❌

Vue lecture

Lithium : les producteurs chinois réclament plus de rigueur

Tianqi et Ganfeng réclament des données plus fiables sur le lithium après une chute de 14 % des contrats de carbonate en Chine.

Les principaux producteurs chinois de lithium demandent davantage de rigueur aux fournisseurs de données tiers après une vive réaction du marché à une révision des stocks. Tianqi Lithium Corp. et Ganfeng Lithium Group Co. souhaitent notamment des normes plus élevées et une plus grande cohérence dans les méthodes utilisées pour établir les données relatives au marché du lithium.

Le débat intervient après une importante révision des stocks publiée par un fournisseur de données tiers. Cette modification a suscité de fortes réactions dans l’industrie et contribué à une chute de 14 % en trois jours des contrats de carbonate de lithium les plus actifs. Pour les producteurs chinois, cet épisode illustre les conséquences que peuvent avoir des changements méthodologiques importants sur les prix et sur les décisions des entreprises de la chaîne de valeur des batteries.

Le sujet est particulièrement sensible pour le marché du lithium, dont les acteurs utilisent les données disponibles pour tenter d’évaluer l’équilibre entre l’offre et la demande. Les informations concernant les stocks, la production et les différents maillons de la chaîne d’approvisionnement sont ainsi suivies pour anticiper les évolutions du marché.

Tianqi alerte sur la volatilité des prix

Tianqi Lithium estime que les fournisseurs de données doivent apporter davantage de stabilité et de prévisibilité lorsqu’ils modifient leurs méthodes. Szetoo Yuway, directeur commercial senior de Tianqi, estime que des ajustements significatifs des méthodes d’échantillonnage ou de la méthodologie des données, lorsqu’ils sont effectués sans laisser suffisamment de temps au marché pour les assimiler, peuvent provoquer une volatilité importante des prix.

Selon lui, de telles variations peuvent avoir des conséquences concrètes sur la gestion des entreprises du secteur du lithium. Elles peuvent notamment perturber la planification de la production, mais aussi les décisions concernant les contrats à long terme et les stratégies de couverture.

Pour Tianqi, la stabilité des méthodes de collecte et d’analyse des données constitue donc un élément important pour le développement du marché. L’entreprise appelle les agences spécialisées à maintenir une plus grande stabilité et une meilleure prévisibilité lors des ajustements apportés à leurs données.

Cette demande intervient dans un contexte où les informations fournies par des organismes tiers jouent un rôle important dans les marchés des matières premières. Les entreprises métallurgiques s’appuient généralement sur ces données pour tenter d’anticiper les évolutions de l’offre, de la demande et des prix.

Dans le cas du lithium, cette dépendance aux informations disponibles est particulièrement visible. Le secteur est en croissance et couvre de nombreux acteurs intervenant à différents niveaux de la chaîne de production des batteries. Tout indicateur susceptible d’apporter des informations sur les volumes disponibles ou sur la demande est donc particulièrement surveillé par les professionnels.

Ganfeng met en garde sur les estimations

Ganfeng Lithium partage plusieurs des préoccupations exprimées par Tianqi. He Jiayan, vice-président de Ganfeng, a déclaré dans un podcast avec le Futures Daily lié à l’État que son entreprise privilégiait les sources d’information de haute qualité lorsqu’elle prenait ses décisions opérationnelles.

Le dirigeant souligne toutefois une difficulté particulière pour les fournisseurs de données tiers. Selon lui, les entreprises les plus importantes de la chaîne d’approvisionnement du lithium ne communiquent généralement pas leurs données à des tiers pour des raisons de conformité.

Les plateformes spécialisées doivent donc établir leurs estimations à partir de modèles et de communications régulières avec les acteurs du marché. Pour Ganfeng, ces méthodes peuvent conduire à des écarts entre les estimations publiées et la situation réelle du marché.

Cette situation contribue à expliquer les interrogations actuelles des producteurs de lithium chinois. Lorsque les données disponibles reposent en partie sur des modèles et sur des informations communiquées régulièrement par les entreprises, toute modification de l’échantillonnage ou de la méthodologie peut avoir une influence importante sur la perception du marché.

Le problème dépasse ainsi la seule question du niveau des stocks. La fiabilité des indicateurs utilisés par les producteurs, les négociants et les autres acteurs du marché devient un enjeu pour les décisions relatives à la production, aux contrats et à la couverture des risques.

Pour Tianqi comme pour Ganfeng, les données doivent donc permettre aux entreprises d’évaluer les conditions du marché avec suffisamment de stabilité pour prendre leurs décisions opérationnelles.

Des données essentielles pour la chaîne des batteries

Les données des fournisseurs tiers occupent une place particulière dans l’analyse des marchés métallurgiques. Elles sont utilisées pour tenter d’anticiper la direction des prix et d’évaluer les conditions d’offre et de demande.

Cette fonction est particulièrement importante dans l’industrie du lithium, où les informations disponibles à chaque étape de la chaîne de batteries peuvent être utilisées pour établir une vision de l’état du marché. Les stocks constituent notamment un indicateur susceptible d’influencer les anticipations des acteurs et, par conséquent, les prix des contrats de carbonate de lithium.

La récente révision des données a illustré cette sensibilité. Après l’augmentation des stocks communiquée par un fournisseur tiers, les contrats de carbonate de lithium les plus actifs ont perdu 14 % en trois jours. Cette réaction a contribué à intensifier le débat sur les méthodes utilisées pour mesurer les stocks et sur la manière dont les changements méthodologiques doivent être communiqués au marché.

Tianqi considère que les modifications importantes devraient être accompagnées d’une plus grande stabilité et d’une meilleure prévisibilité. L’entreprise estime que les acteurs du marché doivent disposer du temps nécessaire pour assimiler les changements.

Crédit illustration : Elevra.

L’article Lithium : les producteurs chinois réclament plus de rigueur est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

BMW rappelle 151 076 véhicules en Chine

BMW rappelle 151 076 véhicules en Chine pour des défauts de démarreur et un problème logiciel lié au système de freinage.

BMW fait face à une nouvelle campagne de rappel d’envergure en Chine. Au total, 151 076 voitures et SUV sont concernés par cinq actions de sécurité déposées auprès de l’Administration d’État chinoise pour la régulation du marché. La grande majorité de ces véhicules présente un problème lié au moteur de démarrage, avec deux défauts distincts susceptibles de provoquer une surchauffe et d’augmenter le risque d’incendie. Une seconde série de campagnes, beaucoup plus limitée, concerne quant à elle le logiciel chargé de surveiller le système d’assistance au freinage intégré.

Les trois campagnes portant sur le moteur de démarrage représentent à elles seules 150 858 véhicules. Elles concernent aussi bien des modèles importés que des véhicules assemblés localement en Chine. La liste comprend notamment les BMW Série 2, Série 4, Série 5, Série 6 et Série 7, mais également les SUV X1, X2, X4, X5, X6 et X7, ainsi que le Z4 et la MINI JCW Countryman pour l’une des opérations consacrées au freinage.

Trois des cinq actions de sécurité doivent commencer le 20 octobre 2026, tandis que les deux autres entrent en vigueur immédiatement. Pour les véhicules concernés par les problèmes de démarreur, BMW prévoit un remplacement gratuit des composants par des unités redessinées ou améliorées. Les deux campagnes relatives au système de freinage nécessitent, elles, une nouvelle mise à jour logicielle.

Plus de 93 000 BMW importées touchées

La campagne la plus importante porte la référence S2026M0091V. Elle concerne 93 071 BMW importées produites entre le 22 février 2021 et le 29 avril 2025. Les modèles concernés sont les Série 2, Série 4, Série 5, Série 6, X4, X5, X6 et Z4.

Ces véhicules à répartition arrière ont été équipés de démarreurs susceptibles de présenter une usure interne prématurée anormale. Cette dégradation est associée aux démarrages répétés du moteur. Avec le temps, elle peut entraîner un court-circuit interne du moteur de démarrage.

Le problème dépasse donc le simple risque de panne lors de la mise en route du véhicule. Dans les cas extrêmes décrits dans le texte source, le court-circuit peut provoquer une surchauffe localisée. Cette situation augmente alors le risque d’incendie.

BMW a demandé à son réseau de concessionnaires chinois de remplacer gratuitement les démarreurs concernés par des unités redessinées. Le constructeur allemand précise que cette campagne constitue une extension d’un rappel annoncé précédemment, le 11 mars 2026.

Le volume de véhicules concernés donne une ampleur importante à cette opération. La campagne touche plusieurs générations et catégories de modèles, avec des berlines, des coupés, des SUV et le roadster Z4 présents dans la liste. Elle concerne uniquement des véhicules importés dans le cadre de cette première action.

Le moteur de démarrage constitue ainsi le principal point de vigilance de cette nouvelle série de rappels BMW en Chine. Deux autres campagnes viennent compléter le dispositif, avec un défaut différent mais un risque également lié à une surchauffe.

Le relais du démarreur peut laisser entrer l’eau

Les rappels S2026M0092V et S2026M0093V concernent ensemble 57 787 véhicules supplémentaires. Le premier porte sur des berlines BMW Série 5 assemblées localement et produites entre le 11 décembre 2017 et le 28 août 2020. Le second concerne 364 BMW Série 7 importées, produites entre le 29 juin 2016 et le 18 janvier 2028 selon les informations fournies dans le texte source.

Dans ces véhicules, le problème ne vient pas d’une usure prématurée du démarreur. Le relais du moteur de démarrage peut en revanche présenter une étanchéité insuffisante. De l’eau peut alors pénétrer dans le relais et provoquer une surchauffe du moteur de démarrage.

Comme pour la première campagne, le risque identifié est celui d’un incendie. BMW prévoit donc également le remplacement gratuit des ensembles concernés par des unités améliorées auprès de ses concessionnaires chinois.

L’article BMW rappelle 151 076 véhicules en Chine est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Essai Porsche Cayenne Turbo de 1 156 ch

Une fois n’est pas coutume, on va commencer par la fin… Le nouveau Porsche Cayenne Turbo s’invite tout en haut du classement des gros SUV 100% électriques. Peu importe le concurrent que vous mettez en face, peu de chances de voir l’Allemand se faire détrôner. Nous sommes allés par la route, au « PEC » (Porsche Experience Center) sur le circuit des 24 Heures du Mans, pour le mettre à l’épreuve.

Plus d’1,5 million d’exemplaires depuis 2002

Avec ces jantes et ce coloris noir, on dirait un Cayenne Turbo Gangster Edition!

L’histoire du Cayenne commence en 2002, quand Porsche avait besoin d’un véhicule à gros volumes pour sécuriser et diversifier ses revenus. Entre un monospace et un SUV, le choix, bien influencé par les distributeurs américains, s’est donc porté sur qui vous savez. Pour l’anecdote, il est intéressant de noter que le constructeur a discuté avec Mercedes et Audi pour ce projet, avant de finalement opter pour la voie que l’on connaît. Depuis, plus de 1,5 million d’exemplaires sont sortis des chaînes du constructeur. Même si l’on ne jurait que par la 911 pendant très longtemps, on n’imagine plus le catalogue sans son vaisseau amiral aujourd’hui.

En termes de design, le Cayenne a connu beaucoup d’évolutions, pour peut-être aujourd’hui faire un peu moins débat. Il a désormais ses codes de style, qui l’apparentent à une Porsche, bien sûr, mais pas à une 911 aux traits hypertrophiés comme ça a pu être le cas au début de sa carrière. Il apparaît comme un SUV résolument moderne, avec une forte présence. Cet engin, qui a quelque chose de spatial, en impose également en version Coupé. On y reviendra, mais en Turbo, on a droit à une aérodynamique active, avec des blades mobiles dans le bouclier et un aileron qui se déploient à partir d’une certaine vitesse… mais pas seulement.

Un habitacle spacieux, luxueux et technologique

Ça fait beaucoup d’écrans… Non? L’imprimé est repris des selleries « Pepita ».

On a parfois le sentiment, quand on monte dans les voitures premium du moment, d’une certaine régression en termes de qualité des matériaux à bord. Cela n’existe absolument pas chez Porsche. Dans notre version au coloris certes un poil austère, on ne peut que saluer la qualité de fabrication. Évidemment, notre œil est immédiatement attiré par l’écran incurvé, devant un repose-main très ergonomique. Du bout des doigts, on accède ainsi aux commandes physiques de la climatisation. Sur la partie inclinée, on commande les différentes options des menus que l’on affiche. Il y en a également sur le reste de la dalle si nécessaire, mais l’on peut notamment réaliser des manipulations tout en gardant la carte affichée en grand.

On trouve un mélange de ce qui existe actuellement dans la gamme Porsche, avec un volant de 911 et une instrumentation proche de celle du Taycan. Parmi les quelques astuces que l’on peut trouver à bord, on distingue, dans le vide-poches central, une connexion de type « MagSafe », aimantée, pour garder bien en place un smartphone compatible. En fait, on peut à peu près tout faire dans l’habitacle du Cayenne, par ailleurs particulièrement spacieux à toutes les places. L’écran passager apparaît lui plutôt superflu, tant personne au final ne l’utilise vraiment. Même un ado préfére son téléphone. Notez aussi, en option, tous les accoudoirs chauffants, histoire de n’avoir froid nulle part l’hiver.

