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4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Les voitures de sport italiennes classiques possèdent une âme indéniable, une énergie mécanique viscérale que les véhicules modernes, gérés par ordinateur, peinent souvent à reproduire. Quand ce charme vintage fait l’objet d’une restauration obsessionnelle sans limite de budget, le résultat confine à la perfection automobile.

Legacy Motorworks vient de dévoiler sa dernière création : une Alfa Romeo GTV 2000 de 1973 entièrement restaurée qui représente pas moins de 4000 heures de travail minutieux. Cette renaissance mécanique illustre parfaitement comment marier nostalgie des années 70 et améliorations modernes judicieuses, le tout dans le respect absolu de l’héritage sportif de la marque au biscione.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée
4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un moteur qui rugit avec l’âme italienne

Alfa Romeo a bâti sa réputation légendaire sur les circuits, et cette GTV 2000 embrasse pleinement cet héritage de vitesse. Sous le capot se cache un moteur 2,0 litres entièrement reconstruit, équipé de deux carburateurs pour une alimentation optimale. Cette mécanique d’exception témoigne d’un savoir-faire artisanal où chaque composant a été minutieusement révisé.

La reconstruction du bloc moteur a nécessité le remplacement intégral de tous les éléments d’usure : pistons neufs, segments, coussinets, mais aussi un polissage parfait des arbres à cames et un usinage de précision de la distribution. Cette approche méticuleuse garantit des performances optimales et une fiabilité à toute épreuve, deux qualités essentielles pour un usage moderne.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette symphonie mécanique respire à travers un système d’échappement sur-mesure en acier inoxydable, dont les collecteurs arborent une finition noire satinée particulièrement esthétique. Cette configuration améliore sensiblement les performances tout en conférant une signature sonore typiquement italienne, rauque et envoûtante.

La transmission de cette puissance vers l’asphalte s’effectue via une boîte de vitesses 5 rapports entièrement révisée, dotée de nouveaux roulements et joints d’étanchéité pour un passage des vitesses d’une douceur exemplaire. Le châssis adopte une position légèrement abaissée grâce à des ressorts raccourcis, magnifiant la silhouette tout en optimisant le comportement routier.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette stance agressive est sublimée par des jantes alliage style GTA de 14×7 pouces d’inspiration vintage, élargies de 10 mm par des entretoises et chaussées de pneumatiques Continental 185/70R14. Cette configuration procure une tenue de route affûtée, digne de l’ADN sportif de cette Alfa Romeo d’exception.

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Une esthétique dorée qui fait sensation

Visuellement, cette Alfa Romeo classique constitue un véritable spectacle pour les yeux. La carrosserie impeccable arbore une peinture Giallo Planetario, ce jaune de course vibrant qui irradie littéralement d’énergie. Cette teinte emblématique des années 70 confère à la voiture une présence saisissante, impossible à ignorer sur la route.

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Chaque élément de finition extérieure a fait l’objet d’une attention particulière. Les pare-chocs, les baguettes et l’emblématique calandre avant ont été entièrement re-chromés jusqu’à atteindre un poli miroir parfait. Cette démarche pointilleuse s’accompagne d’un remplacement complet de tous les badges, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’habitacle.

Si le design reste fidèlement ancré dans ses racines de 1973, Legacy Motorworks a intelligemment intégré des éléments de sécurité modernes pour répondre aux exigences de la circulation contemporaine. Les phares principaux ont été modernisés avec des unités LED haute performance incluant des feux de jour pour une visibilité optimale, tandis que la partie basse conserve son charme d’époque avec des antibrouillards à verres jaunes typiques des années 70.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette approche équilibrée illustre parfaitement la philosophie du restomod réussi : préserver l’essence esthétique originale tout en apportant les améliorations nécessaires à un usage quotidien moderne. Le résultat traduit un respect profond pour l’héritage Alfa Romeo, magnifié par une exécution contemporaine irréprochable.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Un habitacle de grand luxe à l’italienne

L’ouverture des lourdes portières en acier révèle un habitacle qui rivalise avec les plus beaux exemples de sellerie sur-mesure. Legacy Motorworks a conservé le dessin classique tout en élevant les matériaux vers des standards de luxe absolu. Cette démarche transforme radicalement l’expérience de conduite, alliant authenticité et raffinement contemporain.

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La cabine est entièrement habillée de cuir noir premium, agrémenté d’un liseré jaune saisissant sur les sièges et d’une bande de course jaune sur le soufflet de levier de vitesses, créant un écho parfait avec la peinture extérieure. Cette attention chromatique démontre le souci du détail poussé à l’extrême qui caractérise cette restauration d’exception.

