Il y a quelques jours, l’éditeur chinois 4divinity a annoncé un nouveau FPS Soulslike : Guns of Eschaton. Il est développé par Eschatology Entertainment (rien à voir avec les excréments) et vous n’aurez pas pu échapper à l’information principale : c’est le dernier projet sur lequel Viktor Antonov a travaillé. Le directeur artistique de City 17 dans Half-Life 2 ou de Dunwall dans Dishonored, décédé l’année dernière à l’âge de 53 ans, avait cofondé le studio à Chypre en 2022 et occupait le poste de visual director. Graphiquement, le titre a l’air effectivement très réussi, affichant des panoramas d’un Far West apocalyptique.
En revanche, les combats nous ont laissé un peu plus dubitatifs. Les courts extraits de gameplay montrent des mouvements un peu mous du cul et des ennemis très lambdas. Certes, les développeurs indiquent que ce ne sera pas un FPS frénétique, et qu’il faudra adapter ses munitions à chaque ennemi, mais on espère qu’il y aura un peu de skill dans la partie. D’autre part, on nous promet un mode solo, un mode coopératif, mais aussi un mode joueurs contre joueurs. On a un peu de mal à imaginer ces types de gameplay se mélanger avec un soulslike, mais au moins, c’est intriguant.
Chose un peu étonnante, la description dans la page Steam indique que Guns of Eschaton est le « premier FPS soulslike », alors qu’on en voit au moins deux de prévus pour cette année et quelquesautres un peu moins connus. Et contrairement à certains de ses concurrents, lui n’a même pas encore de date de sortie. Mais si le projet vous intéresse, vous pouvez d’ores et déjà l’ajouter à votre liste de souhaits.
Dimanche 5 juillet à 21 heures, nous enregistrerons le 87ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. Comme à notre habitude, nous reviendrons sur l’actualité des FPS de ces dernières semaines, et notamment la prochaine sortie du DLC DOOM: The Dark Ages | Revelations, des images de NO LAW, ou encore des déboires autours de Ghost Recon Over. On reviendra également sur les démos du Steam Néo Fest qui nous ont bien plu.
On a tous notre vision de la vie de rêve pour laquelle on donnerait tout. Selon certains, c’est la vue idyllique des blocs d’immeubles insipides aux façades saturées de panneaux publicitaires. Pour d’autres, c’est l’odeur douteuse à l’angle d’une ruelle mal famée, le regard rivé sur ses pieds pour éviter de croiser celui d’un cyberpsycho armé jusqu’aux dents. Certains encore trépignent à l’idée d’une balade digestive entre deux shifts sous le joug d’une mégacorporation dont la toute puissance n’a d’égale que la corruption… Oui, car après tout, quoi de mieux que de vivre dans un univers cyberpunk ? Mais à présent, rassurez-vous, votre salut se dessine très nettement, et vous pourrez en profiter dès cet automne.
Après un lourd silence médiatique de près de 9 mois, ION LANDS est de retour avec de bonnes nouvelles sur sa simulation de vie urbaine dystopique ! Nivalis, de son ancien nom, est pour rappel le troisième titre du studio, et se déroulera dans la même métropole futuriste que Cloudpunk, leur précédent jeu au succès suffisamment remarquable pour être évoqué. On a donc droit à un billet de blog Steam qui révèle avec enthousiasme que des problèmes juridiques avaient empêché le développeur indé de s’exprimer depuis octobre dernier, pour ensuite évoquer le fameux changement de titre… On se demande bien ce qui a pu leur causer problème ! Fort heureusement, une petite rectification a permis à ION d’éviter les foudres de la dizaine de boîtes américaines qui partagent le même nom. On se retrouve donc avec pour titre final Nivalis Nights, ainsi que le nouveau logo qui va bien pour l’accompagner. Le tout est présenté dans un beau trailer plein de néons multicolores, avec en prime une sortie fin septembre annoncée dans la foulée. Que demande le peuple ?
