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Et dans tous les cas, si vous trouvez des choses qui vous intéressent, vous pouvez ajouter ?ref=nofrag à la fin de l’URL pour nous faire gagner quelques centimes. Ça arrivera dans notre porte-monnaie virtuel Gamesplanet et nous permettra de nous payer les clefs que les éditeurs ne nous envoient pas !
On termine cette page de bons plans avec notre boutique ! Si vous avez encore quelques euros à jeter par la fenêtre, on a récemment mis à jour le catalogue Spreadshirt avec les nouveauxlogos. Alors pourquoi ne pas craquer pour un body bébé, un magnet, une gourde ou un tapis de souris ?
Alors qu’on avait oublié son existence, Ghost Recon Over – ou Project OVR – a refait parler de lui chez nos confrères d’Insider Gaming. Leurs sources anonymes auraient indiqué que des tests alpha s’étaient déroulés au printemps dernier. Ils se seraient tellement bien passés qu’ils auraient conduit au licenciement d’une partie de l’équipe, dont des Parisiens, et une mise à la benne de fonctionnalités sans doute bien pourraves. L’ambiance ne doit donc pas être à la fête, et il semble que les équipes restantes vont devoir cruncher pour transformer une expérience a priori atroce et complètement instable en une bêta jouable dès novembre prochain.
Pour rappel, on apprenait en 2024 que le prochain opus de la série Ghost Recon devait abandonner sa vue à la troisième personne pour retrouver la vue subjective, ainsi qu’un aspect un peu plus milsim, ce qui nous avait plutôt enthousiasmé. Mais il va falloir un peu tempérer nos attentes tant qu’on n’aura pas plus de détails.
On n’avait pas du tout suivi l’histoire depuis son annonce en janvier 2025, mais Krafton poursuit toujours son rêve de coller des LLM absolument partout, y compris dans PLAYERUNKNOWN’S BATTLEGROUNDS: BATTLEGROUNDS. En effet, le 17 juin dernier, il annonçait, avec son partenaire NVIDIA, lancer une bêta ouverte jusqu’au 30 juin. Accessible uniquement en mode arcade duo (et TPP, mais on peut heureusement toujours basculer à la première personne une fois en jeu), PUBG Ally vous fait grouper avec une IA générative qui répond à vos sollicitations vocales. Et si quelques influenceurs ont pu s’amuser un peu avec et ont réussi à lui faire dire qu’elle avait un wallhack, on cherche encore l’intérêt de la démonstration.
Pour commencer, PUBG Ally n’est disponible que pour les possesseurs de cartes RTX, et le modèle tourne localement – si on a bien compris. Cela utiliserait 6 Go de VRAM (si on extrapole la consommation du modèle par rapport à celui de 2 milliards de paramètres) pour un résultat plus que discutable. Outre le fait qu’elle est incapable de retenir un seul mot de français, elle a le temps de réaction d’une huître. Certes, elle a de bons yeux – que Jackfrags suspecte être un peu cheatés –, mais pour le reste, c’est franchement pitoyable. On n’est pourtant pas des pros sur le jeu, mais les conseils de début de partie ne sont même pas pertinents. Et comme d’habitude avec les LLM, elle est incapable de prendre la moindre décision. Un peu dommage pour un jeu qui repose tout de même largement sur la tactique. En bref, on s’attendait à pouvoir s’amuser un peu avec ce bot++, ou voir des réactions intéressantes, mais mis à part sa capacité à déblatérer des lieux communs, elle semble aussi cruche que ses homologues plus traditionnels.
Si vous voulez tester par vous-même, la phase de bêta s’achève le 30 juin. Pour cela, lancez tout simplement le jeu depuis Steam ou l’Epic Games Store. Pour rappel, il est free-to-play.
Après un développement tumultueux et plusieurs reports, l’accès anticipé de SAND: Raiders of Sophie, le FPS coopératif d’extraction développé par Hologryph et TowerHaus, est bien sorti ce 22 juin comme prévu. Malheureusement pour les devs, les premiers retours sont loin d’être élogieux avec une note globale moyenne sur Steam. Cette fois-ci, le totem d’immunité semble mois bien fonctionner que d’habitude. Des joueurs mécontents soulignent que le jeu est perclus de bugs, dont certains étaient déjà présents lors de précédents playtests, de crashs, de bannissements de joueurs injustifiés (ça reste à voir) et de tricheurs. Cerise sur le gâteau, les serveurs européens étaient temporairement indisponibles suite à une soi-disant attaque DDoS. En dehors de ça, le reste de la communauté, soit un peu plus 6 100 joueurs au moment l’on écrit cette news, trouvent leur compte en parcourant les étendus de sable de la planète Sophie à bord de leur base mobile, les Trampler.
Même si le concept des Trampler paraissait plutôt intéressant sur le papier, à la rédac, on n’était pas particulièrement emballés par le gunplay du jeu. Depuis, il semblerait qu’il y ait eu de l’amélioration de ce côté, d’après les retours de certains utilisateurs. Si vous souhaitez laisser sa chance à SAND: Raiders of Sophie, vous pouvez vous procurer son accès anticipé avec une réduction de 21 % sur Steam jusqu’au 6 juillet, soit un peu moins de 16 €.
Si vous avez envie de vous changer les idées en creusant dans les tréfonds de l’esprit humain, sachez que MOLE, le jeu d’horreur psychologique développé par le studio Off Black Creations, est sorti ce 15 juin. Dans une foreuse géante nommée la taupe, vous y incarnerez un pilote qui est le dernier survivant de l’équipage. En creusant de plus en plus profondément, vous devrez à la fois réparer cette énorme machine et découvrir la vérité derrière la disparation de vos compagnons via la résolution de puzzles narratifs. Ce voyage métaphorique ne sera pas donc sans conséquence, car votre santé mentale se détériorera progressivement à l’approche du Signal.