Le tableau de bord et la console centrale sont intégralement gainés de cuir et rehaussés d’inserts en bois de Macassar poli main, conférant une touche d’élégance intemporelle. Sous les pieds, une moquette allemande à tissage carré dans les tons anthracite apporte une texture raffinée et durable, s’étendant dans tout l’habitacle jusqu’au coffre.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette transformation intérieure démontre comment une approche artisanale peut transcender l’original sans jamais le trahir. Chaque surface, chaque couture témoigne d’un savoir-faire exceptionnel au service d’une vision esthétique cohérente et sophistiquée.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Le confort moderne dans un écrin vintage

Contrairement aux restaurations purement muséales, cette Alfa Romeo est conçue pour être conduite intensément plutôt que conservée sous cloche. Cette philosophie a guidé l’intégration de nombreux équipements de confort moderne, parfaitement dissimulés dans l’esthétique d’époque.

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Un système de climatisation sur-mesure a été intégré de manière invisible dans le tableau de bord vintage, garantissant un confort optimal lors des escapades estivales. Cette prouesse technique illustre l’expertise de Legacy Motorworks pour concilier authenticité visuelle et fonctionnalité contemporaine.

L’expérience audio a également bénéficié d’une refonte complète. Le tableau de bord accueille un autoradio au design rétro discret, doté de la connectivité Bluetooth moderne. Alimenté par un amplificateur dissimulé, il pilote quatre haut-parleurs JBL Stage 3 de 200 watts, assurant une restitution sonore cristalline qui rivalise avec la mélodie du moteur.

4000 heures de travail pour faire revivre une Alfa Romeo GTV oubliée

Cette intégration technologique s’étend aux systèmes de sécurité avec des freins à disques entièrement révisés et une instrumentation d’origine méticuleusement restaurée. Le compartiment moteur lui-même témoigne de cette perfection avec une présentation impeccable qui révèle chaque détail de la mécanique.

Legacy Motorworks livre ainsi une œuvre unique qui transcende la simple restauration pour devenir un hommage vivant à l’âge d’or de l’automobile italienne. Cette Alfa Romeo GTV 2000 de 1973 incarne parfaitement l’art du restomod contemporain, mariant passion du passé et exigences du présent dans une synthèse absolument remarquable. Un chef-d’œuvre automobile qui redéfinit les codes du genre et confirme le savoir-faire exceptionnel de l’atelier américain.

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Guerre en Iran : Toyota perd des milliards malgré ses hybrides

Toyota anticipe 4,3 milliards de dollars d’impact lié à la guerre en Iran malgré la forte demande en véhicules hybrides.

Toyota traverse une période particulièrement délicate sur le plan financier. Le constructeur automobile japonais, premier fabricant mondial de voitures en volume, estime que les conséquences économiques de la guerre en Iran pourraient lui coûter environ 4,3 milliards de dollars (environ 4 milliards d’euros) au cours de l’exercice fiscal actuel. Cette estimation figure parmi les avertissements les plus importants formulés jusqu’à présent par une grande entreprise internationale concernant l’impact indirect du conflit sur l’industrie mondiale.

Le groupe japonais a annoncé une chute de près de 50 % de son bénéfice trimestriel et prévoit désormais une baisse d’environ 20 % de son bénéfice annuel pour l’exercice qui vient de débuter. Malgré une forte demande pour les véhicules hybrides, la hausse généralisée des coûts liés à l’énergie, aux matières premières et à la logistique pèse lourdement sur la rentabilité du constructeur automobile.

Selon Toyota, la majorité des pertes estimées, soit environ 670 milliards de yens (environ 4 milliards d’euros), proviendra directement de l’augmentation des coûts des matériaux utilisés dans la production automobile. Les retards de livraison ainsi que la baisse des volumes de ventes dans certaines régions du monde viennent également accentuer la pression financière.

L’industrie automobile subit la hausse des coûts énergétiques

Lors d’un briefing financier, Takanori Azuma, responsable du groupe comptable de Toyota, a détaillé les principaux postes de dépenses affectés par le conflit au Moyen-Orient. Le constructeur fait face à une hausse importante des coûts de carburant, des frais de transport maritime et logistique, mais aussi du prix des composants et matériaux utilisés dans les usines d’assemblage automobile.

Les coûts de peinture industrielle et de nombreux matériaux nécessaires à la fabrication des véhicules ont également augmenté. Cette situation fragilise les marges du constructeur alors même que l’industrie automobile mondiale fait déjà face à plusieurs défis structurels, notamment les tensions commerciales internationales et la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché des véhicules électriques et hybrides.

Toyota se distingue également par sa politique de soutien à ses fournisseurs. Contrairement à d’autres groupes industriels, le constructeur japonais s’est engagé à absorber une partie des hausses de coûts subies par ses partenaires industriels et équipementiers. Ce choix alourdit davantage l’impact financier du contexte géopolitique actuel sur les comptes du groupe.

Le bénéfice d’exploitation de Toyota a atteint 569,4 milliards de yens (environ 3,4 milliards d’euros) sur les trois mois clos au 31 mars, contre 1,1 trillion de yens (environ 6,6 milliards d’euros) un an plus tôt. Il s’agit du plus faible résultat trimestriel enregistré par le constructeur depuis plus de trois ans.