Cela dit, mis à part le rebranding du jeu, on ne peut pas dire que les nouveaux extraits de gameplay soient généreux en informations inédites. Certains pans du contenu restent flous, on sait seulement qu’on pourra mener une existence relativement paisible au coeur de Nivalis, que ce soit en sociabilisant, en ouvrant un resto ou encore en devenant un pêcheur du futur. Après les retours très positifs des joueurs sur Cloudpunk, une certaine curiosité est de mise pour ce nouveau titre dont l’interprétation originale du mouvement cyberpunk s’avérera peut-être rafraichissante. En tout cas, n’hésitez pas à mettre le jeu en wishlist sur sa page Steam s’il vous intéresse en attendant la sortie le 29 septembre prochain.
Imaginez un univers terriblement froid et rempli de créatures cauchemardesques, où chaque rencontre que les étendues enneigées mettent sur votre chemin peut signer la fin de votre existence. Vous, parmi tant d’autres, avez été conçu et êtes né dans une cuve ensanglantée au coeur du cadavre d’un dieu déchu. À présent, vous devez vous faire une place dans ce monde aussi austère qu’hostile où règnent des monstres venus tout droit d’une planète lointaine… Le setting donne envie, non ? Décidément, Piotr Szekalski, le directeur de Blood West, a clairement un faible pour le sang et les univers glauques à souhait. Là-dessus, son nouveau projet, Bloodwoven, coche toutes les cases.
Récemment annoncé, le nouveau titre édité par Hyperstrange est décrit comme une histoire dont vous n’êtes PAS le héros. Simple chasseur arpentant le glacier, le personnage joueur aura visiblement pour principale préoccupation sa propre survie, puisque nombreux sont les périls qui peuvent la mettre en danger au cours de l’exploration. La gestion des ressources et de l’équipement permettant de résister au froid sera donc centrale, tandis que la discrétion et une approche tactique seront nécessaires pour affronter convenablement les prédateurs de la banquise. Enfin, les interactions effectuées avec les diverses tribus rencontrées auront visiblement des conséquences, puisqu’il sera possible de s’en faire des alliés tout comme d’impitoyables ennemis.
S’il n’est certes pas exactement ce qu’on pourrait qualifier de claque visuelle, ce nouveau projet tirera donc peut-être son épingle du jeu à travers sa proposition de gameplay ou encore son worldbuilding aux petits oignons. On peut en tout cas faire confiance au directeur du projet, qui s’est fait un petit nom avec son précédent succès (Blood West est d’ailleurs actuellement à -75 %, soit 6 €, si jamais). Côté rédaction, c’est une expérience qu’on avait trouvé loin de la perfection, mais ne serait-ce que pour faire honneur aux avis élogieux des joueurs, on peut prudemment accorder une chance à ce nouveau titre. S’il vous intéresse, on vous invite donc à vous rendre sur la page Steam de Bloodwoven pour mettre le jeu dans votre liste de souhaits.
Eh oui, c’est en 2006 que drloser titrait « Un ex de RSE espère créer un jour un nouveau FPS orienté simulation ». Et si plus personne ne sait ce qu’est RSE aujourd’hui, c’est parce qu’il s’agissait de Red Storm Entertainment (Tom Clancy’s Rainbow Six), studio fermé par Ubisoft en mars dernier. Douze ans plus tard, Ground Branch – car c’est bien de ce jeu tactique dont on parle –, sortait en accès anticipé, dans un état discutable. Si initialement, il ne devait durer que 12 à 24 mois supplémentaires, le développement a finalement pris un poil plus de temps. Et d’ailleurs, même si les notes sont plutôt bonnes sur la page Steam, beaucoup s’accordent à dire que le titre n’est sans doute pas encore tout à fait terminé. Mais MicroProse, éditeur du jeu depuis 2021, en a peut-être eu un peu marre de mettre du pognon dans le projet, et a gentiment poussé les devs à passer en version finale. La bascule se fera le 16 juillet prochain.