Roi du confort

Nous sommes tombés amoureux du logo « turbonite » monochrome.

Quand on se lance sur la route, en mode Confort ou Normal, on ne peut qu’être impressionné par le confort et la quiétude qui règnent à bord. On se surprend même à doubler tout le monde, pensant vraiment rouler à 130 km/h, alors que depuis le premier péage nous « cruisions » autour de 160 km/h, tellement nous ne ressentons pas vraiment la vitesse à son volant. Et ce, même en activant la conduite semi-automatique de niveau 2. Le temps perturbé n’y change vraiment pas grand-chose. À l’exception de l’activation des essuie-glaces, on garde une sérénité proche de celle d’une météo sèche. Il s’agit clairement d’un très bon compagnon de voyage.

On vous passe les performances stratosphériques. Avec une réserve de puissance d’un peu plus de 850 chevaux en roulage normal (on vous parlera du Launch Control plus tard), il n’y a absolument aucune situation de conduite qui pose problème à ce grand engin. Les caméras lui rendent d’ailleurs au passage, la vie moins compliquée au moment de se garer, si toutefois on désire prendre la main sur la manœuvre. Au moment de recharger la batterie de 113 kWh, on peut s’occuper à jouer avec un joystick de PS5 sur l’écran central, mais il ne faut que 16 minutes pour passer de 10 à 80% sur une borne compatible, compte tenu des quasi 400 kW de puissance admissible, même si la plupart des bornes ne dépassent pas les 350 kW chez nous.

A l’aise en off-road et très impressionnant sur piste

On n’en menait pas large à ce moment-là…

Avec ses deux moteurs surpuissants, on ne touche finalement sur la route qu’à une fraction de son potentiel. Notre Cayenne Turbo allait ainsi se révéler au PEC du circuit des 24 Heures du Mans, l’installation maison qui offre aux clients une expérience unique des voitures de la gamme. Histoire de nous mettre dans l’ambiance, une GT3 RS Manthey Racing stationnait dans la pit lane. Des ateliers sur circuit et sur piste off-road nous attendaient après un déjeuner au restaurant du bâtiment. On a démarré par un exercice facile, comme un pont basculant. Pas de quoi impressionner. Et puis il y a une montée très pentue pour grimper et démontrer sa capacité de motricité dans cette situation. Le plus impressionnant fut de rouler sur un dévers de 45 degrés pavé de rondins, où l’on manque de se renverser à tout instant. En fait, le Cayenne passe l’examen aisément, mais il faut reconnaître que cela s’est avéré effrayant.

On avait hâte de tester le Launch Control sur une piste dédiée. La procédure est simple : en mode Sport Plus (activable sur le bouton rotatif du volant), on presse le frein, puis l’accélérateur au plancher, avant de relâcher la pédale de gauche et de décoller. Cela paraît plus « show-off » qu’autre chose, mais pendant la procédure, les blades du bouclier arrière sortent et l’aileron se déploie. Le Cayenne Turbo arrache littéralement le bitume sans jamais perdre une once de motricité. Il faut vraiment le vivre pour comprendre à quel point c’est éprouvant. L’autre performance, c’est que, grâce à une batterie refroidie activement par un système sophistiqué et une mécanique si l’on peut dire « bien huilée », on a pu répéter l’action des dizaines de fois de manière consécutive pendant une heure, sans jamais que la voiture n’émette une alerte. Elle a tenu systématiquement le chrono de 2,5 s pour atteindre les 100 km/h. Merci le pic de 1 156 ch ! Il s’agissait d’ailleurs d’un exemplaire avec lequel nous avions fait la route.

Oui, il coûte cher!

Le luxe est dans les détails…

Après s’être bien abîmé les cervicales, nous nous sommes adonnés à un petit gymkhana pour voir l’influence de l’action de l’ESC Sport et quand il est off. Il faut bien admettre que ce bébé de plus de 2,5 tonnes s’en sort particulièrement bien. On ne va pas dire qu’il a l’agilité d’une 911, mais croyez-moi, on sous-estime très largement la capacité de cette voiture à se mouvoir lors de changements de direction brutaux. En outre, on a aussi expérimenté le Porsche Active Ride, qui pilote la suspension pneumatique pour compenser notamment le tangage et le roulis, en inversant carrément le mouvement. Pour faire simple, on avance un peu comme un hélicoptère, si vous voyez l’image. Effectivement, on est moins bousculés à bord, alors que cela sert aussi le comportement.

Il faut noter que le Cayenne va continuer d’exister aussi en hybride sur une plateforme différente, alors que le 100% électrique repose sur la même que celle du Macan. Notre exemplaire Turbo, avec sa batterie de 113 kWh, les packs d’aides et tous les équipements qui vont bien… dépasse les 215 000 €. Rassurez-vous (ou pas…), la gamme démarre à 107 800 € avec 442 ch. Il sort toujours des chaînes de Bratislava, à quelques kilomètres de l’usine assemblant les cellules LG pour lui.

L’article Essai Porsche Cayenne Turbo de 1 156 ch est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

646 ch, 310 km/h : cette Mercedes-AMG CLE 646 est limitée à seulement 30 exemplaires

Mercedes-AMG dévoile la CLE 646 Spezialanfertigung, un coupé de 646 ch conçu autour de la recherche de performance. Allégée d’environ 170 kg et passée à la seule propulsion arrière, cette série très limitée atteint 310 km/h.

Un CLE profondément transformé

La Mercedes-AMG CLE 646 Spezialanfertigung repose sur la Mercedes-AMG CLE Coupé. Elle a toutefois fait l’objet d’une reconstruction complète à Affalterbach, avec des modifications importantes de la carrosserie, du châssis, de la transmission et de l’équipement.

Le poids a été réduit d’environ 170 kg par rapport au modèle d’origine. Il reste tout de même au-dessus de 1 900 kg ! La carrosserie gagne également 60 mm en largeur à l’avant comme à l’arrière. Des renforts supplémentaires et une barre anti-retournement augmentent sa rigidité.

La fibre de carbone est évidemment largement utilisée. Elle concerne notamment les ailes avant, le tablier avant, les bas de caisse, le capot, le toit, l’élément arrière avec diffuseur et l’aileron arrière réglable. Les vitres latérales et arrière sont en polycarbonate. Une vraie voiture de course.

Lire également : [VIDEO] Essai Mercedes CLE 300 4Matic de 258 ch

Un V8 biturbo de 646 ch

Le coupé reçoit le V8 biturbo AMG M177 EVO de 4,0 litres. Il développe ici 646 ch (475 kW) de puissance et 850 Nm de couple, disponibles entre 2 500 et 4 500 tr/min.

Le moteur dispose notamment d’un vilebrequin à plan plat (*). Son système de refroidissement repose sur trois circuits distincts, avec des adaptations destinées à répondre à une utilisation intensive sur circuit et à des températures ambiantes élevées.

L’échappement haute performance spécifique utilise notamment du titane. La partie froide a été développée avec le spécialiste Akrapovič. La ligne et le vilebrequin doivent donner une sonorité échappée des circuits !

La transmission intégrale disparaît

La CLE 646 Spezialanfertigung (à vos souhaits) abandonne le système AMG Performance 4MATIC+ de la CLE d’origine. La puissance est désormais transmise exclusivement aux roues arrière pour plus de fun, mais également plus de difficulté à l’emmener.

Toutefois, un différentiel arrière à glissement limité à commande électronique gère la répartition du couple entre les deux roues. La boîte AMG SPEEDSHIFT TCT 9G à neuf rapports est conservée.

Le système de launch control a été adapté à cette configuration. Mercedes-AMG annonce un passage de 0 à 200 km/h en 11,4 secondes et une vitesse maximale de 310 km/h.

Des combinés filetés réglables

Le châssis adopte une suspension à combinés filetés en acier développée avec KW Automotive. Les amortisseurs disposent de quatre réglages indépendants pour la détente et la compression, à basse et haute vitesse.

La configuration peut ainsi être adaptée au style de conduite, au circuit et aux conditions d’utilisation. Le système de freinage est lui aussi spécifique, avec des disques céramique de 420 x 40 mm à l’avant et de 360 x 32 mm à l’arrière. 420 mm c’est 16,5 pouces !

À l’avant, les disques sont associés à des étriers fixes à six pistons. À l’arrière, le dispositif utilise des étriers flottants à piston unique.

Une aérodynamique pensée pour le circuit

La CLE 646 Spezialanfertigung reçoit un ensemble aérodynamique spécifique comprenant un diffuseur avant, des éléments intégrés aux ailes, un soubassement retravaillé et un aileron arrière réglable. Esthétiquement, certains trouveront sans doute un petit côté rasso de tuning sur parking…

Le diffuseur avant peut être positionné manuellement selon deux configurations, « Street » ou « Race ». Cette dernière est réservée à l’utilisation sur circuit. L’aileron arrière peut également être ajusté manuellement.

Selon Mercedes-AMG, l’ensemble génère plus de 250 kg d’appui aérodynamique à pleine vitesse.

Un habitacle allégé

La recherche de réduction du poids se poursuit à bord. Les sièges arrière et les matériaux d’isolation acoustique ont été supprimés. Le système audio a également été simplifié et plusieurs équipements de confort et d’assistance ont disparu. A la demande, on doit pouvoir faire sauter tout cela aussi.

Le coupé reçoit des sièges baquets ultralégers, des panneaux de porte en fibre de carbone et un volant AMG Performance en microfibre DINAMICA. Des harnais à six points sont proposés dans le pack Performance optionnel.

Seulement 30 exemplaires de cette Mercedes-AMG CLE 646

Chaque Mercedes-AMG CLE 646 Spezialanfertigung est construite à la main à Affalterbach sur une plateforme de CLE 53.

Le modèle constitue le deuxième véhicule de la série Mercedes-Benz Mythos. Après la Mercedes-AMG PureSpeed, produite à 250 exemplaires, cette CLE est limitée à seulement 30 unités.

Le communiqué précise que les 30 exemplaires étaient déjà vendus avant la première mondiale. C’est assez commun chez les constructeurs d’exclusivité. Ils ont un carnet d’adresse avec des profils très poussés et savent à qui proposer les véhicules avant même de lancer la production.

Mercedes-AMG CLE 646 le détail jusque dans les broderies

Notre avis, par leblogauto.com

Par rapport à un Mercedes-AMG CLE 53, ce CLE 646 Spezialanfertigung fait très Mansory ou Project Kahn. C’est peut-être un peu exagéré et on ne doute pas que chaque modification, appendice ou autres à une très bonne justification sur les performances. Mais cela fait « trop ».

Surtout qu’on reste sur un véhicule « road legal » qui n’est donc pas 100 % track et fait forcément des compromis malgré ce qu’en dit Mercedes-AMG.

Pour ceux qui veulent encore plus de radicalité sans compromis (et éviter les 2 tonnes sur la balance), il faudra se ruer sur l’AMG GT Black Series, dérivée de l’AMG GT GT3 et qui devrait rester sur les 1600 à 1650 kg.

Note :

(*) Un vilebrequin à plan plat (flat-plane) demande moins de contrepoids qu’un cross-plane ce qui diminue la masse totale, donc l’inertie et favorise les montées en régime. Cela permet également un allumage plus régulier sur un V8 et une sonorité plus aigüe.

« Spezialanfertigung » est un terme allemand qui signifie littéralement « fabrication spéciale », « réalisation sur mesure ».

Mercedes-AMG CLE 646 – données techniques

Mercedes‑AMG CLE 646 Spezialanfertigung

Moteur

 

Moteur V8 avec biturbo et générateur de démarreur intégré (ISG)

Cylindrée

CM3

3,982

Puissance nominale

kW/PS

475/646

à

1/min

6,000-6,250

Couple nominal

Nm

850

à

1/min

2,500-4,500

Puissance nominale

kW/PS

17 kW/23 PS

Couple nominal ISG

Nm

205

Motricité

 

Propulsion

Transmission

 

AMG SPEEDSHIFT TCT 9G

Longueur / Largeur / Hauteur

mm

4,949/1,987/1,420

Empattement

mm

2,875

Poids à vide (DIN)

kg

1,895

Poids brut autorisé du véhicule

kg

2,130

Répartition du poids avant / arrière

%

56/44

Coefficient de drag (Cd) Rue / Course

 

0.402/0.417

Pneus avant / arrière

 

305/30 ZR 20 / 335/30 ZR 20

Roues avant / arrière

 

11,0 J x 20 / 12,0 J x 20

Vitesse de pointe

km/h

310

Accélération 0-100 km/h

s

3.9

Accélération 0-200 km/h

s

11.4

Accélération 0-300 km/h

s

36,8/36,2 (Voie / Rue)

Consommation combinée de carburant1

1/100 km

15.8

Émissions combinées de CO21

g/km

359

CO2-Classe 1

 

G

L’article 646 ch, 310 km/h : cette Mercedes-AMG CLE 646 est limitée à seulement 30 exemplaires est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Chine : les constructeurs pressés de payer leurs fournisseurs

La Chine durcit les délais de paiement des constructeurs automobiles pour protéger les fournisseurs face à la guerre des prix.