Les véhicules hybrides soutiennent encore les ventes

Malgré ces difficultés, Toyota continue de bénéficier d’une demande soutenue pour ses véhicules hybrides. Le constructeur prévoit que les ventes mondiales de modèles hybrides dépasseront cette année le seuil des 5 millions d’unités pour la première fois de son histoire.

Cette progression illustre l’intérêt croissant des automobilistes pour les motorisations économes en carburant dans un contexte de flambée des prix de l’énergie. Les voitures hybrides apparaissent comme une solution intermédiaire attractive pour de nombreux consommateurs, permettant de réduire la consommation de carburant sans dépendre entièrement des infrastructures de recharge électrique.

Toutefois, cette hausse des ventes de véhicules hybrides ne suffit pas à compenser l’explosion des coûts de production et de transport. Les pressions inflationnistes continuent d’affecter lourdement la rentabilité de l’ensemble du secteur automobile mondial.

Toyota prévoit ainsi un bénéfice d’exploitation annuel de 3 trillions de yens (environ 18 milliards d’euros) pour l’exercice en cours, un chiffre largement inférieur aux attentes des analystes financiers. Un sondage réalisé auprès de 23 analystes par LSEG tablait en effet sur un résultat médian de 4,59 trillions de yens (environ 27,5 milliards d’euros).

À la Bourse de Tokyo, cette révision des perspectives a provoqué une baisse du titre Toyota. L’action du constructeur japonais a terminé en recul d’environ 2,2 %, atteignant son plus bas niveau de clôture depuis la mi-octobre.

Entre tensions commerciales et ralentissement régional

Le contexte géopolitique actuel accentue également les difficultés déjà rencontrées par l’industrie automobile mondiale. Toyota doit notamment composer avec les tarifs douaniers imposés par le président américain Donald Trump, qui auraient coûté environ 1,4 trillion de yens (environ 8,4 milliards d’euros) au groupe japonais sur l’année écoulée.

Parallèlement, la hausse des prix de l’énergie complique davantage la situation des constructeurs automobiles internationaux. Le secteur doit désormais faire face simultanément aux tensions commerciales, à la hausse des coûts industriels et à une concurrence de plus en plus forte des fabricants chinois.

Toyota n’est pas le seul groupe automobile touché par cette situation. Le constructeur allemand Volkswagen a lui aussi évoqué récemment l’impact des tarifs douaniers sur ses résultats financiers. Selon son directeur général Oliver Blume, ces mesures représenteraient un poids annuel de 5 milliards d’euros (5,9 milliards de dollars) sur le bénéfice opérationnel du groupe.

Enfin, Toyota a indiqué que ses ventes au Moyen-Orient avaient fortement reculé au mois de mars. Les perturbations des expéditions vers cette région ont affecté les livraisons et réduit les volumes de ventes automobiles sur plusieurs marchés stratégiques.

Notre avis, par leblogauto.com

Les résultats de Toyota illustrent l’ampleur des répercussions géopolitiques sur l’industrie automobile mondiale. Malgré le succès commercial des véhicules hybrides, la hausse des coûts de production et de logistique réduit fortement les marges des constructeurs. Le groupe japonais apparaît particulièrement exposé en raison de son soutien financier à ses fournisseurs et de sa forte présence internationale. Cette situation confirme que les tensions énergétiques et commerciales pèsent désormais durablement sur le secteur automobile.

Crédit illustration : Toyota.

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Honda passe par pertes et projets

Honda Hybrid Sedan Prototype

Honda vient de confirmer les mauvais résultats de son année fiscale 2025-2026. Dans le même temps, la firme dévoile sa nouvelle stratégie et révèle deux prototypes.

La perte d’exploitation s’élève a 2,2 milliards d’euros et se situe dans la fourchette haute des estimations. Plusieurs facteurs contribuent au plus mauvais résultat de la marque depuis 1957. Tout d’abord l’érosion des ventes Chine, ou Honda perd du terrain depuis 5 ans. Ensuite le relèvement des droits de douanes aux USA qui rogne sur les marges alors que les ventes progressent. Enfin l’abandon de plusieurs modèles 100% électriques, très avancés et d’une usine dédiée en Amérique du Nord

L’hybride comme tête de pont

Pionnier de l’hybride, avec son sytème IMA en 1999, Honda a amplifié sa présence depuis plusieurs années avec son e:HEV. La firme prévoit de réduire le coût de son prochain système hybride de plus de 30 % par rapport au système actuel. La future génération, plus économe de 10% en carburant intégrera une nouvelle plateforme, compatible avec les 4 roues motrices,

4 marchés prioritaires

Au Japon, la voiture la plus vendue dans le pays depuis 10 ans, la N-Box sera proposée en 100% électrique dès 2028. Une année ou Honda commercialisera un Vezel de 3eme génération, doté du nouveau système hybride maison. En Europe, le Vezel, connu sous le nom de HR-V, est le modèle le plus vendu de la marque.

Aux États Unis, Honda mise sur le tout hybride, grâce à des usines automobiles adaptées à cette orientation. 

En Chine, Honda compte proposer de nouveaux modèles électriques et hybrides rechargeables élaborés sur des plates-formes fournies par des partenaires locaux.