Si vous parcourez les archives, vous verrez qu’à la rédac, on a un peu lâché l’affaire. La dernière news date de 2023, malgré des mises à jour régulières. Mais la venue de cette 1.0 sera l’occasion idéale pour se replonger dedans. En attendant, on n’a vraiment aucune idée de ce qu’est réellement devenu le projet, puisqu’on n’y a pas touché depuis au moins trois ans. Pour ceux qui avaient suivi de plus ou moins près, les développeurs ont tout de même partagé une sorte de patch note géant avec tout ce que cette mise à jour embarquera.
Si vous êtes intéressé par Ground Branch, vous pouvez toujours craquer pour l’accès anticipé actuellement à –15 % sur Steam, soit moins de 22 € jusqu’au 9 juillet, avant qu’il ne passe en version finale le 16 juillet.
Il y a quelques jours, nous avons découvert Gentleman’s Violence, un FPS reprenant la gestuelle de John Wick dans les films éponymes. Autant dire qu’il n’en faut pas plus pour nous intéresser. Développé en solo par un certain Shawn Hua, le jeu fait furieusement penser à un autre projet solo dev, Gunman Contracts – Stand Alone, à l’origine un mod pour Half-Life Alyx, qui proposera une version VR et une version flat-screen.
Si le trailer est plutôt alléchant, on se demandait si ça fonctionnait clavier et souris en main. Ça tombe bien, des playtests sont en cours et il suffit de le demander pour avoir l’accès. Le développeur nous met deux niveaux à disposition : une sorte de terrain d’entraînement qui fait office de tuto et une section dans des bureaux plutôt épurés avec des couloirs qui n’ont aucun sens. Le feeling des armes est plutôt correct, mais la prise en main est particulièrement étrange. Les mouvements ne sont pas très agréables, notamment ceux au corps-à-corps, car ils confisquent les commandes du personnage pendant plusieurs secondes. Et comme on doit souvent y recourir pour épargner nos munitions et récupérer de la santé, c’est franchement pénible. Contrairement à beaucoup de FPS, même de grande envergure, l’IA des ennemis est à peu près crédible. Elle se déplace tout le temps et tente d’éviter les balles. Ce n’est pas incroyable, mais ça fait le job. Globalement, l’expérience est encore très bancale, notamment à cause de la maniabilité franchement perfectible, mais on sent qu’il y a du potentiel pour quelque chose d’un peu fun.
Si vous aussi voulez vous prendre pour John Wick, Gentleman’s Violence propose des playtests depuis sa page Steam. Aucune date de sortie n’a encore été évoquée.
On vous parlait il y a tout juste un mois de la fin de Destiny 2, qui devait s’accompagner d’une vague de licenciements, selon le journaliste Jason Schreier. Il y a quelques jours, Sony a officiellement annoncé que Bungie allait se séparer d’une partie de ses collaborateurs. Un autre reporter, Stephen Totilo, a révélé que 292 personnes étaient concernées et que leur départ était prévu pour le 9 juillet prochain.
292 people laid off from Bungie in the state of Washington, where the studio is based. Effective July 9.
Si une grande partie des salariés travaillaient sur feu Destiny 2, certains d’entre eux avaient déjà repris une activité sur Marathon. Il faut croire que la fréquentation n’est pas suffisante sur leur extraction shooter pour maintenir autant de monde sur le projet.
Ce n’est donc pas une surprise, mais ça fait toujours mal au cœur, surtout quand le copain Microsoft se prépare à une nouvelle purge dans sa branche jeux vidéo.
Sorti en accès anticipé en août 2025, Texnoplazm, développé par le studio Mothership Loudspeakerz (GHOSTWARE: Arena of the Dead), est un rétro-FPS d’action mêlant les combats au corps-à-corps et armes à feu, qui n’a pas connu le succès escompté. Malheureusement, force est de constater que l’épisode 2 sorti ce 25 juin n’a pas changé la donne. Tombé aux oubliettes, ce nouveau contenu comprenant pourtant de nouvelles cartes, armes et capacités ainsi que des ennemis, n’a pas su relancer l’intérêt des possesseurs du jeu. Il reste à savoir si les devs continueront malgré tout le développement à ce rythme, mais on a du mal à y croire.