La Chine durcit les règles de paiement imposées aux constructeurs automobiles afin de réduire les délais de règlement envers leurs fournisseurs. Pékin encourage désormais des paiements pouvant intervenir en seulement 30 jours et fixe surtout un plafond de 60 jours après l’acceptation des marchandises. Cette mesure vise à protéger l’ensemble de l’industrie automobile des conséquences d’une guerre des prix prolongée, qui pèse depuis plusieurs mois sur la rentabilité du secteur.

Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information a publié lundi de nouvelles directives destinées à encadrer plus strictement les relations financières entre constructeurs et équipementiers. Le dispositif prévoit notamment de privilégier les paiements en « espèces », comme les virements bancaires instantanés, plutôt que certains instruments permettant de repousser davantage le règlement des factures.

La question des délais de paiement est devenue particulièrement sensible dans l’industrie automobile chinoise. Malgré une précédente demande des autorités, formulée en 2025, visant à ramener les délais à 60 jours, certaines entreprises ont continué à régler leurs fournisseurs beaucoup plus tard. Selon des données compilées par Bloomberg, Li Auto Inc. et Zhejiang Leapmotor Technology Co. ont ainsi mis jusqu’à 184 jours au cours du dernier semestre pour régler leurs factures.

Pékin veut limiter les effets de la guerre des prix

Les nouvelles exigences s’inscrivent dans une politique engagée depuis environ un an par Pékin pour tenter de contenir les conséquences d’une politique de remises jugée excessive. Cette guerre des prix a réduit la rentabilité de l’industrie automobile dans son ensemble et fait peser une pression supplémentaire sur les différents acteurs de la chaîne de production.

Les fournisseurs automobiles sont directement concernés par ces tensions. Des délais de règlement particulièrement longs peuvent en effet peser sur leur situation financière, alors même qu’ils doivent continuer à produire et livrer les pièces et composants nécessaires aux constructeurs. Le texte source indique également que certains analystes estiment que le recours au financement de la chaîne d’approvisionnement a pu masquer l’augmentation des niveaux d’endettement chez certains constructeurs automobiles.

Dans ce contexte, les autorités chinoises cherchent à réduire les pratiques permettant de repousser le moment où les fournisseurs perçoivent effectivement les sommes qui leur sont dues. Les nouvelles directives fixent ainsi des règles précises concernant le début du délai de paiement et la validation des marchandises.

Le principe retenu est celui d’un délai maximal de 60 jours pour régler les fournisseurs après que les marchandises ont passé l’inspection d’acceptation. La directive précise également que le compte à rebours doit commencer à partir du jour où les pièces et composants sont reçus par le constructeur.

La réception des pièces devient un point clé

Cette précision vise notamment à combler une lacune susceptible de permettre aux constructeurs automobiles de retarder le règlement. Le dispositif prévoit que les pièces et composants sont considérés comme reçus sans problème si le constructeur n’a pas validé les produits dans les trois jours suivant leur arrivée.

L’objectif est donc de limiter la possibilité de repousser le début du délai de paiement en différant la validation administrative ou technique des livraisons. Pour les équipementiers et autres fournisseurs de l’industrie automobile, la date de réception devient ainsi un élément déterminant dans le calcul du délai de règlement.

Les autorités n’interdisent toutefois pas totalement les mécanismes de paiement différé. Une certaine somme pourra continuer à être réglée de manière différée, notamment au moyen de billets à ordre garantis par une banque. Cette possibilité est néanmoins conditionnée à un accord entre le constructeur automobile et son fournisseur sur la manière de répartir le coût du financement nécessaire à un rachat anticipé.

Le ministère cherche parallèlement à favoriser les moyens de paiement permettant un règlement plus direct. Les constructeurs automobiles sont invités à privilégier les paiements en « espèces », notamment les virements bancaires instantanés, plutôt que les billets de banque.

Crédit illustration : BYD.

L’article Chine : les constructeurs pressés de payer leurs fournisseurs est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Stocks de lithium : le marché chinois sous pression

La révision des stocks de lithium en Chine fait chuter les cours et soulève des questions sur la fiabilité des données du marché.

Une révision de la méthodologie utilisée pour mesurer les stocks de lithium en Chine a provoqué un important mouvement de marché. Les nouvelles données publiées par SMM Information & Technology Co. font apparaître un niveau d’inventaire nettement supérieur à celui communiqué précédemment, alimentant la confusion parmi les acteurs de l’industrie et pesant fortement sur les cours du carbonate de lithium.

Les stocks annoncés la semaine dernière atteignent désormais 175 000 tonnes, contre 78 800 tonnes auparavant. Cette différence considérable intervient après l’élargissement de l’échantillon utilisé pour établir les estimations. La publication de ces nouvelles données a immédiatement eu des conséquences sur le marché chinois des matières premières : les contrats de carbonate de lithium les plus actifs ont perdu plus de 14 % en seulement trois jours.

Cette évolution intervient dans un marché déjà marqué par de fortes turbulences ces dernières années. Le lithium constitue une matière première importante pour l’industrie des batteries, et les niveaux de stocks constituent un indicateur suivi par les producteurs, les fabricants de matériaux de cathodes, les industriels de la batterie, les commerçants et les analystes. Dans ce contexte, une modification aussi importante des données disponibles peut compliquer l’évaluation de l’offre, de la demande et de l’évolution future des prix.

Une nouvelle méthode qui change fortement les stocks publiés

SMM a expliqué que l’écart provenait d’une nouvelle méthodologie destinée à améliorer son suivi des inventaires. Cette méthode repose notamment sur un échantillonnage réalisé auprès d’un nombre plus important de fabricants. Elle prend désormais en compte des stocks détenus dans les usines de matériaux de cathodes en aval de la chaîne de production.

Dans le même temps, les fonderies et les usines de batteries situées en amont ont fait apparaître des activités de désapprovisionnement. La nouvelle photographie du marché ne traduit donc pas simplement une accumulation généralisée de lithium à tous les niveaux de la chaîne industrielle. Elle met en évidence des évolutions différentes selon les maillons concernés.

SMM précise également que sa méthode révisée entraînera des modifications de certaines données précédemment publiées. Les estimations utilisées par l’entreprise sont établies à partir d’informations publiques, de communications provenant du marché et de modèles de données internes.

Pour les professionnels du secteur, cette révision méthodologique soulève toutefois des questions sur la lecture des statistiques disponibles. Une douzaine de responsables d’entreprise, de commerçants et d’analystes ont fait part de leur incompréhension face à l’ampleur de la hausse annoncée. Tous ont demandé à ne pas être identifiés en raison du caractère sensible des sujets évoqués.

Le marché du carbonate de lithium réagit brutalement

La publication des nouveaux chiffres a été suivie d’une forte baisse des prix des contrats de carbonate de lithium en Chine. Les contrats les plus actifs ont reculé de plus de 14 % sur trois jours, illustrant la sensibilité du marché aux informations concernant les niveaux d’inventaire.

Le lien entre les stocks disponibles, la demande industrielle et les cours constitue un élément central pour les acteurs du marché du lithium. Une hausse importante des inventaires peut notamment modifier la perception de l’équilibre entre l’offre et la demande. Dans le cas présent, l’ampleur de la révision a ajouté une incertitude supplémentaire à un marché déjà décrit comme opaque et encore en développement.

Les professionnels interrogés s’inquiètent ainsi de la fiabilité des données utilisées pour analyser le secteur et anticiper les prochaines évolutions. Une pétition circulerait en ligne afin de demander aux agences concernées d’enquêter sur la situation. Le texte source ne précise toutefois ni l’identité des initiateurs de cette pétition ni l’éventuelle ouverture d’une enquête.

De son côté, SMM a reconnu que l’entreprise avait peut-être sous-estimé l’impact de la modification de sa méthode de calcul des stocks. Un responsable de la société a indiqué que des vérifications internes de conformité avaient commencé afin d’examiner les problèmes soulevés par cette évolution des données. SMM n’a toutefois pas répondu aux demandes de commentaire mentionnées dans le texte source.

Les industriels demandent des données de marché plus fiables

La controverse autour des stocks intervient alors que les acteurs du lithium cherchent à disposer d’indicateurs suffisamment fiables pour évaluer les conditions du marché. La différence entre les 78 800 tonnes précédemment annoncées et les 175 000 tonnes issues de la nouvelle méthodologie modifie sensiblement la perception des inventaires disponibles.

Cette situation met également en lumière le rôle des plateformes de données et de tarification dans le fonctionnement du marché des matières premières. Les informations relatives aux stocks, aux prix et aux flux industriels peuvent influencer les décisions des producteurs, des fabricants de batteries, des négociants et des investisseurs.

Ganfeng Lithium a d’ailleurs été interrogé par un investisseur sur une plateforme boursière au sujet des données et des prix fournis par certaines plateformes de tarification tierces. En réponse, l’entreprise a indiqué que, si ces données ne reflétaient pas objectivement les niveaux réels du marché, elle adopterait des méthodes de tarification davantage orientées vers le marché et diversifiées afin de garantir des prix de produits « justes et raisonnables ».

Crédit illustration : m-mines.

L’article Stocks de lithium : le marché chinois sous pression est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

WRC Chili 2026 : Solberg devance Ogier et Fourmaux

Depuis le rallye d’Estonie 2025, quelque chose c’est débloqué chez Oliver Solberg. Au Chili, il signe sa troisième victoire en carrière et empêche Sébastien Ogier d’aligner une 70e victoire.

Le rallye du Chili a vu beaucoup d’accidents comme Katsuta, Neuville (sacrés tonneaux) ou Armstrong. Pour Neuville, pas de retour en piste, contrairement aux deux autres. Devant, Solberg a rapidement pris la tête du rallye et obligé les autres à lui courir après. Parmi ceux-ci, Elfyn Evans lui a mis la pression pratiquement jusqu’au bout.

Neuville's crash 💔#WRC #RallyChileBiobío pic.twitter.com/Db32RjdixF

— SplitTime Rally (@SplitTimeRally) September 12, 2026

Samedi soir, il n’y avait que 19 secondes entre les deux pilotes Toyota. Derrière, Ogier avait passé Fourmaux. Mais ce dimanche, alors qu’Evans n’avait que 14 secondes de retard quand une crevaison lui a coûté cher dans l’avant-dernière spéciale. De la 2de place, Evans a dégringolé 5e, derrière Pajari son dauphin au championnat.

Solberg n’a pas pour autant levé le pied dans la dernière spéciale et la remporte, avec les 5 points de bonus. Il devance Evans, Pajari, Katsuta et Ogier dans cette « Power Stage ».

Résultats du rallye WRC du Chili 2026

Au final, Solberg l’emporte avec 16,6 secondes sur Ogier et 33,3 secondes sur Fourmaux. Nouveau podium pour Fourmaux. Pajari n’en demandait pas tant et termine 4e devant Evans, Lappi et McErlean. Ensuite, ce sont des WRC2 avec le retour au premier plan de Yohan Rossel sur Lancia Ypsilon, Virves sur Skoda Fabia et Greensmith sur GR Yaris WRC2.

POSDRIVERCO-DRIVERCAR
1Oliver SOLBERGElliott EDMONDSONGR Yaris Rally1
2Sébastien OGIERVincent LANDAISGR Yaris Rally1
3Adrien FOURMAUXAlexandre CORIAi20 N Rally1
4Sami PAJARIMarko SALMINENGR Yaris Rally1
5Elfyn EVANSScott MARTINGR Yaris Rally1
6Esapekka LAPPIEnni MÄLKÖNENi20 N Rally1
7Joshua MCERLEANEoin TREACYPuma Rally1
8Yohan ROSSELArnaud DUNANDYpsilon HF
9Robert VIRVESJakko VIILOFabia RS
10Gus GREENSMITHJonas ANDERSSONGR Yaris

Championnat pilote 2026

Au championnat, Evans marque 14 points, contre 17 à Pajari. Résultat, Evans compte encore 17 points d’avance. Si en Italie Evans termine le rallye, ce sera quasiment impossible pour Pajari de remporter le titre. Evans sait ce qu’il lui reste à faire.

Solberg peut encore penser au titre avec 21 points de retard. Ce weekend, il a marqué 34 points sur 35 possibles !

Pour le moment, le rallye d’Arabie Saoudite est toujours prévu du 11 au 14 novembre. Mais vu les tensions internationales, le rallye sera sans doute annulé et remplacé par le Portugal ou autre. En tous cas, les équipes ont signé une déclaration commune indiquant qu’ils ne pourraient pas aller en Arabie Saoudite vu le contexte.

POSDRIVERTOTAL
1Elfyn EVANS230
2Sami PAJARI213
3Oliver SOLBERG209
4Sébastien OGIER171
5Adrien FOURMAUX167
6Takamoto KATSUTA163
7Thierry NEUVILLE129
8Hayden PADDON38
9Joshua MCERLEAN35
10Esapekka LAPPI33

L’article WRC Chili 2026 : Solberg devance Ogier et Fourmaux est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

GP d’Espagne 2026 : le Madring est une purge et nous « rompichâmes » !

Kimi Antonelli a bénéficié d’un fait de course pour remporter la première course de Formule 1 sur le nouveau circuit de Madring à Madrid. Il devance Verstappen et Norris qui aurait dû l’emporter.

Avant-course

Norris et Antonelli ont décidé de partir en pneus médiums. Verstappen et Hamilton partent en tendres et devraient tenter le départ canon. Derrière, Leclerc, Russell, Piastri et Lawson partent pour un plus long relais, en pneus durs. Attention au départ avec des gommes plus difficiles à chauffer.

