❌

Vue lecture

Six Days in Fallujah, un jeu qui passe son temps à se battre contre lui-même

Six Days In Fallujah n’est décidément pas prêt à sortir en 1.0, et cette fois ce n’est même plus une question de gameplay, de réalisme ou une énième polémique sur la représentation de la guerre. Un peu d’histoire. Le jeu, annoncé en 2009 avec une sortie prévue pour l’année suivante, a déjà survécu à une décennie de polémiques, de faillites, de résurrections improbables et de promesses oubliées. Le développement a débuté avec le studio Atomic Games, mais quelques mois après avoir été officialisé, son éditeur, Konami, s’est retiré après la levée de boucliers et les controverses  sur le jeu. Une décision suivie de la faillite d’Atomic Games en 2011, et l’arrêt du développement. Quelques années plus tard, Victura et Highwire ont commencé à développer discrètement une nouvelle version, annoncée en 2021. L’early access a débuté en 2023, et bien qu’il restait beaucoup de travail, nous avions apprécié à la rédaction l’expérience. Depuis sa sortie, plusieurs mises à jour importantes ont été publiées, mais aucune feuille de route sérieuse n’a été définie. En dehors de la roadmap 2024, le jeu n’a connu que très peu de nouveaux contenus, si ce n’est amélioration de QoL, et légères évolutions de maps déjà existantes. La dernière mise à jour importante date maintenant de plus d’une année. Un playtest pour la prochaine mise à jour a été annoncé au mois de juin, mais le studio n’a pas donné de nouvelles depuis.

Roadmap 2
à gauche, la roadmap à la sortie en early access en 2023, à droite, la même roadmap épurée quelques mois plus tard…

On en arrive à l’affaire entre le studio et son éditeur. Le problème a éclaté au début de cette année, après qu’une build de la version 0.6, envoyée pour un jalon majeur, a été rejetée, puis une autre, et encore une autre. L’explication donnée par l’éditeur, Secret Mode, est la suivante : mauvaises performances techniques, longs temps de chargement et problèmes avec l’IA des ennemis. L’éditeur a alors activé ses droits de prise de contrôle prévus dans le contrat négocié l’année dernière en contrepartie d’un financement supplémentaire, et les conséquences sont désastreuses pour le studio. Le développement des jeux vidéo et son financement sont très complexes, et souvent conditionnés à un droit d’étape. Qu’est ce que ça veut dire ? Que l’éditeur a la possibilité, dans des cas précis déterminés et inscrits dans le contrat, d’assumer le contrôle du développement si le développeur n’a pas réussi à respecter les jalons. Dans le cas de Six Days in Fallujah, après deux nouvelles soumissions échouées. Si Secret Mode obtient gain de cause, ce n’est plus 50% mais 75% des revenus qui seront désormais pour l’éditeur, et le studio devra également céder l’IP et le code source du jeu. Victura a, dans un premier temps, essayé de régler le conflit, mais face à l’échec des discussions, le studio accuse désormais Secret Mode d’avoir monté une véritable opération pour lui arracher la propriété et le code source du jeu. Le plus drôle dans l’affaire, c’est le juge de la Haute Cour de justice britannique qui semble s’en battre les couilles ou n’y rien comprendre, et a refusé de donner le contrôle du code source à l’un ou l’autre en attendant un procès.

Le youtubeur BigFryTV donne d’ailleurs, dans sa dernière vidéo, d’autres détails intéressants. Les éléments accessibles du dossier semblent par exemple indiquer que Victura affirme avoir déjà investi plus de 52 millions de dollars sur une période de 8 ans. Pour se donner un ordre de grandeur, le budget de Ready or Not est estimé entre 5 et 10 millions de dollars, et Hell Let Loose à environ 5 millions de dollars. On y apprends également que Secret Mode a demandé à Splash Damage d’évaluer les builds envoyées afin d’appuyer ses propos et sa décision. Une version 0.8 serait d’ailleurs d’ores et déjà dans les cartons, mais en hiatus suite aux problèmes entre le studio et son éditeur. Difficile de choisir entre rire et pleurer, au vu du n’importe-quoi de cette affaire. Mais, lorsqu’on regarde le nombre de joueurs actuels, la sortie en version 1.0 semble être la priorité pour redonner un coup de fouet à la base de joueurs. C’est également peut-être le moyen le plus simple de clôturer le développement désastreux qu’a connu Six Days In Fallujah, et laisser les équipes passer à autre chose.

  •  

[TEST] Rivage : un puzzle-game bourré de défauts, mais très attachant

Découvert grâce à une démo en avril dernier, Rivage, développé par une petite équipe de Canadiens, nous avait plutôt emballés. Il promettait un puzzle-game dans une base spatiale au design très réussi, avec une notion de boucle temporelle et une narration assez fournie. Cinq mois plus tard, les développeurs ont estimé qu’il était temps de sortir leur jeu, malgré quelques petits points de friction. Un peu plus de travail sur le scénario et la technique (un patch a corrigé les plus gros défauts après la publication du test) n’aurait pas fait de mal. Heureusement, le reste rattrape le coup : les énigmes sont satisfaisantes et l’ambiance est excellente.

Genre : Puzzle-game | Développeur : Exnilo Studio | Éditeur : Raw Fury | Plateforme : Steam | Prix : 24,99 € | Langues : Anglais, sous-titres en français | Configuration recommandée : i5-11400F / Ryzen 5 5600X, RTX 3060 / RX 6700 XT, 32 Go de RAM | Compatibilité Linux : Oui | Date de sortie : 22/09/2026 | Durée : de 10 à 15 heures

Test réalisé avec une clef fournie par l’éditeur.

Rivage 05 scaled
Rivage 08 scaled

Une belle direction artistique parfois gâchée par la technique

Edit du 30 septembre : les développeurs ont sorti un nouveau patch pour ajouter le DLSS et le FSR, ce qui règle tous les soucis visuels énoncés dans le paragraphe suivant. Sur le PC portable décrit ci-dessous, avec toutes les options en épique, le DLSS en DLAA et la framegen x2, le jeu est bloqué aux 60 FPS de l’écran et n’utilise que 80 % de la carte graphique.

Paragraphe d’origine : Alors que je voulais entamer mon test en pestant contre la piètre optimisation du titre, il s’avère que les développeurs ont sorti quelques patchs pour corriger les plus gros soucis. En effet, lors de mes premières sessions sur un PC portable sous CachyOS avec un i5 13500H et une RTX 4060, j’étais à la peine en 1080p et j’avais l’impression qu’on avait beurré mon écran avec de la vaseline. Depuis la mise à jour, je maintiens les 60 FPS fixes, et il ne subsiste qu’un petit flou acceptable. Peut-être que j’en demande trop pour un petit jeu « indé » – tout de même soutenu par Raw Fury (Blue Prince, ROUTINE…) –, mais j’aurais aimé avoir du DLSS ou du FSR pour réduire l’aliasing à moindre coût. À la place, on nous propose du TAA franchement pas fou et des paramètres qu’il ne faut absolument pas toucher sous peine de perdre cinq dixièmes à chaque œil. Comme l’expliquent les devs dans un patchnote, le jeu a été développé pour la 4K, et ils travaillent à résoudre l’effet de flou pour les résolutions inférieures. Sur ma grosse machine avec une RTX 4090, il n’y a évidemment aucun souci, mais notez bien que la 4K devra être calculée à la seule force des petits bras de votre carte graphique, les méthodes d’upscaling proposées étant absolument catastrophiques.