Si cette bande-annonce vous a convaincu, vous pouvez vous procurer l’accès anticipé de Texnoplazm qui est actuellement en promotion à -20 sur Steam jusqu’au 9 juillet, soit un peu moins de 13 €.
À défaut d’une date de sortie pour l’épisode 2 de Fallen Aces, les deux devs ont récemment publié un billet de blog Steam concernant l’arsenal du jeu. Avec un total de 50 armes, le design et l’animation de ces dernières ont été améliorés à tel point que viser les bijoux de famille devient un plaisir. Du côté des ennemis, ils ont droit au même traitement ce qui rend les affrontements et les morts plus dynamiques. À la rédac, on a toujours aussi hâte de mettre la main sur ce nouvel épisode qui est prévu pour le second semestre 2026.
En attendant la date de sortie de la suite des aventures de Mike, vous pouvez toujours vous procurer Fallen Aces en profitant d’une réduction à -30 % sur Steam, soit un peu moins de 11 €.
Étonnamment, sur NoFrag, on ne vous a jamais parlé de Quern. C’est pourtant un excellent jeu d’aventure à énigmes, très apprécié des joueurs et encensé par la presse. Eh bien, il se trouve que l’équipe de développement derrière ce titre est de retour avec une nouvelle expérience qui semble ambitionner de détrôner son précédent succès. Dimhaven – The Lost Source est sorti, et est ainsi le fruit d’une vision qui a déjà fait ses preuves, agrémenté de nouvelles idées destinées à sublimer la formule.
Si vous choisissez d’entreprendre cette enquête insulaire, munissez-vous d’un bloc note, d’un crayon et de toute la matière grise que vous conservez dans vos placards neuronaux, parce-que Dimhaven ne vous fera aucun cadeau de ce côté-là ! Attendez-vous à une aventure exigeante qui, à l’inverse de son prédécesseur, mise ici sur une héroïne à la personnalité marquée et donne une vraie place à la narration. Narration servie d’ailleurs par une direction artistique rétro fort agréable à la rétine.
Pour notre part, la découverte de la démo avait été un réel plaisir, et indiquait une expérience prometteuse – ce qui a depuis été confirmé par les premiers retours des joueurs, déjà largement positifs. Elle est d’ailleurs toujours disponible, si vous souhaitez vous y essayer avant d’impliquer votre carte bleue dans l’histoire. Une fois votre choix fait, sachez que le titre bénéficie actuellement de 15 % de réduction, et se retrouve donc à 22 €. Que vous passiez à la caisse où souhaitiez simplement l’ajouter à votre wishlist, ça se passe sur la page Steam de Dimhaven – The Lost Source.
Le 22 juin a marqué les 30 ans de Quake, le chef‑d’œuvre d’id Software. Pourtant, malgré l’importance historique du jeu, le studio a été étrangement silencieux pour l’occasion, et n’a rien organisé de particulier pour célébrer cet anniversaire. Un silence qui contraste avec l’impact monumental qu’a eu Quake sur l’industrie du jeu vidéo. La communauté, elle, n’a pas oublié. NoFrag non plus, allez hop, petite rétrospective du dimanche, puisque manifestement personne chez id Software n’a jugé utile d’en faire une.