La Formule 2 a montré qu’il n’était pas impossible de dépasser ici, mais il faut savoir s’imposer, voire forcer un peu. La probabilité d’avoir une voiture de sécurité ou a minima une voiture de sécurité virtuelle est forte. Celle d’un drapeau rouge est loin d’être nulle.

Un arrêt coûte énormément de temps ici, et les pilotes vont chercher à éviter d’en faire deux, sous drapeau vert. Attention à l’usure des gommes.

Départ – 57 tours

Départ de folie…mais Norris reste en tête ! Antonelli a coupé deux chicanes, rendu la place, par deux fois, mais doit laisser passer Verstappen. Hamilton demande à ce que Verstappen rende la position, Max a en effet coupé la chicane lui aussi. Bon départ de Colapinto en 7e place (+2) alors que Piastri est 10e (-3) après des contacts avec Russell et Lawson.

Du côté de Red Bull et Verstappen, on discute pour savoir si on doit rendre la place à Hamilton ce qui voudrait dire laisser passer Antonelli aussi. Hamilton a un souci de frein visiblement. Verstappen obtempère et rend 2 places. Mais juste après, il repasse Hamilton facilement. Etrange. Leclerc passe Hamilton qui a ouvert la porte. Et encore un blocage pour Hamilton. Il perd énormément de places. Le voilà 11e et sans frein. 14e…en quelques virages c’est la Bérézina !

Ferrari demande à Lewis de ramener la voiture sans s’arrêter en piste. Cela signifierait une voiture de sécurité et c’est le mauvais timing pour Leclerc qui est 4e en pneus durs. Abandon pour Lewis. Norris a pris le large, Antonelli devrait faire attention et déjà décider de se contenter de la 2e place. Il a déjà des avertissements pour limite de piste.

Tour 10 / 57

Lawson offre un peu d’action en piste avec le dépassement de Colapinto. Le pilote Alpine tente de ne pas flinguer ses pneus médiums. Norris compte 5,5 secondes sur Antonelli et plus de 11 sur Verstappen. Tiens, les deux Espagnols s’écharpent en piste, mais pour la 17e place. Alonso lance une attaque de très très loin et Sainz le tasse un peu. La roue arrière touche l’aileron avant. Alonso se plaint mais il n’y avait pas la place de passer Fernando !

Voiture de sécurité virtuelle ! Norris a passé l’entrée des pits, Antonelli a pu plonger dans les stands. Stroll est arrêté en piste. Leclerc est resté en piste. Sans doute trop tôt pour changer les pneus. McLaren fait rentrer Norris un tour après. La VSC se termine… Et Norris rentre sous drapeau vert ! Leclerc prend la tête de la course. Et pire ! 7 secondes pour Norris après un souci à l’avant droit.

Leclerc, Antonelli, Verstappen, Russell, Norris, Lawson, Piastri, Gasly, Bortoleto et Colapinto forment le top 10. Leclerc et Gasly n’ont pas changé de pneus. Russell a troqué les durs pour les médiums et devra encore s’arrêter. Mauvaise tactique pour les trois, sauf s’il y a un autre VSC ou SC.

Tour 20 / 57

Antonelli est revenu sur Leclerc. Mais attention aux pneus. Il reste 37 tours à faire avec eux ! Pénalité pour Sainz. Est-ce qu’il y a eu une alerte chez Antonelli ? Il a repris de l’air vis-à-vis de Leclerc. 2,9 secondes. Alonso et Bottas vont se faire passer par Leclerc qui perd beaucoup de temps derrière eux. C’est ça, Antonelli est chiffonné par quelque chose avec sa voiture même si Mercedes ne voit rien.

Au 29e tour, Russell rentre pour son deuxième changement. Russell repart en durs, juste devant Piastri. Résumons, Lawson devant n’a pas encore changé de pneus, ni Leclerc. Derrière Piastri, Gasly et Bortoleto non plus. Russell n’est pas une menace pour Leclerc pour le moment.

Tour 30 / 57

Russell bute sur Lawson. Avec la différence d’âge des pneus pourra-t-il passer ? Lawson manque son freinage et Russell en profite ! Merci pour le dépassement… Russell va désormais avoir piste libre et devrait aligner les chronos pour tenter de remonter dans la hiérarchie. Lawson va devoir désormais résister à Piastri qui va plus vite que lui.

Pour Colapinto, si la course ne connait plus de rebondissement, la 6e place est envisageable. On arrive à 20 tours de la fin de course et Leclerc peut commencer à envisager les médiums, ou même les tendres. Mais s’il change maintenant, il sera 4e, derrière Antonelli, Verstappen et Norris. Chez Ferrari on espère une voiture de sécurité (virtuelle ou non).

Tour 40 / 57

Norris est remonté sur Verstappen. Sans la VSC sortie au « mauvais moment », il serait largement en tête sans aucun doute. Piastri rentre aux stands pour mettre les mediums. On est au début du 43e tour. Cette ligne des stands est très très longue. Piastri ressort derrière le train Bortoleto-Colapinto-Lindblad. Il est 11e et hors des points. Il va tenter l’undercut sur Lawson.

Piastri fait le freinage à Lindblad ! Il va aller chercher la 6e place en piste ! Antonelli revient sur Leclerc. 1,2 seconde. Bearman et Lawson passent aux stands. Lawson ressort devant tout le monde. Bortoleto coûte cher à Colapinto et Piastri. Piastri s’énerve derrière Colapinto. Devant, on a toujours Leclerc qui retient un peu Antonelli. Verstappen et Norris reviennent fort sur la Mercedes. Leclerc va repousser au plus son arrêt aux stands visiblement tout comme Gasly et Bortoleto.

A la fin du 48e tour, on appelle Leclerc au box. Il a laissé Antonelli avec Verstappen et Norris dans son sillage. 2,7 secondes d’arrêt pour Leclerc et des pneus tendres neufs. Il ressort devant Russell, à la 4e place.

Tour 50 / 57

Bortoleto a laissé ses collègues et est repassé par les stands. On a donc Gasly qui n’a toujours pas changé de pneus, 6e devant Lawson, Colapinto, Piastri, Lindblad et Hülkenberg. Si Gasly rentre sous drapeau vert, il va dégringoler à la 13e place…

Antonelli a recréé un petit écart sur Verstappen. Assez pour ne plus être sous la menace de la « puissance de dépassement » (ex DRS). Ah tiens on a perdu Perez sans un bruit. La Cadillac de Perez a toujours des soucis, souvent de freins. Bon, à part Gasly, on ne devrait plus avoir de bouleversement dans le classement, sauf erreur d’un pilote.

On arrive à la fin des avertissements pour limite de piste. Les pilotes jouent avec ces avertissements. On pourrait réduire le nombre avant la pénalité, tout comme on pourrait fermer la ligne des stands sous VSC et éviter ce qu’il est arrivé à Norris tout à l’heure.

Allez, pour le fun Lindblad et Hülkeberg se chiffonnent quand Verstappen et Noris arrivent. Verstappen a coupé une chicane en défendant sur Norris (mais Norris avait déjà coupé cette chicane). Gasly passe enfin aux stands. Il ressort 12e devant Bortoleto.

Arrivée

Une course très ennuyeuse. Qui aurait pu prévoir ? Oh…tout le monde en fait. Pas de zone de dépassement franche, obligé d’être bien plus rapide que le pilote de devant pour espérer dépasser sans erreur. Bref, une purge.

Antonelli l’emporte avec un coup du sort. Chez les fanatiques de Lando on crie au scandale pour la VSC. Il faudrait se pencher sur ce problème. On commence aussi à crier au scandale sur la fin de course de Verstappen…bref de la F1 quoi. 8e victoire pour Antonelli, la 8e de la saison. Il a autant de victoire de Daniel Ricciardo, une de plus que Russell et une de moins que Leclerc.

Antonelli augmente son avance sur Russell. Il est arrivé avec 66 points et repart avec 81 points ! Mais il reste encore pas mal de courses. Il va falloir faire le dos rond, les choses ne vont pas toujours tourner en sa faveur.

A noter que Gasly a pris 5 secondes de pénalité pour vitesse dans les stands. Il perd sa 12e place au profit de Bortoleto. Belle 7e place de Colapinto qui égale son meilleur résultat en F1.

PosDriver
1Kimi Antonelli Mercedes
2Max Verstappen Red Bull Racing
3Lando Norris McLaren
4Charles Leclerc Ferrari
5George Russell Mercedes
6Liam Lawson Red Bull Racing
7Franco Colapinto Alpine
8Oscar Piastri McLaren
9Arvid Lindblad Racing Bulls
10Nico Hulkenberg Audi
11Esteban Ocon Haas F1 Team
12Gabriel Bortoleto Audi
13Pierre Gasly Alpine
14Yuki Tsunoda Racing Bulls
15Alexander Albon Williams
16Oliver Bearman Haas F1 Team
17Fernando Alonso Aston Martin
18Valtteri Bottas Cadillac
19Carlos Sainz Williams
20Sergio Perez Cadillac
21Lance Stroll Aston Martin
22Lewis Hamilton Ferrari

Classement du championnat du monde pilotes de f1 2026

Pos.PilotesPoints
1 Kimi Antonelli292
2 George Russell211
3 Lewis Hamilton191
4 Lando Norris186
5 Charles Leclerc167
6 Max Verstappen145
7 Oscar Piastri120
8 Isack Hadjar71
9 Liam Lawson59
10 Pierre Gasly41
11 Arvid Lindblad31
12 Franco Colapinto27
13 Oliver Bearman18
14 Gabriel Bortoleto10
15 Nico Hülkenberg7
16 Carlos Sainz Jr.6
17 Alexander Albon5
18 Esteban Ocon3
19 Fernando Alonso3
20 Yuki Tsunoda1
21 Lance Stroll0
22 Valtteri Bottas0
23 Sergio Pérez0

L’article GP d’Espagne 2026 : le Madring est une purge et nous « rompichâmes » ! est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

LA SEMAINE AUTOMOBILE – Épisode 392

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de La Semaine Automobile. Au programme : Ford dans le viseur de Washington, un nouveau pick-up Renault pour l’Amérique latine, une pluie de nouveautés électriques, un final de folie au Texas, une victoire historique à Monza, et un record du monde. C’est parti.

Économie

Ford dans le collimateur de Washington : trop de liens avec la Chine. Le secrétaire aux Transports a écrit à Jim Farley pour exiger que Ford coupe les ponts. Point de crispation : l’usine de batteries de Marshall, dans le Michigan, où le chinois CATL est partenaire. Ford se défend, l’usine reste américaine. Mais le partenariat avec Geely et les délais sur le Lincoln Nautilus agacent aussi Washington.

Toyota et Honda menacés par les tarifs canadiens : les 50 % de taxe américaine sur les voitures canadiennes fragilisent leurs usines outre-frontière.

Note positive pour Honda, qui franchit le million de ventes aux États-Unis cette année, porté par le CR-V, les hybrides et les berlines.

Stratégie

Renault dévoile le Niagara, ce nouveau pick-up qui mise sur le confort d’un SUV, 4,94 mètres, premier modèle du plan futuREady. Objectif : quatorze nouveaux modèles hors d’Europe d’ici 2030, avec le Brésil, l’Argentine et la Colombie en cible. Renault vise la moitié de ses ventes hors d’Europe, moitié électrique et hybride. Le Niagara embarque openR Link avec Google Gemini et sort d’usine en Argentine, à Santa Isabel.

Nouveautés

L’électrique a été particulièrement gâté cette semaine.

Bentley prépare du très lourd avec le Torcal, plus de 838 ch pour le futur SUV électrique : 1 000 Nm, 0 à 97 km/h en moins de trois secondes, 600 km WLTP, recharge en moins de 20 minutes. Le modèle de série le plus puissant de l’histoire de la marque, attendu pour 2028.

Skoda dévoile le Peaq, un SUV électrique qui atteint 936 km d’autonomie.

Le pick-up électrique abordable Fathom de Ford se dévoile un peu plus, avec les batteries de l’usine du Michigan évoquée plus haut.

Chez Nissan, la future citadine électrique dérivée de la Renault Twingo s’appellera PIXO.

Audi lance l’A2 e-tron, jusqu’à 649 km d’autonomie pour 38 600 euros.

Et DS renouvelle sa gamme avec l’essai du DS N°7 de 245 ch, 100 % électrique ou mild-hybrid.

Sport

Aux 6 Heures de COTA : hold-up de Ferrari au Texas, premier podium pour Alpine. Toyota filait vers la victoire, mais une panne hydraulique la stoppe à douze minutes de l’arrivée. La Ferrari 499P n°50 en profite. L’Alpine A424 n°35 signe son premier podium de la saison.

Et à Monza, Antonelli, parti 19e, signe une première depuis 1966. Remontée XXL après le drapeau rouge causé par l’accident de Leclerc, victoire devant Russell. Un Italien n’avait plus gagné à domicile depuis Scarfiotti en 1966.

Insolite

Un pilote malvoyant atteint 257 km/h en Lamborghini et établit un record du monde, sur la piste de l’aéroport de Rodez.

Et pour les amateurs d’anciennes, cette VW Coccinelle 1302 Cabriolet 1971, rescapée de Floride, 36 648 km au compteur, est à vendre pour 29 900 euros.