Pour le moins original, MOLE a une direction artistique rétro plutôt réussie et son histoire semble être particulièrement appréciée par les joueurs Steam qui ont laissé une note globale extrêmement positive. Si vous souhaitez vous aussi découvrir les secrets bien enfouis de MOLE, vous pouvez vous le procurer en profitant de la promotion de lancement à -10 % sur Steam jusqu’au 29 juin, soit un peu plus de 11 €.
Un nouveau jeu d’exploration en vue subjective a fait son apparition sur Steam dernièrement, et s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas lui enlever, c’est une identité visuelle et conceptuelle marquée. Projet né d’un seul développeur, Fallgrade se présente plus comme une expérience expérimentale que comme un titre aux ambitions particulièrement mercantiles. Et si une chose est sûre, c’est que ce ne sera pas pour tout le monde.
L’aventure élaborée par vladkudas se distingue notamment par un gameplay qui donne au joueur le contrôle sur la gravité elle-même. Un pouvoir qui devra être utilisé pour naviguer dans plusieurs environnements, dont un espace urbain à l’architecture d’une incohérence troublante, ou encore une forêt dont on ne sait pas encore grand chose. Difficile de dire si un réel objectif se dessinera à travers une quelconque narration, mais la survie à elle seule risque d’être une préoccupation suffisante. En effet, une araignée géante sobrement nommée Karl sera visiblement bien décidée à mettre fin à la partie, et constituera le principal obstacle sur le chemin à parcourir.
Que l’on adhère ou pas à l’étrange direction artistique de Fallgrade, son ambiance et son concept ne peuvent que rendre curieux d’en savoir plus. C’est d’ailleurs probablement bientôt que ceux qui le souhaitent y verront plus clair grâce à une démo qui devrait pointer le bout de son nez prochainement, selon le développeur. En attendant, la page Steam du jeu vous attend s’il vous vient l’envie de l’ajouter à votre wishlist.
Il y a quelques jours, The Astronauts a publié Revelations, la mise à jour 0.9 pour l’excellent Witchfire. Si l’absence de traduction vous servait jusque-là d’excuse pour ne pas vous plonger dans ce fast-FPS roguelite de dark fantasy inspiré par Painkiller et Dark Souls, sachez que le jeu est dorénavant disponible en français. Et d’après ce qu’on a pu voir, cela semble être du plutôt bon travail. Évidemment, ce n’est pas le seul ajout, puisque les développeurs nous offrent une nouvelle région, Marshland, apparemment très vaste et principalement composée de marécages. Ils proposent aussi une extension de la base, un nouveau vault, de nouvelles quêtes et une nouvelle refonte de la corruption. Vous pouvez retrouver le patch note complet sur Steam, il contient également une longue liste d’ajustements.
Alors qu’il est sorti en accès anticipé en 2023, Witchfire reste l’un des jeux les plus appréciés à la rédac’. Mais on n’a pas forcément testé l’intégralité des mises à jour depuis. On a donc tenté de s’y remettre en stream pour constater que c’était toujours exceptionnel. On n’a pas pu tester toutes les nouveautés, car elles ne sont pas accessibles dès le démarrage, mais on a pu voir que l’onboarding s’était bien amélioré. La courbe de difficulté est plus progressive, et les premières heures ressemblent moins à un die & retry. On n’y a passé que quatre ou cinq heures, mais on a très envie de continuer.
Si vous voulez vous lancer dans Witchfire avant sa sortie en version finale et tester l’update Revelations, sachez qu’il est actuellement en promo à –20 %, soit 32 € sur Steam et l’Epic Games Store. La 1.0 était initialement prévue au début de cette année, ce ne sera manifestement pas le cas. Il est néanmoins probable que cela arrive avant 2027.
Le 18 juin dernier, Saber Interactive a publié une grosse mise à jour de contenu pour John Carpenter’s Toxic Commando. Il s’agit de l’Urban Blight Update, qui apporte notamment une nouvelle map dans une ville, ce qui apporte enfin un peu de variété, puisqu’on considérait que les huit missions de base étaient un peu légères pour réussir à intéresser les joueurs plus de quelques soirées. Un nouvel ennemi fait aussi son apparition, même sur les anciennes cartes. C’est une sorte de pustule volante qui vient attraper l’un des joueurs pour lui siphonner sa vie et le projeter dans les airs. Cela donne fatalement une nouvelle priorité lors des combats, si on veut éviter de se faire massacrer. On nous gratifie également d’un nouveau véhicule qui lance des mortiers et qui est équipé d’une tourelle laser un peu cheatée, ainsi que de nouvelles armes. Pour la liste des ajouts, vous pouvez consulter le patch note sur Steam, qui liste aussi les ajustements et les corrections de bugs.
Parce qu’on n’avait rien de mieux à faire, on est allés tester ça avec quelques membres de la rédac’ et de la communauté. Et on doit dire que la difficulté nous a semblé un peu plus relevée que lors de notre test, car on s’est assez souvent retrouvé avec un ou plusieurs coéquipiers à terre. On a refait une ancienne carte pour se remettre en jambes, puis la nouvelle, et rien à dire : on s’amuse bien. L’arbre de compétences est toujours très mal équilibré et les phases de défenses finales ressemblent à des éjaculations précoces, mais l’expérience globale est tout de même franchement agréable. Évidemment, c’est beaucoup plus drôle avec des potes, surtout que si votre escouade (de quatre joueurs) n’est pas pleine, elle pourra être remplie avec des random jouant sur PlayStation ou Xbox. On a pu l’expérimenter quand il nous manquait un compagnon. On en frissonne encore.
Globalement, la mise à jour Urban Blight est plutôt sympa, mais on en voudrait encore plus. Malheureusement, la prochaine, prévue pour cet automne, n’apportera pas de nouvelle map, et il faudra attendre une hypothétique future update à la fin de l’année. Mais compte tenu du nombre de joueurs, ce n’est pas certain qu’elle arrive un jour. John Carpenter’s Toxic Commando n’en reste pas moins un très bon jeu, et il est actuellement en promo à –25 % sur Steam, ce qui le fait à 30 € jusqu’au 25 juin.