Quake a été le premier FPS grand public à proposer un moteur entièrement en 3D, le Quake engine. Jusqu’ici, les moteurs 3D utilisaient des astuces 2.5D, comme DOOMou Duke Nukem 3D sorti la même année. Quake introduit de véritables environnements polygonaux, des modèles 3D complets, une physique cohérente et une liberté de mouvement totale. À sa sortie, le jeu était si exigeant, notamment dans sa version OpenGL, qu’on considère encore aujourd’hui qu’il a démocratisé l’accélération 3D et les cartes graphiques, faisant au passage les bonnes affaires de petites sociétés de l’époque comme 3dfx. Le jeu a aussi été un pionnier du multijoueur en ligne, posant les bases du deathmatch moderne, des serveurs dédiés, du contrôle de carte et même de mécaniques comme le rocket jump. id Software avait d’ailleurs sorti une version dédiée au multijoueur la même année, QuakeWorld : une prouesse technique qui permettait de jouer de manière stable malgré un ping élevé, avec téléchargement automatique des cartes lors de la connexion à un serveur. La scène Quake s’est progressivement installée dans le paysage et, bien que discrète aujourd’hui, elle a participé à la démocratisation de l’esport. L’événement, souvent reconnu comme le tout premier tournoi d’e‑sport d’envergure mondiale, Red Annihilation, s’est tenu en mai 1997, lorsque id Software a organisé un tournoi multijoueur. Après avoir éliminé plus de 2 000 en qualifications, 16 joueurs se sont affrontés au cours de l’exposition de jeux E3 de cette année-là à Atlanta, en Géorgie. Le gagnant de l’époque était même reparti avec la somme de 5 000 dollars, mais surtout avec la Ferrari 328 GTS de 1987 de John Carmack.
Les modes Deathmatch, Capture The Flag, et Coopératif étaient présents dans le jeu original dès sa sortie en 1996.
La sortie du jeu a été une source d’inspiration pour de nombreux joueurs, certains ayant parfois franchi le pas et commercialisé leur propre jeu. Elle a aussi influencé d’autres studios, conscients que les FPS venaient une nouvelle fois de franchir une barrière, à la fois dans le gameplay et dans la technique. On vous conseille d’ailleurs les excellents ouvrages de Bitmap Books, qui reviennent sur la sortie de Quake et son influence ensuite auprès des autres studios. On y découvre notamment que beaucoup ont emprunté des idées ou des lignes de code, mais très peu ont dit merci. Si id Software n’a rien organisé, la communauté, elle, comme à son habitude, a répondu présente. La version remastérisée officielle de Quake, sortie en 2021 et régulièrement mise à jour, a attiré de nouveaux joueurs, mais également de nouveaux moddeurs. Pour les 30 ans, la scène du mapping, toujours extrêmement active, a organisé plusieurs événements comme Quake 30th Anniversary 1024 Jam, Quake, In Name Only, ou le déjanté Quake 30th Quickie Speedmapping Jam! : une journée, pas plus, pour créer une carte de A à Z. Pendant que le studio semble regarder ailleurs, les fans, eux, continuent de faire le boulot.
Tears of the False God, par Benoit Stordeur (Lead Character Artist chez QUANTIC DREAM)
Pour ce 30ème anniversaire, un événement inattendu a attiré l’attention. On le sait déjà depuis de nombreuses années, Quake a été source de nombreuses frictions et désaccords au sein du studio. Mais pour l’occasion, Sandy Petersen, co-designer sur le jeu, a fêté les 30 ans à sa manière, en déclarant sur les réseaux sociaux que le développement du jeu et son rythme de travail avaient brisé psychologiquement le studio. Une sortie pour rappeler au passage l’exode qui s’en est suivi dans les deux ans après la sortie : une grande partie de l’équipe fondatrice a quitté id Software. On pouvait s’attendre à une réaction un peu sèche des deux figures emblématiques d’id Software, John Carmack et John Romero, mais non. C’est tout l’inverse. D’un côté, John Carmack fait son mea culpa et reconnaît que le projet était « trop ambitieux techniquement », admettant avoir poussé l’équipe au-delà du raisonnable, et s’excusant même auprès de Petersen. De l’autre, John Romero, souvent prompt à corriger ses anciens collègues, n’a cette fois pas contredit Petersen, et s’est montré inhabituellement conciliant, reconnaissant que l’équipe avait été poussée à bout et qu’un projet intermédiaire entre Doom et Quake aurait peut‑être été plus sage. En bref, rien de nouveau pour ceux qui connaissent l’histoire du studio, mais les principaux concernés avaient rarement été aussi directs.