Voilà pour cette semaine automobile. Merci de nous avoir suivis, et rendez-vous la semaine prochaine.

L’article LA SEMAINE AUTOMOBILE – Épisode 392 est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

BYD commande 10 nouveaux navires de transport

BYD Shenzhen

L’affaire n’aura pas trainé. Quelques jours après avoir revu à la hausse ses ambitions de ventes à l’international, BYD commande 10 nouveau navires rouliers pour soutenir sa croissance.

Il y a quelques jours, BYD a revu à la hausse ses ambitions : 2 millions de voitures vendues à l’international en 2026, puis 2,5 millions en 2027. Et plus par la suite. Il y aura de la production locale, en Asie du Sud-Est, Brésil ou Europe. Mais cela ne représentera toujours qu’une petite partie du volume total. A l’instar de Hyundai-Kia, les constructeurs chinois tiennent aussi à faire tourner les usines dans leur pays.

BYD continue donc à étendre ses capacités de transport, de manière massive. Entre janvier 2024 et septembre 2025, il a déjà lancé 8 navires rouliers portant ses couleurs : Explorer No.1, Hefei, Changzhou, Shenzhen, Xi’an, Changsha, Zhengzhou, Jinan. Ce qui lui donne une capacité de transport annuelle estimée à 1 million de voitures.

Cette flotte va à présent s’enrichir de 10 nouvelles unités. Si le précédent lot comportait plusieurs unités de taille différente, allant de 7000 à 9200 véhicules, les prochains seront tous identiques. Avec la capacité maximale de 9200 voitures par trajet. On peut estimer que BYD diposera alors de la capaicté à transporter 2,5 millions de voitures par an. Ce qui constitue sans doute la plus grand flotte captive du secteur automobile.

Ces navires n’opèrent pas uniquement depuis la Chine. BYD a en effet commencé à exporter des véhicules depuis la Thaïlande. Par exemple vers le Royaume-Uni ou l’Australie.

L’article BYD commande 10 nouveaux navires de transport est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

GP d’Espagne 2026 : Lando Norris dompte Antonelli et le Madring

Alors qu’on voyait une pole jouée entre Antonelli et Verstappen, Lando Norris sort comme un diable de sa boîte et règle tout ce petit monde. Le nouveau circuit urbain de Madrid est spectaculaire mais pourrait accoucher d’un grand prix soporifique faute de possibilités de dépassement.

Avant-qualifications

Bienvenus à Madrid au Madring. C’est un tout nouveau circuit urbain, avec des virages aveugles, les murs très près, et un virage « banking » (24°) appelé la Monumental. Sauf que comme un Sötchi ou Zandvoort, si le circuit est un challenge pour les pilotes sur un tour, en course on aura une procession interrompue par des voitures de sécurité virtuelles ou réelles.

En essais libres #3, Albon a abîmé sa Williams, qui a priori est réparée. Hamilton aussi a tapé tout droit dans le dernier virage à 90° et provoqué un drapeau rouge. Mais la Ferrari est réparée. Hélas, Bearman a tapé fortement sa Haas en toute fin de séance et elle ne sera pas réparée pour la qualification. Haas préfère prendre son temps de bien tout changer pour la course.

La question va être : combien de drapeau rouge durant cette qualification ? Le record est détenu depuis 2025 par Baku avec 6 drapeaux rouges…

Q1 – Les deux Espagnols éliminés à domicile

Le trafic va être un paramètre à prendre en compte pour cette Q1. On risque d’avoir beaucoup de passages « chauds ». 1:33.566 pour Antonelli mais c’est un temps qui va vite être dépassé. Verstappen qui semblait en mesure de le battre échoue à 178 millièmes. Attention, il est en pneus médiums, tout comme les deux Ferrari.

Norris troisième provisoire devant Bortoleto, Leclerc et Hamilt. Ha voilà ! Lawson dépasse Antonelli en 1:33.316 ! On devrait accélérer. Ocon 11e provisoire. Pas sûr que 1:34.3 suffise. Gasly et Colapinto le dépassent d’ailleurs et le repoussent de 2 places, en 13e place provisoire. Antonelli abandonne son tour lancé après une erreur de freinage, mais Max continue et fait le 2d temps derrière son coéquipier Lawson (Hadjar est toujours blessé et absent).

Etrangement, les Racing Bulls qui semblaient être la 5e force du plateau récemment sont 14 et 15e à deux doigts de l’élimination en Q1 ! Russell qui a touché légèrement le mur, se place juste derrière Antonelli en 6e place. Pour l’instant, sont éliminés Alonso, Albon, Perez, Bottas, Bearman et Stroll. Ces deux derniers ne participent pas aux qualifications. Enfin Stroll est sorti mais n’a pas signé de temps. Pour Stroll se sera un nouveau record avec 101 éliminations en Q1 !

Lindblad se sauve en se hissant au 10e rang, ah non 11 car Tsunoda le dépasse en 10e place. Cela repousse Sainz en zone rouge. Dans les dernières secondes, Russell signe le meilleur temps provisoire devant Antonelli. 1:33.211 pour Russell.

Sont éliminés : Sainz (pour 5 millièmes), Alonso, Perez, Bottas, Bearman et Stroll.

Q2 – La douche froide pour Audi qui y croyait

1:32.603 pour Antonelli en ouverture de séance. Russell est un peu plus loin. Leclerc termine son tour alors qu’il y a un double drapeau jaune quelque part sur le circuit. Sans doute une figure de style d’un concurrent. Hamilton suit Leclerc. Norris se glisse entre les Mercedes et les Ferrari. Mais voilà « tu du du Max Verstappen » qui signe le meilleur temps en 1:32.557.

WOW Colapinto a failli se mettre une énorme boîte dans La Monumental. Heureusement il a pu rattraper l’Alpine. Après ces premiers tours, on a Bortoleto, Tsunoda, Ocon, Albon et les deux Alpine de Colapinto et Gasly en zone rouge. Les Audi, en tout cas celle de Hülkenberg semble en mesure de se qualifier pour la Q3. Piastri n’est que 8e. Attention. Pour le moment, on a l’impression que les Red Bull et les Mercedes vont se jouer la pole. Mais la vérité de Q2 n’est pas celle de Q3 !

Gasly mécontent de sa voiture

Leclerc qui est reparti pour un tour se hisse au 3e rang. Hamilton le dépasse de 35 millièmes. Colapinto qui a planté son 1er tour, et Gasly n’ont pas de chrono. Tout va se jouer sur un seul tour. La pression est là. Les McLaren 6 et 7e vont sans doute devoir repartir avec un train neuf et ruiner un peu leurs chances de pole par la suite (les trains de pneus sont limités).

Antonelli n’améliore pas, mais il était en pneus rodés. Gasly loupe le coche et est 11e provisoire. Colapinto passe en Q3 sans doute avec le 8e chrono. Piastri n’est plus que 9e ! Norris améliore, et passe Lawson. Lindblad passe 10e quand Tsunoda est 15e. Ocon dépasse Gasly mais n’est que 13e. Gasly a coupé son effort et sera éliminé, en 14e place.

Sont éliminés : Hülkenberg que l’on voyait passer. Il échoue pour 19 millièmes ! Bortoleto, Ocon, Gasly, Tsunoda et Albon. Le meilleur temps a été fait par Verstappen en 1:32.431.

Q3 – Le retour de Lando Norris

Comme pour les autres sessions, les Mercedes décident d’ouvrir le bal et de partir en premiers. Avec 10 voitures en piste, il y a moins de souci de trafic. Surtout qu’ici ce n’est pas Monza, on ne veut personne devant car il n’y a pas de grande ligne droite.

1:32.140 pour Antonelli ! Russell est derrière. Colapinto est à 1,2 seconde. Troisième temps pour Norris en pneus neufs. Leclerc le dépasse mais est derrière les Mercedes. Hamilton en pole provisoire ! 1:32.079, 61 millièmes de mieux. On va passer sous la minute trente-deux. Piastri 6e provisoire. Verstappen seulement 5e devant les McLaren ? On le pensait plus vers la pole.

Après cette première salve de tours, on a Hamilton, Antonelli, Russell, Leclerc, Verstappen, Norris, Piastri, Lawson, Colapinto et Lindblad.

A 4 minutes de la fin de cette qualification, tout le monde repart en piste à part les McLaren et les Red Bull qui attendent le dernier moment. Antonelli est en avance sur le temps d’Hamilton. Ce n’est pas un énorme gap mais pour le moment il est là. 244 millièmes à la fin ! Quel troisième secteur.

Russell est 3e. Leclerc 2e ! Mais Hamilton le redépasse. En revanche il échoue face à Antonelli. Norris en pole provisoire ! Pour 11 millièmes. Piastri est loin à la 6e place. Ne reste que Verstappen. P3 pour Verstappen. Le champion du monde en titre signe une pole position brillante.

Résultats de la qualification du Grand Prix d’Espagne 2026

Norris signe sa 19e pole position. La première depuis Zandvoort, autre circuit qui demande un engagement dans chaque virage. Il devance le leader du championnat Antonelli et Verstappen 3e. Les Ferrari sont à l’affut. Piastri n’est que l’ombre de lui-même depuis plusieurs courses.

Tsunoda prend une « déculottée » par Lindblad. C’était sans doute sa dernière apparition dans la voiture avec le retour de blessure d’Hadjar. Reste à voir en course ce que cela donnera. Gasly de son côté peut « avoir le seum ». A priori la voiture a changé de comportement avec la FP3. Dommage, surtout que Colapinto est passé en Q3.

Demain, on risque d’avoir une course d’attente…attente à la voiture de sécurité.

PosDriver
1Lando Norris McLaren
2Kimi Antonelli Mercedes
3Max Verstappen Red Bull Racing
4Lewis Hamilton Ferrari
5Charles Leclerc Ferrari
6George Russell Mercedes
7Oscar Piastri McLaren
8Liam Lawson Red Bull Racing
9Franco Colapinto Alpine
10Arvid Lindblad Racing Bulls
11Nico Hulkenberg Audi
12Gabriel Bortoleto Audi
13Esteban Ocon Haas F1 Team
14Pierre Gasly Alpine
15Yuki Tsunoda Racing Bulls
16Alexander Albon Williams
17Carlos Sainz Williams
18Fernando Alonso Aston Martin
19Sergio Perez Cadillac
20Valtteri Bottas Cadillac
21Oliver Bearman Haas F1 Team
22Lance Stroll Aston Martin

L’article GP d’Espagne 2026 : Lando Norris dompte Antonelli et le Madring est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Bovensiepen Spider, le Z4M qui n’a jamais existé

Pour diverses raisons, BMW n’a pas donné de véritable version M à la dernière génération du Z4. Héritier d’Alpina, Bovensiepen nous montre ce qu’aurait pu être un Z4M, avec l’aide du designer Frank Stephenson.

Le Bovensiepen Spider, proposé en 99 exemplaires seulement, ressemble à un dernier baroud d’honneur pour le BMW Z4 G29 qui disparaît sans successeur. Troisième modèle lancé cette année par Bovensiepen, marque créée par les héritiers de Burkard Bovensiepen après la cession d’Alpina à BMW, le Spider nous laisse entrevoir ce qu’aurait pu être un Z4M.

Car dans sa volonté de proposer un modèle exclusif, annoncé à 115 500 €, Bovensiepen ne s’est pas contenté d’un simple bricolage électronique. Le 6 cylindres 3.0 suralimenté B58 bénéficie ainsi de tout nouveaux circuits d’admission, de refroidissement et d’échappement pour encaisser la puissance supplémentaire. Elle passe en effet de 250 kW / 340 ch sur le Z4 M40i à 320 kW / 3435 ch, tandis que le couple grimpe de 500 à 580 Nm.

Pour justifier un peu mieux les 45000€ supplémentaires par rapport à l’édition finale de la Z4 M40i, Bovensiepen s’est rapproché de Frank Stephenson. L’auteur du style original avait déjà participé à la création de la Bovensiepen 05GT. Comme pour ce dernier, il n’a pas été question de torturer le style pour créer un modèle extrême gonflé aux amphétamines.

La Bovensiepen Spider hérite ainsi de révisions du bouclier ou des bas de caisse. Les modifications les plus visibles concernent l’aile avant plus géométrique et la malle arrière avec son déflecteur en queue de canard plus prononcé. Et l’on retrouve en guise de signature les jantes à 20 branches, ou 2×10, directement inspirées des jantes Alpina.

L’article Bovensiepen Spider, le Z4M qui n’a jamais existé est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Les Remparts d’Angoulême dans une semaine

Circuit des Remparts 2026

Une course en ville, un plateau choisi et une organisation de passionnés. Ce sont les Remparts et c’est le week-end prochain à Angoulême.

Les derniers circuit urbains font de la résistance. A Angoulême, la retrospective née en 1978 est également une des plus anciennes du genre. Il semble impensable de revoir des circuits dans Marseille ou dans Bordeaux, alors ces Remparts  il faut les savourer.

La 54ème édition de la célèbre épreuve Angoumoisine se déroulera du vendredi 18 au dimanche 20 septembre 2026. Les courses se disputent sur un tracé, inchangé depuis 1939, de 1279 mètres de long avec des pentes à 5,38% en descente, à 4% en montée, sept virages dont quatre à angle droit et trois épingles à cheveux. Au delà des 9 plateaux, de nombreuses expositions et animations attendent le visiteur au coeur de la préfecture de la Charente.