On vous en parlait déjà en début de mois : NO LAW s’est de nouveau montré lors du State of Unreal 2026, entre deux outils d’IA pour faire tout le jeu à votre place dans le futur Unreal Engine 6. Mais le prochain titre de Neon Giant, même s’il est édité par « IA First » Krafton, sera toujours sous Unreal Engine 5, et ne semble pas spécifiquement embrasser les LLM. L’un des développeurs nous présente une démo technique de ce que le jeu sera capable de faire, notamment pour l’environnement, et c’est assez impressionnant. Ne vous attendez pas à du gameplay, on voit principalement des scènes avec des PNJ, mais on aperçoit une ou deux explosions tout de même.
La gestion des particules semble être au cœur de leur système pour rendre le tout plus crédible. Espérons que cela serve réellement le gameplay, que ce soit pour l’infiltration ou pour le combat, les deux méthodes possibles annoncées pour résoudre les problèmes dans ce jeu cyberpunk. En tout cas, on doit avouer que ça nous plait bien, et on a hâte d’en voir un peu plus.
NO LAW ne dispose toujours pas de date de sortie, mais vous pouvez déjà l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam ou Epic Games Store.
Alors que Thick as Thieves, le dernier titre du studio OtherSide Entertainment, a beau être sorti il y a moins d’un mois, voilà qu’on apprend via nos collègues de Game Developer qu’Argos: Riders on the Storm, un projet d’immersive sim multijoueur annoncé en 2022, a fini à la benne. Et avec lui, 17 développeurs. Pour rappel, OtherSide est un studio piloté avec assez peu de succès par Paul Neurath (Thief, System Shock 2, Arx Fatalis…) et Warren Spector (Ultima, System Shock, Deus Ex…) : Ultima Ascendantavait fait un four en 2018, et depuis, quasiment tous les projets ont été annulés (System Shock 3, un jeu Donjons & Dragons). Seul Thick as Thieves a survécu, mais il peine à convaincre malgré son tarif très agressif. D’après les déclarations du studio, le licenciement du personnel n’est pas lié à de potentielles mauvaises performances de l’immersive sim coopératif, mais uniquement au climat délétère dans l’industrie vidéoludique.
On ignore s’il reste encore quelque chose dans les cartons, mais s’ils doivent uniquement s’appuyer sur Thick as Thieves, il y a de quoi s’inquiéter. Le jeu est très sympathique et franchement agréable à jouer, mais n’est qu’une sorte de démo : seulement deux cartes sont disponibles, et malgré une certaine variété dans les objectifs, on pourra se lasser en quelques soirées. Certes, c’est très correct pour les 5 € demandés, mais ce n’est pas ça qui va entretenir la base de joueurs ou en attirer de nouveaux. En plus, ils n’ont pas évoqué d’ajout de futur contenu, et se contentent de pondre de petits patchs ici et là. On a l’impression qu’ils ont balancé ça comme ça, pour prendre la température, sans avoir grand-chose derrière.
Quoi qu’il en soit, le studio est toujours en vie, et si vous voulez soutenir papy Warren, vous pouvez retrouver Thick as Thieves actuellement en promo à 20 % sur Steam, soit 4 € jusqu’au 25 juin.
À la fin du mois dernier, Gaijin a publié un nouveau trailer pour Active Matter, son extraction shooter qui semble intéressant sur le papier. Il nous avait fait de l’œil avec ses anomalies gravitationnelles et son aspect un peu tactique. Malheureusement, quand on avait testé la démo, le feeling très cheap nous avait sauté au visage. Une impression de free-to-play chinois des années 2010, mais facturé 30 €.
À vrai dire, il est même sorti en accès anticipé en fin d’année dernière, uniquement via son launcher propriétaire. Mais comme on avait trouvé le jeu nul, on a préféré attendre sa sortie sur la plateforme de Gaben. Cette nouvelle vidéo est nettement plus flatteuse que nos souvenirs du jeu, mais difficile de savoir si les développeurs se sont sortis les doigts ou si c’est le montage qui donne cette impression. Dans tous les cas, on n’en sait pas plus pour l’instant, car la date de sortie sur Steam n’est toujours pas connue.
Si Active Matter vous tente, mais que vous préférez attendre l’arrivée sur Steam, vous pouvez toujours l’ajouter à votre liste de souhaits.
Dans une vidéo publiée le 16 juin dernier, BULKHEAD a souhaité revenir sur la manière dont ils géraient les retours des joueurs suite aux différentes présentations de WARDOGS. Les annonces du Future Games Show ont permis au titre d’atteindre plus de 600 000 wishlists, mais avec un nombre aussi important, il y a forcément aussi des gens qui ont des remarques à faire. Et s’il est important, selon le studio, de prendre en compte ces retours, ils ont tout de même une vision à tenir. Par exemple, la killcam. Selon eux, elle permet dans WARDOGS de réduire la frustration, car au moins, on peut voir qui nous a tué. En revanche, pour éviter de niquer complètement l’aspect infiltration, ceux qui voudraient jouer aux snipers pourront remplacer leur gilet pare-balle par une ghillie suit, qui désactive la killcam. De même, un tir à la tête ne montre plus le joueur qui vous a tué, mais uniquement la direction. L’objectif est d’obtenir un titre tirant plutôt du côté hardcore, mais avec des éléments accessibles aux joueurs généralement arcade.
L’UI/UX director nous parle ensuite des serveurs hardcore, qui eux, n’auront pas de killcam, une interface réduite et une vue subjective forcée pour les véhicules. Ce seront des serveurs communautaires qui permettront tout de même d’engranger de l’argent comme sur les serveurs officiels, tant que les paramètres restent dans certains seuils définis par le studio. Une idée plutôt cool, si cela ne divise pas trop la communauté.
Contrairement à leurs précédents projets, la communication autour de WARDOGS est très bien gérée par BULKHEAD, et on est impatients de mettre les mains sur le jeu. D’ailleurs, on en aura peut-être la possibilité, car une nouvelle phase d’alpha tests débutera le 26 juin, avec 4 000 places disponibles, qui s’ajoutent aux 1 000 de la première phase.