Enfin en Inde, Honda souhaite convertir les 6 millions d’acheteurs annuels de motos de la marque. Le pays sera celui des véhicules de moins de 4 mètres de long et la catégorie moyenne.

Une approche multifacette

Si les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050 ne changent pas, les moyenslpour y parvenir s’élargissent avec l’utilisation de carburants neutres en carbone et de technologies bas carbone. S’agissant du temps de développement des véhicules, Honda entend diviser par 2 ces délais. 

Deux modèles attendus en 2028

Au delà des informations financières et stratégiques, Honda a révélé deux prototypes de ses modèles hybrides de nouvelle génération. Une grande berline qui pourrait être la prochaine Accord et un SUV Acura qui pourrait lui remplacer le RDX. Deux hybrides qui devront faire oublier les 0 series et la RSX 100% électriques abandonnées récemment.

Honda compte retrouver un bénéfice d’exploitation significatif en 2029.

Via Honda

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Cette Ferrari SC250 imagine l’évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

La Ferrari 250 GTO reste l’une des automobiles les plus désirées au monde. Avec seulement 36 exemplaires produits entre 1962 et 1964, et une vente record à 70 millions de dollars en 2018, cette légende italienne continue de fasciner les passionnés. Aujourd’hui, le designer indien Krishnakanta Saikhom nous propose une vision audacieuse de ce qu’aurait pu devenir cette icône si son ADN aérodynamique avait continué à évoluer pendant six décennies.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’héritage de la 250 GTO revisité par un vision futuriste

Le concept Ferrari SC250 de Krishnakanta Saikhom pose une question provocante : que serait devenue la 250 GTO si son développement aérodynamique s’était poursuivi sans contraintes routières, règles d’homologation ou considérations économiques ? Ce diplômé en ingénierie mécanique du National Institute of Design, déjà remarqué pour son concept Lamborghini Massacre, livre ici une réponse saisissante.

La 250 GTO originale fut façonnée par Sergio Scaglietti qui travaillait le métal directement sur le châssis, pièce par pièce, sans dessins préparatoires. Cette approche intuitive, combinée aux tests en soufflerie de Giotto Bizzarrini à l’Université de Pise et aux sessions d’essais intensives à Monza, a donné naissance à une forme longue et basse, aux flancs musclés et à l’arrière Kamm caractéristique.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Le SC250 transpose cette logique proportionnelle dans l’univers des hypercars Le Mans, enveloppant une carrosserie dramatiquement large et basse dans un Rosso Corsa étincelant. Les rendus montrent délibérément le concept aux côtés de l’original, créant une juxtaposition saisissante où l’ancêtre paraît délicat face à un descendant qui semble vouloir dévorer l’atmosphère.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Un design qui pousse l’aérodynamisme à l’extrême

Vue de profil, la conversation visuelle avec la 250 GTO s’établit davantage par les proportions que par les détails décoratifs. Saikhom a préservé la logique long nez, courte queue de l’original, mais a tout étiré latéralement et repoussé l’habitacle vers l’arrière jusqu’à le positionner presque au-dessus de l’essieu arrière. Cette compression de la masse visuelle de la cabine évoque davantage une verrière de chasseur qu’un toit de coupé traditionnel.

La ligne fastback chute brutalement vers une queue tronquée équipée d’un aileron arrière multi-éléments prononcé, détail que la GTO originale esquissait modestement avec son petit becquet et que la SC250 mène à sa conclusion aérodynamique logique. Les flancs sont épurés et le tumblehome agressif, la carrosserie étant visiblement plus large au niveau des hanches arrière qu’à la ligne d’épaule, générant cette posture plantée qui fait paraître une voiture rapide même à l’arrêt.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’avant constitue la rupture la plus audacieuse avec l’orthodoxie GTO. Là où l’originale arborait un museau relativement étroit et arrondi avec de petites prises d’air jumelées, la SC250 débarque avec un ensemble splitter pleine largeur qui consomme la majeure partie de la face avant, flanqué de profonds canaux aérodynamiques qui alimentent les flux d’air sous et autour de la carrosserie.

Un petit badge du cheval cabré trône au centre du panneau de nez au-dessus du splitter, presque discret face à l’agressivité du package aéro qui l’entoure. Les évents verticaux jumeaux sur les ailes avant reprennent directement les prises d’air latérales caractéristiques de la 250 GTO, constituant le rappel patrimonial le plus explicite de tout le design et celui qui lie le plus efficacement cette conversation de soixante ans.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

Une approche technique sans compromis

L’arrière révèle le visage le plus déterminé de la SC250. Quatre sorties d’échappement circulaires sont empilées verticalement par paires sur le panneau arrière, flanquées d’un diffuseur en fibre de carbone qui remonte agressivement depuis le soubassement. La désignation « SC250 » est estampée dans la carrosserie juste au-dessus de la bavette inférieure.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

L’aileron arrière multi-éléments repose sur des plaques d’extrémité jumelles et se lit comme un composant aéro structurel plutôt qu’un accessoire de style, cohérent avec le refus global de la voiture de traiter l’aérodynamisme comme une décoration. Des roues Michelin à cinq branches en graphite profond remplissent les passages de roue aux quatre coins, leur géométrie en étoile rappelant probablement intentionnellement les jantes à rayons croisés classiques que la 250 GTO d’époque portait sur ses jantes à rayons métalliques.