Rivage 02 scaled
Rivage 06 scaled

La station est en orbite, mais l’histoire ne vole pas très haut

Malgré cela, la direction artistique est vraiment réussie : vous profiterez d’une magnifique station spatiale dans une ambiance NASA-punk (un futur proche), avec un tas d’équipements plutôt crédibles. Ce qui l’est beaucoup moins, en revanche, ce sont les manifestes failles de sécurité, vous permettant d’ouvrir un coffre-fort en remettant le code à zéro grâce à la date de naissance de l’utilisateur, ou de copier un badge d’accès à partir d’une simple photo. Mis à part ces petits détails, je dois dire que la narration, bien qu’un peu con-con, m’a plutôt happé. J’étais autant intéressé par la résolution des différents puzzles que par l’intrigue qui avait mené à la situation particulière de notre protagoniste. Certes, on note de-ci, de-là, des incohérences ou des décisions parfaitement stupides, et certaines questions resteront sans réponse, mais on lui pardonne, comme on le ferait pour le petit dernier, un peu simplet sur les bords, mais attachant. Si certains comparent le scénario à une rédaction de niveau collège, il est aussi possible qu’une partie du jeu ait été rabotée pendant le développement, obligeant l’équipe à simplifier, voire à supprimer certains passages. De son côté, le doublage est globalement correct, même si certaines répliques ne sont pas toujours très bien jouées. Au moins, ce n’est pas de l’IA.

Rivage 07 scaled
Rivage 03 scaled

Des énigmes qui rattrapent le tout

Mais le cœur de Rivage, ce sont ses puzzles. Le studio a fait un effort pour les rendre les plus diégétiques possibles, même si c’est parfois un peu bancal.  Pour autant, ce n’est pas vraiment gênant, et une fois qu’on est lancé, ça ne brise plus trop l’immersion. Le point le plus gênant et parfaitement débile est que notre personnage ne peut tenir qu’un seul objet à la fois. La seule explication rationnelle est qu’elle doit être complètement à poil, pour ne même pas avoir une poche pour ranger une putain de carte d’accès ou un minidisque. Évidemment, on comprend que c’est une contrainte de game design, mais ça fait un peu rigoler au début. En revanche, l’une des particularités vraiment intéressantes du jeu est que l’histoire se passe dans une boucle temporelle, et qu’on ne peut ouvrir qu’un nombre limité de portes, déterminé par l’énergie disponible dans la station. Il faudra donc effectuer les actions dans le bon ordre, pour ne pas se retrouver dans le noir et ne plus pouvoir interagir avec les éléments les plus importants. La difficulté globale est d’un niveau plutôt élevé, mais tout de même accessible. Cependant, j’ai été bloqué à deux reprises : la première à cause d’un zéro que j’avais pris pour un « O » dans un mot de passe randomisé (bordel de merde, les devs, faites en sorte que l’un ou l’autre fonctionne !), et la seconde, à cause d’un manque cruel d’indices pour résoudre une énigme à plusieurs paramètres répartis sur des documents différents. Ce qui fait que, malgré un jeu donné pour 10 à 12 heures, je l’ai fait en une petite quinzaine d’heures. Évidemment, il est maintenant possible de trouver des walkthroughs complets pour éviter de rester frustré comme un gland quand son seuil de tolérance est dépassé. Pour en revenir aux énigmes que j’ai réussies de manière plus fluide, elles m’ont semblé parfois inventives, parfois un peu triviales, mais toujours bien intégrées dans l’univers, renforçant l’excellente ambiance de la station. Comme souvent dans ce type de jeux, l’observation et l’attention portée aux détails les plus insignifiants sont les clefs pour leur résolution.

Il n’est pas parfait, mais on l’aime bien quand même

Malgré plein de défauts, Rivage est un bon petit puzzle-game. Son ambiance NASA-punk est franchement réussie, notamment grâce à une direction artistique du plus bel effet. Dommage qu’il soit flou si on n’est pas en 4K et qu’aucune méthode d’upscaling digne de ce nom ne soit disponible Un patch est sorti le 30/09 et apporte enfin le DLSS et FSR, ce qui règle totalement le problème de flou, c’est très beau même avec une machine milieu de gamme. En revanche, il y a quelques petits problèmes : son histoire est parfois incohérente, ne va jamais expliquer certains points majeurs, et des mécaniques de gameplay brisent l’immersion par moments. Heureusement, les énigmes sont globalement réussies et on prend beaucoup de plaisir à les résoudre. Comme c’est ce qu’on cherche dans ce type de jeu, on peut dire que le titre est une réussite. En plus, on en a pour son argent, avec une durée de 10 et 12 heures selon les développeurs, ou 15 heures si vous êtes nuls comme moi.

Si Rivage vous intéresse, sachez qu’il est actuellement en promotion à –18 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit moins de 21 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

  •  

Core Decay montre de nouvelles images, mais reste toujours silencieux

C’est avec étonnement qu’en préparant le café ce matin, nous avons découvert qu’Ivar Hill, lead developer de Core Decay, a discrètement ajouté de nouvelles images à la page Steam de son FPS de science-fiction avec des éléments d’infiltration et d’immersive-sim. Quelques mois après avoir, sans aucune explications, discrètement supprimé l’essentiel du contenu de la page Steam du jeu, le site dédié ainsi que le forum, cette modification semble confirmer que le jeu est toujours en développement. Une mise à jour d’autant plus surprenante au vu de l’absence de communication et de mises à jour sur le développement depuis bientôt deux années. Une bonne partie de la communauté, tout comme la rédaction, voit dans le jeu un successeur de l’excellent et cultissime Deus Ex. Les dernières images présentées montrent des améliorations de l’UI, axées sur le confort de vie, et toujours cette direction artistique cyberpunk, néon noir inspirée de l’œuvre d’Ion Storm.

En attendant, espérons-le, une communication officielle, vous pouvez toujours l’ajouter à votre wishlist via Steam, du moins si la page n’a pas disparu à nouveau d’ici-là au moment où vous lisez ces lignes.