Si le projet vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam, en attendant la sortie en accès anticipé prévue pour cet été.
C’est via un post LinkedIn de Hollie Emery, CEO de Kwalee Labs, que la nouvelle peu réjouissante s’est faite connaître. Une décision d’autant plus difficile à comprendre que Luna Abyss, sorti il y a moins d’un mois, a connu un accueil largement positif de la part des joueurs. De notre côté, malgré un niveau de difficulté à revoir, on a trouvé l’expérience narrative mixant bullet hell et platforming plutôt réussie ! Malheureusement, ces retours n’auront pas suffi à éviter le licenciement des 9 développeurs du titre, dont le travail est d’autant plus impressionnant quand on connait la taille de l’équipe.
Un gâchis regrettable qui fait forcément jaser, d’autant que le studio, anciennement nommé Bonsai Collective, avait été racheté et renommé par l’éditeur Kwalee quelques années auparavant, tout ça pour virer ce beau monde une fois les loyaux services accomplis avec brio. En revanche, on peut se rassurer au vu des nombreux studios et autres personnes influentes de l’industrie qui réagissent sous ce post, laissant penser qu’ils pourraient récupérer quelques devs au passage. En tout cas, si vous avez à cœur de faire honneur à leur travail, sachez que vous pouvez vous procurer Luna Abyss pour 30 €, essayer la démo gratuitement ou encore ajouter le jeu à votre wishlist via sa page Steam.
L’univers voxelisé de Teardown et ses missions de destruction stratégique vous appellent une fois de plus ! Alors que le mode multi du titre très apprécié de Tuxedo Labs a débarqué en mars dernier, c’est à présent au tour d’un nouveau DLC de faire son entrée. Contenant pas moins de 3 maps inédites, cette extension vous emmènera cette fois-ci au cœur des ruines d’une ancienne civilisation qui, pour le bien du patrimoine mondial, aurait sans doute mieux fait de ne pas croiser votre route.
À l’image du jeu de base – dont nous avions publié un test élogieux à l’époque – les premiers retours de ce nouveau contenu semblent très positifs. Teardown a en tout cas l’avantage de proposer une expérience rafraichissante qui bénéficie continuellement de mises à jour de qualité. Ainsi, si vous souhaitez profiter de cette occasion pour vous essayer à la dynamite, sachez que le titre est à 30 €, tandis que ce dernier DLC vous coûtera 8 €. Mais vous pouvez aussi simplement ajouter le jeu à votre liste de souhaits en passant par sa page Steam.
Eh oui, c’est près d’un an après l’annonce initiale du titre que Saber Interactive nous fait part de cette nouvelle dans un billet de blog Steam qui s’accompagne d’un nouveau trailer toujours aussi bucolique (à tel point qu’un plan sur deux a dû être censuré). Au moins, si vous avez l’habitude de jouer dans le salon, vous savez à quoi vous en tenir.
On apprend d’ailleurs à cette occasion que le survival horror proposera, en plus de sa version de base, une édition deluxe dont le contenu sera révélé ultérieurement par le studio. En tout cas, si ce Hellraiser: Revival vous faisait de l’œil, vous savez à présent que moins de 4 mois vous en séparent. En attendant, n’hésitez pas à mettre le jeu en wishlist via sa page Steam.
Ça y est, le Steam Néo Fest de juin s’est lancé le 15 juin et s’achèvera le 22 juin. Comme d’habitude, on n’a pas pu tout tester, mais on essaye de vous donner nos impressions sur un maximum de démos qu’on a pu essayer. Et pour les autres, on compte sur vous pour avoir des retours !
Si vous êtes en phase terminale d’un cancer du bras droit et que vous n’avez plus que quelques heures à vivre, on vous conseille de jeter un œil à SPRAWL Zero pour le solo et à The Mound: Omen of Cthulhu pour la coop.
Suite du plutôt sympathique SPRAWL, un fast-FPS plus ou moins acrobatique, SPRAWL Zero avait été révélé en mars dernier. Il nous promettait des combats nerveux, ainsi qu’un gant gravitationnel pour varier un peu les situations. Le contrat semble rempli, avec une démo franchement viscérale et très agréable. Les combats sont courts et violents, les mouvements de base sont assez lents, mais le dash et le bullet time dynamisent le tout d’une très bonne manière. C’est excellent.
En mai dernier, on vous faisait part de nos inquiétudes sur The Mound: Omen of Cthulhu, un FPS horrifique coopératif avec des notions d’extraction shooter. Mais pour le Steam Néo Fest, on s’est lancés à la recherche d’icônes maudites à quatre pour tester tout ça. Et on doit dire qu’on a été très agréablement surpris : l’ambiance est finalement excellente, et la direction artistique très réussie. Les armes à feu (arquebuses, pistolets à un coup) ont un très bon feeling, mais malheureusement, les combats au corps-à-corps sont encore très brouillons. On ne sait pas trop quand on touche, les ennemis ont une portée énorme et difficile à gérer. Un peu étonnant pour un studio qui a développé les Zeno Clash. En plus, les armes s’abîment très vite, ce qui fait qu’on peut se retrouver à poil au bout d’un moment, ce qui est un peu frustrant. Mais comme le reste est franchement bon, on croise les doigts pour que les devs ajustent tout ça avant la sortie prévue pour le 15 juillet prochain.
The Mound: Omen of Cthulhu sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 15/07/2026
Avec son univers discopunk et son gameplay très bien réalisé, RetroSpace est un hommage franchement appuyé à System Shock 2. Au point qu’on est comme à la maison avec des couloirs à explorer peuplés de monstres, une clef à molette, des interfaces à pirater ou des audiologs à écouter. On a trouvé ça plutôt cool pendant la petite demi-heure qu’on y a passé. Si vous aimez les immersive sim, il y a de bonnes chances que vous appréciez. On a néanmoins eu un son de cloche différent sur le Discord de NoFrag : Ravenz estime que la direction artistique n’a pas d’âme, que les animations sont très rigides et que la difficulté est mal dosée. Dites-nous qui a raison en commentaires.