Cette approche technique se ressent dans chaque détail du concept. Contrairement à de nombreux exercices de style qui privilégient l’impact visuel, la SC250 semble gouvernée par la fonction aérodynamique. Chaque surface, chaque courbe, chaque ouverture paraît justifiée par une nécessité technique plutôt que par un désir esthétique pur.

Le travail de Saikhom démontre une compréhension profonde de ce qui rendait la 250 GTO si spéciale : cette fusion parfaite entre beauté et efficacité, entre émotion et rationalité technique. En poussant cette philosophie dans ses retranchements, le designer indien prouve que l’ADN de la GTO possède une durabilité conceptuelle remarquable.

Cette Ferrari SC250 imagine l'évolution ultime de la légendaire 250 GTO

La mise en scène du SC250 directement aux côtés d’une 250 GTO d’époque dans plusieurs compositions constitue un choix éditorial courageux qui porte ses fruits. L’original se lit comme quelque chose d’assemblé avec courage et aluminium par des gens inventant les règles en temps réel. La SC250 se lit comme la destination logique du voyage que ces pionniers ont entamé.

Que Ferrari sanctionne un jour quelque chose d’aussi intransigeant comme concept officiel reste une question séparée, et franchement non pertinente. Ce que Saikhom a démontré, c’est que le langage stylistique de la 250 GTO est suffisamment durable pour survivre à une extrapolation dans une ère de performance complètement différente sans perdre son identité. C’est précisément ce qui sépare un langage de design véritablement grand d’un autre qui ne paraît bon que figé dans son contexte original.

Le concept SC250 nous rappelle que les plus grandes créations automobiles ne sont pas seulement des objets de leur époque, mais des fondations conceptuelles capables d’inspirer des générations futures de créateurs. Dans cette optique, la vision de Krishnakanta Saikhom constitue bien plus qu’un simple exercice de style : c’est un hommage technique à l’un des chefs-d’œuvre absolus de l’automobile.

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Geely, premier groupe chinois à exporter ses voitures au Canada

Geely

Donald Trump est en Chine. En vol, il a sans doute croisé le premier bataillon de voitures chinoises exportées vers l’Amérique du Nord, en vertu des accords conclus au printemps avec le Canada. Et c’est Geely qui ouvre le bal. Avec une auto surprenante.

Lors de sa dernière visite à Pékin, le premier ministre Mark Carney canadien a conclu un accord permettant l’importation de voitures électriques chinoises au Canada. Une importation encadrée avec un quota fixé à 49000 voitures et des droits de douane abaissés de 100 à 6,1%. En contrepartie, le gouvernement espère attirer des investissements locaux. Ce qui permettrait de sauver sa filière automobile, mise à mal par les décisions protectionnistes et anti-véhicule électrique du voisin étasunien.

Une voiture déjà vendue

Plusieurs constructeurs ont rapidement confirmé leur intérêt pour la mesure : Tesla pour ses Model 3 et Y produites à Shanghai, Chery, BYD et Geely. Et c’est le groupe de Hangzhou Bay qui est le premier à dégainer en envoyant son premier lot de véhicules.

Ces premiers véhicules entrant dans le quota ne seront toutefois pas totalement chinoises. Il s’agit en effet de 18 exemplaires du SUV électrique Lotus Eletre… Britannique par la marque, chinoise par la conception et la production . En réalité, le véhicule était déjà homologué et diffusé depuis 2024. Mais grâce aux nouvelles règles, son prix sera divisé par deux, le rendant bien plus attractif.

De « vraies » voitures chinoises devraient suivre rapidement. Chery a par exemple déjà débarqué environ 150 véhicules. Mais il s’agit encore d’exemplaires d’essai et non pas de modèles destinés aux clients. Le groupe espère diffuser prochainement au Canada ses marques Omoda, Jaecoo et Exlantix.

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F1 : Mercedes et Gucci, bientôt associés dans Alpine F1 Team ?

Image généree par IA

Alpine fait parler d’elle plus positivement que ces dernières années. Après la « valse » des dirigeants et des pilotes, les mauvais résultats puis les remous du retour de Flavio Briatore en 2024 et la fin du moteur Renault en 2025, l’écurie française reprend des couleurs en 2026. Dotée du moteur Mercedes, l’écurie apparaît désormais comme la « meilleure des autres » derrière le quatuor Mercedes / Ferrari / McLaren / Red Bull. Alpine a déjà marqué plus de points cette année, en 4 courses, que sur l’ensemble de la saison 2025.