  •  

Rendez-vous lundi 28 septembre à 21 h pour le NoScope #90 : WARDOGS, Active Matter, SPRAWL Zero, Iron Blight, SILENT HILL: Townfall, Rivage…

Lundi 28 septembre à 21 heures, nous enregistrerons le 90ᵉ numéro de NoScope sur notre chaîne Twitch. Bon, il faut se rendre à l’évidence, l’émission est maintenant mensuelle. Mais cela ne nous empêchera pas de parler de l’actualité des FPS du mois de septembre ! On évoquera le regain de popularité de Bodycam, l’incroyable report de Squadron 42 à 2027, ou encore que le sexe fait vendre, avec Clive Barker’s Hellraiser: Revival.

Après un petit quiz qui vous permettra de gagner un jeu chez notre partenaire Gamesplanet, on parlera plus ou moins brièvement des titres que l’on a pu tester ce mois-ci, et il y en a encore un bon paquet : WARDOGS, évidemment, mais aussi Active Matter, SPRAWL Zero, Iron Blight, SILENT HILL: Townfall et Rivage.

Alors, attrapez une poignée de pistaches, et rejoignez-nous sur Twitch lundi 28 septembre à 21 heures.

Si vous n’êtes pas là, pas de souci : l’émission sera disponible en VOD sur notre chaîne YouTube. Et si vous préférez éviter de voir nos tronches, vous pourrez nous retrouver en audio sur Vodio, Deezer, Anchor.fm, Pocket Casts et certainement à plein d’autres endroits.

  •  

Xbox et l’absurdité Quake Champions : payer pour un jeu abandonné

Presque dix ans après ses débuts en accès anticipé, Quake Champions s’apprête à tirer sa révérence. Dans un communiqué signé id Software, XBOX a acté l’arrêt du développement : plus aucune autre mise à jour de contenu ne sortira pour celui qui était le dernier représentant actif de la franchise. C’est la fin d’une ère, mais le jeu était condamné depuis les licenciements chez id Software. Le peu de l’équipe de développement encore active a été licenciée lors des premières restructurations menées par Asha Sharma.

La décision n’est toutefois pas étonnante, le nombre de joueurs oscille depuis maintenant plusieurs années autour de 500. L’explication est simple : le public s’est détourné et n’est plus intéressé par les Arena FPS, et dans un marché plus que saturé et très dynamique, Quake Champions n’a jamais trouvé sa place. Bien que nous avions apprécié la proposition à NoFrag, la dernière news publiée date de 2023, c’est pour dire que même la rédaction a porté peu d’intérêt au jeu, et n’y a passé qu’un nombre d’heures équivalent au QI d’un dirigeant de XBOX. La mise à jour 1.31 qui accompagne l’annonce officialise le passage d’un modèle free-to-play à un modèle payant, passant le prix du jeu à environ 10 € depuis le 23 septembre, mais id Software annonce que les anciens joueurs se voient offrir le jeu dans leur bibliothèque Steam, avec l’essentiel du contenu cosmétique des 30 saisons précédentes. Une décision qui rappellera de sombres heures à certains, mais qui n’a toujours aucun sens.

Le changement de modèle économique est une manière de pousser gentiment les derniers joueurs encore actifs vers la sortie et de laisser crever le jeu en silence. Quelques semaines avant son licenciement, Adam « SyncError » Pyle, lead developer, avait annoncé travailler sur une décentralisation de l’architecture afin de passer à un système de serveurs hébergés par la communauté et un client LAN. Une demande aussi ancienne que le jeu, et qui restera donc lettre morte. Quake Champions, contrairement aux anciens opus, utilise des serveurs propriétaires, là où les joueurs de Quake III Arena et Quake Live pouvaient librement télécharger les exécutables pour monter leurs propres serveurs dédiés. Si les serveurs officiels de Bethesda sont éteints d’ici quelques mois, le jeu deviendra inaccessible. On aurait préféré que le code source soit publié et que le projet soit laissé aux mains de la communauté, qui maintiendra le jeu à l’image de Quake, encore actif 30 ans après sa sortie.

  •  

On pourra bientôt désactiver les skins dégueulasses dans Call of Duty: Warzone

✇NoFrag
Par : XoBaR

À la surprise générale, Activison et Infinity Ward ont annoncé hier sur le blog officiel Call of Duty l’arrivée prochaine d’une option dans Call of Duty: Warzone pour désactiver les skins des opérateurs des anciens opus de la série. Cette option débarquera à l’occasion de la grosse mise à jour annuelle de Warzone (et le lancement de la saison 1 de Call of Duty: Modern Warfare 4), soit environ 3 à 4 semaines après la sortie de Modern Warfare 4.

Activer cette option remplacera tous les opérateurs (et leurs différentes skins) des anciens jeux par des opérateurs de Modern Warfare 4, sauf votre propre skin, si par exemple vous tenez absolument à incarner Snoop Dogg ou Nicki Minaj… On vous juge, mais on vous aime quand même (un tout petit peu).

Cette nouveauté est la bienvenue, car Warzone est devenu un sacré bordel visuel au fil des ans. La version actuelle regroupe Modern Warfare II, Modern Warfare III, Black Ops 6 et Black Ops 7, soit quatre ans de skins en tout genre, parfois dégueulasses ou ridicules, avec des crossovers à gogo (Tomb Raider, Diablo, Terminator, Robocop, Saw, etc…), et même parfois des skins en cel shading qui brisent complètement l’immersion (Beavis & Butthead ou American Dad). Il reste à espérer que l’opus de cette fin d’année n’inclura pas de skins de ce genre, comme l’a déclaré Infinity Ward, mais il faudra attendre de voir le battlepass de la saison 1 pour juger sur pièce. L’idéal aurait été de pouvoir désactiver toutes les skins, même dans Modern Warfare 4, mais c’est déjà ça de pris.

Ironie de l’actualité, la mise à jour d’Halloween de Black Ops 7 / Warzone inclut une skin du DOOM Slayer, trailer à l’appui. Sûrement pour célébrer le licenciement de plus de la moitié des effectifs d’id Software cet été…

  •  

Chibres, gore et nibards : une démo étonnante, mais bonne pour Clive Barker’s Hellraiser: Revival

Il y a quelques jours, Saber Interactive a publié une démo pour son futur Clive Barker’s Hellraiser: Revival. Si on savait que leur titre serait exclusivement réservé aux adultes, il faut admettre qu’on voit rarement la chose présentée de cette manière en jeu vidéo. Par curiosité, on s’est enfoncé dans la noirceur de la démo pour voir ce qu’elle donnait. N’étant personnellement pas adepte de sado-masochisme, j’ai trouvé les scènes de mutilations érotiques ou de torture plutôt désagréables. Attention, ce n’est pas une critique : cela signifie simplement que les développeurs ont réussi à faire quelque chose de crédible et de dérangeant. D’autre part, la direction artistique est franchement réussie et l’ambiance est absolument malsaine. Côté gameplay, on est sur du survival horror classique dans des couloirs étriqués et très dirigistes, mais ça fonctionne plutôt bien.