Alors qu’on n’était pas spécialement prédisposés à s’intéresser à Project P.I.T.T., la direction artistique rétro et le concept nébuleux nous ont fait installer sa démo. Et on a bien fait, car la mécanique est hypnotique. Le but du jeu est de mettre des canards en plastique dans un trou. En fonction du nombre que l’on met, on fait grimper une jauge de combos, permettant de gagner de l’argent pour débloquer de nouvelles possibilités de fabriquer ou transporter les canards jusqu’au trou. Une sorte de mélange entre un jeu incrémental à la Universal Paperclips et un walking simulator aux desseins plus ou moins sombres. Le sound design est travaillé pour récompenser chaque canard, pour aller jusqu’à une orgie de sons et d’effets visuels quand on parvient à en balancer un grand nombre d’un coup. En plus, c’est développé en solo par un Breton.
Project P.I.T.T. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On pensait SiN Reloaded perdu dans les limbes, mais en mars dernier, Nightdive Studios nous a surpris en annonçant une sortie pour cette année. Et voilà même une démo pour le Steam Néo Fest. À la rédac’, personne n’avait joué au jeu d’origine, mais on doit avouer que ce petit remaster est sympathique. Ok, visuellement, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais le feeling est vraiment bon. Du rétro-FPS comme on les aime, avec la qualité de vie habituelle de Nightdive.
Même si certains membres de l’équipe n’aiment pas les jeux d’horreur, on est tous d’accord pour dire que Divine Frequency est excellemment bien réalisé. Tournant sous GZDoom, il propose une aventure très oppressante, mais avec des armes au feeling exagérément violent. C’est un survival horror, donc il faudra compter ses munitions, et faire des allers-retours pour ouvrir des portes, trouver des clefs et tout le toutim. Il y a aussi un aspect RPG permettant d’obtenir certaines capacités et ainsi varier un peu le gameplay. Prévoyez un slip de rechange.
Divine Frequency sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On ne l’avait pas vu passer lors de son annonce il y a quelques mois, Washington Prime est un rétro-FPS pur jus développé sous GZDoom. On n’a pas trop suivi le scénario, mais on se retrouve dans un grand immeuble et on défonce les gardes avec son pistolet, puis un MP5. C’est très difficile, et on y va plutôt en mode tactique qu’en bourrinant. Le feeling est très bon.
Washington Prime sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Clairement le jeu le plus original de la sélection, Dreadline Express est un walking sim narratif horrifique qui se déroule dans un train voguant dans un univers étrange. Mais c’est surtout sa mécanique de deck building pour gérer les conversations qui le font se démarquer. Ça, et la direction artistique PSOne un peu crado donnant une ambiance vraiment réussie. Une très bonne expérience. On notera en revanche l’utilisation de l’IA pour la traduction, qui n’est franchement pas heureuse dans l’interface, puisqu’on devra cliquer sur « C.V. » pour reprendre la partie ou sur « DOS » pour aller au menu précédent.
Dreadline Express sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
On ne pensait vraiment pas qu’on allait mettre Empulse dans les bonnes démos, mais au final, on n’a pas de réels reproches à lui faire du côté du gameplay. Ils voulaient faire un mix entre leur précédent jeu et Titanfall et ça semble cocher toutes les cases. C’est nerveux, très aérien et plutôt gratifiant. On voit qu’ils ont recyclé beaucoup d’éléments de Splitgate, ce qui est une rationalisation plutôt maligne, mais c’est probablement un point qui sera critiqué par quelques débiles. En revanche, la direction artistique est très pauvre : celle de Splitgate était mieux. Il y a sans doute de la marge pour faire en sorte que les robots soient sympas à jouer, mais globalement, le titre est correct. Cela suffira-t-il pour en faire un succès ? Réponse dans moins de deux semaines.
VHOLUME est un jeu de parkour dans un univers dystopique, réalisé par trois développeurs, dont Léonard Lemaître, l’un des deux frères de BABDDI et STRAFTAT. La démo propose une sorte de circuit à boucler le plus rapidement possible en glissant, en courant sur les murs et en sautant, et il y a un leaderboard pour vous remettre les pieds sur terre. Les mouvements sont très satisfaisants, et on peut aussi se balader un peu partout dans le niveau pour explorer et découvrir tout le panel de possibilité de notre personnage. C’est franchement cool.
Une sorte de mélange entre Portal et Viewfinder. Le jeu se base principalement sur des formes à faire apparaître pour les insérer dans la bonne silhouette, comme pour les jeux de bébés. Là, c’est évidemment un peu plus compliqué, mais veut-on vraiment voir ça pendant plusieurs heures ? Dans tous les cas, ça fonctionne bien et c’est plutôt bien réalisé.
THANKS, LIGHT. sur NoFrag // Steam // Date de sortie : septembre 2026
Clairement inspiré de King’s Field, la série de jeux antérieure à Dark Souls, Necrofane propose un dungeon crawler RPG aux graphismes rétro assez réussis. L’ambiance est sombre et fonctionne plutôt bien, mais les combats ne sont pas terribles. Ils manquent clairement de feedback, ce qui donne une impression globale mitigée. Mais comme il n’est pas prévu avant 2027, les devs vont avoir le temps d’améliorer ça. À noter qu’ils ont lancé une campagne Kickstarter il y a deux semaines, et qu’elle s’achève dans 14 jours. Pour l’instant, ils n’ont récolté que la moitié de la somme demandée.
C’est rapide et nerveux, mais on n’a pas réussi à mettre le doigt sur l’élément qui nous laisse un sentiment mitigé. Peut-être le manque de feeling ? Il n’est pas mauvais, mais pas mémorable.
Gunstoppable sur NoFrag // Steam // Date de sortie : 05/08/2026
Un pur nanard dont chaque opus de la série est un peu moins merdique que le précédent. Fossilfuel 3 est dirigiste et fait un peu penser à un Resident Evil du pauvre avec une horreur un peu téléphonée, mais ce n’est pas si mal, au final. Ne vous attendez tout de même pas à grand-chose.
