli de terroristes en slip à la plateforme pétrolière contrôlée par une équipe tactique prête à tout pour en découdre. VOID assure que d’autres améliorations arriveront, et que l’éditeur sera enrichi, peaufiné, et étendu au fil du temps. Reste à espérer que le rythme de développement sera plus rapide. Si vous ne l’avez pas encore, Ready Or Not est actuellement en réduction de 10 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 45 €.