Clive Barker’s Hellraiser: Revival est toujours prévu pour le 8 octobre. S’il vous intéresse, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits depuis sa page Steam et tester sa démo. Mais n’oubliez pas le filtre de confidentialité pour votre écran.

  •  

Gunman Contracts – Stand Alone réussit sa sortie en accès anticipé malgré des soucis de performances

Le 10 septembre dernier, Gunman Contracts – Stand Alone est bien sorti en accès anticipé comme prévu. Si l’unique développeur ANB_Seth et son éditeur 2080 Games avaient attendu quatre jours de plus, ils auraient pu tenir leur promesse de sortir en même temps que le Steam Frame ! Quoi qu’il en soit, le jeu semble faire des heureux, car 78 % des avis Steam sont positifs, ce qui est plutôt un bon score pour un titre VR. Néanmoins, tout n’est pas rose, car beaucoup pointent une optimisation absolument merdique, que ce soit en PCVR ou en mode autonome sur Quest 3. Le framerate n’est apparemment pas à la hauteur et les joueurs rencontrent des freezes réguliers qui peuvent facilement donner envie de gerber. Mais malgré ces problèmes et des contrôles très perfectibles, la plupart s’amusent déjà beaucoup.

D’un autre côté, Gunman Contracts – Stand Alone propose aussi de jouer en flat screen (c’est-à-dire sans la VR) et on y a jeté un coup d’œil. Étonnamment, alors que cela semblait être un petit mode en plus, il s’avère que c’est excellent : le feeling est franchement jouissif et le jeu procure beaucoup de sensations, dès l’entraînement. Chapeau au développeur. On a prévu de vous faire un test plus détaillé – notamment avec la partie VR –, mais ne l’attendez pas tout de suite : on est un peu chargés en ce moment. Mais pas besoin non plus de se précipiter, le jeu est en accès anticipé. Le développeur est bien conscient que son titre nécessite encore du travail, et il a déjà publié un premier patch le 22 septembre.

Si vous êtes déjà convaincus et ne voulez pas attendre notre retour complet, vous pouvez retrouver Gunman Contracts – Stand Alone sur Steam pour un peu moins de 26 €.

  •  

La 1.0 de Mycopunk, le looter shooter coopératif et roguelite contre l’infection fongique, arrivera le 20 octobre prochain

Durant le PC Gaming Show 2026 : Tokyo Direct, Pigeons at Play, le studio a qui l’on doit Mycopunk, a dévoilé que la 1.0 débarquera la 20 octobre. Pour rappel, vous devrez lutter seul ou jusqu’à quatre joueurs contre une infection fongique sur une planète avec des missions générées de manière procédurale. Durant votre expédition, vous pourrez récupérer des ressources et des modificateurs pour personnaliser votre personnage et son arsenal. D’après ce billet de blog Steam, cette nouvelle build comprendra une nouvelle région, un nouvel employé, un nouvel arsenal (deux armes et une grenade), des cosmétiques, un travail sur le design des ennemis et le rééquilibrage du jeu.

À sa sortie en accès anticipé, il y a plus d’un an, des membres de la rédac et un nofragé étaient partis à l’aventure. À contrario de notre cher Apokalyps, nous n’étions pas particulièrement convaincus et quand bien même Mycopunk recevra sa 1.0 le mois prochain, ça nous en touche une sans bouger l’autre. Mais si vous êtes intéressés, vous pouvez toujours vous le procurer sur Steam pour 15 € environ, avant une potentiel augmentation du prix.

  •  

La mise à jour 1.1 Resupply de No More Room In Hell 2 est en ligne et s’accompagne d’une roadmap

Alors que la mise à jour 1.1 appelé Resupply vient d’être déployée, Torn Banner Studios, aux commandes de No More Room In Hell 2, continuent de peaufiner leur extraction shooter de zombies. Ils enchaînent dans la foulée avec une nouvelle Roadmap pour cet automne et l’année prochaine. Mauvaise nouvelle, aucune carte scénarisée ne verra le jour avant début 2027. Les développeurs se justifient en expliquant qu’un scénario complet réclame environ six mois de développement et qu’ils préfèrent stabiliser le jeu et les mécaniques avant d’empiler du contenu plus conséquent. Resupply se concentre donc plus sur la finition du gameplay existant.

PottsvilleOnFire

La map Pottville subit un gros rééquilibrage de structure, avec des itinéraires fluidifiés, une révision de la densité des zombies et des points d’apparition plus cohérentes. La carte est desormais plus aérée, en retirant certaines barricades et culs-de-sac frustrants et en ajoutant de nouveaux accès comme des passages étroits, des brèches, des fenêtres enjambables etc. Cette modification a pour but d’offrir de vraie lignes de fuite quand une horde de zombies débarque. Des conteneurs scellés font leur entrée sur le terrain, demandant parfois d’éclater pas mal de têtes pour mettre la main sur des munitions de choix ou du soin d’urgence. Les points d’apparition du matériel ont donc été revus pour inciter les joueurs à fouiller plus de bâtiments autour, plutôt que de rusher systématiquement les deux ou trois spots connus. C’est d’ailleurs là que s’intègrent ces fameuses caisses de ravitaillement scellées. Les performances ont aussi été améliorées, on aura donc logiquement moins de chutes de FPS et une meilleure synchronisation lors des combats au corps-à-corps.

2026RoadmapPhoto scaled 1

Publiée le lendemain du patch 1.1, la feuille de route détaille les choses plus ou moins prioritaires pour les prochains mois et offre un véritable « endgame » aux vétérans. Un nouveau palier de difficulté Hell Mode, fait son apparition. Il vise à offrir un plus gros challenge aux joueurs qui maîtrisent les cartes par cœur et disposent d’agents de haut niveau. Contrairement aux modes inférieurs, le Hell Mode supprime toute indulgence, puisque la mort d’un coéquipier sera définitive. De plus, la résistance et l’agressivité des élites seront encore plus élevées. Le système de retraite pour récompenser ceux qui parviennent à garder leurs personnages vivants au niveau maximum est maintenant disponible. Celui-ci permettra de mettre son perso à la retraite pour débloquer du prestige lié au compte ainsi que des cosmétiques exclusifs. Enfin, même si aucune nouvelle carte à objectifs scénarisés ne verra le jour avant début 2027, le mode survie, lui, s’étoffera de deux maps supplémentaires. La refonte de Hospital et de nouveaux calibres seront prochainement déployés.

Si vous voulez avoir plus de détails sur la mise à jour 1.1 et de la feuille de route, vous pouvez vous rendre directement ici. No More Room in Hell 2, est disponible sur Steam et l’EGS pour la somme de 29 €.

  •  

La nouvelle mise à jour de Counter-Strike 2 apporte du 3v3, du rechargement discret… et des petits poussins..