Lorraine Dietrich à l’honneur

On retiendra la place particulière accordée cette année à Lorraine Dietrich, marque victorieuse au Mans. Un choix de connaisseurs. Toujours désireux de faire évoluer des automobiles du genre différent, les organisateurs de la manifestation on prévu des intermèdes à 3 roues. Un plateau de Darmont, Sandford, et autres Morgan devrait distraire le spectateur. Autre tradition du Circuit des Remparts, trois rallyes parcourent la campagne charentaise  le samedi 19 septembre 2026 avec des parcours différents et adaptés à l’âge des véhicules engagés. Enfin les Remparts c’est également un concours d’élégance et un des rares concours d’état sur sol hexagonal. Le premier se tiendra vendredi soir, en ouverture des festivités.

via Circuit des Remparts

L’article Les Remparts d’Angoulême dans une semaine est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Skoda Peaq : le SUV électrique atteint 936 km d’autonomie

Skoda Peaq 90 parcourt 936 km sans recharge, un record pour un SUV électrique 7 places, grâce à une efficacité optimisée.

Le Skoda Peaq 90 vient d’établir un record mondial d’autonomie pour un SUV électrique à sept places, avec 936 kilomètres parcourus sur une seule charge. Le trajet a été réalisé entre Mlada Boleslav, en République tchèque, où se trouve le siège de Skoda, et Zandvoort, aux Pays-Bas. Cette performance a été obtenue dans le cadre d’une tentative supervisée par TÜV SÜD, avec une consommation moyenne annoncée de seulement 9,2 kWh/100 km. Si le résultat dépasse largement l’autonomie homologuée du modèle, il a été réalisé dans des conditions destinées à maximiser l’efficacité énergétique du véhicule électrique.

936 kilomètres avec une seule charge

Le Skoda Peaq 90 à propulsion arrière a parcouru 936 kilomètres sans recharge lors de cette tentative. Le constructeur automobile, contrôlé par le groupe Volkswagen, présente cette performance comme un record mondial d’autonomie pour les SUV électriques à sept places. Le parcours a débuté à Mlada Boleslav avant de se terminer à Zandvoort, aux Pays-Bas.

La tentative a été menée sous la supervision de TÜV SÜD. Le SUV électrique a affiché une consommation moyenne de 9,2 kWh pour 100 kilomètres, une valeur particulièrement basse compte tenu du gabarit du véhicule. Pour parvenir à ce résultat, Skoda précise toutefois que le Peaq n’a pas été conduit dans des conditions représentatives d’un usage quotidien.

Le véhicule a été soumis à une conduite d’hypermiling, avec un itinéraire et un style de conduite spécifiquement adaptés pour exploiter au maximum l’autonomie de la batterie de traction haute tension. L’objectif était de démontrer les capacités de la technologie électrique lorsque l’efficacité énergétique constitue la priorité absolue.

La différence avec l’autonomie officielle du modèle est importante. Skoda annonce une autonomie WLTP de 647 kilomètres, tandis que le Peaq utilisé pour la tentative a parcouru 936 kilomètres. L’écart atteint ainsi 289 kilomètres, soit près de 45 % de plus que la valeur homologuée.

Une configuration proche du modèle de série

L’intérêt de cette tentative tient également à la configuration du véhicule utilisé. Skoda indique ne pas avoir eu recours à un prototype spécialement dépouillé ou à des modifications destinées à améliorer artificiellement l’efficacité aérodynamique. Le Peaq 90 ayant parcouru les 936 kilomètres était dans une configuration identique à celle d’un véhicule sorti d’usine.

Une seule modification a été apportée : le clapet du port de recharge a été scellé. Cette précaution devait empêcher toute recharge opportuniste pendant le trajet et garantir que la distance parcourue corresponde bien à l’énergie disponible au départ.

L’aérodynamique a néanmoins joué un rôle important dans la performance. Skoda annonce un coefficient de traînée de 0,249 pour la gamme Peaq. Cette valeur est présentée comme particulièrement favorable pour un véhicule aussi grand et haut. Lors d’une tentative d’hypermiling, où la vitesse et la consommation énergétique sont maîtrisées, la résistance aérodynamique et la résistance au roulement deviennent des facteurs déterminants.

Le véhicule utilisé disposait de roues de 19 pouces et d’un moteur électrique arrière capable de développer jusqu’à 210 kW, soit 282 chevaux. Sa batterie affiche une capacité de 91 kWh, dont 86 kWh nets disponibles. Cette combinaison permet au Peaq 90 d’afficher une autonomie WLTP de 647 kilomètres, mais les 936 kilomètres obtenus lors de cette tentative ne doivent pas être considérés comme une autonomie réalisable dans des conditions normales de circulation.

Une performance qui souligne l’efficacité du Peaq

Skoda souligne que l’objectif de cette expérience était avant tout de repousser les limites de l’efficacité énergétique. Les clients du Peaq 90 ne doivent donc pas s’attendre à dépasser systématiquement 900 kilomètres avec une charge complète. La procédure WLTP repose sur des conditions standardisées destinées à prendre en compte différentes variables de conduite, tandis que l’essai de 936 kilomètres a été spécifiquement conçu pour maximiser l’autonomie.

Le résultat reste néanmoins significatif pour le grand SUV électrique. La distance parcourue démontre le potentiel d’efficacité de la chaîne de traction électrique du Peaq lorsqu’elle est exploitée dans des conditions optimisées. Le coefficient de traînée, la résistance au roulement, la capacité de la batterie et le moteur électrique arrière ont contribué à cette performance.

Le Peaq est également équipé de freins à tambour à l’arrière, une caractéristique associée aux véhicules reposant sur la plateforme MEB du groupe Volkswagen. Le modèle est produit à Mlada Boleslav exclusivement pour plusieurs marchés. Skoda indique avoir déjà enregistré plus de 10 000 commandes et précise que les premières unités commencent à être livrées à leurs propriétaires.

Le record de 936 kilomètres constitue donc une démonstration d’efficacité plutôt qu’une nouvelle référence d’autonomie en usage quotidien. Réalisée avec un véhicule de série et une batterie de 91 kWh, cette performance dépasse largement l’homologation WLTP de 647 kilomètres, tout en reposant sur des conditions d’hypermiling spécifiquement conçues pour réduire la consommation électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le record de 936 kilomètres met en évidence le potentiel d’efficacité du Skoda Peaq 90 dans des conditions d’hypermiling. L’écart avec les 647 kilomètres homologués selon le cycle WLTP montre toutefois qu’il faut distinguer cette performance d’une autonomie obtenue dans une utilisation quotidienne. La configuration proche de la série et l’absence de recharge pendant l’essai renforcent néanmoins l’intérêt de la démonstration. Avec plus de 10 000 commandes annoncées, le Peaq dispose déjà d’un niveau d’intérêt commercial qui accompagne cette performance technique.

L’article Skoda Peaq : le SUV électrique atteint 936 km d’autonomie est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Ford Fathom : le pickup électrique à 30 000 $ se dévoile un peu plus

Ford prépare le Fathom, son pickup électrique à moins de 30 000 $, avec production prévue en 2027 et technologies connectées.

Ford poursuit le développement de son nouveau pickup électrique Fathom, dont le lancement est prévu début 2027. Après plusieurs apparitions sous camouflage, le modèle a été photographié en circulation à Las Vegas, à l’issue d’une série d’essais menés dans les conditions chaudes du désert du Nevada. Ces nouvelles images permettent de mieux distinguer le véhicule, tandis que Ford commence également à afficher clairement son nouveau nom sur les prototypes. Le constructeur américain entend ainsi préparer l’arrivée d’un véhicule électrique présenté comme particulièrement accessible, avec un prix annoncé inférieur à 30 000 dollars.

Des prototypes plus facilement identifiables à Las Vegas

Les essais du Ford Fathom ont franchi une nouvelle étape avec des tests en conditions chaudes réalisés dans le Nevada. Cette campagne a donné lieu à une séance photo organisée par Ford à Las Vegas, permettant notamment d’observer plusieurs prototypes du futur pickup électrique avec la célèbre ligne d’horizon de la ville en arrière-plan.

Contrairement aux précédentes observations, le nom Fathom apparaît désormais de manière très visible sur les véhicules. De grands autocollants colorés sont apposés sur les portes du pickup et affichent clairement l’identité du modèle. Ils mentionnent également « Précommandez début 2027 », accompagné d’un code QR permettant d’accéder à la page consacrée au Fathom sur le portail Ford et de s’inscrire afin de recevoir des informations sur le véhicule.

Cette communication intervient alors que Ford prépare la prochaine phase du programme. La production du Fathom doit débuter début 2027 dans l’usine d’assemblage du constructeur à Louisville. La fin des essais en conditions chaudes dans le désert du Nevada suggère que le développement du pickup électrique est désormais suffisamment avancé pour entrer dans ses dernières phases de validation.

Un pickup électrique pensé autour du prix et de la production

Ford présente le Fathom comme un modèle susceptible de modifier le marché nord-américain des véhicules électriques. Son principal argument repose sur son tarif, annoncé à moins de 30 000 dollars. Le constructeur considère toutefois que le prix ne constitue pas à lui seul une garantie de succès pour un pickup électrique.

Le marché américain a déjà montré les difficultés rencontrées par certains modèles de ce type. Le texte rappelle notamment le cas du Ford F-150 Lightning, dont le prix n’était pas nécessairement prohibitif et qui figurait même parmi les pickups électriques les plus abordables aux États-Unis avant son annulation. Malgré cela, le modèle n’a pas rencontré le succès commercial espéré. L’autonomie en situation de remorquage, considérée comme particulièrement importante pour les propriétaires de camionnettes, constituait notamment un point faible.

Ford entend donc aborder différemment le développement du Fathom. Le constructeur mise sur son système de production universelle de véhicules électriques afin de réduire les coûts de fabrication. L’objectif est de proposer un pickup électrique accessible tout en conservant une équation économique suffisamment favorable pour assurer sa production.

Ford affirme par ailleurs que le Fathom ne sera pas un véhicule dépouillé. Le constructeur annonce un habitacle offrant davantage d’espace qu’un Toyota RAV4 ainsi que des équipements de confort comparables à ceux de véhicules nettement plus coûteux. Le positionnement tarifaire ne serait donc pas obtenu uniquement au détriment des prestations proposées.

Navigation et équipements connectés au programme

Sur le plan technologique, le Fathom bénéficiera également de plusieurs fonctionnalités annoncées par Ford. Le pickup électrique intégrera notamment Apple Maps en mode natif pour la navigation et la planification des itinéraires. Cette intégration doit permettre de prendre en compte le niveau de batterie ainsi que les possibilités de recharge lors de la préparation des trajets.

Ford avait déjà ouvert son API à Apple Maps, permettant aux propriétaires de ses véhicules d’utiliser la navigation d’Apple tout en intégrant les données liées à la batterie et aux possibilités de recharge. Le Fathom s’inscrit donc dans la continuité de cette collaboration.

Le futur pickup électrique prendra également en charge Android Auto et Apple CarPlay. À ces fonctions connectées s’ajouteront BlueCruise et une clé numérique. Ces équipements doivent contribuer au positionnement du Fathom, que Ford ne souhaite pas limiter à un simple véhicule électrique proposé à bas prix.

Avec une production attendue à Louisville début 2027 et des essais en conditions chaudes déjà réalisés au Nevada, le développement du Ford Fathom semble donc avoir franchi une étape importante. Les nouvelles images prises à Las Vegas dévoilent progressivement le modèle, tandis que Ford commence à préparer les précommandes annoncées pour le début de l’année prochaine. Son prix inférieur à 30 000 dollars, son approche industrielle et les équipements annoncés constituent les principaux éléments du positionnement de ce futur pickup électrique.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Ford Fathom se distingue d’abord par un prix annoncé inférieur à 30 000 dollars, un positionnement particulièrement ambitieux pour un pickup électrique. Ford semble également chercher à sécuriser la rentabilité du modèle grâce à une nouvelle approche de la production de véhicules électriques. Le précédent du F-150 Lightning montre toutefois que le tarif ne suffit pas nécessairement à assurer le succès commercial d’un pickup électrique, notamment lorsque l’autonomie en remorquage constitue un enjeu important. Les prochaines étapes du programme, jusqu’au lancement prévu début 2027, permettront donc de mieux apprécier la proposition du Fathom.

L’article Ford Fathom : le pickup électrique à 30 000 $ se dévoile un peu plus est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Renault Niagara : ce nouveau pick-up mise sur le confort d’un SUV

Renault présente le Niagara, un pick-up de 4,94 m mais attendez la chute, il n’est pas pour nous. Il associe équipements connectés, différentes transmissions et capacités de chargement dans le cadre du plan futuREady de la marque.

Le premier modèle du plan futuREady

Le Niagara ouvre une nouvelle phase du développement international de Renault. Il constitue le premier modèle issu du plan futuREady, qui prévoit le lancement de 14 nouveaux modèles hors d’Europe à l’horizon 2030.

Le pick-up cible principalement le Brésil, l’Argentine et la Colombie. Il sera également distribué ultérieurement dans plusieurs autres pays importateurs d’Amérique latine.