Fossilfuel 3 sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Time To Wake Up est décrit comme un thriller psychologique, mais il correspond plutôt à ce qu’on pourrait appeler un walking sim narratif. La mécanique principale, c’est de pouvoir basculer d’un clic de souris entre deux univers parallèles finalement assez proches, et ça marche plutôt bien. On navigue dans des environnements surréalistes et le thème est intéressant, mais on n’a pas spécialement accroché.
Time To Wake Up sur NoFrag // Steam // Date de sortie : Q3 2026
On avait déjà testé une démo de DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter il y a un moment, et on s’était dit que c’était mieux pour tout le monde qu’on n’en parle pas. Mais il y a quelques jours, les développeurs nous ont contactés pour se rappeler à nous, avec comme argument qu’on avait parlé de WRATH: Aeon of Ruin. Rien à voir. Mais vraiment rien du tout. DIESELDOME est un roguelite avec une direction artistique franchement ratée, et des ennemis qui se déplacent comme des robots vers vous. Les sensations sont vraiment pauvres, malgré un feeling correct de la mitrailleuse. On a vraiment l’impression de perdre notre temps, et les perks à débloquer ne donnent même pas de sentiment de progression, ce qui est quand même un comble pour ce genre de jeu.
DIESELDOME: Ultraviolent Gladiator Shooter sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Un jeu d’horreur assez classique qui n’est vraiment pas terrible. Ce n’est pas très joli, le level design renvoie 20 ans en arrière et il y a des jumpscares. Autant vous dire qu’on n’a pas trop aimé. C’est dommage, le gunfeel est OK et c’est exagérément sanglant au point de masquer une bonne partie de l’écran à chaque coup. Ah, et le FOV est un peu trop étroit.
GUTTED: Infested Crypts sur NoFrag // Steam // Date de sortie : inconnue
Pas de miracle, la démo n’est que la suite des playtests dont on a parlé au début du mois. Évidemment, c’est toujours nul, et comme par hasard, les développeurs n’ont pas fait de page dédiée pour la démo, afin d’éviter d’avoir des commentaires négatifs. Il suffit néanmoins de faire un tour sur la page des discussions pour voir quelques retours fleuris.
Les autres démos qu’on a mises là, parce qu’elles ne marchaient même pas :
Method of Entry, un jeu tactique à la SWAT 4, mais en 5v5 uniquement. On est restés bloqués dans le tuto, impossible de trouver la partie multi.
Protocol: Terminate, un jeu coop contre des robots nuls sans possibilité de régler les contrôles, ni la sensibilité bloquée sur cent millions. On n’a pas réussi à se retrouver dans le lobby malgré de très nombreuses tentatives.
Chaque nouveau contenu ajouté à VOIN depuis le début de l’accès anticipé semble ravir les joueurs de l’excellent hack and slash. Quand on lit le billet de blog Steam dédié à la mise à jour Inferno, il y a donc de quoi faire monter la hype. Après la foudre et le blizzard, le dev solo Nikita Sozidar nous invite maintenant à affronter un déluge de flammes au cours du Conservatoire aux mille noms, nouveau donjon immense au cœur duquel se trouve Ramzedram, un boss épique.
À cela s’ajoutent également diverses nouveautés, dont la possibilité d’affronter des nuées – gigantesques groupes d’ennemis, environ dix fois plus nombreux que ce que pouvait proposer le jeu jusque-là – sans avoir à subir d’impact de performance. Certains objets inédits ou équilibrages débarquant à l’occasion d’Inferno proviennent d’ailleurs tout droit des suggestions de la communauté, justifiant un early access porté avant tout par les joueurs.
VOIN continue donc de se rapprocher de sa version finale. Et, si celle-ci n’est pas loin, selon le développeur du titre, les plus belles surprises sont encore à venir d’ici-là. En attendant, si vous n’avez jamais touché au jeu, il est actuellement à -35 %, c’est à dire à moins de 13 € sur Steam. Dans l’éventualité ou vous n’auriez pas encore le cœur à vous lancer dans l’aventure, vous pouvez simplement l’ajouter à votre wishlist, mais notez que le prix pourrait monter d’ici la sortie officielle.
Le FPS d’infiltration a récemment fait son apparition sur Steam dans le plus grand calme médiatique, témoignant d’un budget marketing proportionnel à la taille de l’équipe derrière le projet. Il s’agit en effet du travail d’un seul développeur, qui ne cache d’ailleurs pas ses inspirations pour la série Thiefou encore Dark Souls. The Citadel Project – un titre que l’on espère provisoire – promet donc une aventure qui donnera la part belle à la furtivité au cours de l’exploration d’une mégastructure regorgeant de dangers et de secrets, le tout dans un univers de dark fantasy teinté d’horreur.
Si le jeu n’a ni l’ambition ni la prétention de réinventer la roue au sein de son genre, le développeur met en avant une gestion poussée de la lumière, et en fait un élément central de l’expérience. À la manière de certains titres Thief, ou encore du plus récent Thick as Thieves, certaines mécaniques de gameplay tourneront donc autour de la recherche de l’obscurité, qui rendra la détection du personnage joueur par les ennemis bien plus difficile. Une feature qui peut renforcer le réalisme et s’avérer intéressante si intelligemment exploitable pendant les phases d’infiltration.
Concernant l’avancement du développement, une prise de parole récente sur Reddit indique que la plupart des fonctionnalités du jeu sont déjà prêtes. Le dev a créé un studio, Reliquary Software, et recherche actuellement un éditeur, affirmant que plusieurs se sont montrés intéressés. Il n’y a donc plus qu’à croiser les doigts pour que la suite de la production se déroule comme prévu. En attendant les prochaines nouvelles de The Citadel Project, vous pouvez toujours jeter un œil à la page Steam du titre et l’ajouter à votre liste de souhaits s’il vous donne envie.