Valve vient de déployer Rush Hour, mise à jour qu’attendaient les nombreux joueurs de Counter-Strike 2.  On y découvre un nouveau mode de jeu pensé pour des affrontements rapides, une refonte du vote de cartes en mode Premier, une amélioration de visibilité du sang et des impacts de balles, une mécanique de rechargement discret ainsi qu’un ajout cosmétique bien dispensable.

rush cs2 1

La grosse nouveauté de cette mise à jour s’appelle Rush, un 3v3 compétitif plus rapide que les parties classique de Counter-Strike. L’objectif consiste à prendre le contrôle d’une tour centrale avant la fin du chronomètre ou à anéantir l’équipe adverse pour remporter la manche. Afin de casser la routine et d’éviter la redondance, les cartes sont tirées au sort à chaque manche, garantissant des duels imprévisibles et sans temps morts. Valve s’attaque également au processus de sélection des cartes en mode Premier. Le système de choix laisse place à un compromis : chaque équipe vote désormais pour retenir deux cartes. Une fois cette présélection de quatre maps validée, le jeu tire la carte finale au sort. Une bonne initiative qui devrait enfin enrayer la monotonie des picks systématiques de Dust et Inferno et forcer les joueurs à réviser l’intégralité du map pool. On peut de nouveau ajouter un tag de clan, une feature qui était possible sur CS:GO. Comme à l’époque, il suffit de faire partie d’un groupe Steam communautaire, se rendre directement dans le profil du joueur, sélectionner le groupe et afficher le tag à côté du pseudo sur le tableau des scores.

Rush cs2 2

En jeu, on notera une amélioration de la balistique qui gagne en confort visuel. Les impacts de balles ressortent bien plus nettement, tout comme les projections de sang sur les ennemis. Fini le doute au round pistol pour savoir si votre tir a fait mouche. Les paramètres du réticule ont été aussi repensés pour offrir davantage d’options de customisation directement en jeu. Le zoom de l’AWP voit son comportement ajusté sur un cycle à trois clics pour alterner plus naturellement entre zoom standard, gros zoom et désactivation. Le dernier ajout concerne le rechargement silencieux des armes. Alors que la touche pour marcher permettait uniquement d’avancer sans bruit, recharger son arme trahissait immanquablement votre présence. Désormais, maintenir la touche de rechargement permet d’effectuer l’opération de manière totalement inaudible, en contrepartie d’une animation sensiblement plus lente.

Ce n’est pas tout, Valve a également jugé indispensable d’introduire des « familiers » dans son jeu. Concrètement, les joueurs vont pouvoir faire éclore des œufs pour trimballer des poussins et des poules personnalisables, façon Pikachu de Pokémon. Si l’idée fera sans doute glousser deux minutes les joueurs casu de 12 ans, on est en droit de lever les yeux au ciel face à un tel niveau de futilité. Voir les développeurs consacrer du temps à couver des volailles virtuelles, alors que la communauté réclame depuis des années un meilleur anti-cheat et une refonte drastique d’un netcode qui continue d’offrir un avantage scandaleux au peek advantage, à de quoi faire grincer des dents. Les priorités chez Valve restent décidément obscures.

L’intégralité du notes de patch est consultable juste ici.

  •  

We Were Here Tomorrow, le casse-tête coopératif et asymétrique, sortira le 20 octobre prochain

Alors qu’il avait déjà annoncé une sortie pour le mois d’octobre durant la GAMESCOM 2026, Total Mayhem Games, le studio derrière We Were Here Tomorrow, a cette fois-ci dévoilé la date de sortie du jeu à l’occasion du PC Gaming Show 2026 : Tokyo Direct. Ce sera donc le 20 octobre que votre camarade et vous-même pourrez faire chauffer vos méninges pour résoudre les énigmes au sein des installations de Norček Industries. À la base, vous deviez partir à la rescousse d’une équipe d’explorateurs perdue dans l’Antarctique, mais vous vous retrouvez malheureusement emprisonnés dans les glaces. Par la suite, vous vous réveillez mystérieusement dans le complexe de Norček  et êtes contraints de remplir des tâches plus complexes les unes que les autres.

À l’aide d’outils et de talkies-walkies (vos micros), vous devrez vous coordonner pour progresser et découvrir les secrets qui entourent ce lieu. Le studio étant connu pour la série des jeux coopératifs et asymétrique We Were Here (Forever, Too, Together et Expeditions: The FriendShip), il y a de bonnes chances que ce nouvel opus soit probablement aussi qualitatif que ces prédécesseurs. En attendant la sortie prévue pour le 20 octobre, vous pouvez toujours ajouter We Were Here Tomorrow à votre liste de souhaits Steam, si vous êtes intéressés.

  •  

[TEST] Hell Let Loose: Vietnam : le meilleur jeu en escouade de l’année, mais qui aurait dû sortir en accès anticipé

Annoncé il y a tout juste un an pendant la Gamescom 2025, Hell Let Loose: Vietnam nous avait immédiatement tapé dans l’œil. Il faut dire qu’à la rédac’, on était déjà fans du premier Hell Let Loose, le milsim en escouade pendant la Seconde Guerre mondiale, un peu plus accessible que son copain Squad et beaucoup plus joli que Post Scriptum.  En plus, après la débâcle Burning Lands, il ne restait plus que le DLC S.O.G. Prairie Fire pour ArmA 3 et son framerate catastrophique pour se balader dans la jungle vietnamienne. En mai dernier, on avait pu mettre les mains sur les playtests, et on avait déjà beaucoup aimé. Aussi, il ne faisait pas trop de doute qu’on apprécierait la version complète. Dommage qu’Expression Games et son éditeur Team17 aient choisi de sauter la phase d’accès anticipé pour arriver directement en « version finale » : ni la finition ni le contenu ne sont dignes de cette dénomination, et cela ternit un tableau tout de même plutôt chouette.

Genre : Milsim en escouade | Développeur : Expression Games | Éditeur : Team17 | Plateforme : Steam, Epic Games Store | Prix : 39,99 € | Langues : Anglais, sous-titres en français | Configuration recommandée : i5-12600K / Ryzen 5 7600X, RTX 3060 Ti / RX 6900 XT, 16 Go de RAM | Compatibilité Linux : Oui | Date de sortie : 13/08/2026 | Durée : Des dizaines d’heures

Test réalisé avec des clefs fournies par notre partenaire Gamesplanet.