Quake n’a pas eu droit à une célébration officielle pour ses 30 ans, mais il n’a jamais été aussi présent dans l’esprit des joueurs. Trente ans après sa sortie, une question demeure : quel avenir pour Quake ? Depuis plusieurs années, la communauté espère un retour majeur de la licence, sur le modèle de ce que id Software a fait avec brio pour DOOM, mais à l’heure actuelle, aucune annonce, aucune rumeur de remake ou de nouveau jeu. La QuakeCon 2026, prévue début août, va être l’un des moments les plus scrutés de l’année. Si id Software a encore quelque chose à dire, ce sera là. Sinon, la communauté continuera à faire exister le jeu.
Bohemia Interactive a décidé de célébrer les 25 ans d’Operation Flashpoint de manière inattendue avec une version remastérisée de Arma: Cold War Assault, mais surtout… la mise à disposition du code source du moteur Poseidon. Oui, le moteur du jeu de 2001. Oui, en 2026, et en open source.
Arma: Cold War Assault, pour les plus jeunes, c’est le jeu sorti en 2001 sous le nom Operation Flashpoint, avant que Codemasters et Bohemia se disputent la garde du petit, et que la série soit renommée. C’est aussi le titre qui a lancé la lignée Real Virtuality, la série Arma, et tout ce qui fait qu’aujourd’hui encore, votre CPU souffre dès que vous ouvrez l’éditeur de mission. La version remastérisée tourne désormais sur un moteur modernisé en C++, et compatible avec le matériel actuel, les écrans large et même Linux. Le code source est disponible sur GitHub sous licence GPL, mais les assets, eux, restent sous licence APL-SA, parce qu’il ne faut pas déconner non plus. La démo sert d’ailleurs de pack d’assets officiel pour la communauté. Si vous avez envie d’essayer ça, celle-ci est d’ores et déjà disponible sur Steam, et donne déjà un premier aperçu du travail réalisé. On vous prévient quand même, ça pique, car version remastérisée ou pas, depuis 2001, de l’eau a coulé sous les ponts d’Everon…
Pour un jeu qui a contribué à poser les bases du genre simulation militaire et qui a inspiré de nombreux mods originaux, ça reste un très beau cadeau à la communauté, et une belle manière de célébrer les 25 ans du jeu. On vous conseille pour l’occasion, si vous aimez la série, l’excellent documentaire The Rise and Fall of Operation Flashpoint.
Comme prévu, Empulse, le nouveau jeu de 1047 Games, est sorti en accès anticipé le 24 juin dernier. Le studio qui s’était rétamé avec Splitgate 2, renommé en Splitgate: Arena Reloaded après un rétropédalage en bêta, n’a malheureusement pas eu plus de succès cette fois-ci. Même si les commentaires sont plutôt positifs, le pic de joueurs simultanés n’a même pas atteint les 3 000. C’est encore pire que leur précédente tentative, qui avait tout de même rassemblé plus de 25 000 personnes au lancement.
Pourtant, on n’avait pas trouvé la démo désagréable lors du Steam Néo Fest : c’est nerveux, très aérien et plutôt gratifiant. Mais ça manque un peu de profondeur, que ce soit du côté de la direction artistique ou du gameplay, comme le font remarquer certains joueurs. Un titre vite oubliable, comme le studio qui l’a créé.
Si vous êtes curieux, Empulse est actuellement à –25 % pour la sortie en accès anticipé sur Steam, soit 15 € jusqu’au 1er juillet.
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Alors qu’on avait oublié son existence, Ghost Recon Over – ou Project OVR – a refait parler de lui chez nos confrères d’Insider Gaming. Leurs sources anonymes auraient indiqué que des tests alpha s’étaient déroulés au printemps dernier. Ils se seraient tellement bien passés qu’ils auraient conduit au licenciement d’une partie de l’équipe, dont des Parisiens, et une mise à la benne de fonctionnalités sans doute bien pourraves. L’ambiance ne doit donc pas être à la fête, et il semble que les équipes restantes vont devoir cruncher pour transformer une expérience a priori atroce et complètement instable en une bêta jouable dès novembre prochain.
Pour rappel, on apprenait en 2024 que le prochain opus de la série Ghost Recon devait abandonner sa vue à la troisième personne pour retrouver la vue subjective, ainsi qu’un aspect un peu plus milsim, ce qui nous avait plutôt enthousiasmé. Mais il va falloir un peu tempérer nos attentes tant qu’on n’aura pas plus de détails.