Les prétendants

Depuis plusieurs mois déjà, Alpine fait l’objet de nombreuses convoitises. Le fonds d’investissement Otro Capital, arrivé en 2023, cherche à revendre sa participation de 24%. En l’espace de trois ans, et malgré des résultats mitigés, la valorisation d’Alpine a explosé, emboîtant le pas à une Formule 1 qui n’a jamais été aussi « bankable ». On évoque des parts représentant près de 700 millions.

Jusqu’en septembre, Renault, toujours actionnaire majoritaire de l’écurie, dispose d’un droit de veto sur les décisions stratégiques. Plusieurs noms se bousculent au portillon pour reprendre les parts : Christian Horner, évincé de Red Bull en 2025, est un nom qui a pas mal circulé, avec derrière lui un fonds d’investissement solide, mais c’est désormais Mercedes qui tient la corde.

Un rapprochement qui n’est pas du goût de tous

Le géant Allemand, déjà partenaire technique d’Alpine avec la fourniture des moteurs hybrides, semble donc en pole position pour entrer au capital. Cela est toutefois loin d’être acquis, car plusieurs voix se font entendre pour mettre en doute le bien fondé d’un tel rapprochement. Zak Brown, PDG de McLaren, considère que l’entrée de Mercedes au capital d’Alpine engendrerait une situation aussi problématique que le binôme Red Bull / Racing Bulls, avec des conflits d’intérêts et une influence potentiellement néfaste d’un point de vue sportif.

La FIA s’est montrée plus réservée mais reste attentive à ce genre de combinaisons. En effet, en prenant des parts chez Alpine, Mercedes se rendrait ainsi partiellement maître d’une écurie à priori rivale en piste. Le risque de collusion est donc inquiétant pour certains, en terme d’équité sportive et de confidentialité technique. Toto Wolff est bien entendu impliqué dans ces démarches, son duel personnel avec Christian Horner continuant ainsi dans les coulisses.

le précédent déjà Français, avec Ligier

On se rappelle par exemple comment en 1994, Flavio Briatore (déjà lui !) alors patron de Benetton, avait racheté Ligier (à titre personnel) pour récupérer le moteur Renault et le mettre dans la Benetton de Schumacher à la place du V8 Ford, tout en plaçant un de ses acolytes, Tom Walkinshaw, à la tête des Bleus.

En 1995, la Ligier ressemblait comme deux gouttes d’eau à la Benetton, mais l’écurie française avait dû faire une croix sur le V10 Renault et se rabattre sur le V10 Mugen -Honda…que Briatore avait repris à l’écurie Minardi, dans laquelle il avait aussi des intérêts ! C’est ce genre de combinaisons qui peut susciter bien des remous…

Une Alpine très stylée en 2027 ?

Parallèlement à ces jeux politiques, une autre rumeur a bruissé, émanant de GPBlog : le partenariat de sponsoring avec BWT arrivant à son terme fin 2026, Alpine pourrait avoir en 2027, comme nouveau sponsor titre, la maison Gucci ! Une annonce qui fait sens : la célèbre griffe italienne de lufait partie du groupe Kering, qui est présidé par…Luca de Meo ! L’ancien patron de Renault fut, rappelons le, celui qui a ramené Briatore à Enstone, enclenchant le rapprochement avec Mercedes et signant par la même occasion l’arrêt de mort des moteurs de Viry-Châtillon.

Luca de Meo fait donc le trait d’union entre ses ancienne et actuelle maisons, unissant potentiellement Alpine et Gucci. Ce partenariat, estimé potentiellement à des dizaines de millions, corrobore de multiples stratégies : Kering veut investir dans un sport où le rival LVMH est déjà installé, tandis qu’Alpine poursuit sa stratégie de montée en gamme, via un partenariat technique avec Mercedes et donc une possible association marketing de luxe.

Affaire à suivre !

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Essence chère : les hybrides séduisent les Américains

Face à la hausse du carburant, les automobilistes américains privilégient les voitures hybrides plutôt que les véhicules électriques.

La hausse des prix du carburant modifie progressivement les habitudes des automobilistes américains. Alors que les tarifs de l’essence ont dépassé les 4 dollars le gallon aux États-Unis, atteignant leur plus haut niveau depuis quatre ans à la fin du mois d’avril selon l’American Automobile Association, les consommateurs se tournent davantage vers les véhicules hybrides. Dans ce contexte de tension sur les coûts de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient, les voitures hybrides enregistrent une progression marquée des ventes, tandis que les véhicules 100 % électriques peinent encore à convaincre une large partie du marché automobile américain.

Les chiffres publiés par la société d’analyse Motor Intelligence montrent que les ventes de voitures hybrides ont bondi de 37 % au cours des deux mois ayant suivi le début du conflit en Iran à la fin du mois de février. Cette croissance dépasse nettement celle du marché automobile global, dont les ventes ont progressé de 15 % sur la même période.

En revanche, les ventes de véhicules électriques affichent une progression beaucoup plus modérée. Aux États-Unis, les immatriculations de modèles électriques n’ont augmenté que de 11 % pendant cette période, un rythme inférieur à celui du marché automobile dans son ensemble. Malgré l’augmentation des prix à la pompe, les véhicules électriques restent également en dessous de leurs niveaux de ventes observés un an plus tôt.