Hell Let Loose Vietnam 07 scaled
Hell Let Loose Vietnam 12 scaled

Une recette éprouvée, avec quelques nouveaux ingrédients

Même si la plupart d’entre vous connaissent la mécanique d’Hell Let Loose: Vietnam, un petit rappel ne fera pas de mal : deux équipes de 50 joueurs répartis en escouades s’affrontent pour le contrôle de diverses zones sur de grandes cartes. Chaque escouade est composée de six soldats de différentes classes (fusilier, médecin, soutien, grenadier…) et dirigée par un squad leader qui peut poser les points de réapparition : la garnison (accessible à n’importe qui dans l’équipe, mais nécessite des ressources) et l’avant-poste (accessible uniquement à l’escouade). Il dispose d’un canal de communication avec les autres squad leaders et le commandant, qui tente de coordonner toutes les équipes. Ce dernier a, lui aussi, besoin de ressources – fournies par les ingénieurs des différentes escouades – pour envoyer des reconnaissances, des têtes de pont ou des bombardements. Il permet aussi d’apporter des blindés et des mortiers sur le champ de bataille, chacun étant géré par des escouades spécifiques. C’est toute cette coopération à plus ou moins grande échelle qui fait tout le sel du jeu et qui le place parmi les meilleurs de sa catégorie.

Une autre nouveauté : les bateaux. Ils font office de garnisons mobiles le long des côtes ou des rivières. On peut également désormais nager, ce qui donne quelques options tactiques sympathiques.

Dans le mode le plus répandu (Warfare, ou Combat en français), il n’est pas possible de capturer un point derrière les lignes ennemies, on progresse en ligne de front. Cela n’empêche cependant pas les contournements, qui sont l’un des aspects tactiques les plus intéressants du titre. Bien qu’on soit dans un FPS, la stratégie est absolument indispensable pour défendre et capturer des points. Et quel plaisir quand on parvient à surprendre l’ennemi sur son flanc, ou que l’on tient une défense malgré un assaut massif. Contrairement à son aîné qui proposait des armées plus ou moins équilibrées, Expression Games nous offre ici un gameplay un peu plus asymétrique : si seuls les Américains disposent d’hélicoptères, permettant le déploiement rapide des troupes, les Vietnamiens peuvent poser des tunnels qui ne coûtent aucune ressource et les relier à des garnisons pour former des réseaux. Et on doit dire qu’à notre grand étonnement, cette mécanique s’avère particulièrement équilibrée et plutôt rafraîchissante. On a aussi remarqué que l’on arrivait plus rapidement dans l’action que dans l’opus précédent, ce qui dynamise un peu le rythme des parties, sans doute grâce à la topographie des lieux et aux très nombreux couverts dispensés par la flore locale.

Hell Let Loose Vietnam 11 scaled
Hell Let Loose Vietnam 05 scaled
Hell Let Loose Vietnam 03 scaled

Une excellence visuelle au prix d’une technique défaillante

Outre ces différences majeures, il ne vous aura pas échappé que l’environnement s’est éloigné des bocages normands. Ici, c’est la jungle, et visuellement, c’est assez incroyable. La végétation est luxuriante, parfois sublimée par les rayons du soleil. On sent que les développeurs ont profité des fonctionnalités de l’Unreal Engine 5 pour nous réaliser des panoramas saisissants. Malheureusement, tout le monde ne peut pas en profiter pleinement, notamment les possesseurs de cartes graphiques AMD, puisque le FSR (équivalent de la méthode d’upscaling DLSS de Nvidia) n’est toujours pas disponible, un mois après la sortie du jeu. Ils promettent que le FSR 4.1 est en cours de test, mais il se fait attendre. En revanche, les crashs sur les Radeon semblent enfin plus ou moins maîtrisés depuis les dernières mises à jour 1.4, puis 1.5, même si les soucis de performance semblent parfois ressurgir. En effet, bien qu’on soit dans une version finale, impossible d’avoir une expérience parfaite : il y a au minimum de petits lags lorsque l’on effectue certaines actions (premier tir, premier headshot, première mort…), quand ce ne sont pas des chutes de framerate inexpliquées au milieu de nulle part. Si, personnellement, je ne rencontre pas de problème majeur, c’est sans doute grâce à la puissance brute de ma RTX 4090, épaulée par un Ryzen 7 7800X3D et 32 Go de RAM. Pour vous donner une idée, pour maintenir environ 130 FPS en 4K, tout à fond avec Lumen (et en streamant sur la chaîne Twitch de NoFrag), j’ai dû tout de même activer le DLSS performance et la FrameGen x2. Merci le DLSS 4.5 Ray Reconstruction. J’ai également testé Hell Let Loose: Vietnam sur un PC portable doté d’un core i5 13500H, d’une RTX 4060 et de 16 Go de RAM sous Linux (CatchyOS) avec GE-Proton 11.7, et j’ai pu observer entre 70 et 90 FPS en 1080p avec le DLAA et FrameGen x2, la majorité des options sur « Haut », mais sans Lumen.

Hell Let Loose Vietnam 08 scaled
Hell Let Loose Vietnam 09 scaled

Un accès anticipé qui ne dit pas son nom

On vous a dit qu’Hell Let Loose: Vietnam était sorti le 13 août directement en version finale ? Oui ? Eh bien, on n’a pas fini de le répéter : malgré un énorme engouement à la rédac’ (et dans la communauté NoFrag), on a tous été très frustrés de rencontrer tout un tas de petits bugs plus ou moins gênants, comme les marqueurs d’ennemis qui, après une seule reconnaissance, restaient affichés toute la partie sur la carte, des hélicoptères qui n’apparaissaient pas du tout, ou encore la VOIP au fonctionnement catastrophique. Heureusement, les problèmes semblent corrigés au fur et à mesure, mais ce qui aurait été parfaitement excusable pour un accès anticipé nous reste un peu en travers de la gorge. L’explication la plus logique se trouve probablement du côté de Sony, qui refuse catégoriquement les early access sur PlayStation (contrairement à Microsoft pour Xbox), et Team17 aurait donc forcé une sortie simultanée sur PC et consoles. Tant qu’on parle d’assistés, on pourra croiser quelques pleureuses dans les avis Steam, se plaignant de l’auto-aim abusé des manettes. En réalité, la visée est sans doute l’un des aspects les moins importants du jeu : c’est la tactique et la coordination qui comptent avant tout, et à aucun moment on n’a senti de déséquilibre – ni même remarqué qu’un adversaire était un joueur console à cause de sa visée. Ce qui fait qu’on n’a jamais touché à l’option permettant de désactiver le crossplay.