On n’avait pas du tout suivi l’histoire depuis son annonce en janvier 2025, mais Krafton poursuit toujours son rêve de coller des LLM absolument partout, y compris dans PLAYERUNKNOWN’S BATTLEGROUNDS: BATTLEGROUNDS. En effet, le 17 juin dernier, il annonçait, avec son partenaire NVIDIA, lancer une bêta ouverte jusqu’au 30 juin. Accessible uniquement en mode arcade duo (et TPP, mais on peut heureusement toujours basculer à la première personne une fois en jeu), PUBG Ally vous fait grouper avec une IA générative qui répond à vos sollicitations vocales. Et si quelques influenceurs ont pu s’amuser un peu avec et ont réussi à lui faire dire qu’elle avait un wallhack, on cherche encore l’intérêt de la démonstration.
Pour commencer, PUBG Ally n’est disponible que pour les possesseurs de cartes RTX, et le modèle tourne localement – si on a bien compris. Cela utiliserait 6 Go de VRAM (si on extrapole la consommation du modèle par rapport à celui de 2 milliards de paramètres) pour un résultat plus que discutable. Outre le fait qu’elle est incapable de retenir un seul mot de français, elle a le temps de réaction d’une huître. Certes, elle a de bons yeux – que Jackfrags suspecte être un peu cheatés –, mais pour le reste, c’est franchement pitoyable. On n’est pourtant pas des pros sur le jeu, mais les conseils de début de partie ne sont même pas pertinents. Et comme d’habitude avec les LLM, elle est incapable de prendre la moindre décision. Un peu dommage pour un jeu qui repose tout de même largement sur la tactique. En bref, on s’attendait à pouvoir s’amuser un peu avec ce bot++, ou voir des réactions intéressantes, mais mis à part sa capacité à déblatérer des lieux communs, elle semble aussi cruche que ses homologues plus traditionnels.
Si vous voulez tester par vous-même, la phase de bêta s’achève le 30 juin. Pour cela, lancez tout simplement le jeu depuis Steam ou l’Epic Games Store. Pour rappel, il est free-to-play.
Après un développement tumultueux et plusieurs reports, l’accès anticipé de SAND: Raiders of Sophie, le FPS coopératif d’extraction développé par Hologryph et TowerHaus, est bien sorti ce 22 juin comme prévu. Malheureusement pour les devs, les premiers retours sont loin d’être élogieux avec une note globale moyenne sur Steam. Cette fois-ci, le totem d’immunité semble mois bien fonctionner que d’habitude. Des joueurs mécontents soulignent que le jeu est perclus de bugs, dont certains étaient déjà présents lors de précédents playtests, de crashs, de bannissements de joueurs injustifiés (ça reste à voir) et de tricheurs. Cerise sur le gâteau, les serveurs européens étaient temporairement indisponibles suite à une soi-disant attaque DDoS. En dehors de ça, le reste de la communauté, soit un peu plus 6 100 joueurs au moment l’on écrit cette news, trouvent leur compte en parcourant les étendus de sable de la planète Sophie à bord de leur base mobile, les Trampler.
Même si le concept des Trampler paraissait plutôt intéressant sur le papier, à la rédac, on n’était pas particulièrement emballés par le gunplay du jeu. Depuis, il semblerait qu’il y ait eu de l’amélioration de ce côté, d’après les retours de certains utilisateurs. Si vous souhaitez laisser sa chance à SAND: Raiders of Sophie, vous pouvez vous procurer son accès anticipé avec une réduction de 21 % sur Steam jusqu’au 6 juillet, soit un peu moins de 16 €.
Si vous avez envie de vous changer les idées en creusant dans les tréfonds de l’esprit humain, sachez que MOLE, le jeu d’horreur psychologique développé par le studio Off Black Creations, est sorti ce 15 juin. Dans une foreuse géante nommée la taupe, vous y incarnerez un pilote qui est le dernier survivant de l’équipage. En creusant de plus en plus profondément, vous devrez à la fois réparer cette énorme machine et découvrir la vérité derrière la disparation de vos compagnons via la résolution de puzzles narratifs. Ce voyage métaphorique ne sera pas donc sans conséquence, car votre santé mentale se détériorera progressivement à l’approche du Signal.