Renault vise, à l’horizon 2030, une moitié de ses ventes réalisée hors d’Europe : Tchiki Boum ! La marque prévoit également que les motorisations électriques et hybrides représentent 50 % de ses volumes sur ces marchés.

Un pick-up pensé pour des usages plus larges

Le Renault Niagara repose sur la plateforme RGMP pick-up. Renault indique avoir conçu le modèle pour répondre à l’évolution des usages en Amérique latine.

Le pick-up n’est plus uniquement associé au travail. Il est également utilisé dans un cadre personnel, notamment pour les déplacements quotidiens et les loisirs. Le Niagara cherche donc à combiner confort et technologies embarquées avec des capacités de chargement et de franchissement. De quoi aller faire l’amour à la plage ou rouler quand la ville dort.

Le modèle est proposé avec une boîte manuelle ou automatique. Il existe aussi en deux ou quatre roues motrices. On peut donc avoir le plumage sans le ramage, ou les deux à la fois.

Une silhouette de 4,94 m de long

Le Niagara mesure 4,94 m de long, ou 4,91 m en version 4×2, pour 1,72 m de haut. Ses proportions reposent notamment sur des passages de roues marqués, des épaules prononcées et des lignes tendues.

Selon les versions, les jantes mesurent 17 ou 18 pouces.

À l’avant, j’ai vu que Renault adopte une calandre verticale et un capot aux lignes marquées. Le nom Renault apparaît en lettres capitales au centre de la calandre noire, avec un traitement pixelisé chromé.

Les projecteurs Full LED disposent d’une séquence d’accueil. Les feux de jour adoptent une signature graphique spécifique. On est loin du cliché du pickup rustique et basique.

Des équipements conçus pour l’usage quotidien

Le Niagara reçoit un système openR Link intégrant Google Gemini. Il dispose également du système Multi-Sense et d’une ambiance lumineuse personnalisable.

L’aménagement intérieur comprend différents espaces de rangement, notamment dans la console centrale et derrière les sièges arrière.

Renault a également travaillé la liaison entre la cabine et la benne. Les poignées arrière sont intégrées dans le montant arrière afin de préserver la continuité visuelle de la carrosserie selon le communiqué. Le côté pratique est sans doute un peu négligé.

Des éléments dédiés aux usages hors route

La partie basse du bouclier intègre des antibrouillards à LED. Des protections de carrosserie en finition Alliance Black et un ski avant inspiré de l’univers du tout-terrain complètent l’ensemble. Là on reste dans le plumage car au premier contact ce ski éclatera à coup sûr.

Le Niagara peut aussi recevoir des barres anti-retournement réinterprétées. Renault précise qu’elles peuvent servir à poser et fixer des objets encombrants.

La ridelle arrière reçoit directement le nom « Niagara », embouti dans la tôle. Un bandeau noir traverse également cette partie de la carrosserie et se prolonge jusqu’aux feux arrière.

Une production en Argentine

Le Renault Niagara est assemblé à Santa Isabel, en Argentine. Renault le présente comme le seul pick-up de son segment fabriqué localement. Est-ce que cela aidera à booster les ventes ? Les Argentins sont plutôt patriotiques donc, pourquoi pas.

Le modèle constitue ainsi le premier véhicule de l’offensive futuREady produit hors d’Europe. Il doit participer au renouvellement de la gamme Renault sur les marchés latino-américains, aux côtés notamment des Kardian et Boreal. Allez, assez ! de références musicales, je dois m’en aller et place à la chute…

Ah s’il était proposé en Europe et en France, nul doute que la scène rock rennaise l’adopterait pour ses tournées.

L’article Renault Niagara : ce nouveau pick-up mise sur le confort d’un SUV est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Bentley Torcal : plus de 838 ch pour le SUV électrique

Bentley prépare le Torcal, son modèle de série le plus puissant, avec plus de 838 ch, 1 000 Nm et un 0 à 97 km/h en moins de 3 s.

Bentley prépare l’arrivée du Torcal, son futur SUV électrique annoncé pour l’année-modèle 2028 et présenté comme le véhicule de série le plus puissant de l’histoire de la marque. Avec une puissance annoncée supérieure à 850 chevaux métriques, soit plus de 838 ch, et un couple pouvant atteindre 1 000 Nm, ce modèle à deux moteurs électriques doit également devenir le véhicule Bentley le plus rapide au démarrage. Le constructeur britannique vise en effet un 0 à 60 miles par heure, soit environ 97 km/h, en moins de trois secondes.

Le Torcal doit ainsi marquer une nouvelle étape dans l’électrification de Bentley. Alors que la marque propose actuellement des modèles hybrides rechargeables orientés vers la performance, son futur SUV reposera sur une chaîne de traction entièrement électrique. Le modèle doit associer puissance, accélération et confort, avec notamment une suspension active issue de Porsche. Bentley annonce par ailleurs une autonomie ciblée de 600 kilomètres selon le cycle WLTP et un temps de recharge de 10 à 80 % inférieur à 20 minutes dans des conditions optimales et avec un chargeur adapté.

Une puissance record pour Bentley

Le Torcal doit devenir le nouveau sommet de la gamme Bentley en matière de performances. Sa motorisation électrique à deux unités de propulsion développera plus de 850 chevaux métriques et 1 000 Nm de couple. Ces valeurs correspondent à plus de 838 chevaux et environ 738 livres-pieds. Le constructeur britannique vise également un démarrage particulièrement rapide, avec un objectif inférieur à trois secondes pour atteindre 60 miles par heure.

Ces chiffres placent le Torcal au-dessus des modèles Bentley actuels en matière de puissance annoncée. Le Continental GT Speed hybride rechargeable, présenté comme un grand tourer ultra-luxueux particulièrement performant, doit ainsi céder son statut de modèle le plus puissant de série de la marque.

Le futur SUV électrique est étroitement lié au Porsche Cayenne Electric. Le texte source souligne toutefois que la version électrique haut de gamme de ce dernier affiche des chiffres encore supérieurs. Porsche annonce jusqu’à 1 156 ch et 1 500 Nm lorsque le mode Launch Control est activé. Cette comparaison illustre le positionnement particulier du Torcal : Bentley privilégie une combinaison entre performances élevées, confort et caractère luxueux plutôt qu’une recherche absolue de puissance.

Le Torcal devrait également afficher un poids conséquent. Selon MotorTrend, qui a pu monter à bord d’un exemplaire de pré-production, le SUV pourrait peser environ 6 000 livres, soit près de 2 722 kg, dans sa configuration la plus légère. Il serait ainsi nettement plus lourd que le Bentayga le plus léger actuellement produit par Bentley.

Une architecture électrique pensée pour le confort

La puissance du Torcal ne constitue qu’un aspect de son développement. Bentley souhaite également préserver les caractéristiques de confort associées à ses modèles haut de gamme. La chaîne de traction électrique et la suspension active ont été conçues avec l’objectif d’offrir des performances importantes tout en conservant un niveau de confort comparable à celui de la Flying Spur.

La suspension active issue de Porsche doit contribuer à cette association entre comportement dynamique et confort de roulage. Le Torcal doit ainsi pouvoir exploiter ses deux moteurs électriques et son couple instantané sans abandonner l’approche grand tourisme propre à Bentley.

L’autonomie annoncée atteint 600 kilomètres, soit 373 miles, selon le cycle WLTP. La recharge rapide constitue également un élément important de la fiche technique : Bentley vise un passage de 10 à 80 % en moins de 20 minutes, à condition de disposer du chargeur approprié et de bénéficier de conditions optimales.

Cette architecture électrique modifie également la manière dont Bentley aborde les performances. La réponse instantanée des moteurs électriques permet une accélération immédiate et progressive, aussi bien au démarrage que lors des reprises sur autoroute. Le constructeur considère cette caractéristique comme un prolongement de sa philosophie historique, fondée sur la disponibilité permanente d’un couple important et facilement exploitable.

Pendant plus d’un siècle, Bentley a fait évoluer ses motorisations, notamment avec l’arrivée du moteur W12, tout en conservant cette idée d’une réserve de puissance importante accessible à la demande. La motorisation électrique permet désormais de reproduire cette sensation avec une réponse plus immédiate que celle des motorisations hybrides rechargeables actuellement proposées.

Un SUV électrique qui travaille aussi son identité sonore

L’électrification du Torcal ne se limitera pas à la chaîne de traction. Bentley a également travaillé sur l’expérience sonore du véhicule avec la Bentley Dynamic Symphony. Le système doit permettre de créer une signature acoustique spécifique au SUV électrique, notamment à partir de sons produits par de véritables musiciens jouant de véritables instruments.

Cette bande sonore est ensuite traitée afin de varier en fonction des phases d’accélération et de freinage. L’objectif est notamment de conserver une dimension émotionnelle dans un véhicule dont la propulsion électrique réduit naturellement les bruits mécaniques traditionnels.

MotorTrend, qui a pu expérimenter un Torcal de pré-production depuis les places avant et arrière, décrit un grondement à basse fréquence au ralenti qui devient plus intense lorsque le véhicule est sollicité. Cette approche vise donc à accompagner les performances du SUV tout en construisant une identité sonore propre au modèle.

Avec le Torcal, Bentley prépare ainsi une évolution importante de sa gamme. Le constructeur britannique associe une motorisation électrique à deux moteurs, plus de 838 ch, 1 000 Nm de couple, une accélération de moins de trois secondes à 60 miles par heure et une autonomie cible de 600 kilomètres WLTP. Le modèle doit également conserver l’accent mis par Bentley sur le confort et le raffinement, notamment grâce à une suspension active et à un travail spécifique sur l’acoustique.

Le futur SUV électrique s’inscrit donc dans une transformation technologique importante pour Bentley, sans abandonner les principes qui ont caractérisé la marque : puissance disponible, confort de conduite et capacité à délivrer des performances élevées de manière progressive. Son arrivée est annoncée pour l’année-modèle 2028.

Notre avis, par leblogauto.com

Le Torcal doit permettre à Bentley de franchir un nouveau cap en matière de puissance avec une motorisation électrique développant plus de 838 ch et 1 000 Nm. Ses objectifs de performances, d’autonomie et de recharge le positionnent comme un SUV électrique haut de gamme particulièrement ambitieux. Le poids annoncé d’environ 2 722 kg rappelle toutefois le gabarit et les contraintes d’un véhicule de luxe fortement équipé. L’intérêt du modèle résidera surtout dans sa capacité à combiner ces performances avec le niveau de confort et de raffinement revendiqué par Bentley.

L’article Bentley Torcal : plus de 838 ch pour le SUV électrique est apparu en premier sur Le Blog Auto.

  •  

Honda franchit le million de ventes aux États-Unis

Honda dépasse le million de ventes aux États-Unis en 2026, porté par le CR-V, les hybrides et la bonne tenue des berlines.

American Honda a franchi le cap symbolique du million de véhicules vendus aux États-Unis après seulement huit mois en 2026. Avec 133 996 livraisons enregistrées en août, le constructeur atteint 1 027 465 unités depuis le début de l’année, soit une progression de 3,5 % par rapport à la même période de 2025. Ce résultat repose notamment sur la bonne dynamique du CR-V, la progression des motorisations hybrides et la résistance de plusieurs modèles thermiques et électrifiés de la gamme Honda et Acura.

Un million de véhicules porté par le CR-V

Les performances commerciales d’American Honda reposent en grande partie sur le succès de ses SUV et crossovers. Le CR-V demeure le modèle le plus vendu de la gamme et Honda affirme qu’il occupe la première place du marché américain des véhicules utilitaires sport. Le crossover compact, proposé notamment avec une motorisation hybride, se dirige ainsi vers une troisième année consécutive record.

En août 2026, les concessionnaires Honda ont livré 37 607 véhicules, soit 10,2 % de plus qu’en août 2025. Parmi eux, 20 437 exemplaires étaient équipés de la motorisation hybride atmosphérique. Plus largement, Honda et Acura ont écoulé 36 776 véhicules hybrides au cours du mois. Depuis le début de l’année, les ventes de ces modèles progressent de 9,2 %.

Cette évolution intervient alors que le segment des camionnettes légères recule. À l’inverse, les ventes de voitures particulières ont augmenté de 16,3 %, offrant un soutien supplémentaire aux résultats du constructeur japonais. La Civic et l’Accord ont toutes deux progressé en août. L’Accord a enregistré son meilleur mois d’août depuis 2020, tandis que le coupé Prelude associé à la gamme Civic a réalisé son meilleur mois depuis son lancement.

Les résultats sont toutefois contrastés selon les motorisations. Les ventes de l’Accord hybride ont augmenté de 16,4 %, alors que celles de la Civic hybride ont diminué de 11,8 % en août. Le volume total de Civic reste néanmoins présenté comme solide.

SUV et hybrides confortent la dynamique commerciale

Plusieurs autres modèles Honda ont également contribué à la performance du mois. Les ventes du Passport ont progressé de 16 %, permettant au SUV d’enregistrer son meilleur mois d’août et son deuxième meilleur résultat mensuel toutes périodes confondues. Le HR-V a atteint 14 251 unités, son meilleur niveau mensuel depuis mars 2025.

La gamme familiale complète ce tableau avec 9 978 Pilot et 6 945 Odyssey livrés en août. Ces résultats illustrent le poids toujours important des véhicules utilitaires et familiaux dans le portefeuille du constructeur aux États-Unis.