Un test normal d’Hell Let Loose: Vietnam vous décrirait chaque mode de jeu, chaque map et chaque classe, mais en réalité, vous n’êtes pas là pour ça. On sait que vous voulez du sang, des tripes et des larmes. Et c’est ce qu’on va vous donner, parce que c’est un mélange d’émotions contradictoires qui nous envahit lorsque l’on s’élance dans le jeu. Oui, certaines des six cartes sont excellentes, avec du relief, une jungle apportant des couverts et plein de possibilités d’attaque, mais d’autres sont plates, un peu moches, et affichent de vastes étendues vides sans aucun moyen de se protéger. Des cartes complètement nazes, qu’on ira décocher dans les filtres du server browser, et qui rejoindront les modes de jeu Conquête (comme Battlefield) et Domination à la poubelle. Le gunfeel est très bon, mais mieux vaut aimer la M16A1 pour les USA et la Type 56 (une sorte d’AK) pour le Vietnam. Pendant le premier mois, chaque classe était quasiment bloquée avec une seule arme. La mise à jour 1.5 a enfin apporté une arme supplémentaire de chaque côté : le M14 et le SKS. Même si avoir 36 armes à peine différentes comme dans CallOf’ n’est pas non plus une meilleure idée, cela montre encore une fois que la sortie du jeu a sans doute été un peu rushée. Certes, les développeurs ont partagé une roadmap pour présenter les prochains ajouts (cartes, armes, véhicules), mais on en attendait un peu plus dès la sortie.

Hell Let Loose Vietnam 10 scaled

Le cœur du jeu : la coopération

Au cas où je n’aurais pas assez insisté sur ce point dans le test, tout le plaisir (et il est immense) réside dans la coordination des membres de l’escouade et dans la coopération entre les escouades. Si les autres joueurs font n’importe quoi, la partie peut rapidement devenir très frustrante. Combien de fois a-t-on vu un point fraîchement capturé complètement délaissé par toutes les escouades, parties attaquer le suivant, offrant ainsi une revanche facile à l’adversaire ? Ou une absence de soutien logistique du commandant pour l’organisation des garnisons ? S’il est impossible de choisir les membres de son équipe, il semble indispensable d’avoir au moins une escouade solide et structurée. Pour cela, soit vous embarquez vos potes avec vous, soit vous rejoignez des communautés déjà un peu organisées. Celles-ci disposent souvent de serveurs communautaires, et ceux réservés aux joueurs francophones sont généralement plutôt corrects. Et si vous rejoignez un serveur au hasard, ne restez pas dans une escouade dont le chef est muet : vous allez vous faire chier comme un rat mort.

Si vous voulez voir ce que ça donne en action, voici un match complet en tant que squad leader en mode Offensive, où les points capturés ne peuvent pas être repris par la défense :

Un excellent jeu qui aurait dû passer par l’accès anticipé

Hell Let Loose: Vietnam est un jeu incroyablement satisfaisant, mais il faut des conditions : les membres de l’escouade doivent être bien coordonnés et le reste de l’équipe doit suivre les directives du commandant. Dans ce cas, c’est l’un des meilleurs jeux du genre depuis Hell Let Loose et certainement dans le top 3 de 2026 tous FPS confondus. Les environnements dans la jungle sont très bien réalisés et les couverts innombrables dynamisent franchement le gameplay. Le feeling est excellent et les différentes classes permettent de choisir son style de jeu. En revanche, le manque de diversité dans les armes, même après l’ajout du patch 1.5, ainsi que la finition très limite pour un jeu en version finale, nous font grincer des dents. Certes, les développeurs travaillent toujours d’arrache-pied pour tout corriger et apporter des nouveautés dans les prochains mois, mais on aurait pardonné les bugs, le manque de stabilité – notamment avec les cartes AMD – et les performances inégales s’il avait été en accès anticipé. Attention, on n’est pas du tout sur une catastrophe à la Killing Floor 3 ou à la PAYDAY 3, qui avaient suivi le même chemin : le jeu est déjà génial et on s’y amuse énormément. C’est juste qu’avec la sortie de WARDOGS en early access du même éditeur un mois plus tard, la comparaison fait un peu mal au cul.

Si Hell Let Loose: Vietnam vous intéresse, sachez qu’il est actuellement en promotion à –15 % chez notre partenaire Gamesplanet, soit 34 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

  •  

Lonely Space, le rétro immersive sim dans lequel personne ne vous entendra crier, se dévoile un peu plus

En 2024, lors du Steam Neo Fest de février, la rédac avait pu tester différentes démos, parmi lesquelles Lonely Space. On avait bien aimé ce rétro immervise sim développé par le studio HC-Games. Depuis, les devs ont continué leur petit bonhomme de chemin pour peaufiner leur titre (devlog YouTube et billets de blog Steam) et ont même annoncé une campagne Kickstarter qui n’est toujours pas lancée. Deux plus tard, entre deux annonces de jeux bien trop rétros au Boomstock 2026 showcase, une nouvelle bande-annonce a été dévoilée. On constate d’emblée que l’on pourra utiliser aussi bien les éléments du décor que différentes armes pour venir à bout des monstres et d’un singe. De plus, notre personnage pourra utiliser des capacités comme voir à travers les murs ou faire exploser des têtes. Néanmoins, certains ennemis ont l’air particulièrement sourds et aveugles durant les phases d’infiltration. En parallèle de l’événement, un billet de blog Steam a été publié pour faire part de leur avancée et annoncer que la sortie du jeu est prévue pour le premier semestre 2027.

Le gameplay a l’air plutôt fun et offre de multiples possibilités pour résoudre une situation grâce l’aspect immersive sim du titre. La direction artistique, quant à elle, nous laisse un peu plus mitigés. Si vous êtes intéressés par Lonely Space, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits Steam et jouer à la démo qui a été récemment mise à jour.

  •  

HEADCUTTER, le chasseur de primes le plus gore du moment, dévoile de nouveaux extraits de gameplay

Découvert à l’occasion du Latin American Games Showcase, HEADCUTTER, développé par le studio indé devpetrichor, est un rétro-FPS à peine violent où l’on incarne un chasseur de primes qui défouraille à tout va pour remplir ses contrats. Quelques mois plus tard, le dev solo en remet un couche durant le Boomstock 2026 showcase avec un nouveau trailer. On y voit toujours Jimmy « Lucky » O’Neil tirer dans le tas et détruire le décor au passage. C’est frénétique et sanglant ! On nous rappelle que le rechargement des munitions est manuel et que les armes pourront être améliorées. Les environnements présentés ont l’air plutôt variés et ouverts pour nous permettre de contourner l’ennemi ou de se couvrir lors de feux nourris. Dommage qu’il n’y ait pas une démo à se mettre sous la dent.

Sans de date de sortie annoncée, HEADCUTTER dispose néanmoins d’une page Steam depuis laquelle vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits, si vous êtes intéressés.