Les véhicules électriques restent en retrait aux États-Unis

Le marché américain de l’automobile montre donc une dynamique différente de celle observée en Europe. Alors que les consommateurs européens se tournent massivement vers les véhicules électriques face à la flambée des prix des carburants, les automobilistes américains restent plus prudents vis-à-vis des modèles 100 % électriques.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le premier concerne la disparition du crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars accordé auparavant à l’achat de véhicules électriques. Son expiration à l’automne dernier continue de peser sur les ventes de voitures électriques neuves aux États-Unis.

Le marché européen bénéficie également d’une offre plus importante de véhicules électriques abordables, ainsi que d’une réglementation environnementale plus stricte concernant les émissions de CO₂ des moteurs thermiques. Dans plusieurs pays européens, les constructeurs automobiles ont déjà accéléré leur transition vers l’électrification afin de respecter les normes imposées sur les émissions polluantes.

Les chiffres de vente confirment cet écart entre les marchés. Au Royaume-Uni, les ventes de véhicules électriques ont progressé de 79 % dans les deux mois ayant suivi le début du conflit au Moyen-Orient. En Allemagne, les immatriculations de voitures électriques ont augmenté de 39 %, une hausse supérieure à celle de l’ensemble du marché automobile.

Les hybrides apparaissent comme une solution rassurante

Aux États-Unis, les consommateurs semblent privilégier une transition plus progressive vers l’électrification. Les véhicules hybrides, qui combinent moteur thermique et assistance électrique via une batterie lithium-ion, apparaissent comme une alternative plus simple et plus accessible pour de nombreux automobilistes.

Les analystes du secteur automobile soulignent que les voitures hybrides présentent plusieurs avantages. Elles restent généralement moins coûteuses à l’achat que les véhicules électriques et offrent davantage de choix dans les gammes des constructeurs. Elles permettent également aux conducteurs de réduire leur consommation de carburant sans modifier profondément leurs habitudes de conduite.

Contrairement aux véhicules électriques, les hybrides ne nécessitent pas de recharge quotidienne sur une borne ou une prise domestique. Cette simplicité d’utilisation rassure une partie des consommateurs américains, encore réticents à adopter pleinement la mobilité électrique.

Kevin Roberts, directeur de l’intelligence économique et du marché chez CarGurus, explique que l’intérêt pour les hybrides était déjà présent avant la récente flambée des prix de l’essence. Selon lui, la hausse du carburant a simplement accéléré une tendance déjà engagée.

Les données de fréquentation du site automobile CarGurus montrent d’ailleurs une progression des recherches liées aux véhicules hybrides et électriques. En avril, les hybrides représentaient 14 % des recherches de véhicules sur la plateforme, contre 12 % le mois précédent. Les recherches portant sur les véhicules électriques sont également passées de 3,4 % à 5 %.

Toyota profite pleinement de l’essor des hybrides

Cette évolution du marché profite particulièrement à Toyota, pionnier de la technologie hybride avec le lancement de la Prius à la fin des années 1990. Le constructeur japonais a progressivement renforcé sa stratégie autour des motorisations hybrides, notamment sur deux de ses modèles les plus populaires : le SUV RAV4 et la berline Camry.

Au cours des deux mois ayant suivi le début du conflit au Moyen-Orient, les ventes électrifiées de Toyota aux États-Unis ont progressé de 34 %. Cette croissance provient principalement des véhicules hybrides, alors que les ventes de modèles entièrement électriques restent relativement limitées dans la gamme du constructeur.

Les ventes globales de Toyota sur le marché américain ont quant à elles augmenté de 23 % sur la même période. Cette progression illustre l’intérêt croissant des consommateurs pour des véhicules capables de réduire la consommation de carburant tout en conservant l’autonomie et la simplicité d’utilisation d’un moteur thermique classique.

Les concessionnaires automobiles constatent eux aussi cette évolution des comportements d’achat. Brad Sowers, propriétaire de plusieurs concessions Kia, Stellantis et General Motors dans la région de Saint-Louis, indique que les hybrides représentaient 35 % des ventes de son concessionnaire Kia en avril, contre environ 30 % en mars.

Notre avis, par leblogauto.com

Le marché automobile américain montre que la transition énergétique ne suit pas partout le même rythme. Les véhicules hybrides apparaissent aujourd’hui comme une solution intermédiaire rassurante pour de nombreux automobilistes confrontés à la hausse du prix du carburant. Les constructeurs disposant d’une gamme hybride solide, comme Toyota, semblent particulièrement bien positionnés dans ce contexte. À l’inverse, les véhicules électriques continuent de se heurter à des freins économiques et pratiques sur le marché américain.

Crédit illustration : Toyota.

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Secteur auto chinois : les exportations sauvent le marché intérieur en crise

En Chine, les ventes automobiles chutent encore malgré des exportations record de véhicules électriques et hybrides.