On l’avait découvert l’été dernier, et on n’avait pas été convaincus : Reaper Actual se présentait comme un MMOFPS d’extraction basé en partie sur la blockchain. On s’était gentiment moqués du projet, qui semblait ne rien avoir pour lui. Pourtant, il y a quelques semaines, Sean Kauppinen, la personne en charge du marketing et des relations presse de Distinct Possibility Studios, nous a contactés pour nous proposer une interview. Malgré notre très mauvais a priori, nous avons décidé d’échanger avec lui et le CEO du studio, John Smedley, afin de découvrir ce qui les avait amenés à créer le jeu, pourquoi ils avaient choisi les technologies du web3 et quelles étaient leurs ambitions. Et on doit dire qu’ils nous avaient plutôt convaincus, grâce à des arguments assez intéressants. Mais ça, c’était avant de poser les mains sur le jeu, qui est sans doute l’une des expériences les pires de ces vingt dernières années et laisse franchement planer le doute sur une très mauvaise utilisation de l’IA générative pour son élaboration.
Genre :MMOFPS / Extraction|Développeur : Distinct Possibility Studios, Inc | Éditeur : Distinct Possibility Studios, Inc | Plateforme : Steam|Prix : 19,50 €|Langues : Anglais |Configuration recommandée : Intel i7+ / Ryzen 7+, RTX 4070 / RX 7800, 16 Go de RAM |Date de sortie : 29/05/2026 en accès anticipé |Durée : 15 minutes si les serveurs fonctionnent, le temps de comprendre l’horreur qui vous fait face.
Preview réalisée sur une version Steam fournie par l’équipe de développement.
Lors de mes échanges avec Sean et John, je me suis davantage intéressé aux coulisses de Reaper Actual qu’au jeu lui-même, en attendant de le tester, afin de voir le lien entre la vision du game director et le produit final. Tous deux anciens collègues notamment sur Planetside 2, l’un comme relations presse et l’autre comme président de Sony Online Entertainment – excusez du peu –, ils m’ont expliqué vouloir faire un MMOPFS avec des bases persistantes et des notions d’extraction shooter. Ils citent des références comme Escape From Tarkov, Planetside 2 et Delta Force. Ils annoncent la possibilité de construire des bases pouvant héberger aussi bien une poignée de potes qu’un clan d’une centaine de joueurs. En plus de l’aspect PvP, Reaper Actual propose également des PNJ qui font partie de plusieurs factions, censées se battre entre elles de manière autonome. Je n’ai, en revanche, pas réussi à avoir de réponse concrète à la question de leur méthode pour parvenir à un comportement crédible pour gérer plusieurs centaines d’IA sur une immense map. Ils m’ont juste assuré que leur équipe avait évidemment réussi à faire cela grâce à leur grande expérience dans les MMO, le tout en quatre mois seulement, éclatant à plat de couture les équipes de MADFINGER Games qui n’y sont jamais parvenus en deux ans d’accès anticipé sur Gray Zone Warfare. Je vous avoue que je suis resté légèrement dubitatif sur ce point, mais on va y revenir.
Mais la question qui me brûlait les lèvres se portait sur l’aspect blockchain, qui a très mauvaise réputation dans le jeu vidéo – souvent à raison. Pour ce projet, il semblerait que ce soit potentiellement plus éthique, car principalement un moyen de toucher certains marchés émergents, notamment le Brésil, grâce à la possibilité d’acheter le jeu sans avoir à posséder de carte bancaire. Cette technologie étant bannie de Steam, il n’est de toute façon pas possible de l’expérimenter dans l’accès anticipé, réservé à la plateforme de Gaben. Pour autant, même s’il ne sera pas possible d’échanger de matériel entre des joueurs des deux versions, ils pourraient se croiser sur les mêmes serveurs. Ce qui mène à la problématique de la division de la communauté, ainsi qu’au modèle économique. Très transparents quant à leurs objectifs de joueurs, ils m’ont indiqué qu’ils avaient besoin de 15 000 ventes par mois pour maintenir le rythme de croisière, ce qui m’a paru énorme. Mais ils m’ont semblé très amusés par mes inquiétudes, et ont assuré avoir des centaines de milliers de wishlists.
Le pic de joueurs simultanés à la sortie de l’accès anticipé a été de 70.
Autant dire qu’il m’a été difficile de comprendre pourquoi les serveurs étaient en rade pendant les trois premiers jours, alors qu’ils étaient censés héberger 100 à 120 personnes, et même jusqu’à 1 000 dans le futur.
Chronique probable d’une confiance aveugle en l’IA générative
Si l’aspect web3 avait commencé à ternir l’image de Reaper Actual dans l’esprit des joueurs dès sa présentation, l’utilisation de l’IA générative n’avait pas amélioré les choses. Sean et John en étaient conscients, et ont tenté de diluer l’emploi de cette technologie dans leur titre, notamment sur l’aspect visuel. Contrairement à ce qu’indique la fiche Steam (« Reaper Actual features portraits of NPCs… »), ils m’ont assuré que « all art is done by humans », tout comme la création des missions. Pourtant, celles que j’ai pu expérimenter étaient d’une telle pauvreté qu’un bête script en bash aurait suffi pour les faire. En revanche, ils m’ont expliqué que les développeurs utilisaient Claude Code pour accélérer le développement, faire la traduction, vérifier la sécurité et corriger les bugs. Si d’un point de vue technique, ça pourrait se tenir et donner de très bons résultats, ce n’est qu’avec le jeu dans les mains que j’ai commencé à mesurer l’ampleur du désastre. Tous les bugs absurdes respirent le code généré, bourré d’hallucinations et tellement complexe qu’il est impossible à relire. Alors oui, de loin et en louchant, on pourrait presque y croire, mais il suffit de s’approcher pour voir la catastrophe en 4K. Évidemment, ce n’est pas sûr à 100 % : si ça se trouve, les bugs ne sont pas imputables à l’IA et le studio n’est peut-être composé que de bras cassés. Au final, je ne sais pas ce qui est le pire.