  •  

ELDERBORN: VENGEANCE dévoile son gameplay bien bourrin et sanglant

Dévoilé en juin dernier, ELDERBORN: VENGEANCE, suite directe d’ELDERBORN et développé par le studio d’origine Hyperstrange, nous narre l’aventure d’un guerrier tout droit sorti de l’univers de Conan le Barbare, armé d’un glaive et d’un grappin. À part ça, aucune séquence de gameplay n’avait été montrée. Finalement, c’est à l’occasion du Boomstock 2026 showcase que les devs en ont profité pour dévoiler un court trailer de gameplay où l’on voit le barbare déboîter brutalement les ennemis. Les coups de pied aussi bien que les coups d’épée sont très agréables à voir et témoignent de la puissance du personnage. Pour le grappin, on ne peut s’empêcher de voir un clin d’œil à la licence DOOM pour le crochet du boucher ou la lance à chaîne. Par ailleurs, certains adversaires clignotent en rouge et on peut donc supputer qu’il y aura des exécutions. Dans son ensemble, le gameplay a l’air bien bourrin et envoie de la patate.

Pour le moment, ELDERBORN: VENGEANCE n’a pas de date de sortie annoncée. Si vous êtes intéressés, vous pouvez toujours ajouter le jeu à votre liste de souhaits Steam, pour être tenu informé des news à venir.

  •  

DEADBOOT, le retro fast-FPS cyberpunk, sortira le 5 novembre prochain

Parmi les annonces diffusées lors du Boomstock 2026 showcase, ULTRAKAOS Games, le studio derrière DEADBOOT, qui nous rappelle fortement CRUEL pour son gameplay, a dévoilé que son rétro fast-FPS avec des mécaniques roguelite sortira le 5 novembre. Pour rappel, vous devrez gravir les différents secteurs d’une superstructure en tuant tout ce qui bouge à l’aide de diverses armes et capacités temporaires qui vous seront proposées. Le gameplay paraît nerveux et bien sanglant. Les environnements ont l’air plutôt beaux et il sera possible d’utiliser divers éléments du décor (hélices de ventilateurs, presseurs hydrauliques, bidons…) pour tuer les adversaires. En somme, ça reste un jeu vu et revu, mais qui a la mérite de se distinguer pour son univers cyberpunk.

En attendant le 5 novembre prochain, vous pouvez toujours ajouter DEADBOOT à votre liste de souhaits Steam et jouer à la démo qui est toujours disponible.

  •  

DERELIKT n’a toujours pas de date de sortie mais lance de nouveaux playtest

Durant le Boomstock 2026 showcase, Visuwyg, le studio derrière le rétro-FPS DERELIKT, a dévoilé de nouveaux extraits de gameplay et annoncé de nouveaux playtests qui se dérouleront jusqu’au 24 septembre. Dans un station recherche installée sur l’un des astéroïdes de l’anneau de Saturne, des événements inexpliqués se sont déroulés et vous devrez visitez chaque recoin pour y découvrir les secrets qui s’y cachent. En optant pour une gestion de l’inventaire à l’ancienne, les développeurs vous demanderont de judicieusement choisir votre équipement et de ne pas gaspiller vos ressources qui semblent limitées. Du côté du gunplay, ça a l’air plutôt bon, avec une IA ennemie, qui bien que basique, reste agressive. La direction artistique adoptant l’esthétique de la génération PS1 est vraiment bien foutue.

DERELIKT est toujours prévu pour 2026 sans autres précisions. En attentant de nouvelles infos, vous pouvez ajouter ce dernier à votre liste de souhaits Steam ou GoG, et demander votre accès aux playtests, si vous êtes intéressés.

  •  

One More Level détaille sa vision du Souls-like Valor Mortis

Si vous n’êtes toujours pas convaincus que Valor Mortis risque d’être une excellente surprise, nos confrères d’IGN viennent de publier une vidéo des plus intéressantes. On y découvre le game director de One More Level et son équipe décortiquer et justifier leurs choix. Ils expliquent comment ils ont transposé la formule exigeante du Souls-like à la première personne. Forts du savoir-faire acquis sur la licence Ghostrunner, ils détaillent pourquoi l’histoire et l’ADN du studio les ont poussés naturellement vers ce défi.

Le système de combat sera principalement axé sur des duels d’escrime au corps-à-corps avec des mécaniques de parade rapide et dynamique, s’inspirant directement de l’excellent Sekiro: Shadows Die Twice. Les développeurs précisent avoir autorisé l’annulation d’actions et les déplacements pendant certaines attaques, tout en revenant sur les défis techniques rencontrés pour rendre ces affrontements aussi vifs que viscéraux. Comme aperçu lors des précédentes démos et playtest, le titre intègre également des armes à feu. Pour varier les approches, l’équipe s’est inspirée des exécutions de son précédent jeu Ghostrunner, mais surtout de la brutalité de DOOM.

Face aux énormes boss, le studio a mis au point un FOV dynamique dans le but de contourner le manque de recul en vue subjective — un obstacle auquel la caméra aérienne des Souls-like à la 3eme personne n’est pas confronté. Côté level design, ils détaillent comment ils ont réinventé l’art de tendre des embuscades et de surprendre le joueur. Exit la caméra libre d’un TPS qui permet de jeter un œil au coin d’un couloir, la progression mise ici sur des sons d’ambiance précis, des indices visuels subtils et des décors travaillés au plus près du regard. Que les amateurs du genre se rassurent, un système de verrouillage de cible reste disponible pour qui le souhaite. Enfin, l’équipe rappelle le cadre de son projet : une sombre uchronie au cœur de la Grande Armée impériale, en proie à la corruption surnaturelle et aux pires abominations.

Si tout comme nous, Valor Mortis vous fait de l’œil, vous pouvez d’ores et déjà l’ajouter à votre liste de souhaits sur Steam si ce n’est pas déjà fait. Le titre sera disponible dès le 13 octobre prochain à partir de 40 € et sera directement intégré au Game Pass.

  •  

Odd Town, l’immersive sim irrévérencieux, sortira le 15 octobre prochain

Initialement prévu pour ce mois de septembre, Odd Town, l’immersive sim où chacune de vos actions moralement discutables a des conséquences, a dévoilé sa nouvelle date de sortie à l’occasion du Boomstock 2026 showcase : ce sera le 15 octobre. On y découvre également de nouveaux extraits de gameplay dans une ville pour le moins étrange où vous devrez remplir des missions pour faire tomber un culte aux motivations obscures, et où tous les moyens seront bons pour arriver à vos fins. Pour rappel, le synopsis de base est que votre voiture est juste tombée en panne au mauvais endroit, au mauvais moment, et vous devrez donc gagner de l’argent pour payer sa réparation. Finalement, vous vous retrouverez malgré vous, impliqué dans des histoires rocambolesques qui mettront votre moralité à l’épreuve. Allez-vous travailler honnêtement pour obtenir salaire ou préférez-vous jouer les pickpockets ?

En tout cas, Odd Town a un concept de base plutôt intriguant et sa direction artistique est pour le moins originale. Si vous êtes curieux de voir ce que ça donne, une démo est toujours disponible depuis la page Steam du jeu. En attendant le 15 octobre prochain, vous pouvez toujours ajouter Odd Town à votre liste de souhaits Steam ou GoG, si vous êtes intéressés.

  •  
❌