Le marché automobile chinois continue de traverser une période contrastée. Si la demande intérieure reste en difficulté, les constructeurs automobiles du pays compensent de plus en plus ce ralentissement grâce à la progression rapide des exportations. En avril, les ventes de voitures neuves en Chine ont enregistré leur septième mois consécutif de baisse, illustrant les difficultés persistantes du premier marché automobile mondial. Dans le même temps, les expéditions vers l’étranger poursuivent leur accélération, notamment dans le secteur des véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Selon les données publiées par la China Passenger Car Association (CPCA), les ventes domestiques ont reculé de 21,6 % sur un an pour atteindre 1,4 million de véhicules en avril. Cette baisse prolongée intervient dans un contexte de concurrence intense entre constructeurs automobiles, alors que les consommateurs chinois restent prudents face aux dépenses liées à l’automobile.

Les ventes de véhicules thermiques et hybrides sous pression

Le ralentissement touche plusieurs segments du marché automobile chinois. Les véhicules équipés de moteurs thermiques souffrent notamment de la hausse des prix du pétrole, un facteur qui pèse sur les intentions d’achat. D’après Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA, les modèles à moteur à combustion n’ont pas répondu aux attentes commerciales au cours du mois d’avril.

Les hybrides rechargeables connaissent également une période plus compliquée. Les ventes combinées de véhicules électriques et hybrides rechargeables, qui représentent pourtant 60,6 % des ventes totales de voitures particulières en Chine, ont reculé de 6,8 % sur un an. Cette baisse prolonge une série de quatre mois consécutifs de repli pour les véhicules dits à “énergies nouvelles”.

Le marché chinois de l’automobile reste donc confronté à une demande intérieure insuffisante, notamment sur les modèles d’entrée de gamme. Les voitures abordables représentent encore une part importante des immatriculations neuves, mais ce segment montre des signes de faiblesse persistants. Pour les acteurs du secteur, cette situation constitue désormais un frein majeur à la reprise globale du marché.

Les exportations automobiles soutiennent les constructeurs chinois

À l’inverse, les exportations affichent une dynamique particulièrement robuste. Les exportations de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont progressé de 111,8 % sur un an, dépassant largement la hausse de 80,2 % des exportations automobiles globales.

Cette progression s’explique notamment par la hausse des prix mondiaux des carburants, alimentée par les tensions géopolitiques liées à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Dans plusieurs marchés étrangers, cette situation favorise l’intérêt des consommateurs pour les véhicules électriques, considérés comme une alternative plus économique à l’usage.

Les constructeurs automobiles chinois renforcent ainsi leur présence à l’international afin de compenser la faiblesse de leur marché domestique. Le cas de BYD illustre cette tendance. Le premier fabricant mondial de véhicules électriques a vu la baisse de ses ventes mondiales se poursuivre pour un huitième mois consécutif en avril, malgré des exportations toujours soutenues.

Les analystes de Morgan Stanley anticipent d’ailleurs une accentuation de ce phénomène en 2026. La banque américaine prévoit désormais une croissance des exportations automobiles chinoises de 33 %, contre une estimation précédente de 15 %. Dans le même temps, elle s’attend à une aggravation du recul des ventes domestiques, estimé à 11 % sur l’année.

Les constructeurs misent sur les SUV premium

Face à ce contexte difficile, les marques chinoises adaptent progressivement leur stratégie produit. De nombreux constructeurs automobiles s’éloignent désormais des véhicules économiques vendus sous le seuil des 150 000 yuans afin de privilégier des modèles plus imposants, mieux équipés et positionnés sur le segment premium.

Le salon automobile de Pékin a récemment mis en lumière cette évolution avec l’arrivée massive de nouveaux SUV haut de gamme. Cette montée en gamme bénéficie notamment à des marques comme Nio ou Zeekr, filiale du groupe Geely, qui misent sur des véhicules électriques premium riches en technologies et en équipements.

Cependant, cette stratégie ne suffit pas encore à relancer pleinement le marché automobile chinois. Malgré la forte croissance des modèles électriques haut de gamme, la faiblesse persistante des ventes de véhicules accessibles continue de pénaliser l’ensemble du secteur.

Pour répondre à cette problématique, la CPCA évoque la possibilité de créer un segment spécifique inspiré des “kei cars” japonaises. Ce type de véhicules miniatures et économiques pourrait permettre de répondre aux besoins des consommateurs ruraux et âgés tout en stimulant la demande sur l’entrée de gamme.

Notre avis, par leblogauto.com

Le marché automobile chinois confirme actuellement un déséquilibre marqué entre consommation intérieure et croissance des exportations. Les constructeurs locaux semblent désormais dépendre davantage de leur développement international pour maintenir leur activité. La montée en gamme des véhicules électriques et des SUV premium traduit également une transformation profonde de l’industrie automobile chinoise. Reste à savoir si le segment des véhicules abordables pourra retrouver une dynamique suffisante pour soutenir durablement le marché intérieur.

Crédit illustration : Leblogauto.com.

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