L’électrification 100 % électrique affiche en revanche une dynamique très différente. Honda n’a vendu que 1 788 exemplaires du Prologue en août 2026, contre 9 347 un an auparavant. Le recul est particulièrement marqué, même si la fin programmée de la production du Prologue après l’année-modèle 2026 permet de replacer cette baisse dans son contexte.

Acura apporte pour sa part plusieurs éléments positifs. La marque premium a enregistré 11 822 ventes en août. Les livraisons de SUV Acura ont augmenté de 16,5 %, avec notamment une progression de 66,3 % pour le MDX. Les ventes de l’ADX ont également progressé de 17,4 % sur un an. L’Integra, berline liftback à cinq portes, a réalisé un mois particulièrement solide avec une hausse de 20,5 %.

Une électrification dominée par l’hybride

Le bilan des huit premiers mois de 2026 met ainsi en évidence une stratégie d’électrification davantage portée par les motorisations hybrides que par les véhicules électriques à batterie. Les hybrides Honda et Acura enregistrent une progression de 9,2 % depuis le début de l’année, tandis que le Prologue affiche une baisse très importante en août et doit prochainement quitter la gamme à la suite de l’arrêt de sa production après l’année-modèle 2026.

Le résultat global d’American Honda reste néanmoins positif. Avec 1 027 465 véhicules livrés depuis janvier, le groupe affiche une croissance de 3,5 % sur un an et dépasse le million d’unités après huit mois. La performance est soutenue par le CR-V, les SUV, les voitures particulières et les modèles hybrides, malgré le recul du Prologue.

Les chiffres d’août montrent également que la progression n’est pas uniforme à l’intérieur de la gamme. Certaines versions hybrides progressent nettement, comme l’Accord, tandis que la Civic hybride recule. Dans le même temps, plusieurs SUV affichent des performances particulièrement solides, confirmant le poids de ces carrosseries dans les ventes américaines de Honda et Acura.

À ce stade, les données disponibles dessinent donc un marché américain où l’hybride constitue un relais important pour Honda. Le constructeur bénéficie de véhicules reposant sur des architectures et des usages déjà établis, tout en augmentant la part de l’électrification dans ses ventes. Le million de véhicules atteint en août ne repose ainsi pas sur un seul modèle ou une seule technologie, mais sur la combinaison du succès du CR-V, de la progression des hybrides et de la résistance de plusieurs modèles thermiques et électrifiés.

    L’article Honda franchit le million de ventes aux États-Unis est apparu en premier sur Le Blog Auto.

    •  

    Trop de partenariats chinois ! Ford dans le collimateur de Washington

    Le gouvernement Trump s’est trouvé un nouveau bouc émissaire dans sa lutte pour la réindustrialisation. Ford est sous le feu de vives critiques en raison de ses partenariats, jugés trop nombreux, avec des entreprises chinoises.

    Tout semblait se passer plutôt bien entre Ford et le gouvernement étasunien. Pour preuve, Donald Trump avait choisi de visiter une usine Ford lors de son dernier déplacement à Détroit. Ces derniers mois, la Maison Blanche a par ailleurs salué plusieurs initiatives de l’ovale bleu. C’est pourquoi Ford parait avoir été surpris par les attaques dont il fait l’objet depuis quelques heures.

    Le secrétaire aux Transports Sean Duffy a ainsi écrit à Jim Farley pour demander à Ford de couper ses liens avec la Chine. Le point le plus épineux selon le ministre est l’usine de batteries installée à Marshall dans le Michigan. La présence de CATL dans le projet perturbe Washington, l’entreprise figurant désormais sur la liste noire pour ses liens supposés avec l’armée chinoise. Ford réplique vivement en assumant la situation et en soulignant que le partenariat n’est qu’un accord de licence technologique classique. L’usine appartient à Ford, est opérée par Ford, par des salariés Ford. Les batteries qui en sortiront équiperont en particulier le nouveau pick-up abordable Fathom attendu en 2027.

    Mais les critiques ne s’arrêtent pas là. Washington avait salué l’annonce de Ford de rapatrier la production du Lincoln Nautilus en 2030, pour la prochaine génération. À présent, il lui reproche d’attendre si longtemps.

    Autre point crispant, le partenariat avec Geely en Europe. D’autres partenariats n’ont pas encore été pointés du doigt. Dans quelques jours, Ford exposera à Hanovre son nouveau Transit City. Un utilitaire produit en Chine pour les marchés internationaux. En outre, le Ford Bronco électrifié conçu en Chine vient de débuter sa carrière internationale avec un lancement en Australie.

    L’article Trop de partenariats chinois ! Ford dans le collimateur de Washington est apparu en premier sur Le Blog Auto.

    •  

    Toyota et Honda menacés par les tarifs canadiens

    Les tarifs américains de 50 % sur les voitures canadiennes menacent Toyota et Honda, très dépendants de leurs usines au Canada.

    Toyota et Honda pourraient être parmi les constructeurs automobiles les plus exposés à la proposition américaine d’imposer un tarif douanier de 50 % sur les importations de voitures fabriquées au Canada. Le projet du président américain Donald Trump, qui pourrait entrer en vigueur le 1er janvier, ferait peser une pression importante sur les deux constructeurs japonais, qui représentent à eux seuls plus des trois quarts de la production automobile canadienne.

    Selon les analystes cités, Toyota et Honda pourraient être contraints de fermer certaines lignes d’assemblage canadiennes si les droits de douane entraient effectivement en vigueur. Un accord reste toutefois possible et l’application du tarif demeure incertaine à ce stade. Toyota et Honda ont refusé de commenter la situation.

    L’enjeu est particulièrement important pour les deux groupes, car une part significative des véhicules vendus aux États-Unis provient de leurs usines canadiennes. Les voitures fabriquées au Canada ont représenté près d’un quart des ventes américaines de Honda l’année dernière et 17 % de celles de Toyota, selon les analystes de Barclays. Cette exposition serait la plus élevée parmi les grands constructeurs automobiles.

    Le Canada occupe ainsi une place stratégique dans les chaînes d’approvisionnement et de production automobile nord-américaines. Toyota exporte notamment le RAV4 depuis ses installations canadiennes vers les États-Unis, tandis que Honda y produit des véhicules comme le CR-V, deux SUV particulièrement populaires sur le marché américain.

    Une forte dépendance au marché américain

    Le projet de droits de douane intervient dans un contexte déjà difficile pour l’industrie automobile japonaise. Toyota et Honda sont confrontés à la concurrence croissante des véhicules électriques chinois à bas coût sur plusieurs marchés internationaux, notamment en Asie du Sud-Est, en Europe et en Amérique latine.

    Les États-Unis constituent donc un marché particulièrement important pour les deux constructeurs. Ils représentent leur principal débouché et présentent également la particularité d’être protégés de la concurrence directe de constructeurs chinois comme BYD, qui ne sont pas autorisés à y commercialiser leurs véhicules.

    L’importance des exportations canadiennes vers les États-Unis rend cependant Toyota et Honda particulièrement vulnérables à la nouvelle politique commerciale américaine. Les véhicules produits au Canada ont représenté respectivement 17 % des ventes américaines de Toyota et près de 25 % de celles de Honda l’année dernière.

    Pour les analystes, l’entrée en vigueur d’un tarif de 50 % pourrait donc avoir des conséquences importantes sur les opérations industrielles. Julie Boote, analyste automobile chez Pelham Smithers Associates, estime que Toyota et Honda devraient probablement fermer certaines lignes d’assemblage canadiennes si les droits de douane étaient appliqués.

    Le problème ne se limite pas au coût supplémentaire imposé aux véhicules importés. Les deux constructeurs devraient également trouver une solution industrielle pour maintenir leur approvisionnement du marché américain. Les capacités de production disponibles dans d’autres usines pourraient ne pas suffire à absorber rapidement les volumes concernés.

    L’industrie automobile nord-américaine repose en effet depuis plusieurs décennies sur des chaînes de production intégrées entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les constructeurs automobiles et leurs équipementiers ont organisé leurs sites industriels en fonction des accords commerciaux et des différences de coûts de production entre les pays.

    Des chaînes de production difficiles à réorganiser

    L’industrie automobile canadienne produit environ 1,2 million de véhicules par an et soutient indirectement environ 427 000 emplois. Les exportations vers les États-Unis constituent une composante essentielle de cette activité industrielle.

    Toyota et Honda participent directement à cette organisation avec leurs productions de RAV4 et de CR-V destinées au marché américain. Une modification brutale des conditions commerciales pourrait donc perturber les flux de véhicules et les chaînes d’approvisionnement qui relient les différents sites de production nord-américains.

    Les constructeurs pourraient tenter de rediriger vers d’autres marchés les véhicules actuellement fabriqués au Canada, puis chercher à compenser cette production pour les États-Unis. Mais cette solution serait complexe. Les véhicules destinés au marché américain sont souvent configurés en fonction des besoins et des réglementations locales. Par ailleurs, les autres usines du groupe peuvent déjà fonctionner à proximité de leur capacité maximale.

    Selon les analystes, la situation représenterait donc un changement majeur par rapport au fonctionnement habituel de l’industrie automobile nord-américaine.

    Les droits de douane américains ont déjà eu un impact financier important sur Toyota. Le constructeur estime que les tarifs lui ont coûté environ 1,4 trillion de yens, soit 8,8 milliards de dollars, au cours de son dernier exercice financier.

    Le groupe japonais cherche parallèlement à renforcer sa production aux États-Unis. Toyota avait annoncé l’année dernière son intention d’investir jusqu’à 10 milliards de dollars sur cinq ans afin de développer ses activités industrielles américaines. Ce programme comprend notamment une nouvelle usine automobile de 3,6 milliards de dollars au Texas, où Toyota prévoit de transférer la production du pick-up Tacoma actuellement fabriqué à Baja California, au Mexique.

    Honda se trouve dans une situation différente mais tout aussi contraignante. Le constructeur, qui cherche à redresser une activité automobile déficitaire, doit déjà composer avec les conséquences des droits de douane. Un dirigeant a récemment indiqué que le groupe pourrait renoncer à construire une huitième usine d’assemblage en Amérique du Nord si les négociations concernant l’USMCA ne sont pas prolongées.

    L’USMCA ajoute de l’incertitude

    Le dossier des droits de douane s’inscrit dans une remise en question plus large des relations commerciales nord-américaines. L’USMCA, qui a remplacé l’accord de libre-échange nord-américain NAFTA de 1994, est en vigueur depuis six ans.

    Donald Trump a choisi le 1er juillet de ne pas renouveler automatiquement l’accord et de le soumettre à des examens annuels, alors que les discussions se poursuivent. Cette incertitude complique les décisions d’investissement des constructeurs automobiles et de leurs fournisseurs.

    Hyundai, constructeur sud-coréen, avait déjà indiqué l’année dernière que les incertitudes liées à l’USMCA retardaient certaines de ses décisions d’investissement.

    Pour Toyota et Honda, une éventuelle taxe de 50 % sur les véhicules canadiens ajouterait donc une nouvelle contrainte à un environnement industriel déjà marqué par l’évolution des politiques commerciales américaines. Les constructeurs doivent simultanément gérer les droits de douane existants, la concurrence internationale et la transformation technologique du secteur automobile.

    Si le nouveau tarif était appliqué, Toyota et Honda devraient probablement réorganiser une partie de leurs flux industriels. Rediriger les véhicules produits au Canada vers d’autres marchés et trouver de nouvelles capacités pour alimenter les États-Unis constituerait une opération complexe, notamment en raison des contraintes de capacité et des spécificités des véhicules destinés au marché américain.

    Les fournisseurs automobiles japonais sont eux aussi dans l’attente. Deux d’entre eux ont indiqué ne pas savoir comment la situation évoluerait et ont souligné qu’il était encore difficile de planifier tant que l’application effective des droits de douane restait incertaine. L’un des dirigeants a résumé cette prudence en expliquant que son entreprise cherchait à ne pas réagir de manière excessive.

    Le projet américain pourrait ainsi modifier une organisation industrielle construite sur plusieurs décennies autour de la libre circulation des véhicules et des composants entre les trois principaux pays d’Amérique du Nord. Pour Toyota et Honda, la dépendance aux usines canadiennes destinées au marché américain rend l’enjeu particulièrement important.

    À ce stade, aucun accord définitif n’est annoncé et les tarifs proposés ne sont pas encore présentés comme acquis. Mais leur seule perspective suffit à placer les chaînes de production canadiennes et les stratégies industrielles des deux constructeurs japonais sous pression.

    Notre avis, par leblogauto.com

    Toyota et Honda sont particulièrement exposés au projet de tarif américain en raison du poids des véhicules canadiens dans leurs ventes aux États-Unis. Une taxe de 50 % pourrait nécessiter une réorganisation complexe des capacités de production et des flux logistiques nord-américains. Toyota a déjà engagé un mouvement vers davantage de production aux États-Unis, tandis que Honda doit composer avec une activité automobile déficitaire et l’incertitude autour de l’USMCA. L’absence de décision définitive sur les droits de douane laisse toutefois les constructeurs et leurs fournisseurs dans l’attente.

    L’article Toyota et Honda menacés par les tarifs canadiens est apparu en premier sur Le Blog Auto.

    •  
    ❌