Pour le moins original, MOLE a une direction artistique rétro plutôt réussie et son histoire semble être particulièrement appréciée par les joueurs Steam qui ont laissé une note globale extrêmement positive. Si vous souhaitez vous aussi découvrir les secrets bien enfouis de MOLE, vous pouvez vous le procurer en profitant de la promotion de lancement à -10 % sur Steam jusqu’au 29 juin, soit un peu plus de 11 €.
Un nouveau jeu d’exploration en vue subjective a fait son apparition sur Steam dernièrement, et s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas lui enlever, c’est une identité visuelle et conceptuelle marquée. Projet né d’un seul développeur, Fallgrade se présente plus comme une expérience expérimentale que comme un titre aux ambitions particulièrement mercantiles. Et si une chose est sûre, c’est que ce ne sera pas pour tout le monde.
L’aventure élaborée par vladkudas se distingue notamment par un gameplay qui donne au joueur le contrôle sur la gravité elle-même. Un pouvoir qui devra être utilisé pour naviguer dans plusieurs environnements, dont un espace urbain à l’architecture d’une incohérence troublante, ou encore une forêt dont on ne sait pas encore grand chose. Difficile de dire si un réel objectif se dessinera à travers une quelconque narration, mais la survie à elle seule risque d’être une préoccupation suffisante. En effet, une araignée géante sobrement nommée Karl sera visiblement bien décidée à mettre fin à la partie, et constituera le principal obstacle sur le chemin à parcourir.
Que l’on adhère ou pas à l’étrange direction artistique de Fallgrade, son ambiance et son concept ne peuvent que rendre curieux d’en savoir plus. C’est d’ailleurs probablement bientôt que ceux qui le souhaitent y verront plus clair grâce à une démo qui devrait pointer le bout de son nez prochainement, selon le développeur. En attendant, la page Steam du jeu vous attend s’il vous vient l’envie de l’ajouter à votre wishlist.
Il y a quelques jours, The Astronauts a publié Revelations, la mise à jour 0.9 pour l’excellent Witchfire. Si l’absence de traduction vous servait jusque-là d’excuse pour ne pas vous plonger dans ce fast-FPS roguelite de dark fantasy inspiré par Painkiller et Dark Souls, sachez que le jeu est dorénavant disponible en français. Et d’après ce qu’on a pu voir, cela semble être du plutôt bon travail. Évidemment, ce n’est pas le seul ajout, puisque les développeurs nous offrent une nouvelle région, Marshland, apparemment très vaste et principalement composée de marécages. Ils proposent aussi une extension de la base, un nouveau vault, de nouvelles quêtes et une nouvelle refonte de la corruption. Vous pouvez retrouver le patch note complet sur Steam, il contient également une longue liste d’ajustements.
Alors qu’il est sorti en accès anticipé en 2023, Witchfire reste l’un des jeux les plus appréciés à la rédac’. Mais on n’a pas forcément testé l’intégralité des mises à jour depuis. On a donc tenté de s’y remettre en stream pour constater que c’était toujours exceptionnel. On n’a pas pu tester toutes les nouveautés, car elles ne sont pas accessibles dès le démarrage, mais on a pu voir que l’onboarding s’était bien amélioré. La courbe de difficulté est plus progressive, et les premières heures ressemblent moins à un die & retry. On n’y a passé que quatre ou cinq heures, mais on a très envie de continuer.
Si vous voulez vous lancer dans Witchfire avant sa sortie en version finale et tester l’update Revelations, sachez qu’il est actuellement en promo à –20 %, soit 32 € sur Steam et l’Epic Games Store. La 1.0 était initialement prévue au début de cette année, ce ne sera manifestement pas le cas. Il est néanmoins probable que cela arrive avant 2027.