Bon, ça fait déjà trois paragraphes, et on n’a presque pas encore parlé du jeu, vous savez, celui que j’ai testé : Reaper Actual. Comme je l’ai dit plus haut, c’est un extraction shooter avec des composantes de MMO. Alors, je ne suis pas expert en la matière, mais il me semblait que le principe était de se battre contre des joueurs. Je n’en ai pas croisé un seul pendant les quatre heures que j’ai sacrifiées, dans ce qui m’a paru être une blague assez élaborée. On n’en voudra pas aux joueurs d’être restés prudents, et aux autres de ne pas être restés. On spawn dans une sorte de bunker personnel, qui nous permet de découvrir des menus que n’aurait pas reniés FPS Creator. Il est possible de customiser ses armes avec des accessoires, mais c’est limité à un certain nombre, comme dans Call Of’. Attention, je parle de l’inspiration, pas de la réalisation, qui est aussi pauvre que le reste. Une fois équipé, on peut sortir de la base, ce qui déclenche un chargement, montrant qu’elle est instanciée et donc a priori inaccessible aux autres joueurs. D’ailleurs, ceux-ci ont-ils un autre point d’apparition ? On ne le saura sans doute jamais.
On peut se balader comme un con dans des décors certes travaillés par endroits, mais dénués de toute vie et sans aucune âme, à cause d’une direction artistique particulièrement plate. Il est aussi possible de choisir parmi cinq missions différentes. Enfin, « différentes » est un bien grand mot : elles consistent toutes à tuer cinq ennemis, seul l’endroit change. Et quels ennemis ! Ce sont probablement les pires que j’aie pu rencontrer depuis bien longtemps : sourds, aveugles et cons comme des manches, ils se permettent même le luxe de se téléporter quand ils courent. C’est à la fois extrêmement facile – ils ont un temps de réaction aussi long qu’un jour sans pain – et viscéralement injuste, puisqu’ils apparaissent à trois mètres dans votre dos quand commence une altercation. Heureusement, le TTK est, lui aussi, très long, et il faudra encaisser un bon chargeur dans le cul avant de crever, ce qui laisse le temps de se retourner. Évidemment, ça compte aussi pour les adversaires, manifestement écervelés, puisqu’il faudra parfois leur envoyer une dizaine de balles dans la boîte crânienne avant de toucher un point vital. C’est peut-être lore accurate, finalement.
Même si les ennemis sont nuls à chier, le gunfeel, lui, n’est pas si mauvais. On a même droit à un sound design correct sur les quelques armes que j’ai pu essayer. Mais on voit qu’ils se sont arrêtés là : tout le reste de l’audio est d’une nullité sans nom. Les bruits de pas sont risibles, il n’y a quasiment pas de sons d’environnement, et il manque même des bruitages pour certaines actions. On va dire que cet aspect n’a pas été priorisé pour l’accès anticipé. Malheureusement, on voit que pas grand-chose n’a été priorisé. Comme le feeling général, par exemple : avec ses fontaines de couleur pour indiquer qu’un élément important est à looter une fois un ennemi abattu, on se croirait dans un free-to-play mobile téléchargé par erreur après avoir cliqué sur une pub dans sa poche.
Mais au moins, ils se rattrapent sur la technique, non ? Non ?
Bien que Reaper Actual soit plutôt raté visuellement, il se permet d’avoir des performances déplorables. Malgré leur soi-disant compétence en MMO, l’équipe est clairement incapable de gérer une grande carte sans provoquer de putains de stutters pour charger la suite, même avec un couple 7800x3D / RTX 4090. Alors ne parlons même pas des configurations plus modestes, comme mon PC portable avec un i5 13500H et une RTX 4060, qui peinait à le faire tourner au-dessus des 60 FPS en 1080p en moyen avec la framegen et le DLSS équilibré, entre deux stutters – c’est-à-dire toutes les 30 secondes.
Tellement nul que c’en est risible
Reaper Actual est une véritable purge. Le contenu est très loin des promesses du studio, c’est moche, mal optimisé, le feeling global est naze et l’IA des ennemis est l’une des pires qu’on ait rencontrées depuis plus de vingt ans. Malgré la volonté affichée par ses créateurs, tout est complètement raté. Au point que je me demande s’ils ne se foutent pas complètement de notre gueule avec leurs grands principes d’accès au plus grand nombre grâce à la blockchain. Pour en rajouter une couche, certains bugs et l’expérience globale font beaucoup penser au résultat d’un gloubi-boulga recraché par une IA générative, à peine relu avant de le pousser sur les serveurs. On ne peut évidemment pas en avoir la certitude, et cela pourrait aussi s’expliquer par un manque criant de compétences et de moyens. Mais compte tenu de leur discours finalement ambigu sur l’utilisation des LLM, permettez-nous d’en douter. Rassurez-vous, dans les deux cas, ça reste complètement nul. On ne s’étonnera donc pas que le studio ait eu du mal à trouver des investisseurs et que les joueurs fuient le titre comme la peste. N’achetez pas ça.
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Sorti en janvier dernier, l’accès anticipé de The Midnight Walkers n’a pas connu le succès escompté et face à cette dure réalité, le studio indé Oneway Ticket a récemment publié un billet de blog Steam pour annoncer des changements drastiques. Tout d’abord, sans grande surprise, une restructuration de l’équipe de dev a été opérée et dorénavant, une équipe réduite tentera de terminer le développement du jeu. Puis, vu le nombre faiblard de joueurs et le coût de maintenance des serveurs, cela n’était plus tenable pour le studio qui a décidé d’arrêter les frais et de trouver une solution plus viable pour maintenir le jeu actif. Comme vous pouvez le constater, ça sent plutôt le roussi pour The Midnight Walkers et dans l’espace commentaires du présent billet, les joueurs Steam préfèrent débattre sur leur vision du jeu. Certains estiment que le PvP était une erreur, et affirment que le PvE aurait été plus viable.
Difficile de vous recommander The Midnight Walkers en l’état, mais si vous êtes un peu maso sur les bords, vous pouvez vous procurer l’accès anticipé sur Steam pour environ 18 €.